Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Les lunettes connectées Focals gagnent de nouvelles fonctions

Capture d’écran 2019-04-08 à 17.47.06Nous vous en avions parlé lors du dernier CES où nous avions essayé les lunettes Focals de la société North, la société derrière les lunettes intelligentes Focals, a annoncé cette semaine la mise à jour de ses lunettes afin d’ajouter de nouvelles fonctionnalités assez sympathiques. Pour rappel cette société propose des montures ajustables via des opticiens intégrant Alexa d’Amazon, une bague pour le contrôle supplémentaire et offrant des informations en vision haute.

On retrouve ainsi la prise en charge les contrôles Spotify. Il sera ainsi possible de sauter une chanson dans une playlist, régler le volume d’écoute, voir une photo de la pochette, ou le morceau qui est en train d’être joué.

La société a également mise à jour les paramètres d’orientation pour pouvoir être guider de façon plus efficace ainsi que fournir des options en cas de retards ou problème sur un voyage. Historiquement les lunettes Focals ne pouvait fournir qu’un itinéraire ou appeler un Uber. Elles ne donnaient pas d’indications de conduite, probablement parce que les lunettes s’éteignaient quand le porteur conduisait !

On trouve aussi une nouvelle fonction appelée «Rewind» qui via le microphone intégré aux lunettes capture des notes vocales et les renvoient aux serveurs de de la société North, qui les traitent et les transcrivent ensuite. Les utilisateurs recevront un courrier électronique avec leurs notes audio et textuelles après leur traitement. Pas bête !

 

Les ventes de PC toujours au plus bas

Le marché des PC est toujours en déclin, selon les sociétés de recherche Gartner et IDC. qui pour une première fois sont en phase sur le montant des ventes : elles ont estimé exactement le même nombre d’expéditions de PC : 58,5 millions au premier trimestre 2019. Gartner et IDC ont ainsi constaté que les expéditions de PC avaient diminué globalement d’une année à l’autre (-4,6% selon Gartner) alors qu’ils pensaient il y a un an que les ventes allaient se stabiliser cette année.

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Cela fait donc 6 ans que les ventes sont en baisse tous les trimestres… un record. Sans surprise la baisse a commencée avec l’arrivée des premières tablettes (iPad) à l’époque. Depuis ce temps le PC, malgré les efforts des constructeurs, n’arrive pas vraiment à se réinventé justifiant un fort renouvellement sur un marché déjà visiblement saturé. Ce qui au passage risque de faire mentir ceux qui étaient persuadés d’un complot planétaire de tous les constructeurs pour une obsolescence programmée…

Autre facteur qui a également sont importance (mais pas sur toute les gammes) : les pénuries de processeurs.

Alors que la course à la plus grande diagonale continue sur les Smartphones…

Capture d’écran 2019-04-08 à 18.09.39Palm vient d’annoncer la disponibilité (comme téléphone principal cette fois) de son tout petit smartphone de 3,3 pouces ! Il y aurait donc un marché pour les petits téléphones.

Palm laisse toujours la vente de son téléphone en exclusivité  à Verizon Wireless, mais est maintenant disponible au prix de 199 $ hors contrat, très loin des 349 $ habituels. seulement. Au départ ce téléphone n’était vendu que comme complément à un modèle plus grand par l’opérateur. Celà ne sera visiblement plus le cas.

Comme Smartphone principal, Palm indique que son produit est conçu pour aider les gens à vivre en dehors de leur écran, en insistant sur le fait que c’est l’appareil idéal, compte tenu de sa taille, pour les modes de vie actifs (course à pied, cyclisme, etc) ou pour les minimalistes qui ne veulent pas être alourdis par leur gros téléphone. Cela n’a pas changé. Vous aurez donc la possibilité d’utiliser Palm comme smartphone principal, avec son propre numéro et abonnement datas.

Le constructeur californien indique également que l’appareil recevra dans les prochaines semaines de nombreuses mises à jour, en particulier pour son module photo.

L’éternelle question de la sécurité des terminaux Android…

Depuis le début d’Android (il y a 10 ans maintenant), la sécurité a toujours été le talon d’Achille de la plateforme mobile. Le nombre d’intervenants mais aussi peut-être paradoxalement l’ouverture de ce dernier fait que chacun (Editeur, Constructeurs et Opérateurs) écrit ou modifie le code, ajoute des couches et sur-couches rendant alors la structure plus difficile à maintenir et créant une dépendance logique sur chacune des couches. Résultat, lorsqu’un élément doit être corrigé c’est tout l’édifice qui peut devenir bancale.

Capture d’écran 2019-04-06 à 18.25.53Google à très vite compris ce problème, sans pour autant en trouver la solution. Aujourd’hui le système d’exploitation compte non seulement plus de deux milliards d’utilisateurs actifs, mais tout le monde est beaucoup plus critique en ce qui concerne sa confidentialité et sa sécurité dans l’espace numérique. Google  publie depuis cinq ans son rapport « Year in Review« , décrivant en détail comment il protège ses utilisateurs Android. La nouvelle version du rapport vient d’être rendue disponible.

Mais compte tenue de la diversité, surveiller Android et sa sécurité n’est pas une tâche facile. Google détecte notamment les applications potentiellement néfastes (PHAs). Google maitrise le Play Store (Le magasin applicatif) et parvient tant bien que mal à écarter les applications suspectes (seulement 0,08% des appareils utilisant exclusivement le Play Store pour installer des applications aurait été infectées par une ou plusieurs PHA). Le problème reste la possibilité d’utiliser des applications venant de sources externes où le taux d’infection serait huit fois plus élevé pour atteindre donc 0,68%.

Capture d’écran 2019-04-06 à 18.32.42Mais ce rapport est un arbre qui cache un peu la foret, car le véritable problème reste que les constructeurs se se précipitent pas pour appliquer les correctifs ou simplement mettre à jour le système. Y compris sur des modèles récents. Là encore Google est bien conscient du problème. Afin d’accélérer le processus de mise à jour, le Project Treble a été introduit dans les versions les plus récentes d’Android, (nous vous en parlions il y a deux ans lors d’un Briefing Calipia), ceci aurait permis d’après Google aux entreprises de publier des mises à jour plus rapidement. Le rapport indique « qu’au quatrième trimestre de 2018, 84% de périphériques supplémentaires bénéficiaient d’une sécurité. mise à jour par rapport au même trimestre l’année précédente « .

Mais Google indique aussi qu’en 2018 même les nouveaux produits Android pouvaient présenter des vulnérabilités dès l’origine. Google a lancé une suite dite « de tests de construction (BTS) » avec des équipementiers afin de lutter contre ce problème, leur permettant de soumettre des images qu’ils souhaitent installer sur leur modèles afin de détecter les problèmes de sécurité et les éventuelles PHA avant leur envoi aux utilisateurs.

Avec le programme Android Entreprise lancé en février 2018, Google compte bien aussi obliger les constructeurs qui y adhèrent de réaliser ces mises à jours au moins pour 2 ans. Mais encore faut-il que tout le monde y adhère et pour tout les modèles vendus. Ce qui est loin d’être le cas, lorsque l’on voit aussi que le principal constructeur, Samsung, ignore ce programme…

Nous reviendrons sur ces éléments lors du prochain Briefing Calipia avec une session dédiée au passage d’iOS à Android. N’hésitez pas à vous joindre à nous.

Une semaine après sa création, le conseil éthique sur l’Intelligence Artificielle de Google ferme ses portes…

Capture d’écran 2019-04-06 à 19.18.59Google a annoncé la fermeture de son « Conseil consultatif externe sur les technologies de pointe (ATEAC) » une semaine à peine après sa création. Ce conseil devait apporter ses réflexions sur l’usage de l’Intelligence Artificielle chez Google et établir des règles (consultatives donc) éthiques. La fermeture du conseil intervient alors que la présidente de la Fondation du Patrimoine, Kay Coles James, membre du conseil, a attiré l’attention avec des prises de positions politiques assez tranchées et que la présence de Dyan Gibbens, la PDG de Trumbull Unmanned, une entreprise de drones à vocation militaires, n’était pas souhaité par les employés de Google qui s’étaient précédemment opposés à ce que Google soutienne des projets avec le Pentagone ;  la direction avait alors été obligée de faire machine arrière.

Dans le même temps, un autre membre, Alessandro Acquisti a annoncé sur Twitter qu’il ne participerait finalement pas. Ce professeur à Carnegie Mellon est l’une des premières personnes qui soulignait l’importance du respect de la vie privée dans une conférence très à TEDx en 2013.

Google a donc logiquement jeté l’éponge : «Il est devenu évident que dans l’environnement actuel, l’ATEAC ne peut pas fonctionner comme nous le souhaitions. Nous arrêtons donc le conseil. Nous continuerons d’être responsables sur les questions importantes soulevées par l’intelligence artificielle et trouverons différents moyens d’obtenir des opinions extérieures sur ces sujets.  »

La raison pour laquelle Google avait inclus des personnes de tous horizons politiques et sensibilité était pour que ce conseil soit plus le plus représentatif possible. C’est raté ! A voir quelle structure le géant de Mountain View va pouvoir proposer en échange ? Et pourquoi pas une alliance les autres géants du secteurs : Facebook, Microsoft et Amazon par exemple… En laissant les états le soin de réguler les usages…

Google annonce Cloud SQL for Microsoft SQL Server

Capture d’écran 2019-04-11 à 07.31.38Lors des sessions d’hier De sa conférence Next19 Google a annoncé la disponibilité prochaine de sa technologie PaaS pour offrir les fonctions de MIcrosoft SQL Server dans son Cloud. Ce qui permettra ainsi de basculer des applications et des données présentes dans les bases Microsoft directement dans GCP. La gestion des données sera ainsi logiquement faite par Google. Un moyen de migrer plus rapidement selon les intervenants Dominic Preuss et Tobias Ternstrom : « Passer au cloud ne signifie pas nécessairement tout recommencer de zéro, nous nous engageons à donner à nos clients plusieurs choix« .

Le service de base de données proposé doit gérer de manière autonome les sauvegardes, la réplication, les correctifs, les mises à jour, etc. Il préservera les applications et les données existantes selon le fournisseur et donnera l’accès aux services GCP tels que BigQuery pour l’analyse et aux services d’IA de Google.

Google renforce également sont offre Cloud Bigtable, son service de base de données grand volume NoSQL (on parle de la taille d’un pétaoctet). Pour rappel cette offre est comparable à DynamoDB d’Amazon, Azure DocumentDB de Microsoft, IBM Cloudant, entre autres, qui représentent une part importante et croissante du marché global des systèmes de gestion de base de données. Selon un rapport publié par Allied Market Research, les services NoSQL généreront un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dollars d’ici 2020, et les analystes de Forrester tablent sur une croissance du secteur de 25% entre 2015 et 2021.

L’avenir est au Multi-Cloud et c’est Google qui le dit…

Le Multi-Cloud est tendance et pour cause. Le Cloud est incontournable, c’est une évidence aujourd’hui pour toutes les entreprises y compris celles qui pour des raisons de sécurité y étaient hostiles, obligées de caractériser et classifier leurs données plutôt que de continuer avec une approche « coffre-fort ».

Seulement voilà, comment ne pas dépendre d’un seul fournisseur de Cloud ? D’où les approches Multi-Cloud. Pouvoir déployer à sa guise chez un fournisseur au choix à un moment donné. L’éternelle question de l’indépendance des composantes d’un système d’information. A ce propos, nous détaillerons ces approches lors du prochain Briefing Calipia avec une session dédiée.

Capture d’écran 2019-04-10 à 09.12.43Hier soir lors de la Keynote d’ouverture de Next 19, l’évènement Google Cloud qui avait lieu à San-Francisco, le géant de Mountain View a annoncé Anthos, un service de gestion de cloud hybride exécuté sur Kubernetes. Anthos est le nouveau nom de la plate-forme de services cloud, que Google a introduite l’an dernier en version bêta pour la gestion de cloud hybride. Nous en parlions lors du Briefing de décembre et sur le blog avec le volet On-premise de l’offre.

Anthos fonctionnera certes avec Google Cloud Platform, mais peut être mis en oeuvre dans d’autres clouds comme AWS et Azure ! Des démonstrations ont été réalisées sur scène via des scripts. L’approche est clairement séduisante. Attention néanmoins à la « dépendance cachée » dans les applications sur les autres services PaaS de l’éditeur. C’est toujours le problème de ce type d’approche et ce n’est pas nouveau.

Sundar Pichai le PDG de Google a déclaré « Cela vous donne la possibilité de passer des applications sur site au cloud quand vous êtes prêt« .

Capture d’écran 2019-04-10 à 09.07.29C’était aussi les premiers pas du nouveau patron de Google Cloud Thomas Kurian lors d’une conférence mondiale. Costume de rigueur, ce transfuge d’Oracle, n’est visiblement pas aussi à l’aise que les autres en public, son discours manquait clairement d’enthousiasme. Pas sûr à mon avis que la greffe prenne si facilement… Disons pour être gentil, que ce n’était pas la passion qui l’animait hier soir, un comble lorsque l’on connait ce qui anime les employés de Google.

Il y avait même du risible lorsqu’il affirma avec le plus grand sérieux que « le multi-cloud était la liberté et que ce n’était pas bien de dépendre d’un seul fournisseur…« . Un peu comme avoir un seul moteur de recherche à 95% de parts de marché ? Un fournisseur d’OS de smartphones à 80% de parts de marché ? Qu’il se rassure pour notre liberté : AWS et Microsoft réunis sont encore très loin de ces scores ! Mais bon, disons que ce n’est pas de la mauvaise fois, c’est simplement que son intégration à la firme n’est pas encore complètement réalisée !

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