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Une préversion pour SQL Server 2019

SQL Server LogoSQL Server, le moteur de base de données historique de Microsoft existe depuis 1989, et même si la stratégie de l’éditeur s’oriente clairement sur le Cloud et les services de données et d’analyse proposés sur sa plateforme Azure, il reste un certain nombre d’entreprises qui gèrent elles-mêmes leurs données, dans leurs propres datacenters.

Donc l’offre « on premise » de gestion et analyse de données de Microsoft continue à évoluer, avec la première version de test de SQL 2019.

SQL Server 2019 peut être utilisé pour divers projets de données allant du traitement transactionnel en ligne (OLTP) au Data Warehousing en passant par la Business Intelligence (BI), sans oublier une application à l’IA ainsi qu’à l’analyse avancée.

Grâce à une refonte complète du moteur de stockage de la base de données phare et de sa technologie PolyBase, SQL Server cherche à devenir une véritable plateforme Big Data, notamment par l’intégration de HDFS (Hadoop Distributed Filing System) et Apache Spark. SQL Server pourra désormais utiliser HDFS pour le stockage et va exploiter éventuellement Spark pour l’ingénierie des données et les tâches d’apprentissage automatique. Il faut noter qu’il pourra lui-même fonctionner avec une architecture distribuée.

SQL Server 2019

L’intégration de Spark et du système de fichiers distribués Hadoop (HDFS) va permettre aux utilisateurs d’intégrer, de stocker et d’analyser de grandes quantités de données. Microsoft a également inclus de nouveaux connecteurs permettant d’interroger d’autres bases de données telles que Oracle, Teradata et MongoDB directement à partir de SQL Server.

SQL Server va continuer également de fonctionner dans son architecture SMP conventionnelle et les améliorations apportées à PolyBase sont elles aussi disponibles. Ces améliorations incluent la possibilité de se connecter à Oracle, Teradata, MongoDB, aux sources de données ODBC génériques et même à d’autres instances SQL Server, en plus du support continu du stockage Azure et des clusters Hadoop Cloudera et Hortonworks.

Enfin SQL Server 2019 apporte des fonctionnalités améliorées aux fonctionnalités de traitement de graphes introduites dans SQL Server 2017. Il ajoute également la prise en charge de l’exécution in-place du code Java, en utilisant la même infrastructure qui permet au code R et Python de s’exécuter dans la base de données et faciliter le composant Machine Learning Services du produit, qui s’exécutera désormais sur des instances SQL Server Linux ainsi que sur celles exécutées sous Windows.

Le PDG de Canalys prédit (de nouveau) un arret de la gamme Surface

Selon un article de The Register, lors du forum annuel de Canalys, le PDG de la société d’études de marché, Steve Brazier, a réitéré sa prédiction de l’année dernière selon laquelle la ligne de produit « Surface » de Microsoft serait en sursit.

Capture d_écran 2018-10-16 à 10.00.47L’année dernière, Steve Brazier avait déclaré qu’il n’était pas logique pour Microsoft de « continuer à créer du matériel qui engendrait un perte d’argent« . Mais comment évaluait-il à l’époque que la gamme Surface perdait de l’argent alors que Microsoft ne communique pas sur les dépenses mais que sur un chiffre d’affaire (en croissance qui plus est) ? Ses informations venaient d’analyses internes et … de concurrents de Microsoft à savoir : le patron de l’ingénierie de Lenovo et un certain Darius Hess de Dell. Autant dire que c’est donc sujet à interrogation…

Steve Brazier a réitéré ces affirmations ce mois-ci en disant lors de la conférence qu’ « Il serait beaucoup plus judicieux que Microsoft arrête de dépenser de l’argent sur Surface et se concentre sur ses activités de cloud  » L’analyste pense que le PDG de Microsoft, Satya Nadella « parviendra à cette même conclusion« .

En attendant, Microsoft vient de renouveler sa gamme, et mieux le patron hardware Panos Panay,  a également fait savoir qu’il souhaitait explorer et innover encore plus avec du matériel pliable (son « bébé » selon lui). Panos Panay à par ailleurs qualifié les propos du PDG de Canalys de « rumeur de tabloïd ».

Gartner annonce une croissance 17,3 % du marché mondial du cloud public en 2019

GartnerL’information n’est pas nouvelle, mais il semble que l’adoption par les entreprises des services proposés en mode Cloud, malgré certaines questions concernant notamment la sécurité, soit confirmée par une récente étude du cabinet d’études Gartner proposant pour ce marché des projections de croissance assez flatteuses pour l’année 2019. Si les prévisions de Gartner sont moins élevées que celles publiées au printemps dernier, le secteur affiche toujours une solide croissance à deux chiffres (+21% attendus en 2018, +17,3% en 2019), avec 206,2 milliards de dollars en 2019, contre 175,8 milliards en 2018.

Gartner cloud public 2019

Les offres d’Infrastructure as a Service (IaaS) sont celles qui bénéficient de la plus forte croissance (+27,6% à 39,5 Md$ en 2019), mais avec un bémol lié à une orientation vers des modèles de services regroupant IaaS et PaaS (Platform as a Service). Orientation que nous évoquions il y a plus d’un an lors du Briefing Calipia, et qui est la conséquence directe de la popularisation des technologies de containers, qui sont en fait de la virtualisation d’applications et font donc le lien entre les services IaaS et PaaS. La demande s’oriente donc davantage vers des modèles de services regroupant IaaS et PaaS. Ainsi, 90% des entreprises utilisatrices des services d’infrastructure de cloud public l’adopterait à horizon 2021. Une telle approche étant davantage adaptée aux environnements hybrides et multi-cloud dans lesquels elles évoluent, avec une confirmation de la domination des grands acteurs mondiaux des datacenter hyperscale, parmi lesquels Amazon Web Services (AWS), Microsoft (Azure), Google, Alibaba, IBM ou Oracle.

Le segment du SaaS (Software as a Service) se porte très bien aussi (+17,8% à 85,1 Md$ attendus en 2019), suivi par la gestion des processus métiers dans le cloud ou BPaaS (passant de 46,6 Md$ en 2018 à 50,3 Md$ en 2019), le PaaS (de 15,2 Md$ en 2018 à 18,8 Md$ en 2019) et les services de gestion et de sécurité cloud qui génèrent eux aussi des revenus en hausse (10,7 Md$ en 2018 à 12,5 Md$ en 2019).

Microsoft Search pour unifier la recherche sur Windows 10, Office 365, Bing, etc.

Search logoMicrosoft travaille depuis plusieurs années à unifier et à personnaliser son expérience de recherche dans Office 365. En 2017 Microsoft a orienté ses travaux sur les technologies de recherche afin de permettre aux utilisateurs d’effectuer des recherches sans interrompre leur travail, et proposé un début de rationalisation de l’usage de ses technologies avec Bing for Business qui est un moyen de transformer Bing en un service de recherche intranet.

Mais une nouvelle étape a été franchie avec l’annonce lors de la conférence Ignite 2018 de la mise en place de Microsoft Search, un système de recherche intelligent et unifié proposant la même expérience de recherche dans ses différents produits, dont naturellement les applications Office, mais également Windows 10, le navigateur Edge, Bing ou encore les applications mobiles sur iOS ou Android.

Pour comprendre et anticiper les besoins des utilisateurs, Microsoft va de plus ajouter de l’intelligence artificielle à son moteur de recherche. En effet en plus de la connaissance sémantique de Bing, Microsoft Search utilisera aussi Microsoft Graph, l’API centralisant les différentes informations utilisateurs présentes dans les applications de l’éditeur, et pourra ainsi prédire après quelques caractères tapés le bon document ou le contact à afficher.

MS Search

Cette évolution est intéressante dans la mesure ou elle va renforcer la cohérence de la stratégie de Microsoft pour le poste de travail qui est de pousser Microsoft 365, sa suite composée de Windows 10, Office 365 et Enterprise Mobility + Security.

Concrètement Microsoft a commencé à proposer un aperçu de cette fonctionnalité Microsoft Search sur Office.com, Bing.com (où elle ne s’appelle plus Bing for Business, mais plutôt Microsoft Search dans Bing) et l’application SharePoint Mobile. Et Microsoft Search arrivera sur Edge, Windows 10 et d’autres versions d’Office à compter de 2019 via des mises à jour.

Windows Admin Center 1809 est disponible

Windows Server logoMicrosoft a annoncé la disponibilité générale de la nouvelle interface graphique permettant de gérer les infrastructure Windows Server : Windows Admin Center en version 1809 (dont le nom de code était « Honolulu ». Conjointement à cette publication, Microsoft propose aussi le Software Development Kit (SDK) pour étendre les capacités de l’interface.

Pour rappel, Windows Admin Center permet de gérer tous les rôles des infrastructures Windows Server (File Server, Hyper-V, Storage Replica, Cluster, etc.) ainsi que de s’interconnecter à des services Azure, regroupant ainsi dans une seule interface l’ensemble des consoles d’administration précédemment disponibles (Event Viewer, Device Manager, Disk Management, Task Manager, Server Manager, etc.).

Windows Server Admin Center

Windows Admin Center 1809, qui supporte Windows Server 2019, évolue à un rythme mensuel depuis le mois d’avril, la version 1809 représentant une version stabilisée, conformément à la stratégie d’évolution en continu mise en place par Microsoft.

L’ensemble des nouvelles fonctionnalités, qui portent principalement sur le dépannage de serveurs et clusters de serveurs, sur la configuration et sur les taches de maintenance, est détaillé sur le billet de blog de l’annonce.

Annonces Google : la seule surprise était la tablette…

Les annonces de Google étaient attendues mais on savait tout des smartphones Pixel 3, les fuites étaient nombreuses et visiblement très précises. On connaissait également le Google Home Hub (nous en avions parlé ici même). Nous avons eu la confirmation de tout ceci.

Détail interessant sur le Google Home Hub, il n’y a pas de caméra et donc potentiellement pas de possibilité de scénarios d’appels en visio comme c’est le cas avec l’Amazon Echo Spot par exemple. On apprend également que la machine ne sera pas disponible en France avant quelques temps. Reste à savoir si elle fonctionnera quand même chez nous, mais là aucune information et il faudra sans doute attendre quelques importations pour en savoir plus.

Google(hier après midi chez Google, 27° :))

Nous étions chez Google Corp à Mountain View hier lors des annonces qui ont été suivies également en direct par les employés. Notre hôte, nous expliquait qu’une des fonctions très interessante des Pixels 3 était les apports en réalité virtuelle qui ont été un peu passé sous silence lors de la conférence de presse… L’intégration d’images virtuelles dans les photos (avec une démo pour des selfies) est en fait beaucoup plus prometteuse qu’annoncée pour l’avenir. A suivre.

La véritable surprise était donc la tablette, sorte de clone de la Surface Pro ou de l’iPad Pro avec un clavier amovible. Les choix sont fait, Google pousse Chrome OS et enfonce le clou, fort du succès ici aux US des Chromebooks que l’on voit de plus en plus et pas que dans le domaine de l’éducation… Logiquement donc cette tablette dispose de processeurs Intel et est positionnée sur le haut de gamme dans les mêmes gammes de prix que les Surface et iPad Pro.

Nous reviendrons sur ces annonces et leur positionnement vis à vis des offres de Microsoft et d’Apple, lors du prochain Briefing Calipia.

Microsoft confirme sa nouvelle stratégie de gestion en mode Cloud de devices Windows 10 avec Microsoft Managed Desktop

Windows 10 LogoMicrosoft, dans un billet sur le blog Microsoft 365 écrit par Bill Karagounis (General Manager), a confirmé les rumeurs apparues en juillet et concernant un nouveau service pour les périphériques d’entreprise Windows 10 permettant d’avoir une prise en charge de leur gestion en mode SaaS tout au long de leur cycle de vie. Cette offre, basée sur un abonnement mensuel est baptisée Microsoft Managed Desktop (MMD), et regroupe de la vente en ligne de matériel, du provisionning pour l’aspect configuration initiale, des processus et outils de gestion des postes.

MMD

Concrètement une entreprise pourra via MMD acquérir un matériel informatique Windows 10 proposé dans le cadre du service. A la réception du matériel l’utilisateur entre ses informations d’identification (qui ont été provisionnées lors de l’inscription) et le nouvel ordinateur se voit au démarrage automatiquement configuré avec les stratégies de sécurité et de gestion prédéfinies et les applications requises de l’entreprise. Ces matériels seront ensuite pris en charge par Microsoft pour les mises à jour, applications de correctifs etc.

L’offre MMD intégrera de plus une souscription à Microsoft 365 Enterprise (la combinaison de Windows 10 Enterprise, Office 365 et Enterprise Mobility + Security), donc l’ensemble de la suite de licence des offres poste de travail, son administration, sa sécurisation et la gestion d’identités. Sont aussi intégrés des éléments de Windows Analytics pour la supervision en mode Cloud

Microsoft s’engage également pour un cycle de mise à jour de trois ans et le remplacement le lendemain des appareils inclus, ainsi que pour la sécurité, la surveillance, ou le support de bureau 24 X 7 dans le cadre de l’offre MMD.

Le coût de ce service variera en fonction de l’utilisateur, en fonction de la taille du client, du type d’appareil, etc.) et sera probablement proposé lui aussi sous forme de plans (E3-E5).

Concernant les matériels pris en charges, les premiers appareils éligibles seront assez logiquement des ordinateurs de la gamme Surface, mais il est prévu d’ouvrir ce service à d’autres fournisseurs. Dans le même esprit, si Microsoft vendra initialement Microsoft vendra directement le service MMD, il est envisagé de travailler avec des partenaires revendeurs / intégrateurs.

MMD devrait être disponible début 2019 aux USA / Canada /Australie / Nouvelle-Zélande, avec une extension mi 2019 à « plusieurs autres zones géographiques ».

En conclusion ce programme est une assez intelligente façon pour Microsoft de mettre en avant son offre Microsoft 365 dés les premières phases de réflexion des entreprises concernant l’acquisition d’un nouveau poste de travail. Le tout en repackageant des technologies par ailleurs disponibles.

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