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Les tendances Public Cloud pour 2019 et au delà

Le cabinet d’étude américain Spiceworks publie une intéressante étude sur les tendances actuelles et à venir du cloud public en entreprises, en Europe et en Amérique du Nord.

Pour Spiceworks les éléments clés de l’étude indiquent :

  1. Que d’ici 2 ans, on devrait assister à un doublement du pourcentage d’applications métiers, workloads ou services qui fonctionneront dans un cloud public
  2. les leaders du cloud public (AWS, Microsoft et Google) sont classés dans un mouchoir de poche sur les différents critères évalués, mais AWS arrive en tête pour la disponibilité des services, Microsoft de même pour la compatibilité et Google pour la simplicité de gestion et son caractère!re innovant. Bref, tout le monde peut s’estimer content 🙂
  3. en 2020, un tiers des entreprises interrogées prévoit d’adopter le cloud public pour du server less, de l’edge ou des containers.

De manière plus détaillée, l’étude est riche de nombreux graphiques :

  • choix de déploiement (on premise, hybride, full cloud) selon les workloads :

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  • les tendances émergentes en termes de choix de déploiement :

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  • ou le choix de type de cloud (SaaS, PaaS ou IaaS) selon les workloads :

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L’étude a été réalisée en avril 2019 auprès de 452 personnes, décisionnaires IT (74% aux US et 26% en Europe) dans des entreprises de tailles variables, 37% Small Biz (moins de 100 employés), 53% Mid Size (de 100 à 999 employés) et 10% d’entreprises au delà de 1000 employés.

 

 

Le marché des bases de données de plus en plus dominé par le cloud

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Selon une étude publiée par Gartner le 20 juin dernier, et explicitement intitulée « The future of DBMS market is cloud »,  en 2018 le marché mondial des services DBMS s’est établi à 46,1 milliards pour une croissance de 18% (2017/2018). Le marché des services DBMS dans le cloud s’il ne représente quant à lui « que » 10,4 milliards de dollars, il contribue à une très large part de cette croissance, 68% exactement. Autre point qui illustre cette prédominance du cloud, AWS et Microsoft, tous 2 acteurs du marché DBMS dans le cloud, représentent quant à eux plus de 75% de cette croissance.

Pour Gartner, le shift vers le cloud est aussi le témoin d’une adoption d’applications SaaS par les entreprises, et pas forcément toujours piloté par l’IT…

Microsoft et VMware avancent ensemble sur Azure

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Après plusieurs années de difficile collaboration concernant le support des solutions VMware dans Azure, il semble que les 2 acteurs (sans oublier Dell la maison mère de VMware) soient enfin parvenus à se mettre sur la même ligne. C’est en tout cas l’esprit du message posté par Scott Guthrie (Executive Vice President, Cloud and Enterprise Group) pour présenter le nouveau partenariat Dell/Microsoft autour des solutions VMware. Les nouvelles solutions présentées seront désormais complètement supportées par VMware, ce qui n’étaient pas le cas de celles introduites par Microsoft il y a 2 ans.

S.Guthrie annonce donc un nouveau domaine de service sur Azure, VMware Cloud Solutions qui vont offrir le support natif des solutions VMware (VMware vSphere, vSAN, NSX, et vCenter) dans Azure. De plus VMWare Workspace ONE sera également pris en compte au sein de Microsoft 365 pour permettre d’utiliser de manière intégrée ONE à Intune.

Avec cette annonce, Microsoft s’aligne avec VMware au même niveau qu’AWS l’an dernier.

Microsoft et AWS les seuls derniers en course pour le mega contrat DOD

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Source : ZDnet

Le Département de La Défense Américain vient d’annoncer les 2 sociétés encore en course pour l’obtention de son méga contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure)  de 10 milliards de dollars. Il s’agit donc d’AWS et de Microsoft, dont un seul emportera la totalité du contrat, pas de partage, c’est la règle définie par le DoD ! Oracle et IBM qui concouraient encore pour la phase suivant sont donc éliminés.  Google s’était retiré l’an dernier arguant du fait qu’il ne pourrait pas répondre à toutes les demandes du cahier des charges, et mettant en avant ses positions concernant les usages des technologies d’Intelligence Artificielle Google dans des projets militaires, suite aux protestations déclenchées à l’intérieur de l’entreprise.

Avec JEDI le DoD veut introduire le cloud public (Iaas et Paas) dans son système d’information, afin de le moderniser. Pas de cloud multi-vendor donc, le DoD ayant opté pour une seule plateforme. La décision finale est attendue pour l’été prochain, et fera un TRES grand gagnant et un TRES grand perdant…

Google Cloud Platform : Bring Your Own Windows Server Licenses !

Capture d’écran 2019-04-11 à 16.00.23.pngGoogle a communiqué hier sur les nouvelles possibilités qu’offre sa plateforme GCP pour accueillir des clients Microsoft qui souhaiteraient héberger leur VM Windows Server tout en continuant à capitaliser sur les licences acquises au travers des programmes Microsoft.  Selon les termes du licensing Microsoft, il n’est pas possible pour un client d’utiliser une licence acquise dans un programme de licences en volume pour l’assigner à une VM fonctionnant chez un hébergeur mutualisé ou dans un cloud public (autre que Azure). Pour contourner cet obstacle Google propose la notion de « sole-tenant nodes« , correspondant à des serveurs physiques dédiés à un client sur la plateforme Google Engine. Grâce à cette configuration particulière, le client est en situation de pouvoir assigner sa licence Windows Server au serveur, puisque celui-ci lui est dédié. CQFD ! Google met bien en avant que c’est la responsabilité du client de s’assurer que ses licences permettent effectivement un mode BYOL, ainsi que de toute activation nécessaire.

Disponible pour le moment en beta cette modalité est accessible sur certaines régions GCP (3 aux US et une en Europe), et supporte certaines versions Windows Server (Windows Server 2008 R2 SP1, 2012, 2012 R2, 2016 – pas 2019 donc).

Au-delà des licences Windows Server, Google indique que la capacité de Mobilité des Licences  avec la Software Assurance permet également de pouvoir supporter des serveurs tels que Sharepoint ou Exchange, sur des configurations pas obligatoirement dédiées. Cette notion de mobilité des licences avec la Software Assurance n’est pas accessible à Windows Server, pour lequel Microsoft a mis en place la notion de Azure Hybride Benefit, liée à la couverture SA des licences Windows Server, et ne permettant un usage des licences uniquement dans Azure.

AWS propose des solutions identiques (usages de hardware dédié) pour permettre le BYOL sous condition, via ses offres d’hôtes dédiés Amazon EC2.

 

 

Google annonce Cloud SQL for Microsoft SQL Server

Capture d’écran 2019-04-11 à 07.31.38Lors des sessions d’hier De sa conférence Next19 Google a annoncé la disponibilité prochaine de sa technologie PaaS pour offrir les fonctions de MIcrosoft SQL Server dans son Cloud. Ce qui permettra ainsi de basculer des applications et des données présentes dans les bases Microsoft directement dans GCP. La gestion des données sera ainsi logiquement faite par Google. Un moyen de migrer plus rapidement selon les intervenants Dominic Preuss et Tobias Ternstrom : « Passer au cloud ne signifie pas nécessairement tout recommencer de zéro, nous nous engageons à donner à nos clients plusieurs choix« .

Le service de base de données proposé doit gérer de manière autonome les sauvegardes, la réplication, les correctifs, les mises à jour, etc. Il préservera les applications et les données existantes selon le fournisseur et donnera l’accès aux services GCP tels que BigQuery pour l’analyse et aux services d’IA de Google.

Google renforce également sont offre Cloud Bigtable, son service de base de données grand volume NoSQL (on parle de la taille d’un pétaoctet). Pour rappel cette offre est comparable à DynamoDB d’Amazon, Azure DocumentDB de Microsoft, IBM Cloudant, entre autres, qui représentent une part importante et croissante du marché global des systèmes de gestion de base de données. Selon un rapport publié par Allied Market Research, les services NoSQL généreront un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dollars d’ici 2020, et les analystes de Forrester tablent sur une croissance du secteur de 25% entre 2015 et 2021.

Google va t’il se doter d’une force de services pour les entreprises ?

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Nous avons évoqué le keynote de Thomas Kurian, nouveau CEO de Google Cloud Platform, hier pour la nouvelle édition du Google Cloud NEXT à San Francisco. Le nouveau patron a également publié un billet sur le blog de GCP,  intitulé « Google Cloud Next ‘19: Welcome to the future of digital transformation« , dans lequel il exprime ses convictions pour GCP après 3 mois à la tête de la structure et plusieurs centaines de rencontres avec des entreprises en pleine transformation digitale.

Dans ce billet, T.Kurian propose quelques pistes pour permettre à GCP de passer à la vitesse supérieure comme fournisseurs de solutions cloud d’entreprise. Intéressant quand on vient de rejoindre Google après 22 ans passés chez Oracle ! Parmi les pistes évoquées par T.Kurian celles concernant l’engagement de Google « d’étendre de façon substantielle l’échelle de nos équipes Go to Market, afin d’aider plus de clients à utiliser nos technologies« .  T.Kurian mentionne également la simplification des contrats GCP, l’introduction d’un modèle de tarification plus adaptée aux entreprises et la mise en place d’un programme de Customer Success, à l’image de ce que tous les acteurs d’entreprises ont déjà mis en place, de Microsoft à Salesforce en passant par AWS ou IBM. Bref Google découvre les moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir s’établir de façon pérenne auprès des entreprises.

S’il n’est pas surprenant qu’une personne avec le background de T.Kurian aboutisse à ce constat, il reste à voir comment Google en tant qu’organisation va se l’approprier et se mettre en ordre de bataille pour délivrer sur ces engagements, et surtout jusqu’à quel point. Pour ceux qui seraient tenté de rejoindre Google, ils pourront toujours regarder les offres d’emploi proposées 🙂

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