Viva Engage : un Facebook Workplace chez Microsoft

Microsoft a annoncé hier son nouveau produit de réseau social, très largement inspiré de Facebook et intégré à Teams : Viva Engage. Logiquement l’entreprise propose de fonctionner de pair avec Yammer en intégrant le contenu de la plateforme, avant sans doute de le remplacer ?

Microsoft avait acheté la plateforme de réseau social d’entreprise Yammer il y a 10 ans, dans le but d’aider les employés à se connecter et à se socialiser. Aujourd’hui, Microsoft a créé son propre produit de réseau social, en s’inspirant, pour ne pas dire plus, de Facebook. L’entreprise reprend tous les visuels de son concurrent, si bien qu’au premier coup d’œil, on a l’impression de se trouver réellement sur Facebook.

À l’instar de Facebook et d’Instagram, Viva Engage comportera une section « stories » qui présentera des messages, des images, des vidéos et d’autres contenus. Selon Microsoft, la nouvelle plateforme fonctionnera également avec Yammer.

Bonne nouvelle pour ceux qui sont déjà engagé dans Yammer : Viva Engage continuera à afficher le même réseau, le même flux d’accueil et les mêmes communautés que l’on a aujourd’hui dans Yammer. Tout le contenu créé dans Yammer.com ou sur le mobile – y compris les conversations , les posts de scénarios et les Stories – sera visible dans Viva Engage. De même, le contenu créé dans Engage apparaîtra dans les expériences natives de Yammer.

La plateforme devra commencer à être disponible à la fin du mois d’août en remplacement de l’application Communities de Teams.

Pour ceux qui hésitent actuellement de mettre en oeuvre Yammer, il est notre avis urgent d’attendre, histoire de na pas commencer à déployer une technologie qui risque bien d’être rapidement obsolète, tant l’intégration native à Teams est importante pour les expériences utilisateurs à venir, le gros plus de Viva Engage.

IA : Microsoft restreint l’usage de certains de ces outils

Suivant les traces de Google, Microsoft arrête la vente de technologies de lecture des émotions. L’entreprise limitera également l’accès à la technologie de reconnaissance faciale.

Que se passera-t-il pour les clients utilisant ces technologies, ou encore les applications comme la très impressionnante (et gratuite) application Microsoft Seeing AI disponible sur iOS ? Les clients existants n’auront qu’un an avant de perdre l’accès à Azure Face, un ensemble d’outils d’intelligence artificielle qui tentent de déduire les émotions, le sexe, l’âge, le sourire, la pilosité faciale, les cheveux et le maquillage. Logiquement l’app Seeing AI verra donc ses fonctions largement amputées et perdra de son intérêt face à ce qui existe déjà en standard sour iOS 15 aujourd’hui et iOS 16 demain en matière d’accessibilité (Nous avons détaillé ces fonctions lors du dernier Briefing Calipia ce mois).

Sarah Bird, chef de produit principal de l’unité Azure AI de Microsoft, donne une explication à ces suppressions :

Ces technologies ont soulevé d’importantes questions concernant la vie privée, l’absence de consensus sur la définition des « émotions » et l’incapacité à généraliser le lien entre l’expression faciale et l’état émotionnel à travers les cas d’utilisation, les régions et les données démographiques.

En cause donc le fait que la détection d’émotions se serait pas scientifiquement démontrée, même si cela semble correspondre à l’analyse humaine dans la majorité des cas. Les erreurs seraient néanmoins très fréquentes. Il est possible que la société n’ait pas été en mesure de perfectionner les algorithmes qui devinent l’état émotionnel d’une personne sur la base d’une image et qu’elle jette alors l’éponge sur ceci, ou qu’elle désire se mettre à l’abri de nouvelles règles et réglementations relatives à l’utilisation de ces outils aux USA (comme chez nous d’ailleurs…).

Outre l’arrêt de la vente des technologies de lecture des émotions, Microsoft met également un terme à l’accès illimité à ses technologies faciales. L’entreprise a indiqué que les clients qui utilisent ses technologies de reconnaissance faciale doivent obtenir une autorisation préalable. Toutefois, on ne sait pas si Microsoft impose des restrictions supplémentaires ou si elle demande simplement aux entreprises de signer une clause de non-responsabilité l’exonérant de toute sanction juridique en cas d’utilisation abusive. Pour l’instant, Microsoft s’est contenté de demander à ses clients « d’éviter les situations qui portent atteinte à la vie privée ou dans lesquelles la technologie pourrait poser problème ».

En plus de tout cela, Microsoft impose également certaines restrictions à sa fonction Custom Neural Voice, qui permet aux clients de créer des voix d’IA à partir d’enregistrements de personnes réelles.

En attendant (redoutant ?) une plus forte régulation, les entreprises de la tech se lancent donc dans de l’autorégulation. Une manière d’éviter des restrictions plus importantes des états ?

Microsoft achète Miburo pour muscler ses capacités de lutte contre les cyberattaques venant de puissances étrangères

source : miburo.com

Après le rachat annoncé de Mandiant par Google, Microsoft investit également sur une entreprise spécialisée du secteur : Miburo. L’entreprise basée à New-York est specialisée dans  » l’analyse et de recherche sur les cybermenaces, spécialisée dans la détection et la réponse aux opérations de puissances étrangères ». En ces périodes de réactivation de conflits, la lutte contre les cyber menaces issues de puissances étrangères est devenue une priorité. Miburo indique sur son site web être capable d’identifier et d’attribuer des menaces en 16 langues.

Le communiqué de Microsoft ne présente pas d’infos plus précises (montant du rachat, calendrier de réalisation …), mais précise que Miburo va rejoindre le groupe Microsoft Customer Security & Trust, et complètera son offre actuelle de surveillance et d’analyse des menaces (Threat Analysis).

Microsoft Teams : l’IA au secours des problèmes audio

source : Microsoft

Microsoft s’est attelé depuis plusieurs années à l’amélioration du signal audio dans ses solutions de visioconférence, investissant dans des solutions de traitement du signal assez classique, mais aussi dans l’utilisation de l’IA. Malgré tout, si nous constatons tous les jours les améliorations de qualité, restent encore des problèmes d’écho ou de bruits parasites dans certains cas. C’est pour apporter une réponse à ces cas persistant que Microsoft vient d’annoncer une série d’améliorations en particulier concernant la suppression de l’écho, de la réverbération et un meilleur support d’une audio « full duplex ». Aujourd’hui, les échanges audio ne permettent pas vraiment à une personne d’interrompre celle qui est en train de parler, on doit écouter ou parler… Avec les modifications annoncées, Microsoft promet une expérience utilisateur plus proche de la réalité des échanges en face à face, avec une capacité d’interruption sans nuire à la qualité de l’échange.

Ces capacités sont en cours de déploiement sur Windows et MacOS. Pour les plateformes mobiles c’est, selon Microsoft, pour « bientôt ».

Restructuration de l’équipe Metavers de Microsoft

Alex Kipman, acteur historique chez Microsoft (entreprise qu’il a rejoint en 2001) autour des techno telles que Kinect, Hololens et patron de l’équipe Metavers de l’entreprise (Hololens, Mesh …) va quitter l’entreprise. Ce départ se situe à la fois dans le contexte des incertitudes autour d’Hololens, en particulier liées aux difficultés rencontrées sur le marché de La Défense américaine(voir ici et ), ainsi que suite à des rumeurs concernant de nombreuses plaintes de comportements inappropriés d’Alex Kipman vis à vis de collaboratrices Microsoft.

Le départ d’Alex Kipman engendrerait une réorganisation de son équipe, avec un partage en 2 :

  • Le groupe « Mixed Reality Hardware » de Microsoft rejoindrait l’organisation « Windows & Devices ».
  • Le groupe « Présence et collaboration en réalité mixte » serait intégré à l’organisation Microsoft Teams.

Si cette nouvelle organisation se confirme, elle mettra fin à un chapitre d’intégration logiciel + matériel pour les solutions Metavers de Microsoft, et elle consacrera le retour à une organisation plus classique chez Microsoft, avec les 2 piliers Windows et Teams qui se partageront la dépouille. Concernant Teams, ce ne sera qu’une demie-surprise après les précédentes annonces d’intégration de Teams et Mesh.

Identification via des tiers : France Identité bientôt disponible pour tous et pourquoi c’est très interessant à mon avis…

Nous connaissons tous les identifications via des tiers de confiance, le fameuses propositions « se connecter avec Facebook », mais aussi Google largement disponibles sur les sites web et applications mobiles évitant ainsi à l’utilisateur de créer un n ème compte, identifiant et mot de passe. Bénéfice également pour les concepteurs des applications en question : ne pas avoir à gérer ces identifiants et les problématiques de pertes associés. Donc en gros cela profite à tout le monde… Oui mais, un des gros (très gros en fait) problème est que ces « tiers de confiance » sont Facebook (pardon Meta) et Google qui en profitent (c’est le business model de ces services) pour enregistrer le fait qu’à telle heure vous vous êtes connectés sur telle application, avec tel appareil et depuis tel lieu… Autant d’informations personnelles qui iront enrichir leur connaissances, déjà bien (trop) riche.

Alors oui dès lors que l’on aborde le terrain du traitement des données personnelles avec Google et Facebook, on se confronte toujours à des personnes qui pensent que :

« Ce n’est pas grave, je n’ai rien à cacher », « De toutes façons ils savent déjà tout sur moi », « Je suis qu’une goutte d’eau dans l’océan de leur utilisateurs », « Pas grave si ils me proposent ensuite de la pub pour acheter une nouvelle machine à laver, et au contraire, c’est bien vu si je suis en train d’en chercher une »…

Je vous fait un petit florilège ici, mais la liste pourrait-être bien plus longue 🙂

Le problème c’est que cela ne se limite pas à de la publicité, les données peuvent être utilisées pour vous influencer sur d’autres choses, disons plus politique. Pas convaincu ? Allez voir ce qui s’est passé aux USA avec l’élection de Trump, ou moins loin, en Grande Bretagne avec le vote sur le Brexit, manipulations étrangères (Russes) sans doute, mais on sait surtout de qui elles avaient obtenu les listes de personnes ciblées…

Comment ? Imaginez simplement vous connecter sur un site de pétitions en ligne avec une authentification tiers via Facebook par exemple. En fonction de la pétition en cours et son sujet, si il est politique, pas très difficile alors pour la firme de Menlo Park d’avoir une bonne idée sur vos opinions. Et non nous ne sommes pas plus protégé là dessus en France et en Europe avec le RGPD dont le domaine d’application n’a pas grand chose à voir. Accepter d’utiliser cette authentification tiers c’est en accepter le business model.

Alors oui il existe d’autres services d’authentification tiers plus respectueux de la vie privée, comme ceux de Microsoft (mais beaucoup moins populaire) ou celui l’Apple (de plus en plus populaire, mais destiné aux seuls processeurs de matériels Apple). Avec « France Connect » nous disposons d’un service géré par l’état (dont au passage cela fait parti des missions régalienne) qui gère notre identité numérique, bonne nouvelle donc… mais pour un nombre ultra réduit de sites :les impôts, la sécu, etc.

Sans se faire trop d’illusions tout de même, cela pourrait changer demain avec l’application France identité et la carte d’identité numérique (disponible depuis aout 2021) notre identifiant unique (celui de notre carte) pourrait être utilisé à la fois dans le monde virtuel (via France Connect donc) mais aussi dans le monde réel en présentant simplement notre téléphone. cela permettrait ainsi que faire de la divulgation sélective des informations comme fournir la preuve que nous sommes majeur sans donner notre date de naissance par exemple. Et tout ceci sans mot de passe. Fonctions mise en avant par les identités numériques distribuées, nous vous en parlions ici même. Attention ici France Identité ne s’appuie pas (encore ?) sur le mécanisme faisant appel à la Blockchain, mais se serait à l’étude.

Alors que l’application était disponible en beta depuis fin mai pour Android, on apprend hier soir qu’Apple à fait le nécessaire dans iOS 16 pour permettre aux équipes de France Identité de proposer prochainement la beta pour iOS également.

Alors, si vous avez une nouvelle carte d’identité (celle au format carte de crédit avec la puce), vous pourrez bientôt (la première liste de beta testeurs est complète) demander de faire parti du beta test (pour Android et très prochainement pour iOS donc).

Pour des considérations plus « entreprise » nous avons une session dédiée à la gestion des identités lors du Briefing Calipia en cours (il reste des places pour la session de Paris et la session en ligne des 21 et 23 juin prochain)

Les CAPTCHAs seront bientôt inutiles

Nous connaissons tous les Captchas, cette petite fenêtre qui vous pose des questions afin de valider que vous êtes bien un humain (ou un robot particulièrement doué :)). Le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers nuisent à la navigation et à l’interactivité sur les différents sites.

Cloudflare a annoncé il y a quelques temps déjà, une nouvelle technologie appelée « jetons d’accès privés » (PAT ou Private Access Token) qui vous permet de valider l’authenticité de visiteurs humain d’un site web, de manière privée. Les systèmes d’exploitation ajouteront la prise en charge de cette nouvelle technologie. C’est Apple qui proposera ceci en premier comme annoncé par le constructeur cette semaine se sera pour les prochaines versions de macOS et d’iOS.

Cloudflare a souligné plusieurs avantages des PAT, pour les utilisateurs, cela rend l’accès aux sites plus simple à mettre en oeuvre que le mécanismes des CAPTCHAs, pour les développeurs de sites web et d’applications. Cela permet de savoir que l’utilisateur est sur un appareil authentique et une application signée, et pour les clients de Cloudflare, il est simple de commencer à utiliser les PAT car il n’y a pas de configuration nécessaire. Autre avantage non précisé par Cloudflare : cela préserve un peu plus l’anonymat que les CAPTCHAs dont le principal fournisseur n’est autre que Google (il avait racheté la société) qui lui permet actuellement de tracer les usages de ces derniers et donc des sites visités par les utilisateurs… tous les moyens sont bons 🙂

Apple est l’un des premiers grands fournisseurs à annoncer la prise en charge des jetons d’accès privés dans iOS 16, iPadOS 16 et macOS 13. Heureusement, d’autres fournisseurs devraient également annoncer la prise en charge dans un avenir proche, et bien sur en premier lieu Microsoft, reste Google bien sur qui risque de trainer un peu les pieds compte tenu des éléments cités plus haut.

La prochaine version de macOS et d’iOS a été publiée en version bêta pour les développeurs lundi et une version bêta publique est prévue en juillet. La mise à niveau commencera à être proposée (gratuitement) à tout le monde à l’automne comme tous les ans.

Surprise : un nouvel outil de collaboration chez Apple… Une pierre dans le jardin de Miro, Mural, Klaxoon ?

Nous ne l’attendions pas vraiment. Apple a profité de la session d’ouverture de la WWDC lundi soir pour présenter un nouvel outil collaboratif, « Freeform », qui s’inspire visiblement des outils tels que Miro, Mural ou encore le Rennais Klaxoon. Mais difficile dans la courte démonstration de voir si la solution est aussi riche que Miro (solution valorisée à 17 Milliards de dollars tout de même) ou est plus proche de Microsoft Whiteboard… Actuellement je penche plutôt pour cette deuxième option 🙂

Apple présente son outil avant tout pour offrir aux Mac, iPhone et surtout iPad une nouvelle façon de travailler pour les sessions de brainstorming, permettant à plusieurs utilisateurs de collaborer simultanément sur des documents et des fichiers partagés. Avec au programme bien sûr, l’intégration avec FaceTime.

Il sera directement intégré sur macOS Ventura, iOS 16 et iPadOS 16 mais « plus tard cette année ». Aucune information là non plus sur une éventuelle disponibilité sur Windows ou Android. Une différence de poids par rapports aux concurrents y compris Whiteboard. Mais ce n’est néanmoins pas impossible qu’Apple offre cette possibilité dans un futur plus proche ou via le navigateur, comme il l’a fait par exemple pour FaceTime.

Nous avons hâte de mettre la main sur le soft pour évaluer tout ceci. Car même si le spectre fonctionnel est plus réduit que ces illustres concurrents, il gardera sans doute l’avantage d’être parfaitement intégré à l’écosystème et à l’iPad en particulier et d’être « offert », important dans certains endroit (comme l’éducation) ou la machine est assez présente. Donc : petit cailloux dans le jardin des Miro, Mural, Klaxoon, ou grosse pierre ? L’avenir le dira.

Nous reviendrons sur cet outil lors du prochain Briefing Calipia où une session est justement consacrée aux comparatifs des outils collaboratifs Miro, Mural, Klaxoon, Whiteboard,… Il reste encore des places, vous pouvez nous y rejoindre !

Windows Autopatch en Preview

Microsoft vient d’annoncer la version beta publique de Windows Autopatch. Pour une disponibilité prévue cet été.

Le principe de Windows Autopatch est que Microsoft prenne en charge une grande partie de la mise à jour mensuelle pour les entreprises, y compris les correctifs de qualité et de sécurité. Le service doit gèrer également les mises à jour automatiques des pilotes mais aussi les mises à jour des fonctionnalités…

Attention ceci est destiné uniquement aux organisations utilisant les éditions Windows 10 et Windows 11 Enterprise, et éventuellement aussi Microsoft 365 E3/E5. Les organisations disposant de telles licences et remplissant les conditions préalables d’Autopatch peuvent utiliser Windows Autopatch, qui sera mis à leur disposition sans frais supplémentaires.

Microsoft a récemment donné quelques restrictions sur le fonctionnement du système :

  • Autopatch ne gère pas tous les besoins en correctifs d’une organisation. On s’en doutait un peu mais c’est aussi le cas pour les applications intégrées comme par exemple le navigateur Microsoft Edge et Microsoft Teams qui ont leurs propres mécanismes de correction et ne font pas partie du service Autopatch, par exemple.
  • Il n’est pas prévu de prendre en charge Windows Server avec Autopatch.
  • Selon une mise à jour de la FAQ de Microsoft, Microsoft ne prévoit pas d’offrir Autopatch dans le cadre des contrats Gout et des contrat Educ…
  • Les scénarios BYOD (bring-your-own device) ne sont pas actuellement pris en charge.
  • Les appareils avec un domaine local pur ne sont pas pris en charge. Il est nécessaire que les appareils soient joints via Azure AD ou Azure AD synchronisé avec Active Directory local.

Autre points importants :

  • Autopatch se charge de regrouper et de trier les périphériques pour cibler les mises à jour de fonctionnalités de Windows avec un petit groupe d’utilisateurs avant un déploiement plus important du système d’exploitation.
  • En ce qui concerne les mises à jour d’Office 365, Autopatch se contente d’appliquer les correctifs mensuels du canal entreprise. Il n’y a pas de test préliminaire sur un nombre plus réduit de personnes sur d’autres canaux .

Logiquement Autopatch est basé sur Windows Update for Business mais est simple à utiliser ainsi que le précise Heather Poulsen, responsable de la communauté technique de Microsoft :

« Windows Autopatch exploite Windows Update for Business et d’autres composants de service pour mettre à jour les appareils. Il fournit simplement une solution pour les entreprises qui recherchent une approche plus automatisée et ‘sans intervention’ pour déployer les mises à jour. Ceux qui veulent ou doivent gérer et personnaliser l’expérience de mise à jour — en utilisant des outils tels que Windows Update for Business, Microsoft Endpoint Manager et WSUS — peuvent continuer à le faire.« 

Prochaine version d’Exchange Server : pas avant 2025

Lors d’Ignite en septembre 2020, Microsoft annonçait les prochaines versions de ses logiciels serveurs on premise (SharePoint, Skype Enterprise, Exchange, Project) pour la second de moitié de 2021, sous forme de licences en souscriptions uniquement. Si l’année 2021 a bien vu arriver Project Server et SharePoint Server (sous les noms : SharePoint Server et Project Server Subscription Editions), rien concernant Exchange et Skype Entreprise, soulevant ainsi des questions sur l’évolution de la roadmap sur ces 2 solutions qui équipent encore de nombreuses entreprises.
Microsoft vient de préciser son calendrier pour Exchanger Server, à l’occasion d’un post sur son blog. On apprend ainsi que la prochaine version d’Exchange Server est maintenant positionnée pour le second semestre 2025, et devrait répondre aux mêmes modèles que ceux des dernières versions de Project Server et SharePoint Server :

 » La prochaine version nécessitera des licences Server et CAL et ne sera accessible qu’aux clients disposant d’une Software Assurance, à l’instar des éditions SharePoint Server et Project Server Subscription. Nous fournirons plus de détails sur la dénomination, les fonctionnalités, les exigences et les prix au cours du premier semestre 2024 « .

source : Microsoft

Pour palier ce décalage Microsoft indique que la version 2019 bénéficiera d’un support étendu jusqu’au 14 octobre 2025. Pour les versions antérieures pas de changement, la fin du support étendu d’Exchange Server 2013 est au 11 avril 2023, et celle d’Exchange Server 2016 est aussi au 14 octobre 2025. La recommandation de Microsoft est pour tous les clients qui utilisent des versions antérieures à 2019 de migrer vers Microsoft Exchange 2019.

Microsoft justifie ce décalage dans le temps, par les nouvelles menaces de sécurité qui sont apparus sur les serveurs Exchange on prem avec des attaques sur ces serveurs venant en particulier « d’acteurs sponsorisés par les états », et qui ont nécessité de consacrer plus de ressources à la lutte contre ces menaces, au détriment du développement de la nouvelle version.

« Entrées précédentes