Microsoft présente SalesRep Copilot : une IA pour seconder, puis remplacer les commerciaux

Microsoft n’arrête décidemment pas d’innover avec ses fonctionnalités d’IA issues de son partenariat avec OpenAI. Après l’utilisation de GPT pour produire du code avec GitHub Copilot et à terme tailler dans les équipes de développement, Security Copilot, a destination des équipes de sécurité, Microsoft franchit une nouvelle étape, visant cette fois ci les populations commerciales.

Il annonce aujourd’hui SalesRep Copilot. Sans surprise ce nouveau service sera basé sur GPT-4, avec pour objectif d’assister puis de remplacer à terme le poste de responsable commercial.

Spécialement entrainé sur la vente de technologies de l’information, l’entreprise annonce une preview interne dans un premier temps puis une preview limité à quelques entreprises commerciales partenaires de l’éditeur et qui pourront ainsi limiter réduire les recrutements de commerciaux et donc faire des économies sur la masse salariale.

Comment cela fonctionne ?

Microsoft en collaboration avec OpenAI aurait entrainé pendant plus de six mois son IA avec plusieurs milliers de conversations commerciales, des milliers d’emails adressés à des clients et des centaines de propositions commerciales. Tout ceci pour obtenir une IA opérationnelle aujourd’hui, opérant dans 26 langues (dont le français) dès la Preview. SalesRep Copilot Preview serait en mesure de répondre aux demandes des clients, de réaliser des propositions commerciales cohérentes (en se basant sur les offres réalisées pour d’autres clients, tant d’un point de vue de couverture fonctionnelle que de tarification) en étant plus fiable et rapide que leurs équivalents humains.

Durant des mois l’entreprise a réalisé des tests à l’aveugle où les demandes de clients étaient tantôt prises en charge par de véritables commerciaux de l’entreprise et tantôt par l’IA SalesRep Copilot. Le résultat obtenu est, toujours selon l’éditeur, très positif, l’IA ayant obtenue en moyenne +27% de satisfaction client (via l’enquête habituelle) par rapport aux commerciaux humains de l’éditeur !

Elisabeth Fishmann, la responsable marketing de la solution déclarait lors de la présentation du produit :

« Avec SalesRep Copilot, une entreprise proposant des solutions informatique sera en mesure de remplacer 60 à 80% de ses commerciaux à terme, les économies engendrées permettant ainsi de renforcer les besoins internes de R&D ô combien important pour les entreprises technologiques« 

« Dans une entreprise comme Microsoft nous sommes contraints de former en permanence nos commerciaux, avec à la clé : des coûts importants pour l’entreprise, et une indisponibilité pour répondre aux demandes de nos clients durant ces formations. Avec SalesRep Copilot ces problèmes seront du passé« 

« Contrairement au commercial humain, SaleRep Copilot, sait répondre à un nombre de questions bien plus élevé en tirant parti de la mise en réseau des problématiques clients. Contrairement aux commerciaux humains, SalesRep Copilot est d’humeur égale et offre une disponibilité bien meilleure 24h/24 et 7j/7. Le taux de disponibilité étant actuellement de 99,999 % soit celui de notre offre Azure, alors que celle d’un commercial humain plafonne en général à 17% pour les plus performants d’entre eux…« 

« Pour Microsoft, les efforts en matière de réduction de l’emission des gaz à effet de serre (GES) sont très important, si le numérique et l’IA émettent du CO2 comme toutes technologies, SaleRep Copilot, solution hébergée sur nos centres de données Azure, qui seront neutres dès 2030, est une solution beaucoup plus efficiente que nos commerciaux humains, qui avec leurs voitures de fonctions et parfois leur consommation excessive de viande peuvent constituer un frein sur les efforts de l’entreprise« 

Microsoft ne communique pas actuellement de date de disponibilité générale pour cette solution.

En tant que client Microsoft, si vous pensez que votre commercial n’est en réalité qu’une IA, signalez le dans les commentaires.

IA et Office : quid de la sécurité et la confidentialité ?

Avec l’annonce des technologies Copilot pour Microsoft 365, Microsoft, associé aux services d’OpenAI a réaliser des démonstrations d’usages très interessant pour les futures versions de ses produits. Mais de nombreuses questions liées à la sécurité et à la confidentialité des données se sont très logiquement posées. Quid des usages fait de ces données ? Comment garantir qu’elles ne viendront pas enrichir les bases d’apprentissage partagés de l’éditeur ? Comment restreindre la portée de tout ceci et garantir un périmètre établi, même au sein de la même entreprise ?

Microsoft a tenté de rassurer sur ceci très rapidement en précisant (en se doute bien qu’ils n’allaient pas dire l’inverse) : « que les questions de sécurité et de confidentialité seront respectées lors des prochaines améliorations de Microsoft 365 Copilot basées sur l’intelligence artificielle (IA)« .

Pour rappel, Microsoft 365 Copilot offre des capacités d’intelligence artificielle en exploitant les informations de Microsoft Graph, qui sont associées à l’utilisation des applications Microsoft 365 dans l’entreprise. Ces informations sont traitées par le modèle de langage étendu ChatGPT d’OpenAI, qui génère des réponses en langage naturel aux requêtes. Ces réponses générées par Microsoft 365 Copilot sont conçues pour aider les utilisateurs dans diverses tâches très pertinentes comme créer un résumé d’une réunion, créer une présentation PowerPoint à partir de documents, etc.. Si Copilot viendra s’ajouter aux application Office (Excel, PowerPoint, Outlook et Word), il viendra aussi s’ajouter aux offres business de l’éditeur (nous vous résumions aussi ces dernières dans le blog)

Actuellement, Microsoft 365 Copilot est au stade de « preview privée limitée » et n’est accessible aux organisations que si elles ont été invitées par Microsoft à l’essayer. Seuls 20 clients le testent, selon l’entreprise. De quoi établir les réglages nécessaires en matière de confidentialité des informations, mais aussi les limites fonctionnelles. Ainsi on découvre dans les premieres publications que Microsoft ne compte pas, pour des question de contraintes légales ne pas rendre ces fonctions disponible pour les plans Gouvernementaux de Microsoft 365 aux USA. Aucune information en revanche chez nous pour les plans Gouv.

Microsoft a publié également une documentation « Office 365 URLs and IP address ranges » qui donne des informations interessante sur le contrôle possible et les stratégies techniques associées au déploiement de ces fonctions. L’entreprise précise aussi que Copilot respecte les règles déjà en place pour les documents dans l’entreprise :

Copilot ne présente que les données auxquelles chaque individu peut accéder en utilisant les mêmes contrôles sous-jacents pour l’accès aux données que ceux utilisés dans les autres services Microsoft 365. En outre, nous n’utilisons pas les données des clients pour former ou améliorer les grands modèles linguistiques utilisés pour générer du contenu.

Cela reste donc encore assez succinct, mais gageons que ce sujet sera au coeur des organisations dans quelques mois quand il faudra choisir (sous pression des utilisateurs) de mettre en oeuvre (ou pas) ce type de fonctions…

IA et Sécurité : Microsoft annonce Security Copilot

Décidément il y a des « Copilot » pour tout chez Microsoft… L’entreprise vient d’annoncer en début de semaine Security Copilot qui utilisera sans trop de surprise GPT4 d’OpenAI comme les autres produits Copilot.

Sur le modèle de ce qui a été présenté sur Office (nous vous en donnions le résumé ici sur le blog) cela fonctionne comme un chatbot. Il est destiné aux admins sécurité qui ont besoin d’informations rapides pour les aider à isoler et à chasser les menaces. Ce qui différencie Security Copilot des autres chatbots, c’est qu’il utilise les centaines milliards de signaux que Microsoft recueille dans le cadre de son propre travail de renseignement de sécurité, ainsi que des informations provenant d’agences de sécurité externes telles que la National Security Agency. Microsoft précise également que les clients pourront former Security Copilot à partir de leurs propres données.

Microsoft a publié un site de démonstration proposant des scénarios pour Security Copilot comme :

  • Identifier une attaque en cours, évaluer son ampleur et obtenir des instructions pour commencer à remédier à la situation en se basant sur des tactiques éprouvées lors d’incidents de sécurité réels.
  • Découvrir si votre organisation est sensible aux vulnérabilités et aux exploits connus. Examinez votre environnement, un actif à la fois, à la recherche de preuves d’une violation.
  • Résumez tout événement, incident ou menace en quelques minutes et préparez les informations dans un rapport prêt à partager et personnalisable pour le public que vous souhaitez.

Security Copilot s’intègre à Microsoft Sentinel, Defender et Intune. Les utilisateurs peuvent utiliser Security Copilot pour demander des résumés d’informations sur les vulnérabilités, pour aider à l’analyse des incidents et des codes, et pour suivre les alertes provenant d’autres outils.

Security Copilot est actuellement disponible en preview privée. Microsoft n’indique pas de date pour la mise à disposition de Security Copilot à plus grande échelle, ni les modalités d’acquisition…

Edge Workspaces disponible en preview publique

Lors de la dernier conférence Ignite (en octobre dernier), Microsoft avait dévoilé un nouvel outil de « navigation collaborative » dans Edge baptisé Workspaces. Il permet d’organiser des projets et des ensembles d’onglets dans des fenêtres de navigation distinctes, personnalisables et partageables. Il est ensuite envoyer des liens à d’autres personnes et les inviter à rejoindre chaque espace de travail. Initialement, cette fonctionnalité n’était disponible que pour les entreprises, aujourd’hui tout le monde peut la tester depuis la version 111.0.1661.51 ou plus récente. La preview limite l’accès à cinq personnes, et Microsoft promet d’étendre les essais à un plus grand nombre d’utilisateurs au cours du printemps.

Vous pouvez vous inscrire pour tester Edge Workspaces en cliquant sur ce lien. Après avoir accepté l’invitation, vous verrez apparaître un bouton « Nouveaux espaces de travail » dans le coin supérieur gauche de la fenêtre (vous pouvez également le supprimer ). Cliquez dessus, donnez un nom et une couleur à un nouvel espace de travail, puis partagez le lien avec d’autres personnes. Vous verrez les icônes de profil des personnes qui rejoignent un espace de travail dans Microsoft Edge. Une fois que tout est configuré, les membres de l’espace de travail auront accès au même ensemble d’onglets sur chaque appareil pris en charge, les changements se produisant en temps réel. Vous pouvez faire part de votre avis à Microsoft en utilisant le raccourci Alt + Shift + I dans le navigateur.

Nous reviendrons sur cette fonction lors d’une session dédiée aux apports d’Edge en entreprise vs Google Chrome lors du prochain Briefing

Les nouveautés Teams Rooms et nouveau Surface Hub 2S

Le Cisco Board Pro sera supporté par Teams Rooms (image Cisco)

Microsoft vient d’annoncer une mise à jour de son Surface Hub 2S, avec ses deux modèles 50 et 85 pouces .C’est le premier tableau numérique tactile à exécuter nativement Teams Rooms sous Windows. Le passage de Windows 10 Team Edition (le système d’exploitation qui équipe le Surface Hub 2S de première génération) débloque plusieurs fonctionnalités de Teams Rooms par exemple la prise en charge de Front Row. Actuellement aucune information sur le matériel qui équipe le Surface Hub 2S actualisé. Windows Central affirme que l’ordinateur fonctionne avec un processeur Intel Core de 11e génération sans plus de précision.

Concernant la première génération du Surface Hub 2S, Microsoft continuera d’envoyer des mises à jour de sécurité et des correctifs critiques jusqu’au 14 octobre 2025 (pour rappel, nous vous en parlions sur le blog et lors des derniers Briefing, Microsoft a cessé de prendre en charge le Surface Hub original en décembre dernier).

Pour ce qui est de la date de dispo, Microsoft annonce qu’il sera disponible dans le courant de l’année, sans plus de précision.

Parallèlement à l’annonce par Microsoft de la prochaine version du Surface Hub 2S, l’entreprise a également annoncé de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux appareils qui seront ajoutés pour Teams Rooms. L’un de ces nouveaux appareils est le Cisco Board Pro, un tableau blanc à écran tactile disponible en 55 et 75 pouces.


Microsoft révèle également quelques nouvelles fonctionnalités qui seront ajoutées à Teams Rooms dans les mois à venir. L’une d’entre elles permettra aux utilisateurs de se connecter à leur compte à l’aide d’un code QR via leur téléphone portable :

Avec cette mise à jour, les utilisateurs n’ont plus à saisir manuellement leurs identifiants dans l’appareil, ce qui ralentit leur productivité. Cette fonctionnalité a été introduite après quelques essais pilotes d’affichage de Teams dans des salles téléphoniques sur le campus de Microsoft. Nos utilisateurs impliqués dans le processus de test nous ont fait part de leurs commentaires précieux, nous indiquant que la connexion à l’appareil était fastidieuse et inefficace. La possibilité de se connecter à l’aide d’un code QR devrait donc permettre de rationaliser ce processus.
Une nouvelle interface utilisateur pour Teams Rooms sur Windows sera également déployée ce mois-ci. Elle comprendra des fonctionnalités telles qu’une page d’accueil remaniée, plusieurs nouveaux thèmes, un moyen de les personnaliser afin que les utilisateurs puissent voir le logo de leur entreprise, et bien d’autres choses encore.

Au deuxième trimestre 2023, Microsoft Teams for Rooms ajoutera également la prise en charge de Microsoft Defender for Endpoint Plan 2, qui comprendra la protection contre les logiciels malveillants.


Enfin, Microsoft a révélé la nouvelle plateforme de l’écosystème des appareils Microsoft, basée sur le projet Android Open Source (AOSP).

La plateforme de l’écosystème d’appareils Microsoft offre une sécurité de premier ordre adaptée aux espaces partagés et comporte un ensemble de fonctions de sécurité et de résistance à la falsification de premier ordre, notamment le démarrage sécurisé et vérifié, l’anti-rollback, les politiques de sécurité à accès contrôlé, le verrouillage du numéro d’unité logique (LUN) de la partition et le cryptage des données au repos.
Le système de barre vidéo Jabra PanaCast 50 sera le premier appareil à prendre en charge la plate-forme de l’écosystème Microsoft. Il exécutera nativement Microsoft Teams Rooms sur Android et offrira des espaces partagés et des salles de réunion avec des fonctions vidéo et audio sécurisées. D’autres appareils compatibles avec le nouvel écosystème seront dévoilés dans les mois à venir.

Rendez-vous au Briefing pour un récap de tout cela 🙂

Vers une prochaine intégration du « Cloud PC » dans Windows 11 ou 12 ?

Nous vous en parlions sur le blog, Microsoft à décider de fournir des versions préliminaires de Windows 11 via un nouveau Canal (à l’image du navigateur Edge) « Canary ». C’est l’occasion de découvrir des nouveautés interessantes, sans bien entendu que l’on sache vraiment si il s’agit de simple tests de Microsoft, que cela soit pour une prochaine évolution de Windows 11 ou carrément pour Windows 12…

Nouveauté qui est clairement dans l’air du temps : l’intégration plus fine d’un « Cloud PC » à Windows. Cela fait longtemps que Microsoft annonce que ceci serait intégré avec beaucoup plus de transparence. C’est ce que prévoit visiblement l’éditeur en préparant de nouvelles options dans le panneau de configuration de Windows.

Il y aura deux façons d’y accéder, un bureau en plein écran via Task View, ou comme une fenêtre d’application.

Des options permettant d’ajouter des accessoires et des ports au PC dans le cloud ont également été ajoutées.

Avec des parts de marchés qui s’érodent régulièrement (au profit souvent de nouveaux usages mobile, de MacOS ou encore de ChromeOS), mais aussi avec un Windows 11 qui peine à convaincre les entreprises (le seul argument étant bien souvent l’arrêt du support de Windows 10 en octobre 2025…), Microsoft va tout faire, et c’est loin d’être stupide, pour intégrer plus finement son offre Cloud de PC sur Azure à son système et répartir ainsi la puissance utilisable. Un véritable avantage concurrentiel pour l’entreprise.

On voit bien les scénarios interessants, comme le développement, mais aussi des accès à des systèmes externes…

Teams V2 en preview publique !

Nous vous en parlions sur le blog, Microsoft travaillait sur une mise à jour majeure de Teams basée sur un nouveau moteur HTML (le sien à la place d’Electron) permettant de non seulement accroitre la rapidité du système mais aussi de réduire globalement l’empreinte mémoire, et l’on sait que cela peut être un problème avec les évolutions plus gourmandes de Teams. La mise à jour « Teams 2.0 » de la plateforme Microsoft, commence à être déployée en preview pour les utilisateurs de Windows. Microsoft indique que cette nouvelle version comprend « plus de 90 nouvelles fonctionnalités ainsi que des améliorations de performance« .

La nouvelle application Teams pour Windows devrait être disponible en juin 2023, date à laquelle Microsoft promet qu’elle aura les mêmes fonctionnalités que Teams « classique ». La version préliminaire pour les utilisateurs de Mac sera disponible dans le courant de l’année sans plus de précision. Actuellement le moteur HTML Edge Webview2 qui serait utilisé ici n’est pas encore disponible officiellement sur Mac, donc on imagine sans peine que c’est un passage obligé pour réaliser le portage.

Les utilisateurs de Teams participant au programme de preview pourront obtenir immédiatement la nouvelle version de Teams pour Windows, tandis que les clients entreprise devront demander à leurs administrateurs de participer à la preview avant de voir apparaître la proposition leur permettant de basculer entre le nouveau Teams et le Teams classique. A ce propos Microsoft indique qu’il continuera à prendre en charge Teams classique pendant une période de transition, même si le nouveau Teams est en cours de déploiement.

Avec le développement via le runtime Edge WebView 2 Teams sera plus performant et moins gourmand donc ce qui semble se vérifier avec les premiers testeurs de cette version. Microsoft affirment que le nouveau Teams sera deux fois plus rapide et consommera 50 % de mémoire en moins que le Teams actuel, ce qui lui permettra de mieux fonctionner sur les ordinateurs portables bas de gamme et d’utiliser moins de batterie.

La nouvelle application Teams comprendra également une refonte de l’interface utilisateur qui permettra aux utilisateurs de suivre plus facilement les notifications, de rechercher des informations, de gérer les messages et d’organiser les canaux. Elle supportera également et sans bidouille la connexion simultanée à plusieurs comptes, une fonctionnalité demandée depuis longtemps et plus besoin donc de jongler avec les navigateurs en mode de navigation privée pour le faire…

Le module complémentaire Teams Premium, déjà annoncé, offrira plusieurs nouvelles fonctionnalités, notamment la récapitulation intelligente des réunions. Le module complémentaire Premium comprend certaines fonctionnalités qui étaient auparavant disponibles sans frais supplémentaires pour les clients de Teams. Les responsables de Microsoft ont également indiqué qu’un assistant intelligent Copilot pour Teams sera disponible à un moment donné dans le cadre de Microsoft 365 Copilot, séparément de Teams Premium. Le Copilot pour Teams, en particulier, aidera les utilisateurs à rattraper ce qui s’est passé avant qu’ils ne rejoignent une réunion ou un chat, entre autres capacités.

Nous reviendrons sur tout ceci lors du prochain Briefing avec deux sessions dédiées à Teams de quoi mettre en perspective tout ceci.

On en sait un peu plus sur Windows 12…

Ce n’est une surprise pour personne, Microsoft travaille à la mise au point de Windows 12. Panos Panay, e VP Windows & Surface, a expliqué que la prochaine génération de Windows 11 et Windows 12 sera un mélange d’expériences basées sur le cloud et l’IA. En matière de sécurité également, l’entreprise supprime les composants hérités comme MSDT, ainsi que VBScript. Alors qu’il reste encore au moins deux mises à jour de Windows 11 Moment (Moment 3 et Moment 4).

Microsoft serait revenu à son cycle de publication de trois ans, ce qui signifie que Next Valley ou Windows 12, quel que soit le nom qu’on lui donne, devrait être présenté au grand public au cours du second semestre (2H) de l’année 2024. Donc un an avant la date de fin de support de Windows 10 (oct 2025). Alors de quoi tenter certaines entreprises de sauter la version 11 ? Pas si évident compte tenue bien sur du temps de déploiement.

Outre la date de sortie proprement dite, la configuration requise pour Windows 12 suscitera certainement beaucoup d’intérêt. Celles de Windows 11 sont souvent considérées comme assez strictes, Microsoft ayant jugé incompatibles les processeurs âgés de quelques années seulement alors même que la puissance de ces derniers étant encore largement suffisante. Des rumeurs récentes laissaient entendre que les processeurs de bureau Meteor Lake-S de 14e génération d’Intel serait lancés de base avec la prise en charge de Windows 12 et que le fondeur en ferait un argument marketing… C’est néanmoins pas si évident que cela pour plusieurs raisons : d’une part les dates de sortie prévues pour Meteor Lake et Next Valley ne semblent pas correspondre, et surtout les exigences en matière de processeur ne sont probablement pas encore finalisées. Et quid des évolutions sur processeur ARM dès lors que Qualcomm aura (enfin) quelque chose capable de rivaliser avec les processeurs M d’Apple ?

En ce qui concerne d’autres exigences telles que le Trusted Platform Module (TPM), le site allemand Deskmodder affirme que la version requise pour le processeur de sécurité sera la même que pour Windows 11, c’est-à-dire TPM 2.0. Il est intéressant de noter que Microsoft vient de lancer à ce propos le support SHA-3 dans une récente Build Insider. Coté AMD, ce même rapport suggère qu’en revanche rien n’est acquis pour le coprocesseur Pluton. Côté mémoire vive la configuration minimale requise pourrait passer à 8 Go.

Bien qu’il n’y ait rien à signaler en ce qui concerne l’espace disque minimum requis, qui est de 64 Go sous Windows 11, Microsoft pourrait offrir l’option d’une installation ReFS. Pour rappel, en 2011, lorsque Microsoft avait lancé Windows 8, l’entreprise avait également introduit un nouveau système de fichiers appelé Resilient File System ou ReFS. Comparé au système de fichiers NTFS (New Technology File System), ReFS promettait plus de résilience, plus de performances, notamment sur les machines virtuelles (VM), et une meilleure prise en charge de la taille des données (jusqu’à 35 Po contre 256 To pour NTFS). Toutefois, jusqu’à présent, le système de fichiers de nouvelle génération était limité à Windows Server.

En fait, les choses avance puisque Microsoft au travers d’une build « Canary » de Windows 11ajoute également la possibilité de créer des « Dev Drive » ou devvol (vraisemblablement Developer Volume) basés sur ReFS à partir de l’application Paramètres. Ces Dev Drive sont probablement destinés à servir d’environnement de développement et permettront apparemment aux développeurs de créer des disques durs virtuels (VHD).

Enfin on parle aussi de rendre obligatoire l’usage de disques SSD sur le système. Avec l’augmentation des capacités de ces derniers en ce moment et la chute des prix, cela semble être logique compte tenue de l’évolution du marché. Restera-t-il encore beaucoup de PC avec des disques mécaniques dans 2 ans ?

Nous reviendrons sur ceci lors du prochain Briefing en juin

Teams : quelques nouveautés interessante à venir

Si il y a bien une application qui évolue très rapidement chez Microsoft, c’est bien Teams. Dans le flots des nouveautés à venir apportées récemment sur la feuille de route de Teams, voici à notre avis des petites choses assez interessantes :

  • La première est à mon avis une choses pas si simple à implémenter mais ô combien nécessaire lorsque vous mettez en oeuvre des salles d’attentes : Le chat est en cours d’implémentation ! Il arrivera en juin et permettra aux animateurs des réunions de communiquer facilement avec les personnes en salle d’attente, donc avant qu’ils ne rejoignent la réunion. C’est plus simple que de démarrer des conversations à part ou de faire entrer les personnes pour leur dire… que la réunion aura du retard par exemple 🙂
  • A partir du mois de mai, les appareils Teams Rooms compatibles avec Windows 11 commenceront à recevoir la version spécifique au système. Microsoft précise que les appareils incompatibles continueront à être pris en charge par Windows 10 (ouf).
  • Une autre fonctionnalité utile à venir en juillet est la possibilité de modifier son nom avant de rejoindre une réunion, quel que soit le nom configuré à la base. Microsoft explique que cela permettra une « représentation flexible » dans différentes réunions… J’imagine, même si l’éditeur ne communique pas dessus que ceci sera configurable dans l’administration pour interdire au besoin cette fonction. Dans tous les cas, il ne s’agit pas ici de se rendre « anonyme » puisque les données d’identification seront les mêmes. L’idée est par exemple, si on intervient au titre du CSE par exemple et pas dans sa fonction principale de pouvoir l’indiquer au niveau de son nom. Mais pourquoi ne pas indiquer aussi « Perso » dans le cadre de communications hors du cadre de son activité entreprise.

Plus futile à mon avis, mais c’est discutable :

  • La possibilité (comme dans outlook donc) de gérer des réunions hors connexion dans Teams dans l’agenda.
  • la prise en charge de l’affichage vidéo 3×3 par défaut pour les réunions Teams dans Edge et Chrome.
  • la possibilité de fournir et d’afficher des évaluations et des commentaires pour les applications disponibles dans la Teams. Cela devrait permettre aux clients de déterminer plus facilement si une application vaut la peine d’être utilisée ou non, et de laisser des commentaires directement au développeur. Cette fonctionnalité est prévue pour juillet 2023.

Nous reviendrons bien entendu sur tout cela lors d’une session complete sur Teams au prochain Briefing.

Windows 11 pour les entreprises : la mise à jour unifiée arrive.

Si votre entreprise utilise Windows Server Update Services (WSUS) ou Configuration Manager elle devrait recevoir la semaine prochaine un téléchargement de 10 Go qui donnera le coup d’envoi de la plate-forme de mise à jour unifiée (UUP) de Windows 11 version 22H2. Et après le 28 mars, toutes les futures mises à jour locales de Windows 11 version 22H2 suivront l’approche de service UUP.

Microsoft annonce également que les mises à jour mensuelles seront réduites de 30 %, et un seul redémarrage sera nécessaire pour les intégrations de mises à jour de fonctionnalités. Les packs linguistiques et les fonctionnalités à la demande seront conservés lors des mises à jour de fonctionnalités. Très interessant également, Microsoft promet que le nouveau schéma de service UUP permettra de réparer les corruptions dans la mise à jour cumulative combinée en utilisant le contenu stocké sur les points de distribution.

L’UUP existe depuis des années et a surtout été présenté comme un moyen de réduire la taille des mises à jour de Windows. Microsoft vante désormais les autres avantages de l’UUP, décrits ci-dessus. Selon Microsoft, l’UUP sur site facilitera également les mises à jour pour les systèmes Windows « air-gapped » (non connectés à l’internet).

Le téléchargement de 10 Go dans les points de distribution de logiciels des entreprises aura donc lieu le 28 mars via une mise à jour de sécurité que les entreprises ont probablement déjà reçue la semaine dernière (le 14 mars). Le nom et le contenu de la mise à jour de sécurité KB5023706 du 28 mars seront identiques à ceux de la version KB5023706 du 14 mars (à l’exception de la taille du fichier) et elle remplacera donc logiquement cette version. Mais attention, histoire de compliquer un peu la chose, même si la mise à jour de sécurité du 28 mars remplacera celle du 14 mars, Microsoft demande aux entreprises des conserver la version du 14 mars qui est nécessaire pour bénéficier des avantages de l’UUP… Pourquoi faire simple 🙂

Il sera possible de définir des approbations automatiques pour les mises à jour WSUS, via la console d’administration WSUS. Si votre entreprise souhaite utiliser Microsoft Connected Cache avec ces mises à jour de Windows 11 version 22H2, elle doit là encore logiquement s’assurer que WSUS est mis à jour avec la mise à jour KB5003217.

Enfin autre changement, les mises à jour cumulatives seront publiées dans le Microsoft Update Catalog sous la forme d’un fichier MSU uniquement. Microsoft cessera donc à l’avenir de publier des fichiers au format CAB pour ces mises à jour.

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