Archives de Catégorie: Matériel

ARM : sur les serveurs aussi ….

CPU ARM A64FX – Source : Wikipedia Commons

Nous en parlions ici même vendredi, les architectures ARM gagnent de plus en plus de support sur nos appareils, smartphones et tablettes depuis longtemps, mais aussi sur les ordinateurs avec les nouveaux MacBook.

Mais les serveurs ne sont pas en reste non plus. En tout cas si l’on regarde les derniers résultats publiés par le projet Top500 qui propose tous les 6 mois la liste des 500 supercalculateurs le plus puissants au monde. Ce mois de novembre 2020, Top500 propose la 56ème édition de sa liste (qui existe depuis 1993). Et le numéro 1 de la liste est le système Fugaku, développé par Fujitsu pour le compte de l’institut scientifique japonais RIKEN, et dont la particularité est d’être basée sur un assemblage de processeurs Fujitsu A64FX d’architecture ARM. Chaque A64FX comprend 48 coeurs. Fugaku tenait déjà la pole position sur la dernière mise à jour de juin 2020 et Fujitsu a encore accru son avance sur le numéro 2, la machine Summit d’IBM (ex numéro 1) pour proposer aujourd’hui :

  • près de 160 000 processeurs A64FX
  • soit un total de 7 630 848 coeurs,
  • pour une performance de 442 pétaflops (nouveau record mondial), selon le benchmark HPL (High Performance Linpack)

Le second sur le podium est donc Summit, le système d’IBM, à base de processeurs maison Power9 et de GPU Nvidia, avec une performance de moins de 200 petaflops, et le troisième est aussi une machine d’origine IBM, Sierra, avec un peu moins de 95 petaflops, et des processeurs Power9 et Nvidia.

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ARM : Pourquoi Apple va réussir là où Microsoft a échoué ?

Toute la presse informatique parle depuis 10 jours des nouvelles machines d’Apple avec leur processeur ARM maison (Apple M1) et de l’abandon par le géant de Cupertino des processeurs Intel

Nous avons commandé et commencé à tester ces premières machines que nous venons de recevoir, comme nous l’avions fait à l’époque avec les machines de Microsoft sous ARM dont la première : la fameuse Surface RT. Plus récemment nous avions aussi joué avec la toute dernière machine Surface Pro X. Quelles sont les différences, et pourquoi à mon avis Apple va réussir son pari là où Microsoft est à la peine ?

Disons le tout de suite, ces nouvelles machines Apple (des MacBook Air 8Go pour ce qui nous concerne) avec leur processeur maison, sont rapides, vraiment très rapides y compris avec le jeux d’instructions Intel émulé via leur couche « Rosetta 2 ». Les tests de nombreux sites qui affirment que la puissance est du niveau d’un Intel Core i9 ne mentent pas. C’est certes impressionnant et encore plus dès lors que le code est natif, mais le succès prévisible d’Apple ne se limite pas là. J’aurais tendance à penser que même si la Surface Pro X de Microsoft disposait d’un tel processeur ce ne serait pas suffisant, voyons pourquoi en 4 points :

1 – Apple, contrairement à Microsoft, est avant tout un constructeur de machines

L’entreprise dispose d’une expertise sur la matériel qui va, et c’est normal, bien au delà de ce que peut fournir Microsoft, même allié à un fondeur comme c’est le cas pour Qualcomm aujourd’hui et Intel hier. Apple dispose sur les processeurs ARM d’une expérience qui débute avec les iPhones, puis les iPads,  une éternité à l’échelle de l’informatique. Le design de ses processeurs s’est affiné au cours de ces années avec de véritable paris techniques qui vont bien au delà des adaptations classiques faites à partir des références design d’ARM. Je vous invite à faire un tour sur l’excellent site spécialisé Anandtech qui détaille les composants de ce processeur et les choix du constructeur.

Image Anandtech

Alors oui, Microsoft a soit-disant « créé » son processeur le SC1 pour ses Surfaces Pro X, mais la réalité, issue aussi de ces mêmes sites, indique plutôt une appellation marketing d’un processeur Qualcomm légèrement customisé. Du même ordre que ce qu’ils ont fait avec AMD pour les Xbox. Les processeur ne sont pas le métier de Microsoft, c’est clairement celui d’Apple depuis des années.

Mais au delà, ceci ne se limite pas au processeur, tout l’écosystème de la machine Apple est en phase avec ce dernier. Là encore le constructeur reprend l’expertise qu’il a acquis avec ses précédentes machines. Oui Microsoft est aussi un constructeur avec ses Surface, mais leurs design interne est tout de même très proche du standard, des « design reference » de tous les PC et en tout cas des modèles proposés par Intel lui même, dès lors qu’il créé un processeur et son Chipset associé. Ouvrez une Surface, ouvrez un Lenovo, un Dell, un Asus, vous y trouverez une architecture qui est celle d’un PC s’éloignant que très modérément des Design Reference d’Intel. Cela tient au marché du PC depuis des années. Apple avec ses Mac ne s’en éloignait pas non plus de façon importante, là où le constructeur est beaucoup plus créatif c’est bien sûr, sur les carte mères de ses iPhones et iPad…

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Un nouveau moniteur « intelligent » chez Samsung

Pas bête : Samsung vient de sortir un moniteur intelligent largement inspiré de ses Smart TV qui fonctionnent sous Tizen OS. Il reprend certaines fonctionnalités de ses téléviseurs. Le moniteur tente de combiner les fonctions pro et perso, un cible interessante en cette période de confinement.

Côté pro, il est logiquement possible de connecter son PC au moniteur en utilisant le HDMI, mais le modèle M7 haut de gamme (32M70A) peut également se connecter via USB Type-C, transportant à la fois le signal DisplayPort, des données et une puissance allant jusqu’à 65W pour alimenter la machine par exemple. Mais là ou les choses deviennent plus intéressantes, c’est que si vous utilisez un téléphone Samsung, le protocole DeX sans fil est pris en charge, ainsi que des fonctionnalités telles que la fonction Tap View et la mise en miroir de l’écran. Ce moniteur est aussi une petite machine d’appoint : il exécute ainsi les applications Office de Microsoft à partir du cloud pour une édition rapide en y connectant un clavier externe et cerise sur le gâteau il fait office de terminal d’accès distant en permettant de prendre en charge l’accès distant à un PC…

Côté perso, comme pour ses produit TV, il fonctionne avec les composants « Smart TV » Samsung et donc met à disposition les applications comme Netflix, Apple TV, France TV, Plex, etc… On retrouve aussi la prise en charge du Wifi AC (Wifi 5), Airplay 2, et intégré deux haut-parleurs de 5W. EN gros une vrai Smart TV de dernière génération. la plateforme TV intelligente de Samsung, de sorte que des applications comme Netflix, HBO, etc. sont toutes disponibles sur le moniteur lui-même grâce à la prise en charge du Wi-Fi 5 et aux deux haut-parleurs 5W intégrés. il existe deux grandes variantes. Le modèle M7 disponible en résolution 4K et 32 pouces, c’est celui qui prend en charge l’USB-C. Le modèle M5 ne prend en charge que le Full HD et est disponible en modèles 27 et 32 pouces.

Il est actuellement disponible en Asie, aux USA et au Canada, il devrait arriver chez nous d’ici la fin de l’année. En revanche pas d’information est disponible dès aujourd’hui aux États-Unis, au Canada et en Chine, et d’autres pays suivront avant la fin du mois. Pour l’instant, il existe deux grandes variantes. Le modèle M7 est disponible en résolution 4K et n’est disponible qu’en taille 32 pouces, en plus de la prise en charge de l’USB Type-C. Le modèle M5 ne prend en charge que le Full HD et est disponible en modèles 27 et 32 pouces. Actuellement, le moniteur n’est listé que sur le site web de Samsung pour les solutions d’affichage professionnelles, donc pas de prix public…

Des Chromebooks sous ARM : retour aux sources ?

Les principaux Chromebooks du marché sont devenus au fil des ans quasiment tous sur plateforme Intel, alors que l’OS était issu à l’origine d’un développement axé sur un usage sur processeurs faible consommation et ARM en particulier. Seulement voilà, les constructeurs se sont orienté sur ce qu’ils savaient intégrer de mieux : à savoir la plateforme Intel (Processeurs et Chipsets). Aujourd’hui Acer frappe assez fort avec un nouveau modèle tournant sur le processeur ARM de Qualcomm.

Acer a donc annoncé le tout premier Chromebook à utiliser la plateforme Snapdragon. Il s’agit du Chromebook Spin 513, qui intégré donc un Snapdragon 7c. Cela signifie qu’il est doté de fonctionnalités que seul un SoC ARM peut offrir : à savoir la 4G. C’est le même paris que fait Microsoft pour sa tablette Windows Pro X, mais cette fois sous une version spécifique de Windows pour ARM qui ne dispos que d’une base applicative bien réduite… Nous en reparlerons lors du prochain Briefing Calipia en décembre.

Le Chromebook Spin 513 ne pèse que 1,2 Kgs et promet une autonomie de 14 heures. Il dispose d’un écran HD de 13,3 pouces et la charnière à 360° qui fait de lui un convertible.

Sans surprise ce modèle cible les étudiants (secteur ou les chrome books font un tabac outre-atlantique) mais aussi les entreprises qui commencent à adopter sérieusement les Chromebooks, là encore principalement aux US.

Le Chromebook Spin 513 sera disponible en Amérique du Nord en février à partir de 399,99 $, mais il y a aussi un Chromebook Enterprise Spin 513, qui sera disponible en mars pour 699,99 $. Sur ce modèle Acer intégrera des fonctions d’administration à distance et de blocage de l’appareil en cas de perte ou de vol.

Acer a également annoncé une machine sous Chrome OS mais fixe, (sous plateforme Intel cette fois) : La Chromebox CXI4, qui utilise des processeurs Intel de 10e génération, jusqu’à un Core i7. Il peut également être acheté avec une mise à jour Chromebox Enterprise. La Chromebox CXI4 sera disponible en Amérique du Nord au premier trimestre à partir de 259,99 $, et la Chromebox Enterprise CXI4 sera disponible à partir de 409,99 $.

Informatique Quantique : le point sur les dernières innovations

Si vous vous intéressez à l’informatique quantique et ses perspectives, cette semaine est bigrement interessante puisque du 12 au 16 octobre c’est « la semaine quantique » de l’IEEE ou QCE20. Comme tous les ans cette conférence réunis des universitaires, des industriels, pour discuter des nouveaux développements et des défis dans le domaine de l’informatique quantique. En raison des restrictions sanitaire, la conférence de cette année se déroule virtuellement, avec de très nombreuses sessions très interessantes.

Parmi les sponsors et intervenants de cette conférence, on retrouve des chercheurs de Microsoft, IBM, Intel, D-Wave, etc. de quoi avoir une vue sur les progrès actuels. Nous ne manquerons pas de vous résumer tout cela lors du prochain Briefing Calipia avec une session dédiée sur l’état des développements de l’Informatique Quantique. N’hésitez pas à vous inscrire en suivant ce lien.

Si les ordinateurs quantiques parfaits avec des milliers de qubits stables permettant d’exécuter sans broncher l’algorithme de Shor sont encore du domaine de la science fiction, vous le savez, les entreprises ont déjà commencé à se préparer à un tel avenir et d’imaginer de nouveaux algorithmes. En effet l’une des menaces prévisibles posées par les ordinateurs quantiques est la facilité avec laquelle ils peuvent factoriser de grands nombres, et donc menacer de briser nos normes de chiffrement existantes. L’algorithme de Shor permettant de déterminer si un (très grand) nombre et premier dans un temps record et ainsi briser les protections actuelles justement basée sur le fait que le ceci est quasi impossible de déterminer cela dans un temps raisonnable. Donc si demain des ordinateurs quantiques sont disponibles et facilement accessibles, ces protections voleront en éclat.

Dans une étude très interessante révélée lors de ces conférences, on apprend par exemple que les chercheurs d’Intel ont cherché à répondre à cette préoccupation. En présentant la conception d’un accélérateur matériel de type « BIKE » (Bit-flipping Key Encapsulation), les cryptosystèmes actuels peuvent être rendus résistants aux attaques quantiques. Il convient également de noter que cette approche est actuellement examinée par le National Institute of Standards and Technology (NIST), ce qui signifie qu’un certain degré d’adoption et de normalisation pourrait être envisagé à l’avenir. On savait que de tels travaux étaient en cours (et heureusement) mais pas que des solutions normalisées et publiques pouvaient être accessibles. La NSA travaillait là dessus, sans rendre public toutes les informations, comme l’on peut s’en douter.

Rendez-vous donc sur le site de l’IEEE pour vous inscrire aux sessions le cas échéant, où suivre les principales annonces.

Surface Hub 2S de 85 pouces disponible en janvier (précommandes ouvertes aujourd’hui)

Microsoft va donc commencer à vendre la Surface Hub 2S de 85 pouces. Ce modèle, annoncé il y a un an et demi (avril 2019) était tombé dans les oubliettes, il devrait finalement être disponible prochainement si l’on en croit les annonces d’hier soir. Il serait possible de le précommander dès aujourd’hui, au moins aux USA.

Microsoft a également annoncé que la mise à jour 2020 pour Windows 10 Team, sera disponible en octobre. Cette mise à jour très attendue apporte des éléments très interessants comme :

  • Le nouveau navigateur Edge basé sur Chromium,
  • La prise en charge de l’authentification unique
  • L’accès conditionnel sur les appareils présents dans l’ Azure AD
  • Il est possible d’utiliser Microsoft Authenticator pour vous connecter,
  • Mais aussi une clé de sécurité FIDO2. Une bonne nouvelle donc pour protéger plus efficacement l’accès alors que saisir un mot de passe sur un écran tactile géant n’est sans doute pas des plus sécurisés 🙂

Mais nous vous en parlions il est aussi possible maintenant de configurer votre Surface Hub pour qu’il fonctionne sous Windows 10 Pro et Enterprise.

Cela c’était pour les bonnes nouvelles, au chapitre des mauvaises, il n’y a toujours pas de nouvelles sur le Surface Hub 2X, qui avait été annoncé en 2018 comme la version du Surface Hub 2 à venir en 2020… Que devient-il ? Mystère. La mise au point (en particulier de la fonction de mise cote à cote des machine est sans doute plus difficile à mettre en oeuvre, mais aussi et surtout sans doute le nouvel OS accompagnant la bête…

Windows 10 Pro et Entreprise disponible sur la Surface Hub 2S

La Surface Hub 2S fonctionne actuellement dans une version spéciale de Windows 10 : la version Windows 10 Team. version qui devrait recevoir une évolution dans les semaines qui viennent. Aujourd’hui Microsoft annonce que les versions traditionnelles de Windows 10 Pro et Entreprise peuvent maintenant fonctionner sur la Surface Hub 2S.

la décision d’apporter Windows 10 Pro et Enterprise a été prise pour pouvoir d’une part exécuter la suite complète des applications Windows sur le Hub 2S, y compris les applications Win32 et x64 en plus de celles du Microsoft Store (qui était l’actuelle limitation dans la version spécifique de Windows 10 utilisée), mais aussi pour pouvoir utiliser des appareils externes d’authentification par exemple, fonction qui était assez demandée.Les utilisateurs de Surface Hub 2S sous Windows 10 Pro ou Enterprise pourront également bientôt se connecter à l’appareil en utilisant le lecteur d’empreintes digitales de l’écran – ou des accessoires tiers Windows Hello. Il sera aussi possible de créer des « configurations en mode kiosque ».

Le post de Microsoft détaille également les étapes à suivre pour installer Windows 10 sur le système. L’appareil doit être mis à jour à la version 694.2938.768.0 de l’UEFI et doit être inscrit dans le mode de gestion Surface Enterprise (SEMM) pour déverrouiller les paramètres d’usine de l’appareil qui permettent l’installation de systèmes d’exploitation autres que Windows 10 Team. Microsoft a également mis à disposition des pilotes spécifiques pour le Hub 2S fonctionnant sous Windows 10 Pro ou Enterprise.

Pendant ce temps on attend toujours la fameuse version 2X qui devait sortir cette année, elle aurait été repoussé en raison de retards avec Windows 10X. L’annonce d’aujourd’hui est peut-être aussi là pour faire patienter également quelques clients qui souhaitaient mettre en oeuvre des fonctionnalités prévues dans la 2X, la 2S devenant ainsi plus personnalisable.

Lancement officiel du Surface Duo : on connait ses caractéristiques et son prix (et cela pique)…

Capture d’écran 2020-08-13 à 07.35.32Comment attendu avec même un poil d’avance sur les rumeurs, Microsoft vient de lancer officiellement son smartphone double écran sous Android, il est en précommande et sera dispo le 10 septembre aux USA (bloqué sur l’opérateur ATT).

L’appareil est visiblement assez sympathique d’aspect, le poids (250 g) les dimensions (145.2 mm (hauteur) x 186.9 mm (largeur) x 4.8 mm (épaisseur) une fois ouvert), sont assez cohérente avec un ratio de visualisation de 3×2. Coté stockage on retrouve deux options : 128 Go et 256 Go. Une belle machine donc mais… côté prix cela pique un peu !

Même ceux qui pensaient que la machine serait chère (gamme Surface oblige), n’avaient pas atteint le prix que propose Microsoft dans leurs spéculations (1000 $ était le prix max selon les plus pessimistes). Microsoft annonce son produit à 1400 $ (Hors Taxes)…

Or la bête est visiblement belle, le marketing « Surface » fonctionne à merveille, le design du site Microsoft reprend celui de l’annonce d’un nouvel iPhone (ou Xiaomi :)), mais soyons taquin, c’est un smartphone Android de milieu de gamme, ou pour être plus sympa, haut de gamme de l’année dernière…

Capture d’écran 2020-08-13 à 07.33.24Il a un processeur Snapdragon 855 (la puce phare de Qualcomm mais de… 2019), 6 Go de RAM et 128 Go de stockage. Il ne supporte pas la 5G, pas de Wifi 6, pas d’NFC, écran AMOLED avec une très bonne densité de pixels (401 ppi), mais seulement du 60 Hz (Pas 90 ou 120 comme chez les concurrents). L’appareil photo est un simple objectif de 11MP avec une ouverture de f/2.0, plus proche de l’entrée de gamme que du milieu de gamme. Amusant : il est en retrait du dernier smartphone haut de gamme produit par Microsoft, le Lumia 950 🙂 (sorti il y a cinq ans maintenant). Dommage que Microsoft n’ai pas continué dans la voie des Lumia coté capteurs (et intégration) photo..

Le problème est que sous Android, la concurrence se positionne actuellement à un autre niveau. Mais il est vrai que les caractéristiques techniques ne font pas tout et l’intégration reste un facteur clé, ce n’est pas Apple qui dirait le contraire…

Alors oui, il y a un double écran, et Microsoft citera les prix des Samsung Galaxy Fold ou Huawei Mate X qui atteignent les 2000 $, voir plus pour le Huawei, mais on parle ici d’écrans souples sans charnières, et le prix vient selon les constructeur de là. Le produit de Microsoft dispose de deux écrans séparés reliés par une charnière. On est donc bien plus proche des produits de LG par exemple qui fait cela depuis quatre générations d’appareils maintenant. Le dernier en date (que nous avions découvert au CES cette année et maintenant en vente) est le LG V60, un appareil sous Snapdragon 865 qui prend en charge la 5G, coûte 800 dollars… Et les autres caractéristiques techniques sont aussi supérieures, dont la photo par exemple : 3 capteurs présents (capteur principal grand angle 64 Mpx, f/1.8, 27mm, capteur ultra grand-angle 13 Mpx, f/1.9, 12mm, capteur Tof 0.3 Mpx, f/1.4). La différence de prix ne vient pas non plus des matériaux utilisés : Verre et aluminium côté LG…

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Intel une fois de plus dans la tourmente…

IntelDécidément les choses ne se passent pas bien pour Intel. La semaine dernière, alors que le fondeur présentait ses résultats (au demeurant meilleurs qu’attendus), il annonçait en même temps (sans doute histoire de tempérer l’effet) que finalement il n’atteindrait pas la finesse de gravure de 7nm avant 2022 (vs 2021). Cela à fait l’effet d’une bombe et l’action a perdu 16% en séance. Une première pour la société de Santa Clara de toute son existence.

Intel était déjà en retard sur le marché et avait déjà décalé ses plannings devant les difficultés de mise au point de ce niveau de finesse. Il grave encore pour moitié en 14 nm et connait des problèmes sur ses puces 10mn. Chez TSMC, le graveur qui travaille pour le concurrent AMD ou encore pour les puces Apple, ils gravent depuis 1 an déjà en 7nm… Une éternité à l’échelle de la technologie. En 2022, TSMC annonce pouvoir graver en 3nm (et en 5 nm dès l’année prochaine)…

Après l’annonce d’Apple de se passer des services d’Intel pour les processeurs de ses Mac, qui si elle n’avait que peu d’incidence sur les ventes car les Mac ne représentent que 8% du marché, les difficultés techniques rencontrées depuis des mois inquiètent les investisseurs. Cette annonce est la goutte d’eau supplémentaire.

La finesse de gravure d’une puce est un élément importante pour plusieurs choses, car la concentration en nombre de transistors sur une puce permet d’une part de diminuer la puissance nécessaire, de produire plus sur une même surface, mais permet aussi de fournir au intégrateurs des composants plus petits leur permettant d’améliorer le design et me poids de leurs machines, élément clé dans la course à la mobilité pour le segment des ultra-portables (le seul réellement profitable).

Le smartphone Android de Microsoft (Surface Duo) arriverait le 24 aout

Surface Duo

Lors des annonces d’octobre dernier, lors de l’évènement « Surface », Microsoft avait surpris pas mal de monde en annonçant une série d’appareils à double écran, le Surface Neo fonctionnant sous Windows et le Surface Duo fonctionnant sous Android. Le Surface Neo est retardé une fois de plus (plus de date aujourd’hui), car visiblement Microsoft a du mal à préparer spécifique Windows 10X pour cet équipement. Cependant, le Surface Duo arriverait juste  avant la fin de la date de sortie prévue initialement les « vacances 2020 ».

Selon le site, souvent très bien informé, Windows Central, le Surface Duo commencera à être expédié dans la semaine du 24 août.

Cet appareil n’est clairement pas le plus attendu des deux annonces, il reste même assez banal face aux évolutions des smartphones Android depuis un an. Si les smartphones à double écrans ne sont pas si nombreux il est vrai, ils utilisent la plupart du temps les dernières versions de processeurs. Ce ne sera pas le cas visiblement avec cette machine avec des composants maintenant considérés comme de  « moyenne gamme » : le chipset Snapdragon 855 de l’année dernière, sans 5G, 6GB de RAM, 64GB de stockage et un appareil photo à objectif unique de 11MP.

Enfin il disposera de deux écrans de 5,6 pouces, d’un format 1800×1350 dont l’usage reste à démontrer (nous avions eu l’occasion de jouer un peu avec les modèles de Samsung, Motorola et LG à double écrans sans être vraiment convaincu).

Nous attendons en revanche avec impatience la Surface Neo avec son nouveau système d’exploitation Windows 10X, que Microsoft est en tain de mettre au point. C’est un enjeux considérable pour l’entreprise face à la montée en puissance de Chrome OS et les promesses de Fushia (le prochain OS de Google promettant la fusion entre Chrome OS et Android).

 

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