Google Cloud Platform : des VMs avec les dernières GPU Nvidia A100

Capture d’écran 2020-07-09 à 12.38.45.pngLe Machine Learning et e Deep Learning se démocratisent, et les capacités d’exécution pour cela (apprentissage et inférence) sont de plus en plus sollicitées. Dans ce contexte, Google vient d’annoncer une nouvelle génération de VM hébergées sur GCP et s’appuyant sur la dernière génération de GPU annoncée en mai dernier la GPU Nvidia A100 Tensor Code.

Le GPU NVIDIA A100 Tensor Core offre des capacités d’accélération sans précédent pour les workflows d’intelligence artificielle (IA), d’analyse de données et de calcul haute performance (HPC) afin répondre aux défis informatiques les plus complexes au monde – (source Nvidia) 

Google annonce l’introduction de la famille A2 de VM, pouvant intégrer jusqu’à 16 GPU A100 par VM, et un total de 1360 GO de mémoire !! Selon Nvidia, sa nouvelle plateforme offre des performances jusqu’à 10 fois supérieures à celles de la génération précédente (Tesla V100). Google revendique d’être le premier à proposer de telles configurations et capacités dans un cloud public. Microsoft offre aujourd’hui dans Azure des VM (famille NCsv3) qui compte jusqu’à 4 Tesla V100 par VM, pour 448 GO de RAM (12 euros/heure sur le datacenter Azure France Centre, avec Azure Hybrid Benefit).

Pas d’information sur le prix de la nouvelle offre GCP, mais si une telle bête vous intéresse, vous pouvez vous inscrire pour obtenir plus d’info et (peut-être) tester une version alpha de ces nouvelles ressources : cliquez ici.

Pour accélérer la mise au point de la Surface Duo, Microsoft rachète la startup finlandaise Movial.

Surface DuoMovial est une société finlandaise de services de conception et d’ingénierie logicielle spécialisée dans les appareils mobiles et embarqués. Selon le site Windows Central, la société fournissait des services tiers à Microsoft pour le développement du système d’exploitation Android pour son smartphone Surface Duo. On apprenait au passage la semaine dernière que le smartphone Android serait alimenté par un Snapdragon 855 SoC couplé à 6 Go de RAM et à 64 Go ou 256 Go de stockage interne.

Cette acquisition permet à Microsoft de renforcer son équipe interne responsable du  système d’exploitation Android du Surface Duo. Movial travaillerait déjà avec Microsoft sur une version prototype de ce smartphone.

Movial avait des bureaux aux États-Unis, en Roumanie et à Taïwan. Le bureau de l’entreprise à Iasi, en Roumanie, sera le quatrième centre de recherche et développement de Microsoft dans le pays (où se trouve également une partie des équipes de support technique de l’éditeur qui adresse les clients français, lequel ayant été délocalisé il y a une dizaine d’année). Microsoft intègrera également 60 employés de Movial dans sa division « Devices ».

 

Microsoft Teams : (encore) du nouveau pour les réunions virtuelles

Capture d’écran 2020-07-09 à 08.47.15Microsoft vient d’annoncer sur son blog, quelques nouveautés à venir pour Teams (déploiement attendu entre aout et la fin 2020). Parmi celles-ci, le nouveau mode d’affichage d’un fond d’écran personnalisé pour les réunions avec plusieurs participants, dénommé Together. Comme l’illustre la copie ci dessus, le mode Together est adapté aux réunions avec de nombreux participants, dans lesquels on souhaite effectivement voir les participants (et pas présenter un diaporama Powerpoint ou tout autre contenu).  Together permet alors d’afficher les vignettes vidéos des participants sur un fond de fauteuils l’amphithéâtre, donnant un caractère plus « réaliste », plutôt qu’une collection de vignettes collées côte à côte. Microsoft prévoit même d’ajouter la possibilité de réserver des sièges, permettant à un participant qui quitte momentanément la réunion de retrouver la même place à son retour.

Toujours pour ce type de meetings, Microsoft introduit la notion de « Chat Bubble« , qui permettra d’afficher les conversations texte, sans avoir à ouvrir séparément le volet des conversations, mais plutôt sous forme de bulles (type BD) qui apparaitront en surimpression sur l’affichage principal.

Peggy Johnson quitte Microsoft et devient CEO de Magic Leap

Magic LeapMagic Leap, la startup très active dans le domaine de la réalité augmentée avait vue en mai son CEO et fondateur annoncer qu’il allait quitter l’entreprise. Il sera donc remplacé par Peggy Johnson. Qui quitte également Seattle pour la Floride. Le siège social de la société étant à « La Plantation » en Floride donc.

Peggy JohnsonPeggy Johnson avait rejoint Microsoft en 2014 en tant que vice-présidente exécutive du développement commercial. Elle avait passé  24 ans chez Qualcomm et était membre du conseil d’administration de BlackRock, la très puissante société de gestion d’actifs (le plus important gestionnaire d’actifs au monde, avec près de 6 960 milliards de dollars…).

Elle reprend le contrôle de Magic Leap après que cette dernière ai annoncé un plan de licenciement et devoir se concentrer uniquement sur les clients professionnels. Une stratégie identique donc à son principal concurrent en la matière à savoir Hololens de… Microsoft.

« Nous avons parcouru un long chemin, depuis le démarrage dans mon garage jusqu’à la création d’un nouveau support et la redéfinition de l’avenir de l’informatique »,

a déclaré M. Abovitz le fondateur de l’entreprise qui est donc sur le départ (après on s’en doute une pression « amicale » des fond d’investissements

« Maintenant, sous la direction de Peggy, qui apporte avec elle au Magic Leap trois décennies d’expérience dans l’identification et l’exécution de partenariats stratégiques au plus haut niveau des entreprises, le Magic Leap peut faire un autre pas de géant dans notre parcours ».

Etes-vous prêt à payer pour utiliser un moteur de recherche ?

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C’est en tout cas ce que propose Neeva une startup fondée par Sridhar Ramaswamy, l’ancien Senior Vice President de Ads & Commerce chez Google jusqu’en début 2018, et Vivek Raghunathan, ex VP en charge de la Monetization chez YouTube.  Donc 2 personnes dont on peut dire sans crainte de se tromper qu’ils connaissent très bien les bénéfices de la collecte des données personnelles d’utilisateurs de services gratuits… Et c’est justement parce qu’ils connaissent les bénéfices mais aussi les limites de tels modèles que tous deux ont décidé de créer Neeva sur une base radicalement différente, avec des utilisateurs qui soient des clients et pas des produits.

Neeva propose une solution sans pub ni collecte de données tous azimuts, ni traçage des utilisateurs. Pour autant, comme l’indique S.Ramaswamy dans un billet du blog Neeva, le service proposera à ses utilisateurs des recherches personnalisées en fonction de leur historique de recherche (sauf pour un mode de navigation dit « incognito »), des informations fournies (par ex mes préférences sportives, culinaires, littéraires…), mais tout ceci ne sera pas monétisé auprès de sociétés tierces, ni ne générera de pub personnalisées pour les utilisateurs. L’historique des recherches sera conservé 90 jours

« Un moteur de recherche qui ne sait rien sur vous n’est jamais meilleur pour vous« 

Le challenge de Neeva n’est pas mince, pour convaincre des utilisateurs de payer pour un service de recherche, tant nous avons été formatés par la pratique de gratuité introduite par Google.  Il existe des moteurs de recherche qui mettent en avant des pratiques plus protectrices des données personnelles de leurs utilisateur (ex : Duckduckgo, Qwant, Startpage …) mais tous évoquent le caractère gratuit de Google, qui les obligent à conserver eux-mêmes cette gratuité de services.

Neeva n’est pour le moment pas disponible, en dehors d’une béta limitée (il faut s’inscrire sur une liste d’attente), et le prix n’est pas non plus connu, Sridhar Ramaswamy parlant d’un équivalent pour une souscription mensuelle du prix de 2 cafés noirs.

Les promesses de Facebook n’engagent que ceux qui les croient…

Facebook pas au topAprès que le scandale Cambridge Analytica ai mis en lumière les pratiques de Facebook. On ne compte plus les problèmes de sécurité / confidentialité que génère l’entreprise. Il ne se passe quasiment pas une semaine qui ne révèle de nouvelles pratiques, disons limite, pour ne par dire plus. Et ceci malgré les promesses de son dirigeant devant les nombreuses commissions où il s’est produit.

Il y a quelques jours l’entreprise a confirmé que des milliers de développeurs ont pu accéder aux données d’utilisateurs inactifs, ce qui est un comportement normalement impossible bien entendu. Après la crise de Cambridge Analytica en 2018, Facebook avait pourtant répété sur tous les canaux avoir mis en place denouvelles directives qui empêchent les développeurs de recevoir des données d’utilisateurs qui n’ont pas utilisé le réseau social pendant plus de 90 jours.

Comme les utilisateurs pouvait se connecter à des applications tierces avec Facebook, les développeurs peuvent avoir accès aux informations personnelles de ceux qui ont de telles applications liées à un compte Facebook. Comme l’a noté le site Engadget, la société n’a pas dit pendant combien de temps cette faille de sécurité était active ni combien d’utilisateurs étaient concernés.

Facebook n’a pas révélé depuis combien de temps le « problème » existait avant qu’il ne soit corrigé, ni combien d’utilisateurs ont pu être touchés. L’entreprise a déclaré qu’elle avait touché « environ 5 000 développeurs » au cours des « derniers mois ». Facebook n’a pas non plus spécifié exactement quelles données pouvaient avoir été partagées de manière inappropriée, mais a déclaré que les utilisateurs avaient préalablement autorisé les applications à recevoir les données en question…

Ce type de failles à répétition donne clairement l’impression que pas grand chose est réellement controlé, entre, d’un côté la volonté délibérée de cet acteur de piocher par tous les moyens dans l’intimité des utilisateurs, et les failles réelles dans le code, difficile de se faire une idée…

Bon courage en tout cas aux équipes Workplace pour convaincre les DSI d’adopter leur solution (au demeurant très interessante)…

La loi sur la protection de la vie privée s’applique en Californie depuis le 1er juillet

1200px-Flag_of_California.svgLa Californie a commencé le 1er juillet à appliquer sa loi sur la protection des données numériques, six mois après son entrée en vigueur. Elle a été décrite comme la loi sur la protection de la vie privée la plus stricte des États-Unis, ayant été en partie modelée sur la loi de référence européenne, notre fameuse RGPD.

La loi a été adoptée le 1er janvier, mais l’État a donné aux entreprises six mois pour se mettre en conformité. Pour rappel nous avions 2 ans en Europe pour le faire. Donc beaucoup moins de temps ici. Mais il est vrai que les entreprises californiennes avait déjà travailler sur le sujet justement pour leur mise en conformité avec la GDPR…

Malgré les appels de l’industrie et des géants de la tech (Facebook et Google en tête) pour que l’État attende en raison de la pandémie de coronavirus, le procureur général de l’état, Xavier Becerra n’a pas cédé…Elle donne aux consommateurs de l’État – et à beaucoup d’autres en dehors de la Californie – la possibilité de demander aux entreprises de leur indiquer les données personnelles qu’elles détiennent sur chaque personne et de demander aux entreprises de cesser de vendre leurs données personnelles à des tiers annonceurs ou autres. Un casse-tête pour certaines sociétés comme Facebook, pris une nième fois encore, la semaine dernière avec la main dans le pot de confiture…

Que se passera-t-il si les sociétés ne respectent pas la loi ? À partir de cette semaine, le bureau du procureur peut commencer à envoyer des avertissements aux entreprises qui pourraient être en infraction avec la loi et leur donner 30 jours pour régler les problèmes avant de faire face à d’éventuelles amendes ou poursuites. Un petit délais de grâce.

Pas question au passage pour ces sociétés de menacer de quitter l’état pour s’installer au Delaware per exemple (Paradis fiscal interne aux États Unis, sorte de Luxembourg, d’Irlande et de Pays bas réunis pour les Entreprises), là où est installé leurs sièges sociaux (comme c’est le cas de Facebook ou Alphabet la maison mère de Google), le législateur ayant prévu ce cas de figure en protégeant comme avec la GDPR les citoyens avant tout.

Cette loi est limité à la Californie, même si d’autres états, majoritairement Démocrates sont en train de mettre en oeuvre leur loi de protection de la vie privée également, là encore sur le modèle de l’Europe (pour une fois que c’est dans ce sens …). Des entreprises comme Apple en particulier qui a fait de la vie privée son cheval de bataille (face à un Google…) et d’autres géants comme Microsoft (qui ne tire pas non plus de gros revenus de la publicité) continuent de réclamer une loi fédérale unique sur la protection de la vie privée afin de faciliter la mise en conformité. Là encore sur le modèle européen !

Un dinosaure dans mon jardin !

IMG_2936Pour tous ceux qui auraient loupé cette nouvelle réellement stratégique, Google offre en ce moment la possibilité de visualiser des dinosaures en réalité augmentée. Pour cela c’est très simple, il suffit, à partir de votre smartphone, de rechercher par exemple le mot dinosaure dans le moteur de recherche Google, puis de sélectionner Voir en 3D qui apparait dans la page de résultats.

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Parmi les espèces que vous pouvez rechercher pour les afficher en AR : le Tyrannosaurus Rex, Velociraptor, Triceratops, Spinosaurus, Stegosaurus, Brachiosaurus, Ankylosaurus, Dilophosaurus, Pteranodon, et Parasaurolophus. De quoi effrayer vos enfants 🙂

Microsoft Learn : une brique essentielle mais discrète !

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Nous l’évoquions la semaine dernière, Microsoft a annoncé une initiative pour proposer de façon massive des formations aux métiers du digital qui vont (selon Microsoft) s’avérer nécessaire dans le cadre d’une économie mondiale marquée par le COVID 19. Dans le cadre de cette initiative le lancement d’une application de formation s’intégrant à Teams a bien entendu attiré toutes les attentions (dont la nôtre :)).  Mais une autre composante, essentielle, est pour sa part restée plus en retrait : la plateforme Microsoft Learn.

Lancée il y a 2 ans, Microsoft Learn propose une plateforme de formation en ligne, avec de nombreux modules (documents, vidéos, quizz …), structurés en parcours (par ex : principes de base d’Azure, Concevoir des solutions pour Dynamics 365 et Power Platform), par métiers (administrateur, développeur, data scientist…) et par niveaux. Microsoft Learn propose également des contenus pour se former aux examens de certification proposés par Microsoft, ainsi qu’une TV en ligne proposant divers contenus vidéos en live ou enregistrés.

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Une très large partie de ce contenu est accessible gratuitement, même pour la préparation aux certifications (contenu online uniquement, pour le contenu avec des instructeurs, accessible également sur la plateforme, c’est payant).

Depuis l’annonce du retrait des bons de formations (training vouchers) des bénéfices de la SA en janvier 2022, toutes les entreprises sous Accord Entreprise qui utilisaient ces bons sont/vont être orientées vers cette nouvelle plateforme. Avec Learn, Microsoft dispose d’un outil essentiel pour former directement les populations d’utilisateurs de ses solutions,  qui vient compléter le panel de formations proposées par LinkedIn, autre asset de l’entreprise dans ce domaine du Learning. LinkedIn propose aujourd’hui plus de 16 000 formations en ligne délivrées par des experts des sujets concernés, orientés métiers, technologies ou design. Par ailleurs, LinkedIn offre aussi au travers de son Economic Graph des outils d’analyse du marché du travail, en particulier concernant le domaine de la formation au sein des entreprises.

Au final, Microsoft dispose aujourd’hui d’un ensemble d’actifs uniques (LinkedIn, Learn, ou ses produits/services pour les entreprises, dont Teams) qui pourraient constituer de solides bases pour réussir sur le marché de la formation aux technologies digitales. Aussi bien pour les entreprises que pour les individus qui souhaitent profiter des opportunités offertes par les transformations digitales engagées (et auxquelles la crise du Covid 19 a donné une accélération brutale).

Des informations sur le nouveau menu Start de Windows 10

Microsoft vient de présenter un nouveau menu de démarrage pour Windows 10 à destination des betas testeurs. Il met moins l’accent sur les « Tuilles dynamiques ».

Microsoft indique que :

 « Nous rafraîchissons le menu Démarrer avec un design plus rationnel qui supprime les plaques de couleur unie derrière les logos dans la liste des applications et applique un arrière-plan uniforme et partiellement transparent aux tuiles »

Windows 10Le changement n’est pas si important, mais l’objectif, avec le nouveau design Fluid, est de rendre le  menu Démarrer un peu moins chaotique et éviter que de nombreux carreaux partagent une couleur bleue similaire, rendant ainsi le choix de l’application à lancer plus difficile.

En plus d’un menu de démarrage mis à jour, la dernière version de Windows 10 inclut quelques changements importants dans Alt-Tab.

« Tous les onglets ouverts dans Microsoft Edge commenceront à apparaître dans Alt-Tab, et pas seulement l’onglet actif dans chaque fenêtre du navigateur », explique Microsoft.

Un élément important pour pousser un peu plus l’usage du nouveau navigateur. Mais aussi une interface plus cohérente avec ce que propose les Chromebooks de Google.

 

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