Archives de Catégorie: OS

La réponse de Microsoft à chrome OS se précise : windows 10X (mais pas que …)

source : Thurrott.com

Mary-Jo Foley a repéré sur le web une publication mentionnant une release quasi finale de Windows 10X. Nous nous sommes faits l’écho des nombreuses questions relatives à ce nouvel OS (ici ou ), mais selon MJ Foley, Windows 10X devrait faire son arrivée courant 2021, pour équiper de nouveaux appareils, mono écran (oublié les 2 écrans) et ne serait pas disponible pour des PC existants.

Toujours selon elle, ces nouveaux équipements dotés de ce nouvel OS pourraient être des points d’entrée pour une future offre Azure de PC as a service, l’ensemble constituant ainsi potentiellement une réponse aux Chromebooks/Chrome OS/et les services GCP. Mais en l’occurrence si une telle réponse voyait le jour, ce serait bien plus l’offre de service cloud que l’OS lui-même qui serait importante. Le Microsoft de Nadella l’a bien compris avec ses priorités stratégiques que recouvrent Azure et Microsoft 365, avec Windows uniquement sur le strapontin …. La lutte contre la stratégie de Google passe par là.

Concernant les Chromebooks, Intel a annoncé récemment que 9,4 millions de Chromebooks (sur plateforme Intel) ont été vendus sur le troisième trimestre 2020, soit une progression annuelle de 122%. Selon Paul Thurrot, autre expert es-Microsoft, sur ce même 3ème trimestre 2020, il se serait écoulé 73,1 millions de PC (+8,43% d’un an sur l’autre), et 6,2 millions de Mac. Donc les 9,2 millions de Chromebooks sont loin d’être anecdotiques sur le marché global. Le marché de l’éducation, particulièrement aux USA mais pas que, est le premier terrain de jeu pour les Chromebooks, mais ces appareils entrent aussi aujourd’hui dans le périmètre des entreprises, en particulier pour celles qui se laissent tenter par les solutions cloud de Google.

La réponse de Microsoft à cette poussée est nécessaire, voire même urgente, et Redmond devra s’appuyer sur différents leviers pour s’assurer que Google reste confiné au maximum. Windows 10X en est un, mais ce n’est pas le seul.

Le processeur ARM ne fait pas le moine

Nous savons déjà que les nouveaux Macs équipés de la puce M1 ont des performances impressionnantes qui battent presque tous les Macs actuels équipés de processeurs Intel. Nous avons pu vérifier cela sur nos machines (Macbook Pro 16, iCore 7, 6 Coeurs, 16 Go de RAM vs MacBook Air M1, 8Go RAM) : le MacBook Air est (beaucoup) plus rapide, beaucoup plus autonome aussi.

Mais PCWorld a souhaité comparer ce nouvel MacBook Air avec la Surface Pro X de Microsoft disposant elle aussi d’une puce ARM réalisée par Qualcomm en collaboration avec Microsoft. Le résultat est sans appel : la Surface Pro est loin, très loin derrière le Macbook. Alors même que ce dernier dispose de plus d’applications natives (dont Office 365 !!), une meilleure connectique (Wifi 6, USB 4) tout en coutant moins cher (20% environ à capacité SSD équivalente…

Comme l’a souligné PCWorld, une des grandes limites de Windows sur les machines ARM est que le système d’exploitation était limité à l’exécution de logiciels X86 32 bits émulés. En d’autres termes, le système n’était pas capable d’émuler et d’exécuter des applications 64 bits créées pour les processeurs AMD et Intel.

Les logiciels 32 bits fonctionnent avec des performances nettement inférieures – et Apple s’en est débarrassé en 2019 avec macOS Catalina. En même temps, Apple a introduit la technologie Rosetta 2 pour les nouveaux Mac M1, qui traduit essentiellement tous les logiciels créés pour les Mac Intel en un binaire ARM qui fonctionne mieux sur les ordinateurs Apple à base de silicium. Si Microsoft a récemment publié une version bêta de Windows qui propose une émulation pour les logiciels X86 64 bits, les performances ne sont toujours pas proches de celles des nouveaux Macs équipés de la puce M1. Dans un test Geekbench 5, Surface Pro X a ainsi été surclassé par le nouveau MacBook Air M1 et s’est également classé derrière un ordinateur portable HP Pavilion bon marché équipé d’un processeur Intel Core i5.

Les résultats sont tout aussi impressionnant sur Cinebench qui met en avant les capacités du GPU :

Comme en conclu PCWorld :

Il est difficile de croire qu’un développement plus poussé permettra de combler le vaste fossé de performances entre Windows on Arm et les Macs M1 d’Apple. Dans six mois, Microsoft pourra peut-être se vanter d’avoir considérablement amélioré ses performances d’émulation. Mais sans le miracle combiné d’un processeur bien meilleur de Qualcomm ou d’un autre fabricant de puces Arm et des améliorations continues de Microsoft, l’avenir de Windows Arm semble bien sombre.

Il est enfin intéressant de noter que les développeurs ont pu émuler Windows 10 ARM sur les Mac M1 et que le Mac a obtenu de meilleurs résultats dans un test Geekbench que Surface Pro X exécutant Windows 10 en natif sur ARM…

ARM : Pourquoi Apple va réussir là où Microsoft a échoué ?

Toute la presse informatique parle depuis 10 jours des nouvelles machines d’Apple avec leur processeur ARM maison (Apple M1) et de l’abandon par le géant de Cupertino des processeurs Intel

Nous avons commandé et commencé à tester ces premières machines que nous venons de recevoir, comme nous l’avions fait à l’époque avec les machines de Microsoft sous ARM dont la première : la fameuse Surface RT. Plus récemment nous avions aussi joué avec la toute dernière machine Surface Pro X. Quelles sont les différences, et pourquoi à mon avis Apple va réussir son pari là où Microsoft est à la peine ?

Disons le tout de suite, ces nouvelles machines Apple (des MacBook Air 8Go pour ce qui nous concerne) avec leur processeur maison, sont rapides, vraiment très rapides y compris avec le jeux d’instructions Intel émulé via leur couche « Rosetta 2 ». Les tests de nombreux sites qui affirment que la puissance est du niveau d’un Intel Core i9 ne mentent pas. C’est certes impressionnant et encore plus dès lors que le code est natif, mais le succès prévisible d’Apple ne se limite pas là. J’aurais tendance à penser que même si la Surface Pro X de Microsoft disposait d’un tel processeur ce ne serait pas suffisant, voyons pourquoi en 4 points :

1 – Apple, contrairement à Microsoft, est avant tout un constructeur de machines

L’entreprise dispose d’une expertise sur la matériel qui va, et c’est normal, bien au delà de ce que peut fournir Microsoft, même allié à un fondeur comme c’est le cas pour Qualcomm aujourd’hui et Intel hier. Apple dispose sur les processeurs ARM d’une expérience qui débute avec les iPhones, puis les iPads,  une éternité à l’échelle de l’informatique. Le design de ses processeurs s’est affiné au cours de ces années avec de véritable paris techniques qui vont bien au delà des adaptations classiques faites à partir des références design d’ARM. Je vous invite à faire un tour sur l’excellent site spécialisé Anandtech qui détaille les composants de ce processeur et les choix du constructeur.

Image Anandtech

Alors oui, Microsoft a soit-disant « créé » son processeur le SC1 pour ses Surfaces Pro X, mais la réalité, issue aussi de ces mêmes sites, indique plutôt une appellation marketing d’un processeur Qualcomm légèrement customisé. Du même ordre que ce qu’ils ont fait avec AMD pour les Xbox. Les processeur ne sont pas le métier de Microsoft, c’est clairement celui d’Apple depuis des années.

Mais au delà, ceci ne se limite pas au processeur, tout l’écosystème de la machine Apple est en phase avec ce dernier. Là encore le constructeur reprend l’expertise qu’il a acquis avec ses précédentes machines. Oui Microsoft est aussi un constructeur avec ses Surface, mais leurs design interne est tout de même très proche du standard, des « design reference » de tous les PC et en tout cas des modèles proposés par Intel lui même, dès lors qu’il créé un processeur et son Chipset associé. Ouvrez une Surface, ouvrez un Lenovo, un Dell, un Asus, vous y trouverez une architecture qui est celle d’un PC s’éloignant que très modérément des Design Reference d’Intel. Cela tient au marché du PC depuis des années. Apple avec ses Mac ne s’en éloignait pas non plus de façon importante, là où le constructeur est beaucoup plus créatif c’est bien sûr, sur les carte mères de ses iPhones et iPad…

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Microsoft Edge gagne du terrain face à Google Chrome

La stratégie de Microsoft avec le nouveau navigateur Edge basé sur Chromium semble être gagnante. Alors que, comme Patrick le disait lundi, le site Netmarketshare tire sa révérence pour ce qui est des analyses des parts de marché des navigateurs, il publiait sa dernière analyse : en octobre 2020, Microsoft Edge a désormais une part de marché de 10,22 % sur le marché des PC. la part de marché de Microsoft Edge est passée de 8,84% en septembre à 10,22% en octobre. Il a dépassé de 3% un autre navigateur vedette : Firefox.

Encore plus impressionnant, si l’on compare à la même période en 2019, il double quasiment sa part de marché.

La recette semble être simple :

  • Fournir un navigateur compatible 100% avec Google Chrome : et pour cause c’est le même moteur auquel Microsoft collabore activement. Cette compatibilité s’étend aussi bien sûr aux extensions (même si la visite du Chrome Web Store indique que cela nécessite le navigateur de Google :)).
  • Fournir un navigateur multi-plateforme : obligatoire dans un monde où Windows ne domine plus les usages, les périphériques mobiles sont tous sur Android ou iOS, le Mac représente en gros 10% des machines, et Linux environ 2 %.
  • Fournir une meilleure intégration avec le système d’information : on pense en particulier à l’intégration de l’AD et des outils de déploiement et d’administration.
  • Cerise sur le gâteau, mais de plus en plus importante : le navigateur de Microsoft est sans doute plus respectueux de la vie privée que celui de Google 🙂 Même si dans ce domaine, les plus inquiets se tourneront sans doute vers des navigateurs comme Brave par exemple.

Pour faciliter aussi son adoption, il est à noter que Edge est désormais préinstallé avec Windows 10 October 2020 Update ou une version plus récente et qu’une nouvelle annonce dans la barre des tâches encourage les gens à essayer (puis adopter ?) Edge. C’est de bonne guerre quand Google installe systématiquement Chrome sur ses Chromebooks, et le moteur de Chrome sur les machines Android…

Une refonte de l’interface pour Windows 10 dans un an…

Selon un rapport du bien informé Zac Bowden de Windows Central, l’interface de Windows 10 devrait pas mal évoluer au deuxième semestre 2021. Le projet aurait pour code Sun Valley avec au programme une refonte importante du menu démarrer, de la barre de tâches, l’explorateur de fichiers, des applications natives.

La première idée qui vient en tête est de se dire que cette nouvelle interface pourrait-être la même que celle du nouveau système d’exploitation de Microsoft : Windows 10X, qui se fait de plus en plus attendre et qui repoussé en permanence. Mais ce n’est à notre avis aussi peut-être pas le cas. Microsoft avait payé cher la confusion d’OS avec Windows 8 et Windows 8 RT pour les utilisateurs qui s’attendait logiquement aux mêmes applications et au même fonctionnement. On connait le résultat et la désillusion qui s’en est suivie. Cette fois Microsoft pourrait mettre en oeuvre une interface différente.

Cette nouvelle version d’interface apparaitrait dans la mise à jour 21H2 (nom de code Cobalt) et comme d’habitude de petits changements devraient arriver dans les mois qui viennent pour les Insiders, histoire de tester les nouveaux concepts.

Alors que de nombreuses autres plates-formes du marché ont été entièrement repensées ou modernisées au cours des cinq dernières années, et bien que Windows 10 ait subi des itérations de conception mineures avec l’introduction de Fluent Design, nous n’avons pas assisté à une refonte significative de son interface utilisateur. Ce serait l’objectif de cette mise à jour. Sans surprise ce projet serait mené par l’équipe Windows Devices and Experiences, dirigée par le Panos Panay, qui a pris en charge cette division en février dernier. Microsoft a annoncé en mai que la société « réinvestirait » dans Windows 10 à l’horizon 2021,  » Sun Valley » serait le résultat de ce réinvestissement.

Nous aborderons ce sujet en introduction du prochain Briefing Calipia. Cette introduction fera le point sur les évolutions des OS chez Microsoft mais pas seulement avec en particulier les approche de Google et la refonte annoncée avec Fushia OS qui se veut une évolution de Chrome OS mais aussi d’Android. Nous aborderons aussi bien entendu les évolutions prévues avec Windows 10X.

Des Chromebooks sous ARM : retour aux sources ?

Les principaux Chromebooks du marché sont devenus au fil des ans quasiment tous sur plateforme Intel, alors que l’OS était issu à l’origine d’un développement axé sur un usage sur processeurs faible consommation et ARM en particulier. Seulement voilà, les constructeurs se sont orienté sur ce qu’ils savaient intégrer de mieux : à savoir la plateforme Intel (Processeurs et Chipsets). Aujourd’hui Acer frappe assez fort avec un nouveau modèle tournant sur le processeur ARM de Qualcomm.

Acer a donc annoncé le tout premier Chromebook à utiliser la plateforme Snapdragon. Il s’agit du Chromebook Spin 513, qui intégré donc un Snapdragon 7c. Cela signifie qu’il est doté de fonctionnalités que seul un SoC ARM peut offrir : à savoir la 4G. C’est le même paris que fait Microsoft pour sa tablette Windows Pro X, mais cette fois sous une version spécifique de Windows pour ARM qui ne dispos que d’une base applicative bien réduite… Nous en reparlerons lors du prochain Briefing Calipia en décembre.

Le Chromebook Spin 513 ne pèse que 1,2 Kgs et promet une autonomie de 14 heures. Il dispose d’un écran HD de 13,3 pouces et la charnière à 360° qui fait de lui un convertible.

Sans surprise ce modèle cible les étudiants (secteur ou les chrome books font un tabac outre-atlantique) mais aussi les entreprises qui commencent à adopter sérieusement les Chromebooks, là encore principalement aux US.

Le Chromebook Spin 513 sera disponible en Amérique du Nord en février à partir de 399,99 $, mais il y a aussi un Chromebook Enterprise Spin 513, qui sera disponible en mars pour 699,99 $. Sur ce modèle Acer intégrera des fonctions d’administration à distance et de blocage de l’appareil en cas de perte ou de vol.

Acer a également annoncé une machine sous Chrome OS mais fixe, (sous plateforme Intel cette fois) : La Chromebox CXI4, qui utilise des processeurs Intel de 10e génération, jusqu’à un Core i7. Il peut également être acheté avec une mise à jour Chromebox Enterprise. La Chromebox CXI4 sera disponible en Amérique du Nord au premier trimestre à partir de 259,99 $, et la Chromebox Enterprise CXI4 sera disponible à partir de 409,99 $.

Teams en natif sur Windows ARM

On y croyait plus : Teams est disponible en natif sous Windows ARM ! Dans le cadre du lancement de sa nouvelle génération de Surface Pro X en début de mois, Microsoft avait discrètement annoncé qu’elle apporterait une version native ARM64 de Microsoft Teams. Annonce très discrète pour éviter les questions qui fâchent du style : « Et Office c’est pour quand ? » …

Une application native 64 bits de Teams pour les appareils ARM améliore considérablement les performances de l’offre puisqu’elle ne fonctionne plus sur une couche d’émulation x86. Mais on peut s’étonner pourquoi cela n’a pas été fait avant sachant que Teams est basé sur le framework Electron (donc pour faire simple le moteur du navigateur Web) lui même fonctionnant nativement sous ARM

Cette annonce ne résout pas le problème pour Microsoft Office, qui n’est toujours pas proposé en natif sur la plateforme ARM de Microsoft … Et les choses annoncées pour Teams ne présage pas une accélération du portage pour Office : car ce dernier n’est pas lui basé sur Electron.

Cette situation est d’autant plus étonnante pour Office que la plateforme est annoncée en natif sur les nouvelle machines ARM d’Apple (dont le lancement pourrait-etre prévu pour mi-novembre). Microsoft développe aussi depuis des années des version ARM d’Office pour iPad et tablettes Android (même si le spectre fonctionnel est très différent dans ce cas).

Cela pose de véritables questions sur les évolutions des OS dans la stratégie Microsoft face à Apple avec son Mac ARM qui pointe le bout de son nez, les Chromebooks de Google sous Chrome OS et leurs évolutions sur Fushia OS… Autan de question dont nous débattrons lors du prochain Briefing Calipia avec une session consacré à l’évolution des systèmes d’exploitation.

Le Codec AV1 sera supporté en natif dans Windows 10

Ce Codec ne vous dit peut-être pas grand chose, un petit rappel… En 2015, de nombreuses entreprises, dont Microsoft, Google, Netflix, Amzon, Cisco, Intel et Mozilla, ont uni leurs forces pour former l' »Alliance for Open Media » (AOM) dans le but de créer des formats et des technologies de médias ouvertes. En 2018, le consortium a lancé le format de codage vidéo AV1, que Netflix a également commencé à utiliser dans son application mobile Android au début de l’année 2020.

Microsoft a annoncé qu’avec la prochaine génération de matériel , il commencera également à prendre en charge le format AV1 sur les machines Windows 10. Une bonne nouvelle pour garantir une meilleures lisibilité des compatibilité avec les différents composants (processeurs, cartes vidéo) et applications. Une fois intégré dans l’OS on peut imaginer que les choses seront plus simple à gérer.

Le codec AV1 offre une compression 50 % plus performante que le H.264 et 20 % plus performante que le célèbre VP9. Pour rappel le VP9 avait été développé par Google en 2012, sans redevance associée à son usage (et maintenant intégré en standard à Chrome, Firefox et Opera : intégré à la balise vidéo d’HTML5). Microsoft précise également dans sa communication que puisque l’AV1 est accéléré via le matériel plutôt que d’être dépendant du logiciel, il réduit également l’utilisation de la batterie sur les appareils mobiles. Ce qui est toujours appréciable dans la course à l’autonomie des ultra-portables.

Si le sujet vous intéresse et que vous désirez en savoir plus sur AV1 rendez-vous sur cette page.

L’émulation X64 bientôt disponible pour les PC sous Windows ARM

Nous vous en parlions, c’est maintenant officiel, Microsoft travaille sur l’émulation d’applications 64 bits pour son Windows sous ARM telle que la version embarquée dans la Surface Pro X (machine qui vient d’ailleurs d’être mise à jour). Aujourd’hui les PC sous Windows ARM pourront exécuter des applications ARM natives 32 bits ou 64 bits, et des applications Intel (x86) émulées seulement en 32 bits. C’est d’ailleurs ce type de versions que l’éditeur exécuter pour sa propre suite bureautique Office ! (Alors qu’il a prévu de faire fonctionner des applications natives ARM sur la plateforme Mac sous ARM… allez comprendre). Bientôt, il devrait ainsi être possible de faire fonctionner des applications Intel (x64) émulées en 64 bits. Les performances des applications émulées en 32 bits sont très loin d’être aussi bonnes que celles des applications natives, en puissance mais aussi en autonomie de la machine il en sera de même logiquement pour les application en en 64 bits.

Cette histoire d’émulation d’application Intel en 64 bits révèle en creux, les difficultés qu’à Microsoft pour convaincre les développeurs d’adopter sa plateforme (un peu comme celle qu’il avait eu avec Windows Phone). C’est d’autant plus évident qu’il ne le fait visiblement pas pour ces propres applications comme nous le disions avec Office…

Sous Windows ARM, une application ARM64 native sera beaucoup plus rapide, surtout avec les processeurs Snapdragon 8cx Gen 2 de Qualcomm ou SQ2 de Microsoft qu’une application éculée, il est bien dommage à mon avis que les efforts ne soient pas mis pour porter à minima les applications de productivité de l’éditeur, histoire de montrer la voie ! Comment convaincre des développeurs tiers de porter leur applications alors que cette tâche n’est pas faites pour ses propres applications…

Selon Microsoft, l’émulation x64 sera disponible en novembre pour les Insiders, les autres ne l’auront pas avant l’année prochaine. Cette fonctionnalité sera disponible depuis le Snapdragon 835, même si elle ne brillera encore moins par ses performances sur ces processeurs.

Nous reviendrons sur ces éléments et la stratégie nouvel OS de Microsoft lors du prochain Briefing Calipia (vous pouvez consulter l’agenda ici)

Une fonction dans Windows 10 pour augmenter l’usage de Skype ?

Dans la dernière version de Windows 10 (Insider Preview Build 20221) publiée cette semaine, Microsoft a introduit une nouvelle fonction de création à la volée de vidéoconférence sous Windows 10. Cette nouvelle fonctionnalité – Meet Now – se présente sous la forme d’une icône dans la barre des tâches . Elle permet de démarrer rapidement une réunion ou de rejoindre une réunion programmée à laquelle vous avez été invité. Cette intégration est assurée par la version grand public de Skype. Objectif pour Microsoft, redonner de l’attrait à son produit an perte de vitesse face à Messenger / Zoom et… Teams dans une certaine mesure. La communication de l’éditeur tout azimut sur Teams éclipsant largement Skype grand public, alors même que ce dernier annonce l’arrêt à terme de Skype Entreprise. Autant dire que la communication de l’éditeur est tout sauf limpide vis à vis de Skype aux oreilles de nombreux clients…

Cette fonction « Meet Now » n’est pas nouvelle en soi. Elle est arrivée sur Skype au début de l’année pour améliorer l’expérience de visioconférence, mais n’était accessible que dans le programme Skype. Aujourd’hui Microsoft offre un accès direct beaucoup plus simple.

L’idée de cette fonction est de permettre aux utilisateurs de Windows 10 de se connecter avec n’importe qui et de créer facilement un espace de collaboration en deux clics seulement. C’est gratuit, et aucune inscription ou téléchargement n’est nécessaire. Les participants peuvent ensuite facilement rejoindre les réunions, qu’ils aient un compte Skype ou non, et cela depuis n’importe quel appareil – mobile ou poste de travail traditionnel.

Pour lancer un appel vidéo, il suffit de cliquer sur l’icône « Meet Now » dans la barre d’état système, puis de cliquer/taper sur « Create a meeting » (Créer une réunion dans la version française). Meet Now ouvrira alors une fenêtre du navigateur pour lancer la réunion. Vous pouvez modifier le nom de la réunion et partager le lien de la réunion avec d’autres personnes. Une fois que vous êtes prêt, allumez votre micro et/ou votre caméra selon vos préférences, et cliquez/appuyez sur le bouton Start Meeting, et c’est tout 🙂

Si quelqu’un vous a envoyé un lien de réunion, il vous suffit de cliquer sur l’icône « Meet Now », puis de cliquer sur « Join a meeting ». Il suffit de coller le lien communiqué dans la fenêtre du navigateur , de cliquer sur « Participer » et c’est parti. Attention : seuls Microsoft Edge et Google Chrome sont officiellement pris en charge à l’heure actuelle.

Alors si cette fonction est bien présente dans les futures versions de Windows 10, reste à savoir si elle pourrait être « branchée » sur d’autres outils de visio, et bien sûr pourquoi pas Teams ! Nous tacherons d’obtenir l’information et nous aurons l’occasion d’en reparler lors du prochain Briefing Calipia en décembre avec un point complet sur Teams et ses évolutions.

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