Archives de Catégorie: Big Data

EN retard, Oracle confirme ses ambitions dans le Cloud

Alors que l’éditeur n’est pas considéré comme un leader dans le Cloud public, comme le confirme l’étude de Synery Research qui place en nette première position Amazon suivi par Microsoft, l’entreprise compte appuyer sur l’accélérateur. Il était temps, alors que le manque à gagner pour l’entreprise comme à se ressentir. Il est amusant de constater que l’entreprise pourtant « visionnaire » dans la fin des années 1990 avec le concept de Network Computer (basé il est vrai à l’époque sur une relation d’opposition, pour ne pas dire plus, à Microsoft), a pris un retard conséquent !

Elle n’a pas bénéficié comme ses concurrents de la croissance de ces dernières années. pour preuve sa valorisation boursière en 5 ans a progressé de 65 % tandis qu’Amazon progressait de 525 % ! Ou encore Microsoft de 377%… La valorisation de l’entreprise est maintenant 10 fois inférieure à celle de Microsoft, ou 6 fois celle de Google.

Pour réagir, l’entreprise a annoncé la nomination d’un nouveau vice-président exécutif en charge de l’infrastructure Oracle Cloud qui sera directement sous la direction du co-fondateur Larry Ellison. C’est donc Clay Magouyrk, chez Oracle depuis six ans, qui prend ce poste. Signe des temps, ce poste est basé à Seattle (le fief des numéros 1 et 2 du Cloud) alors que le siège de l’entreprise est dans la Silicon Valley depuis toujours.

Oracle Cloud Infrastructure a été lancée en 2016, dans le but de concurrencer des entreprises comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, elle a commencée avec de petites ambitions avec une seule région de cloud et une poignée de services. Elle paye aujourd’hui sa faible ambition du départ. Même si aujourd’hui beaucoup de choses ont changé. l’entreprise a annoncé la semaine dernière sa 25e région de Cloud, et dit qu’il prévoit d’en ajouter onze autres d’ici août 2021. La société avait annoncé en avril dernier que Zoom (la société de vidéoconférence), en pleine expansion, était son client, alors que l’entreprise remerciait plutôt Amazon pour avoir soutenu sa forte croissance ! Nous vous en parlions ici même.

Dans un récent rapport (27 juillet dernier), les analystes de Gartner ont déclaré que les entreprises devraient maintenant considérer Oracle comme une « option viable » lorsqu’elles évaluent les fournisseurs de cloud public. Pas de scoop, Gartner s’alignant ici sur une position maintenant devenue majoritaire.

Le retard pris par Oracle a été mis à profit, d’après Larry Ellison :

« Quand vous savez que c’est là que vous allez, » dit-il, « vous construisez les choses différemment. »

Ainsi le lancement de « Oracle Dedicated Region Cloud@Customer« , qui rend tous les services de cloud d’Oracle disponibles en tant que région de cloud entièrement gérée dans les centres de données de ses clients est un exemple positif selon le fondateur d’Oracle, « une première dans l’industrie du cloud » et « une chose que personne n’imaginait faire« . Je pense que l’ami Ellison, n’a jamais entendu parlé d’Azure Stack dont la première version existe depuis … 2016 (année du lancement d’Oracle Cloud) 🙂

Enfin, pour en revenir à Clay Magouyrk, ce nouveau VP, a 33 ans, vient d’Amazon où il avait aussi passé 6 ans.

Microsoft achète ADRM Software, fournisseur de solutions de modélisation de données

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On le dit depuis maintenant plusieurs années, la donnée est de le nouveau pétrole. Tous les enjeux liés, capture, stockage, analyse … sont stratégiques pour les entreprises aujourd’hui. C’est pour développer son offre dans ce domaine que Microsoft vient d’annoncer le rachat de la société ADRM Software, spécialiste de la modélisation des données. L’information a été rendue publique le 18 juin via un message de Ravi Krishnaswamy – CVP, Azure Global Industry, sur le blog officiel de Microsoft.

La société ADRM Software propose des modèles de données verticaux, provenant de l’expertise d’ADRM depuis 30 ans dans ce domaine, qui permettent d’accélérer les différentes activités liées aux données des entreprises (mise en place d’un Data Lake, Data Warehouse, Master Data Management …). Selon Microsoft,  « la combinaison des modèles industriels complets d’ADRM avec le stockage et le calcul illimités d’Azure permet de créer un Data Lake intelligent où les données de plusieurs secteurs d’activité peuvent être harmonisées ensemble plus rapidement. »

 

On ne l’attendait plus : HIS (Host Integration Server) 2020 arrive…

IBM MainframesL’outil Microsoft d’intégration avec les mainframes IBM vient d’être mis à jour. Les plus anciens se souvienne de son lointain ancêtre : OS/2 Communication Server, beaucoup de clients à l’époque comme sans surprise les banques (BNP par exemple) mais aussi la SNCF, la CNAF, etc. Puis vint ensuite sa première version sur Windows NT : SNA Server. Il deviendra HIS (Host Intégration Server) bien plus tard avec une version 2010, 2016 et donc maintenant 2020.

Il permet aux entreprises de connecter les technologies de serveur Microsoft avec les installations IBM en utilisant des protocoles tels que TCP/IP et le routage haute performance. L’intégration avec Visual Studio permet aux développeurs .NET d’utiliser les outils et technologies de développement hébergés par IBM. HIS 2020 prend en charge les produits Microsoft Windows Server 2019, BizTalk Server 2020 (sorti en janvier), SQL Server 2019 et Visual Studio 2019. Il s’intégrera aux plates-formes IBM telles que IBM z/OS 2.3, IBM i 7.3, IBM CICS 5.4, IBM MQ 9.1 et IBM DB2 pour diverses plates-formes. La liste complète des intégrations est disponible sur ce lien.

On peut obtenir HIS 2020 sur la page de téléchargement du Centre d’évaluation de Microsoft. Il est également possible d’effectuer une mise à niveau en place de HIS 2016 vers HIS 2020. Pour les versions plus anciennes du produit, Microsoft disposerait également d’un « outil de migration HIS ». Enfin l’entreprise précise que HIS 2020 « ne supporte que les systèmes d’exploitation 64 bits x64« .

SQL Server : de nouveaux bénéfices de la SA….

Depuis le 1er novembre dernier, Microsoft a enrichi la liste des bénéfices de la SA pour SQL Server. Si ces nouveaux bénéfices ont coïncidé avec l’arrivée de SQL Server 2019, leur domaine d’application s’étend bien au delà, puisque toute version de SQL Server actuellement supportée (donc à partir de SQL Server 2012), couverte avec la SA en bénéficiera.

Les nouveaux bénéfices concernent aussi bien les installations on premise, qu’hybrides, et ont trait au licensing de serveurs de secours, soit en mode HA (High Availability) ou DR (Disaster Recovery). Ainsi pour des configurations couvertes en SA :

  • Concernant la mise en place de serveurs de basculement pour une haute disponibilité ou une reprise en cas de sinistre, il est maintenant permis d’installer un environnement HA ET un environnement DR, sans surcout de licences SQL Server. Avant, les clients avec de la SA disposaient d’une instance passive gratuite pour la haute disponibilité OU le DR.
  • Serveurs de secours pour la reprise après sinistre dans Azure – Ce nouveau bénéfice permet aux clients, sans surcout de licences SQL Server, d’installer et d’exécuter des instances SQL Server passives dans un OSE séparé ou un serveur pour la reprise après sinistre dans Azure en prévision d’un événement de secours.

Autre nouveauté introduite avec SQL Server 2019 spécifiquement : les SQL Server Big Data Clusters. Il s’agit d’un ensemble de noeuds SQL Server dans des containers, orchestrés par Kubernetes. Les clusters big data ainsi déployés permettent d’utiliser SQL Server 2019, HDFS ou Spark. D’un point de vue Licensing, un cluster big data est composé de 2 types :

  • une Master Instance, qui est une édition Standard ou Entreprise de SQL Server 2019 sous Linux, couverte en SA
  • un ensemble de Big Data Nodes (BDN), qui sont les composantes actives, avec HDFS et Spark intégrés à un moteur SQL Server.

Un nouveau bénéfice a également été introduit, qui fournit :

  • pour chaque licence coeur de SQL Server 2019 Master Instance édition Entreprise, 8 licences coeurs BDN (sans surcout).
  • pour chaque licence coeur de SQL Server 2019 Master Instance édition Standard, 1 licence coeur BDN (sans surcout).

Tout comme avec le licensing pour les VM, si il est nécessaire de couvrir plus de BDN, 2 alternatives sont proposées :

  • ajouter une licence Master Instance supplémentaire (qui apportera donc son lot de licences BDN)
  • souscrire à des licences coeurs BDN supplémentaires, d’un cout d’environ 200$ par licence (vendues en pack de 2).

Pour tous ceux que le licensing SQL Server 2019 intéresse de manière générale, Microsoft a publié un guide accessible ici. 42 pages quand même :). Pour ceux qui recherchent un peu moins de détails, vous trouverez là une datasheet de 4 pages.

SQL Server 2019 disponible

Microsoft a profité de l’audience de sa conférence Ignite pour annoncer la disponibilité commerciale de la dernière version de son moteur de base de données relationnelles SQL Server 2019, un an après la première annonce de cette nouvelle version, lors d’Ignite en 2018.

SQL Server 2019 est donc disponible dès à présent, après une dernière preview qui datait d’aout dernier.

Pour en savoir plus sur les nouveautés présentées à Ignite, venez nous rejoindre lors d’une étape du prochain Briefing Calipia.

Microsoft annonce SQL Server IoT 2019

Capture d’écran 2019-10-16 à 09.09.13En mai dernier, nous vous en parlions, Microsoft a publié le système d’exploitation pour robot. Au cours du même mois, il a également introduit l’IoT Plug and Play. Plus récemment, une collaboration entre Azure IoT et IoT Messaging a été dévoilée pour simplifier l’utilisation de la localisation et de l’intelligence spatiale.

Lors du CEATEC Japon mardi dernier, Ian LeGrow, directeur des systèmes d’exploitation chez Microsoft, a détaillé les plans de l’entreprise concernant l’environnement Windows for IoT. Essentiellement, LeGrow a dévoilé de nouvelles offres dont une nouvelle solution de Smart Tower, Windows ML contener et un nouveau produit : SQL Server IoT 2019.

SQL Server IoT 2019, sera « l’équivalent binaire de SQL Server 2019« . Il sera distribué sous licence par l’intermédiaire du canal OEM et sera associé à Windows Server IoT 2019 pour offrir une plate-forme de base de données centrée sur l’analyse des données critiques. Bien que la date exacte de sa sortie n’ait pas été précisée, il sera encore disponible à certains constructeurs avant la fin de l’année. Un élément de plus dans la compétition que Microsoft a engagé avec Amazon en particulier qui dispose d’une offre équivalent depuis plus de 2 ans.

Après les Chief Happiness Officer, voici les Data Dignity teams

A l’heure du Big Data et de la collecte des données personnelles à tout va, MICROSOFT met en avant sa stratégie de protection des données personnelles, élément différentiant par rapport aux Google ou Facebook. Certes, Microsoft s’est retrouvé aussi exposé sur certains sujets relatifs aux données personnelles (télémétrie Windows 10 ou plus récemment l’utilisation d’humains pour les traductions des conversations Skype), malgré tout Redmond observe sur ces sujets une approche radicalement différente des 2 acteurs mentionnés plus haut.

Dans ce contexte, un certain nombre d’informations ont été recoupés par des analystes vigilants aux USA, qui semblent indiquer que Microsoft met sur pied une équipe rattachée à Kevin Scott, CTO de Microsoft, et dont la job description mentionne la notion de Data Dignity. Derrière cette expression Microsoft recherche les moyens de donner aux utilisateurs le contrôle complet de leurs données personnelles (allant même jusqu’à permettre aux utilisateurs de vendre leurs informations personnelles). Cette quête prend de plus en plus de sens dans du monde où les technologies d’IA telles que le Deep Learning et le Machine Learning permettent d’induire des infos très riches et très personnelles … à partir de la masse d’informations existantes de tous ordres concernant ces utilisateurs issus des réseaux sociaux (pro ou perso), des applis qui nous géolocalisent, des photos ou vidéos partagés, …. Aujourd’hui sur le web on trouve donc pour un utilisateur des données brutes (celles fournies explicitement par l’utilisateur, par ex celles fournies lors de l’inscription au service), mais aussi des données induites par les différentes IA à l’œuvre. Rendre le contrôle aux utilisateurs de toutes ces données personnelles (brutes ou induites) est donc un moyen de contribuer à la dignité de ces utilisateurs (d’où le terme data dignity mentionné).

Cette notion de Data Dignity devrait dépasser le cadre d’une communication pour le moment réservé à quelque acteurs bien informés pour prendre une place de choix dans la communication de Microsoft dans les mois à venir.

Une préversion pour SQL Server 2019

SQL Server LogoSQL Server, le moteur de base de données historique de Microsoft existe depuis 1989, et même si la stratégie de l’éditeur s’oriente clairement sur le Cloud et les services de données et d’analyse proposés sur sa plateforme Azure, il reste un certain nombre d’entreprises qui gèrent elles-mêmes leurs données, dans leurs propres datacenters.

Donc l’offre « on premise » de gestion et analyse de données de Microsoft continue à évoluer, avec la première version de test de SQL 2019.

SQL Server 2019 peut être utilisé pour divers projets de données allant du traitement transactionnel en ligne (OLTP) au Data Warehousing en passant par la Business Intelligence (BI), sans oublier une application à l’IA ainsi qu’à l’analyse avancée.

Grâce à une refonte complète du moteur de stockage de la base de données phare et de sa technologie PolyBase, SQL Server cherche à devenir une véritable plateforme Big Data, notamment par l’intégration de HDFS (Hadoop Distributed Filing System) et Apache Spark. SQL Server pourra désormais utiliser HDFS pour le stockage et va exploiter éventuellement Spark pour l’ingénierie des données et les tâches d’apprentissage automatique. Il faut noter qu’il pourra lui-même fonctionner avec une architecture distribuée.

SQL Server 2019

L’intégration de Spark et du système de fichiers distribués Hadoop (HDFS) va permettre aux utilisateurs d’intégrer, de stocker et d’analyser de grandes quantités de données. Microsoft a également inclus de nouveaux connecteurs permettant d’interroger d’autres bases de données telles que Oracle, Teradata et MongoDB directement à partir de SQL Server.

SQL Server va continuer également de fonctionner dans son architecture SMP conventionnelle et les améliorations apportées à PolyBase sont elles aussi disponibles. Ces améliorations incluent la possibilité de se connecter à Oracle, Teradata, MongoDB, aux sources de données ODBC génériques et même à d’autres instances SQL Server, en plus du support continu du stockage Azure et des clusters Hadoop Cloudera et Hortonworks.

Enfin SQL Server 2019 apporte des fonctionnalités améliorées aux fonctionnalités de traitement de graphes introduites dans SQL Server 2017. Il ajoute également la prise en charge de l’exécution in-place du code Java, en utilisant la même infrastructure qui permet au code R et Python de s’exécuter dans la base de données et faciliter le composant Machine Learning Services du produit, qui s’exécutera désormais sur des instances SQL Server Linux ainsi que sur celles exécutées sous Windows.