Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Résultats : Intel déçoit fortement

Intel publiait hier ses résultats trimestriels. Contrairement à ceux de Microsoft ou encore Tesla, les résultats d’Intel sont mauvais. Le chiffre d’affaire pour le dernier trimestre à 14 Milliards de dollars, en chute libre de 32 % tout de même d’une année sur l’autre… Au global sur toute l’année, le CA chute de 24% bien au dela des prévisions des analystes.

La baisse de la demande en semi conducteurs du en partie à la baisse des ventes de PC (env 28% au quatrième trimestre selon IDC) y est pour quelque chose. Autre point d’inquiétude : la trésorerie d’exploitation d’Intel a diminué à 7,7 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2022, contre un record de 24,1 milliards de dollars au cours de la même période de 2021. Dans le même temps, les dépenses ont augmenté pour atteindre 19,1 milliards de dollars contre 11,6 milliards de dollars un an plus tôt…

Coté prévision c’est pas tout rose non plus : Intel a déclaré s’attendre à un chiffre d’affaires de 10,5 à 11,5 milliards de dollars pour le premier trimestre, ce qui est bien inférieur aux 13,9 milliards de dollars prévus par Wall Street. Elle a également déclaré qu’elle pourrait enregistrer une perte ajustée de 15 cents par action à zéro pour le trimestre, alors qu’elle prévoyait un bénéfice par action de 24 cents. Dans ce contexte, les actions d’Intel Corporation ont chuté de 9,7% dans les échanges d’après-bourse. A l’inverse de Tesla qui gagnait hier 9,5% avec ses résultats.

A l’occasion de la présentation des résultats, le CEO Pat Gelsinger a déclaré :

« En 2023, nous continuerons à naviguer sur les défis à court terme tout en nous efforçant de respecter nos engagements à long terme, notamment en fournissant des produits de premier plan ancrés sur des plateformes ouvertes et sécurisées, alimentés par une fabrication à l’échelle et suralimentés par notre incroyable équipe.« 

Pas sur que cela rassure les investisseurs tant cette promesse a été mainte et mainte fois répétée…

USA : une nouvelle « agence » gouvernementale chargée de la recherche sur l’IA

La Maison Blanche a annoncé cette semaine la publication d’un rapport final (téléchargement PDF) décrivant un plan triennal pour la création d’une agence nationale de recherche en intelligence artificielle (NAIRR). Objectif selon le plan, même si ce n’est pas dit aussi clairement : proposer une alternative publique à la recherche sur l’IA qui est largement dans les mains des géants du numérique, Meta, Microsoft, Google et Apple en tête…

Le rapport cite quelques chiffres pour appuyer son raisonnement :

« Même si les investissements privés dans l’IA ont plus que doublé entre 2020 et 2021 pour atteindre environ 93,5 milliards de dollars, le nombre de nouvelles entreprises a diminué. La disparité dans la disponibilité des ressources de recherche en IA affecte la qualité et le caractère de l’écosystème américain d’innovation en IA, contribuant à une « fuite des cerveaux » des meilleurs talents de l’IA des institutions universitaires et de recherche vers un petit ensemble d’entreprises bien dotées en ressources« .

Le NAIRR est envisagé comme une infrastructure partagée de recherche sur l’IA à usage public, dont le coût s’élève à 2,6 milliards de dollars sur six ans. Le plan prévoit une approche en quatre phases sur trois ans pour créer une infrastructure d’IA « démocratisée » que les étudiants et les chercheurs pourront exploiter. Elle donnera accès à des ressources de données gouvernementales et non gouvernementales.

Alors certes, les champions locaux du numérique sont visés, mais sans surprise, c’est bien la Chine et ses investissements dans ce secteur qui sont dans le collimateur du gouvernement Biden :

« Les pays qui ont investi à long terme dans la recherche sur l’IA, comme la Chine, enregistrent des avancées technologiques. La Chine compte plus de citations de publications sur l’IA et plus de demandes de brevets sur l’IA que les États-Unis.« 

La première phase de la mise en oeuvre du NAIRR consiste à autoriser les fonds pour son infrastructure. La deuxième phase (année 1) implique de travailler avec une « entité opérationnelle », qui peut travailler avec des « fournisseurs de ressources ». Les premières opérations du NAIRR devraient commencer au cours de la troisième phase (année 2). Enfin, la pleine capacité du NAIRR pour un fonctionnement en régime permanent devrait intervenir au cours de la quatrième étape (année 3).

Le rapport propose également des estimations de coûts pour la construction de « grands modèles d’apprentissage profond à forte intensité de calcul », tels que ceux mis en œuvre par OpenAI avec GPT-3 (175 milliards de paramètres) et Google (1600 milliards de paramètres).

Mais tout ceci devra se faire avec les grands fournisseurs privés, pas question de tout développer. Le rapport envisage que des entités privées soient en concurrence pour devenir des fournisseurs de ressources. Elles pourraient recevoir un « financement » en échange de la mise à disposition de leurs ressources, ou elles pourraient faire un échange pour avoir accès aux ressources du NAIRR.

Le NAIRR pourrait également tirer parti des ressources de données fédérales qui sont déjà stockées dans clouds d’Amazon et Microsoft . Le rapport indique que « plus de 36 pétaoctets de données de séquençage génomique à accès public et contrôlé hébergées par la National Library of Medicine des NIH » sont stockés sur deux plates-formes commerciales . De même, « 42 et 10 pétaoctets de données météorologiques et environnementales publiques » collectées par la National Oceanic and Atmospheric Administration sont disponibles sur trois plateformes en nuage commerciales.

Résultats financiers dans la Tech : c’est au tour de Tesla… et c’est plutôt bon.

Après Microsoft hier, Tesla a publié ses résultats financiers pour le quatrième trimestre 2022 hier soir donc dans la nuit pour nous. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 24,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 37 % par rapport au quatrième trimestre 2021. Plutôt impressionnant dans l’absolu, alors que les analystes avaient sanctionné l’action début janvier (nous étions au CES et les TV ne parlaient que de cela) car Tesla avait raté ses prévisions de vente en volume de voiture de peu… Cela me rappelle un époque chez Microsoft ou l’action dégringolait car le CA n’avait progressé « que » de 30% sur les 32% attendus…

Sans surprise, se sont les revenus de l’automobile qui se sont taillés la part du lion – 21,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 33 % par rapport au T4 2021. Cela s’est traduit par un bénéfice net de 3,7 milliards de dollars, soit une augmentation impressionnante de 59 % par rapport au quatrième trimestre 2021. Donc en résumé une excellente année 2022. Les revenus liés aux véhicules ont augmenté de 51 % par rapport à 2021, rapportant 71,5 milliards de dollars. Les revenus totaux ont augmenté du même pourcentage d’une année sur l’autre, à 81,4 milliards de dollars. Les dépenses d’exploitation ont représenté 7,2 milliards de dollars, et Tesla a terminé l’année avec un bénéfice net de 12,6 milliards de dollars.

Dans un secteur automobile morose, combien de constructeurs rêveraient de voir de tels chiffres…

Tesla a construit 1 369 611 voitures en 2022, dont 1 298 434 modèles 3 ou Y. Cela représente une augmentation de tout de même 43 % de la production de ces modèles d’une année sur l’autre. Mais c’est moins que la croissance de 50 % par rapport à l’année précédente promise aux investisseurs. Les baisses spectaculaires de -20% sur les modèles 3 et Y début janvier devraient favoriser le volume pour l’année 2023 en baissant fatalement la confortable marge du constructeur.

Tesla ne fait pas que des voitures… Mais l’activité de panneaux solaire (enferme de tuiles) de Tesla a connu une année 2022 stable, avec une croissance de seulement 1 % d’une année sur l’autre en termes de mégawatts solaires déployés. En revanche côté batterie pour le domicile elle a déployé 6,5 gigawattheures de stockage de batteries, soit une croissance de 64 % par rapport à l’année dernière.

Dans sa déclaration sur les perspectives, Tesla reste optimiste et réitère son objectif de croissance annuelle de 50 %, tout en précisant que « certaines années, notre croissance peut être plus rapide et d’autres plus lente. » Pour 2023, elle affirme qu’elle livrera 1,8 million de voitures. En revanche, visiblement pas de Cybertruck cette année, il entrera en production seulement dans l’année (sans plus de précision) dans la nouvelle usine du Texas.

A vos agendas : les dates du Briefing Calipia de juin 2023

Les dates des prochains Briefing Calipia (#35) sont fixées, bloquez les dès maintenant dans vos agendas !

  • Le mardi 13 juin 2023 à AIX
  • Le mercredi 14 juin 2023 à LYON
  • Le mardi 20 juin 2023 à PARIS
  • Le mercredi 21 juin 2023 en ligne via Teams
  • Le jeudi 22 juin 2023 à LILLE
  • Le mardi 27 juin 2023 à NANTES

L’agenda sera fixé au mois de mars prochain

Résultats Microsoft : stagnation du chiffre d’affaire mais de (très) bons résultats sur le Cloud.

Les résultats de Microsoft pour le dernier trimestre 2022 (second trimestre de l’exercice qui commence le 1er juillet de l’entreprise) étaient très attendus, ils donnent le coup d’envoi de la publication des géants de la Tech après les annonces de réduction d’effectifs de chacun.

La croissance globale du chiffre d’affaires de Microsoft a augmenté d’un tout petit 2 % d’une année sur l’autre, la société ayant récolté 52,7 milliards de dollars pour un bénéfice net de 16,4 milliards de dollars, elle aurait pu faire mieux si elle n’avait pas été confrontée à une baisse très importante de 39 % des licences Windows et du chiffre d’affaires des appareils Surface. C’est tout le marché des postes de travail d’après IDC et Gartner qui était à la baisse entre 20% et 35% suivant les constructeurs, donc les chiffres de Windows sont cohérents. Le matériel Xbox, qui enregistre également une baisse de 13 %, couplée à une chute de 12 % des revenus du contenu et des services Xbox.

L’entreprise résiste néanmoins et parvient même à battre de peu les anticipations des analystes grace à la très bonne performance de ses activités Cloud et Azure en particulier. Microsoft gagne encore des parts de marchés vis à vis du numéro 1 du secteur Amazon (AWS).

« L’Intelligent Cloud » de Microsoft a augmenté de 18 % d’une année sur l’autre, et Office Commercial a enregistré une croissance de 7 % sur le trimestre. De très bons chiffres donc à comparer dans quelques jours à ce que fera Google avec GCP et Amazon. De bons chiffres aussi pour Microsoft Dynamics et LinkedIn qui ont connu respectivement une croissance de 13 et 10 %.

Dans le détails :

Le chiffre d’affaires de Productivity and Business Processes s’est élevé à 17,0 milliards de dollars et a augmenté de 7 % (13 % à taux de change constant), avec les faits marquants suivants :

  • Le chiffre d’affaires des produits commerciaux et des services dans le cloud d’Office a augmenté de 7 % (en hausse de 14 % à taux de change constant), grâce à la croissance de 11 % du chiffre d’affaires commercial d’Office 365 (en hausse de 18 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des produits grand public et des services en nuage d’Office a diminué de 2 % (en hausse de 3 % à taux de change constant) et le nombre d’abonnés à Microsoft 365 grand public est passé à 63,2 millions.
  • Le chiffre d’affaires de LinkedIn a augmenté de 10 % (14 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des produits et services cloud Dynamics a augmenté de 13 % (+20 % à taux de change constant), grâce à la croissance du chiffre d’affaires de Dynamics 365 de 21 % (+29 % à taux de change constant).

Le chiffre d’affaires d’Intelligent Cloud s’élève à 21,5 milliards de dollars et augmente de 18% (+24% à taux de change constant), avec les points forts suivants :

Le chiffre d’affaires des produits de serveur et des services de cloud a augmenté de 20 % (en hausse de 26 % à taux de change constant) grâce à la croissance de 31 % du chiffre d’affaires d’Azure et d’autres services de cloud (en hausse de 38 % à taux de change constant).

Le chiffre d’affaires de More Personal Computing s’est élevé à 14,2 milliards de dollars et a diminué de 19% (baisse de 16% à taux de change constant), avec les faits marquants suivants :

  • Le revenu OEM de Windows a diminué de 39%.
  • Le chiffre d’affaires des produits commerciaux et des services cloud de Windows a diminué de 3 % (augmentation de 3 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des contenus et services Xbox a diminué de 12 % (moins 8 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des publicités de recherche et d’actualité, hors coûts d’acquisition de trafic, a augmenté de 10 % (+15 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des appareils a diminué de 39 % (baisse de 34 % à taux de change constant).

Microsoft a reversé 9,7 milliards de dollars aux actionnaires sous forme de rachats d’actions et de dividendes au cours du deuxième trimestre de l’exercice 2023, soit une baisse de 11 % par rapport au deuxième trimestre de l’exercice 2022.

Licences Echange Online : simplification de l’administration

Vendredi dernier, Microsoft a annoncé avoir simplifié l’administration des licences Exchange Online lorsqu’elles sont utilisées avec Azure Active Directory. Et ce n’est pas toujours très simple. En attribuant des licences à l’aide du centre d’administration Microsoft 365 ou d’Azure AD PowerShell, certains ont parfois reçu un message indiquant qu’ils ne pouvaient pas attribuer des licences comprenant des services « conflictuels ». Avec à la clé des détails qui ne sont pas plus explicites : « L’attribution de licence a échoué parce que les « attributions simultanées de licences Exchange Online ne son pas autorisées« . En cause plus simplement la non « superposition » possible de licences couvrant le même domaine fonctionnel : Exchange Online !

Avec les nouvelle possibilités offertes par Microsoft c’est maintenant la licence qui prend en charge le plus de fonctionnalités qui aura la priorité sur une licence de moindre importance. Microsoft donne un exemple pour bien expliquer ce changement :

« Lors d’une tentative d’attribution d’une licence Exchange Online Plan 2 à un titulaire de licence Microsoft 365 Business Standard existant (qui dispose déjà de capacités d’accès à Exchange Online). Nous avions avant un échec d’attribution de licence, mais désormais ces licences sont superposées« 

L’ancienne approche d’attribution des licences Exchange Online posait surtout problème aux grandes entreprises clientes de Microsoft qui utilisaient des groupes pour attribuer les licences, explique l’annonce. Les grandes entreprises devaient déterminer « de quel groupe supprimer l’utilisateur » lors de nouvelles attributions. L’ancienne approche était également problématique si des scripts automatisés étaient utilisés dans le cadre de ce processus.

La nouvelle approche avec le cumul des licences d’Exchange Online offre également des avantages pour les organisations qui passent à Teams ou SharePoint. En effet De nombreux services d’Office 365 (y compris Teams) dépendent d’Exchange Online pour stocker des données ou accéder à des données provenant de boîtes aux lettres. Pour cette raison, les packs de licences construits pour Teams ou SharePoint ou d’autres services, incluent parfois une licence Exchange Online également…

Attention néanmoins au risque de double facturation

Il est possible qu’une organisation soit doublement facturée avec la nouvelle approche de Microsoft en matière de cumul de licences pour Exchange Online. car logiquement si deux licences sont attribuées, elles sont toutes « utilisées » (et peuvent être facturées) il sera donc important de ne pas utiliser cette fonction les yeux fermés mais de refaire un point sur l’ensemble, ce qui n’est pas toujours des plus simple, au moins l’erreur générée précédemment évitait ce problème…

La modification du cumul des licences Exchange Online est entré en vigueur dès maintenant pour tous les tenants hors secteur public « Gouv », mais qui devrait arriver aussi d’ici juin.

Interopérabilité bidirectionnelle entre Zoom et Google Meet effective en fin de semaine

Vraiment une très bonne idée. L’interopérabilité bidirectionnelle entre les plateformes Zoom et Google Meet, annoncée par Google en octobre dernier, commence à se déployer sur le modèle de celle entre Meet et Cisco Webex et Pexip. Cette intéropérabilité se fera sans frais associés, un bon point là encore. Tout ceci d’ici le 26 janvier.

Grâce à cette fonctionnalité, les utilisateurs pourront rejoindre des réunions sur Zoom via leurs appareils Google Meet et rejoindre des réunions Google Meet via Zoom Rooms. Attention néanmoins certaines fonctionnalités telles que les sondages, la présence en ligne et la prise en charge du double écran ne seront pas disponibles pour les utilisateurs qui rejoignent Zoom via des périphériques Meet et vice versa.

Dans la pratique, les utilisateurs peuvent accéder aux fonctions de connexion via un code de réunion et de connexion programmée, ainsi qu’à « la possibilité de configurer la connexion sans frapper (contournement de la page de connexion) dans les deux sens« .

Pour accéder à l’interopérabilité de Zoom avec Google Meet, les administrateurs trouveront l’option, par défaut, sur leur matériel Google Meet. Ils peuvent choisir de la désactiver via la console d’administration de l’espace de travail au niveau de l’OU en sélectionnant Dispositifs > Matériel Google Meet > Paramètres > Paramètres du dispositif > Interopérabilité intégrée. Les administrateurs ont la possibilité de configurer cette fonction avant que l’option ne commence à être déployée. Ils peuvent donc la désactiver d’ici le 25 janvier.

Pour configurer la fonction « no-knock join » pour Zoom Meetings à partir du matériel Meet, générez un jeton dans l’administration Zoom sous Account Management > Account Settings > Meeting > Allow my organization’s 3rd party conference room systems to join my Zoom meetings as an authorized user et collez-le dans l’administration Google Workspace sous Devices > Google Meet hardware > Settings > Service settings > Built-in interoperability direct access.

A quand une fonction similaire dans les autre plateformes et en particulier dans Teams ?

Licenciements chez les GAFAM : à relativiser…

Après Meta, Amazon, Microsoft c’était donc au tour de Google d’annoncer la semaine dernière des licenciements. 12 000 postes, après des chiffres équivalents chez les 3 autres. Apple de son coté à simplement pour l’instant gelé les embauches.

Vu de France, cela fait les gros titres de la presse, sur le thème « rien de va plus chez les géants du numérique« . Bon nombres de nos contacts relient l’information et le pessimisme même sur la technologie… Tant en France nous sommes souvent tétanisés par les plans de licenciements précurseurs de chômage de masse.

Comparaison n’est pas raison.

Aux USA, les choses sont tout de même largement différentes, le marché du travail étant beaucoup plus volatile, à la baisse comme à la hausse. Le marché du travail en France et dans la tech en particulier, c’est à mon avis un peu comme une locomotive diesel : cela met une énergie folle à démarrer, mais une fois lancée il y a aussi une inertie importante. Donc en gros, il faut que cela aille bien pendant des mois et des mois pour que la locomotive démarre enfin. Aux US c’est quasiment du On/Off. Quand cela va bien cela embauche à tout va pour bénéficier au plus vite de la reprise et des opportunités, mais quand cela freine un peu, c’est brutal.

Et dans le cas des licenciements actuels c’est exactement cela : si l’on parle actuellement de 5 à 6% de licenciements du personnel dans ces groupes, ont a tendance à oublier que ces mêmes sociétés ont largement accru le nombre de leurs employés durant les deux années précédentes (plus de 36% par exemple chez Microsoft). Le solde est encore pour chacune d’entres elles très largement positif… Combien de grandes sociétés en France on fait + 30% de personnel depuis le Covid ?

Le cas Meta.

Néamoins le cas Meta est un peu particulier. C’était le premier à appuyer brutalement sur le frein. -11% des effectifs annoncés. Mais, contrairement à Amazon, Google et Microsoft, ce n’était pas en prévision de jours moins fastes, mais au contraire face à des pertes et des décisions stratégiques… compliquées. Pour faire simple, le frein des recettes publicitaires d’un coté (largement du aux nouvelles protection de la vie privée mises en oeuvre chez Apple par exemple) y est pour beaucoup. Le démarrage plutôt poussif (pour ne pas dire plus) du Metavers, à fait le reste.

Microsoft Stream « classique » : arrêt programmé du service…

Microsoft a annoncé la semaine dernière qu’elle prévoyait de mettre fin à son service de partage de vidéos Stream dit « classique » au début de l’année prochaine. L’idée étant maintenant d’utiliser la version basée sur SharePoint plus plus de cohérence.

La « disponibilité générale » de la version de Stream basée sur SharePoint date d’octobre dernier, elle s’est mise en route automatiquement dans la plupart des cas à partir de cette date tout en laissant la version classique en fonction su rue contenu existant. Microsoft prévoit de bloquer les téléchargements de vidéos de la version classique de Stream en août 2023 et de supprimer totalement la version le 15 février 2024.

Pour ce qui est du contenu que vous pouvez avoir sur Stream Classique, Microsoft a créé un outil de migration pour le passer sur Stream basé sur SharePoint. L’outil de migration est actuellement disponible au stade de « d’aperçu public ». Il devrait atteindre la disponibilité générale le 15 février prochain.

Revenons sur les avantages de Stream basé sur SharePoint

En plus de la cohérence de l’offre (même si il y a parfois des confusions qui persistent entre OneDRive Entreprise et Sharepoint que l’on retrouve dans les applications, et Stream ne fait pas exception à cette règle…), en premier lieu cette nouvelle version permet de diffuser des vidéos dans d’autres applications Microsoft 365, telles que Teams, Office.com, Yammer, Viva, PowerPoint et SharePoint beaucoup plus simplement.

Il est aussi possible d’utiliser la recherche dans les applications Microsoft 365 pour trouver des vidéos, ou les vidéos peuvent être trouvées en utilisant une page de démarrage Streams dans Office.

Autres avantages, le chapitrage automatique marche (enfin) de façon plus correcte et les transcriptions sont disponibles en un temps record et plutôt de bonne qualité.

On peut enfin partager des vidéos avec des invités externes moyennant les réglages Sharepoint qui vont bien (comme pour tout contenu du coup). Les statistiques sur le visionnage des vidéos peuvent être consultées.

Logiquement le service Stream Live Events va également disparaître pour lui aussi être basé sur le nouveau service Stream, mais Microsoft n’indique pas de date encore pour ce retrait.

Mui Board V2 : un magnifique panneau de contrôle domotique compatible Matter

Le CES 2023 a été aussi l’occasion de découvrir la seconde version du Mui Board. Un morceau de bois qui sert d’affichage et d’écran tactile pour contrôler notre domotique.

Le précédente version apparue en 2017 via Kickstarter n’avait pas été couronnée de succès tant les limitations étaient importante : pas d’interface tactile (uniquement de l’affichage) mais surtout aucune compatibilité avec les protocoles domotique : uniquement de IFTTT. Donc en gros : super limité.

Il est est tout autre pour la cette version 2 qui sera compatible Matter et offrira donc une compatibilité plus large avec les équipements domotique actuels et futurs.

Il est donc possible avec cet appareil :

  • D’afficher des données avec différents pictogrammes,
  • De dessiner ses propres pictogrammes
  • De sélectionner des éléments pour les régler, comme des commutateurs, des potentiomètres, etc
  • De définir des menus et sous menus
  • De définir des scénarios via l’app de contrôle

Et tout ceci avec un look il est vrai très sympa…

Ci dessous une petite vidéo (on voit un petit bug d’affichage « All Lights » qui reste présent).

Bon cet objet, de sera pas disponible tout de suite, et surtout coutera un peu cher : Le porte-parole Akiko Moriguchi a déclaré à The Verge que les précommandes pour la nouvelle Mui Board commenceront en juin sur Kickstarter à 599 $ et l’équipement devraient être disponible à partir du mois de novembre. Dons disons 2024 pour prendre un peu de marge, ce qui est souvent le cas pour les projets sur Kicktarter.

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