Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Entrée en bourse de Slack : une valorisation à 23 milliards de $

Unfurl-Why-SlackL’entrée en bourse de Slack la semaine dernière s’est faite en fanfare : on attendait une valorisation à 16 Milliards de $, c’est 23 milliards de $ que la société est désormais valorisée…

Ce n’était pas gagné d’avance pour cette introduction : beaucoup d’informations circulaient durant les dernières semaines sur les difficultés que rencontrait l’entreprise sur son manque notoire de profits et les difficultés qu’elle rencontrait pour gagner suffisamment d’argent pour couvrir ses dépenses… De plus, la concurrence est très forte sur le domaine avec en numéro 1 Teams de Microsoft qui connait un grand succès, seulement 2 ans après sont introduction. Nous avons pu aussi le constaté lors du dernier Briefing Calipia, où près de 2/3 des sociétés présentes commençaient à utiliser le produit de Microsoft.

Slack a utilisé un processus dit de « direct lisiting » pour son entrée en bourse, ce qui signifie que la société elle-même n’a pas levé d’argent lors de l’introduction en bourse, mais a tout simplement laissé ses actions commencer à se négocier à la Bourse de New York. Avec succès donc ! Slack est le dernier d’une série d’introductions en bourse de sociétés technologues cette année, après des Pinterest, Lyft où encore Uber. Si Pinterest a été un succès également, Lyft et Uber ont eu du mal à impressionner les investisseurs depuis leur introduction en bourse.

Pour la petite histoire, Slack est presque arrivé par erreur ! Stuart Butterfield, le dirigeant et fondateur de l’entreprise (récemment reçu en mai dernier par Emmanuel Macron) avec créé un outil de communication interne pour sa nouvelle startup de jeux vidéo. Mais devant le succès d’usage en interne,  Stuart Butterfield s’est rendu compte qu’il pourrait y avoir une belle opportunité pour lancer un outil de communication en externe. Et tandis que Microsoft rachetait à la même époque Yammer, le chouchou de la communication de la Silicon Valley, Slack naissait et enthousiasmait les mêmes sociétés abandonnant peu à peu Yammer…

Fin des tablettes Google Pixel sous Chrome OS

Capture d’écran 2019-06-24 à 13.03.23Google lançait en octobre dernier les Pixel Slate, Tablettes avec clavier optionnel, à la mode de l’iPad Pro ou de la Surface Pro. Cette tablette était sous Chrome OS, ce qui a l’époque n’indiquait rien de bon concernant Android sur les Tablettes…

On apprenait en début d’année que le constructeur lancerait également plusieurs formats de nouvelles tablettes Pixel. Il n’en sera rien finalement. Selon de nouvelles informations, la société a cessé de travailler sur ces modèles non annoncées et concentrera plutôt ses efforts sur les ordinateurs portables.

JR Raphael, de Computerworld, s’est entretenu avec un porte-parole de Google, qui a confirmé l’abandon des tablettes sous Chrome OS. La nouvelle a d’abord été partagée avec les employés lors d’une réunion de l’entreprise tenue mercredi dernier, en recasant les personnes impliquées dans les projets de tablettes. Selon Raphael, beaucoup ont déjà commencé à travailler pour l’équipe ordinateurs portables.

Deux ans se sont écoulés depuis l’annonce du Pixelbook de la firme et de nombreuses rumeurs ont couru sur un successeur approprié. Avec cette annonce, nous verrons peut-être enfin un nouvel ordinateur portable Pixel cette année ?

Les configurations Office peuvent maintenant être enregistrées dans le cloud de Microsoft

Office 365L’outil de personnalisation Office pour Office 365, permet maintenant aux administrateur de la plateforme de sauvegarder les fichiers de configuration dans le cloud Microsoft pour une utilisation ultérieure, notamment via une simple URL.

Cette amélioration permet de « créer, modifier et accéder à vos configurations de déploiement à partir d’un emplacement central« , a expliqué Microsoft dans une annonce la semaine dernière. Plus besoin donc de se rappeler où les fichiers de configuration sont stockés, ils peuvent ainsi facilement être récupérés et modifiés.

Pour rappel, l’outil de personnalisation Office fait partie du service de configuration du client Office 365 il est accessible ici : https://config.office.com. Cet outil est utilisé pour personnaliser les produits Office, en particulier ceux qui exploitent la technologie de mise à jour en continu, telle qu’Office ProPlus. Sans surprise, les configurations Office 365 sont enregistrées en tant que fichiers XML qui peuvent maintenant être téléchargés.

Il existe également une option pour obtenir un lien direct dit « URL anonyme » dans l’interface de personnalisation Office sur ces fichiers de configuration de façon à pouvoir par exemple les utiliser en ligne de commande dans le Microsoft Deployment Tool.

Google change une API utilisée par de nombreuses extensions à Chrome

Capture d’écran 2019-06-14 à 15.16.20Google a récemment décidé de changer le fonctionnement de l’API Web Request dans Chrome. Quel est le problème me diriez-vous ?

Il se trouve que cette API est utilisée par de nombreuses extensions et les modifications pourraient affecter la capacité des bloqueurs de publicité à fonctionner correctement… Et voilà une polémique de lancée, car il est vrai que l’on soupçonne souvent Google de vouloir contrarier ces bloqueurs de publicités qui logiquement attaquent un peu le gagne pain de la firme de Mountain View…

Alors sur son blog sur la sécurité Google explique pourquoi il estime que les modifications sont nécessaires à la protection des utilisateurs ce qui devrait selon lui apaiser les craintes relatives à la possibilité de neutraliser les bloqueurs de publicité dans Chrome. La société explique que la croissance explosive de la popularité des extensions a obligé l’équipe de Chrome à prendre des mesures drastiques pour réduire les abus de la part d’acteurs néfastes. Google prend également plus de temps pour revoir les extensions présenté dans le magasin application de Chrome, ce qui d’après la société aurait déjà entraîné une baisse de 89% du nombre d’installations d’extensions malveillantes depuis 2018. Mais pour aller encore plus loin, Google remplacera l’API Web Request par l’API Declarative Net Request, qui permet aux éditeurs d’extension d’avoir un contrôle précis des informations dont ils ont besoin dans le navigateur, sans recevoir d’informations sensibles ou non pertinentes pour leur fonctionnement. Donc en gros : cela n’a rien de machiavélique de la part de Google c’est uniquement pour le bien des utilisateurs et surtout pour leur sécurité !

Seulement voilà difficile d’expliquer dans ces conditions pourquoi la société maintien cette API dans la version Entreprise de Chrome (destinée il va de soit aux entreprises déployant la solution)…

La plupart des autres navigateurs basés sur Chromium comme Opera et Vivaldi ont déclaré qu’ils continueraient à prendre en charge l’ancienne API pour les extensions, malgré les modifications de Google. Aucune information coté Edge Chromium en revanche.

Lenovo lance ThinkSmart Hub 500 pour Zoom Rooms

Vous vous souviendrez peut-être du ThinkSmart Hub 500  créé à l’origine pour la prise en charge des salles virtuelles (et réelles donc) Skype ? Il avait été annoncé lors de la conférence Microsoft Ignite en 2017. L’entreprise annonce aujourd’hui son produit pour l’acteur montant Zoom. Il sera donc utilisation pour les Zoom Rooms.

Capture d’écran 2019-06-13 à 11.54.27Ce produit est conçu pour les petites salles, pour être une solution tout-en-un. Il est alimenté par un processeur Intel vPro et intègre des haut-parleurs Dolby Audio, des microphones doubles à 360 degrés et un écran tactile pour contrôler votre réunion. Lenovo présente également le logiciel ThinkSmart pour la mise en oeuvre du système ainsi que des tableaux de bord en temps réel sur les usages.

Lenovo collabore également avec d’autres constructeurs pour créer une gamme d’accessoires qui rendent le ThinkSmart Hub 500 extensible. Un partenariat par exemple avec Avocor pour les écrans certifiés Zoom Rooms, Huddly IQ pour une caméra de conférence dotée d’une intelligence artificielle pour construire des réunions plus rythmé en centrant le focus sur les personnes parlant par exemple automatiquement. On retrouve également Maverick AV Solutions qui propose des kits Zoom Rooms pour différentes tailles de salles de réunion.

Actuellement, Lenovo n’a pas précisé le prix ou la disponibilité de son matériel.

Du LiFi dans les avions chez Air France

Capture d’écran 2019-06-13 à 10.20.36.pngLors du deuxième congrès annuel Global LiFi à Paris la semaine dernière, Oledcomm, en collaboration avec le groupe Latécoère, l’Université Paul Sabatier et de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), a dévoilé un produit LiFi conçu pour les avions en croisière à 30 000 pieds. Il s’appuie sur la technologie LiFiMax annoncée au début de l’année lors du CES 2019 par Oledcomm, et peut théoriquement fournir une vitesse de 100 Mbps par siège, une amélioration par rapport à la vitesse maximale de 23 Mbps de la précédente norme LiFi.

Pour rappel la technologie LiFi permet la transmission d’informations via des sources lumineuses. C’est une technologie qui a déjà donné naissance à une poignée de produits commerciaux, des modules modulant des sources de lumière visible, infrarouge ou ultraviolette pour diffuser des bits en direct vers des récepteurs USB ou intégrés. C’est loin d’être aussi omniprésent que le Wi-Fi, c’est clair, mais Oledcomm, société basée en France et à Abou Dhabi vient de s’associer à Air France pour déployer sa technologie dans les avions.

Benjamin Azoulay le PDG d’Oledcomm a déclaré que le «LiFi est idéal pour l’industrie aérospatiale et nous permet de montrer que nous n’en sommes plus au stade de la recherche, mais que nous créons déjà des applications métiers à haute valeur ajoutée. Le LiFiMax est le résultat de plus de 10 ans de recherche. Nous avons travaillé à créer un produit basé sur les nouvelles normes de communication et à offrir aux entreprises une sécurité et une vitesse sans précédent dans l’Internet sans fil.« .

le LiFiMax sera bientôt disponible sur des liaisons Air France même si les conditions d’accès n’ont pas encore été dévoilées.

Oledcomm compte aussi vendre cette annéee un package intégrant un émetteur et un seul récepteur, à partir de 850 € puis un autre package avec 5 récepteurs. Actuellement l’entreprise vend une lampe de bureau utilisant la technologie à 800 €.

« Rêve-Rouge » : l’OS mobile de Huawei arriverait en octobre

Capture d’écran 2019-06-14 à 16.05.52« HongMeng » dont la traduction littérale serait donc « Rêve Rouge » (tout un programme…) serait le nom du fort d’Android que Huawei prépare depuis des années au cas où l’entreprise n’aurait plus accès à l’Android de Google. Le pire cauchemar de Huawei est visiblement devenu réalité le mois dernier avec la décision du gouvernement américain de placé l’équipementier placé sur une liste noire interdisant l’exportation de technologies américaines et donc du système de Google. La firme de Mountain View à donc logiquement écarté Huawei de son programme (y compris bien sur de son programme Android Entreprise où elle figurait en bonne place).

Reuters rapporte que Huawei a déposé des demandes d’enregistrement de marques pour Hongmeng OS dans neuf pays européens au plus, ainsi qu’un appel similaire au Pérou, indiquant que l’OS, s’il est révélé (visiblement en octobre), sera connu du Hongmeng OS. Les dépôts de marques ont tous été effectués de mi-mai à la fin du mois de mai, juste après l’instauration par les États-Unis de leurs nouvelles règles interdisant aux entreprises américaines de traiter avec le fabricant de téléphones.

La société a également commencé à tenter d’attirer les développeurs dans son propre magasin d’applications, AppGallery, pour fournir une bibliothèque d’applications substantielle pour son système d’exploitation avant de le révéler au public. Sauf surprise, les leaders du logiciels (américains) devraient bouder cette boutique, donc pas d’applications de Microsoft, Facebook, ou encore bien sûr Google…

Parallèlement à ceci, Huawei distribuerait cet OS à ses compétiteurs Chinois, qui eux aussi pourraient faire l’objet de problèmes avec les USA. Ainsi Xiaomi, Oppo par exemple serait en train de tester le système de Huawei.

L’affaire est des plus sérieuse pour le constructeur qui a déjà dû interrompre certaines des lignes de production de ses smartphones et du développement de ses ordinateurs portables (plus de Windows de Microsoft non plus !), la société a donc dû reporter indéfiniment le lancement de son plus récent ordinateur portable MateBook. Les projets de Huawei de devenir le plus grand fabricant de téléphones intelligents au monde d’ici la fin de l’année, ce qui était presque acquis au début de 2019, ont également été affectés, car la société réévalue la faisabilité de son objectif à la lumière de la situation actuelle. Avec un effet de bord sur toute l’industrie : le prix des mémoires repart à la baisse ! Du fait bien sûr de ces prévisions de ventes en bernes chez cet acteur de poids.

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