Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Pour accélérer la mise au point de la Surface Duo, Microsoft rachète la startup finlandaise Movial.

Surface DuoMovial est une société finlandaise de services de conception et d’ingénierie logicielle spécialisée dans les appareils mobiles et embarqués. Selon le site Windows Central, la société fournissait des services tiers à Microsoft pour le développement du système d’exploitation Android pour son smartphone Surface Duo. On apprenait au passage la semaine dernière que le smartphone Android serait alimenté par un Snapdragon 855 SoC couplé à 6 Go de RAM et à 64 Go ou 256 Go de stockage interne.

Cette acquisition permet à Microsoft de renforcer son équipe interne responsable du  système d’exploitation Android du Surface Duo. Movial travaillerait déjà avec Microsoft sur une version prototype de ce smartphone.

Movial avait des bureaux aux États-Unis, en Roumanie et à Taïwan. Le bureau de l’entreprise à Iasi, en Roumanie, sera le quatrième centre de recherche et développement de Microsoft dans le pays (où se trouve également une partie des équipes de support technique de l’éditeur qui adresse les clients français, lequel ayant été délocalisé il y a une dizaine d’année). Microsoft intègrera également 60 employés de Movial dans sa division « Devices ».

 

Peggy Johnson quitte Microsoft et devient CEO de Magic Leap

Magic LeapMagic Leap, la startup très active dans le domaine de la réalité augmentée avait vue en mai son CEO et fondateur annoncer qu’il allait quitter l’entreprise. Il sera donc remplacé par Peggy Johnson. Qui quitte également Seattle pour la Floride. Le siège social de la société étant à « La Plantation » en Floride donc.

Peggy JohnsonPeggy Johnson avait rejoint Microsoft en 2014 en tant que vice-présidente exécutive du développement commercial. Elle avait passé  24 ans chez Qualcomm et était membre du conseil d’administration de BlackRock, la très puissante société de gestion d’actifs (le plus important gestionnaire d’actifs au monde, avec près de 6 960 milliards de dollars…).

Elle reprend le contrôle de Magic Leap après que cette dernière ai annoncé un plan de licenciement et devoir se concentrer uniquement sur les clients professionnels. Une stratégie identique donc à son principal concurrent en la matière à savoir Hololens de… Microsoft.

« Nous avons parcouru un long chemin, depuis le démarrage dans mon garage jusqu’à la création d’un nouveau support et la redéfinition de l’avenir de l’informatique »,

a déclaré M. Abovitz le fondateur de l’entreprise qui est donc sur le départ (après on s’en doute une pression « amicale » des fond d’investissements

« Maintenant, sous la direction de Peggy, qui apporte avec elle au Magic Leap trois décennies d’expérience dans l’identification et l’exécution de partenariats stratégiques au plus haut niveau des entreprises, le Magic Leap peut faire un autre pas de géant dans notre parcours ».

Les promesses de Facebook n’engagent que ceux qui les croient…

Facebook pas au topAprès que le scandale Cambridge Analytica ai mis en lumière les pratiques de Facebook. On ne compte plus les problèmes de sécurité / confidentialité que génère l’entreprise. Il ne se passe quasiment pas une semaine qui ne révèle de nouvelles pratiques, disons limite, pour ne par dire plus. Et ceci malgré les promesses de son dirigeant devant les nombreuses commissions où il s’est produit.

Il y a quelques jours l’entreprise a confirmé que des milliers de développeurs ont pu accéder aux données d’utilisateurs inactifs, ce qui est un comportement normalement impossible bien entendu. Après la crise de Cambridge Analytica en 2018, Facebook avait pourtant répété sur tous les canaux avoir mis en place denouvelles directives qui empêchent les développeurs de recevoir des données d’utilisateurs qui n’ont pas utilisé le réseau social pendant plus de 90 jours.

Comme les utilisateurs pouvait se connecter à des applications tierces avec Facebook, les développeurs peuvent avoir accès aux informations personnelles de ceux qui ont de telles applications liées à un compte Facebook. Comme l’a noté le site Engadget, la société n’a pas dit pendant combien de temps cette faille de sécurité était active ni combien d’utilisateurs étaient concernés.

Facebook n’a pas révélé depuis combien de temps le « problème » existait avant qu’il ne soit corrigé, ni combien d’utilisateurs ont pu être touchés. L’entreprise a déclaré qu’elle avait touché « environ 5 000 développeurs » au cours des « derniers mois ». Facebook n’a pas non plus spécifié exactement quelles données pouvaient avoir été partagées de manière inappropriée, mais a déclaré que les utilisateurs avaient préalablement autorisé les applications à recevoir les données en question…

Ce type de failles à répétition donne clairement l’impression que pas grand chose est réellement controlé, entre, d’un côté la volonté délibérée de cet acteur de piocher par tous les moyens dans l’intimité des utilisateurs, et les failles réelles dans le code, difficile de se faire une idée…

Bon courage en tout cas aux équipes Workplace pour convaincre les DSI d’adopter leur solution (au demeurant très interessante)…

La loi sur la protection de la vie privée s’applique en Californie depuis le 1er juillet

1200px-Flag_of_California.svgLa Californie a commencé le 1er juillet à appliquer sa loi sur la protection des données numériques, six mois après son entrée en vigueur. Elle a été décrite comme la loi sur la protection de la vie privée la plus stricte des États-Unis, ayant été en partie modelée sur la loi de référence européenne, notre fameuse RGPD.

La loi a été adoptée le 1er janvier, mais l’État a donné aux entreprises six mois pour se mettre en conformité. Pour rappel nous avions 2 ans en Europe pour le faire. Donc beaucoup moins de temps ici. Mais il est vrai que les entreprises californiennes avait déjà travailler sur le sujet justement pour leur mise en conformité avec la GDPR…

Malgré les appels de l’industrie et des géants de la tech (Facebook et Google en tête) pour que l’État attende en raison de la pandémie de coronavirus, le procureur général de l’état, Xavier Becerra n’a pas cédé…Elle donne aux consommateurs de l’État – et à beaucoup d’autres en dehors de la Californie – la possibilité de demander aux entreprises de leur indiquer les données personnelles qu’elles détiennent sur chaque personne et de demander aux entreprises de cesser de vendre leurs données personnelles à des tiers annonceurs ou autres. Un casse-tête pour certaines sociétés comme Facebook, pris une nième fois encore, la semaine dernière avec la main dans le pot de confiture…

Que se passera-t-il si les sociétés ne respectent pas la loi ? À partir de cette semaine, le bureau du procureur peut commencer à envoyer des avertissements aux entreprises qui pourraient être en infraction avec la loi et leur donner 30 jours pour régler les problèmes avant de faire face à d’éventuelles amendes ou poursuites. Un petit délais de grâce.

Pas question au passage pour ces sociétés de menacer de quitter l’état pour s’installer au Delaware per exemple (Paradis fiscal interne aux États Unis, sorte de Luxembourg, d’Irlande et de Pays bas réunis pour les Entreprises), là où est installé leurs sièges sociaux (comme c’est le cas de Facebook ou Alphabet la maison mère de Google), le législateur ayant prévu ce cas de figure en protégeant comme avec la GDPR les citoyens avant tout.

Cette loi est limité à la Californie, même si d’autres états, majoritairement Démocrates sont en train de mettre en oeuvre leur loi de protection de la vie privée également, là encore sur le modèle de l’Europe (pour une fois que c’est dans ce sens …). Des entreprises comme Apple en particulier qui a fait de la vie privée son cheval de bataille (face à un Google…) et d’autres géants comme Microsoft (qui ne tire pas non plus de gros revenus de la publicité) continuent de réclamer une loi fédérale unique sur la protection de la vie privée afin de faciliter la mise en conformité. Là encore sur le modèle européen !

Des informations sur le nouveau menu Start de Windows 10

Microsoft vient de présenter un nouveau menu de démarrage pour Windows 10 à destination des betas testeurs. Il met moins l’accent sur les « Tuilles dynamiques ».

Microsoft indique que :

 « Nous rafraîchissons le menu Démarrer avec un design plus rationnel qui supprime les plaques de couleur unie derrière les logos dans la liste des applications et applique un arrière-plan uniforme et partiellement transparent aux tuiles »

Windows 10Le changement n’est pas si important, mais l’objectif, avec le nouveau design Fluid, est de rendre le  menu Démarrer un peu moins chaotique et éviter que de nombreux carreaux partagent une couleur bleue similaire, rendant ainsi le choix de l’application à lancer plus difficile.

En plus d’un menu de démarrage mis à jour, la dernière version de Windows 10 inclut quelques changements importants dans Alt-Tab.

« Tous les onglets ouverts dans Microsoft Edge commenceront à apparaître dans Alt-Tab, et pas seulement l’onglet actif dans chaque fenêtre du navigateur », explique Microsoft.

Un élément important pour pousser un peu plus l’usage du nouveau navigateur. Mais aussi une interface plus cohérente avec ce que propose les Chromebooks de Google.

 

Google rachète le canadien North qui réalisait des lunettes à réalité augmentée

focal-2Nous vous avions parlé il y a 1 an et demi des lunettes Focals du canadien North. Nous les avions essayé lors du CES 2019, elles étaient dans le village Amazon Alexa. Elles avaient des fonctionnalités très interessantes et progressaient régulièrement.

Google a annoncé aujourd’hui l’acquisition de North. L’annonce officielle intervient quelques jours seulement après que les rumeurs de cette acquisition aient commencé à circuler. Les détails financiers exacts de l’opération n’ont pas été divulgués. L’équipe de North restera au Canada et rejoindra les bureaux de Google à Kitchener-Waterloo.

Conséquence de ce rachat, la société a annoncé qu’elle n’expédierait pas la deuxième génération de lunettes intelligentes Focals 2.0 (qui étaient attendues pour cet été). Elle a arrêté la production du dispositif de première génération en décembre dernier et elle remboursera les clients pour les commandes en cours.

Avec cette acquisition Google souhaite faire évoluer son dispositif alors que son propre matériel (Google Glass) n’avait pas trouvé son marché ce qui avait entraîné la suspension de ses ventes. Les Google Glass avaient finalement été transformée en un appareil destiné aux entreprises, sur le modèle d’Hololens chez Microsoft.

Grâce à cette l’acquisition et à l’expertise de North dans le développement de lunettes intelligentes mais surtout plus discrètes, la société pourrait relancer ses plans en préparant probablement un successeur aux Google Glass mais surtout en s’attaquant à des rivaux tels qu’Apple, qui devrait lancer ses propres lunettes à réalité augmentée en 2023…

Synthèse des dernières évolutions de Teams (à fin juin 2020)

TeamsMicrosoft a partagé un récapitulatif de toutes les mises à jour apportées aux services de communication de Teams au cours du mois de juin. Beaucoup des nouvelles fonctionnalités de ce mois-ci ont été déjà été annoncées au cours des dernières semaines, nous les avions relayées ici même. En commençant par les appels et les réunions :

  • Ils peuvent maintenant être visualisés dans une grille 7×7 (à la manière de ce que propose Zoom depuis le début) ce qui donne donc les 49 vignettes actives (et en plus on sait compter:)).
  • Pour ce qui concerne cette fois les salles de réunion, cela devrait arriver d’ici la fin de l’année (en cohérence avec Surface Hub).
  • Jusqu’à 300 personnes peuvent maintenant participer à une réunion.
  • Les réunions et les appels peuvent être ouverts dans une fenêtre séparée.
  • La version gratuite de Teams peut désormais programmer des réunions.

Teams 49
On retrouve également  quelques améliorations de sécurité pour les appels, dont certaine existaient depuis des lustres sur Skype Entreprise :

  • La possibilité de cacher les numéros de téléphone des participants pour les utilisateurs externe à l’entreprise qui se joignent à un appel
  • La possibilité de forcer tout le monde, sauf l’organisateur, à entrer dans la salle d’attente avant de se joindre à une réunion,
  • De nouvelles certification de matériels Cisco et Avaya pour les transferts d’appels sécurisés où encore le nouveau casque Bose NC700UC .

Côté Surface Hub, nous avons le droit également à quelques nouveautés :

  • Une vue 3×3 pour les appels vidéo (pas de date en revanche pour du 7×7 à la manière de ce qui se fait sur PC. Etonnant que ceci ne soit pas synchrone…)
  • La recherche d’utilisateurs externes pour lancer des appels avec Teams ou Skype Entreprise en dehors de l’organisation,
  • La prise en charge des appels téléphonique externes entrant.

Microsoft propose également d’autres nouvelles fonctionnalités  :

  • Un nouvel onglet onglet « Personnes » pour les téléphones Teams.
  • Des sous-titres en direct lors des réunions
  • Une nouvelle fonction « lever la main »
  • La possibilité de transférer des appels en un clic.
  • L’interopérabilité avec la version grand public de Skype.
  • Une nouvelle fonction qui permet aux utilisateurs de verrouiller et de déverrouiller un téléphone Teams à partir d’un PC voisin exécutant Teams, pratique pour contrôler un appel.

En ce qui concerne les discussions en mode texte :

  • La traduction des discussions à la demande est en cours de déploiement sur iOS, nous vous en parlions hier, après avoir été disponible uniquement sur le bureau et sur le web,
  • Les notifications prioritaires sont désormais disponibles pour tous les utilisateurs , à l’exception des organisations publiques, qui en bénéficieront le mois prochain.
  • Il y a également de nouveaux modèles de sondages pour les questions récurrentes que vous souhaitez poser.

Enfin, les administrateurs peuvent compter sur des améliorations des modules Teams PowerShell, notamment l’ajout de la fonctionnalité Skype for Business Online Connector dans le module Teams et une meilleure documentation technique. Et pour les développeurs, les webhooks entrants dans Teams prennent désormais en charge les cartes adaptatives et les développeurs peuvent commencer à les utiliser dès maintenant.

Teams pour iOS traduit automatiquement les échanges

TeamsMicrosoft vient d’annoncer que Teams sur iPhone et iPad traduit maintenant automatiquement les messages instantanés dans la langue de son choix. Cette fonction disponible dans un premier temps pour iOS le sera plus tard également pour Android.

La mise à jour est disponible dès maintenant sur l’AppStore en France et d’ici la fin juillet pour tous les pays.

IMG_9F6C01DC3E2E-1Lorsqu’ils utilisent l’application Teams mobile iOS, les utilisateurs qui reçoivent un message de chat dans une autre langue peuvent choisir de traduire ce message dans la langue qu’ils ont définie dans Paramètres > Général > Traduction.

Pour traduire un message de chat, il faut appuyer sur le message pour voir l’option de traduction.

Microsoft indique que les administrateurs doivent autoriser cette fonctionnalité. Il y a deux façons de le faire :

  1. Via le shell :  Activation du paramètre à l’aide du cmdlet Set-CsTeamsMessagingPolicy.
    -AllowUserTranslation
    Détermine si un utilisateur est autorisé à traduire des messages dans les langues de ses clients. Réglez cette option sur TRUE pour l’autoriser. Mettez FALSE pour interdire.
    Après quelques minutes, les utilisateurs peuvent avoir besoin de se déconnecter et de se reconnecter aux équipes.
  2. Dans le centre d’administration de Microsoft Teams, sélectionnez Messaging Policies dans les menus de navigation à gauche, puis créez une nouvelle politique ou modifiez une politique existante, et réglez l’option Allow users to translate messages sur On.

 

Microsoft lance un détecteur de plagiat intégré à Word

Microsoft avait annoncé, nous vous en parlions ici même,  Microsoft Editor pour aider les utilisateurs pour corriger les erreurs de grammaire et d’orthographe dans les applications Office et sur le web, mais aussi une extension à la disposition des utilisateurs de Chrome et d’Edge.

Aujourd’hui, l’entreprise a annoncé la mise en place d’un « vérificateur de similarité » pour les utilisateurs de Microsoft Editor. Cette fonction permettra de vérifier si un bloc de texte est copié à partir d’internet et nécessite une citation… Donc en gros si il n’y a pas plagiat également !

Dans un premier temps disponible dans les versions éducation de la suite Microsoft puis Office 365 (en preview) dans les plan A3 et A5 (équivalent à E3 et E5 coté plans Entreprise). Microsoft prévoit de le mettre à la disposition des entreprises dans le courant de l’année.

Le vérificateur de similarité viendra complété le « Rédacteur » accessible en preview dans Word version Web et qui donne déjà pas mal d’indications et de statistique sur le texte tapé (regardez en particulier la section « Analyse avancée » dans la copie d’écran ci-dessous) qui se propose d’analyser le style et si vous écrivez « politiquement correct » en quelque sorte, sans discrimination !

RedacteurNous aurons la possibilité ici de cliquer sur « Vérifier la similarité avec les sources en ligne » sous un nouvel menu « Similitude« . Une fois la vérification terminée, vous obtiendrez un pourcentage indiquant la quantité de texte copié sur Internet. Si vous prévoyez d’ajouter une bibliographie à votre document avec ces « citations », vous pouvez utiliser l’option « Copier la citation complète » et coller toutes les citations dans la bibliographie.

Amazon Honeycode : pour créer des applications mobiles et web sans code

Le développement d’applications mobiles sans code est à la mode dès lors qu’il s’agit d’exploiter des processus qui sont en back office. Sur les traces de Salesforce mais aussi de Microsoft avec PowerApps, Amazon lance aujourd’hui Honeycode qui est donc un service entièrement géré qui permettra aux utilisateurs de créer des applications mobiles et web sans programmation.

Capture d’écran 2020-06-26 à 07.45.46À cette fin, on retrouve donc un concepteur d’applications visuelles.

Capture d’écran 2020-06-26 à 07.46.25Tout comme Microsoft Powerapps L’application automatisera essentiellement le processus de création et de liaison de trois niveaux de fonctionnalités – base de données, logique commerciale et interface utilisateur. Pour commencer, on peut sélectionner un modèle prédéfini. Ici, le modèle de données, la logique commerciale et les applications sont prédéfinis et prêts à être utilisés dès le départ. Il est également possible d’importer des données dans un classeur vierge. La possibilité d’ajouter des notifications, des rappels, des approbations et d’autres actions en fonction de conditions.

Capture d’écran 2020-06-26 à 07.46.13

La configuration semble particulièrement simple et l’application résultante sera gratuites jusqu’à 20 utilisateurs. Sans surprise, il faudra payer pour les service AWS utilisé comme le stockage par exemple et pour avoir plus de 20 utilisateurs.

Si vous voulez tester Honeycode, vous pouvez vous inscrire ici.

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