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Le marché des services informatique dans la tourmente

Le chiffre d’affaires mondial du secteur des services informatiques a diminué de 1,9 % au cours du premier semestre 2020 par rapport à la même période l’année dernière, selon les statistiques actualisées annoncées cette semaine par le cabinet de recherche et de conseil IDC. Sans surprise, la baisse des revenus a été influencée par la réaction à la pandémie et cette tendance devrait se poursuivre tout au long de cette année. IDC prévoit une baisse de 2,3 % des revenus des services informatiques pour l’ensemble de l’année. Alors oui cette baisse est finalement très faible, au regard d’autres secteurs ! Il suffit de regarder des domaines d’activités tels que l’aviation ou le tourisme par exemple…

Seulement voilà, ce secteur connaissait souvent une croissance à deux chiffres et le frein est brutal. C’est aussi ce qui explique les nombreux rachats et regroupements de sociétés de services cet été y compris chez des spécialistes de l’environnement Microsoft et de son offre Cloud en particulier (qui elle n’a pas vraiment connu de crise bien au contraire !). Azeo racheté par Avanade, Ai3 par Talan ou encore NeosSDI par le groupe Open en sont des exemples. L’attente des clients face à la situation sanitaire explique ces contres-performances.

En 2021, IDC prévoit une timide reprise un taux de croissance de 1,9 % pour ce secteur. Cette prévision est basée, en partie, sur le fait que certains fournisseurs ont fait état de « réservations » au cours du deuxième trimestre, ainsi que sur le sentiment que les entreprises ont accélérer leur passage aux digital, compte tenu des scénarios de travail à domicile.

Dans une autre annonce, IDC a décrit ses prévisions sur les dépenses mondiales en matière de services dans le cloud sur une période de cinq ans. Selon ses prévisions, les recettes provenant des dépenses liées au cloud, toutes sources confondues, dépasseront 1 000 milliards de dollars en 2024, ce qui représente un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 15,7 %.

Selon un autre cabinet , Forrester, les dépenses technologiques américaines devraient elles continuer de diminuer de 1,5 % en 2021 alors même que la tendance du travail à domicile devrait se poursuivre. Le travail à distance devrait augmenter de 300 % par rapport aux valeurs d’avant la situation sanitaire ! Mais le cabinet insiste aussi sur un effet de bord assez désagréable : « La pandémie accentue le désir des employeurs de collecter, d’analyser et de partager les données personnelles des employés« ….

La fin du contrat Microsoft OPen

Après plus de 20 ans de bons et loyaux services, Microsoft vient d’annoncer la fin du contrat OPEN. Open est un contrat qui permet d’acquisition de licences en volume (au moins 5 licences), licence et software assurance (la SA n’étant pas obligatoire pour les contrats Open) qui pouvait être proposé par tout type de revendeurs, et qui a boosté les ventes de l’éditeur sur tout le secteur des TPE et PME. Mais la démarche engagée par Microsoft il y a plus de 2 ans pour refondre toute son architecture contractuelle et de provisioning a marqué le début de la fin pour Open.

Microsoft vient donc d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil, en confirmant qu’à partir du 1er janvier 2022 le contrat Open ne sera plus disponible. Les alternatives conseillées par Microsoft :

  • pour l’achat de licence perpétuelles seules : passer par le contrat CSP (Cloud Solution Provider), qui bien que conçu pour les offres cloud permet aussi l’acquisition de licences perpétuelles.
  • pour les acquisitions de SA, continuer d’utiliser les contrats Open Value (licences perpétuelles) et Open Value Subscription (licences non perpétuelles) , qui ne sont pas discontinués.
  • pour les souscriptions à des services en ligne, utiliser Open Value, Open Value Subscription ou CSP.

A noter également que les services en ligne souscrits via un contrat Open pourront être utilisés jusqu’à 5 ans après la date de souscription.

Informatique quantique : nouvel ordinateur D-Wave A 5000 qubits !

source : D-Wave

D-Wave annonce la disponibilité générale du premier ordinateur quantique conçu pour les entreprises, nommé Advantage™ . Ce système compte 5000 qubits, plus du double du modèle précédent, et est disponible dans le service cloud de l’entreprise : Leap™ quantum cloud service. La version précédente (2000 qubits) est disponible aussi bien via Leap que sous forme d’un hardware indépendant. Dans son communiqué, D-Wave met l’emphase sur l’orientation entreprise de sa nouvelle solution, et plusieurs d’entre elles témoignent (Menten AI, Save-on-Foods, Volkswagen) de l’utilisation actuelle de la technologie D-Wave dans leur processus industriels.

Le canadien D-Wave, créé en 1999, est un acteur historique sur le marché de l’informatique quantique, et il utilise dans ce domaine une technologie spécifique, le quantum annealing, qui est particulièrement adaptée à la résolution de problèmes de minimisation d’énergie des différents qubits intégrés, pour offrir des solutions d’optimisation par exemple de processus, de routage, c’est à dire trouver la solution la meilleure (ou la moins mauvaise) parmi un ensemble de solutions possibles. Avec ce nouveau système et ses 5000 qubits, D-Wave se situe très loin devant les autres acteurs du quantum comptine, tels IBM ou Google, qui eux délivrent pour le moment des solutions avec quelques dizaines de Qubit seulement.

Mais ces concurrents travaillent sur des systèmes quantiques qualifiés d’universels et basés sur des portes quantiques. Selon le site sciencedirect.com, « un ordinateur quantique à porte est un dispositif qui prend des données d’entrée et les transforme selon une opération unitaire, spécifiée comme une séquence d’opérations de porte et de mesures (c’est-à-dire l’algorithme) et représentée de façon pratique par un circuit quantique« . Si la technologie à portes quantiques ne permet pas d’atteindre le nombre de qubits d’un système D-Wave, elle offre des capacités à résoudre des problèmes ne relevant pas de la seule optimisation et permet dans ses dernières générations de limiter les besoins de correction, et donc nécessite beaucoup moins de qubits « correcteurs d’erreur » pour un qubit de calcul effectif.

TikTok : confirmation du choix de l’acquéreur

Nous en parlions la semaine dernière, Oracle semblait pressenti en tant que partenaire technologique pour la reprise des activités de TikTok aux USA, c’est maintenant officiel. Oracle et Walmart ont été retenus par Tik Tok, le premier comme partenaire technologique et le second comme partenaire commercial. Même si le montage proposé semble loin de ce que voulait D.Trump (une vente complète des activités de TikTok aux US), ce dernier a donné sa bénédiction au deal, laissant une semaine de plus pour finaliser les détails.

Selon les informations disponibles Oracle et Walmart vont prendre dans un premier temps une part de 20% du capital d’une nouvelle entité TikTok Global dont ByteDance conserverait 80%. De plus selon l’entreprise chinoise, l’accord annoncé n’intègre pas les algorithmes de TikTok.

Mais à l’ère de la diplomatie-business de Trump, le diable se cache dans les détails. Ainsi le président américain avait indiqué son exigence de voir un montant significatif de l’opération tomber dans les caisses du fisc américain (certainement pour récompenser le super commercial @RealDonaldTrump :)).

Un autre acteur chinois, WeChat, est dans le collimateur de D.Trump. Mais il s’est offert un petit répit grâce à une cours californienne qui a annoncé dimanche 20 septembre bloquer la décision d’interdiction de l’application aux USA. Suite aux prochains épisodes….

Incroyable : les Etats Unis ne veulent pas d’un accord sur la taxe GAFA !

C’est fou… Les américains ne voudraient pas parvenir à un accord sur la taxe GAFA… C’est le constat que vient de faire le ministre de l’économie, Bruno Le Maire (déclaration à Reuters).

Le blocage des discussions sur la taxation des entreprises du numérique est dû, selon le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, aux États-Unis. Selon le ministre français, Washington ne veut pas d’un accord à l’OCDE.

Quelle surprise en effet !

« Le constat, il est très clair, a indiqué Bruno Le Maire, les États-Unis ne veulent pas de taxation digitale à l’OCDE. Donc ils multiplient les obstacles qui nous empêchent de parvenir à un accord alors même que le travail technique est fait.« 

« Si le blocage à l’OCDE par les États-Unis devait être confirmé d’ici la fin de l’année, nous comptons sur l’Union européenne pour déposer une proposition formelle de taxation des activités digitale au premier trimestre 2021.« 

Plus d’un an de « négociations » pour en venir à un tel constat, c’est effectivement étonnant, on aurait pu s’en douter un peu avant non ? Mais bon c’est clair que l’Optimisation Fiscale des GAFA dure depuis tant d’année que l’on est plus à un an près… Dans la même déclaration le ministre rappelait que le manque à gagner pour l’Europe serait 100 milliards de recette fiscales, une paille…

Panique dans la silicon valley : les cours de bourse s’effondrent !

Le début du mois de septembre 2020 n’est pas bon pour la Bourse américaine, en particulier pour le Nasdaq qui vient d’essuyer en quelques jours une perte de 10%, un « signal inquiétant » pour reprendre l’expression du journal Le Monde dans un article publié ce jour.

J’ai voulu mesurer le niveau d’inquiétude réel qui doit habiter nos amis des Gafam, auxquels j’ai ajouté Zoom et Tesla, le premier car il a beaucoup gagné en visibilité depuis le début du COVID et le second parce qu’avec ses ordinateurs sur roues, il se situe aux avants postes de tendances porteuses (mobilité, IA, Cloud …). Et j’ai été relever les valeurs de leurs actions entre mars 2020 et aujourd’hui. Et les résultats sont clairs, les GAFAM doivent avoir très peur 🙂

Source : Yahoo Finance, compilée par nos soins

Même en tenant compte de la chute des 3 derniers jours, les progressions des cours des actions de tous sont spectaculaires en moins de 6 mois !! Progression de 50% pour Microsoft et Alphabet, quasi doublement d’Apple, Amazon et Facebook. Quant à Zoom et Tesla , c’est l’explosion.

Le télétravail devrait très fortement progresser aux USA selon IDC d’ici 2024

L’analyste, IDC, que l’on connait plutôt pour ses études technologies que ces étude sociétales, a prévu que la population américaine de télétravailleurs augmentera à un rythme régulier pour atteindre 60% d’ici 2024. Sont compté dans ces chiffres deux type de populations, des personnes régulièrement mobile de part leur emploi : commerciaux, représentants, etc, mais aussi des personnes qui travaillent généralement dans un bureau mais peuvent utiliser les technologies pour continuer à travailler ailleurs. C’est cette seconde catégorie de personnes qui devrait augmenter, la première restant globalement stable.

Le nombre actuel d’employé en situation de mobilité américains en 2020 s’élève à 78,5 millions et devrait atteindre selon IDC 93,5 millions en 2024. La pandémie a cette joué un rôle important dans cette évolution, mais elle a surtout donné des idées pour la suite, comme on le voit régulièrement en France. Les entreprises contraints de mettre en oeuvre des moyens technologiques pour le travail à distance avec la crise, continueront d’utiliser ces moyens. Pour IDC :

« La perturbation de la main-d’œuvre américaine par COVID-19 a eu un impact dramatique sur la façon dont les grandes entreprises fonctionnent et continuera à déterminer comment et où les gens travailleront dans les mois à venir. La capacité à mobiliser rapidement différents segments de la main-d’œuvre d’une entreprise grâce à des solutions mobiles performantes et sécurisées n’a jamais été aussi importante, et les organisations américaines signalent que l’investissement dans des solutions de gestion et de sécurité basées sur la mobilité sera prioritaire en 2020 et au-delà« .

De beaux jours en perspective pour les grands acteurs du Cloud et les sociétés offrant des solutions d’équipements de bureau au domicile. On voit déjà l’explosion des ventes de chaises ergonomiques, d’écrans plus larges, de claviers et hub pour disposer de position de travail plus confortable chez soi.

Où sont les licornes, décacornes ….?

Pour tous ceux qui s’intéressent à la faune, en tout cas celle de la famille des licornes (pour rappel, les start-ups dont l’évaluation dépasse le milliard de dollars), la cabinet d’analyse CB Insights a effectué un travail (de fourmi 🙂 ) pour compliler une liste de toutes les licornes. Selon CB Insight le monde compte aujourd’hui 488 licornes réparties sur tous les continents, avec sans grande surprise les USA et la Chine qui se taillent la part du lion en termes de nombre de licornes présentes sur leur sol.

De même en termes de valorisation, 9 des 10 premiers sont américains et chinois, avec sur les 2 premières marches du podium 2 chinois (ByteDance valorisée 140 milliards de dollars !!) et Didi Chuxing (domaine de l’automobile et des transports, valorisée 56 milliards). L’américain SpaceX occupe la troisième place sur le podium avec une valorisation estimée à 46 milliards de dollars.

Enfin, toujours sur la base des chiffres compilés par CB Insights, les domaines d’activités de ces licornes sont assez largement répartis :

Si vous voulez « jouer » avec la liste des start-ups compilés par CB Insight, vous pouvez la télécharger ici :

CB-Insights_Global-Unicorn-Club_2019

Facebook : Selon le Wall Street Journal, Mark Zuckerberg serait intervenu auprès de Trump au sujet de Tik Tok…Quelle surprise !

Selon un rapport publié par le Wall Street Journal, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, aurait fait un discours sur la liberté d’expression à Washington lors d’un diner privé avec Donald Trump à la Maison Blanche l’automne dernier en insistant sur le fait que TikTok ne partage pas l’engagement de Facebook en faveur de la liberté d’expression. Puis discuté de la façon dont les entreprises chinoises menacent les entreprises américaines. Mark Zuckerberg a tenu à ce que la cible des législateurs ne soit plus dans le dos de Facebook mais plutôt dans celui d’entreprises chinoises comme TikTok. Le rapport du journal note également que c’est après avoir rencontré Zuckerberg que l’administration de Trump a commencé à se pencher sur le cas TikTok.

Le sénateur Josh Hawley qui a révélé cette affaire donne une explication :

« Pour Facebook, la crainte est de perdre sa part de marché dans les médias sociaux. Pour le reste d’entre nous, la crainte est quelque peu différente ».

Et d’ajouter :

« Facebook a récemment sonné l’alarme à propos de la technologie basée en Chine comme une tactique de relations publiques pour renforcer sa propre réputation ».

Facebook a refusé de commenter ces remarques de Kelli Ford, mais son porte-parole Andy Stone a déclaré que Mark Zuckerberg ne se souvenait pas d’avoir évoqué TikTok lors du dîner privé à la Maison Blanche, en indiquant :

« Notre point de vue sur la Chine a été clair : nous devons être compétitifs. Les entreprises et l’influence chinoises se sont développées, tout comme le risque d’un Internet mondial basé sur leurs valeurs, et non sur les nôtres ».

Et c’est clair les valeurs de Facebook sont sans doute exemplaires : protection de la vie privé, barrières efficaces contre les manipulations politiques qui menace la démocratie,… (je plaisante bien sûr). Tik Tok est sans doute loin d’être exemplaire, mais de là à ce que ce soit Facebook qui donne des leçons … Il y en a qui osent tout.

Avant même que le Wall Street Journal ne publie ce rapport, TikTok avait des soupçons sur Facebook. En juillet, le PDG de TikTok, Kevin Mayer, a écrit une lettre ouverte accusant Facebook de copier des produits. Il a déclaré : « Facebook lance même un autre produit de copie, Reels (lié à Instagram), après que leur autre copie Lasso ait rapidement échoué ». Mayer a également accusé Facebook de se déguiser en société patriotique pour tuer TikTok.

En outre, le rapport souligne que Facebook dépense un montant exorbitant pour le lobbying et qu’elle a dépensé plus d’argent que n’importe quelle entreprise au cours du premier semestre de cette année. Facebook a également créé un groupe de pression, American Edge, et a diffusé des publicités faisant l’éloge des entreprises technologiques américaines pour leur contribution à l’économie américaine, à la sécurité nationale et à l’influence culturelle.

Le nouveau PDG de Ford se méfie des GAFA (et sans doute à juste titre…)

imagesJim Farley, le nouveau PDG de Ford qui prendra ses fonctions au mois d’octobre prochain, en remplacement d’un autre Jim : Jim Hackett, faisait la semaine dernière ses premières déclarations de stratégie générale à la presse. Alors que traditionnellement la concurrence citée est General Motors, l’éternel rival, Toyota, le numéro 1 du secteur automobile en terme de vente de véhicules, pour Jim Farley, c’est des GAFA qu’il faudra se méfier :

« Nous savons que nos concurrents actuels sont Amazon, Baidu, Tesla, Apple, Toyota et d’autres« 

Pour lui, même si un géant tel qu’ Amazon n’est pas à priori sur le secteur automobile, rien de l’empocherait demain d’y entrer. Il est vrai que le changement de valeur passant du moteur à l’intégration et les batteries (comme l’a si bien démontré Tesla qui est maintenant plus gros en valorisation que Toyota et GM réunis alors qu’il vend 30 fois moins de véhicules), permet à de nouveaux entrants  qui ont des moyens de venir sur un marché autrefois réduit à des sociétés établis durant des années. Amazon – dont la valeur boursière est de 1500 milliards de dollars éclipse largement celle de Ford, qui n’est que de 26 milliards de dollars…

Mais Amazon est aussi  l’un des plus gros actionnaire du constructeur de camions électriques Rivian, qui a levé 1,3 milliard de dollars à la fin de l’année dernière. Amazon a également annoncé une commande de 100 000 véhicules électriques de Rivian, ce qui, selon CNBC, est la plus grosse commande de véhicules électriques jamais enregistrée. (Ford est également actionnaire de Rivian). En juin, Amazon avait aussi acheté la société de robotaxi électrique Zoox de la Silicon Valley pour environ 1 milliard de dollars, signalant à nouveau ses intentions dans l’espace automobile. Enfin, l’année dernière, le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, aurait exprimé son enthousiasme pour l’industrie automobile lors d’une réunion de tous les acteurs.

De plus les rumeurs font aussi état des appétits d’Apple et de Google sur le secteur automobile pour en fournir demain toute la valeur avec la conduite autonome…

Donc le patron de Ford n’a sans doute pas tord de se méfier de ces acteurs. Il faut dire qu’il a sans doute été choisi pour son background technologique. On le définit souvent comme un Geek. Né en 1962 en Argentine, il a obtenu une licence d’économie et d’informatique à l’université de Georgetown. Il a gravi les échelons chez Ford et occupe actuellement le poste de directeur de l’exploitation. Avant d’occuper ce poste, il a été président de New Businesses, Technology and Strategy, où il a contribué à l’expansion de Ford dans le domaine des véhicules connectés. Il a également l’expérience de la direction des équipes chargées de la mobilité intelligente et des véhicules autonomes.

 

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