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Le futur du café arrive, depuis Seattle et il sera technologique…

image Atomo

Vous êtes amateur de café ? Pour vous cette boisson est trop addictive ? Vous trouvez que le business du café exploite beaucoup trop la nature ? Rassurez la startup de Seattle Atomo se propose de « hacker le grain de café« . Elle à pour cela lancé un projet Kickstarter en février 2019. Aujourd’hui le projet à vu le jour, et l’entreprise propose son produit.

Le « futur du café » est devenu une réalité pour les quelque 1 000 personnes qui ont acheté de l’infusion froide d’Atomo Coffee, le fabricant de Seattle propose ainsi un mélange moléculaire plus durable qui n’utilise pas un seul grains de café. Faut-il s’en réjouir ? A vous de voir 🙂

La nouvelle n’est pas passé inaperçue, outre atlantique, car ceci se déroule dans la ville de Seattle, berceau du géant Starbuck, père du vrai café pour les américains (qui tranchait avec l’espèce de boisson réchauffée toute la journée qui portait le même nom…). La société Atomo, a créer son usine à seulement 6 pâtés de maisons du siège de Starbucks.

Image Atomo

« Ça ressemble à du café, ça sent le café mais il n’y a pas de café« 

Atomo fait du café, en retirant le grain du processus de fabrication et en le remplaçant par une concoction moléculaire dérivée d’ingrédients de déchets végétaux naturellement durables et recyclés que l’on retrouve sur l’étiquette de la boisson :

« Café Atomo infusé (eau, extraits de graines de dattes, racine de chicorée, peau de raisin) inuline, arômes naturels, caféine« .

Les boîtes de 25 cl de « cold brew moléculaire » seront disponibles en deux saveurs – Classic et Ultra Smooth – et délivrent 84 mg de caféine comme toute tasse normale. Les deux ont un goût distinct de café, mais l’Ultra Smooth enlève un peu de l’amertume habituelle.

Le café d’Atomo est végétalien et sans gluten et affiche ses références en matière de développement durable sur le côté de la boîte : 94 % d’eau et 93 % d’émissions de carbone en moins que le café conventionnel, et 98 % d’ingrédients recyclés. L’origine et la mission de la startup consistent à trouver un moyen de reproduire le goût du café sans reproduire le processus destructeur pour l’environnement de la culture du café.

« C’est vraiment une nécessité pour la planète de trouver un autre moyen de satisfaire la demande de café et quelque chose de plus durable. C’est fou de penser que nous avons commencé ce voyage il y a trois ans dans un garage, et nous voilà avec une usine, produisant réellement du café et le mettant dans les mains des consommateurs. » Déclare le fondateur.

Donc après la viande sans viande (voir la startup Impossible Food) du café sans café. Tout est possible…et tout est business 🙂 Atomo a levé 11,5 millions de dollars à ce jour et emploie actuellement 25 personnes.

Bientôt un nouveau campus géant pour Google à New York

Image Google

Hier, Google a officiellement annoncé son intention d’acheter le magnifique St. Johns Terminal à New York pour y construire son plus grand bureau en dehors de la Californie, le campus « Hudson Square ». La Silicon Valley dont les prix ont explosé ces dernières années rendent compétitif des lieux prestigieux comme New York, encore que… L’entreprise californienne devrait débourser 2,1 Milliards de $ pour cet achat, un record.

L’immeuble est déjà loué en parte par Google au 550 Washington Street aura une superficie de 158 000 M2 ! Il servira de siège new-yorkais aux équipes de vente et de partenariat de la Global Business Organization de Google. La transaction devrait être conclue au cours du premier trimestre 2022.

Alors que le travail « hybride » est au coeur des réflexions de toutes les entreprises au travers le monde, Google explique que « se réunir en personne pour collaborer et construire une communauté restera une partie importante de son avenir. ».

Magnifique batiment en tout cas qui disposera de nombreux espaces ouverts en plein air et un accès au front de mer.

Technologies : et si les USA s’inspiraient du modèle Européen ?

Source iaap.org

Le titre de ce post peut sans doute laisser un peu dubitatif. Imaginer que les USA puissent prendre modèle sur l’Europe pour quelque chose touchant le domaine technologique est sans doute un peu présomptueux… Ou pas.

Les réflexions actuelles du gouvernement fédéral sur la protection de la vie privée et de la réponse européenne avec la RGPD laisse forcément à penser que le législateur risque bien de s’inspirer du modèle européen pour le bien de tous les utilisateurs (bon, c’est vrai, un peu moins sympa pour ceux qui font commerce de nos données personnelles…).

Les militants de la protection de la vie privée et des droits civils affirment qu’une loi fédérale américaine sur la protection de la vie privée de type RGPD devrait être adoptée pour remplacer les différentes lois confuses, fédérales et étatiques en vigueur actuellement. En regroupant avec une loi unique les exigences en matière de protection de la vie privée à travers les États-Unis.

Ces même militants citent l’Union européenne, et le règlement général sur la protection des données (RGPD) qui offre les protections les plus fortes jamais vues pour les données des consommateurs, le tout dans un seul et même texte de loi. Alors qu’aux États-Unis, en revanche, on ne comptent pas moins de huit lois fédérales différentes sur la protection de la vie privée, et une masse de lois étatiques actuelles et d’autres plus ou moins prévues (et tentant d’éviter les lobbies). Ainsi au niveau fédéral les États-Unis, en revanche, ne disposent pas d’une loi unique qui couvre la confidentialité de tous les types de données mais d’un ensemble de lois : HIPAA, FCRA, FERPA, GLBA, ECPA, COPPA, VPPA [et FTC], conçues pour cibler uniquement des types de données spécifiques dans des circonstances particulières ce qui peut permettre aux acteurs exploitant les données personnelles de faire en gros ce qu’ils veulent ou presque.

Voir nos différents posts sur ce sujet :

Le RGPD favorise-t-il les géants d’Internet sur le marché de la publicité ?

Depuis son entrée en vigueur le 25 mai 2018, le règlement général pour la protection des données (RGPD) instauré par l’Union Européenne, est censé donner quelques droits aux internautes européens quant à l’utilisation faite de leurs données par les opérateurs Internet ou plus globalement toute entreprise collectant des données personnelles, professionnelles ou critiques (médicales par

Les données collectées par la grande majorité des produits que les gens utilisent tous les jours ne sont pas réglementées. Étant donné que de nombreuses entreprises ne sont soumises à aucune loi fédérale sur la protection de la vie privée, elles sont pratiquement libres de faire ce qu’elles veulent de ces données, à moins qu’un État n’ait adopté sa propre loi sur la confidentialité des données. Dans la plupart des États, les entreprises peuvent utiliser, partager ou vendre toutes les données qu’elles recueillent à votre sujet sans vous en informer. Pour enfoncer le clou, si un site web partage vos données, y compris des informations sensibles telles que votre santé ou votre localisation, avec des tiers, ces derniers peuvent les vendre ou les partager sans vous en informer.

Alors oui, il existe aussi des lois au niveau des états, mais à part en Californie, elles sont beaucoup plus restrictives que la RGPD qui chez nous exige que les entreprises demandent certaines autorisations pour partager des données et donne aux individus des droits d’accès, de suppression ou de contrôle de l’utilisation de ces données. Actuellement, trois États américains disposent de trois lois complètes différentes sur la protection de la vie privée des consommateurs : la Californie (CCPA et son amendement, CPRA), la Virginie (VCDPA) et le Colorado (ColoPA). Alors à ceux qui pensent que Google Facebook, présent en Californie doivent appliquer ces lois au niveaux de tous leurs processus et pour tous leurs utilisateurs, pas de chance… les droits prévus par ces lois ne s’appliquent qu’aux personnes qui vivent dans ces États.

Alors cette situation est forcément compliquée pour les consommateurs – leur donnant des droits à la vie privée très différents selon l’endroit du pays où ils se trouvent – mais c’est aussi finalement un cauchemar pour les entreprises, qui devront finalement se conformer à plus de 50 lois différentes sur la vie privée même si elle n’adressent que le territoire américain… D’ou la demande de lois fédérale sur le modèle européen de la RGPD qui n’est pas uniquement poussée par les associations de consommateurs mais aussi pas les entreprises (enfin celles qui ne vivent pas de ce modèle commercial).

Alors rêvons un peu (ou pas) d’une loi fédérale largement inspirée de notre RGPD ? Ce n’est peut-être pas qu’un doux rêve lorsque l’on sait que la personne à l’origine de la loi californienne (celle qui ressemble le plus à la RGPD) alors qu’elle était procureure de l’état est aujourd’hui vice-présidente des Etats Unis…

Amazon et le business du COVID-19

Les sociétés technologiques ont indéniablement profité indirectement de la pandémie dans le cadre de l’accélération de la transformation digitale des entreprises. L’accélération avec la mise en oeuvre généralisée télétravail a été un formidable accélérateur pour promouvoir les technologies digitales. Il suffit pour s’en convaincre de voir leurs évolutions de chiffre d’affaire et le cours de leurs actions.

Illustration.
Image Wikipedia

Mais pour la sénatrice Elizabeth Warren (bien connue pour ses prises de positions anti-GAFA) va plus loin. Elle reproche à l’entreprise d’avoir développé un business spécifique sur le COVID allant des masques, aux tests, en passant et c’est là où c’est plus délicat, à la promotion de fausses informations. Elle demande dans une lettre de six pages adressée au PDG d’Amazon, Andy Jassy, des explications sur les algorithmes de recherche et de « meilleures ventes » du site web du géant de la vente en ligne qui diffusent des informations erronées sur les vaccins et le traitement du COVID-19…

« Au cours de la semaine du 22 août 2021, mon personnel a effectué des recherches sur Amazon.com sur des termes liés à la pandémie tels que  » COVID-19 « ,  » COVID « ,  » vaccin « ,  » vaccin COVID 19  » et  » pandémie « . Les premiers résultats comprenaient systématiquement des livres très bien classés et étiquetés favorablement, basés sur des mensonges concernant les vaccins et les remèdes COVID-19. « 

Effectivement, chacun peut aller faire un tour sur le site Amazon.com (US) pour faire les mêmes recherches et découvrir ces éléments. Amazon mettant en avant la « liberté politique ». La sénatrice pense que le terme de « politique » est ici inapproprié mais qu’il s’agit tout simplement de faire plus de business. Quelle surprise ! Elle avait déjà dénoncée les ventes de masques FFP2 (KN95) :

« C’est la deuxième fois en six mois que j’identifie des pratiques d’Amazon qui induisent en erreur les consommateurs sur la prévention ou le traitement du COVID-19 : plus tôt cette année, j’ai écrit au sujet des préoccupations selon lesquelles la société fournit aux consommateurs des informations fausses et trompeuses sur les masques KN95 autorisés par la FDA »

En juillet, Amazon avait même lancé son propre kit de test à domicile.

Image Amazon

Ce kit de 39,95 $, aurait été utilisé aussi en interne pour ses 750 000 employés. Là aussi rien de très étonnant je pense, la mission d’Amazon est très claire dans ce domaine alors pourquoi ceci ne s’appliquerait pas au COVID ? :

« Il y a deux façons d’étendre son business : faire l’inventaire de ce sur quoi vous êtes bons et déployer vos compétences. Ou déterminer ce dont vos consommateurs ont besoin et y travailler en amont, même si cela requiert de nouvelles compétences. On doit choisir la seconde option ».  

Jeff Bezos

Mme Warren a vivement critiqué Joseph Mercola et Ronnie Cummins, et leur livre intitulé « The Truth About COVID-19 : Exposing the Great Reset, Lockdowns, Vaccine Passports, and the New Normal« .

Copie d’écran Amazon.com

« Non seulement ce livre était le premier résultat lors d’une recherche sur ‘COVID-19’ ou ‘vaccin’ dans les catégories ‘Tous les départements’ et ‘Livres’, mais il était étiqueté comme ‘Meilleure vente’ par Amazon et ‘Meilleure vente’ dans la catégorie ‘Liberté politique' ».

Elle a posé à Jassy quatre questions auxquelles elle aimerait obtenir une réponse avant le 22 septembre :

  • Quelles sont les politiques actuelles d’Amazon concernant le référencement, la promotion et la vente de livres et d’autres produits contenant des fausses informations COVID-19 sur sa plateforme ?
  • Quelles sont les mesures spécifiques prises par Amazon pour lutter contre la diffusion de fausses informations COVID-19 via les résultats de recherche ou d’autres utilisations de sa plateforme ?
  • Pourquoi les algorithmes de recherche d’Amazon mettent-ils en évidence les livres contenant des informations erronées sur COVID-19 ?
  • Pourquoi les livres contenant des informations erronées sur COVID-19 reçoivent-ils le label  » Best Seller  » d’Amazon ? Quels sont les critères utilisés par Amazon pour attribuer ces étiquettes et quelles sont les mesures prises par Amazon pour mettre en avant les produits contenant l’étiquette ?

On attend la réponse mais se sera sans doute la faute aux algorithmes 🙂 petite phrase qui a remplacé « C’est la faute à l’informatique »...

Amusant de voir que ces mêmes algorithmes ne donnent (et heureusement) pas les mêmes résultats sur le site FR…

Facebook présente Horizon Workrooms pour le collaboratif en AR

source : Facebook

Après Microsoft Mesh en mars 2021, voici Facebook qui se lance sur le marché de l’AR en entreprise avec Horizon Workrooms. Annoncée le 19 aout 2021, Horizon Workrooms est un espace de collaboration virtuel pour les entreprises, s’appuyant sur le casque de réalité virtuelle Oculus Quest 2. Concrètement les participants sont représentés par des avatars dans la salle virtuelle, dans laquelle il est possible de partager un écran d’ordinateur, d’afficher un tableau blanc. Grâce à une application Windows et MacOS développée par Facebook, il est également possible « d’importer » son ordinateur dans la réunion, permettant ainsi par exemple à l’utilisateur de visualiser dans la salle virtuelle son clavier. Grâce à l’audio spatiale les interactions audios des participants renforcent le caractère immersif de l’expérience.

Cette courte vidéo donne un aperçu des fonctions de Workrooms.

Il est possible de rejoindre la réunion via un ordinateur, avec une expérience proche de celle de la visioconférence. Facebook indique que sa solution, en bêta actuellement, permet de supporter 16 participants en VR et jusqu’à un total de 50 participants incluant ceux en Visio.

Mega contrat Cloud de 10 Milliards de $… pour Amazon

Vous vous souvenez sans doute du JEDI, le contrat de 10 milliards de $ du ministère de La Défense américain gagné par Microsoft et contesté par Amazon, pour être finalement abandonné par le nouveau gouvernement américain (après de nombreux rebondissements).

Amazon accuse Trump de corruption

Haussement de ton chez Amazon, dans le dossier qui l’oppose à Microsoft sur le fameux contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure) de Cloud de La Défense américaine (10 Milliards de dollars tout de même). Hier était rendu public la plainte officielle déposée fin octobre par les avocats d’Amazon. Autant dire qu’ils n’y vont pas avec

Contrat JEDI : le DoD demande à réévaluer certains aspects du contrat

Le méga contrat JEDI (10 milliards de dollars) accordé à Microsoft en octobre 2019, a suscité l’ire d’AWS qui a lancé une action en justice contre cette décision, jugée partiale et motivée, selon AWS, par la haine de Trump vis à vis de Jeff Bezos. Selon une info relayée par Mary-Jo Foley, le Département de

C’est maintenant la NSA (National Security Agency) qui propose un contrat pouvant atteindre lui aussi 10 milliards de dollars, alors qu’elle abandonne ses serveurs sur site au profit du cloud (nom de code moins sympa que JEDI : WildandStormy). Mais cette fois ci c’est Amazon (AWS) qui aurait remporté la mise. Et devinez quoi ? C’est au tour de Microsoft de déposer un plainte auprès du Government Accountability Office. Microsoft affirme que la NSA n’a pas procédé à une évaluation correcte lorsqu’elle a choisi AWS…

WildandStormy connaîtra-t-il le même sort que le JEDI ? La réponse devrait arriver le 29 octobre. A moins que cette affaire s’éternise elle aussi…

AWS détient déjà de nombreux contrats gouvernementaux de cloud computing, mais le processus JEDI a révélé que Microsoft était un concurrent de taille. L’année dernière, la CIA a réparti son contrat Commercial Cloud Enterprise entre cinq entreprises, dont Microsoft, Amazon, Google, Oracle et IBM. L’année dernière, un billet de blog de Microsoft indiquait qu’elle cherchait à obtenir l’accréditation du gouvernement américain pour ses régions Azure Government Top Secret afin de « répondre à la demande d’une plus grande agilité dans l’espace classifié. »

CES 2022 : deux nouveaux espaces

Le CES 2022 de retour à Las Vegas cette année, mettra en place deux nouveaux espaces à la fois d’expositions (ouvert à tous les participants) et de conférences (ouverts aux seuls Analystes / Presse) dédiés aux technologies de l’espace (Space Tech) et à la nourriture (Food Tech).

Les organisateurs justifient l’ouverture de ces nouveaux espaces :

« La technologie fait progresser les possibilités d’exploration spatiale et les conditions de vie dans l’espace. Ces progrès créent de nouveaux services de communication et ouvrent des possibilités de nouvelles applications en biologie, en santé humaine et plus encore. Sierra Space, une filiale de la Sierra Nevada Corporation, présentera ses dernières innovations en matière de transport spatial – l’avion spatial Dream Chaser®. Les progrès de la technologie alimentaire seront également exposés à Las Vegas. La catégorie portera sur l’agriculture, l’innovation en matière d’ingrédients, les kits de repas et les livraisons, la nutrition, les protéines d’origine végétale, la traçabilité, la durabilité, l’agriculture verticale, etc. »

Avec l’ouverture d’une nouvelle partie du centre des congrès (qui était en construction il y a 2 ans), ces nouveaux sujets trouveront ainsi l’espace nécessaire. Un CES qui promet en tout cas d’être encore plus géant que les années précédentes après le succès très mitigé (pour resté poli) de l’évènement 100% online de cette année…

Vous le savez, comme tous les ans depuis 10 ans, nous nous rendons à Las Vegas durant le CES en compagnie de clients, responsables informatiques de grandes entreprises française. Si vous souhaitez nous accompagner contacter nous pour les modalités (contact@calipia.com).

On s’en doutait : l’Irlande ne veut pas augmenter les impots des GAFAMs

Dingue non ? L’Irlande ne veut pas augmenter les imports sur les sociétés qui sont au maximum de 12,5 % pour les passer à 15 % selon l’accord trouvé par le G7…

Les nations du G7 et l’Union européenne ont conclu un accord de principe selon lequel tous les pays membres imposeraient un impôt minimum sur les sociétés de 15 %. L’Irlande avait déjà exprimé son inquiétude à ce sujet et déclare maintenant que le taux devrait être « négociable » … comme avant donc. Sans doute une incompréhension de leur part du terme « Minimum » 🙂

Avec un impôt de « Maximum » 12,5 %, les géants de la technologie comme Apple et Google ont installé leur siège européen dans le pays. C’est une bonne chose pour l’Irlande, qui fait rentrer des liquidités qu’elle n’aurait pas eues autrement, mais c’est une très mauvaise chose pour les autres pays, surtout quand ils font transiter les bénéfices de toutes ses ventes dans les pays européens par l’Irlande pour éviter de payer l’impôt sur les sociétés dans les pays où les ventes ont été réalisées. Mais cela ce n’est pas nouveau. Cela fait plus de 10 ans que nous dénonçons ceci dans un des premiers article du blog qui proposait une taxe GAFA bien avant l’heure en… 2010 (Article qui ne nous avait pas fait que des amis dans ces sociétés – sujet tabou à l’époque).

D’autres posts sur le même thème…

Google va finalement payer des impôts en France… euh vraiment ?

Nous apprenions hier soir que le fisc réclame à Google 1,6 Milliards d’impôts composés à la fois « d’erreur de déclaration » et d’une amende. Un beau cadeau d’accueil pour la visite du CEO de Google en France 🙂 L’état se serait-il enfin engagé à lutter efficacement contre le manque à gagner de l’évasion fiscale en Europe

Tout est dans l’interprétation du statut fiscal d’agent commissionné…

Nous apprenions en fin de semaine que Microsoft France était sur le coup d’une menace de redressement fiscal de la bagatelle de 52,5 millions d’euros… Ce petit redressement serait pour les exercices fiscaux 2007 à 2009. En cause le statut d’Agent Commissionné. BFM expliquant que le taux de ce dernier (à 18%) serait trop faible,

Nouveau siège français de Google

Les relations de Google avec la République Française sont de nouveaux au beau fixe ? C’est en tout cas le message de Nicolas Sarkozy qui a inauguré hier le nouveau siège parisien de Google qui devrait accueillir 450 personnes. Résultat selon la présidence de la pression du chef de l’état sur le géant de Mountain

Les États-Unis ont proposé un taux minimum d’imposition des sociétés de 21 %, mais n’ont pas réussi à obtenir un accord général sur ce point en particulier au Congrès. En lieu et place, un taux de 15 % a été convenu par les pays du G7 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Canada, Italie et Japon) et l’Union européenne. Donc logiquement, en tant que membre de l’UE, l’Irlande serait liée par cette décision et devrait augmenter son taux de 12,5 % à 15 %.

L’Irlande craint que, si elle devait appliquer le même taux d’imposition que les autres pays, les géants de la technologie comme Apple ou Google n’auraient aucune raison d’y installer leur siège européen. Etonnant, moi qui pensait que c’était pour le climat et les excellents brasseurs qui étaient sur place ?

Elle veut donc un « compromis »…

Toutefois, il est peu probable qu’elle obtienne un grand soutien. Les autres pays européens(*) considèrent depuis longtemps le faible taux d’imposition de l’Irlande comme un moyen de concurrence déloyale pour les affaires lucratives des GAFA, et la plupart des entreprises technologiques soutiennent désormais les accords fiscaux mondiaux afin de réduire les relations publiques négatives liées au fait d’être considéré comme évitant les impôts. Tout au moins officiellement… à moins que cela soit de la pure hypocrisie, mais je n’ose y croire 🙂

(°) Sauf sans doute le Luxembourg, Les Pays Bas, Andorre, Monaco, Malte, …

Facebook : une autre vision de la réalité augmentée

oculus.com

Microsoft a présenté en mars dernier Microsoft Mesh, sa nouvelle plateforme pour démocratiser la réalité mixte dans les entreprises, qui capitalise sur le succès d’Hololens. Mais il est un autre acteur, et pas des moindres, Facebook, qui s’intéresse à l’utilisation des solutions AR/VR.

Après le rachat d’Oculus en 2014 pour 3 milliards de dollars, l’entreprise de Menlo Park n’a cessé depuis d’investir massivement sur ce domaine. Selon un rapport publié par The Information en mars dernier, ce ne serait pas moins de 10 000 personnes qui travailleraient au sein de l’entité Facebook Reality Lab sur le développement de solutions de réalité virtuelle et de réalité augmentée, avec des solutions telles que Oculus ou Portal. Un tel chiffre interpelle par son niveau, d’autant plus que ce business reste aujourd’hui encore pour Facebook essentiellement consommateur de ressources, et très peu générateurs de chiffre d’affaire. Mais si l’entreprise de Mark Zuckerberg investit sur le développement de nouvelles plateformes, tel l’Oculus Quest, c’est parce qu’elle y voit la clé de son développement futur, et que la combinaison AR/VR deviendra demain la norme pour communiquer, tout autant qu’aujourd’hui nos smartphones et applis de Visio et de messagerie instantanée.

Dans cette perspective, Facebook a récemment décidé d’introduire de la publicité via sa plateforme VR (on ne se refait pas !). Ce premier test a été réalisé au travers d’un jeu vidéo, Blaston, édité par une entreprise tierce, Resolution Games. Le problème c’est que les utilisateurs de ce jeu, payant de surcroit, n’ont pas vraiment apprécié l’arrivée de publicités dans leur jeu et s’en sont ouvert à la société éditrice de Blaston. Redoutant les pratiques de Facebook en termes de collecte de données personnelles et son penchant à favoriser son business au détriment des données de ses utilisateurs, ces joueurs ont indiqué à Resolution Games leur intention de quitter le jeu si cette « expérience » de pub se poursuivait. L’entreprise de jeu vient donc d’annoncer le retrait du test sur son jeu Blaston : « Pour être clair, nous sommes conscients que Blaston n’est pas le meilleur endroit pour ce type de test publicitaire. Comme alternative, nous cherchons à voir s’il est possible de déplacer ce petit test temporaire vers notre jeu gratuit, Bait ! à l’avenir« .

Facebook va devoir adapter sa stratégie pour tenir compte des réticences suscitées. Mais l’entreprise possède quelques atouts dans sa manche, en commençant par les jeux qui lui appartiennent et qui pourraient devenir les futurs laboratoires pour la publicité AR/VR. Par ailleurs, en 2020 l’annonce de l’obligation de s’authentifier avec un compte Facebook pour activer leurs appareils Oculus avait suscité une levée de boucliers chez les joueurs. Mais la mise sur le marché de l’Oculus Quest 2 à 299$ avait manifestement atténué leur colère, puisque le nouveau casque s’était retrouvé en rupture de stock très rapidement…. En termes de services peu chers, voire gratuits, Facebook en connait un rayon pour attirer le chaland !

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