Archives de Catégorie: Cloud

Microsoft : vers un assouplissement des règles Licensing pour l’utilisation de ses logiciels sur des clouds non Microsoft ?

Sous la pression croisée de la Commission Européenne et de la concurrence cloud, Microsoft vient de faire un pas pour assouplir les règles et permettre à des clients titulaires de licences Office, Windows, Windows Server ou SQL Server d’utiliser leurs licences dans des environnements hébergés tiers.

Le (très long) message posté sous la signature de Brad Smith, President et Vice-Chairman, revient sur le contexte et décrit l’approche que propose Redmond pour améliorer la situation. Le contexte, tout d’abord, est lié aux règles spécifiques imposées à tous les clients qui souhaitent utiliser leurs licences de logiciels Microsoft sur des environnements hébergés non Microsoft, et qui rendent plus couteux cette utilisation comparée aux mêmes clients, mêmes logiciels, mais sur Azure. Introduite par Microsoft en 2019 la modification des règles de licensing visait à limiter les possibilités de Google et Amazon pour héberger dans leurs cloud publics, des serveurs en mode dédié (non mutualisé) afin de permettre aux clients d’utiliser leurs licences Microsoft déjà acquises. Cette différence est liée à des concepts Licensing Microsoft comme la Mobilité des licences avec la SA d’une part, et d’autre part Azure Hybrid Benefit. Le premier permet aux licences des logiciels qui en bénéficient (avec une couverture SA) de pouvoir être utilisés sur des environnements hébergés dédiés. Mais attention, la SA de Windows Server ou SQL Server n’intègre pas ce bénéfice. Le second, Azure Hybrid Benefit, fournit à certains logiciels Microsoft (dont Windows Server et SQL Server) cette mobilité qui leur fait défaut par la SA, à condition de les héberger dans Azure !

Ce que décrit le message de Brad Smith semble être une solution pour revenir sur ces restrictions de mobilité pour les logiciels concernés, mais uniquement pour les « European Cloud Providers ». AWS, GCP (et dans une moindre mesure) Alibaba sont ils concernés par cette définition ? Pas sûr. Il va falluloir attendre les détails de mise en oeuvre de ces évolutions pour comprendre plus précisément le contexte d’application réel.

Malgré les polémiques en France, Microsoft accélère dans le secteur de la santé

La sélection en 2019 de Microsoft comme hébergeur du Système National des Données de Santé (SNDS), la plateforme de référence des données de santé des français, a déclenché un feu nourri contre ce choix, mettant en avant la nécessaire souveraineté en la matière et donc l’impossibilité de confier à un acteur US ce rôle d’hébergeur, même certifié Hébergeur de Données de Santé. Début 2022, le gouvernement a retiré la demande d’autorisation d’hébergement du SNDS qu’il avait formulé auprès de la CNIL, mettant en pause tout déploiement sur l’infra Microsoft.

Pour autant, Microsoft continue à avancer sur ce secteur qu’il a jugé stratégique, de la santé, avec le Microsoft Cloud for Healthcare. Ainsi ce sont récemment 2 annonces qui ont été faites dans cette direction, l’une autour de capacités intégrées à Teams et destinées au front line workers de la santé, et l’autre concernant Azure Health Data Services, une plateforme pour la gestion et l’analyse de diverses formes de données sur les patients.

Fonctions Teams pour les frontline workers de la santé

Selon Microsoft, les usages de Teams ont explosé (+560%) dans le secteur de la santé, entre mars 2020 et novembre 2021. L’entreprise vient donc de communiquer sur tout un ensemble de fonctions dédiées additionnelles, certaines disponibles immédiatement ou en preview, de la prise de rdv, à la collecte d’infos pour préparer le rdv, en passant par la mise à disposition de tableaux de bord pour piloter ces rdv en ligne, ou l’intégration avec des solutions tierces. Ces capacités s’adressent essentiellement aux professionnels.

Azure Health Data Services

Cette offre PaaS (Platform as a Service) est au coeur du Microsoft Cloud for Healtcare. L’entreprise vient donc d’annoncer le 15 mars dernier, son passage en disponibilité générale. Azure Health Data Services vise à offrir un stockage sécurisé de données de santé (Protected Health Information) dans le cloud. Ces données sont multiples (textes, imagerie, structurées ou pas), accessibles au travers d’API dédiées, avec des capacités intrinsèques spécifiques (par exemple d’anonymisation des données, gestion de données d’imagerie) ou proposées sur Microsoft Azure (par exemple les workloads de Machine Learning, Deep Learning).

Bientôt des VM dans les offres Cloud PC de Microsoft

Microsoft a indiqué hier que l’entreprise apporterait le support de la virtualisation imbriquée aux PC cloud Windows 365. Dans un premier temps, cette prise en charge concernera Linux et la version préliminaire de Windows Subsystem for Android (WSA). En gros, cela signifie qu’il sera possible d’exécuter Hyper-V à l’intérieur d’une machine virtuelle Hyper-V Windows 365.

Windows 365 permet de base de diffuser en continu des programmes Windows hébergés dans Azure. Il s’agit d’une version complète de Windows disposant des applications et des données personnalisés. Impeccable pour répondre y compris à des situation de télétravail non planifié comme nous l’avions vécue lors des différents confinements en particulier, mais pas seulement, cela évite aussi d’acquérir des machines pour l’ensemble des utilisateurs sédentaires ou non.

Sans surprise, les prix des configurations proposées vont de 20 € à 180 € par mois en fonction de la puissance et du stockage souhaité jusqu’à 8 CPUs virtuels, 32 Go de RAM et 512 Go de stockage. Une belle configuration qui ravira en particulier les développeurs, qui sont particulièrement ciblés à mon avis avec ceci mais aussi avec l’utilisation proposées de machines virtuelles et qui souhaitent virtualiser un autre système d’exploitation à des fins de test et/ou de développement multiplateforme.

Microsoft précise que cette fonction ne sera activée que pour « certains types de licence« , ce qui pourrait être le niveau Windows 365 Enterprise ? Mais cela n’est pas dit clairement actuellement. Cette fonctionnalité devrait être présentée en avant-première le mois prochain. La disponibilité générale étant prévue pour décembre 2022.

Microsoft 365 Emissions Impact Dashboard

Dans le cadre des actions entamées par Microsoft depuis plusieurs années maintenant pour réduire l’impact environnemental de ses services, tout en continuant à innover à grande vitesse, l’entreprise de Redmond vient de rendre disponible en preview l’ Emissions Impact Dashboard for Microsoft 365.

Cette preview s’adresse à toute entreprise disposant de licences Microsoft 365, nécessite un abonnement Power BI Pro (ou la version d’essai gratuite) pour ensuite mettre à disposition une série d’indicateurs liés à ces licences Microsoft 365, comme par exemple les émissions de carbone, la répartition des énergies consommées, les économies d’émissions de GES réalisées grâce au passage sur le cloud .. Ce nouveau Dashboard suit celui concernant Azure, dont l’expansion avait été annoncée en octobre 2021.

Dans le billet de blog annonçant la review, Microsoft indique que celle ci préfigure la disponibilité générale du futur service SaaS, Microsoft Cloud for Sustainability, dont l’Emissions Dashboard fera partie.

Flexera 2022 State of the Cloud report : Microsoft devant AWS

Pour la 11ème année de suite, Flexera, entreprise américaine spécialisée dans les solutions de gestion IT, vient republier son rapport annuel sur l’état du cloud, une mine d’information sur l’évolution des usages du cloud dans les entreprises.

Si l’édition 2021 mentionnait le resserrement en tête du classement, avec Microsoft Azure sur les talons d’AWS, le millésime 2022 affirme qu’Azure vient de passer devant AWS :

Selon les chiffres publiés par Flexera, c’est dans le secteur Entreprise (plus de 1000 employés) que Microsoft a conquis la position de leader, dans le SMB (moins de 1000) c’est toujours AWS qui tient la corde.

Parmi les autres principaux enseignements de ce cru 2022 :

  • le multicloud reste le standard, à 89% des répondants, et à 80% de l’hybride.
  • si dans cette vaste majorité d’usages multicloud, la répartition des apps entre différents restent le première utilisation (45%) , le DR multicloud s’est particulièrement développé cette année pour arriver juste derrière (44%).
  • pour 2022, c’est toujours la maitrise des couts cloud qui restent l’initiative #1 pour toutes les entreprises consultées (59%).
  • sans surprise, les 2 premiers critères utilisés pour mesurer la réussite d’un projet de migration cloud sont respectivement les économies financières réalisées (74%), et la vitesse de mise à disposition de nouveaux services/produits (68%).

Comme pour les éditions précédentes, l’étude a été réalisée sur un panel de 753 participants, représentant des entreprises de toutes tailles, et au 2/3 aux USA.

Microsoft renforce ses services Azure for Operators autour de la 5G

source Microsoft

Depuis la mi 2020 Microsoft s’est engagé dans le développement d’une offre pour les opérateurs de télécommunications, Azure for Operators (Azure pour les Opérateurs), et a procédé à plusieurs acquisitions d’entreprises spécialisées dans la 5G pour accroitre son potentiel dans le domaine (voir en 2020 les acquisitions de Metaswitch et de Affirmed Networks, suivies en 2021 par celle de laplateforme et des équipes d’AT&T Network Cloud Platform ).

Aujourd’hui Microsoft annonce 4 nouvelles familles de services qui vont étendre les capacités de Microsoft dans 2 domaines, la plateforme opérateur hybride et les solutions d’Edge Computing.

Microsoft l’a répété à plusieurs reprises, pas question de devenir un opérateur. Avec l’initiative Azure for Operators, Microsoft veut proposer aux opérateurs un ensemble de solutions et de services pour bâtir des réseaux 5G à partir de sa plateforme Azure. Azure for Operators fait partie depuis novembre 2021 de l’entité Strategic Missions and Technologies, une nouvelle équipe qui regroupe les activités fédérales de Microsoft aux États-Unis, Azure Space & Mission Engineering, Azure for Operators et Azure Quantum. Jason Zander, précédemment Exécutive VP Azure, en a pris la tête et rapporte directement à Satya Nadella.

Citrix acheté par 2 fonds d’investissement

L’entreprise américaine, vient de faire l’objet d’une offre de rachat par 2 fonds d’investissement pour la somme de 16,5 milliards de dollars en cash, soit une prime de 30% aux actionnaires Citrix par rapport au cours de l’action avant l’annonce du rachat. Celui-ci devrait être finalisé à la mi 2022.

L’un des 2 fonds possède Tibco, autre entreprise américaine créée en 1997 et spécialisée dans le monde des solutions de BI. La perspective présentée lors de l’annonce du rachat de Citrix est donc de créer un large pôle logiciel, et d’offrir aux entreprises « une gamme plus large de solutions pour accélérer leurs transformations numériques et leur permettre d’offrir l’avenir du travail hybride« . Les précisions viendront plus tard.

Citrix est un acteur historique des solutions de virtualisation sur le poste de travail, sous différentes formes. A ce titre l’entreprise a noué de nombreux et durables partenariats avec Microsoft, mais qui se sont un peu émoussés au fil du temps, avec en particulier l’émergence des offres Desktop As A Service apparues dans le catalogue de Microsoft (et tout particulièrement la dernière, Windows 365), en concurrence avec celles de Citrix. Cette dernière a d’ailleurs annoncé en 2021 un rapprochement avec Google, portant à la fois sur le support de GCP dans une approche hybride, mais aussi en indiquant que GCP allait devenir une plateforme de référence pour leurs solutions.

Lors de la publication des ses résultats financiers effectuée le jour même de l’annonce du rachat (le 31 janvier 2022), Citrix a affiché un chiffre d’affaires trimestriel positif de 851 millions de dollars au quatrième trimestre de 2021, contre 810 millions de dollars au quatrième trimestre de 2020. Au niveau annuel, le CA passe de 3,24 milliards de dollars en 2020 à 3,22 en 2021, soir une baisse de 1%.

Nouvelles fonctions pour Azure Space

Azure Space – cloud-powered innovation on and off the planet - The Official  Microsoft Blog

Microsoft a annoncé de nouvelles capacités mais aussi de nouveaux partenariats pour Azure Space, la plate-forme de la société qui relie les satellites et les services. L’entreprise a également dévoilé des outils pour améliorer les images satellite.

Premier service : Azure Orbital permettant de communiquer et de contrôler les satellites depuis des stations au sol. Les entreprises peuvent ainsi stocker, traiter et analyser des données issues des équipements dans le cloud.

Microsoft a également dévoilé SpaceEye, un outil alimenté par l’IA qui va chercher des images satellites optiques et multispectrales de la Terre sans nuages :

« SpaceEye utilise l’instrument radar à synthèse d’ouverture (SAR) de la mission Sentinel-1 comme source de données de base, car les données radar ne sont pas affectées par la couverture nuageuse. SpaceEye combine ensuite ces données radar avec l’imagerie optique historique pour générer une prédiction d’image IA de ce à quoi cela ressemble sous les nuages. Cela peut débloquer des cas d’utilisation importants dans l’agriculture, la surveillance de l’utilisation des terres et la réponse aux catastrophes, entre autres« ,

Tom Keane, CVP pour Microsoft Azure.

Il y a quelques temps Microsoft annonçait aussi le Turing, (IA sur Microsoft Azure) qui sera aussi utilisé ici pour amélioré la résolution des images satellite.

Enfin, Microsoft a également annoncé de nouveaux partenariats avec Airbus, Blackshark.ai, iDirect, Esri, ainsi qu’Orbital Insight pour fournir de nouvelles images satellites haute résolution.

Google Workplace : le plein de nouvelles fonctions de sécurité

Cloud Next 21

Se déroule en ce moment la conférence annuelle « Cloud Next » de Google à destination des entreprises et des développeurs. L’éditeur avait annoncé la couleur : l’évènement sera axé sur la sécurité. Et c’est le cas.

Après l’introduction en version bêta du chiffrement pour Drive, Docs, Sheets et Slides en juin dernier, ce dernier arrive donc maintenant dans Google Meet. Les entreprises pourront ainsi contrôler les clés de chiffrement afin que les données soient indéchiffrables par Google et surtout répondre aux exigences de souveraineté des données et de conformité sur certains secteurs. Une excellente nouvelle donc. Il est donc possible aujourd’hui de gérer directement les clés de chiffrement en interne grâce à la version bêta des API publiques du service d’accès aux clés. Plus besoin de partenaire pour cela à terme donc. Pour rappel Google avait annoncé des partenariats pour réaliser ces tâches avec Flowcrypt, Futurex, Thales ou encore Virtru, cela ne sera bientôt plus nécessaire. De quoi rendre ces fonctions plus accessibles à la fois pratiquement mais aussi on l’imagine économiquement.

Parmi les autres (bonnes) nouvelles concernant la sécurité on retrouve :

  • Google Docs qui avertira désormais les utilisateurs de l’ouverture de fichiers suspects/dangereux. À l’instar des protections de Gmail contre les logiciels malveillants, le phishing et les ransomwares, Sheets et Slides devraient également bénéficier de cette fonctionnalité à l’avenir.
  • La disponibilité d’une version bêta de la prévention des pertes de données (DLP) pour l’ensemble des conversation pour « permettre une conversation spontanée entre les individus et les équipes, tout en empêchant que les informations sensibles et confidentielles sortent de l’entreprise ». De même, les étiquettes Google Drive sont désormais disponibles de manière générale pour classer les fichiers en fonction de leur niveau de sensibilité.

En dehors de la sécurité, l’équipe de développement de Workspace a annoncé une nouvelle intégration avec Jira pour Google Chat et Spaces.

Google à profité de cette session pour revendiquer que 4,8 milliards d’applications ont été installées « dans » Workspace, et d’annoncer plus de 3 milliards d’utilisateurs de sa suite « en général ». On regrette néanmoins que ce dernier ne donne pas plus de précision sur les usages associés et le nombre moyens d’utilisateurs mensuel de Google Meet par exemple, histoire de comparer avec les chiffres de Microsoft Teams ou Salesforce Slack. Histoire aussi de mesurer les usages réels en entreprise au delà des milliards d’utilisateurs grand public de gMail 🙂

Nous reviendrons sur ces fonctions et la comparaison avec l’offre Microsoft Office 365 et Teams en particulier lors d’une session dédiée au prochain Briefing Calipia : rejoignez-nous !

Lancement de Microsoft for Financial Services au 1er novembre

Microsoft avait annoncé en début 2021 le lancement de nouvelles solutions verticales, créant ainsi un portefeuille de solutions sur étagères à disposition de clients et de partenaires, par secteur d’activité :

  • Microsoft Cloud for Retail
  • Microsoft Cloud for Healthcare
  • Microsoft Cloud for Manufacturing
  • Microsoft Cloud for Non profit
  • Microsoft Cloud for Financial Services

En début de cette semaine, Bill Borden, le Corporate Vice President of Worldwide Financial Services de Microsoft, vient de confirmer l’ouverture proche de la dernière nommée. Comme les autres offres verticales, celle-ci intégrera Microsoft 365, Azure, Dynamics 365 et la Power Platform. De plus, et c’est bien là toute la valeur de son caractère spécialisée à un marché, on y trouvera aussi un certain nombres d’API, de modèles de données ou de connecteurs liés au services financiers.

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