Archives de Catégorie: Cloud

Windows Virtual Desktop est maintenant intégré au portail Azure et prend en charge la redirection audio/vidéo (via WebRTC) pour Teams

windows virtual desktopDeux nouvelles très interessantes en ce qui concerne les accès distants et Windows Virtual Desktop en particulier cette semaine.

Pour rappel, le service Windows Virtual Desktop (WVD), qui permet d’accéder à distance aux ordinateurs de bureau et aux applications depuis les datacenters Azure, a été commercialisé par Microsoft en septembre dernier,nous vous en parlions ici même, mais comportait quelques trous dans la raquette : comme par exemple la gestion passant obligatoirement par le Shell, mais aussi l’absence de prise en charge du flux Audio/Vidéo en direct (obligatoire pour l’utilisation de technologies de visioconférence par exemple. Ces deux lacunes sont maintenant comblées, après une phase beta.

1 – Intégration du portail Azure

En avril, Microsoft avait publié une preview de l’intégration du bureau virtuel de Windows avec Azure Resource Manager (ARM), où les « objets » WVD deviennent gérables. Compte tenu de cette intégration, si un fournisseur de ressources ARM WVD est enregistré auprès du portail Azure, il devient alors logiquement possible d’utiliser le portail pour gérer ce service .

WVDLe portail peut être utilisé pour créer des pools d’hôtes WVD, ainsi que pour « déployer et gérer » des applications et des bureaux virtuels. On peut toujours utiliser les techniques classiques de déploiement et de gestion de WVD (telles que PowerShell), mais les avantages à utiliser l’interface graphique est de permettre des connexions plus simples à d’autres services Azure, comme par exemple parti du service de contrôle d’accès basé sur les rôles d’Azure pour segmenter les responsabilités des administrateurs des WVD. Il devient aussi possible d’utiliser le portail Azure pour publier des ressources WVD dans les groupes Azure Active Directory. Enfin, on dispose également de l’accès aux données d’Azure Log Analytics lorsqu’ils supervisent le service WVD.

2 – Prise en charge de la redirection audio/vidéo

L’usage de Teams dans WVD posait de nombreux problèmes de latence, rendant le service difficilement exploitable. Initialement Microsoft avait présenté un service : A/V Redirect for Microsoft Teams original qui contourne les processus de codage et de décodage associés à l’envoi d’audio et de vidéo vers les machines virtuelles utilisées avec le service WVD mais la qualité était loin d’être au rendez-vous. Ce que propose maintenant Microsoft avec le nouveau mode A/V Redirect for Microsoft Teams est plus classique sur ce type d’infrastructure : il effectue des communications directes de client à client en utilisant la norme de communication en temps réel sur le Web, « WebRTC ». Pour rappel WebRTC est une technologie open source utilisée pour les communications audio et vidéo en continu sur la plupart des technologies concurrentes. Une bonne chose pour la qualité offerte.

Teams RemoteMicrosoft a également parlé lors de cette annonce d’une fonction d’optimisation des autres médias utilisé dans Teams reposant sur un mécanisme là encore d’accès plus direct, cette fonction serait introduite en beta prochainement. Mais nous n’avons pas plus d’information sur le mécanisme utilisé actuellement.

Etes-vous prêt à payer pour utiliser un moteur de recherche ?

Capture d’écran 2020-07-08 à 09.37.22.png

C’est en tout cas ce que propose Neeva une startup fondée par Sridhar Ramaswamy, l’ancien Senior Vice President de Ads & Commerce chez Google jusqu’en début 2018, et Vivek Raghunathan, ex VP en charge de la Monetization chez YouTube.  Donc 2 personnes dont on peut dire sans crainte de se tromper qu’ils connaissent très bien les bénéfices de la collecte des données personnelles d’utilisateurs de services gratuits… Et c’est justement parce qu’ils connaissent les bénéfices mais aussi les limites de tels modèles que tous deux ont décidé de créer Neeva sur une base radicalement différente, avec des utilisateurs qui soient des clients et pas des produits.

Neeva propose une solution sans pub ni collecte de données tous azimuts, ni traçage des utilisateurs. Pour autant, comme l’indique S.Ramaswamy dans un billet du blog Neeva, le service proposera à ses utilisateurs des recherches personnalisées en fonction de leur historique de recherche (sauf pour un mode de navigation dit « incognito »), des informations fournies (par ex mes préférences sportives, culinaires, littéraires…), mais tout ceci ne sera pas monétisé auprès de sociétés tierces, ni ne générera de pub personnalisées pour les utilisateurs. L’historique des recherches sera conservé 90 jours

« Un moteur de recherche qui ne sait rien sur vous n’est jamais meilleur pour vous« 

Le challenge de Neeva n’est pas mince, pour convaincre des utilisateurs de payer pour un service de recherche, tant nous avons été formatés par la pratique de gratuité introduite par Google.  Il existe des moteurs de recherche qui mettent en avant des pratiques plus protectrices des données personnelles de leurs utilisateur (ex : Duckduckgo, Qwant, Startpage …) mais tous évoquent le caractère gratuit de Google, qui les obligent à conserver eux-mêmes cette gratuité de services.

Neeva n’est pour le moment pas disponible, en dehors d’une béta limitée (il faut s’inscrire sur une liste d’attente), et le prix n’est pas non plus connu, Sridhar Ramaswamy parlant d’un équivalent pour une souscription mensuelle du prix de 2 cafés noirs.

COVID 19 : recherche d’un vaccin, même les datacenters immergés de Microsoft y participent !

Capture d’écran 2020-06-22 à 10.18.16Il y a 2 ans, Microsoft a immergé au fond de l’Atlantique, près des iles écossaises de Orkney, un datacenter sous la forme d’un container de 12 mètres de long et 2,8 m de diamètre, embarquant 12 racks et 864 serveurs. Ces serveurs sont également dotés d’accélérateurs FPGA et stockent 27,6 petabytes. Le tout est immergé par 35 mètres de fond.  Ce projet, dénommé Natik, vise à bénéficier des conditions favorables de température de la mer à cet endroit, pour tester la viabilité des opérations d’un tel ensemble à distance.

Microsoft vient de publier un billet d’information la semaine dernière pour indiquer que ce datacenter immergé participe à un programme d’informatique distribuée, Folding@home, initialisé en 2000,  qui contribue aujourd’hui aux efforts de recherche sur des traitements et vaccins pour le Covid 19. Comme l’indique Spencer Fowers, le responsable technique du projet Natik, les 864 serveurs sont dédiés au traitement des modules Folding@home, faisant ainsi d’eux les premiers contributeurs du projet au niveau mondial.

L’utilisation des services Active Directory Domain Services (ADDS) avec Azure Files est disponible

AAD-logoMicrosoft a annoncé cette semaine quelques fonctions importantes pour son service de partage de fichiers dans le Cloud : Azure Files. En premier lieu la disponibilité du service ADDS.

Pour rappel, ADDS permet la synchronisation des comptes Active Directory locaux avec le service Azure Active Directory. Il est utile d’utiliser ADDS avec le service Azure Files car il permet d’utiliser les listes de contrôle d’accès (ACL) Windows existantes sur site avec le service dans le Cloud, ce qui potentiellement rend service aux administrateurs. Azure Files fonctionnera ainsi comme un partage de fichiers sur site. L’intégration d’ADDS avec Azure Files va aussi faciliter la migration des partages de fichiers sur site vers le cloud, et c’est sans surprise un des éléments que Microsoft entend bien pousser pour accélérer les migrations.

Microsoft précise :

« Tant que vos serveurs sur site ou les ordinateurs portables des utilisateurs sont reliés par domaine à AD DS, vous pouvez synchroniser Active Directory avec Azure AD, puis activer l’authentification AD DS sur le compte de stockage et monter le partage de fichiers directement. Elle rend la migration des locaux vers le cloud extrêmement simple, car les ACL Windows existantes peuvent être transférées sans problème vers les fichiers Azure et continuer à être appliquées pour l’autorisation.« 

Microsoft vante également l’utilisation du service Azure Files, introduit il y a près de six ans, pour les scénarios de stockage de fichiers par accès à distance de l’infrastructure de bureau virtuel (VDI). Dans de tels cas, l’utilisation d’ADDS peut simplifier la configuration et permettre l’accès à l’identification unique par les utilisateurs finaux. Les fichiers Azure utilisés avec le VDI permettent un stockage à l’échelle pour répondre également à la demande.

Gaia-X : manifeste pour un cloud européen

Capture d’écran 2020-06-10 à 07.53.31

L’évènement est passé relativement inaperçu le 4 juin dernier, mais la France et l’Allemagne ont par la voix de leurs ministres respectifs de l’économie (Bruno le Maire et Peter Altmaier) annoncé le lancement du projet franco-allemand Gaia-X. En fait, l’annonce initiale de Gaia-X avait été faite à l’automne 2019, mais le 4 juin marque le démarrage officiel du projet. Les ambitions du projet sont double ; d’une part tenter de revenir dans la course mondiale au cloud computing, pour le moment totalement dominée par les américains et les chinois, ensuite disposer d’un outil adapté pour traiter les conflits potentiels entre la législation européenne de protection des données et les lois américaines telles que le US Cloud Act.

L’objectif principal de Gaiai-X est  essentiellement de définir un cadre de services fédérés et de proposer un label à ceux qui s’y inscriraient. Pour bénéficier du label Gaia-X, les  services cloud offerts devront garantir une interopérabilité, une transparence et une indépendance pour les clients, et bien entendu le respect de la législation européenne (RGPD en tête) et en régissant de manière stricte le rapport avec les législations extérieures (type US Cloud Act).Capture d’écran 2020-06-10 à 08.17.22Pour le moment, la structure Gaia-X comporte 22 membres (d’Orange à OVHCloud, en passant par Deutsche Telekom, Bosch, Siemens ou encore Atos). Mais les géants actuels du cloud (Google, Aws, Microsoft …) pourront également s’inscrire dans Gaia-X à condition d’en respecter toutes les conditions. Bref, le cloud européen pourrait beaucoup ressembler au cloud actuel, en tout cas en termes d’acteurs….

Zoom remercie AWS pour avoir soutenu sa croissance : un bel exemple des bénéfices du Cloud…

Eric ZoomEric Yuan, le PDG de Zoom, a félicité Amazon Web Services, partenaire de longue date, et Andy Jassy, son PDG, pour avoir aidé l’entreprise à répondre à la demande. Un bel exemple de l’intérêt du Cloud dans cette période où la montée en charge de Zoom a été très soutenue. Quel système d’information interne aurait en effet pu soutenir un tel accroissement d’utilisateurs (Multiplié par plus de 10 sur 1 mois !) ?. Les bénéfices ont été importants pour la Decacorn californienne.

« Comme notre demande augmentait et que nous avions une visibilité limitée sur la croissance, AWS a pu répondre rapidement en fournissant la majorité des nouveaux serveurs dont nous avions besoin, en ajoutant parfois plusieurs milliers par jour pendant plusieurs jours d’affilée« , a déclaré M. Yuan dans des remarques préparées à la suite du rapport sur les résultats

Zoom a dépassé les attentes pour ses bénéfices du premier trimestre. Le chiffre d’affaires s’est élevé à 328 millions de dollars, soit une hausse de 169 % par rapport à l’année précédente, avec un bénéfice par action de 0,20 dollar. Les analystes prévoyaient un chiffre d’affaires de 202 millions de dollars et un bénéfice par action de 0,09 dollar.

Resultats Zoom Q1

L’action Zoom a légèrement augmenté en dehors des heures de bourse. Les actions ont grimpé de plus de 200 % depuis le début de la pandémie, car de plus en plus de personnes comptent sur les logiciels de l’entreprise pour travailler et garder le contact visuel. Zoom n’indique pas le nombre mensuel d’utilisateurs actifs, mais CNBC a indiqué que son application mobile comptait 173 millions d’utilisateurs actifs par mois, contre 14 millions en mars.

Microsoft annonce un super calculateur

Lors de sa conférence développeurs Build (qui s’est tenue en ligne la semaine dernière), Microsoft a présenté un supercalculateur, positionné (selon Microsoft) dans le top 5 mondial des configurations de ce type. Destiné aux travaux dans le domaine de l’intelligence artificielle, conçu avec le spécialiste du domaine OpenAI, et pour son usage exclusif, ce supercalculateur est doté de caractéristiques impressionnantes, avec plus de 285 000 coeurs de CPU, 10 000 GPU et 400 gigabits par seconde en termes de connectivité pour chaque GPU. Cette méga configuration est (bien entendu) hébergée dans Azure.

Une telle puissance à disposition devrait permettre de pouvoir s’attaquer à des questions encore plus ambitieuses en termes de Deep Learning, autorisant ainsi de travailler sur des modèles capables de s’entrainer sur des très grandes quantités de données non étiquetées.

Microsoft a noué dans les derniers mois de nombreuses collaborations avec la société OpenAI, structure à but non lucratif basée à San Francisco et qui veut promouvoir une IA au service de tous.

Microsoft investit encore pour préparer l’arrivée de la 5G

Capture d’écran 2020-05-15 à 07.54.10

Pour la seconde fois en moins de 2 mois, Microsoft vient d’acquérir une société spécialisée dans les solutions de communications. Après l’annonce de l’acquisition de Affirmed Networks fin avril, c’est au tour de Metaswitch de passer dans le giron de Microsoft.  La société britannique créée en 1981, est spécialisée dans les solutions de réseau virtuel à destination des opérateurs et présente de nombreuses références au niveau mondial, parmi lesquelles de nombreux français : Free, SFR, Bouygues Telecom.

Pour Microsoft la convergence du cloud et des réseaux de communication conjuguée avec l’arrivée prochaine de la 5G offrent une opportunité pour positionner Azure comme infrastructure de référence. Dans ce but, l’intégration des technologies et des expertises d’Affirmed Networks et Metaswitch constitue donc un accélérateur pour doter Azure des services adaptés.

Microsoft 365 : modification des noms des channels de mise à jour

Si vous êtes un peu perdu entre les insider channel, monthly channel targeted et autre semi-annual channel, voici un petit rappel par Microsoft en forme de changement de noms pour les différentes modalités d’accès aux mises à jour des services de la famille Microsoft 365.

L’information parvient en ce moment par mail aux clients souscripteurs de services Microsoft 365 et donne la correspondance entre les noms précédemment associés aux différentes modalités de mise à jour, et leurs nouveaux noms. Ces derniers ont le mérite d’un peu plus de clarté : beta channel au lieu d’insider ou semi-annual enterprise chanel au lieu de semi-annual channel (targeted) … Attention toutefois ces nouveaux s’appliqueront à partir du 9 juin prochain pour les nouveaux tenants uniquement.

Microsoft en profite aussi pour introduire un nouveau mode nommé « Monthly Enterprise Channel » destiné aux entreprises souhaitant adopter le rythme d’update mensuel, mais en disposant d’un ensemble de mises à jour plus « sûres », donc concrètement toutes les mises à jour du (nouveau) « current channel » ne seront pas présentes dans le Monthly Enterprise Channel.

 

Une nouvelle génération de la solution Azure VMware en beta

azure vmwareEn aout dernier en collaboration avec Dell Microsoft avait lancé ses VMware Solutions, permettant aux utilisateurs d’exécuter des VM natives VMware sur Azure sur huit régions. Microsoft vient d’annoncé la beta de sa solution VMware Azure de nouvelle génération, qui promet une extension et une migration des VM locales vers le cloud, à la fois rapides et économiques. Approuvé par VMware, le sera exploité et soutenu directement par Microsoft.

 « VMware et Microsoft ont un partenariat de longue date et un héritage commun en matière de soutien à nos clients. Aujourd’hui plus que jamais, il est important que nous nous réunissions et que nous les aidions à créer une stabilité et une efficacité pour leurs entreprises. La nouvelle solution Azure VMware donne aux clients la possibilité d’utiliser la même base VMware en Azure que celle qu’ils utilisent dans leurs centres de données privés. Elle fournit un modèle d’exploitation cohérent qui peut accroître l’agilité et la résilience de l’entreprise, réduire les coûts et permettre une expérience de développement native pour tous les types d’applications« .Sanjay Poonen, PDG de VMware

vmware-cloudLe service sera VMware Cloud Verified, garantissant que toutes les fonctionnalités de VMware seront fournies . Les outils VMware pourront être utilisés pour le processus de migration vers le cloud. Il s’agit notamment de vSphere, HCX, NSX-T et vSAN, avec l’option supplémentaire de HCX Enterprise qui aide au processus de migration en direct en masse.

Par ailleurs, l’extension d’Azure Hybrid Benefit à VMware Solution apportera également aux utilisateurs une valeur ajoutée supplémentaire à leurs investissements dans les licences sur site de Windows Server et SQL Server. En plus des avantages tarifaires, ces utilisateurs pourront également bénéficier de trois ans de mises à jour de sécurité étendues gratuites pour les versions 2008 de Windows Server et de SQL Server. Enfin, des instances réservées avec des options d’un et de trois ans sur des hôtes dédiés seront également disponibles. De quoi énerver un peu plus les concurrents : Amazon et Google en tête !

Actuellement, la nouvelle génération de la solution VMware Azure est disponible en avant-première dans les régions Azure des États-Unis et de l’Europe de l’Ouest.

« Entrées précédentes