Archives de Catégorie: IA

Text Analytics for Health : Microsoft étend ses API cognitives Azure au monde de la santé

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Microsoft vient d’annoncer récemment une nouvelle capacité des Azure Cognitives Services, nommée Text Analytics for Health, et destinée comme son nom l’indique à proposer un moteur d’analyse de textes entrainé sur le domaine médical. Les Azure Cognitive Services représentent une large palette d’outils du langage naturel à la vision, en passant par l’analyse de contenu et la reconnaissance de sentiments.

Avec le nouveau service, Microsoft propose aux acteurs du monde médical et de la santé, un outil entrainé avec des documents du domaine, pour simplifier le traitement de masses de données médicales à analyser.

Text Analytics for Health permet aux développeurs de traiter et d’extraire des informations à partir de données médicales non structurées. Formé à une large gamme de données médicales – couvrant divers formats de notes cliniques, de protocoles d’essais cliniques, etc. -, le module santé est capable de traiter un large éventail de types de données et de tâches, sans qu’il soit nécessaire de développer manuellement des modèles personnalisés pour extraire des informations de ces données.

Hadas Bitran, Group Manager, Microsoft Healthcare

Text Analytics for Health est disponible en containers, permettant ainsi un déploiement dans des environnements « privés ».

Pour illustrer un cas d’usages de ces nouveaux Text Analytics for Health, Microsoft propose un moteur de recherches dédié au Covid 19, qui permet d’effectuer des recherches parmi une base documentaire dédiée à l’épidémie.

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Google Cloud Platform : des VMs avec les dernières GPU Nvidia A100

Capture d’écran 2020-07-09 à 12.38.45.pngLe Machine Learning et e Deep Learning se démocratisent, et les capacités d’exécution pour cela (apprentissage et inférence) sont de plus en plus sollicitées. Dans ce contexte, Google vient d’annoncer une nouvelle génération de VM hébergées sur GCP et s’appuyant sur la dernière génération de GPU annoncée en mai dernier la GPU Nvidia A100 Tensor Code.

Le GPU NVIDIA A100 Tensor Core offre des capacités d’accélération sans précédent pour les workflows d’intelligence artificielle (IA), d’analyse de données et de calcul haute performance (HPC) afin répondre aux défis informatiques les plus complexes au monde – (source Nvidia) 

Google annonce l’introduction de la famille A2 de VM, pouvant intégrer jusqu’à 16 GPU A100 par VM, et un total de 1360 GO de mémoire !! Selon Nvidia, sa nouvelle plateforme offre des performances jusqu’à 10 fois supérieures à celles de la génération précédente (Tesla V100). Google revendique d’être le premier à proposer de telles configurations et capacités dans un cloud public. Microsoft offre aujourd’hui dans Azure des VM (famille NCsv3) qui compte jusqu’à 4 Tesla V100 par VM, pour 448 GO de RAM (12 euros/heure sur le datacenter Azure France Centre, avec Azure Hybrid Benefit).

Pas d’information sur le prix de la nouvelle offre GCP, mais si une telle bête vous intéresse, vous pouvez vous inscrire pour obtenir plus d’info et (peut-être) tester une version alpha de ces nouvelles ressources : cliquez ici.

Que deviennent vos photos ? Demandez à Clearview.ai ….

Capture d’écran 2020-06-19 à 15.11.20La reconnaissance faciale n’a pas bonne presse en ce moment, encore moins lorsqu’il s’agit de son usage par les forces de police (voir ici ou ). Au-delà des grandes plateformes du web (Google, AWS, Microsoft ou IBM) qui proposent (proposaient) des services de reconnaissance faciale, un autre acteur, certes moins connu mais très spécialisé en la matière, s’est fait connaitre au fil des mois : Clearview.ai. Cette startup propose en effet, non pas des technologies pour bâtir des solutions, mais une base de photos de plusieurs milliards de photos de visages collectées sur le web et qui est ensuite utilisée pour comparer avec des photos de suspects afin de trouver si une correspondance existe. Concrètement, les photos des profils facebook, linkedin, ou tout autre partie qui est public sur le web, se retrouvent aspirées par la mécanique clearview et injectée dans leur base de données. Puis exploitées, avec bien entendu des techniques d’IA.  Ses clients sont les services de police ou agences de sécurité aux USA, et de nombreuses autres organisations à travers le monde sont intéressées par de telles capacités.

Le problème est que clearview.ai récupère les photos sur des sites web publiques sans jamais demander l’autorisation, ni au site qui héberge la photo, ni encore moins à la personne concernée. En février dernier, 3 acteurs (Twitter, Google, et YouTube – propriété de Google) ont adressé un courrier à clearview.ai pour lui enjoindre de cesser cette pratique. Plus récemment encore, l’ACLU (American Civil Liberties Union) vient d’engager une action en justice à l’encontre de la startup pour la capture et le stockage illégale de données biométriques. Si l’ACLU est de par sa nature, tout à fait en position de demander des comptes à clearview.ai, il est par contre plus surprenant de retrouver Google, elle-même assez encline à aller utiliser le contenu disponible sur le web pour en faire son miel. Comme quoi chacun voit midi à sa porte, même à l’heure digitale…

Amazon met en pause ses services de reconnaissance faciale pour la police

Capture d’écran 2020-06-11 à 07.18.03Nous en parlions récemment, parmi les nombreuses conséquences du meurtre de George Floyd à Minneapolis, IBM vient d’annoncer l’arrêt de ses services de reconnaissance faciale, critiquant au passage les entreprises qui commercialisaient des services identiques. Amazon n’était pas nommé, mais la société de Seattle était clairement visée par A.Krishna, le CEO d’IBM.

Amazon a donc dû réagir, aux propos d’IBM, mais avant tout au contexte de l’affaire Floyd, et hier 10 juin, Amazon a publié sur son blog Day One, un message lapidaire annonçant une pause d’un an dans la fourniture de ses services de reconnaissance faciale aux services de police. Le billet explique qu’Amazon  » préconisait que les gouvernements mettent en place des réglementations plus strictes pour régir l’utilisation éthique de la technologie de reconnaissance faciale« , et que le Congrès américain semblant prêt à s’attaquer à cette tâche, l’entreprise de Jeff Bezos mettait ses services en pause (pour les usages par la police uniquement) et restait prête à aider les parlementaires américains pour contribuer à une nouvelle règlementation.

Cette décision devrait donc mettre fin à plusieurs expérimentations engagées par différents services de police à travers les USA, qui tiraient profit d’Amazon Rekognition, les services de reconnaissance faciale proposées par AWS. Par contre, le court billet du blog Amazon ne mentionne pas ce qu’il en sera pour les usages d’autres services de sécurité, en dehors de la police seule indiquée explicitement. Quid par exemple des agences fédérales aux USA (CIA, FBI ..) ou dans d’autres pays ….

En tout cas, la décision d’Amazon démontre aussi la force du mouvement né suite à l’affaire G.Floyd, qui aura réussi  à stopper Amazon alors que de nombreuses associations qui contestaient depuis plus de 2 ans l’utilisation des services de reconnaissance faciale par la police américaine s’étaient heurtés à un refus de la part d’Amazon.

IBM annonce se retirer du marché des services de reconnaissance faciale

Capture d’écran 2020-06-09 à 07.28.51Arvind Krishna, le nouveau CEO de Big Blue (depuis la transition de Ginny Rometty en avril 2020), a adressé hier, 8 juin 2020, une lettre à certains représentants du Congrès américain précisant la position de l’entreprise sur un projet de transformation de la justice et de la police aux USA. Ce projet s’inscrit dans le cadre des divers réactions au meurtre de G.Floyd à Minneapolis le 25 mai dernier.

Citant en introduction les propos de Thomas Watson (président historique d’IBM) en 1953, Arvind Krishna rappelle que  « La politique de cette organisation (NDLR : IBM) consiste à embaucher des personnes qui ont la personnalité, le talent et les antécédents nécessaires pour occuper un poste donné, sans distinction de race, de couleur ou de croyance ». 

Au-delà de déclarations sur les principes généraux telles que celle-ci, A.Krishna annonce qu’IBM ne commercialisera plus de services de reconnaissance faciale, et que plus généralement « IBM s’oppose fermement et ne tolérera pas l’utilisation de toute technologie, y compris la technologie de reconnaissance faciale proposée par d’autres fournisseurs, pour la surveillance de masse, le profilage racial, les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ou tout autre objectif qui ne serait pas conforme à nos valeurs et à nos principes de confiance et de transparence« .

En tant qu’ancien Senior Vice President de l’entité Cloud & Cognitive Software et patron d’IBM Research, A.Krishna a contribué au développement du portefeuille de services d’IBM dans le domaine de l’IA et connaît bien les enjeux associés à ces technologies. Tous les grands acteurs du digital (AWS, Google, Microsoft, Facebook pour ne citer qu’eux) proposent aujourd’hui des services plus ou moins packagés de reconnaissance faciale. Mais ces technologies suscitent de nombreuses critiques depuis plusieurs mois déjà (nous en parlions ici, ou encore là). AWS, particulièrement avancé en la matière, s’est d’ailleurs heurté assez vite à des contestations, aussi bien en internes qu’externes, sur ses solutions vendues à différents services de police aux USA.  Mais en février 2019, seulement 2% des actionnaires de l’entreprise Amazon s’étaient prononcés pour l’abandon de la commercialisation de telles solutions.  Pour le moment, en dehors de certains états totalitaires (la Chine ou la Russie) qui ne s’encombrent pas de l’avis de leur population, les services de reconnaissance faciale sont encore considérés avec beaucoup de suspicion par les citoyens des démocraties occidentales. Et la part de CA généré faible (et çà aussi A.Krishna le sait…).

Microsoft licencie des journalistes pour les remplacer par … une IA !

iaMicrosoft est présent dans le secteur de l’information depuis plus de 25 ans, après avoir lancé MSN (Microsoft Network) en 1995. Ce qui était un fournisseur de contenu avant Internet sur un protocole propriétaire (à la manière des AOL per exemple) s’est transformé en fournisseur de contenu pour internet avec le célèbre portail MSN.

Il y a deux ans, Microsoft lançait Microsoft News. La société indiquait alors qu’elle disposait de  « plus de 800 rédacteurs travaillant à partir de 50 endroits dans le monde« . Aujourd’hui, Microsoft licencie des dizaines de journalistes et d’employés de la rédaction de ses organisations Microsoft News et MSN. Ces licenciements s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus important de Microsoft pour s’appuyer sur l’intelligence artificielle afin de sélectionner les informations et les contenus présentés sur MSN.com, dans le navigateur Edge de Microsoft et dans les différentes applications Microsoft News.

« Comme toutes les entreprises, nous évaluons régulièrement notre activité« , déclare un porte-parole de Microsoft dans une déclaration. « Cela peut se traduire par une augmentation des investissements dans certains endroits et, de temps en temps, par un redéploiement dans d’autres. Ces décisions ne sont pas le résultat de la pandémie actuelle« .

La pandémie, n’est effectivement pas la raison de ces licenciements. Ceci illustre assez bien qu’avec l’IA ce ne sont pas uniquement des jobs à faibles qualifications qui sont concernés. On prend souvent l’exemple des radiologues (bac +10) ou des pilotes d’avions…

Il y aurait environ 50 emplois touchés aux États-Unis. Le Guardian rapporte qu’environ 27 personnes ont été licenciées au Royaume-Uni après que Microsoft ait décidé de ne plus employer d’humains pour la rédaction d’articles sur ses pages d’accueil.

 

Microsoft annonce un super calculateur

Lors de sa conférence développeurs Build (qui s’est tenue en ligne la semaine dernière), Microsoft a présenté un supercalculateur, positionné (selon Microsoft) dans le top 5 mondial des configurations de ce type. Destiné aux travaux dans le domaine de l’intelligence artificielle, conçu avec le spécialiste du domaine OpenAI, et pour son usage exclusif, ce supercalculateur est doté de caractéristiques impressionnantes, avec plus de 285 000 coeurs de CPU, 10 000 GPU et 400 gigabits par seconde en termes de connectivité pour chaque GPU. Cette méga configuration est (bien entendu) hébergée dans Azure.

Une telle puissance à disposition devrait permettre de pouvoir s’attaquer à des questions encore plus ambitieuses en termes de Deep Learning, autorisant ainsi de travailler sur des modèles capables de s’entrainer sur des très grandes quantités de données non étiquetées.

Microsoft a noué dans les derniers mois de nombreuses collaborations avec la société OpenAI, structure à but non lucratif basée à San Francisco et qui veut promouvoir une IA au service de tous.

Nvidia lance Deep Learning Super Sampling 2.0 pour améliorer le rendu graphique

NvidiaNvidia a lancé cette semaine sa technologie  Deep Learning Super Sampling (DLSS) 2.0. Cette technologie est basée sur un réseau neuronal artificiel qui utilise les TensorCores RTX de Nvidia pour augmenter les fréquences d’images et générer des images nettes qui approchent ou dépassent selon le constructeur le rendu natif.

Le DLSS 2.0 a été formé sur des dizaines de milliers d’images haute résolution dans un superordinateur à des fréquences d’images très basses. Avec les poids d’entraînement pour le réseau neuronal, DLSS 2.0 prend ensuite des images à plus faible résolution comme entrée et construit des images à haute résolution. Une fois cette opération réalisée Nvidia distribuece modèle d’apprentissage profond formé aux PC basés sur RTX via les pilotes NVIDIA et les mises à jour en continue.

Nividia indique que DLSS 2.0 :

« utilise les TensorCores de Turing fournissant jusqu’à 110 téraflops de puissance de calcul dédiée et fonctionne deux fois plus vite que son prédécesseur. Pour améliorer encore les performances, DLSS 2.0 utilise des techniques de rétroaction temporelle pour ne rendre qu’un quart à la moitié des pixels tout en offrant une qualité d’image comparable aux résolutions natives« .

De plus, contrairement à l’itération précédente, qui exigeait que le réseau neuronal soit entraîné pour chaque nouveau jeu, DLSS 2.0 s’entraîne en utilisant un contenu non spécifique au jeu. Cela génère un réseau généralisé qui fonctionne sur plusieurs jeux et conduit finalement à une intégration plus rapide des jeux et à un plus grand nombre de jeux DLSS.

Il dispose de trois modes de qualité d’image pour la résolution de rendu interne d’un jeu : Qualité, Équilibré et Performance. Parmi ces trois modes, le mode Performance permet d’augmenter la résolution jusqu’à 4X (c’est-à-dire 1080p vers du 4K).

Si vous êtes intéressé par le développement avec ces technologies, vous trouverez de plus amples informations ici.

Autre point (mais non lié aux jeux cette fois :)) : notre prochaine mission d’étude aux USA se déroulera du 4 au 10 octobre prochain (Seattle et San-Francisco) et le thème sera « IA et environnement de travail« . Si vous êtes intéressés contactez-nous par mail (mail direct ou sur contact (at) calipia.com )

Amazon vend sa technologie de commerce sans caisse « Amazon Go » à d’autres commerçants

Amazon GoNous vous avions parlé de cette technologie et de sa mise en oeuvre dans ses boutiques. Amazon a dévoilé la semaine dernière une nouvelle ligne de produit : « Just Walk Out« , qui est en fait sa technologie sans caisse qu’elle se propose de vendre à d’autres détaillants. Ceci n’est pas sans rappeler ses premiers services Cloud « Merchand.com » qu’elle vendait à d’autres sociétés qui souhaitaient réaliser leur magasin en ligne au début des années 2000, technologie basée sur sa propre expérience avec Amazon.com.

Amazon a développé à l’origine cette technologie dans ses magasins Amazon Go, qui pour rappel permet aux clients de payer leurs achats en sortant tout simplement. Ces derniers ayant été « observés » durant leur visite dans le magasin par un IA.
Amazon propose un service clé en main et indique que :

L’installation peut prendre quelques semaines seulement, et peut être effectuée dans les magasins existants. Amazon offre une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

L’entreprise aurait a déjà signé « plusieurs accords » avec des détaillants, selon Reuters.
Sans surprise, et compte tenue de l’impact possible sur l’emploi dans ces magasins, « The United Food and Commercial Workers International Union » organisation syndicale des travailleurs  de l’alimentation et du commerce a critiqué l’annonce d’Amazon. Elle voit dans :

« Cette technologie dite sans caisse n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie qui permettra à Amazon de contrôler et de monopoliser les détaillants concurrents et donnera à Jeff Bezos un accès direct aux données de leurs clients« ,

L’organisation en appelle aux régulateurs pour empêcher l’entreprise d’agir.

Apple continue de faire son marché dans les startups spécialisées en photo

La photographie est devenue, depuis plusieurs années, l’un des principaux éléments différenciateurs des smartphones. Avec une course engagée aux fonctionnalités innovantes. Selon des informations dévoilées par Bloomberg il y a quelques jours, Apple aurait récemment fait l’acquisition d’une startup britannique, « Spectral Edge », spécialisée dans l’IA et la photographie.

Alors que Google utilisait largement l’IA pour améliorer les photos de ses Pixels 3 et 4, Apple préférait (avec de très bons résultats néanmoins) insister sur la pose longue et la correction de bouger pour proposer des photos assez réussies en mode sombre. L’entreprise californienne continue néanmoins de faire des emplettes dans le domaine de l’IA pour ses prochaines machines.

L’entreprise britannique Spectral Edge, Fondée en 2011, a développé une technologie basée sur la capture d’une photo infrarouge – qui est ensuite fusionnée avec une photo « classique » grâce a du machine learning avec pour objectif d’améliorer la restitution des détails et des couleurs des photos. Une fonction que nous verrons peut-être apparaître sur un prochain iPhone…

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