Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Des nouveautés intéressantes pour Windows Virtual Desktop

Windows Virtual Desktop est un des produits ou plutôt service phare de Microsoft Azure. C’est pour rappel un service complet de virtualisation du bureau et des applications fonctionnant dans le cloud, permettant de disposer d’un poste de travail complet (et sécurisé) à distance. Sans surprise avec le télétravail qui devient la règle dans de nombreuses entreprises actuellement, ce service connait un succès grandissant.

Microsoft n’a cessé cette année et cet été en particulier d’améliorer son service en simplifiant par exemple les outils de gestions et de déploiement, en améliorant la sécurité, en donnant la possibilité, nous vous en parlions, d’intégrer plus facilement des réunions Teams par exemple (article de fin juillet).

Lors de la conférence Ignite 2020, Microsoft a annoncé l’arrivée de nouvelles fonctionnalités intéressantes :

  • La prise en charge de Microsoft Endpoint Manager pour Windows 10 multisession : ceci permettra aux administrateurs informatiques de gérer et de sécuriser les bureaux virtuels de la même manière que les appareils physiques.
  • Une nouvelle intégration plus poussée avec Azure Monitor, qui permet de fournir en un lieu unique toutes les informations de surveillance pertinentes pour identifier et résoudre rapidement les problèmes. Très interessant pour surveiller et dépanner facilement tout en déployant des bureaux virtuels à grande échelle.
  • La possibilité d’ajouter des applications directement à partir du portail Azure, ce qui permet de rendre disponible plus rapidement encore les applications sur les postes virtuels.

Microsoft a fait savoir que ces nouvelles fonctionnalités seront disponibles d’ici la fin de l’année, sans plus de précision.

Un concurrent à Microsoft Projet et Atlassian JIRA en approche chez Google

Google devrait lancer un nouvel outil de gestion de projets construit par son incubateur « Area 120 » appelé Tables. L’outil de gestion de projets et de tâches apporte des fonctionnalités qui rivalisent avec celles de JIRA ou de Microsoft Project, en permettant aux utilisateurs de suivre l’état des tâches, de les attribuer à des personnes spécifiques et d’automatiser certains flux de travail comme programmer des rappels via un email. L’outil fournit également plusieurs modèles prédéfinis, la possibilité d’intégrer des formulaires, etc.

Sans surprise, cet outil devrait s’intégrer aux services Google tels que Sheets (le tableau) et Chat (l’outil de communication instantanée de Google Docs), permettant ainsi aux utilisateurs d’extraire des données et de les assigner à des groupes et de communiquer par Chat.

Cette nouvelle application est disponible aux États-Unis sous forme bêta depuis mardi. L’entreprise propose des services gratuits et payants, ces derniers offrant des avantages tels que la possibilité d’avoir des pièces jointes allant jusqu’à 10 Go et plus. Le niveau payant coûte 10 dollars par mois et par utilisateur. Il est aussi possible de s’inscrire à un essai gratuit de trois mois. Rendez-vous sur cette page pour plus d’informations.

Les services de communications de Teams disponibles dans Azure

Dans le cadre de la conférence enregistrée Ignite, Microsoft a présenté un nouveau service de communications hébergé par Azure : Azure Communication Services (ACS). Ce service reprend en fait les mêmes services d’appel vidéo, de chat et de messagerie instantanée que Microsoft utilise pour Teams.

Cette solution est très interessante pour les développeurs d’applications qui souhaitent intégrer ce type de service dans leur application. Il est possible de le faire à la fois pour des applications desktop que des applications mobiles. Microsoft indiquait lors de la conférence que ceci pouvait se faire « en quelques lignes de code seulement », à voir… Il est aussi interessant de voir quels kits seront proposés pour réaliser cela et avec quels frameworks ?

Première application en interne, l’équipe ERP/CRM Dynamics de Microsoft va utiliser ACS pour ajouter des services de communication en option à Dynamics 365. Microsoft prévoit de mettre à disposition une beta de ceci à partir du mois d’octobre. L’idée de Microsoft est que la combinaison d’ACS et Dynamics 365 permettra très simplement d’intégrer de la voix à Dynamics. L’éditeur cible bien entendu ici Salesforce CRM et la complexité pour y combiner les services équivalents chez Amazon (AWS Connect).

Microsoft précise également que tous les services utilisés ici (mais aussi les services cognitifs pour la traduction, l’analyse des sentiments, etc.) sont cryptés pour répondre aux exigences de la RGPD en matière de respect de la vie privée et de conformité réglementaire.

Surface Hub 2S de 85 pouces disponible en janvier (précommandes ouvertes aujourd’hui)

Microsoft va donc commencer à vendre la Surface Hub 2S de 85 pouces. Ce modèle, annoncé il y a un an et demi (avril 2019) était tombé dans les oubliettes, il devrait finalement être disponible prochainement si l’on en croit les annonces d’hier soir. Il serait possible de le précommander dès aujourd’hui, au moins aux USA.

Microsoft a également annoncé que la mise à jour 2020 pour Windows 10 Team, sera disponible en octobre. Cette mise à jour très attendue apporte des éléments très interessants comme :

  • Le nouveau navigateur Edge basé sur Chromium,
  • La prise en charge de l’authentification unique
  • L’accès conditionnel sur les appareils présents dans l’ Azure AD
  • Il est possible d’utiliser Microsoft Authenticator pour vous connecter,
  • Mais aussi une clé de sécurité FIDO2. Une bonne nouvelle donc pour protéger plus efficacement l’accès alors que saisir un mot de passe sur un écran tactile géant n’est sans doute pas des plus sécurisés 🙂

Mais nous vous en parlions il est aussi possible maintenant de configurer votre Surface Hub pour qu’il fonctionne sous Windows 10 Pro et Enterprise.

Cela c’était pour les bonnes nouvelles, au chapitre des mauvaises, il n’y a toujours pas de nouvelles sur le Surface Hub 2X, qui avait été annoncé en 2018 comme la version du Surface Hub 2 à venir en 2020… Que devient-il ? Mystère. La mise au point (en particulier de la fonction de mise cote à cote des machine est sans doute plus difficile à mettre en oeuvre, mais aussi et surtout sans doute le nouvel OS accompagnant la bête…

Amazon Sidewalk : le réseau wifi de proximité attendu pour la fin de l’année aux USA avec ses premières applications

Amazon avait annoncé sa technologie Wifi SideWalk, permettant à la manière de ce que propose les opérateurs internet chez nous de partager sa connexion Wifi avec ses voisins. Cette technologie devrait arrivée d’ici la fin de l’année. Mais au delà d’un partage classique de bande passante, la société s’oriente sur une sorte de canal pour les objets connectés, en proposant ainsi un réseau de proximité. Cette initiative devrait ainsi permettre de créer des réseaux sécurisés qui tireront parti du spectre sans fil à faible bande passante et à 900 MHz pour fournir une connectivité aux petits dispositifs d’Internet des objets (IoT), tels que les lumières intelligentes, les stations météorologiques, colliers GPS pour animaux, etc… une alternative à des protocoles spécialisés comme LoRa, avec beaucoup beaucoup moins de distance possible mais une bande passante beaucoup beaucoup plus élevée.

Première à répondre présent, sans doute face à l’arrivée imminente d’Apple dans ce domaine, l’entreprise de technologie de suivi Tile proposera un appareil equi fonctionnent avec le réseau sans fil Amazon Sidewalk avec pour objectif d’aider les gens à retrouver des objets perdus sur une plus grande distance (actuellement il se base uniquement sur du Bluetooth. Ce sera le premier appareil tiers à fonctionner avec Sidewalk.

Amazon a également déclaré que plusieurs de ses propres matériels Echo pourront servir de passerelle, permettant ainsi aux clients d’accéder au réseau lorsqu’ils choisissent de partager « une petite partie » de leur bande passante Internet dans le cadre du pool de bande passante partagée mis en oeuvre par le protocole de Sidewalk.

« Pour les clients qui choisissent de partager leur bande passante avec leurs voisins, nous garantissons que les propriétaires d’autres appareils ne peuvent pas voir les données envoyées depuis vos appareils« , … encore heureux, mais cela va mieux en le disant…

Dans un nouveau livre blanc décrivant les protocoles de confidentialité et de sécurité de Sidewalk, l’entreprise donne plus de détails sur le partage de réseau :

« La bande passante maximale d’un pont au serveur est de 80Kbps, ce qui représente environ 1/40ème de la bande passante utilisée pour diffuser une vidéo haute définition typique. Aujourd’hui, le total des données mensuelles utilisées par les appareils compatibles avec Sidewalk, par client, est plafonné à 500 Mo, ce qui équivaut à la diffusion en continu d’environ 10 minutes de vidéo haute définition« .

Cette nouvelle arrive avant juste avant un événement virtuel prévu après demain (jeudi) où Amazon devrait dévoiler une nouvelle gamme d’appareils Echo et Alexa.

Le patron d’Amazon, Jeff Bezos avait déclaré que le support des appareils tiers serait la clé du succès (ou pas) de Sidewalk. En attendant, l’entreprise développe également ses propres appareils. La filiale Ring d’Amazon prévoit un dispositif appelé Ring Fetch qui s’attache au collier d’un chien et permet au propriétaire de savoir si l’animal s’éloigne au-delà d’un périmètre spécifié de la maison.

Incroyable : les Etats Unis ne veulent pas d’un accord sur la taxe GAFA !

C’est fou… Les américains ne voudraient pas parvenir à un accord sur la taxe GAFA… C’est le constat que vient de faire le ministre de l’économie, Bruno Le Maire (déclaration à Reuters).

Le blocage des discussions sur la taxation des entreprises du numérique est dû, selon le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, aux États-Unis. Selon le ministre français, Washington ne veut pas d’un accord à l’OCDE.

Quelle surprise en effet !

« Le constat, il est très clair, a indiqué Bruno Le Maire, les États-Unis ne veulent pas de taxation digitale à l’OCDE. Donc ils multiplient les obstacles qui nous empêchent de parvenir à un accord alors même que le travail technique est fait.« 

« Si le blocage à l’OCDE par les États-Unis devait être confirmé d’ici la fin de l’année, nous comptons sur l’Union européenne pour déposer une proposition formelle de taxation des activités digitale au premier trimestre 2021.« 

Plus d’un an de « négociations » pour en venir à un tel constat, c’est effectivement étonnant, on aurait pu s’en douter un peu avant non ? Mais bon c’est clair que l’Optimisation Fiscale des GAFA dure depuis tant d’année que l’on est plus à un an près… Dans la même déclaration le ministre rappelait que le manque à gagner pour l’Europe serait 100 milliards de recette fiscales, une paille…

Microsoft propose une meilleure intégration de Teams avec Github

Microsoft lance une intégration maison (en beta) entre sa plate-forme de codage GitHub et Teams. Il existait déjà des extensions, mais elles étaient réalisées par des société tierces (comme la très interessante extension de TATA Consulting). L’objectif est de faciliter la discussion et l’action sur les projets GitHub directement au sein de Teams, comme le service fait déjà avec… Slack !

Il est possible de suivre des référentiels ou des organisations spécifiques, afin de recevoir des notifications d’activité de leur part. Bien entendu, il est également possible de se désabonner de ces dépôts.

Concrètement, Chaque fois qu’une activité – telle qu’une demande ou un problème – provenant d’un certain dépôt est publiée sur Teams, elle apparaît dans une fiche, qui est toujours mise à jour avec le dernier statut du problème en question. La carte peut également faire l’objet d’une action, de sorte que vous pouvez prendre des mesures concernant cette activité, comme fermer et rouvrir des questions, ou commenter des demandes d’extraction.

Si vous désirez tester cette composante, qui est assez stable pour ce que nous avons vu, elle est accessible en suivant ce lien (qui s’ouvre logiquement dans Teams)

Datacenters sous-marins : cela fonctionne très bien…

Project Natick, Vessel retrieval Stromness, Orkney. Microsoft – Tuesday 7th to Wednesday 15th of July 2020

Souvenez-vous du projet « Natick » de Microsoft, nous vous en parlions sur le blog en juin dernier, pour rappel c’est un projet de recherche de Microsoft visant à déterminer la faisabilité de centres de données sous-marins alimentés par des énergies renouvelables offshore avec un refroidissement plus simple : ) Pour tester si la submersion d’un centre de données pouvait améliorer sa fiabilité, les chercheurs ont abaissé le containerjusqu’au fond de la mer près des îles Orcades en Écosse. Après une longue période de tests impliquant les 864 serveurs à bord, le 9 juillet, il a été récupéré et Microsoft a maintenant enfin révélé ce qu’il a appris de son expérimentation.

En 2018, le PDG de Microsoft Satya Nadella pensait que l’avenir du déploiement des centres de données résidait dans ces serveurs sous-marins. Outre le fait qu’ils promettent un déploiement plus rapide, sans besoin de construire une infrastructure complexe et sécurisée, l’un des principaux avantages de ce dispositif est qu’en plaçant les centres de données plus près des zones côtières, cela réduit a latence due aux retards de transmission.

Les chercheurs du Projet Natick ont annoncé que leur hypothèse initiale était en effet correcte. Les data centers sous-marins peuvent améliorer la fiabilité des data centers actuels tout en étant alimentés par une énergie renouvelable offshore. Cela est dû en grande partie au fait que les centres de données terrestres souffrent de phénomènes naturels tels que les fluctuations de température, la corrosion et l’humidité, qui entraînent des pannes fréquentes des équipements et, par conséquent, la nécessité d’un entretien régulier. Mais sous l’eau, ils se trouvent dans un environnement plus frais et moins sujet à de tels facteurs. En fait, l’environnement plus frais sous l’eau permet un échange de chaleur efficace sur le plan énergétique, ce qui peut encore réduire les coûts d’exploitation.

Project Natick, Inverness at Nigg Energy Park – Opening vessel and analysising data, 20-23 July 2020

Microsoft affirme que ce datacenter immergé a eu un taux de défaillance de 15% inférieur à un datacenter terrestre. Des données très prometteuses, alors même qu’il s’agit d’un prototype. De plus, alors que le déploiement d’un centre de données terrestre peut prendre jusqu’à deux ans en raison du refroidissement coûteux et des infrastructures nécessaires, les datacenters sous-marins peuvent au contraire être déployés en 90 jours…

Les discussions entre les chercheurs du Projet Natick et les responsables de Microsoft Azure pour un déploiement commercial sont déjà en cours. Cerise sur le gâteau, en plus des considérations écologiques, cela permettrait aussi de déployer de plus petits datacenter plus proche des utilisateurs, étant donné que la moitié de la population mondiale vit à moins de 120 miles des côtes…

Edge en navigateur par défaut sur iPhone et iPad…c’est (bientôt) possible

Vous pouvez désormais changer votre navigateur par défaut dans iOS 14 (pour rappel la version finale devrait arriver dans les jours/semaines ? qui viennent), mais cette fonctionnalité était exclusive à Google Chrome. En fait, elle commence à se généraliser, Microsoft ayant mis à jour son navigateur Edge pour qu’il prenne en charge cette fonctionnalité.

Une fois que vous avez changé de navigateur par défaut, tous les liens doivent s’ouvrir, qu’ils proviennent de votre application de messagerie électronique par défaut, (qui au passage peut également être modifiée dans iOS 14, Apple ne nous avait pas habitué à tant d’ouverture 🙂) ou d’une autre application.

Pour l’instant, seuls Google Chrome et Microsoft Edge prennent en charge cette nouvelle fonctionnalité dans iOS 14. Les navigateurs comme Firefox, Opera ,etc. n’ont pas été mis à jour pour la prendre en charge, pas plus que les applications de messagerie électronique comme Outlook et Gmail. Il est également probable que lorsque iOS 14 et iPadOS 14 seront mis à la disposition du grand public, dans quelques semaines/jours ? il y aura de nombreuses mises à jour d’applications pour prendre en charge toutes leurs nouvelles fonctionnalités.

Pour l’instant, elle est réservée aux utilisateurs de la version bêta (via TestFlight donc).

Nvidia rachète ARM pour 40 Milliards de $

On savait que le fond Softbank souhaitait se désengager de la société Anglaise ARM qu’il avait acquis en 2016 pour 32 milliards de $. C’est donc Nvidia qui rafle ma mise avec une belle plus value à la clé pour SoftBank de 25% tout de même en 4 ans.

Dans un article de blog, Nvidia a déclaré que la transaction lui permettait de créer « la première société informatique de l’ère de l’intelligence artificielle« . Nvidia a précisé qu’Arm continuera à exploiter son modèle de licence open-source, la propriété intellectuelle de la société restant enregistrée au Royaume-Uni. L’entreprise cherchera également à étendre sa présence au Royaume-Uni en construisant un nouveau centre d’excellence mondial d’IA sur le campus d’Arm à Cambridge, et investira également dans un superordinateur IA alimenté par Arm.

Jensen Huang, le « Geek » fondateur et CEO de NVIDIA, dont les présentations au CES sont toujours très techniques argumentées et passionnantes à déclaré que :

« Dans les années à venir, des billions d’ordinateurs équipés de l’IA créeront un nouvel internet des choses qui sera des milliers de fois plus grand que l’internet des personnes d’aujourd’hui. Notre combinaison créera une entreprise fabuleusement positionnée pour l’ère de l’IA. Simon Segars et son équipe chez Arm ont bâti une entreprise extraordinaire qui contribue à presque tous les marchés technologiques du monde. En associant les capacités informatiques de l’IA de NVIDIA au vaste écosystème du CPU d’Arm, nous pouvons faire progresser l’informatique dans le nuage, les smartphones, les PC, les voitures et la robotique, pour atteindre l’OT et étendre l’informatique IA à tous les coins du monde. »

Ceci dit la partie IoT d’ARM semble avoir été écarté du deal…

Reste à voir maintenant les réactions des régulateurs, américains, européen mais aussi chinois, ces derniers voyant aussi la prise de contrôle par le Californien Nvidia de la société anglaise pas forcément d’un bon oeil. Le deal devra être ficelé durant les 18 prochains mois. Ces régulateurs devront valider les gardes fous mis pour que les concurrents d’Nvidia puissent tout de même garder des relations normales avec ARM : on pense en particulier à Apple, Samsung mais aussi Qualcomm et… Huawei ?

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