Byton prêt pour la mise en production de ses premiers modèles

Capture d’écran 2019-09-10 à 18.41.01La start up chinoise, Byton, (fonds chinois et know-how allemand), dont nous vous avons parlé lors du CES 2018 et du CES 2019,  vient d’indiquer lors du salon automobile de Francfort la finalisation de sa Byton M, et sa mise en production d’ici la fin de l’année 2019 dans son usine de Nanjing. Ce modèle va concurrencer les entrées de gamme Tesla (Model 3 et anciens Model S), avec une autonomie qui devrait se situer aux alentours de 350 kms, une batterie de 72 Kwh, pour un tarif d’entrée de 45 000 dollars, et une arrivée d’abord en Chine en 2020, avant les US et l’Europe en 2021.

Le challenge semble donc avoir été relevé par l’entreprise, qui a développé « from scratch » un véhicule en 2 ans. Selon les propos de Daniel Kirchert, CEO et con fondateur de Byton, à The Verge, le modèle de production contiendra tout ce que la société présentait lors du dernier CES, en particulier le très grand écran de 48 pouces qui s’étend  devant les places avant de la voiture. Seule la reconnaissance faciale pour identifier tous ceux qui s’approchaient du véhicule ne sera pas présente dans les modèles en production.

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Un nouveau programme Microsoft pour promouvoir les usages de l’IA

Microsoft avait lancé le programme « AI for Earth » en 2017, un programme de 50 millions de dollars qui fournissait des outils et des services Cloud sur Azure à destination de  startups travaillant pour la protection de la planète. En mai 2018, Microsoft à complété le programme avec l’initiative «AI for good» ciblant en plus l’accessibilité puis un peu plus tard l’action humanitaire, programme cette fois d’un montant de 125 millions de dollars, sous forme d’un engagement quinquennal auprès principalement de startups là encore.

Microsoft a annoncé au moins d’août un nouveau programme ciblant cette fois le patrimoine culturel : « AI for Cultural Heritage »

Brad SmithBrad Smith, le président de Microsoft en charge entre autre du juridique précise : «Notre nouveau programme utilisera l’intelligence artificielle pour collaborer avec des organisations à but non lucratif, des universités et des gouvernements du monde entier afin de préserver les langues que nous parlons, les lieux où nous vivons et les artefacts que nous chérissons», et de poursuivre : «Alors que nous en avons appris davantage sur les dimensions du patrimoine culturel, nous avons conclu que la préservation de ce patrimoine n’est pas uniquement agréable à faire, il est parfois indispensable au bien-être des sociétés du monde.  »

Mont saint MichelMicrosoft a annoncé qu’il travaillerait en collaboration avec des organisations telles que la Fondation Nobel, avec laquelle elle s’est récemment associée pour créer un site permettant à l’intelligence artificielle d’intégrer les biographies de femmes pionnières dans le domaine de la science. La société a déclaré qu’elle soutiendrait également des expériences de réalité mixte, comme celle du Musée des Plans-Reliefs à Paris, qui invite les visiteurs à regarder et explorer une maquette numérique de l’historique Mont-Saint-Michel.

Autre exemple, la société a récemment conclu un partenariat avec MIT et le Metropolitan Museum of Art sur Gen Studio, un outil qui tentent de distinguer les échantillons générés des échantillons réels.

Microsoft n’est pas la seule société investir de l’argent pour les startup qui s’attaquent aux grand problèmes du monde avec l’IA. En mai, Google avait octroyé 25 millions de dollars en subventions pour son programme AI for Social Good, qui fournit des prévisions sur les inondations aux communautés indiennes et étudie les moyens de reconnaître plus de personnes avec un handicap vocal, notamment à New York.

Ce type d’initiatives ne sont bien sûr pas que philanthropiques ! L’objectif est bien entendu de promouvoir l’Intelligence Artificielle (fortement consommatrice de ressources dans le Cloud de ces acteurs) et de donner de cette dernière une bonne image, ce qui n’est pas forcément gagnée tant elle déclenche aussi de l’anxiété en particulier sur l’évolution des métiers qu’elle va engendrée, des employés de caisse aux… radiologues !

Microsoft introduit la V2 de son application To Do

IMG_009F6784528E-1Vous êtes surement nombreux comme moi à chercher LA solution de gestion de tâches multi-plateforme, et qui se débattent entre différentes solutions :

  • To Do de Microsoft
  • Things, de Cultured Code
  • Rappels sur Mac OS et iOS
  • Tasks de Google
  • Todoist
  • sans oublier les tâches Outlook

J’ai installé toutes ces applis (et d’autres encore :)), mais continue à regarder les nouveautés. L’annonce de la V2 de To Do Microsoft a remis les projecteurs sur cette appli qui traine une sorte de boulet depuis sa création, car elle est apparue comme le résultat du rachat par Microsoft en 2015 la société 6Wunderkinder, éditeur de Wunderlist, une appli de gestion de tâches qui avait une bonne audience. Et le problème de To Do c’est que depuis 2015 Microsoft ne s’est pas beaucoup investi dans son développement, tout en annonçant la fin à venir de Wunderlist, ce qui a fâché une communauté d’utilisateurs très vocale. La dispute n’est toujours pas terminée, en témoigne la récente proposition de Christian Reber, le fondateur de Wunderlist, qui demande à Microsoft de lui revendre Wunderlist…

En tout cas, la V2 de To Do se dote de quelques améliorations qui la rapproche de Wunderlist, et marque encore un peu plus la fin à venir de cette dernière.

Le choix de la solution idéale n’est pas simple, mais To Do V2 a quelques avantages à faire valoir :

  • sa portabilité : versus un Notes d’Apple par exemple, l’application To Do est disponible sur iOS, Android, Windows et Mac OS
  • son intégration avec le reste de la plateforme Microsoft, notamment Planner et Outlook. Ainsi les mails marqués d’un indicateur apparaissent dans la liste Message Marqués de To Do, ce qui pour un fana des indicateurs Outlook comme moi est un vrai plus.
  • sa gratuité, en particulier face à une appli comme Things.

Enfin, on peut être assuré que pour cette appli Microsoft ne sera pas tenté de privilégier sa propre plateforme mobile :).

Richard Stallman en visite chez « le Grand Satan »

StallmanLes temps ont changé… Richard Stallman, la figure statutaire du logiciel libre, celui qui traitait à de nombreuses reprises de Microsoft de « Grand Satan » (allez faire un tour sur le site de la Free Software Foundation pour vous faire une idée de ses propos…) invité chez Microsoft Research. Bon, soit le bonhomme à perdu de sa superbe, soit Microsoft a réellement changé ? Sans doute un peu des deux !

Microsoft aime le logiciel libre et pas que Linux. C’est un des changements majeur de l’entreprise depuis le départ de Steve Ballmer et l’arrivée de Satya Nadella. Mais au delà des déclarations les faits sont là : SQL Sous Linux, la publication Den open source de nombreuses composantes de l’offre Microsoft (dont du code sensible de .net), c’est aujourd’hui une réalité…

Néanmoins, lorsque l’on a passé pas mal d’années chez Microsoft, et qu’on a eu l’opportunité comme moi, de représenter Microsoft lors de débats avec Richard Stallman, on a du mal à imaginer le gars dans l’antre du diable (selon lui) ! L’homme est bien qu’un peu (beaucoup ?) intégriste (du logiciel libre j’entends), et disons parfois (souvent) un peu rigide sur ses convictions, il est néanmoins sympathique et un poil idéaliste (ce qui contribue aussi à son coté sympathique). Après s’être pas mal invectivé lors d’une conférence où nous étions tous les deux sur scène, les échanges en off furent nettement plus courtois et intéressants, preuve que tout est aussi spectacle…

Mais cette visite était bien réelle, Mark Russinovich, le CTO de Microsoft Azure, a tweeté le 5 septembre: « Richard Stallman a également visité le campus hier et a donné une conférence à Microsoft Research. ». Dommage que le discours de ce dernier n’ai pas été enregistré (sans doute des problèmes de copyright :)).

Maintenant si vous vous demandez si cela indique que la haine de Stallman pour Microsoft a diminué au fil des ans, sa page d’accueil personnelle montre clairement que ce n’est visiblement pas le cas. Lire en particulier sa liste de « raisons de ne pas utiliser Microsoft » .

En bonus, un petit article (de 2005) sur son admiration (ou pas) pour Bill Gates (en français) : « Bill Gates et autres communistes« …

Les annonces Apple du 10/09/2019

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Ci dessus, en quelques mots et chiffres clés, le résumé des annonces Apple d’hier soir …

Apple a sorti une nouvelle fois le grand jeu pour présenter ses nouveautés du cru 2019, dont la nouvelle version de son produit phare, l’iPhone 11. Et une nouvelle fois les attentes ont été déçues :(. Apple a beau émailler son discours de mots tels que « innovation », « ‘amazing », « pro », ou de chiffres sur les trillions de transistors, les milliers de « nits » ou les milliards d’opérations par seconde, le Steve Jobs Theater de Cupertino a beau réagir par des salves d’applaudissement et des cris à chacun de ces mots, les produits présentés ne sont que de légères évolutions des versions antérieures.  Qu’il s’agisse de l’AppleWatch, qui n’a de nouveau que l’éclairage permanent de l’écran (Apple a enfin réussi à mettre une batterie permettant ceci), ou la famille iPhone (11 ou Pro, successeurs des XR et XS), dont la grande nouveauté est le troisième appareil photo sur les modèles Pro, les avancées restent maigres.

Pourtant des attentes existaient, pas forcément révolutionnaires d’ailleurs, comme le remplacement du port Lightning par un USB C, le support du stylet sur les iPhones (grand écran et stylet auraient permis de se passer de l’iPad ?), ou la recharge inversée. Bilan, rien ! C’est malheureusement devenu une habitude pour Apple ces dernières années, qui a vu en même temps s’éroder ses positions sur le marché et dont l’image d’innovateur a disparu, au profit de celle de gestionnaire de ses marges, toujours très confortables.  Autre chose qui ne change pas dans le paysage, le niveau de prix des produits de la marque à la pomme, toujours exorbitant. Le nouvel iPhone 11 Pro Max se vendra de 1259 à 1659 €, le petit modèle s’échangeant quant à lui entre 1159 et 1559 €.  C’est vrai que quand on a, comme Apple, réussi à construire une écosystème très riche, avec un niveau d’intégration très poussé entre iPhone, iPad, Mac, Apple TV, AppleWatch, et tous les services associés (Apple Music, iCloud, iMessages, AirDrop, AirPlay…), et dont il devient très difficile de s’extraire quand on les a adopté, la tentation est grande pour l’éditeur de compter sur l’attachement de ses clients à cet écosystème (certains diront enfermement) pour maintenir des marges très élevées et n’apporter des innovations qu’au compte-goutte.

Bref, déçu, déçu ….

De nouvelles régions Cloud Microsoft en Allemagne pour accroitre l’adhésion des grandes entreprises allemandes, dont les banques.

Capture d’écran 2019-09-10 à 08.57.51Le mois dernier, Microsoft dévoilait de nouvelles régions cloud en Suisse, le coffre fort de L’europe est réputé très hostile au Cloud, avec le risque de voir les  américains fouiller dans leur secrets…  Aujourd’hui, c’est en Allemagne que Microsoft annonce de nouvelles régions, histoire de convaincre encore de nouvelles entreprises ou accroitre la mise en oeuvre de workloads chez des clients existants.

Outre une infrastructure hautement sécurisée dédiée à leurs applications métiers spécifiques, les clients pourront également utiliser la suite de services Office 365 et Dynamics 365. Microsoft insiste sans surprise sur les besoins spécifiques de confidentialité exprimées en Allemagne en particulier est en Europe en général. Ainsi ces nouvelles régions offrent des obligations de conformité spécifiques, notamment sous la forme d’une attestation du « Catalogue de contrôles de conformité Cloud Computing » (C5). Avec ces solutions, Microsoft espère répondre à la demande croissante d’adoption de la technologie cloud, en particulier depuis l’introduction des dispositions du RGPD.

Parmi les entreprises clientes, Microsoft cite :

  • « La Deutsche Bank, principale banque allemande, exploite ses services dans les Cloud pour accélérer l’innovation des produits et services financiers tout en maintenant un service de haute qualité et une sécurité des données. Avec notre collaboration, Deutsche Bank a développé une plate-forme de données qui répond aux exigences réglementaires locales et internationales tout en offrant aux clients des services sécurisés et économiques ».
  • « SAP, leader du marché des logiciels d’applications d’entreprise, combinera Microsoft Azure et SAP HANA Enterprise Cloud pour fournir des solutions directement à partir de l’Allemagne.« 
  • « Arvato Systems, spécialiste mondial des technologies de l’information et fournisseur de services multi-cloud, est désormais en mesure de proposer à ses clients des services Azure entièrement intégrés avec conservation des données en Allemagne, permettant ainsi la transformation numérique des moyennes entreprises allemandes« .

Connectivité satellite bientôt disponible dans Azure ExpressRoute

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Microsoft a annoncé hier la disponibilité prochaine de la connexion satellite comme nouvelle option pour son service de liaison directe Azure ExpressRoute. Sans surprise, comme toute connexion satellitaire, Microsoft préconise l’ajout du support par satellite comme moyen d’améliorer la connectivité et les performances avec les sites ruraux et distants.

Pour rappel ExpressRoute est disponible depuis 2014. Cette offre permet de fournir aux entreprises clientes des connexions réseau privées et dédiées qui n’utilisent pas Internet pour être en liaison directe avec les datacenters Microsoft. Microsoft fournit ExpressRoute via des partenariats avec des fournisseurs de télécommunications tels que AT & T, Verizon, BT, Niveau 3, Equinix, Telecity etc.

Cette mise en oeuvre ce fait avec trois partenaires : SES, Intelsat et Viasat . La présence de l’européen Intelsat (Luxembourg…) semble est bon signe pour une disponibilité rapide chez nous. Ces partenaires seront aussi concernés par la connexion aux Clouds gouvernementaux de l’éditeur.

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