Archives de Catégorie: Big Data

SQL Server 2019 disponible

Microsoft a profité de l’audience de sa conférence Ignite pour annoncer la disponibilité commerciale de la dernière version de son moteur de base de données relationnelles SQL Server 2019, un an après la première annonce de cette nouvelle version, lors d’Ignite en 2018.

SQL Server 2019 est donc disponible dès à présent, après une dernière preview qui datait d’aout dernier.

Pour en savoir plus sur les nouveautés présentées à Ignite, venez nous rejoindre lors d’une étape du prochain Briefing Calipia.

Microsoft annonce SQL Server IoT 2019

Capture d’écran 2019-10-16 à 09.09.13En mai dernier, nous vous en parlions, Microsoft a publié le système d’exploitation pour robot. Au cours du même mois, il a également introduit l’IoT Plug and Play. Plus récemment, une collaboration entre Azure IoT et IoT Messaging a été dévoilée pour simplifier l’utilisation de la localisation et de l’intelligence spatiale.

Lors du CEATEC Japon mardi dernier, Ian LeGrow, directeur des systèmes d’exploitation chez Microsoft, a détaillé les plans de l’entreprise concernant l’environnement Windows for IoT. Essentiellement, LeGrow a dévoilé de nouvelles offres dont une nouvelle solution de Smart Tower, Windows ML contener et un nouveau produit : SQL Server IoT 2019.

SQL Server IoT 2019, sera « l’équivalent binaire de SQL Server 2019« . Il sera distribué sous licence par l’intermédiaire du canal OEM et sera associé à Windows Server IoT 2019 pour offrir une plate-forme de base de données centrée sur l’analyse des données critiques. Bien que la date exacte de sa sortie n’ait pas été précisée, il sera encore disponible à certains constructeurs avant la fin de l’année. Un élément de plus dans la compétition que Microsoft a engagé avec Amazon en particulier qui dispose d’une offre équivalent depuis plus de 2 ans.

Après les Chief Happiness Officer, voici les Data Dignity teams

A l’heure du Big Data et de la collecte des données personnelles à tout va, MICROSOFT met en avant sa stratégie de protection des données personnelles, élément différentiant par rapport aux Google ou Facebook. Certes, Microsoft s’est retrouvé aussi exposé sur certains sujets relatifs aux données personnelles (télémétrie Windows 10 ou plus récemment l’utilisation d’humains pour les traductions des conversations Skype), malgré tout Redmond observe sur ces sujets une approche radicalement différente des 2 acteurs mentionnés plus haut.

Dans ce contexte, un certain nombre d’informations ont été recoupés par des analystes vigilants aux USA, qui semblent indiquer que Microsoft met sur pied une équipe rattachée à Kevin Scott, CTO de Microsoft, et dont la job description mentionne la notion de Data Dignity. Derrière cette expression Microsoft recherche les moyens de donner aux utilisateurs le contrôle complet de leurs données personnelles (allant même jusqu’à permettre aux utilisateurs de vendre leurs informations personnelles). Cette quête prend de plus en plus de sens dans du monde où les technologies d’IA telles que le Deep Learning et le Machine Learning permettent d’induire des infos très riches et très personnelles … à partir de la masse d’informations existantes de tous ordres concernant ces utilisateurs issus des réseaux sociaux (pro ou perso), des applis qui nous géolocalisent, des photos ou vidéos partagés, …. Aujourd’hui sur le web on trouve donc pour un utilisateur des données brutes (celles fournies explicitement par l’utilisateur, par ex celles fournies lors de l’inscription au service), mais aussi des données induites par les différentes IA à l’œuvre. Rendre le contrôle aux utilisateurs de toutes ces données personnelles (brutes ou induites) est donc un moyen de contribuer à la dignité de ces utilisateurs (d’où le terme data dignity mentionné).

Cette notion de Data Dignity devrait dépasser le cadre d’une communication pour le moment réservé à quelque acteurs bien informés pour prendre une place de choix dans la communication de Microsoft dans les mois à venir.

Une préversion pour SQL Server 2019

SQL Server LogoSQL Server, le moteur de base de données historique de Microsoft existe depuis 1989, et même si la stratégie de l’éditeur s’oriente clairement sur le Cloud et les services de données et d’analyse proposés sur sa plateforme Azure, il reste un certain nombre d’entreprises qui gèrent elles-mêmes leurs données, dans leurs propres datacenters.

Donc l’offre « on premise » de gestion et analyse de données de Microsoft continue à évoluer, avec la première version de test de SQL 2019.

SQL Server 2019 peut être utilisé pour divers projets de données allant du traitement transactionnel en ligne (OLTP) au Data Warehousing en passant par la Business Intelligence (BI), sans oublier une application à l’IA ainsi qu’à l’analyse avancée.

Grâce à une refonte complète du moteur de stockage de la base de données phare et de sa technologie PolyBase, SQL Server cherche à devenir une véritable plateforme Big Data, notamment par l’intégration de HDFS (Hadoop Distributed Filing System) et Apache Spark. SQL Server pourra désormais utiliser HDFS pour le stockage et va exploiter éventuellement Spark pour l’ingénierie des données et les tâches d’apprentissage automatique. Il faut noter qu’il pourra lui-même fonctionner avec une architecture distribuée.

SQL Server 2019

L’intégration de Spark et du système de fichiers distribués Hadoop (HDFS) va permettre aux utilisateurs d’intégrer, de stocker et d’analyser de grandes quantités de données. Microsoft a également inclus de nouveaux connecteurs permettant d’interroger d’autres bases de données telles que Oracle, Teradata et MongoDB directement à partir de SQL Server.

SQL Server va continuer également de fonctionner dans son architecture SMP conventionnelle et les améliorations apportées à PolyBase sont elles aussi disponibles. Ces améliorations incluent la possibilité de se connecter à Oracle, Teradata, MongoDB, aux sources de données ODBC génériques et même à d’autres instances SQL Server, en plus du support continu du stockage Azure et des clusters Hadoop Cloudera et Hortonworks.

Enfin SQL Server 2019 apporte des fonctionnalités améliorées aux fonctionnalités de traitement de graphes introduites dans SQL Server 2017. Il ajoute également la prise en charge de l’exécution in-place du code Java, en utilisant la même infrastructure qui permet au code R et Python de s’exécuter dans la base de données et faciliter le composant Machine Learning Services du produit, qui s’exécutera désormais sur des instances SQL Server Linux ainsi que sur celles exécutées sous Windows.