Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Intégration Teams et ServiceNow

Employee Center a portal to find information, access resources and make service requests in Teams.

ServiceNow a lancé hier une application Teams pour son Employee Center. L’application fournit un portail que les personnes peuvent utiliser pour trouver des informations, accéder aux ressources et faire des demandes de service (en gros les services offerts sur le portail habituel de ServiceNow tout en restant sur Teams.

Le véritable intérêt de cette intégration à Teams n’est pas à proprement parler, l’utilisation pure et simple du portail habituel, mais surtout l’intégration au niveau des conversations, des canaux et des réunions où il est alors plus rapide de passer à une requête ServiceNow.

L’application ServiceNow comprend :

  • L’intégration des réunions : la possibilité est ainsi offerte d’intégrer les détails des incidents et les tâches de communication directement depuis Teams sans sortir du contexte de la réunion par exemple.
  • Une app personnelle gérant les requêtes ServiceNow pour ds informations RH, informatiques et juridiques.
  • Un agent virtuel qui apporte son aide dans les domaines des RH, de l’informatique, du juridique par exemple.
  • Des systèmes de notifications exploitables – permettant aux personnes d’agir sur des notifications clés sans quitter Teams.

« Les employés ne reviennent tout simplement pas aux anciennes méthodes de travail, c’est pourquoi les employeurs doivent fournir les flux de travail numériques et les outils de collaboration pour les rendre productifs dans n’importe quel environnement de travail, qu’il s’agisse d’un environnement entièrement distant ou d’un bureau. En intégrant le ServiceNow Employee Center à Microsoft Teams, nous améliorons l’expérience des employés, quel que soit leur lieu de travail. Les employés peuvent agir sur les bonnes informations au bon moment au sein des outils qu’ils utilisent déjà. Il est impératif d’aider les employés à trouver un meilleur équilibre et de les garder créatifs, productifs et engagés. »

Blake McConnell, vice-président ServiceNow.
Customers can get advanced cross-departmental capabilities and a single service experience in Teams.

La fin des mots de passe ? Une réalité maintenant pour les comptes Microsoft

Cela fait des années que Google, Microsoft annoncent que les mots de passe sont en voie de disparition et que les méthodes d’authentification alternatives comme les méthodes biométriques, les codes de vérification, les clés de sécurité type FIDO 2 et les applications Authenticator sont la voie à suivre. Nous vous avions déjà proposé il y a deux ans maintenant une session du Briefing Calipia sur ce thème et sur les alternatives FIDO2 en particulier. Nous avions vu en particulier comment intégrer des clés Yubikey (Fido2) dans l’Azure AD.

Depuis hier Microsoft a annoncé que vous n’avez plus besoin d’un mot de passe pour vous connecter à votre compte Microsoft. Vous pouvez supprimer complètement le mot de passe de votre compte Microsoft et vous connecter aux services de l’entreprise en utilisant des méthodes d’authentification alternatives telles que Windows Hello, les clés de sécurité FIDO2, les codes de vérification ou encore l’application Microsoft Authenticator (disponible sous Android et iPhone). Auparavant ces méthodes étaient possibles mais pour une seconde authentification ou encore en simple authentification mais en plus du mot de passe qui restait toujours présent (et donc source de piratage..) plus maintenant et voici comment faire pour tenter l’expérience :

Vous devez d’abord installer l’application Microsoft Authenticator puis la lier à votre compte.

  1. Rendez-vous ensuite sur le portail de gestion des comptes MS,
  2. Sélectionnez Options de sécurité > puis Sécurité avancée
  3. Sécurité supplémentaire > Compte sans mot de passe > Activer.
  4. Après avoir suivi les instructions à l’écran, vous recevrez une notification indiquant que « vous avez renforcé la sécurité de votre compte et amélioré votre expérience de connexion en supprimant votre mot de passe. »

Pas de panique, vous pouvez reconfigurer plus tard votre compte pour utiliser des mots de passe si vous le souhaitez.

Microsoft a indiqué que cette fonctionnalité n’est disponible pour l’instant que pour les comptes grand public, mais que c’est en cours pour offrir la même chose aux comptes d’entreprise utilisant Azure Active Directory (AAD). Sans surprise, des configurations d’administration permettant d’activer ce comportement seront également disponibles pour un changement à grande échelle.

Microsoft Surface : que faut-il attendre des annonces de la semaine prochaine ?

Vous le savez sans doute, Microsoft annoncera la semaine prochaine, le 22 septembre les nouveautés autour de Surface. Sachant que l’éditeur prévoit 15 jours plus tard le 5 octobre le lancement de Windows 11. Que faut-il en attendre ?

Alors oui, Microsoft abordera la semaine prochaine Windows 11, mais le coeur de la présentation devrait bien être axé sur les nouveautés autour de sa gamme hardware Surface. Voici une synthèse de ce qui devrait être annoncé :

Surface Pro 8

Il ne devrait pas y avoir de gros changements de conception sur la Surface Pro 8, Microsoft a déjà clairement indiqué aux entreprises qu’elle maintiendra la connectivité du port Surface et la conception globale du matériel pour qu’il reste compatible avec les docks et les accessoires existant. Néanmoins l’écran devrait être plus grand (légèrement) en bénéficiant de bordures plus fines (à la manière de ce que propose déjà Lenovo dans un facteur de forme équivalent). Nous retrouverons là encore sans surprise les dernières puces Intel de 11e génération.

Il y aura sans doute aussi quelques nouveautés comme l’abandon des ports USB-A et surtout la prise en charge de Thunderbolt qui au format USB-C permet des vitesse de transfert 3 fois supérieures à l’USB 3.2. C’est une nouveautés interessante si elle se confirme qui n’était présente auparavant que sur très peu de PC, en revanche sur la totalité des Mac depuis pas mal d’années. On devrait aussi voir la prise en charge des disques SSD amovibles, tout comme la Surface Pro X et le Surface Laptop 4. Un vrai bon point.

Surface Book 4

Pour le coup il devrait enfin il y avoir du nouveau sur cette gamme qui n’a quasiment pas bougé depuis son lancement. On devrait assister à l’abandon de l’écran détachable en faveur d’un écran qui se tire vers l’avant pour se convertir entre les facteurs de forme de tablette et d’ordinateur portable, un peu comme le HP Elite Folio si l’on en croit les dernières rumeurs. Ces même rumeurs parlent du support du mode Dynamic Refresh Rate de Windows 11 qui permet d’afficher l’écran en fréquences variables pour économiser la batterie (à l’instar des iPad, des Samsung S21 ou encore des iPhone Pro 13 annoncés cette semaine). On parle donc d’une fréquence de rafraichissement pouvant là aussi atteindre 120 Hz, de quoi faire du très haut de gamme pour les joueurs par exemple (ne doutons pas que le prix sera sans doute aussi… haut de gamme :)). Côté processeurs la aussi sans surprise, nous aurons les puces de 11e génération d’Intel.

Ces rumeurs si elles se confirment apporterons plus de cohérence à la gamme Surface avec la Book clairement tout en haut face à Surface Laptop et Surface Pro.

Surface Pro X

Pas de changements majeurs dans le design, nous nous attendons à une mise à niveau de la puce (pour un Qualcomm Série 888 Desktop rebrandé Microsoft ?) et peut-être même un écran à plus haute fréquence de rafraîchissement. La difficulté sur ce modèle restant toujours son catalogue logiciel aussi pauvre et une émulation x86 (même en 64 Bits) peu performante vs ce que propose Apple sur ses processeurs M1 via Rosetta 2.

Surface Go 3

Ce matériel Surface plus petit conservera son design, mais devrait être livré avec le processeur Core i3 d’Intel, offrant de meilleures performances que les modèles existants à processeur Pentium Gold. Espérons aussi de Microsoft soit mon radin sur la mémoire avec un minimum de 8G au lieu des 4Go qui rendent actuellement la machine d’entrée de gamme franchement poussive (qui plus est avec un ssd au format emmc…

Surface Duo 2

Microsoft semble également prêt à présenter son prochain téléphone Surface. Le successeur du Surface Duo a déjà fait l’objet d’une fuite en ligne, nous vous en parlions sur le blog. Allez faire un tour sur le lien pour toutes les infos.

Reste plus qu’à attendre la semaine prochaine pour une confirmation de tout cela 🙂

Google en difficulté face à la modernité de Teams et Slack ?

Il y a quelques années, la suite de Google (Docs, puis Apps, maintenant Workspace) représentait la modernité absolue face à un Microsoft et sa suite bureautique Office, jugée archaïque et complètement dépassée techniquement. Le positionnement de Google était de proposer aux clients de les accompagner dans leur transformation digitale en proposant une véritable rupture. Impossible selon eux d’éviter cette rupture pour réussir cette transformation. Cette rupture, vous l’avez deviné s’appuyait sur la suite bureautique 100 % en ligne de Google, mais aussi et surtout l’intégration des fonctions de communication via Gmail…

Gmail est devenu incontournable certes mais très majoritairement dans le grand public.

Et puis, des outils comme Slack puis Teams sont arrivés. Ironie de l’histoire c’est un peu ces outils que Google avait imaginé avec « Google Wave » en proposant le fameux Chat persistant. Mais difficile de faire migrer la base installée Gmail. Le poids de l’existant, tant reproché à Microsoft, est tel un boomerang venu frapper les stratèges de Google

Aujourd’hui devant la montée en puissance de Teams mais aussi dans une moindre mesure de Slack, précurseur dans le domaine ne l’oublions pas, Google est victime de l’image d’un ringard dans ce domaine… Mais comment faire évoluer la galaxie Gmail pour la rendre plus moderne ?

Première étape : renommer ses produits (cela coute pas cher). Ainsi Google a annoncé qu’il rebaptisait les « Rooms » de Chat en « spaces », mise à jour désormais disponible pour tous les clients de Workspace. Sanaz Ahari, le Directeur Principal de la suite chez Google rappelant au passage les fonctions clés de ces « espaces » :

« Avec Spaces, les équipes peuvent partager des idées, collaborer sur des documents et gérer des tâches à partir d’un seul endroit. Les membres de l’équipe peuvent facilement contribuer au moment qui leur convient le mieux, en voyant un historique complet des conversations, du contexte et du contenu en cours de route. »

En plus de ceci, Google rationalise l’interface utilisateur de Gmail, permettant aux utilisateurs d’accéder facilement à leur boîte de réception, aux chats, aux réunions et aux espaces à partir d’un seul endroit. La société prévoit également d’ajouter un nouveau mode « compagnon » à Google Meet en novembre. En outre, Google Meet ajoutera une fonction de sous-titres traduits en direct pour tous les utilisateurs de Workspace dans le courant de l’année.

Soyons honnêtes, n’en déplaise à Google, Teams apporte bien plus de rupture dans les modes de communication que le passage d’Outlook à Gmail… Une modernité peut en cacher une autre 🙂

Modération dans les conversations Teams

Microsoft travaillerait sur des fonctionnalités de modération dans les conversation Teams. Objectif, permettre à un administrateur du canal de supprimer des conversations inappropriées.

On imagine aisément cette fonction qui en gros ressemblerait au modérateurs des différents forums qui peuvent supprimer des conversations lorsque celles ci sont injurieuse, ou ne respecte pas les règles du forum. Pour des usages interne, c’est sans doute un peu plus délicat. Nous n’avions pas ce type de fonction dans Skype par exemple, et dans le mail, cette fonction existe mais au niveau du serveur de messagerie Exchange. Teams offrant un chat persistant c’est donc une combinaison de ces deux produits.

Reste à savoir comment cette fonction (prévue pour le mois d’octobre) sera implémentée… Disponible pour tous les propriétaires de canaux ? Au niveau de l’administrateur global ? Réponse dans quelques jours. Mais une piste de réponse si l’inspiration de Microsoft reste Slack : ce dernier autorise la suppression dans les canaux par les administrateurs à condition de souscrire au forfait Enterprise Grid (le plus haut).

Technologies : et si les USA s’inspiraient du modèle Européen ?

Source iaap.org

Le titre de ce post peut sans doute laisser un peu dubitatif. Imaginer que les USA puissent prendre modèle sur l’Europe pour quelque chose touchant le domaine technologique est sans doute un peu présomptueux… Ou pas.

Les réflexions actuelles du gouvernement fédéral sur la protection de la vie privée et de la réponse européenne avec la RGPD laisse forcément à penser que le législateur risque bien de s’inspirer du modèle européen pour le bien de tous les utilisateurs (bon, c’est vrai, un peu moins sympa pour ceux qui font commerce de nos données personnelles…).

Les militants de la protection de la vie privée et des droits civils affirment qu’une loi fédérale américaine sur la protection de la vie privée de type RGPD devrait être adoptée pour remplacer les différentes lois confuses, fédérales et étatiques en vigueur actuellement. En regroupant avec une loi unique les exigences en matière de protection de la vie privée à travers les États-Unis.

Ces même militants citent l’Union européenne, et le règlement général sur la protection des données (RGPD) qui offre les protections les plus fortes jamais vues pour les données des consommateurs, le tout dans un seul et même texte de loi. Alors qu’aux États-Unis, en revanche, on ne comptent pas moins de huit lois fédérales différentes sur la protection de la vie privée, et une masse de lois étatiques actuelles et d’autres plus ou moins prévues (et tentant d’éviter les lobbies). Ainsi au niveau fédéral les États-Unis, en revanche, ne disposent pas d’une loi unique qui couvre la confidentialité de tous les types de données mais d’un ensemble de lois : HIPAA, FCRA, FERPA, GLBA, ECPA, COPPA, VPPA [et FTC], conçues pour cibler uniquement des types de données spécifiques dans des circonstances particulières ce qui peut permettre aux acteurs exploitant les données personnelles de faire en gros ce qu’ils veulent ou presque.

Voir nos différents posts sur ce sujet :

Le RGPD favorise-t-il les géants d’Internet sur le marché de la publicité ?

Depuis son entrée en vigueur le 25 mai 2018, le règlement général pour la protection des données (RGPD) instauré par l’Union Européenne, est censé donner quelques droits aux internautes européens quant à l’utilisation faite de leurs données par les opérateurs Internet ou plus globalement toute entreprise collectant des données personnelles, professionnelles ou critiques (médicales par

Les données collectées par la grande majorité des produits que les gens utilisent tous les jours ne sont pas réglementées. Étant donné que de nombreuses entreprises ne sont soumises à aucune loi fédérale sur la protection de la vie privée, elles sont pratiquement libres de faire ce qu’elles veulent de ces données, à moins qu’un État n’ait adopté sa propre loi sur la confidentialité des données. Dans la plupart des États, les entreprises peuvent utiliser, partager ou vendre toutes les données qu’elles recueillent à votre sujet sans vous en informer. Pour enfoncer le clou, si un site web partage vos données, y compris des informations sensibles telles que votre santé ou votre localisation, avec des tiers, ces derniers peuvent les vendre ou les partager sans vous en informer.

Alors oui, il existe aussi des lois au niveau des états, mais à part en Californie, elles sont beaucoup plus restrictives que la RGPD qui chez nous exige que les entreprises demandent certaines autorisations pour partager des données et donne aux individus des droits d’accès, de suppression ou de contrôle de l’utilisation de ces données. Actuellement, trois États américains disposent de trois lois complètes différentes sur la protection de la vie privée des consommateurs : la Californie (CCPA et son amendement, CPRA), la Virginie (VCDPA) et le Colorado (ColoPA). Alors à ceux qui pensent que Google Facebook, présent en Californie doivent appliquer ces lois au niveaux de tous leurs processus et pour tous leurs utilisateurs, pas de chance… les droits prévus par ces lois ne s’appliquent qu’aux personnes qui vivent dans ces États.

Alors cette situation est forcément compliquée pour les consommateurs – leur donnant des droits à la vie privée très différents selon l’endroit du pays où ils se trouvent – mais c’est aussi finalement un cauchemar pour les entreprises, qui devront finalement se conformer à plus de 50 lois différentes sur la vie privée même si elle n’adressent que le territoire américain… D’ou la demande de lois fédérale sur le modèle européen de la RGPD qui n’est pas uniquement poussée par les associations de consommateurs mais aussi pas les entreprises (enfin celles qui ne vivent pas de ce modèle commercial).

Alors rêvons un peu (ou pas) d’une loi fédérale largement inspirée de notre RGPD ? Ce n’est peut-être pas qu’un doux rêve lorsque l’on sait que la personne à l’origine de la loi californienne (celle qui ressemble le plus à la RGPD) alors qu’elle était procureure de l’état est aujourd’hui vice-présidente des Etats Unis…

Waldo : une application Teams très astucieuse pour le flex office

Pratique ! La société française Kickle, bien connue pour ses outils de salles de réunion connectées (nous avions eu l’occasion de vous présenter ces solutions lors d’un Briefing Calipia il y a quelques années), vient de développer une application (actuellement gratuite) pour Teams permettant de faciliter ce que l’on appelle aujourd’hui le Flex Office, donc en gros le fait de travailler sur le lieu de son choix : bureau ou domicile.

Cette application offre une jauge d’occupation des bureaux et des parking accessible donc directement sur Teams pour selon ses concepteurs :

« Vous permettre de décider le meilleur endroit pour travailler aujourd’hui : à la maison ou au bureau. En un coup d’oeil, Waldo vous indique le lieu de travail de vos collégues (à la maison ou au bureau), le taux d’occupation du bureau ainsi que celui du parking. »

Pas bête ! Pour décider, l’application analyse les dernière interactions avec vos collègues (afin de déterminer si se sont des personnes proches), l’application regarde ensuite votre agenda pour déterminer où vous avez l’habitude de travailler (encore faut-il avoir j’imagine correctement rempli les lieux dans les avis de réunions). Enfin l’application calcule les taux d’occupation des bureaux et des parkings pour vous aider à prendre la bonne décision.

L’application permet également de réserver un bureau, le cas échéant un parking et de voir physiquement les bureaux réservés par vos collègues.

Il faut bien sûr définir un administrateur qui va lui paramétrer les différents éléments (nb de bureaux, localisation parkings, etc.) On remarquera également un traitement spécial pour les véhicules électriques (sans doute pour réserver une borne de recharge).

Il faudra ensuite définir les équipement de chaque utilisateurs (vélo, voiture) et chacun disposera directement dans Teams sous l’application Waldo, d’un calendrier / tableau de bord pour définir son lieu de travail.

Plus d’information sur cette application vraiment très ingénieuse c’est ici https://hellowaldo.app/

Amazon et le business du COVID-19

Les sociétés technologiques ont indéniablement profité indirectement de la pandémie dans le cadre de l’accélération de la transformation digitale des entreprises. L’accélération avec la mise en oeuvre généralisée télétravail a été un formidable accélérateur pour promouvoir les technologies digitales. Il suffit pour s’en convaincre de voir leurs évolutions de chiffre d’affaire et le cours de leurs actions.

Illustration.
Image Wikipedia

Mais pour la sénatrice Elizabeth Warren (bien connue pour ses prises de positions anti-GAFA) va plus loin. Elle reproche à l’entreprise d’avoir développé un business spécifique sur le COVID allant des masques, aux tests, en passant et c’est là où c’est plus délicat, à la promotion de fausses informations. Elle demande dans une lettre de six pages adressée au PDG d’Amazon, Andy Jassy, des explications sur les algorithmes de recherche et de « meilleures ventes » du site web du géant de la vente en ligne qui diffusent des informations erronées sur les vaccins et le traitement du COVID-19…

« Au cours de la semaine du 22 août 2021, mon personnel a effectué des recherches sur Amazon.com sur des termes liés à la pandémie tels que  » COVID-19 « ,  » COVID « ,  » vaccin « ,  » vaccin COVID 19  » et  » pandémie « . Les premiers résultats comprenaient systématiquement des livres très bien classés et étiquetés favorablement, basés sur des mensonges concernant les vaccins et les remèdes COVID-19. « 

Effectivement, chacun peut aller faire un tour sur le site Amazon.com (US) pour faire les mêmes recherches et découvrir ces éléments. Amazon mettant en avant la « liberté politique ». La sénatrice pense que le terme de « politique » est ici inapproprié mais qu’il s’agit tout simplement de faire plus de business. Quelle surprise ! Elle avait déjà dénoncée les ventes de masques FFP2 (KN95) :

« C’est la deuxième fois en six mois que j’identifie des pratiques d’Amazon qui induisent en erreur les consommateurs sur la prévention ou le traitement du COVID-19 : plus tôt cette année, j’ai écrit au sujet des préoccupations selon lesquelles la société fournit aux consommateurs des informations fausses et trompeuses sur les masques KN95 autorisés par la FDA »

En juillet, Amazon avait même lancé son propre kit de test à domicile.

Image Amazon

Ce kit de 39,95 $, aurait été utilisé aussi en interne pour ses 750 000 employés. Là aussi rien de très étonnant je pense, la mission d’Amazon est très claire dans ce domaine alors pourquoi ceci ne s’appliquerait pas au COVID ? :

« Il y a deux façons d’étendre son business : faire l’inventaire de ce sur quoi vous êtes bons et déployer vos compétences. Ou déterminer ce dont vos consommateurs ont besoin et y travailler en amont, même si cela requiert de nouvelles compétences. On doit choisir la seconde option ».  

Jeff Bezos

Mme Warren a vivement critiqué Joseph Mercola et Ronnie Cummins, et leur livre intitulé « The Truth About COVID-19 : Exposing the Great Reset, Lockdowns, Vaccine Passports, and the New Normal« .

Copie d’écran Amazon.com

« Non seulement ce livre était le premier résultat lors d’une recherche sur ‘COVID-19’ ou ‘vaccin’ dans les catégories ‘Tous les départements’ et ‘Livres’, mais il était étiqueté comme ‘Meilleure vente’ par Amazon et ‘Meilleure vente’ dans la catégorie ‘Liberté politique' ».

Elle a posé à Jassy quatre questions auxquelles elle aimerait obtenir une réponse avant le 22 septembre :

  • Quelles sont les politiques actuelles d’Amazon concernant le référencement, la promotion et la vente de livres et d’autres produits contenant des fausses informations COVID-19 sur sa plateforme ?
  • Quelles sont les mesures spécifiques prises par Amazon pour lutter contre la diffusion de fausses informations COVID-19 via les résultats de recherche ou d’autres utilisations de sa plateforme ?
  • Pourquoi les algorithmes de recherche d’Amazon mettent-ils en évidence les livres contenant des informations erronées sur COVID-19 ?
  • Pourquoi les livres contenant des informations erronées sur COVID-19 reçoivent-ils le label  » Best Seller  » d’Amazon ? Quels sont les critères utilisés par Amazon pour attribuer ces étiquettes et quelles sont les mesures prises par Amazon pour mettre en avant les produits contenant l’étiquette ?

On attend la réponse mais se sera sans doute la faute aux algorithmes 🙂 petite phrase qui a remplacé « C’est la faute à l’informatique »...

Amusant de voir que ces mêmes algorithmes ne donnent (et heureusement) pas les mêmes résultats sur le site FR…

Chromebooks : plus de prise en charge des applications Office Android

Un gravier Microsoft dans la chaussure de Google ? Microsoft a confirmé qu’elle cessera de prendre en charge sa suite d’applications Android Office sur Chrome OS à partir du 18 septembre. C’est de bonne guerre dans la lutte de la société vis à vis de son concurrent Google, là ou les Chromebooks gagnent de plus en plus de points y compris dans les entreprises, principalement aux USA.

Attention on parle bien ici des versions Android des apps sur Chrome OS, ces mêmes applications fonctionneront bien évidemment sur les Smartphones Android. Les utilisateurs de Chrome OS, seront désormais redirigés vers l’utilisation des versions web des apps telles qu’Outlook, word, Excel etc. L’idée pour Microsoft est aussi de limiter l’usage de suite qui ne disposent pas forcément d’abonnement Office 365, la société limitait pour cela l’usage de la version gratuite en fonction de la taille des écrans. Pour bénéficier de capacités supplémentaires sur des tailles d’écran non mobiles, comme sur l’iPad Pro et autres il faut donc un abonnement. Le changement pour Chrome OS, cependant, s’applique à tous les utilisateurs, sans restriction (il est vrai que la taille des écrans de ces derniers est pratiquement toujours supérieure à 10 pouces).

Voici la déclaration complète officielle de Microsoft :

« Dans le but de fournir l’expérience la plus optimisée possible aux clients de Chrome OS/Chromebook, les applications Microsoft (Office et Outlook) seront transférées vers des expériences Web (Office.com et Outlook.com) le 18 septembre 2021. Cette transition permet aux clients de Chrome OS/Chromebook d’accéder à des fonctionnalités supplémentaires et premium. Les clients devront se connecter avec leur compte Microsoft personnel ou le compte associé à leur abonnement Microsoft 365. »

Alors oui il est bien possible d’utiliser les applications Web sur Chrome OS, mais les versions web des applications ne sont pas toujours aussi riches en fonctionnalités que les offres natives d’Android. L’inconvénient le plus important est l’absence de prise en charge hors ligne… Si les PWA d’Office et d’Outlook peuvent être installées en tant qu’applications, certaines fonctions, comme la création d’un nouveau document, redirigent les utilisateurs vers le navigateur et donc d’être en ligne…

Premières traces du support des apps Android dans Windows 11

C’était une des nouveautés phares phare de Windows 11 : le support des applications Android. Nous savons maintenant que ces fonctionnalités ne seront pas présentes dans la version du 5 octobre de Windows 11 mais pour un peu plus tard selon Microsoft.

On commence à voir les premières traces du sous système Android pour Windows 11 et de son mode de distribution puisque le Microsoft Store contient désormais une page dédiée au « Windows Subsystem for Android« . Bien que son téléchargement soit gratuit, il ne fait actuellement apparaître qu’une fenêtre vide lorsque vous l’installez et l’ouvrez sous Windows 11. On découvre aussi quelques éléments intéressants demandant à être confirmés :

  • La configuration minimale requise est la suivante : Windows version 22000.0 ou supérieure, ce qui correspond à la beta de Windows 11 canal bêta.
  • Les architectures prises en charge sont ARM64 et x64, tandis que la quantité minimale de RAM requise est de 8 Go. Les spécifications recommandées sont les mêmes, à l’exception des exigences en matière de RAM, qui ont été augmentées à 16 Go.
  • Surprise : la Xbox One est également considérée comme un système d’exploitation pris en charge, ce que Microsoft ne l’avait jamais laissé entendre auparavant.

Bien que Microsoft n’ait pas encore révélé de détails supplémentaires sur la prise en charge des applications Android, nous savons que Microsoft s’associe à Amazon et fournira des applications Android via l’Amazon App Store qui sera disponible sous le Microsoft Store. Les applications Android devraient se comporter comme des applications Windows, permettant aux utilisateurs de les épingler à la barre des tâches, de les accrocher à d’autres applications, de les redimensionner, etc.

Enfin de quoi faire désoler les usages de Windows en mode tablette ? Pas si sur lorsque l’on voit que Google lui même délaisse toujours plus Android au format tablette… au profit de Chrome OS !

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