Un marquage pour les contenus créés avec de l’IA

Faire de la couture en armure ce n’est pas si facile pour ce soldat… (image générée avec Bing Creator)

En mars, elle avait officiellement dévoilé Bing Image Creator, qui permet aux utilisateurs de créer des œuvres d’art à l’aide de quelques invites textuelles. En avril, elle a lancé l’aperçu public de Microsoft Designer, qui permet aux utilisateurs de créer un projet tel qu’un article de blog, un site web là encore encore à l’aide d’invites textuelles et de son modèle d’IA. A ce jour, Bing Image Creator a géré plus de 200 millions d’images et prend en charge plus de 100 langues différentes.

Ce n’est une surprise pour personne, on craint que les outils de création artistique basés sur l’IA ne soient utilisés par des groupes hostiles, voire par des pays, pour diffuser des informations erronées. Face à la multiplication des images et des vidéos de ce type deux approches s’opposent souvent : interdire les usages en tentant de bloquer les avancées de l’IA ou développer des technologies pour attester la véracité d’un contenu. Sans surprise, Microsoft penche pour la seconde solution.

Ainsi l’éditeur à annoncé qu’il ajouterait bientôt une fonctionnalité qui permettra à quiconque de voir si une œuvre d’art ou un clip vidéo a été créé par l’IA dans Bing Image Creator et Microsoft Designer. La technologie utilisée mettra en oeuvre des méthodes cryptographiques pour marquer et signer le contenu généré par l’IA avec des métadonnées sur son origine. Ce n’est pas la première fois que Microsoft s’attaque à ce problème. Elle avait co-fondée le projet Origin (avec le MIT et des journaux américains) et l’organisme de normalisation Coalition for Content Provenance and Authenticity (C2PA).

Selon l’éditeur cette fonctionnalité sera utilisée pour les principaux formats d’images et de vidéos dans le cadre de ses deux programmes de création de contenu par l’IA. Cependant, Microsoft n’a pas annoncé quels formats seraient pris en charge par les métadonnées. Elle n’a pas non plus donné de date précise pour l’ajout de cette fonctionnalité, mais uniquement : « dans les mois à venir »…

Google travaille de son coté aussi sur ce problème pour les contenus générés par ses IA. L’éditeur met aussi, sans surprise, son moteur de recherche d’image pour trouver la première apparition de cette dernier sur le Web : souvent simple et très efficace pour déjouer dès maintenant les pièges.

On en sait un peu plus sur Teams 2.0 (et ce n’est pas rassurant…)

Nous vous en parlions sur le blog, fin mars, Microsoft a lancé une nouvelle version de Microsoft Teams (dite 2.0) pour les utilisateurs de Windows en preview public. La principale caractéristique de la nouvelle version de Teams est pour rappel l’utilisation du nouveau moteur de rendu HTML de Microsoft (Edge) qui permet une performance beaucoup plus rapide que celle de la version classique actuelle. Microsoft affirme que la nouvelle version de Teams se lance deux fois plus vite et que les utilisateurs peuvent également se joindre à des réunions deux fois plus rapidement. La nouvelle version de Teams utilise également jusqu’à 50 % de mémoire en moins que la version actuelle et occupe 70 % d’espace de stockage en moins.

Lors d’une interview pour le nouveau podcast UnplugIT, Anupam Pattnaik, chef de produit de Microsoft pour la version 2 de Teams, a déclaré qu’elle deviendrait la version par défaut pour les utilisateurs de Windows dans le courant de l’année 2023 sans plus de précision. Car beaucoup de problèmes subsistent pour en faire la version par défaut :

  1. Actuellement elle ne dispose pas des mêmes fonctions que la version actuelle et en particulier elle n’intégre pas les nouveautés (Avatars, Premium,…) mais aussi des fonctions présentes depuis longtemps telle que les salles de sous-commission. Il faut donc atteindre le même niveau fonctionnel avant d’imaginer de passer en V2 pour tout le monde.
  2. Très embêtant également : elle n’est disponible que pour Windows ! et donc pas multi-plateforme (Mac, Web, Mobile), la faute à la non dispo actuelle du moteur de rendu HTML Edge sur ces versions… Microsoft annonce une dispo néanmoins au cours de l’année.
  3. Cette version n’est actuellement pas disponible pour clients de Microsoft dans les secteurs de l’éducation et de l’administration là encore cela devrait arriver cette année sans plus de précision…

Parmi les autres nouveautés très appréciable de cette nouvelle version de Teams, citons la possibilité pour les utilisateurs de se connecter avec des comptes et des organisations différents. Mais visiblement ce n’est donc pas encore pour tout de suite, et les annonces quasi quotidiennes de nouveautés qui continuent d’arriver sur la version « classique » laisse penser que les deux versions risquent bien de cohabiter pendant assez longtemps… Pas génial.

Nous aborderons bien entendu ce sujet lors du prochain Briefing.

Les comptes rendus intelligents arrivent dans Teams Premium

Nous vous en parlions sur le Blog, Microsoft avait lancé son service Teams Premium au début de l’année pour les entreprises. Aujourd’hui, annonce une nouvelle fonctionnalité dans le cadre des abonnements Premium. Le récapitulatif intelligent des réunions, largement basé sur l’IA et intégré à ce que Microsoft présentait il y a peu comme « Copilot pour Teams » il pourrait s’avérer utile pour les personnes qui manquent une réunion en ligne, ou pour ceux qui y assistent mais qui souhaitent avoir une bonne vue d’ensemble de ce qui a été discuté. Encore faut-il que les performances soient au rendez-vous… Nous avions vu, il y a 4 ans maintenant, ce type de démonstrations chez BlueJean dans leurs équipes de développement à San Francisco et… c’était très largement perfectible. Mais c’était avant l’arrivé massive des IA génératives, alors tout peut changer, à tester donc.

Dans un billet de blog, Microsoft indique que ses études montrent que :

 » 56 % des participants aux réunions Teams affirment qu’il leur a été difficile de résumer ce qui s’est passé au cours de l’événement. 55 % des utilisateurs déclarent qu’ils ne savent pas exactement ce qu’il faut faire à la suite d’une réunion. »

Le compte rendu intelligent des meetings s’appuie sur l’IA pour fournir automatiquement une vue d’ensemble de la réunion, avec pour objectif d’aider les utilisateurs à gagner du temps pour rattraper leur retard et coordonner les prochaines étapes. Dans un nouvel onglet « Recap » du calendrier et du chat Teams, les utilisateurs trouveront des informations alimentées par l’IA donc, telles que :

  • des notes de réunion générées automatiquement,
  • des tâches recommandées
  • et des mises en évidence personnalisées pour aider les utilisateurs à trouver rapidement les informations les plus importantes…
  • les marqueurs temporels personnalisés : qui indiquent à chaque utilisateur quand son nom a été mentionné, quand il est entré et sorti de la réunion, et quand un écran a été partagé.
  • des marqueurs de chronologie pour les orateurs qui indiquent quand chaque personne de la réunion a pris la parole, ce qui permet de revenir en arrière et de voir exactement à quel moment cela s’est produit.

En plus de cela cet onglet fournira l’accès à l’enregistrement de la réunion, ainsi que des notes de réunion collaboratives co-créées, la transcription de la réunion et le contenu partagé. Si ceci a été créé en cours de réunion bien entendu.

Une petite vidéo ci-dessous qui résume tout cela :


Pour l’instant, ces fonctions de comptes rendus intelligents ne sont disponible qu’en anglais, mais devraient arriver en français en 2023, sans plus de précision. A tester donc. Nous en reparlerons lors du prochain Briefing Calipia qui commence dans 15 jours ! il est encore temps de vous y inscrire 🙂

Microsoft s’associe à Intel pour concevoir une puce rivalisant avec les Mx d’Apple

Il y a plusieurs domaines de calcul où les puces Mx d’Apple rivalisent avantageusement avec les processeur Intel, en particulier le rapport puissance/consommation bien sur, le fonctionnement cohérent entre processeur et OS mais aussi l’intégration d’unité de calcul dédié à l’IA (NPU). Autant de raisons pour que le fondeur Intel et Microsoft unissent leurs forces.

Ainsi pour stimuler le développement de l’intelligence artificielle (IA) sur les PC Windows 11. Les deux entreprises ont pour objectif d’offrir aux utilisateurs de PC de nouvelles fonctions et capacités basées sur l’IA, afin de rendre ses machines plus performantes et plus abordables.

Lors de la conférence Build 2023 Intel a présenté les prochains processeurs Meteor Lake pour PC, en mettant en avant leur architecture et les puissantes capacités d’IA qu’ils offrent. Cette collaboration pose un jalon important dans l’évolution de la coopération entre les deux entreprises dans une puce qui pourrait être spécifique à Windows. Les linuxiens et autres vont sans doute hurler, mais c’est tout de meme une tendance de fond : les puces Apple ne fonctionnent qu’avec un OS Apple (iOS ou MacOS), les puces Google qu’avec un OS Google… Alors qu’Intel face un peu de spécifique pour Microsoft, pourquoi pas. Cela permet également pour l’éditeur de trouver une alternative crédible à l’alliance qu’il avait lancé avec Qualcomm pour ses éditions Windows ARM qui connaissent toujours le même franc succès (c’est de l’humour…)

La dernière plateforme PC d’Intel introduit un design de SoC IA avec NPU. Cette conception permet d’optimiser les performances pertinentes tout en réduisant la consommation d’énergie. Selon Intel, les accélérateurs d’IA de Meteor Lake sur le CPU et le GPU offrent des performances améliorées pour l’exécution efficace des modèles d’IA, permettant :

  • L’utilisation d’outils de développement, y compris le support du Runtime ONNX activé par OpenVino-EP et DirectML-EP.
  • Apprentissage automatique plus efficace sur WinML/DirectML pour l’accélération des VPU et GPU neuronaux.

Pour illustrer ceci, Intel et Microsoft on fait une démonstration des bénéfices de cette combinaison Puce + OS avec Adobe Premiere Pro : avec le recadrage automatique et la détection de montage de scène très sympa.

Réglages des paramètres de sous-titres dans Teams

Microsoft ajoute un moyen de modifier l’apparence des sous-titres dans les réunions Microsoft Teams et cette fonction est désormais déployée dans la preview publique. Un nouveau panneau de configuration permet de personnaliser la couleur et la taille de la police, d’augmenter le nombre de lignes affichées et surtout de modifier le positionnement de ces derniers dans la fenêtre des réunions. Pas idiot, on retrouve également la possibilité de faire défiler les sous-titres les plus récents.

Si vous êtes dans l’aperçu public de Teams, vous pouvez commencer à utiliser cette fonctionnalité. Tout d’abord, rejoignez une réunion en ligne, cliquez sur « les options »Autres », puis sur l’option Langue et parole, et enfin sur la sélection Activer les sous-titres en direct.

Enfin, vous pouvez cliquer sur l’icône de l’engrenage des paramètres en bas de l’écran de la boîte de sous-titres et sélectionner Paramètres des sous-titres pour commencer à personnaliser. Cette fonctionnalité n’est disponible que dans l’aperçu public de Teams pour les clients Windows et Mac, et on ne sait pas encore quand elle sera disponible hors de la preview.

Microsoft Teams a reçu, la semaine dernière, pas mal de nouveautés (nous y reviendrons au Briefing Calipia). Microsoft a ajouté la nouvelle fonctionnalité Avatars pour tous les utilisateurs de Teams, qui permet aux participants à une réunion d’apparaître à l’écran sous la forme d’un avatar en 3D, nous vous en parlions avec une démo sur le Blog. La version preview publique de Teams a également ajouté un moyen d’exécuter la nouvelle application « Polls » dans les réunions par canal afin que les administrateurs de réunion puissent avoir plus d’interaction avec les participants.

Gouvernance de l’IA : Un peu de lecture pour ce week end :)

L’utilisation des IA, en particulier avec l’arrivée des IA Génératives déchaine les passions, et comme d’habitude, dès lors qu’une nouveauté majeure arrive, les inquiétudes naissent. Rappelez-vous l’arrivée du Cloud, les inquiétudes sur les emplois, les données, etc. Encore plus loin, avec l’arrivée des moteurs de recherche : beaucoup d’établissements scolaires en interdisaient l’usage et dans les entreprises on craignait (parfois à juste titre…) qu’envoyer une requêtes sur Google renseignerait ce dernier et nos concurrents sur nos besoins, avec des divulgations possibles d’informations confidentielles. Pas si loin des éléments entendus sur ChatGPT finalement.

A lire la presse qui en fait depuis des semaines ses gros titres, certaines personnes pensent ces IA vont priver les humains d’emplois et d’autres que l’IA pourrait être utilisée à des fins hostiles par des individus, des groupes, voire des nations. Autant d’éléments qui ne sont pas faux à des degrés divers.

En cette fin de semaine, Microsoft a annoncé la publication d’un nouveau rapport intitulé Governing AI : A Blueprint for the Future (Gouverner l’IA : un plan d’action pour l’avenir), qui contient ses propres propositions sur la manière dont les entreprises et les gouvernements devraient contrôler l’IA.

Le président de Microsoft, Brad Smith, a rédigé l’avant-propos du rapport, qui résume ses objectifs. Le rapport comporte cinq points spécifiques qui, selon Microsoft, devraient être mis en œuvre pour rendre l’IA plus sûre et plus accessible au public.

  1. Mettre en œuvre et développer de nouveaux cadres de sécurité de l’IA dirigés par les gouvernements : Selon Brad Smith, ces cadres sont déjà proposés par l’Institut national américain des normes et de la technologie.
  2. Exiger des freins de sécurité efficaces pour les systèmes d’IA qui contrôlent les infrastructures critiques : Selon Brad Smith, « ces systèmes à sécurité intégrée feraient partie d’une approche globale de la sécurité des systèmes qui garderait à l’esprit une surveillance humaine efficace, la résilience et la robustesse ».
  3. Élaborer un vaste cadre juridique et réglementaire fondé sur l’architecture technologique de l’IA : Brad Smith affirme que de nouvelles lois et réglementations, fondées sur les lois existantes, seront nécessaires pour régir l’IA, y compris la création d’une nouvelle agence gouvernementale chargée de réglementer l’intelligence artificielle.
  4. Promouvoir la transparence et garantir l’accès des universitaires et des organisations à but non lucratif à l’IA : Microsoft publiera un rapport annuel sur ses efforts de transparence en matière d’IA et que de nouveaux efforts doivent être déployés pour étendre la recherche sur l’IA aux universitaires et aux organisations à but non lucratif.
  5. Rechercher de nouveaux partenariats public-privé afin d’utiliser l’IA comme un outil efficace pour relever les défis sociétaux inévitables qui accompagnent les nouvelles technologies : « Un travail important est maintenant nécessaire pour utiliser l’IA afin de protéger la démocratie et les droits fondamentaux, de fournir un large accès aux compétences en IA qui favoriseront une croissance inclusive, et d’utiliser le pouvoir de l’IA pour faire avancer les besoins de durabilité de la planète.« 

Alors, pourquoi pas profiter de ce (long) week end pour lire ce document Microsoft 🙂

Nous reviendrons également sur tout ceci lors du prochain Briefing avec une session dédiée aux IA génératives.

Microsoft 365 Defender déjoue automatiquement les attaques « man-in-the-middle »

Microsoft 365 Defender peut désormais détecter et interrompre automatiquement les attaques de type « man-in-the-middle » (AiTM). Pour rappel, ces attaques peuvent consister en une tentative d’hameçonnage qui détourne la victime vers un site contrôlé par l’attaquant pour intercepter les informations d’identification et les cookies de session et contourner l’authentification multifactorielle. La tentative d’hameçonnage peut être le prélude à d’autres attaques, telles que la fraude par compromission du courrier électronique d’entreprise.

Dans de tels cas, Microsoft affirme que la protection dans Microsoft 365 Defender, qui fait partie de sa capacité d’interruption automatique des attaques, est capable de détecter l’attaque avec un niveau de confiance élevé. Elle prendra automatiquement certaines mesures, telles que la désactivation d’un compte compromis et la révocation des cookies de session qui on été volés. L’idée, vous l’avez compris est de bloquer l’attaquant à un stade précoce. Pendant ce temps, l’équipe sécurité pourra enquêter, prendre des mesures correctives et le cas échéant, remettre en ligne des actifs. C’est ce qu’explique Microsoft dans ce document sur la fonction d’interruption automatique des attaques.

Alors attention, question licences, cette fonctionnalité de Microsoft 365 Defender est plutôt assez exigeante 😉 elle nécessite spécifiquement une licence pour Microsoft Defender for Endpoint, Microsoft Defender for Identity, Microsoft Defender for Cloud Apps et Defender for Office 365 Plan 2, ainsi qu’une licence Microsoft 365 de type E5 (ouf !) c’est ce que précise Microsoft dans ce document.

Phone Link pour iPhone arrive… et c’est décevant

Il y a plusieurs semaines, Microsoft a commencé à déployer Phone Link pour iOS, permettant ainsi aux utilisateurs d’iPhones d’utiliser des fonctions d’échanges directement depuis leur poste Windows 11 un peu à la manière de ce qu’offre Apple en natif entre un Mac et un iPhone avec « Continuité »… Si vous attendez depuis longtemps Phone Link pour iOS, bonne nouvelle : la mise à jour est désormais disponible pour tous les utilisateurs de Windows 11. Mais ce sera la seule bonne nouvelle… Car le système offert par Microsoft est pour le moins décevant. Ceci sans aucun doute du aussi à la politique restrictive d’Apple en la matière qui se réserve de type d’usages pour son écosystème, soit mais dans ce cas pourquoi proposer une telle fonction ?

Ce qu’offre Phone Link pour iOS est minime par rapport à ce dont disposent les utilisateurs d’Android depuis un poste Windows 11. Vous pouvez passer et recevoir des appels (y compris FaceTime Audio), afficher des notifications et envoyer des SMS ou iMessage. Bien que cette dernière option puisse sembler très intéressante, iMessage pour Windows via Phone Link est pour le moins limité et ne prend pas en charge les médias, les discussions de groupe, les messages vocaux et les autres avantages de la messagerie d’Apple. lors oui c’est mieux que rien… mais terriblement décevant, d’autant plus que la stabilité du système est sans doute à revoir.

Microsoft, compte tenue des parts de marchés de l’iPhone au US devait sans aucun doute offrir quelque chose (ces dernières sont de l’ordre de 50 % , voir beaucoup beaucoup plus chez les employés de Microsoft Corp :)) Ne serais-ce que pour éviter que les utilisateurs d’iPhone ne soient de plus en plus tentés par l’expérience Mac… Mais autant dire qu’ici Phone Link pour iOS est vraiment très en deçà des attentes, on préfèrera pour faire des échanges (même si l’usage en est différent) l’excellente fonction de partage d’Edge (sur iOS aussi)…

Si l’expérience vous tente néanmoins, vous pouvez coupler votre iPhone avec Phone Link en téléchargeant la dernière version de l’application sur le Microsoft Store. Ensuite, scannez le code QR qui s’affiche à l’écran et suivez les instructions d’intégration. Microsoft propose également des instructions détaillées, étape par étape, que vous pouvez consulter sur le site officiel.

Nous reparlerons de ces fonctions et d’Edge en particulier lors du prochain Briefing.

Comment faire grossir le Store Microsoft ?

Si vous êtes allés faire un tour sur le Microsoft Store récemment et qui vous pris l’idée de comparer ceci à l’App Store ou au Google Play, vous avez sans doute été consterné devant le peu de nouvelles activités présentes… Rassurez-vous (ou pas) Microsoft est conscient du problème et il ne date pas d’hier. Alors à l’occasion de sa grande messe développeurs mardi soir, la Build, l’éditeur a annoncé plusieurs choses pour faire… ce qui apparait comme « du remplissage ».

La certification des applications Win32 sera simplifiée ou comment remplir le store « des vieilles » apps 🙂

Ce n’est pas nouveau, le Microsoft Store prend également en charge les programmes Win32 « classiques ». Pour ceux qui développent et maintiennent des projets Win32, Microsoft a annoncé une série de tests de certification qui peuvent être exécutés hors ligne. Elle fournira également des conseils utiles pour résoudre les problèmes de certification susceptibles d’empêcher l’application d’atterrir dans le Microsoft Store. Selon Microsoft, cette nouvelle suite de tests donnera aux développeurs plus de chances de réussir leur inscription dans le Microsoft Store et réduira de moitié le délai de certification. En savoir plus sur les nouveaux outils de certification ici.

La soumission d’applications Android pour Windows 11 est désormais disponible pour tous

Les développeurs d’applications Android peuvent désormais soumettre leurs projets pour une distribution sur les appareils Windows 11 sans restriction et atteindre plus de clients en publiant leurs jeux ou applications dans l’Amazon Appstore pour rappel. Les applications approuvées fonctionneront sur les appareils Windows 11 compatibles à l’aide du sous-système Windows pour Android, qui est basé pour rappel sur Android 13.

Microsoft recommande aux développeurs Android de préparer leurs applications pour une expérience de test et de publication fluide en consultant les ressources pour développeurs disponibles qui expliquent en détail comment une application doit gérer le redimensionnement de la fenêtre et mettre en œuvre le mappage d’entrée natif dans le nouveau facteur de forme.

Enfin (c’est à notre avis le point le plus interessant de ces annonces) : de nouvelles fonctionnalités pour les applications web progressives (PWA)

Microsoft ré-affirme que les applications web progressives restent une priorité absolue pour l’entreprise, et a donc préparé plusieurs améliorations notables pour améliorer l’expérience des développeurs et des utilisateurs. L’éditeur n’a guère le choix dans sa stratégie si il veut penser un peu sur le développement des applications mobiles qui sont le coeur des développements depuis de nombreuses années et se concentrent sur iOS et Android…

Les PWA publiées dans le Microsoft Store prendront bientôt en charge les API Digital Goods qui permettent les achats in-app et rationalisent le paiement. En outre, Microsoft souhaite toucher davantage d’utilisateurs grâce à la prise en charge des widgets Windows et des applications web dans la barre latérale d’Edge.

Les développeurs peuvent en apprendre davantage sur la création et la publication d’applications web modernes, riches en fonctionnalités et progressives à l’aide de Pwabuilder, le projet open-source de Microsoft guidé par la communauté (mais dont l’évolution n’est pas « manisfeste » (les initiés comprendront ce petit humour geek :))

Nouvelles fonctions très interessantes pour l’ambitieux Microsoft Syntex

Microsoft lançait l’automne dernier, Microsoft Syntex : un ensemble de services de gestion de contenu dans le Cloud alimentés par de l’IA. Nous vous en parlions encore dernièrement sur le blog et ceci fera l’objet d’une session au prochain Briefing.

Lors de la deuxième journée de sa conférence développeurs Build, Microsoft a annoncé de nouveaux plugins Syntex pour Microsoft 365 et des services de dépôts de documents. Mais aussi deux nouvelles fonctionnalités Syntex eSignature et Projet Archimedes. Regardons ce qu’apportent ces nouveautés :

1. Les plugins Syntex pour Microsoft 365 Copilot

Ces derniers permettent d’intègrer les actions et les fonctions Syntex dans les futures options Copilot en mettant à disposition des fonctions de gestion de contenu pour sécuriser, ancrer et traiter les informations clés de l’entreprise. Objectif aussi : faciliter le traitement des documents alimenté par l’IA, comme la classification, l’assemblage de contenu et la signature électronique dans Copilot. Microsoft précise que ceci sera valable pour Teams, Word, Outlook, SharePoint, OneNote, etc. Dans word par exemple Copilot sera en mesure d’invoquer le traitement des documents Syntex pour classer automatiquement les documents à l’aide des métadonnées extraites et des politiques de sécurité. Vous pourrez également demander des signatures électroniques par l’intermédiaire de Copilot. Nous donnerons d’autres exemples lors du Briefing Calipia.

2. Plugins de services de dépôts de documents

Contrairement au stockage de fichiers de base, les services de dépôt Syntex offrent aux développeurs des API d’accès aux fonctions du backend de gestion de contenu de Microsoft 365 : versionnage, partage, recherche, sécurité, conformité, etc. Et ceci donc sans avoir besoin de passer systématiquement par les interfaces de SharePoint et Teams. Ces fonctions intéresserons particulièrement les éditeurs logiciels désirant tirer parti des fonctions de Syntex dans leur application.

Pour illustrer ceci, Microsoft a mis une avant son partenaire de longue date AvePoint qui a construit une nouvelle version de son application AvePoint Confide entièrement architecturée autour des services de dépôt Microsoft Syntex permettant de mettre en oeuvre des services de partages documentaires à la volée. Autre exemple pris, la société BDO, fournisseur mondial de services fiscaux, d’audit et de conseil, est en train de réarchitecturer une application de portail orientée client avec les services de référentiel Syntex pour une couche de document universelle évolutive qui tire parti des solutions intégrées de sécurité et de gouvernance de Microsoft 365.

3. Syntex eSignature

Objectif ici : envoyer des demandes de signature électronique à l’aide de Syntex eSignature tandis que le contenu reste dans Microsoft 365 pendant qu’il est révisé, signé et post-signé en tant qu’enregistrement. Nous reviendrons sur ces fonctions avec des démos lors du Briefing.

4. Projet Archimede

Composante à destination des analystes. Il fournit des analyses de big data sur contenu OneDrive et SharePoint à l’échelle de l’entreprise, afin également de synthétiser les éléments liés à la sécurité des documents partagés. Il permet la création de rapports, tableaux de bord, etc.

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