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Bill Gates : TikTok, un « calice empoisonné » pour Microsoft

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Dans une longue interview donnée au magazine Wired, principalement consacrée à la pandémie et aux défaillances du gouvernement américain. Bill Gates revient sur l’affaire TikTok et du possible rachat par Microsoft des opérations américaines de ByteDance, l’éditeur chinois.

Nous vous en parlions déjà la semaine dernière dans un post, Bill Gates est très réticent sur ce deal. A la fois sur le fond (l’intérêt pour Microsoft de rentrer sur le marché des réseaux sociaux) mais aussi sur la forme (avec le formidable cafouillage du gouvernement américain et les requêtes « originales » de Trump).

Bill Gates, a ainsi décrit l’éventuel accord TikTok de la société comme un « calice empoisonné ». Pour lui l’acquisition par Microsoft de certaines parties de TikTok ne sera ni facile ni simple. « Qui sait ce qui va se passer avec cet accord » et de poursuivre en affirmant que devenir  un acteur important dans le domaine des médias sociaux « n’est pas un jeu simple ». Pour lui, le fait que Facebook ait plus de concurrence est « probablement une bonne chose » mais cette opération qui reviendrait selon lui « à tuer le seul concurrent, est assez bizarre« .

Tout sauf simple donc pour Microsoft. La position du fondateur historique de Microsoft, qui cache de moins en moins son hostilité envers ce rachat risque bien d’avoir un écho auprès du PDG actuel de l’entreprise, Satya Nadella, dont Bill Gates était un des promoteur lors du « débarquement » de Steve Ballmer le précédent CEO.

On apprend en parallèle de ceci, que Twitter serait aussi en discussion avec Bytedance, ce qui serait pour le coup beaucoup plus logique, même si l’entreprise à beaucoup moins de ressources financières que la société de Seattle.

Pendant ce temps, la position de Trump, largement basée sur un calcul électorale, fait le bonheur de Facebook qui lance avec sa société Instagram, un concurrent à TikTok : le service Reel, qui n’est rien d’autre qu’un copier-coller des fonctions de TikTok. Une société américaine de technologie qui copie une société chinoise, ce n’est pas si fréquent ! Un signe des temps ?

Les patrons de la tech US à la fête en 2019

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Forbes vient de publier le classement des rémunérations des patrons américains pour 2019, avec à sa tête Elon Musk le patron de Tesla qui au titre de Tesla s’est assuré la première place sur le podium avec près de 600 (six cents) millions de dollars de rémunération. Cette somme colossale est la conséquence directe d’un plan de stock options « à cliquets », basé sur des indicateurs de progression de Tesla (CA et performances de l’action), qui ont donc permis à E.Musk d’atteindre le premier seuil visé et donc de déclencher le premier versement du plan de stock options. Ce sont un peu plus de 20 millions d’actions Tesla qui lui ont été alloué en 2018, à un prix fixé d’avance, 350.02 $, qu’Elon Musk peut le moment venu (si les conditions sont atteintes) décider d’acquérir ou de réaliser la plus value par rapport au cours du moment – au 13 juillet, l’action Tesla se situe aux alentours de 1700 $ . Si la somme peut paraitre quasi indécente (surtout en cette période de licenciements massifs aux USA), sur le principe on doit constater le rôle de locomotive (électrique bien sûr :)) d’Elon Musk pour atteindre les objectifs fixés, aussi bien concernant les choix stratégiques, techniques, opérationnels ou de communication.

Les GAFAM sont plutôt bien représentés dans ce Top10, avec Apple, Google et Microsoft. En seconde place, derrière E.Musk,  Tim Cook, patron d’Apple, fait pâle figure avec « seulement » 133 millions de dollars ! Cette rémunération est directement alignée avec la performance de l’action Apple, puisque elle essentiellement composée d’un plan d’actions accordé à T.Cook en 2011. Ce dernier caracole donc à plus de 54% devant S.Pichai (patron d’Alphabet, holding de Google) et à plus 73% devant S.Nadella de Microsoft, merci aux actions Alphabet et Microsoft. Ce que les marchés ont sûrement particulièrement apprécié en T.Cook, c’est son respect des règles fiscales internationales qui lui aura permis de bénéficier des meilleurs schémas pour diminuer autant que possible l’impôt sur les bénéfices de son entreprise.  ggggrrrr….

Plus surprenant, la position de Robert Swan, CEO d’Intel, qui approche les 100 millions de dollars de rémunération, cumulant des plans d’attribution d’actions et de stock options. L’année 2019 pour Intel s’est soldée par un CA certes record de 72 milliards de dollars, mais en croissance de seulement 2% par rapport à l’année précédente. De plus les perspectives pour la suite, ne sont pas du meilleur cru, et le dernier virage d’Apple vers ARM, ne va certainement pas arranger les choses. Mais bon, y a pas de mal à se faire plaisir !  En tout cas une chose est sûre, au vue des performances boursières, les marchés financiers sont tout à fait favorables aux « optimisations fiscales » réalisées par ces grands groupes et leurs patrons. Et la décision de la Cour Européenne de Justice de Luxembourg, hier 15 juillet, ne va certainement pas les faire changer d’avis 😦

Apple ne doit pas payer l’amende record de 13 milliards d’Euros ni

Capture d’écran 2020-07-15 à 14.54.50La Commission Européenne vient de recevoir un magnifique désaveu de la part de la Cour de Justice de l’UE, basée à Luxembourg, qui annule purement et simplement la décision de la Commission qui avait imposé en 2016 à Apple de rembourser au fisc irlandais la somme de 13 milliards d’Euros, d’avantages fiscaux indus.

Ces avantages indus provenaient selon la Commission d’un « arrangement » avec le fisc irlandais lui permettant de payer un taux d’imposition très faible. Les 13 milliards correspondaient, toujours selon la Commission, au montant d’impôts auquel aurait échappé Apple.  Il y a de nombreuses raisons d’être un peu énervé par cette décision de justice. Tout d’abord elle évite à Apple de payer ce qu’il aurait dû payer en taxe sur ses revenus sur la période concernée de 2003 à 2014. Ensuite, il ne faut pas oublier que sur ces 13 milliards réclamés à Apple, une partie aurait dû revenir à la France puisqu’à cause des schémas d’évitement fiscaux mis en place par Apple, le CA réalisé en France était transféré en Irlande. Enfin, l’Irlande vient immédiatement de se féliciter de la décision luxembourgeoise. En effet Dublin s’est battu pour NE PAS recevoir ces milliards d’Euros, car la pays défend ses pratiques fiscales qui lui ont garanti l’implantation dans ses frontières de la plupart des grands acteurs de l’IT (Microsoft, Apple, Dell, Facebook, Google …). De plus, un certain Donald T. va certainement utiliser son outil de comm favori pour se féliciter également de la « baffe » prise par la Commission Européenne. Avec cette décision la Cour de Justice de l’UE renforce le droit des paradis fiscaux européens et rassurent ces grands acteurs sur leur bon droit à frauder 😦

Il est d’ailleurs croquignolet (mais au final pas du tout étonnant) de trouver dans la même news, le Luxembourg (siège de la cour de justice de l’UE) et l’Irlande. Seul manque sur la photo de famille, les Pays-Bas, troisième paradis fiscal de l’UE, au côté du Luxembourg et de l’Irlande, tous grands bénéficiaires du fameux « Double Irish« , nom donné au schéma d’évitement de l’impôt utilisé par nombre d’entreprises multinationale américaines. Mais je suis vraiment mauvaise langue ! En fait, tous ces acteurs apprécient la bière et les paysages irlandais…

Un dinosaure dans mon jardin !

IMG_2936Pour tous ceux qui auraient loupé cette nouvelle réellement stratégique, Google offre en ce moment la possibilité de visualiser des dinosaures en réalité augmentée. Pour cela c’est très simple, il suffit, à partir de votre smartphone, de rechercher par exemple le mot dinosaure dans le moteur de recherche Google, puis de sélectionner Voir en 3D qui apparait dans la page de résultats.

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Parmi les espèces que vous pouvez rechercher pour les afficher en AR : le Tyrannosaurus Rex, Velociraptor, Triceratops, Spinosaurus, Stegosaurus, Brachiosaurus, Ankylosaurus, Dilophosaurus, Pteranodon, et Parasaurolophus. De quoi effrayer vos enfants 🙂

Microsoft Learn : une brique essentielle mais discrète !

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Nous l’évoquions la semaine dernière, Microsoft a annoncé une initiative pour proposer de façon massive des formations aux métiers du digital qui vont (selon Microsoft) s’avérer nécessaire dans le cadre d’une économie mondiale marquée par le COVID 19. Dans le cadre de cette initiative le lancement d’une application de formation s’intégrant à Teams a bien entendu attiré toutes les attentions (dont la nôtre :)).  Mais une autre composante, essentielle, est pour sa part restée plus en retrait : la plateforme Microsoft Learn.

Lancée il y a 2 ans, Microsoft Learn propose une plateforme de formation en ligne, avec de nombreux modules (documents, vidéos, quizz …), structurés en parcours (par ex : principes de base d’Azure, Concevoir des solutions pour Dynamics 365 et Power Platform), par métiers (administrateur, développeur, data scientist…) et par niveaux. Microsoft Learn propose également des contenus pour se former aux examens de certification proposés par Microsoft, ainsi qu’une TV en ligne proposant divers contenus vidéos en live ou enregistrés.

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Une très large partie de ce contenu est accessible gratuitement, même pour la préparation aux certifications (contenu online uniquement, pour le contenu avec des instructeurs, accessible également sur la plateforme, c’est payant).

Depuis l’annonce du retrait des bons de formations (training vouchers) des bénéfices de la SA en janvier 2022, toutes les entreprises sous Accord Entreprise qui utilisaient ces bons sont/vont être orientées vers cette nouvelle plateforme. Avec Learn, Microsoft dispose d’un outil essentiel pour former directement les populations d’utilisateurs de ses solutions,  qui vient compléter le panel de formations proposées par LinkedIn, autre asset de l’entreprise dans ce domaine du Learning. LinkedIn propose aujourd’hui plus de 16 000 formations en ligne délivrées par des experts des sujets concernés, orientés métiers, technologies ou design. Par ailleurs, LinkedIn offre aussi au travers de son Economic Graph des outils d’analyse du marché du travail, en particulier concernant le domaine de la formation au sein des entreprises.

Au final, Microsoft dispose aujourd’hui d’un ensemble d’actifs uniques (LinkedIn, Learn, ou ses produits/services pour les entreprises, dont Teams) qui pourraient constituer de solides bases pour réussir sur le marché de la formation aux technologies digitales. Aussi bien pour les entreprises que pour les individus qui souhaitent profiter des opportunités offertes par les transformations digitales engagées (et auxquelles la crise du Covid 19 a donné une accélération brutale).

Microsoft ferme définitivement ses boutiques

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Il n’y aura donc pas de réouverture après les mois de confinement, pour les magasins Microsoft. Après 11 années d’existence la réussite n’aura jamais été au rendez-vous et le COVID 19 aura enfoncé le dernier clou dans le cercueil de la chaine de boutiques. Le communiqué de Microsoft, intitulé avec euphémisme « Un nouveau jour pour Microsoft Store« , présente la chose non pas comme une fermeture mais comme un redéploiement des ressources, avec des collaborateurs qui ne seront plus physiquement présents dans un point de vente mais travailleront à distance. Un nouveau concept de boutique, donc ? Lancés initialement pour répondre au succès des Apple Stores, les Microsoft Stores ont tenté de reproduire jusque dans les détails les magasins d’Apple, même dépouillement, même organisation lumineuse avec des tables pour présenter les produits, mêmes emplacements… Mais sans le succès d’Apple, avec des boutiques souvent très peu fréquentées. La différence était d’autant plus criante que généralement le Microsoft Store était situé à quelques dizaines de mètres d’un Apple Store. Outre les quelques milliards de dollars investis depuis 11 ans, Microsoft indique que la fermeture des boutiques aura un impact négatif de 450 millions de dollars sur son exercice encours.

Surprise : Linkedin utilise (aussi) la plateforme de visioconférence BlueJeans, pour le meilleur sans doute, mais surtout pour le pire…

linkedin KKKOn apprend dans un article qui fait la une de The Verge, que l’entreprise californienne, propriété de Microsoft, utilise Bluejeans (et pas Teams ?), mais pour le coup c’est un détail à coté de l’usage qui en a été fait cette semaine…

LinkedIn a organisé une réunion publique sur la justice raciale à la suite de l’assassinat de George Floyd. Le forum était censé être l’occasion pour les employés de se réunir et de discuter de la manière dont ils pourraient se soutenir mutuellement. Au lieu de cela, la conversation est devenue soudainement raciste, car les gens ont utilisé la fonction de commentaire anonyme du chat vidéo de Bluejeans pour des propos racistes et mettre en doute les protestations.

Et non, toute la Californie et tous les employés de la Silicon Valley ne sont pas des anti-Trump. Il a (nettement moins tout de même si on se réfère au score des Républicains dans l’état) chez des gens très éduqués des partisans. C’est clairement ce qui était révélé dans cette conférence vidéo, dont les propos tomberaient peut être sous le coup de la loi dans notre pays.

The Verge nous apprend que la réunion, organisée donc sur la plateforme de vidéoconférence BlueJeans, s’appelait « Standing together » et avait pour but de donner aux employés de LinkedIn l’occasion de discuter de l’inclusion. Rosanna Durruthy, vice-présidente de la diversité de la société, a parlé avec un groupe d’employés de leurs expériences en matière de préjugés et a expliqué comment leurs collègues pourraient être de meilleurs alliés. Jusque là tout allait bien jusqu’au moment où les propos de certains ont évolués…

« Ce n’est pas seulement un problème « blanc » à résoudre. Les « Noirs » ont la responsabilité d’aider les Blancs à les aider » et d’ajouter : « Les noirs sont plus souvent tués par des hommes noirs que par des flics blancs. Mettre les policiers en cause ne peut pas servir d’excuse pour continuer à être une victime. La communauté noire a encore un chemin à parcourir pour trouver la paix en elle-même »…

Est-ce une surprise que de tels propos surviennent ? Non pas vraiment dès lors que dans ce forum vidéo les commentaires anonymes étaient autorisés (à l’origine pour libérer la parole…).

« Ce n’est pas surprenant qu’il y ait des personnes racistes dans une entreprise qui est à 48% blanche« , a déclaré un employé à The Verge. « Mais ce qui m’a le plus troublé, c’est qu’il s’agissait d’un événement en réponse aux protestations, coparrainé par notre groupe de soutien aux employés noirs. Donc pour eux, insérer ces commentaires ici était significatif« .

Ryan Roslansky

Hier, le PDG de Linkedin Ryan Roslansky a envoyé une note au personnel pour évoquer « la douleur et la frustration qu’ils ont ressenties face aux commentaires épouvantables partagés dans les questions-réponses« . Il a ensuite partagé cette note publiquement sur LinkedIn. Il a reconnu que le fait d’autoriser les employés à partager leurs commentaires de manière anonyme avait été une erreur, et que cela ne se reproduirait plus… Si seulement cela résolvait le problème…

« Google est un problème pour tous ceux qui vendent quelque chose en ligne »…

Peter-Kern-1536x1059Peter Kern, le nouveau PDG de l’agence de voyage en ligne Expedia, tire à boulet rouge, dans une interview à CNBC vendredi dernier, sur Google. Pour rappel Expedia est une des plus grosse entreprise du secteur, elle comprend des marques et des sites tels que Hotels.com Vrbo, Travelocity, Orbitz, HomeAway et bien d’autres, en plus bien sur d’Expedia.com. Cette société, basée à Seattle est à l’origine une spin-off de Microsoft. Actuellement la quasi totalité des membres du comité de direction sont d’ailleurs des anciens de l’éditeur, aux USA et ailleurs.

Peter Kern revient sur le double rôle de Google en tant que concurrent dans le domaine des voyages en ligne et en tant que source clé de clients grâce au trafic de recherche et à la publicité payante.

« Je pense que Google est un problème – c’est un problème pour tous ceux qui vendent quelque chose en ligne, et nous devons tous nous battre avec cela« 

Ses commentaires s’inscrivent dans un contexte où les autorités antitrust américaines préparent un dossier contre le géant de la recherche, en se concentrant sur sa domination des publicités numériques.

Google est un sujet récurrent pour Expedia, mais Peter Kern semble adopter une approche différente de celle de son prédécesseur Mark Okerstrom avant d’être évincé de son poste l’automne dernier. Il pense que l’entreprise doit apprendre à moins s’appuyer sur le marketing du clic là où Google règne en maitre.

« Nous devons moins compter sur Google. Nous avons donc utilisé Google et le marketing du clic comme principal levier pour déterminer si nous pouvions croître à un certain rythme ou non, mais nous n’avons pas été très bons en matière de merchandising, nous n’avons pas été très bons pour comprendre le client. Nous n’avons jamais eu de données pour toutes nos marques afin de comprendre si un client avait visité une autre de nos marques et était passé à une autre. Nous avons souvent participé à des enchères de marketing de clic, nos propres marques contre elles-mêmes. Nous avons donc une grande partie de notre propre travail à faire et, à mon avis, cela signifie que nous avons beaucoup d’avantages qui ne dépendent pas entièrement de Google« .

Mercredi dernier, l’entreprise publiait ses résultats trimestriels avec des pertes de 1,83 $ par action et un chiffre d’affaires de 2,2 milliards de dollars, soit une baisse de 15 % par rapport à l’année précédente. Perte qui allait au delà des prévisions des analystes (1,23 $ par action). Sans surprise cette contre performance est liée à l’épidémie ayant mis un terme aux voyages.

Sans surprise, les habitudes de consommation ont changé depuis le début de la crise…

Nous vous en parlons régulièrement ici même, Amazon, Microsoft, Zoom et d’autres entreprises qui facilitent le travail à distance grâce à des outils logiciels, rapportent des revenus importants et voient leurs cours de bourse grimper en flèche. Mais les petites entreprises, même dans le secteur relativement résilient de la technologie, ont du mal à se maintenir à flot.

De nouvelles données provenant de la start-up Avalara aux États Unis (société spécialisé dans la gestion des Taxes pour les entreprises) montrent que si les dépenses globales ont été relativement stables, il y a clairement des gagnants et des perdants dans la pandémie.

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L’enquête d’Avalara révèle que les dépenses des consommateurs n’ont pas diminué dans tous les domaines, malgré les commandes de produits à domicile. La moyenne relativement égale a été maintenue par une augmentation des dépenses sur les articles qui aident les consommateurs à se protéger à la maison, alors que d’autres secteurs connaissent une forte baisse des transactions.

Sans surprise, les consommateurs dépensent davantage pour des articles de survie, comme les purificateurs d’eau, les réchauds de camping et les panneaux solaires. Les ventes de ces produits ont augmenté de 163 % depuis le début de l’année. Les armes et les munitions connaissent une augmentation de 123 % (pour rappel cette étude est sur les USA)…

Les produits destinés à combler le temps passé à la maison sont également en hausse, comme les articles de bricolage et de rénovation, et les divertissements pour enfants. Les ventes de fournitures pour l’apprentissage à domicile ont par exemple augmenté de 209 % en mars. Il n’est pas surprenant que les services de livraison de nourriture soient également en plein essor. Les consommateurs ont dépensé 154 % de plus pour la livraison de produits alimentaires spécialisés comme les desserts et le café. De quoi prendre quelques kilos supplémentaires !

Cette évolution a toutefois eu des répercussions importantes sur les entreprises qui ne peuvent pas vendre en ligne. Ces entreprises ont connu une diminution de 74 % en moyenne des transactions par rapport à leurs ventes de janvier et février. Les articles qui ne sont plus aussi nécessaires à la vie quotidienne, comme les chaussures, les bijoux, les vêtements de cérémonie et d’aventure, ont tous vu leurs ventes diminuer de plus de 70 %. Les transactions portant sur les produits automobiles ont chuté de 79 %.

Ces données donnent un aperçu de la manière dont la crise du coronavirus pourrait remodeler l’économie, en favorisant les grands détaillants en ligne comme Amazon et les entreprises de productivité sur le lieu de travail comme Zoom tout en martelant la vente au détail des autres entreprises.

 

[Une petite pause] De magnifiques fonds d’écrans Microsoft

Besoin de s’évader un peu ? A défaut de partir au bout du monde, vous pouvez changer de fond d’écran 🙂

(cliquez sur les images pour les visualiser en HD)

L’excellent site wallpaperhub.app présente de magnifiques fonds d’écrans issus des matériaux marketing de Microsoft. Et ceci sans publicité, sans code caché, sans abonnement…

On retrouve ici les images par défaut des matériels Microsoft mais aussi des éléments de promotion du design Fluent par exemple avec bien sur aussi quelques belles photographies.

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