Archives de Catégorie: IA

Une semaine après sa création, le conseil éthique sur l’Intelligence Artificielle de Google ferme ses portes…

Capture d’écran 2019-04-06 à 19.18.59Google a annoncé la fermeture de son « Conseil consultatif externe sur les technologies de pointe (ATEAC) » une semaine à peine après sa création. Ce conseil devait apporter ses réflexions sur l’usage de l’Intelligence Artificielle chez Google et établir des règles (consultatives donc) éthiques. La fermeture du conseil intervient alors que la présidente de la Fondation du Patrimoine, Kay Coles James, membre du conseil, a attiré l’attention avec des prises de positions politiques assez tranchées et que la présence de Dyan Gibbens, la PDG de Trumbull Unmanned, une entreprise de drones à vocation militaires, n’était pas souhaité par les employés de Google qui s’étaient précédemment opposés à ce que Google soutienne des projets avec le Pentagone ;  la direction avait alors été obligée de faire machine arrière.

Dans le même temps, un autre membre, Alessandro Acquisti a annoncé sur Twitter qu’il ne participerait finalement pas. Ce professeur à Carnegie Mellon est l’une des premières personnes qui soulignait l’importance du respect de la vie privée dans une conférence très à TEDx en 2013.

Google a donc logiquement jeté l’éponge : «Il est devenu évident que dans l’environnement actuel, l’ATEAC ne peut pas fonctionner comme nous le souhaitions. Nous arrêtons donc le conseil. Nous continuerons d’être responsables sur les questions importantes soulevées par l’intelligence artificielle et trouverons différents moyens d’obtenir des opinions extérieures sur ces sujets.  »

La raison pour laquelle Google avait inclus des personnes de tous horizons politiques et sensibilité était pour que ce conseil soit plus le plus représentatif possible. C’est raté ! A voir quelle structure le géant de Mountain View va pouvoir proposer en échange ? Et pourquoi pas une alliance les autres géants du secteurs : Facebook, Microsoft et Amazon par exemple… En laissant les états le soin de réguler les usages…

Bientôt un corps pour Alexa ?

lhomme-bicentenaireDans une intervention à la conférence EmTech Digital AI de la MIT Technology Review à San Francisco, Rohit Prasad, le responsable scientifique de la division Alexa du géant Amazon a déclaré que : « Le seul moyen de rendre les assistants intelligents vraiment intelligents est de le regarder dans les yeux et de le laisser explorer le monde.« , et que pour que celà soit une réalité, « il faut aussi que l’assistant dispose d’un corps » !

Le scientifique pense aussi que donner aux assistants intelligents des caméras et des corps physiques leur permettraient de collecter plus de données sur le monde qui les entoure et aiderait à construire ce qui peut s’appeler pour nous du «sens commun», ce qui permettrait d’exécuter des tâches complexes nécessitant un contexte visuel.

Cette théorie autour du mélange de neurobiologie, de robotique et intelligence artificielle est souvent appelée cognition incarnée par les spécialistes.

Ces remarque alimentent les rumeurs d’un robot Alexa mobile qu’un rapport de Bloomberg  l’année dernière évoquait. Ce robot pourrait suivre les utilisateurs dans la maison (voir ailleurs) pour se faire « sa propre expérience de la vie »… un scénario proche du roman d’Isaac Asimov (et le film avec Robin Williams) « L’homme bicentenaire » !

Une solution Microsoft contre le harcèlement et les injures sur le net ?

Microsoft vient de déposer un brevet pour lutter contre le harcèlement et plus généralement les insultes sur le net. L’éditeur prévoit dans son brevet récemment déposé un «bouclier de toxicité» personnalisé qui permettrait de surveiller les communications et de censurer les données en fonction des préférences de l’utilisateur. Les choses ne sont pas simples car la définition de ce que l’on peut considérer comme «agressif» varie d’une personne à l’autre. Par exemple, un juron qui peut offenser quelqu’un, peut ne pas être interprété de la même manière par un autre utilisateur.

Capture d’écran 2019-02-21 à 10.29.23L’objet est de traiter toutes formes de communications : vocales ou textuelles, telles que celles de sessions de jeu en ligne, ou même des affichages dans des flux vidéo. Le système pourrait également être implémenté pour fonctionner dans le cadre de conférences Web en ligne ou de sessions VR / AR. Cela permettrait essentiellement aux utilisateurs de communiquer efficacement avec plusieurs autres personnes sans qu’une personne en particulier ne soit heurtée par des propos inadaptés…

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OpenAI : les possibilités et les implications de la génération de textes par l’IA

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La société OpenAI, créée par Elon Musk en 2015 pour travailler sur le concept d’une IA « sûre », sous contrôle et au bénéfice des humains, a publié la semaine dernière sur son blog un article qui présente leur état d’avancement concernant un modèle pour prédire du texte à partir de texte existant. A noter qu’Elon Musk a quitté le board d’OpenAI il y a tout juste un an afin de limiter les risques de conflit d’intérêt, l’IA constituant un enjeu majeur pour les véhicules autonomes, dont Tesla est la figure de proue aujourd’hui.

Concrètement, OpenAI travaille sur un modèle, GPT-2, et l’entraine pour pouvoir prédire le mot suivant à partir des mots précédents dans un texte. Les possibilités d’un tel modèle sont, par exemple de générer un texte cohérent, ou de répondre à des questions, à partir d’une phrase qui lui est fourni, en se basant sur un dataset de 8 millions de pages Web. La force de GPT-2 est de travailler à partir d’informations qui ne sont pas spécifiques à un domaine, en tirant partie de techniques d’apprentissage non supervisé avec de gros volumes de données non étiquetées.

Dans son billet de blog, OpenAI donne des exemples de traitement (voir ici le premier exemple, c’est une histoire de licornes qui parlent anglais :)), et c’est vraiment bluffant. En partant d’un texte de 2 phrases d’une quarantaine de mots, GPT-2 est capable de produire une histoire de près de 400 mots, précise et cohérente.

Fidèle à sa mission (« Discovering and enacting the path to safe artificial general intelligence« ), OpenAI explique aussi dans ce billet que compte tenu des risques d’exploitation « maligne » d’un tel système, pour produire des fake news, ils ont décidé de ne pas publier l’intégralité de leur modèle, mais uniquement un sous ensemble de GPT-2, sans le dataset. le code d’entrainement ou les paramètres du modèle.

 

Facebook rachète la société GrokStyle spécialisée dans la recherche visuelle.

Intro-Image-cGrokStyle est une entreprise qui a conçu un moteur de recherche visuel (via de l’intelligence artificielle) pour permettre aux utilisateurs de trouver des produits à partir de leur photo.

La porte-parole de Facebook, Vanessa Chan, a confirmé confirmé que l’entreprise a été racheté par Facebook sans révéler le prix de l’acquisition et les objectifs visés. Elle a simplement déclaré : «Nous sommes ravis d’accueillir GrokStyle chez Facebook. Leur équipe et leur technologie contribueront à nos capacités d’intelligence artificielle.  »

Cet achat vise à accroitre les capacités d’IA de Facebook dans le secteur de la reconnaissances visuelles, secteur très prometteur ou l’autre géant Google investi également énormément. On pense en particulier à la création, intégrée à Instagram, Whatsapp, etc de fonctions telles que les proposent Google avec la technologie Google Lens. Ces technologies étant de formidable pourvoyeur d’images de toutes sortes… Sans doute un petit peu plus encore, d’intimité capturée par le géant…

IBM Watson available anywhere !

Capture d’écran 2019-02-13 à 09.56.13.pngIBM vient d’annoncer lors de la conférence Think 2019 que les services de Watson ne seront dorénavant plus liés exclusivement au cloud d’IBM. Dans un mouvement d’ouverture, les clients pourront installer les services Watson (en commençant d’abord par le Watson Assistant pour développer des interfaces conversationnelles, et Watson OpenScale pour gérer le cycle de vie des projets IA au sein des entreprises) dans un cloud privé, un cloud public (non IBM) ou un cloud hybride.

 

Au travers de cette annonce, dont le motif officiel est de rapprocher l’IA des données de l’entreprise, IBM reconnait la nécessité de s’ouvrir aux plateformes de ses concurrents, en particulier Microsoft et AWS. Dans le monde des services cloud aux entreprises, ces 2 acteurs restent en tête de la course, AWS encore largement devant, Microsoft second à une bonne longueur. Les suivants (Google et IBM) n’ont toujours pas trouvé le moyen de revenir sur ce duo de tête, voire même leur retard se creusent encore un plus (voir le départ de Diane Green de Google par exemple).

Pour IBM, l’informatique quantique (en vedette lors du dernier CES) et  l’Intelligence Artificielle constituent aujourd’hui quasiment les seuls domaines technologiques ou « la Compagnie » est encore présente. Pour le reste de son business IBM s’est transformé au cours des 20 dernières années en société de services. L’ouverture de Watson,  sa plateforme IA, sera peut être une voie pour lui permettre de maintenir cette présence. Ou pas !

Amazon (aussi) investit dans la conduite autonome

Capture d’écran 2019-02-08 à 09.58.07.pngLa start-up américaine Aurora a indiqué dans un communiqué hier qu’Amazon faisait partie de son dernier round d’investisseurs (Aurora vient de lever 530 millions de dollars).
Moins connue du grand public que Tesla ou Google/Waymo, Aurora est cependant un candidat challenger sérieux dans la course engagée pour produire une solution de conduite autonome « industrielle ». Les 3 fondateurs ont auparavant travaillé à des niveaux de responsabilité importants chez Tesla, Google, Uber, ou l’université de Carnegie Mellon très réputée dans le domaine de la robotique.  Aurora a signé dans les derniers mois plusieurs accords de collaboration avec des constructeurs automobiles « classiques » comme VW, Hyundai, Toyota mais aussi le chinois Byton qui travaille depuis maintenant plus d’un an sur une voiture électrique et autonome., annoncée au CES 2018.

Amazon s’intéresse depuis quelques temps déjà aux solutions de robots électriques et autonomes capables d’assurer des livraisons ou d’effectuer des tâches au sein de ses entrepôts, mais avec Aurora Amazon élargit son champs d’intérêt vers des véhicules qui pourront utiliser le réseau routier classique, camions ou voitures.  De plus Aurora est un acteur encore aujourd’hui indépendant disposant d’une expertise reconnue dans le domaine. Une bonne pioche donc pour la société de Jeff Bezos :).

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