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Microsoft licencie des journalistes pour les remplacer par … une IA !

iaMicrosoft est présent dans le secteur de l’information depuis plus de 25 ans, après avoir lancé MSN (Microsoft Network) en 1995. Ce qui était un fournisseur de contenu avant Internet sur un protocole propriétaire (à la manière des AOL per exemple) s’est transformé en fournisseur de contenu pour internet avec le célèbre portail MSN.

Il y a deux ans, Microsoft lançait Microsoft News. La société indiquait alors qu’elle disposait de  « plus de 800 rédacteurs travaillant à partir de 50 endroits dans le monde« . Aujourd’hui, Microsoft licencie des dizaines de journalistes et d’employés de la rédaction de ses organisations Microsoft News et MSN. Ces licenciements s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus important de Microsoft pour s’appuyer sur l’intelligence artificielle afin de sélectionner les informations et les contenus présentés sur MSN.com, dans le navigateur Edge de Microsoft et dans les différentes applications Microsoft News.

« Comme toutes les entreprises, nous évaluons régulièrement notre activité« , déclare un porte-parole de Microsoft dans une déclaration. « Cela peut se traduire par une augmentation des investissements dans certains endroits et, de temps en temps, par un redéploiement dans d’autres. Ces décisions ne sont pas le résultat de la pandémie actuelle« .

La pandémie, n’est effectivement pas la raison de ces licenciements. Ceci illustre assez bien qu’avec l’IA ce ne sont pas uniquement des jobs à faibles qualifications qui sont concernés. On prend souvent l’exemple des radiologues (bac +10) ou des pilotes d’avions…

Il y aurait environ 50 emplois touchés aux États-Unis. Le Guardian rapporte qu’environ 27 personnes ont été licenciées au Royaume-Uni après que Microsoft ait décidé de ne plus employer d’humains pour la rédaction d’articles sur ses pages d’accueil.

 

Microsoft annonce un super calculateur

Lors de sa conférence développeurs Build (qui s’est tenue en ligne la semaine dernière), Microsoft a présenté un supercalculateur, positionné (selon Microsoft) dans le top 5 mondial des configurations de ce type. Destiné aux travaux dans le domaine de l’intelligence artificielle, conçu avec le spécialiste du domaine OpenAI, et pour son usage exclusif, ce supercalculateur est doté de caractéristiques impressionnantes, avec plus de 285 000 coeurs de CPU, 10 000 GPU et 400 gigabits par seconde en termes de connectivité pour chaque GPU. Cette méga configuration est (bien entendu) hébergée dans Azure.

Une telle puissance à disposition devrait permettre de pouvoir s’attaquer à des questions encore plus ambitieuses en termes de Deep Learning, autorisant ainsi de travailler sur des modèles capables de s’entrainer sur des très grandes quantités de données non étiquetées.

Microsoft a noué dans les derniers mois de nombreuses collaborations avec la société OpenAI, structure à but non lucratif basée à San Francisco et qui veut promouvoir une IA au service de tous.

l’IA et la Blockchain au service de la compression des images

jpegls-homeLe consortium gérant la compression des JPEG vient de lancer une étude pour une évolution du standard de compression avec deux objectifs :

  1. Utiliser l’Intelligence Artificielle pour optimiser la compression et donc notamment  augmenter l’efficacité de cette compression en reconnaissant les parties interessantes de l’image et affecter aux autres des taux de compressions différents.
  2. Utilisation de la Blockchain pour la validation des images et le cas échant vérifier leur exactitude.

Toutes les informations sur ces évolutions assez prometteuses sont discutées sur le site de l’organisation.

ARM veut rendre le Machine Learning encore plus accessible avec ses processeurs neuronaux

Avec le lancement de ses nouvelles unités de traitement neuronal (NPU : Neuronal Processor Unit), Arm vise à étendre les fonctions de Machine Learning aux appareils grand public et bas de gamme et donc de banaliser ce type d’usage.

ARM EthosLa société à annoncée ces NPU Ethos-N57 et Ethos-N37, qu’elle fournira comme d’habitude sous licence aux fabricants de puces qui pourront l’intégrer dans leurs propres produits. Si les principaux clients d’ARM, Apple, Samsung, Nvidia, Huawei et Qualcomm en tête dispose déjà de leur propres unité de Machine Learning, l’idée ici est d’étendre la gamme des processeurs Arm Machine Learning (ML) pour permettre des applications d’intelligence artificielle (IA) dans des appareils grand public de toutes sortes réalisé par des fondeurs n’ayant pas forcément les capacités de développer leur propre puce.

L’intelligence intelligence artificielle est maintenant omniprésente, des consoles de jeu aux téléviseurs, et il faut augmenter le calcul en local pour offrir des expériences réactives. Par exemple, les expériences intelligentes dans le domaine de télé vont des commandes vocales intelligentes de l’assistant intelligent à la traduction en temps réel pour les émissions dans une autre langue voire la reconnaissance faciale pour améliorer le contrôle parental. Les nouvelles NPU sont ainsi dotées de fonctions telles que la reconnaissance vocale et les fonctions de mise en marche permanente, qui ne sont plus propres aux téléphones mobiles.

Ethos-N57 et Ethos-N37 ont tous deux été conçus avec quelques principes de base à l’esprit. Ils sont optimisés autour de la prise en charge des types de données Int8 et Int16 et utilisent des techniques avancées de gestion des données, minimisant le mouvement des données et la puissance associée. Ils offrent également une augmentation de performance de plus de 200% par rapport à de nombreuses autres NPU grâce à des techniques telles que l’implémentation innovante de Winograd.

Facebook s’intéresse aux interfaces cérébrales et rachète CTRL-Labs

Capture d’écran 2019-09-24 à 07.51.23Afin de continuer de mettre au point ses outils de réalité augmentée Facebook a annoncé aujourd’hui l’acquisition de CTRL-Labs, une startup basée à New York qui offre des solutions permettantt de contrôler des ordinateurs en utilisant son cerveau. CNBC rapporte que la transaction est évaluée à environ 1 milliard de dollars.

Nous vous avions déjà parlé de ce type de solution avec la société Brain, que nous avions vus à deux reprises au CES et nous avions testé leurs produits.

Le vice-président de AR / VR de Facebook, Andrew Bosworth, a confirmé l’acquisition dans un message, soulignant que la technologie CTRL-labs ouvrait de «nouvelles possibilités créatives». L’objectif étant de constituer une extension naturelle du mouvement. Dès juin dernier Facebook fournissait des éléments sur les usages de ce type de technologies dans un article très instructif : « Imagining a new interface: Hands-free communication without saying a word »

Capture d’écran 2019-09-24 à 07.49.29L’objet proposé se présente sous forme d’un bracelet qui permet aux utilisateurs de contrôler leurs appareils de la façon suivante :

  1. Votre cerveau envoie des signaux électriques aux muscles de votre main, leur demandant de se déplacer de manière spécifique, par exemple en cliquant sur une souris ou en appuyant sur un bouton.
  2. Le bracelet décodera ces signaux et les traduira en un signal numérique transmis à votre ordinateur, qui passera à l’action. Il enregistre ainsi votre intention pour pour réaliser une tache en utilisant un mouvement imperceptible pour le faire.

Une approche totalement différente donc de ce que propose Brain qui enregistre directement les ondes cérébrales avec un casque. C’est bien plus discret dans le cas de CTRL-Labs !

CTRL-labs a été fondée en 2015 et a récemment obtenu un financement de 28 millions de dollars d’investisseurs (dont Amazon). La société a été fondée par Thomas Reardon et Patrick Kaifosh, le premier ayant passé neuf ans chez Microsoft.

En juillet dernier, Facebook  a fourni une mise à jour de sa technologie «de communication mains libres sans dire un mot». Les recherches suggèrent cependant que ce type de technologie est encore à des années de la disponibilité commerciale.

#CES2019 Gigabyte présente un PC portable avec un couplage à Microsoft Azure AI

Décidément ce CES est bien sur le signe de l’intelligence artificielle ! Il y en a à toute les sauces et parfois on se demande si ce n’est pas que pour des raisons marketing…

aero15Gigabyte présente sur son stand plusieurs applications d’IA utilisant leur système de cartes mères optimisées pour les datacenters. On découvre par exemple des systèmes publicitaires capables d’afficher des images en fonction de l’âge et du sexe des visiteurs… Mais l’entreprise va plus loin en annonçant le lancement du premier ordinateur portable AI au monde, « AERO 15 ». Couplé aux services Microsoft Azure Machine Learning, l’ordinateur portable est en mesure de déterminer les modèles de programme des utilisateurs et d’optimiser l’usage de la puissance du processeur et du processeur graphique. Cette technologie dite « d’optimisation passive » préfigure selon le constructeur les usages que l’on fera demain des PC portables pour optimiser la répartition puissance-énergie dépensée (particulièrement important pour la 5G).

Huawei propose une « protection d’entreprise intelligente » avec un pare-feu basé sur de l’IA

Capture d_écran 2018-10-19 à 11.01.32Huawei a annoncé le lancement de la série USG6000E, un pare-feu basé sur l’IA visant à protéger les entreprises. La société affirme que le produit est le premier pare-feu basé sur de l’IA et qu’il détecte les menaces et collabore avec le cloud pour fournir une «protection intelligente».

La série USG6000E est avant tout destinée aux réseaux de petites et moyennes entreprises pour la prévention « des menaces légères » selon l’entreprise. Mais que sont donc ces « menaces légères » ? Aucune idée, pas plus de précision ni dans le communiqué de presse si sur le site de Huawei. Se serait en tout cas le premier pare-feu qui avec une hauteur de 1 U offre un débit de 100 Gbit / s pour le traitement des paquets IP.

Alors que Huawei a souffert et doit faire face aux critique et embargo des américains en particulier pour leurs équipement fédéraux (le gouvernement américain a adopté une loi interdisant aux agences gouvernementales d’utiliser les produits Huawei pour des raisons de sécurité). Et tandis que l’Australie a empêché le constructeur chinois de vendre sa technologie 5G dans le pays en invoquant des problèmes de sécurité. La mise sur le marché d’un tel produit, directement lié à la sécurité ne sera sans doute pas aisé pour l’entreprise… Reste toujours la question du prix qui pourra sans doute faire penché la balance par rapport à ses concurrents…

Un point sur l’état de l’Intelligence Artificielle dans les entreprises

IA logo

Le cabinet Deloitte a publié le 22 octobre la deuxième édition de son enquête annuelle « State of AI in the Enterprise » réalisée auprès de 1 100 responsables d’entreprises US de toutes tailles et opérant dans différents secteurs, ayant lancé des projets utilisant des technologies cognitives :

  • 63% d’entre eux ont démarré un projet basé sur le machine learning
  • 62% utilisent des outils de compréhension naturelle du langage
  • Les algorithmes de computer vision sont utilisés dans 57%
  • Et les réseaux neuronaux de deep learning étaient déployés par la moitié des sondés.

Les logiciels d’entreprise embarquant des technologies d’IA ont été l’un des principaux vecteurs d’adoption de l’IA par les entreprises, suivi de près par les développements conjoints avec des partenaires, l’utilisation de services disponibles dans le Cloud et enfin des développement maison avec des outils Open Source.

Avec pour les entreprises de tous les secteurs, le rendement médian des investissements dans les technologies cognitives qui est de 17%. Et de fortes disparités suivant les domaines d’activité :

Deloitte IA 2018 ROI

Cela dit, les trois enseignements mis en avant par Deloitte à la suite de cette étude sont :

  1. Les premiers utilisateurs augmentent leurs investissements dans l’IA, lancent plus d’initiatives et obtiennent des rendements positifs. Les services cognitifs basés sur le cloud augmentent l’adoption en réduisant les investissements et l’expertise nécessaires pour démarrer.
  2. Les entreprises devraient améliorer la gestion des risques et du changement. Cela inclut la réduction des vulnérabilités en matière de cybersécurité (qui peuvent ralentir voire arrêter des initiatives d’IA) et la gestion des risques éthiques. La sélection des projets et la gestion du retour sur investissement sont également essentielles.
  3. Les premiers utilisateurs font face à une pénurie majeure ou extrême de compétences en matière d’IA. Les chercheurs capables de mettre au point de nouveaux algorithmes ainsi que les développeurs logiciels et data scientists sont les profils les plus recherchés. Mais les compétences techniques ne sont pas suffisantes, il faut aussi des décideurs capables d’effectuer les bons choix quant à la pertinence des projets d’IA.

Voila donc une saine lecture pour les entreprises s’interrogeant encore sur la pertinence d’adopter des technologies d’Intelligence Artificielle.

Microsoft continue ses emplettes dans l’IA

Le géant de Redmond a annoncé qu’il achètera Lobe, une société basée à San Francisco qui travaille sur les outils de développement AI pour simplifier le processus et de le rendre plus accessible.

L’idée est d’offrir (comme le concurrent Api.ai racheté l’année dernière par Google) une expérience visuelle simple qui facilite la compréhension de la manière dont les données sont interprétées et de la manière dont les décisions sont prises tout en visualisant ceci dans une sorte de Workflow.

Cette approche doit permettre (c’est tout au moins la promesse)  à quiconque de développer et de former facilement des modèles d’IA basés sur une variété d’entrées, telles que des capteurs d’image, d’audio ou de mouvement. Les modèles formés peuvent ensuite être exportés vers CoreML ou Tensorflow et demain bien sur, on l’imagine la plate-forme  Microsoft ML.

Tout comme ses principaux concurrents : Google, Amazon et Facebook, Microsoft  complète donc son offre par des acquisitions dans le domaine du développement. L’intelligence artificielle continuant à gagner en pertinence, les résultats de ces investissements devraient devenir plus visibles.

Google économise 30% de ses dépenses énergétiques en utilisant l’intelligence artificielle (IA) pour réguler le refroidissement de ses datacenters

Google Datacenter LogoL’IA, en plus de son utilisation grand public (donc très médiatisée) avec les assistants vocaux, la traduction ou la reconnaissance d’images etc., est aussi utilisée par certains acteurs de l’industrie pour résoudre des problèmes complexes afin d’optimiser leurs couts d’exploitation ou les performances de leurs produits, en exploitant des masses importantes de données fournies par de nombreux capteurs.

Concernant la réduction des coûts d’exploitation Google à annoncé dans un billet de blog des résultats assez intéressants concernant la réduction de la consommation énergétique de ses datacenters en s’appuyant sur une Intelligence Artificielle basée dans le Cloud :

  • Toutes les cinq minutes, l’IA de Google réalise une capture de l’état du système de refroidissement de ses datacenters, enregistrant par la même occasion les données fournies par les milliers de capteurs qui y sont disséminés. Ces informations alimentent par la suite des réseaux neuronaux profonds qui aident à prédire l’impact de différents scénarios de régulation envisageables sur la consommation énergétique future et à choisir la meilleure option.
  • Pour chaque action potentielle, l’IA doit calculer sa confiance dans le fait qu’il s’agit d’une bonne action et éliminer les actions jugées peu fiables. Les actions potentielles calculées par l’IA sont comparées à une liste interne de contraintes de sécurité et des opérateurs locaux peuvent reprendre le contrôle en cas de besoin.

Google datacenter IA

Cette initiative qui a débuté lors de l’été 2017 et a dès sa mise en œuvre permis 12% d’économies d’énergie, a durant un an évolué, avec au fur et à mesure de la collecte d’informations et l’apprentissage de l’IA une économie d’énergie maintenant de 30% avec plus de 98 millions d’exemples de situations d’entrainement collectées.

Google Datacenter IA apprentissage

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