Archives de Catégorie: Actualité

Windows 365 / Cloud PC officiellement annoncé

Nous vous en parlions il y a quelques jours, Microsoft a officiellement dévoilé son tout nouveau service de virtualisation le 14 juillet avec le lancement de Windows 365. Ce nouveau service, construit sur Azure Virtual Desktop, permettra aux utilisateurs de transférer leur bureau, leurs applications, leurs outils, leurs données et leurs paramètres Windows 10 ou Windows 11 sur leurs appareils personnels et professionnels, que cela soit un PC, un Mac, un iPad, les appareils Linux et Android, via une application native Remote Desktop ou un simple navigateur Web. Objectif : fournir un service complet intégrant le cas échéant une offre Office 365.

Microsoft prévoit de rendre Windows 365 disponible à partir du 2 août et d’annoncer à peu près au même moment une tarification par utilisateur et par mois pour le service. Des indiscrétions provenant directement de Microsoft parlent d’un coût de 31$ / mois et par utilisateur donc pour une machine de 4g de RAM, 128G de disque, et 2 CPU virtuels. Mais il y aura plusieurs prix et plans disponibles en fonction des quantités de mémoires et puissance de traitement. Contrairement à ce qui se passe avec Azure Virtual Desktop (le service anciennement connu sous le nom de Windows Virtual Desktop), Windows 365/Cloud PC sera disponible moyennant un tarif d’abonnement fixe et non un tarif en constante évolution basé sur la consommation de services en nuage, ce qui rendait l’offre Microsoft très compliquée dans les faits.

Microsoft a publié une liste de machines recommandées en fonction des usages :

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L’un des principaux objectifs de Microsoft avec Windows 365/Cloud PC est de simplifier l’expérience de la mise en place, de la maintenance et de la gestion de Windows. Il y aura deux options pour les entreprises avec le service une fois qu’il sera disponible :

  • Pour les petites entreprises sans support informatique, une option en libre-service, avec de nombreux paramètres appliqués automatiquement en leur nom
  • Pour les entreprises qui utilisent Microsoft Endpoint Manager, les administrateurs pourront approvisionner et gérer les PC dans le Cloud comme ils le font aujourd’hui pour les PC physiques.

Dans tous les cas les administrateurs seront en mesure d’adapter la puissance de traitement et de surveiller les performances des PC pour leurs utilisateurs. Le service comprendra des analyses intégrées permettant de mesurer les temps de réponse du réseau. Le tableau de bord Endpoint Analytics montrera également les PC qui ne fonctionnent pas correctement, fera des recommandations et gérera les mises à niveau. Il y aura également un nouveau service Watchdog pour exécuter des diagnostics en permanence et fournir des alertes lorsque les contrôles de diagnostic échouent.

Important : Windows 365/Cloud PC ne prendra pas seulement en charge les applications Microsoft ; le service permettra également aux utilisateurs de se connecter à distance à toute application pouvant fonctionner sous Windows 10 ou 11. Les développeurs de logiciels n’auront pas à apporter de changements ou de modifications à leurs applications pour qu’elles puissent fonctionner virtuellement avec Windows 365/Cloud PC. Et comme les applications s’exécutent virtuellement, les utilisateurs auront accès à des applications plus gourmandes comme les logiciels de montage vidéo ou les programmes de conception graphique, quel que soit l’appareil qu’ils utilisent, une technologie au point maintenant avec les différentes plateformes de jeux en streaming !

Microsoft rachète RiskIQ pour renforcer son offre de sécurité

Microsoft a annoncé hier l’acquisition de RiskIQ, un fournisseur de solutions de sécurité en mode SaaS. L’entreprise est basée à San Francisco.

Fondé en 2009, l’entreprise emploie plus de 160 personnes et compte plus de 80 000 analystes de sécurité et plus de 300 entreprises clientes (En France l’entreprise cite BNP Paribas comme client). Son approche de la sécurité consiste à suivre les informations sur les menaces en dehors des organisations. À cette fin, elle analyse plus de 730 milliards de pages Web par an et collecte plus de 300 millions d’enregistrements de domaines. RiskIQ propose des produits permettant d’évaluer la surface d’attaque globale d’une organisation, y compris les risques d’être soumis à des attaques malveillantes par injection de JavaScript. Elle offre des outils d’investigation pour découvrir les attaques et les menaces, ainsi que des solutions de surveillance et de remédiation automatisées. Objectif pour Microsoft (selon l’éditeur lui-même) : renforcer les capacités de protection contre les cybermenaces. Microsoft entend également bénéficier du personnel, de l’expertise et du soutien de la communauté de sécurité de RiskIQ.

« La communauté de sécurité de RiskIQ comprend plus de 100 000 professionnels de la sécurité », RiskIQ a conclu des partenariats avec « des centaines de sociétés du Global 2 000« .

Lou Manousos, PDG de RiskIQ

La manière dont l’acquisition affecterait les organisations utilisant actuellement les produits RiskIQ n’a pas été mentionnée. Les conditions et les détails de clôture de l’opération n’ont pas non plus été mentionnés, bien qu’un article de Bloomberg ait parlé d’une transaction de « 500 millions de dollars en espèces ». En tout cas cette solution complète le portefeuille sécurité de Microsoft après le rachat le mois dernier de ReFirm Las (nous vous en parlions ici).

Microsoft annoncerait son offre de Cloud PC le 15 juillet

Nous vous parlions ici même de l’offre Cloud PC en préparation depuis pas mal de temps maintenant. Les bruits indiquaient un lancement cet été. C’est visiblement que qu’il devrait se produire la semaine prochaine dans le cadre de la manifestation partenaires moniale de Microsoft « Inspire ».

Microsoft a prévu une session intitulée « What’s Next in End-User Computing » pour le 15 juillet. L’un des intervenants de cette session, qui porte « sur la toute nouvelle solution Microsoft Cloud pour permettre le travail hybride », est Scott Manchester. Directeur de la gestion des programmes pour Cloud Managed Desktops, et leader dans le développement de Windows Virtual Desktop, Remote Desktop Services, Second Screen Remoting, Multimedia, and Networking technologies, selon sa biographie. De forts indices donc…

Cette offre Cloud PC, destinée aux entreprises de toutes tailles est donc une offre de bureau virtuel en SaaS qui permettra aux clients d’utiliser du matériel personnel (PC, Mac, Tablette) ou des clients légers pour accéder à un bureau Windows distant et utiliser des logiciels comme on s’en doute Microsoft Office, mais aussi des applications métiers déployée dans Azure. Microsoft prévoirai de vendre cette offre plus ou moins intégrée à Microsoft 365 avec un prix fixe par utilisateur. Rien à voir donc avec le mode de tarification de l’actuel Azure Virtual Desktop, qui est liée à la consommation d’Azure. Les fuites de l’année dernière indiquaient que l’éditeur commercialiserait plusieurs options d’abonnement à Cloud PC (initialement désignées sous les noms de Medium, Heavy et Advanced – chacune offrant une quantité différente de CPU, de RAM et de stockage).

Une solution interessante effectivement pour la mise en oeuvre de travail hybride d’une part mais aussi pour des solutions de reprises d’activités en cas de blocage du SI pour un problème de sécurité, malheureusement d’actualité en ce moment pour de nombreuses entreprises.

Le Pentagon annonce l’abandon du projet JEDI

Vue aérienne du Pentagon

Après plusieurs années de travail et de discussion, et surtout une contestation devant les tribunaux, le Ministère de La Défense américain vient donc de rendre public sa décision. Il ne s’agit pas vraiment d’une surprise, cette décision étant pressentie depuis plusieurs mois. Le motif avancé par le DoD dans son communiqué, « le contrat JEDI Cloud ne répond plus à ses besoins« , ne trompe personne.

L’annonce par le Pentagon du choix exclusif de Microsoft en septembre 2020 avait soulevé la colère d’Amazon, qui avait alors porté le cas devant la justice. La récente décision par un juge fédéral d’autoriser Amazon à poursuivre ses actions en justice a porté un coup fatal au JEDI.

Le DoD annonce qu’il consultera de manière restreinte Microsoft et AWS pour ses prochains projets de cloud, « car les études de marché disponibles indiquent que ces deux fournisseurs sont les seuls Cloud Service Providers capables de répondre aux exigences du ministère« .

CES 2022 : deux nouveaux espaces

Le CES 2022 de retour à Las Vegas cette année, mettra en place deux nouveaux espaces à la fois d’expositions (ouvert à tous les participants) et de conférences (ouverts aux seuls Analystes / Presse) dédiés aux technologies de l’espace (Space Tech) et à la nourriture (Food Tech).

Les organisateurs justifient l’ouverture de ces nouveaux espaces :

« La technologie fait progresser les possibilités d’exploration spatiale et les conditions de vie dans l’espace. Ces progrès créent de nouveaux services de communication et ouvrent des possibilités de nouvelles applications en biologie, en santé humaine et plus encore. Sierra Space, une filiale de la Sierra Nevada Corporation, présentera ses dernières innovations en matière de transport spatial – l’avion spatial Dream Chaser®. Les progrès de la technologie alimentaire seront également exposés à Las Vegas. La catégorie portera sur l’agriculture, l’innovation en matière d’ingrédients, les kits de repas et les livraisons, la nutrition, les protéines d’origine végétale, la traçabilité, la durabilité, l’agriculture verticale, etc. »

Avec l’ouverture d’une nouvelle partie du centre des congrès (qui était en construction il y a 2 ans), ces nouveaux sujets trouveront ainsi l’espace nécessaire. Un CES qui promet en tout cas d’être encore plus géant que les années précédentes après le succès très mitigé (pour resté poli) de l’évènement 100% online de cette année…

Vous le savez, comme tous les ans depuis 10 ans, nous nous rendons à Las Vegas durant le CES en compagnie de clients, responsables informatiques de grandes entreprises française. Si vous souhaitez nous accompagner contacter nous pour les modalités (contact@calipia.com).

Amazon rachète la plateforme de messagerie sécurisée Wickr

Vous souvenez-vous de Wickr ? C’était la plateforme de Chat sécurisé que les Démocrates américains avaient utilisé après le piratage de leur parti lors des élections de 2016. Amazon vient donc de racheter la société Wickr. Le géant de l’internet y voit un complément aux Amazon Web Services qui offre aux entreprises et aux gouvernements une solution facile pour les conversations de travail à distance, y compris la vidéo et la voix. Réponse donc aux solutions de Microsoft et de Google.

L’opération est importante pour AWS. Wickr compte déjà parmi ses clients des militaires, le service des douanes et de la protection des frontières et d’autres organisations importantes. Cela pourrait aider Amazon à revenir dans la course si le fameux contrat militaire JEDI renait de ses cendres et lui donner un avantage lors de la négociation d’autres accords gouvernementaux…

Alors que le monde entier cherche des solutions alternatives à WhatsApp, avec iMessage, Signal et Telegram par exemple. L’achat de Wickr permet Amazon d’entrer dans la course !

Windows 11 : Le point sur les nouvelles fonctions et celles supprimées

Hier soir se déroulait comme prévu à 11 heures « East Time » (17 h en France) l’annonce de Windows 11. Alors il est vrai que depuis que les builds aient fuité, la surprise de l’interface a été un peu éventée. Néanmoins quelques nouveautés en plus de ce que l’on connaissait déjà ont été annoncées.

La principale surprise (même si elle était évoquée depuis plus de 3 ans) est l’annonce d’un nouveau store qui supporte les applications Android directement dans Windows 11 en utilisant on a vus cela plus tard le sous-système co-développé par Intel et Microsoft. Confirmation également toujours sur le store Microsoft que ce dernier permettra d’accueillir toutes sortes d’application UWP, Win32 et même les PWA, de quoi peuplé un peu plus ce dernier, un enjeu de taille pour Microsoft.

Autre information : la disponibilité de Teams (version grand public) directement dans Windows 11 (même s’il faudra sélectionner cette option dans le Store) : Microsoft entend bien ici répondre à MacOS avec l’intégration de FaceTime et iMessage en natif sur les macs mais aussi à ce qui se fait aussi en natif sur les Chromebooks. C’est logique.

Mais aussi :

  • L’annonce de la gratuité du système pour les processeurs de Windows 10 (logique alors que depuis des années les mises à jours de systèmes d’exploitations sont toutes gratuites chez les concurrents de Microsoft : MacOS, Android, iOS, Linux…)
  • La disponibilité du système pour les fêtes de Noel
  • La première preview « officielle » dès la semaine prochaine pour les insiders.

Il y a aussi des petits changements par rapport à Windows 10 :

  • Le mode S – une version du système d’exploitation qui empêche l’installation d’applications autres que celles du magasin – sera disponible uniquement pour les utilisateurs de Windows 11 Home.
  • Windows 11 empêchera également les utilisateurs de modifier la position de la barre des tâches, ce qui signifie qu’elle est verrouillée au bas de l’écran, contrairement aux anciennes versions qui permettaient de déplacer la barre des tâches vers le haut, ou les côtés.

Et des fonctions supprimées par rapport à Windows 10 :

  • Plus du tout de Cortana, d’Internet Explorer (on s’en doutait)
  • Plus de panneau de saisie d’expressions mathématiques (qui reste présent dans les applications Office)
  • Plus d’accès à l’outil de capture d’écran original mais uniquement la nouvelle application « Snip & Sketch » qui était apparue dans les dernières évolutions de Windows 10.
  • Beaucoup de changement dans le menu démarrer : Les groupes et dossiers d’applications nommés ne sont plus pris en charge et la disposition n’est pas actuellement redimensionnable. Les applications et sites épinglés ne seront pas transférés lors de la mise à niveau de Windows 10. Les Tuiles dynamique ne sont plus disponibles. Pour reproduire le mode de fonctionnement il faudra créer des Widgets.
  • Le mode tablette est supprimé et une nouvelle fonctionnalité et capacité est incluse pour les postures d’attachement et de détachement du clavier.
  • L’application Wallet est aussi supprimée

Lire aussi :

« Amazing » : Windows 11 est arrivé 🙂

Pour ceux qui sont pressés et ne peuvent attendre l’annonce officielle du 24 juin, quelques informations sur Windows 11… la nuit dernière la build de Windows 11 a fuité des serveurs Microsoft : une iso c’est donc retrouvée sur le net. Nous avons cédé à la tentation et nous l’avons installée… Alors que retenir de

Pas bête : une extension Outlook est disponible en béta pour Edge

Pas bête, Microsoft vient de rendre disponible (en béta) une extension à son navigateur Edge qui permet d’avoir une interface minimal d’Outlook, un peut comme si l’on utilisait un mobile.

L’extension, qui peut être téléchargée depuis la boutique de modules complémentaires Microsoft Edge ici, vous permet d’utiliser Outlook directement dans n’importe quel onglet du navigateur sans ouvrir une nouvelle fenêtre. Après l’avoir téléchargé, une icône pour Outlook sera visible dans la barre d’adresse, et lorsque vous vous connectez, vous pourrez obtenir une vue de vos mails, calendrier, contacts et tâches, (mais pas les boites communes en revanche, tout au moins dans cette version). Les fonctionnalités sont les suivantes :

  • Accéder aux comptes professionnels ou personnels
  • Lire, envoyer et gérer des e-mails et recevoir des notifications de nouveaux e-mails.
  • Créez des événements, consultez les événements à venir et participez à des réunions en ligne.
  • Créer, suivre et gérer des tâches
  • Gérer les contacts.

Attention également cette extension ne peut être téléchargée que sur Microsoft Edge et n’est pas compatible avec d’autres navigateurs partageant le même moteur de rendu comme Google Chrome… C’est de bonne guerre.

Microsoft Defender for Endpoint peut maintenant détecter les appareils non gérés

La fonction d’inventaire des périphériques non gérés, qui était en beta depuis fin avril, est maintenant en version finale. Cette fonctionnalité sera visible d’ici le 19 juillet dans la console de gestion Microsoft 365 Defender, où elle apparaîtra sous l’option de menu « Endpoints ».

L’objectif de cette fonction est logiquement découvrir les périphériques non gérés d’un réseau, puis de les intégrer à Defender afin qu’ils soient gérés. Cette fonction peut détecter les stations de travail, les serveurs et les terminaux mobiles (Windows, Linux, macOS, iOS et Android) qui n’ont pas été intégrés et sécurisés. Il peut même détecter les périphériques réseau, tels que les pare-feu, les routeurs, les commutateurs, les passerelles de réseau privé virtuel, etc.

La nouvelle fonction d’inventaire des périphériques non gérés est associée à un changement de mode de découverte de « Basic » à « Standard ». Ce passage au mode Standard est effectué automatiquement par Microsoft afin selon l’éditeur de fournir de meilleures capacités de découverte des périphériques. Le passage au mode Standard sera annoncé aux administrateur par le biais d’une fenêtre contextuelle qui apparaîtra en haut de la console Microsoft 365 Defender. Selon Microsoft, le mode de découverte Standard propose un processus de recherche de vulnérabilités plus actif et plus approfondi que le mode de découverte Basic. L’utilisation de ce mode n’aurait pas d’impact important sur le réseau, affirme la société :

« Une fois que vous avez activé ce processus [mode Standard], la quantité de trafic réseau est minimale, jusqu’à 5k de trafic est généré par dispositif découvert et la fréquence de ce processus est seulement une fois toutes les 3 semaines après la découverte initiale ou lorsque certaines caractéristiques du dispositif géré changent ».

On s’en doutait : l’Irlande ne veut pas augmenter les impots des GAFAMs

Dingue non ? L’Irlande ne veut pas augmenter les imports sur les sociétés qui sont au maximum de 12,5 % pour les passer à 15 % selon l’accord trouvé par le G7…

Les nations du G7 et l’Union européenne ont conclu un accord de principe selon lequel tous les pays membres imposeraient un impôt minimum sur les sociétés de 15 %. L’Irlande avait déjà exprimé son inquiétude à ce sujet et déclare maintenant que le taux devrait être « négociable » … comme avant donc. Sans doute une incompréhension de leur part du terme « Minimum » 🙂

Avec un impôt de « Maximum » 12,5 %, les géants de la technologie comme Apple et Google ont installé leur siège européen dans le pays. C’est une bonne chose pour l’Irlande, qui fait rentrer des liquidités qu’elle n’aurait pas eues autrement, mais c’est une très mauvaise chose pour les autres pays, surtout quand ils font transiter les bénéfices de toutes ses ventes dans les pays européens par l’Irlande pour éviter de payer l’impôt sur les sociétés dans les pays où les ventes ont été réalisées. Mais cela ce n’est pas nouveau. Cela fait plus de 10 ans que nous dénonçons ceci dans un des premiers article du blog qui proposait une taxe GAFA bien avant l’heure en… 2010 (Article qui ne nous avait pas fait que des amis dans ces sociétés – sujet tabou à l’époque).

D’autres posts sur le même thème…

Google va finalement payer des impôts en France… euh vraiment ?

Nous apprenions hier soir que le fisc réclame à Google 1,6 Milliards d’impôts composés à la fois « d’erreur de déclaration » et d’une amende. Un beau cadeau d’accueil pour la visite du CEO de Google en France 🙂 L’état se serait-il enfin engagé à lutter efficacement contre le manque à gagner de l’évasion fiscale en Europe

Tout est dans l’interprétation du statut fiscal d’agent commissionné…

Nous apprenions en fin de semaine que Microsoft France était sur le coup d’une menace de redressement fiscal de la bagatelle de 52,5 millions d’euros… Ce petit redressement serait pour les exercices fiscaux 2007 à 2009. En cause le statut d’Agent Commissionné. BFM expliquant que le taux de ce dernier (à 18%) serait trop faible,

Nouveau siège français de Google

Les relations de Google avec la République Française sont de nouveaux au beau fixe ? C’est en tout cas le message de Nicolas Sarkozy qui a inauguré hier le nouveau siège parisien de Google qui devrait accueillir 450 personnes. Résultat selon la présidence de la pression du chef de l’état sur le géant de Mountain

Les États-Unis ont proposé un taux minimum d’imposition des sociétés de 21 %, mais n’ont pas réussi à obtenir un accord général sur ce point en particulier au Congrès. En lieu et place, un taux de 15 % a été convenu par les pays du G7 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Canada, Italie et Japon) et l’Union européenne. Donc logiquement, en tant que membre de l’UE, l’Irlande serait liée par cette décision et devrait augmenter son taux de 12,5 % à 15 %.

L’Irlande craint que, si elle devait appliquer le même taux d’imposition que les autres pays, les géants de la technologie comme Apple ou Google n’auraient aucune raison d’y installer leur siège européen. Etonnant, moi qui pensait que c’était pour le climat et les excellents brasseurs qui étaient sur place ?

Elle veut donc un « compromis »…

Toutefois, il est peu probable qu’elle obtienne un grand soutien. Les autres pays européens(*) considèrent depuis longtemps le faible taux d’imposition de l’Irlande comme un moyen de concurrence déloyale pour les affaires lucratives des GAFA, et la plupart des entreprises technologiques soutiennent désormais les accords fiscaux mondiaux afin de réduire les relations publiques négatives liées au fait d’être considéré comme évitant les impôts. Tout au moins officiellement… à moins que cela soit de la pure hypocrisie, mais je n’ose y croire 🙂

(°) Sauf sans doute le Luxembourg, Les Pays Bas, Andorre, Monaco, Malte, …

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