Archives de Catégorie: Mobilite

Les utilisateurs d’iPhone de plus en plus tentés par Android

Apple fait de la fidélité de ses utilisateurs un élément clé de sa politique. Si vous êtes entré dans l’univers de la pomme, vous avez de bonnes chances d’y rester et de lorgner sur les prochains modèles… A plus de 90% les utilisateurs d’iPhone souhaitaient donc pour leur prochain smartphone… un iPhone.

En 2019 selon une étude BankMySell qui mène ce type d’étude depuis près de 10 ans, la fidélité des utilisateurs Apple est tombé au plus bas puisque seulement 73% de ces derniers envisagent de rester avec un iPhone. Ce nombre encore élevé est néanmoins au plus bas depuis 9 ans…

fidelite iphone

Tout ceci dans un contexte de baisse des ventes des iPhones (-17% au dernier trimestre). Les progrès que font Google avec Android et surtout les efforts réalisés depuis deux ans pour offrir une expérience plus cohérente n’y sont pas pour rien. On comprend aussi pourquoi Apple axe sa communication sur le respect de la vie privée, domaine où Google, à du mal à s’aligner (business model oblige).

 

Annonce d’un partenariat stratégique entre AT&T et Microsoft

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AT&T Communications et Microsoft viennent d’annoncer par la voix de leurs patrons respectifs (Satya Nadella et John Donovan) un large partenariat qui va du cloud à la 5G, en passant par l’IoT et l’Edge Computing. AT&T Communications, créée il ya 2 ans, est la plus grosse filiale de AT&T Corp, en termes de chiffres d’affaires (170 milliards de dollars pour 2018). Pour Microsoft cette annonce formalise l’engagement d’AT&T sur Azure, avec le status de fournisseurs « preferred », non exclusif, mais aussi sur Microsoft 365 (la suite constituée de Office 365, Windows Entreprise et EM+S), puisqu’AT&T annonce qu’il va déployer la solution Microsoft sur tous ses collaborateurs.

A noter que concernant Azure, AT&T indique qu’il migrera toutes ses workloads (à l’exclusion notable de celles concernant le réseau) sur la plateforme cloud de Microsoft d’ici 2024.

Du LiFi dans les avions chez Air France

Capture d’écran 2019-06-13 à 10.20.36.pngLors du deuxième congrès annuel Global LiFi à Paris la semaine dernière, Oledcomm, en collaboration avec le groupe Latécoère, l’Université Paul Sabatier et de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), a dévoilé un produit LiFi conçu pour les avions en croisière à 30 000 pieds. Il s’appuie sur la technologie LiFiMax annoncée au début de l’année lors du CES 2019 par Oledcomm, et peut théoriquement fournir une vitesse de 100 Mbps par siège, une amélioration par rapport à la vitesse maximale de 23 Mbps de la précédente norme LiFi.

Pour rappel la technologie LiFi permet la transmission d’informations via des sources lumineuses. C’est une technologie qui a déjà donné naissance à une poignée de produits commerciaux, des modules modulant des sources de lumière visible, infrarouge ou ultraviolette pour diffuser des bits en direct vers des récepteurs USB ou intégrés. C’est loin d’être aussi omniprésent que le Wi-Fi, c’est clair, mais Oledcomm, société basée en France et à Abou Dhabi vient de s’associer à Air France pour déployer sa technologie dans les avions.

Benjamin Azoulay le PDG d’Oledcomm a déclaré que le «LiFi est idéal pour l’industrie aérospatiale et nous permet de montrer que nous n’en sommes plus au stade de la recherche, mais que nous créons déjà des applications métiers à haute valeur ajoutée. Le LiFiMax est le résultat de plus de 10 ans de recherche. Nous avons travaillé à créer un produit basé sur les nouvelles normes de communication et à offrir aux entreprises une sécurité et une vitesse sans précédent dans l’Internet sans fil.« .

le LiFiMax sera bientôt disponible sur des liaisons Air France même si les conditions d’accès n’ont pas encore été dévoilées.

Oledcomm compte aussi vendre cette annéee un package intégrant un émetteur et un seul récepteur, à partir de 850 € puis un autre package avec 5 récepteurs. Actuellement l’entreprise vend une lampe de bureau utilisant la technologie à 800 €.

« Rêve-Rouge » : l’OS mobile de Huawei arriverait en octobre

Capture d’écran 2019-06-14 à 16.05.52« HongMeng » dont la traduction littérale serait donc « Rêve Rouge » (tout un programme…) serait le nom du fort d’Android que Huawei prépare depuis des années au cas où l’entreprise n’aurait plus accès à l’Android de Google. Le pire cauchemar de Huawei est visiblement devenu réalité le mois dernier avec la décision du gouvernement américain de placé l’équipementier placé sur une liste noire interdisant l’exportation de technologies américaines et donc du système de Google. La firme de Mountain View à donc logiquement écarté Huawei de son programme (y compris bien sur de son programme Android Entreprise où elle figurait en bonne place).

Reuters rapporte que Huawei a déposé des demandes d’enregistrement de marques pour Hongmeng OS dans neuf pays européens au plus, ainsi qu’un appel similaire au Pérou, indiquant que l’OS, s’il est révélé (visiblement en octobre), sera connu du Hongmeng OS. Les dépôts de marques ont tous été effectués de mi-mai à la fin du mois de mai, juste après l’instauration par les États-Unis de leurs nouvelles règles interdisant aux entreprises américaines de traiter avec le fabricant de téléphones.

La société a également commencé à tenter d’attirer les développeurs dans son propre magasin d’applications, AppGallery, pour fournir une bibliothèque d’applications substantielle pour son système d’exploitation avant de le révéler au public. Sauf surprise, les leaders du logiciels (américains) devraient bouder cette boutique, donc pas d’applications de Microsoft, Facebook, ou encore bien sûr Google…

Parallèlement à ceci, Huawei distribuerait cet OS à ses compétiteurs Chinois, qui eux aussi pourraient faire l’objet de problèmes avec les USA. Ainsi Xiaomi, Oppo par exemple serait en train de tester le système de Huawei.

L’affaire est des plus sérieuse pour le constructeur qui a déjà dû interrompre certaines des lignes de production de ses smartphones et du développement de ses ordinateurs portables (plus de Windows de Microsoft non plus !), la société a donc dû reporter indéfiniment le lancement de son plus récent ordinateur portable MateBook. Les projets de Huawei de devenir le plus grand fabricant de téléphones intelligents au monde d’ici la fin de l’année, ce qui était presque acquis au début de 2019, ont également été affectés, car la société réévalue la faisabilité de son objectif à la lumière de la situation actuelle. Avec un effet de bord sur toute l’industrie : le prix des mémoires repart à la baisse ! Du fait bien sûr de ces prévisions de ventes en bernes chez cet acteur de poids.

Android Q : les promesses du Mode Desktop

A l’instar de ce qu’avait proposé Microsoft avec Windows mobile, ou encore ce que propose Samsung avec DeX, Google proposera en natif le « Mode Desktop » dans la prochaine version d’Android (aucune application n’exploite encore ce mode Dana slang Beta 3 installée dans nos Google Pixel).

Ce mode permet d’afficher sur un écran externe un « poste de travail Android » pour lequel la souris et le clavier sont opérationnels. Cela confirme les projets de Google d’étendre Android aux ordinateurs de bureau et aux écrans. La société demande déjà aux développeurs de commencer à porter leurs applications dans les résolutions respectives. Étant donné la nature d’Android et l’un de ses principaux arguments de vente, le mode bureau est également très personnalisable. En fait, un développeur a déjà créé un programme de lancement personnalisé qui ajoute des fonctionnalités très intéressantes :

Le lanceur en est encore à ses débuts, mais le développeur derrière le projet, Daniel Blandford, indique que Google fournit la plupart des API et des services nécessaires à la création d’un lanceur personnalisé pour le mode bureau d’Android Q. Ce lanceur personnalisé dispose de toutes les fonctionnalités de base, telles que les fenêtres de forme libre, les contrôles de volume et autres boîtes de dialogue système. Les prises en charge de la souris et du clavier sont également présentes. Se sera donc aux applications de prendre en charge ce mode. Il n’y a pas d’information actuellement pour savoir si Google proposera en natif sa propre application gérant ce mode (pour fournir un simple navigateur Chrome au besoin…

Nous reviendrons sur ces fonctions et leurs usages possibles, lors du Briefing Calipia qui commence demain à Aix en Provence, nous serons jeudi à Lyon (les deux sont complets). Il reste encore des places pour Paris, Nantes, Lille et Strasbourg. Toutes les informations ici : calipia.com/briefing

Google aux ordres de Donald Trump : plus de licence Android pour Huawei

On apprend cette nuit que le géant de la recherche et surtout fournisseur d’Android, prendrait en quelque sorte part à la guerre que mène le gouvernement américain au constructeur chinois Huawei. Mais a-t-il le choix ?

Capture d’écran 2019-05-20 à 07.39.18.pngLa semaine dernière, Donald Trump, a déclaré l’urgence nationale empêchant les pays étrangers d’importer de futures importations en provenance des États-Unis sans l’approbation du gouvernement fédéral. Huawei a été ajouté à la « Liste des entités » du ministère américain du Commerce, qui interdisait essentiellement à la société chinoise d’acheter des composants et des matériaux à des sociétés américaines sans l’approbation du gouvernement américain. Selon Reuters, Google aurait « suspendu avec Huawei des transactions nécessitant le transfert de produits matériels et logiciels, à l’exception de ceux couverts par des licences open source ».

Google abandonnerai donc la prise en charge de tous les futurs smartphones Huawei hors de Chine, mais surtout les services tels que Google Play Store et Gmail. De plus, Huawei ne recevra plus les mises à jour Android à compter de maintenant. Une arme atomique, aura un impact majeur sur Huawei. Même si l’entreprise dispose, bien sûr toujours accès au code Open Source d’Android, le blocage du Google Play risque d’être très problématique pour vendre des téléphones dans le monde entier. Les concepteurs d’alternatives à Android connaissent cette menaces dès lors que le fournisseur devient un peu trop puissant…

En mars, un représentant de la société avait révélé que Huawei avait un système de backup au cas où les choses se dérouleraient mal avec les USA. La société a conçu ses propres systèmes d’exploitation, à utiliser uniquement dans des situations d’urgence,  telles que l’impossibilité d’obtenir une licence pour Android ou Windows… Mais ceci posera tout de même le problème d’accès aux services de Google.

La situation de Google obéissant à l’administration américaine, peut-être assez amusante lorsque l’on sait que les reproches fait à Huawei sont justement que cette société serait aux ordres de son gouvernement…

 

Apple et Qualcomm enterrent la hache de guerre

apple qualcommAprès des mois de bataille juridique entre les 2 poids lourds, Apple et Qualcomm viennent d’annoncer qu’ils avaient signé un accord et mettaient fin aux nombreuses poursuites engagées dans le monde. Au départ de cette bataille devant les tribunaux, Apple d’une part estimait que Qualcomm abusait de sa position dominante sur le marché pour pratiquer une politique de licensing et de prix abusive, et d’autre part Qualcomm estimait qu’Apple copiait certaines de ses solutions. Après s’être mutuellement accusés du pire, les 2 géants ont donc compris l’intérêt (là aussi mutuel) à se mettre d’accord.

Derrière le deal un montant d’argent certainement important qui passera d’Apple à Qualcomm et des accords de partage de brevets et d’usages de technos. Pour Apple cet accord lui permet de réintroduire les composants Qualcomm, en particulier les solutions modems pour ses plateformes mobiles. Ce sujet est particulièrement important en cette période de début de la 5G. Compte-tenu des poursuites engagées, Apple avait arrêté d’intégrer les modems Qualcomm au profit exclusif d’Intel, mais cet accord Apple/Qualcomm sonne le glas de cette coopération. Conséquence directe du deal Apple/Qualcomm, Intel vient d’annoncer qu’il se retirait du marché des modems 5G pour les mobiles.

Qualcomm de son côté sécurise avec cet accord une large part de son revenu qui aurait potentiellement pu être mis en cause par des poursuites trainant en longueur, voire même des décisions négatives de la justice à son encontre.

 

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