Archives de Catégorie: Cloud

Quand le cloud computing devient space computing

source : Microsoft

La devise pourrait être « Toujours plus haut » ! Avec Azure Space, Microsoft vient de dévoiler une série de nouveaux services et des partenariats avec des industriels de l’espace, tels SpaceX, SES, KSat, Viasat… Avec le déploiement à grande échelle de constellations de satellites au dessus de nos têtes, tels Starlink de la société SpaceX, les enjeux sont grands pour interconnecter ces myriades de satellites de l’espace aux datacenters du cloud. Les micros satellites Starlink fabriqués à Redmond dans l’état de Washington, à deux pas du campus Microsoft, contiennent de nombreux serveurs Linux, et sont envoyés par « paquets » de 60 satellites dans l’espace, à chaque lancement par une fusée Falcon 9 (de SpaceX également). La constellation actuellement déployée dans l’espace compte plus de 30 000 noeuds Linux. La collaboration entre SpaceX et Microsoft vise à fournir :

  • une infrastructure terrestre capable de capturer toutes les données provenant de l’espace
  • des moyens d’utiliser l’infrastructure de satellites comme canal de communication pour des emplacements qui sur terre n’ont pas accès à des réseaux haut-débits,

Microsoft a également annoncé le Microsoft Azure Modular Datacenter, qui proposera des capacités de Datacenter connecté au cloud via des connexions satellites, en environnement contraint en termes d’infrastructure réseau (selon Microsoft, les scénarios d’usages du MDC vont « des centres de commandement mobiles à l’aide humanitaire, en passant par les besoins des missions militaires, la prospection minière et d’autres cas d’utilisation nécessitant un calcul sécurisé de haute intensité sur Azure »). Les MDC feront naturellement parti d’Azure Space pour assurer les connexions réseaux, avec des niveaux de débit et de latence optimums.

La collaboration entre Microsoft et SpaceX s’inscrit dans une compétition grandissante d’accès à l’espace, avec Amazon qui s’est également lancé avec la création récente d’une entité Aeospace and Satellite Solutions, après le financement de Blue Origin par Jeff Bezons. Les ennemis de nos ennemis sont nos amis !

Google accusé de protection illégale de monopole

Selon une information parue hier dans le New-York Times, le ministère de la Justice américain serait en passe d’entamer une procédure contre le géant de Mountain View, concernant ses pratiques jugées illégale de protection de monopole sur le marché de la recherche et de la publicité. Nous vous en parlions en juin dernier, mais il semble que le début d’une action officielle conjointe du DOJ et de certains états américains soit très proche. Cette menace est à prendre au sérieux, car de manière tout à fait exceptionnel ce sujet rapproche des extrêmes : le DOJ aux ordres de D.Trump, mais aussi des parlementaires américains qui s’inquiètent de plus en plus ouvertement des positions des grands acteurs du numérique, GAFA en tête.

Si les actions démarrent effectivement, Google va entrer dans une période troublée, qui va mobiliser son énergie et une partie de ses ressources pour se défendre sur de multiples fronts. De quoi nous rappeler ce qui s’est passé lors du précédent procès retentissant entamé contre Microsoft, il y a longtemps, en fin du siècle dernier. Si Microsoft a réussi à échapper à la découpe (bien que condamné à cette peine en 2000 par le juge Thomas Penfield Jackson), le procès a laissé des traces sur l’entreprise, qui a démarré en 1998, avec un Microsoft ultra dominant, et dont les derniers effets (Consent Decree) se sont arrêtés en 2007, totalement dans une autre ère, avec Apple revenu des limbes, Google et Facebook en nouveaux conquistadors….

Separation d’ibm en 2 entreprises

Pour l’ancien IBMer que je suis, cette nouvelle m’a particulièrement touché. L’IBM que j’ai connu (de 1989 à 1993) n’a plus rien a voir avec l’entreprise actuelle, et cette annonce de splitter l’entreprise en 2 entités différentes reflète le chemin parcouru par l’ancien Big Blue depuis cette époque, et plus encore les perspectives qui sont celles d’Armonk pour le futur.

IBM annonce donc sa séparation en 2 entreprises :

  • une première qui conservera le nom d’IBM et sera chargée des activités Cloud hybride et IA
  • une seconde, nommée sous le nom de code NewCo qui rassemblera toutes les activités de clouds managés d’IBM

Annoncée conjointement par Arvind Krishna (CEO) et Ginni Rometty (Executive Chairman et ancienne CEO), l’annonce est d’importance. Elle correspond à la séparation des activités services d’IBM, d’un côté le groupe GBS (Global Business Services) qui conservera le nom d’IBM et de l’autre l’entité GTS (Global Technology Services) qui va constituer NewCo. Les activités GTS correspondent au traditionnel business d’outsourcing d’infra clients, et déclinent en termes de chiffre d’affaires (huit trimestres consécutifs de baisse). Quant à GBS et les activités cloud hybride d’IBM, l’annonce présente cette nouvelle donne comme la suite de l’acquisition de RedHat par l’entreprise d’Armonk, finalisée en juillet 2019. Le poids en termes de CA des 2 entités sera très largement en faveur d’IBM avec environ 69 milliards de dollars par an, pour seulement 19 milliards pour NewCO. Quand aux effectifs il devrait représenter environ 90 000 personnes pour chacune des nouvelles structures. La séparation devrait être effective vers le fin de 2021.

Pour en savoir plus sur cette nouvelle donne et les stratégies de grands acteurs, venez nous rejoindre à une prochaine édition du Briefing Calipia, les 9, 11, 15 ou 16 décembre.

Intégration d’Azure Lab Services dans Teams : une excellente idée pour les formations

Avant ce parler de cette annonce de l’éditeur, revenons brièvement sur ce qu’est « Azure Lab Services ». Pour rappel c’est un service d’Azure donc, qui permet aux utilisateurs de fournir des machines virtuelles (VM) à la demande pour divers cas d’utilisation, la mise en oeuvre de tests, des hackathons, pour la formation, dans l’éducation, etc.

Un des avantage offert par cette annonce est que les utilisateurs peuvent accéder aux ressources sans abonnement à Azure et sans la complexité de la navigation sur le portail Azure. Tout se fait alors directement dans Teams.

Autre avantage qui sera particulièrement utile dans le cadre de ma mise en oeuvre de classes pour de la formation : Les administrateurs n’ont pas besoin de maintenir des listes de classes dans deux systèmes différents (Teams et Azure). La liste des utilisateurs Azure est automatiquement alimentée par les membres Teams et une synchronisation est effectuée automatiquement toutes les 24 heures. De plus la capacité offerte (c’est-à-dire le nombre de VM) sera automatiquement ajustée en fonction de l’ajout/suppression d’utilisateurs parmi les membres de l’équipe. Les stagiaires dans le cadre de la mise en oeuvre d’une classe par exemple ne verront que les VMs, qui sont provisionnées pour l’équipe spécifique.

Petite restriction qui a son importance toute fois l’application Azure Lab Services dans Teams ne peut être ajoutée qu’à un groupe Teams dans son ensemble, vous ne pouvez pas l’ajouter à des conversations individuelles ou à des groupes de conversations.

Si vous souhaitez mettre en place Azure Lab Services dans Teams, rendez-vous sur la page web dédiée ici.

Nous reviendrons également sur ces possibilités lors du prochain Briefing Calipia : tous les détails en suivant ce lien.

Datacenters sous-marins : cela fonctionne très bien…

Project Natick, Vessel retrieval Stromness, Orkney. Microsoft – Tuesday 7th to Wednesday 15th of July 2020

Souvenez-vous du projet « Natick » de Microsoft, nous vous en parlions sur le blog en juin dernier, pour rappel c’est un projet de recherche de Microsoft visant à déterminer la faisabilité de centres de données sous-marins alimentés par des énergies renouvelables offshore avec un refroidissement plus simple : ) Pour tester si la submersion d’un centre de données pouvait améliorer sa fiabilité, les chercheurs ont abaissé le containerjusqu’au fond de la mer près des îles Orcades en Écosse. Après une longue période de tests impliquant les 864 serveurs à bord, le 9 juillet, il a été récupéré et Microsoft a maintenant enfin révélé ce qu’il a appris de son expérimentation.

En 2018, le PDG de Microsoft Satya Nadella pensait que l’avenir du déploiement des centres de données résidait dans ces serveurs sous-marins. Outre le fait qu’ils promettent un déploiement plus rapide, sans besoin de construire une infrastructure complexe et sécurisée, l’un des principaux avantages de ce dispositif est qu’en plaçant les centres de données plus près des zones côtières, cela réduit a latence due aux retards de transmission.

Les chercheurs du Projet Natick ont annoncé que leur hypothèse initiale était en effet correcte. Les data centers sous-marins peuvent améliorer la fiabilité des data centers actuels tout en étant alimentés par une énergie renouvelable offshore. Cela est dû en grande partie au fait que les centres de données terrestres souffrent de phénomènes naturels tels que les fluctuations de température, la corrosion et l’humidité, qui entraînent des pannes fréquentes des équipements et, par conséquent, la nécessité d’un entretien régulier. Mais sous l’eau, ils se trouvent dans un environnement plus frais et moins sujet à de tels facteurs. En fait, l’environnement plus frais sous l’eau permet un échange de chaleur efficace sur le plan énergétique, ce qui peut encore réduire les coûts d’exploitation.

Project Natick, Inverness at Nigg Energy Park – Opening vessel and analysising data, 20-23 July 2020

Microsoft affirme que ce datacenter immergé a eu un taux de défaillance de 15% inférieur à un datacenter terrestre. Des données très prometteuses, alors même qu’il s’agit d’un prototype. De plus, alors que le déploiement d’un centre de données terrestre peut prendre jusqu’à deux ans en raison du refroidissement coûteux et des infrastructures nécessaires, les datacenters sous-marins peuvent au contraire être déployés en 90 jours…

Les discussions entre les chercheurs du Projet Natick et les responsables de Microsoft Azure pour un déploiement commercial sont déjà en cours. Cerise sur le gâteau, en plus des considérations écologiques, cela permettrait aussi de déployer de plus petits datacenter plus proche des utilisateurs, étant donné que la moitié de la population mondiale vit à moins de 120 miles des côtes…

TikTok : Oracle retenu comme partenaire technologique

Exit Microsoft donc ! C’est de Redmond qu’est venue l’information selon laquelle ByteDance refusait de vendre ses assets américains à Microsoft. Dans le même temps, le Wall Street Journal indique qu’Oracle est choisi comme partenaire technologique, sans évoquer le rachat strict. Pas de confirmation d’Oracle ou ByteDance sur l’identité du repreneur. La société chinoise a par ailleurs indiqué hier via un canal de presse chinois que l’algorithme de TikTok ne ferait pas partie de la vente.

La reprise du business US de TikTok s’inscrivant dans un contexte politique trumpien très marqué, la sortie de Microsoft n’est peut être pas un mal pour l’entreprise. Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, qualifiait même ce rachat de « calice empoisonné ».

Le locataire de la Maison Blanche ne sera certainement pas fâché de voir qu’un de ses bons amis et soutien officiel, Larry Ellison, prend la tête de la course à la reprise de l’entreprise chinoise. Le patron d’Oracle a à plusieurs occasions exprimé le plus grand bien de Trump, en particulier dans la lutte contre le Covid. Il est également un donateur important pour la campagne de son ami. Ainsi en février dernier, Ellison a organisé une collecte de fonds pour la campagne de Trump où les supporters pouvaient payer 100 000 dollars pour une sortie de golf et une séance photo avec le président… Entre milliardaires amateurs de golf, de bateaux et autres résidences de luxe, aussi éloignés l’un que l’autre de la notion de bien commun, il faut bien se soutenir.

Le Pentagon confirme son choix Microsoft pour le contrat JEDI

source : Wikimedia Commons

Bientôt un an que le Pentagon a annoncé avoir concédé l’ensemble du méga contrat cloud JEDI à Microsoft, et c’est officiel depuis vendredi 4 septembre (2020), c’est bien Microsoft qui a gagné ! C’est en tout cas ce qu’a ré affirmé le Ministère de la Défense américain, après plusieurs mois d’examen attentif par l’organisation des conditions d’attribution initiale à Microsoft, examen motivé par une action en justice entamée par Amazon qui conteste ce choix. Cette période a été mise à profit par le Pentagon pour demander aux 2 prétendants de préciser des éléments de leurs réponses, voire même de les complèter.

Cette communication vient clore un épisode de la contestation d’AWS (l’entité d’Amazon directement concernée par cette affaire) mais ne va certainement pas en régler le fond. L’entreprise a d’ailleurs publié un communiqué dans ce sens intitulé « Pourquoi nous continuerons à protester contre cette attribution de contrat politiquement corrompue« , indiquant également que sa dernière proposition était inférieure de plusieurs dizaines de millions de dollars à celle de Microsoft (pour un deal qui pèse globalement 10 milliards de dollars). La justice américaine va donc reprendre l’examen du dossier d’AWS sur le fond, et la tension n’est pas prête de retomber.

JEDI : la décision sur le mega contrat cloud du pentagon encore repoussée

Le feuilleton JEDI n’est toujours pas terminé. Après la décision du DoD en octobre 2019 de retenir l’offre de Microsoft (et uniquement celle de Microsoft, pas de partage) puis la contestation en justice par Amazon du choix de Microsoft, le Pentagon avait demandé à la justice un délai de 120 jours pour revoir les conditions d’attribution de ce mega contrat cloud pour le ministère de la défense américain. Ce délai est arrivé à échéance le 17 aout, et le Pentagon a demandé 30 jours supplémentaires pour produire ses conclusions et revoir ou pas les conditions d’attribution de tout ou partie du contrat JEDI.

La décision revue du Pentagon ne devrait donc pas être connue avant la mi septembre, le délai de grâce supplémentaire devant permettre de revoir avec les parties (Amazon et Microsoft) leurs réponses respectives, à ces dernières de les modifier éventuellement. Bref, une grosse cuisine dont le résultat va tomber à peu de temps des élections américaines, et qui compte tenu de l’ambiance autour de JEDI (Amazon accuse D.Trump d’avoir poussé au choix Microsoft, pour régler un différent personnel entre lui et J.Bezos) devrait résonner encore longtemps dans les prétoires américains.

EN retard, Oracle confirme ses ambitions dans le Cloud

Alors que l’éditeur n’est pas considéré comme un leader dans le Cloud public, comme le confirme l’étude de Synery Research qui place en nette première position Amazon suivi par Microsoft, l’entreprise compte appuyer sur l’accélérateur. Il était temps, alors que le manque à gagner pour l’entreprise comme à se ressentir. Il est amusant de constater que l’entreprise pourtant « visionnaire » dans la fin des années 1990 avec le concept de Network Computer (basé il est vrai à l’époque sur une relation d’opposition, pour ne pas dire plus, à Microsoft), a pris un retard conséquent !

Elle n’a pas bénéficié comme ses concurrents de la croissance de ces dernières années. pour preuve sa valorisation boursière en 5 ans a progressé de 65 % tandis qu’Amazon progressait de 525 % ! Ou encore Microsoft de 377%… La valorisation de l’entreprise est maintenant 10 fois inférieure à celle de Microsoft, ou 6 fois celle de Google.

Pour réagir, l’entreprise a annoncé la nomination d’un nouveau vice-président exécutif en charge de l’infrastructure Oracle Cloud qui sera directement sous la direction du co-fondateur Larry Ellison. C’est donc Clay Magouyrk, chez Oracle depuis six ans, qui prend ce poste. Signe des temps, ce poste est basé à Seattle (le fief des numéros 1 et 2 du Cloud) alors que le siège de l’entreprise est dans la Silicon Valley depuis toujours.

Oracle Cloud Infrastructure a été lancée en 2016, dans le but de concurrencer des entreprises comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, elle a commencée avec de petites ambitions avec une seule région de cloud et une poignée de services. Elle paye aujourd’hui sa faible ambition du départ. Même si aujourd’hui beaucoup de choses ont changé. l’entreprise a annoncé la semaine dernière sa 25e région de Cloud, et dit qu’il prévoit d’en ajouter onze autres d’ici août 2021. La société avait annoncé en avril dernier que Zoom (la société de vidéoconférence), en pleine expansion, était son client, alors que l’entreprise remerciait plutôt Amazon pour avoir soutenu sa forte croissance ! Nous vous en parlions ici même.

Dans un récent rapport (27 juillet dernier), les analystes de Gartner ont déclaré que les entreprises devraient maintenant considérer Oracle comme une « option viable » lorsqu’elles évaluent les fournisseurs de cloud public. Pas de scoop, Gartner s’alignant ici sur une position maintenant devenue majoritaire.

Le retard pris par Oracle a été mis à profit, d’après Larry Ellison :

« Quand vous savez que c’est là que vous allez, » dit-il, « vous construisez les choses différemment. »

Ainsi le lancement de « Oracle Dedicated Region Cloud@Customer« , qui rend tous les services de cloud d’Oracle disponibles en tant que région de cloud entièrement gérée dans les centres de données de ses clients est un exemple positif selon le fondateur d’Oracle, « une première dans l’industrie du cloud » et « une chose que personne n’imaginait faire« . Je pense que l’ami Ellison, n’a jamais entendu parlé d’Azure Stack dont la première version existe depuis … 2016 (année du lancement d’Oracle Cloud) 🙂

Enfin, pour en revenir à Clay Magouyrk, ce nouveau VP, a 33 ans, vient d’Amazon où il avait aussi passé 6 ans.

Windows Virtual Desktop est maintenant intégré au portail Azure et prend en charge la redirection audio/vidéo (via WebRTC) pour Teams

windows virtual desktopDeux nouvelles très interessantes en ce qui concerne les accès distants et Windows Virtual Desktop en particulier cette semaine.

Pour rappel, le service Windows Virtual Desktop (WVD), qui permet d’accéder à distance aux ordinateurs de bureau et aux applications depuis les datacenters Azure, a été commercialisé par Microsoft en septembre dernier,nous vous en parlions ici même, mais comportait quelques trous dans la raquette : comme par exemple la gestion passant obligatoirement par le Shell, mais aussi l’absence de prise en charge du flux Audio/Vidéo en direct (obligatoire pour l’utilisation de technologies de visioconférence par exemple. Ces deux lacunes sont maintenant comblées, après une phase beta.

1 – Intégration du portail Azure

En avril, Microsoft avait publié une preview de l’intégration du bureau virtuel de Windows avec Azure Resource Manager (ARM), où les « objets » WVD deviennent gérables. Compte tenu de cette intégration, si un fournisseur de ressources ARM WVD est enregistré auprès du portail Azure, il devient alors logiquement possible d’utiliser le portail pour gérer ce service .

WVDLe portail peut être utilisé pour créer des pools d’hôtes WVD, ainsi que pour « déployer et gérer » des applications et des bureaux virtuels. On peut toujours utiliser les techniques classiques de déploiement et de gestion de WVD (telles que PowerShell), mais les avantages à utiliser l’interface graphique est de permettre des connexions plus simples à d’autres services Azure, comme par exemple parti du service de contrôle d’accès basé sur les rôles d’Azure pour segmenter les responsabilités des administrateurs des WVD. Il devient aussi possible d’utiliser le portail Azure pour publier des ressources WVD dans les groupes Azure Active Directory. Enfin, on dispose également de l’accès aux données d’Azure Log Analytics lorsqu’ils supervisent le service WVD.

2 – Prise en charge de la redirection audio/vidéo

L’usage de Teams dans WVD posait de nombreux problèmes de latence, rendant le service difficilement exploitable. Initialement Microsoft avait présenté un service : A/V Redirect for Microsoft Teams original qui contourne les processus de codage et de décodage associés à l’envoi d’audio et de vidéo vers les machines virtuelles utilisées avec le service WVD mais la qualité était loin d’être au rendez-vous. Ce que propose maintenant Microsoft avec le nouveau mode A/V Redirect for Microsoft Teams est plus classique sur ce type d’infrastructure : il effectue des communications directes de client à client en utilisant la norme de communication en temps réel sur le Web, « WebRTC ». Pour rappel WebRTC est une technologie open source utilisée pour les communications audio et vidéo en continu sur la plupart des technologies concurrentes. Une bonne chose pour la qualité offerte.

Teams RemoteMicrosoft a également parlé lors de cette annonce d’une fonction d’optimisation des autres médias utilisé dans Teams reposant sur un mécanisme là encore d’accès plus direct, cette fonction serait introduite en beta prochainement. Mais nous n’avons pas plus d’information sur le mécanisme utilisé actuellement.

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