Archives de Catégorie: OS

Microsoft promet plus de transparence dans son processus qualité pour les mises à jour de Windows 10

La communication de Michael Fortin (VP Windows chez Microsoft Corp) s’inscrit dans le contexte de la réédition la semaine dernière de Windows 10 version 1809. Microsoft avait initialement publié Windows 10 version 1809 le 2 octobre, mais  avait plus tard suspendu sa diffusion en raison de problèmes de perte de données pour certains utilisateurs…

Ce qui est en cause est bien entendu le modèle Windows as a Service. Au début de la mise en oeuvre de ce processus, Microsoft avait été poursuivi en justice pour les mises à jour perturbantes du système d’exploitation. Cependant, la société n’a jamais renoncé à son approche de publication plus rapide avec Windows 10. Microsoft a généralement fait valoir que ce rythme de publication plus rapide est nécessaire, à la fois pour des raisons d’innovation et pour des raisons de sécurité. Mais cette pratique est également celle de ses concurrents : Google avec Chrome par exemple, Apple avec iOS, Adobe, etc.

Michael Fortin a expliqué qu’étant donné la complexité de la prise en charge des différentes versions de Windows et d’applications, ainsi que de plusieurs pilotes et types de périphériques, Microsoft a fait des gros progrès avec les mises à jour de Windows 10.

Microsoft serait confrontée pour maintenir la qualité des mises à jour de Windows 10 à prendre en compte plus de 700 millions de périphériques Windows 10 actifs par mois avec plus de 175 millions de versions d’application et le tout sur 16 millions de combinaisons uniques de matériel / pilote ! On Imagine en effet que les scénarios de tests sont importants : c’est aussi la raison d’être des Insinders (Le programme de beta de Microsoft).

Pour appuyer ses déclaration le VP de Microsoft a proposé le graphique suivant, qui indique que le taux d’incidents rapportés par les clients associés aux versions de Windows 10 avait diminué depuis la publication de Windows 10 version 1507 il y a plus de trois ans :

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Microsoft dissocie Cortana et Windows Search dans la prochaine version de Windows 10 (19H1)

Microsoft avait annoncé en début d’année son intention de dissocier Cortana de Windows Search. Cette décision a sans doute été prise face au succès très mitigé (c’est le moins que l’on puisse dire) de l'(assistant vocal de Microsoft depuis l’abandon de Windows Phone et le lancement de Windows 10.

Il était déjà possible de supprimer Cortana de recherche de Windows 10 avec quelques modifications dans le registre (si vous ne savez pas comment faire demander le nous dans les commentaires de ce post).

Un tweet du bien connu « Albatross » (à qui l’on doit de nombreuses observations dans les builds insiders de Windows 10), donne un aperçu de la manière dont la séparation fonctionne et de la date à laquelle elle sera finalement disponible pour les utilisateurs : version 19H1, la prochaine mise à jour de fonctionnalités pour Windows 10, dont la publication est prévue pour le premier semestre de 2019.

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Selon le tweet, le changement permettra à Cortana de « passer d’un accès par survol habituel à un système appelé Conversation Canvas ». Cela signifie que l’assistant numérique devrait  apparaître dans sa propre vue dédiée.

Microsoft republie enfin Windows Server 2019 et Windows 10 version 1809

windows server 2019Il y a bientôt 2 mois, Microsoft annonçait la mise à dispo de Windows Server 2019 et Windows 10 « October Update ». On connait la suite : des bugs en séries qui ont contraint Microsoft à supprimer leur mise en ligne.

Aujourd’hui, elles sont de retour. Microsoft réédite officiellement Windows Server 2019 et Windows 10,  « October Update ».

L’éditeur en profite pour réédite aussi bien sur Windows Server version 1809. Au passage la différence entre Windows Server 2019 et cette dernière réside dans le fait que le premier provient du canal semi-annuel (SAC)  et le dernier du canal de service à long terme (LTSC). Les diffusions LTSC ont lieu tous les trois ans, alors que les diffusions SAC sont, bien, semestrielles. Cela signifie également que les mises à jour sont livrées différemment, étant donné que celles de la version 1809 recevront la prochaine mise à jour, qui devrait maintenant prendre cinq mois.

Les fonctionnalités incluses dans Windows Server 2019 sont celles du canal semi-annuel depuis un moment. Il vise à combler le fossé entre les serveurs sur site et les services Azure dans un environnement hybride. Le Centre d’administration Windows 1809 devrait également être republié dans la foulée.

La recherche de Windows 10 bientôt au niveau de celle de Windows 7 ?

Lors du passage de Windows 7 à Windows 8 les utilisateurs habitués à la recherche full text de Windows 7 étaient fortement déçus : la pertinence des résultats et l’espace de recherche était plus que limité (pour ne pas dire plus). Depuis, avec Windows 10 Microsoft communique sur « une meilleure fonction de recherche » , mais attention : meilleure que Windows 8 (et c’est vrai) mais on est, aujourd’hui, encore loin de la pertinence de Windows 7, un comble !

Mais les choses devraient aller (enfin) mieux pour la prochaine version de Windows 10 (prévue pour avril 2019) puisque dans la build insiders 18267 la société introduit un  nouveau mode d’indexation de recherche permettra à Windows de rechercher par défaut tous les dossiers et lecteurs de l’utilisateur, et pas seulement les documents, les images et les vidéos,. Pour activer la nouvelle fonctionnalité d’indexation de la recherche, les utilisateurs doivent accéder à Rechercher dans les paramètres Windows et sous « Rechercher mes fichiers », sélectionner « Amélioré » pour lancer le processus d’indexation.

Le processus d’indexation devrait prendre environ 15 minutes pour être actif, voire plus long si les utilisateurs ont beaucoup de fichiers. Les utilisateurs ont également la possibilité d’exclure un dossier de la recherche en l’ajoutant à la liste Dossiers exclus.

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Nous reviendrons sur les nouvelles fonction de la version Windows 10 d’octobre et ce qui est prévu pour la version d’avril 2019 lors du prochain Briefing Calipia.

Une solution Huawei pour Azure Stack

Capture d_écran 2018-10-19 à 11.43.12Lors de Huawei Connect 2018, Microsoft et Huawei ont annoncé un partenariat afin de fournir la solution «100% flash» pour Azure Stack. L’objectif étant selon les deux entreprise d’accélérer la mise en oeuvre de services de cloud hybride, tout en améliorant l’accès aux données.

Pour rappel, Azure Stack est une extension du cloud public Microsoft Azure (y compris au passage pour son mode de facturation) qui permet aux clients de déployer les services de cloud Azure sur leurs propres centres de données (en interne donc), ce qui aide à résoudre les problèmes de sécurité mais aussi de latence. Azure Stack est aussi pour Microsoft un moyen de faire passer ses client dans le Cloud Public Azure en douceur tout en se démarquant de ses principaux concurrents : AWS et Google.

Le matériel  auquel Huawei fait référence est le Huawei FusionServer 2288H V5, qui peut être étendu pour inclure 24 disques SSD Huawei ES3000 V5 en interface NVMe bien entendu pour obtenir de tel niveau de performance. Les performances d’E / S et la bande passante en lecture-écriture sont, sans surprise, nettement supérieures à celles des configurations hybrides HDD et HDD-SSD : les disques ayant une vitesse de lecture de 3,5 Go / s et une vitesse d’écriture de 3,2 Go / s…

Une solution qui est une concurrence directe avec celles de PureStorage que nous avions rencontré à Mountain View le 8 octobre dernier (mais ces dernières étaient disponibles en complément de tous les systèmes existant).

L’offre est également fournie avec Huawei eSight, une solution de gestion des des serveurs qui permet de diagnostiquer et d’analyser avec le l’IA, les défaillances du CPU, de la mémoire et des cartes PCIe.

Linux fait jeu égal avec Windows Server sur les machines virtuelles Azure

LinuxSi Microsoft pour faire concurrence à Amazon Web Services n’a décidé qu’en 2012 de faire évoluer sa plateforme Azure en intégrant la dimension IaaS, se fut en proposant des machines virtuelles pré configurées sous Windows Server mais aussi des distributions Linux.

Concernant le choix du système d’exploitation hébergé par ces VM, il était de 30% sous Linux en 2015, 40% en 2017 et semble être de 50% actuellement. Scott Guthrie, vice-président exécutif du cloud de Microsoft a en effet déclaré récemment : »Il s’agit désormais de la moitié, mais cela varie d’un jour à l’autre car nombre de ces workloads sont élastiques, mais parfois un peu plus de la moitié des machines virtuelles Azure sont des Linux. »

Ce qui est assez normal du fait de la différence de coût des abonnements proposés, malgré l’initiative Azure Hybrid Benefit permettant de réutiliser sur Azure des licences acquises, et la richesse des offres Open Source proposées. Avec de plus les aspects de complexité de mise en œuvre et de support qui sont largement amoindris car pris en compte dans l’abonnement.

Pour faire simple, Linux (pour les serveurs) est l’OS en passe d’être le plus utilisé en mode Cloud, et l’avenir de Windows Server ne repose plus que sur les choix des entreprises pour leurs solutions « on-premise ».

En fait le Cloud a en 10 ans totalement bouleversé les modèles économiques de l’industrie de l’IT en passant de modèles d’acquisition de produits ou de licences à des modèles abonnements liés à la consommation de ressources physiques ou logicielles.

Pour être un acteur majeur du Cloud, Microsoft a donc dû changer complètement de stratégie et non plus vendre ses produits mais proposer les technologies demandées par ses clients. Que ce soit celles d’éditeurs concurrents (Oracle par exemple) ou celles issues de la communauté Open Source (Linux, PHP, Cosmo DB,  Kubernetes, etc.). Ce qui l’a conduit à devenir un acteur important du monde de l’Open Source, avec notamment l’acquisition de la forge GitHub à laquelle contribuent plus de 20 000 employés Microsoft et qui héberge 200 projets proposés par l’éditeur. Mais aussi de porter certain de ces produits phares sur Linux, comme récemment SQL Server…

Et si les choix opérés par les entreprises dans le Cloud public se disséminaient dans les datacenters privés, la stratégie de Cloud hybride de Microsoft pourraient avoir des conséquences inattendues…

Windows Admin Center 1809 est disponible

Windows Server logoMicrosoft a annoncé la disponibilité générale de la nouvelle interface graphique permettant de gérer les infrastructure Windows Server : Windows Admin Center en version 1809 (dont le nom de code était « Honolulu ». Conjointement à cette publication, Microsoft propose aussi le Software Development Kit (SDK) pour étendre les capacités de l’interface.

Pour rappel, Windows Admin Center permet de gérer tous les rôles des infrastructures Windows Server (File Server, Hyper-V, Storage Replica, Cluster, etc.) ainsi que de s’interconnecter à des services Azure, regroupant ainsi dans une seule interface l’ensemble des consoles d’administration précédemment disponibles (Event Viewer, Device Manager, Disk Management, Task Manager, Server Manager, etc.).

Windows Server Admin Center

Windows Admin Center 1809, qui supporte Windows Server 2019, évolue à un rythme mensuel depuis le mois d’avril, la version 1809 représentant une version stabilisée, conformément à la stratégie d’évolution en continu mise en place par Microsoft.

L’ensemble des nouvelles fonctionnalités, qui portent principalement sur le dépannage de serveurs et clusters de serveurs, sur la configuration et sur les taches de maintenance, est détaillé sur le billet de blog de l’annonce.

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