Archives de Catégorie: Cloud

Des nouveautés dans Microsoft 365

Microsoft 365Microsoft vient d’annoncer quelques nouveautés interessantes dans la mise à jour de Microsoft 365 (déploiement en cours ce mois).

Tout d’abord, on trouve des amélioration pour les « cols bleus » comme la fonction Talkie-walkie qui avait été annoncée au début de l’année comme un moyen de communiquer plus facilement. La mise en place de codes SMS uniques pour la connexion et la déconnexion des appareils partagés. Enfin, en ce qui concerne Teams, les tâches ont été remaniées pour offrir de nouvelles fonctionnalités comme  un meilleur contrôle de la gestion des utilisateurs.

On retrouve logiquement aussi le nouveau navigateur Edge (Chromium) comme navigateur par défaut.

Microsoft met aussi l’accent sur « La nouvelle expérience de recherche » qui intègre le contenu dans le Cloud et tente de notre point de vue rattraper le niveau atteint pas Windows… 7 !

Microsoft profite de cette mise à jour pour annoncer la mise en place de nouveaux datacenters en Suisse, éléments très importants pour convaincre les helvétiques d’investir un peu plus dans le Cloud…

 

Les données de 250 millions d’enregistrements liés à des incidents ouverts au support Microsoft, exposées par erreur

Microsoft a prévenu ses clients la semaine dernière que suite à une erreur de configuration d’Azure, des données concernant des incidents de support ouverts par ses clients (entre 2005 et 2019) se sont retrouvés exposés sans contrôle, du 5 au 31 décembre 2019.  Ce sont plus de 250 millions d’enregistrements de cette base de données CSS (Customer Service & Support) qui ont ainsi été exposés.

Selon Comparitech qui a mis en lumière cette brèche les données exposées contenaient entre autres :

  • les adresse mails de clients
  • les adresses IP
  • lieux
  • la descriptions des incidents CSS
  • les emails des employés du support Microsoft en charge de l »incident
  • le numéro de l’incident, des remarques associées

Les clients concernés ont été avertis par Microsoft. Le problème n’a été mis en évidence par Microsoft, mais par un spécialiste de la société Comparitech qui a prévenu Microsoft le 29 décembre. Le lendemain ce dernier a corrigé les paramètres de configuration de la base de données hébergée pour stopper les accès potentiels de l’extérieur.

L’écologie comme avantage concurrentiel…

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAvec les annonces récentes de neutralité (et mieux) carbone des 2030 sur toutes ses activités et un rattrapage de sa consommation depuis sa création en 2050, Microsoft utilise l’argument écologique comme avantage concurrentiel et… il a bien raison.

Je m’insurge souvent sur des propos pour une meilleure « responsabilité digitale » qui confondent consommation et bénéfices : en gros qui mesure une dépense énergétique du digital dans l’absolu (exemple : une recherche sur Google coûte x en CO2) sans en mesurer les bénéfices ou le coût des alternatives (se déplacer dans plusieurs lieux pour trouver l’information recherchée)… Or souvent les moyens non digitaux sont très loin d’être vertueux, bien au contraire. De tels propos confortent souvent les conservatismes de tous poils et renforcent le « c’était mieux avant ». Et bien non. Ce n’était pas mieux avant quand on détruisait des forêts, produisait du plastique à gogo pour faire des pailles, des stylos jetables, etc. Il ne faut pas confondre abus et utilisation. Tout est comme toujours, dans la nuance.

Mais revenons en à l’annonce de Microsoft et ses engagements. Elle poursuit deux objectifs : 

  1. Montrer que l’utilisation du Cloud peut-être plus respectueuse de l’environnement et beaucoup plus que de l’informatique locale. C’est aussi pourquoi l’éditeur vient de rendre disponible son calculateur d’empreinte carbone.
  2. Prendre une longueur d’avance sur ses concurrents en les forçant au minima a se positionner à leur tour.

Bien joué ! Et pour la bonne cause. Sans être naïf, je pense que c’est plutôt une excellente nouvelle pour tous et si elle fait tomber encore un peu plus les freins de certains sur le Cloud c’est aussi une bonne chose.

Amazon cherche à mettre des bâtons dans les roues de Microsoft

Trump AWSAmazon poursuit ses efforts pour modifier la décision du département de La Défense américain dans le cadre du contrat Cloud de 10 Milliards de $ attribué à Microsoft (JEDI). Pendant que la bataille judiciaire se déroule, Amazon veut empêcher Microsoft de commencer à construire l’infrastructure Cloud du Département de la Défense.

Amazon va demander une injonction préliminaire pour empêcher Microsoft d’accomplir toute tâche importante dans le cadre du JEDI, selon un nouveau document de la cour publié lundi dernier. La demande d’Amazon sera soumise d’ici le 24 janvier, selon les documents du tribunal, le jour même où Microsoft et le gouvernement américain doivent déposer leurs premiers arguments contre les revendications d’Amazon. Une décision sur cette demande  le 11 février, date à laquelle Microsoft devait commencer à travailler sur le projet.

Nous vous en parlions, moins de deux semaines après que Microsoft ait remporté le contrat, Amazon avait intenté sa poursuite et demandait à la cour d’ordonner au ministère de la Défense de réévaluer les offres. Dans les documents du tribunal, Amazon a accusé Trump d’avoir influencé le DoD dans sa décision. Amazon affirme que l’attribution du projet JEDI est  » impossible à évaluer séparément et indépendamment de la détermination maintes fois exprimée par le Président de  » baiser Amazon « , selon les termes du Président lui-même « .

Pendant ce temps, Microsoft serait en train de préparer son processus d’embauche pour ce contrat et de travailler sur les autorisations de sécurité pour ses ingénieurs.

#CES2020 – De nouvelles intégration d’Alexa dans le secteur automobile

Amazon a profité du CES pour annoncer une série de partenariats et nouveaux services avec les acteurs du secteur automobile.

Ainsi il sera bientôt possible de dire « Alexa, paie l’essence » (pay for gas) en arrivant dans une des 11 500 stations Exxon ou Mobile aux US. Le service confirmera d’abord l’emplacement de la datation et le numéro de la pompe utilisée pour ensuite autoriser et payer la transaction. Cette possibilité est réservée dans un premier temps aux véhicules intégrant le support d’Alexa ou de Echo Auto. La liste des constructeurs supportant Alexa s’est d’ailleurs élargie à l’occasion du CES, Lamborghini rejoignant Audi, BMW, Ford, et Toyota. Quant à Écho Auto (la solution pour faire venir Alexa aux véhicules qui ne l’intègrent pas nativement), Amazon, la liste des intégrateurs s’est elle aussi agrandie, avec BOSS Audio, JVC Kenwood, iOttie, Nextbase, Pioneer. Écho Auto sera disponible à l’extérieur des US courant 2020.

Amazon a également annoncé plusieurs nouveautés en termes d’intégration entre des solutions un secteur (BlackBerry QNX par exemple) avec les services de la plate-forme AWS (IoT, IA…).

Quand le patron d’AWS s’en prend à Microsoft…

JassyLors de l’ouverture de sa conférence annuelle re:Invent, Andy Jassy, le CEO d’Amazon Web Services, a fortement critiqué les pratiques de Microsoft en matière de licences et a clairement annoncé qu’AWS visait les activités infrastructures de Microsoft.

« Vous voyez ce retour aux anciennes méthodes de Microsoft où ils ne donnent pas la priorité à ce qui compte pour vous, les clients « , « Les gens en ont marre d’être des pions dans ce jeu.« 

Andy Jassy ne visait pas Microsoft Azure, mais les changements de Microsoft qui limitent les façons dont les entreprises peuvent déployer Windows Server et SQL Server dans le cloud (dont celui d’AWS) en utilisant leurs licences existantes.

Le CEO rappelait que plus de la moitié des installations Windows Server dans le Cloud fonctionnent sur Amazon Web Services, plutôt que sur Microsoft Azure ou sur des plates-formes concurrentes. Voyant cela, Andy Jassy suspecte Microsoft de vouloir changer les règles du jeu : « les nouvelles versions de Windows Server ne peuvent plus fonctionner sur des instances dédiées dans d’autres fournisseurs de Cloud que Microsoft… « .

Ce discours très agressif se fait dans le contexte de la décision du Pentagone d’attribuer son contrat de 10 milliards de dollars (projet JEDI), à Microsoft. Amazon fait appel de la décision, alléguant qu’elle a été indûment influencée par des pressions politiques de la Maison-Blanche et de l’animosité de Trump envers Jeff Bezos…

 

Le projet « Teleport » de Microsoft pour accélérer la création de containers sur Azure

205AzureContainerRegSteve Lasker, responsable de programme Azure Container Registries chez Microsoft, a levé le voile sur le projet « Teleport » lors d’un keynote au salon Conférence 360 à Orlando. de la semaine dernière. Projet visant à accélérer la mise à disposition des containers sur Azure et répondre ainsi au principal problème que rencontre Microsoft avec cette technologie face à ce que propose Google Cloud Plateform.

Pour bien comprendre ce qui est offert ici, revenons à la promesse des containers. L’un des attraits de cette technologie est la possibilité de les faire tourner presque instantanément à la demande lorsqu’une application cloud a besoin de plus de capacité. Là où le provisionnèrent d’une VM serait beaucoup plus long. Ceci correspond parfaitement aux promesses des Cloud en général et d’Azure en particulier : offrir une montée en charge dynamique et immédiate. Pourtant,  la mise en oeuvre des containers Docker peut être assez lente lorsqu’ils sont utilisés dans un environnement vraiment serverless comme Azure. C’est ce problème que veut résoudre Microsoft avec le projet « Teleport ». Sans surprise, le choix du nom, fait bien référence à Star Trek ! Avec comme objectif ici de « téléporter » instantanément les nouveaux containers dès lors qu’une puissance supplémentaire est requise.

teleportUne partie du problème vient en fait des différences intrinsèques d’attentes entre les machines virtuelles et les containers.

Steve Lasker explique :

 « Les VM ont été construites pour fonctionner dans la durée. On ne s’inquiétaient pas du temps qu’il fallait pour les démarrer lorsque la technologie a été inventée. Dans le framework .NET, nous avions tenu compte de ces contraintes en permettant de pouvoir changer du code à la volée, par compilation dynamique, car la VM devait rester en fonctionnement. Quand on pense aux containers, c’est tout le contraire. Nous pensons au temps pris par le démarrage. cela doit être moins d’une seconde et si ce n’est pas assez rapide, ce n’est pas grave, On en démarre un autre ! « .

Pour les containers, un certain nombre de couches doivent être chargées avant de pouvoir commencer. Les organisations qui utilisent des containers sur des serveurs, en utilisant Kubernetes par exemple, peuvent pré-cacher certaines couches sur une machine virtuelle afin que des conteneurs supplémentaires puissent être démarrés rapidement. Mais problème : cela ne fonctionne pas dans un environnement serverless comme Azure…

L’approche du Projet Teleport repose en gros, sur le fait que les datacenters Azure disposent de réseaux internes très rapides et que chaque couche devrait être compressée pour arriver dans une mise en marche dans un délai très court. Ensuite, le système s’appuie sur la mémoire locale et le CPU pour décompresser la couche…

Si ce projet vous intéresse vous pouvez demander une inscription au programme beta en remplissant ce formulaire.

 

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