Microsoft Teams poursuit sa mise à niveau vs Skype Entreprise

teams vs skypeMicrosoft vient d’annoncer que Teams va offrir dans les prochaines semaine de nouvelles fonctionnalités touchant à la TOIP. Ces fonctions n’étaient, aujourd’hui encore, uniquement présentes dans Skype Entreprise. L’objectif pour l’éditeur est clair : compléter fonctionnellement Teams pour à terme se débarrasser de Skype Entreprise.

Ces nouvelles fonctionnalités sont les suivantes :

  • Ligne partagée : il deviendra possible de gérer plusieurs appels sur un même numéro spécifique, appelé numéro partagé. Cette fonctionnalité permet de configurer n’importe quel utilisateur avec un numéro partagé avec plusieurs lignes pour répondre à plusieurs appels. Un groupe d’utilisateurs peut se configurer lui-même sa ligne partagée via les paramètres du client Teams.
  • Mise en attente d’appels : il sera possible de placer un appel en attente dans le cloud plutôt que sur son téléphone afin que quelqu’un d’autre puisse le récupérer à partir d’un autre point de terminaison, à l’aide d’un code unique. Cette fonctionnalité nécessite une action de l’administrateur pour l’activer. Il sera possible d’activer cette fonctionnalité à l’aide des cmdlets PowerShell et en définissant le paramètre AllowCallPark de TeamsCallParkPolicy.
  • Interception d’appels en groupe : Les utilisateurs pourront répondre aux appels entrants de leurs collègues à partir de leur propre téléphone. Un utilisateur pourra configurer un groupe d’appels à l’aide des paramètres d’appel du client Teams et gérer les notifications reçues via un appel de groupe.
  • Routage en fonction de l’emplacement : cette fonctionnalité permettra de limiter le routage des appels entre les points de terminaison VoIP et PSTN en fonction de l’emplacement des correspondants dans l’appel. Il appliquera également des règles d’autorisation d’appel pour déterminer si les appels peuvent être acheminés vers des points d’extrémité PBX ou PSTN en fonction de l’emplacement géographique de l’appelant.

Ces fonctionnalités commenceront à être déployées à la mi-décembre et devraient être terminées d’ici la fin du mois de janvier 2019.

OneNote : pourquoi la synchronisation nécessite OneDrive et ne fonctionne pas très bien avec d’autres services type Dropbox, Box, etc…

D28E5136-AAB7-4581-BFE9-55225D8BAD11OneNote n’est pas Word ou Excel. Vous le savez probablement : tout fichier d’un système de fichiers traditionnel (comme Windows, macOS, Android et dans une certaine mesure iOS) est verrouillé lorsqu’un utilisateur l’ouvre pour le modifier. D’autres personnes n’auraient accès qu’en lecture à ce même fichier jusqu’à ce qu’il soit déverrouillé (fermé). Si OneNote fonctionnait de la même manière, les éditions simultanées ne seraient possibles que dans différentes sections (car ce sont en fait des fichiers).

Et pourtant il est possible lorsque vous avez déposé vos carnets OneNote sur Onedrive ou un espace SharePoint éditer différents objets sur la même page à partir de différents appareils en même temps. Ou réaliser ceci entre plusieurs utilisateurs. En fait, les modifications sont effectuées dans le cache local des périphériques dont le contenu n’est pas stocké dans son format de fichier d’origine, mais dans un format spécial, divisant les données en petites parties. Seules les modifications apportées à ces morceaux sont synchronisées sur le serveur où tous les objets / modifications sont fusionnés dans les fichiers d’origine.

Cette mécanique de synchronisation ne fonctionne parce que les serveurs Microsoft « savent » comment gérer ces contenus OneNote « fragmentés ». Il utilise un protocole spécial appelé COBALT, qui – autant que je sache – est similaire à celui utilisé sur les serveurs SharePoint. D’autres systèmes de fichiers ou services Cloud tels que Dropbox ne le font pas.

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Et si le successeur de Windows 10 S ne s’appelait plus « Windows » ?

Capture d_écran 2018-12-10 à 13.43.45Pour lutter contre Linux, Android, Chrome OS et dans une moindre mesure iOS, Microsoft a eu l’idée de faire de Windows un système d’exploitation plus léger. il y a eu plusieurs tentatives pour le faire : Windows RT avec le succès que l’on connait… et plus récemment Windows 10 « S ». L’entreprise travaillerait actuellement sur « Windows Lite », qui ne gardera peut-être pas le nom de « Windows »…

La nouvelle version sera basée sur le système d’exploitation Windows Core. cette version n’exécuterai que les applications Universelles (UWP) mais aussi les Progressive Web Apps (PWA) et seulement à partir du Store Windows. Microsoft supprimant alors tout le code Windows présent pour des raison de compatibilité des applications Win32. Ainsi, le l’OS deviendrait plus léger et plus rapide, tout en rendant le système d’exploitation plus adapté à une exécution sur différentes architectures de chipset telles que ARM.

Ainsi, abandonner le nom de Windows serait aussi plus clair pour les utilisateurs étant donné que de nombreux composants hérités ne seront pas présents la compatibilité ne serait plus « attendue » (ce que suggère le nom Windows et serait à l’origine des échecs de Windows RT et Windows S). Cela pourrait aider à vendre cette nouvelle variante de Windows comme quelque chose de complètement nouveau (le nom Windows étant aussi synonyme d’ancien monde comme on dit :))

Il semble que cette version « Lite » ne sera disponible logiquement que pour les OEM afin qu’il l’adapte à leurs machines (comme c’est le cas actuellement de Chrome OS sur les Chromebooks).

A suivre en tout cas et sans doute plus d’informations à venir lors de la prochaine Build Microsoft (conférence développeurs logiquement en avril 2019)

Mise à jour importante d’Alexa à venir

Home-Amazon-Hero-1Amazon commence à déployer aux USA (dans quelques semaines en Europe et en France en particulier) une mise à jour majeure de ses appareils compatibles Alexa. Les utilisateurs d’Alexa pourront accéder à de nouvelles fonctionnalités, notamment des routines et des rappels basés sur la localisation, des améliorations de la minuterie, des notifications d’applications, une assistance par courrier électronique, etc. Ces fonctionnalités avaient été annoncées pour la première fois fin septembre.

La localisation permettra de créer des routines et des rappels qui se déclenchent en fonction de votre localisation. Par exemple, vous pourrez dire: «Alexa, rappelle-moi de nourrir le chat quand je rentrerai à la maison.» Ensuite, quand vous arriverez chez vous, votre périphérique Alexa vous rappellera ceci (fonction de l’emplacement de votre smartphone).

Une autre possibilité est, par exemple, «Alexa, rappelle-moi d’imprimer le rapport lorsque je serait au bureau.» Dans ce cas, si vous n’avez pas d’appareil compatible Alexa dans votre bureau, l’application Alexa sur votre téléphone vous enverra vous une notification push avec le rappel.

Il sera également possible d’ajouter des «actions d’attente» aux routines. Cela signifie que votre routine du «bonjour» peut immédiatement allumer les lumières, mais aussi attendre quelques minutes avant de lire les nouvelles ou déclencher la musique…

Les routines pourront également s’intégrer aux notifications push et aux annonces. Par exemple, votre routine «dîner» pourrait envoyer une notification à tous le monde indiquant que le dîner est prêt… et qui sait faire naitre des vocations pour venir mettre la table 🙂

Dernier point, Alexa ajoute le support du mail . Avec cela, vous pourrez demander à votre appareil Alexa de lire vos derniers e-mails en disant simplement «Alexa, consulter mes e-mails» ou « Alexa, ai-je des emails de Patrick Barrière ?« .

Toutes ces nouvelles fonctionnalités sont donc en cours de déploiement aux États-Unis, ainsi que le support annoncé un peu plus tôt d’Apple Music.

Unified Endpoint Management : étude du 4ème trimestre 2018

Forester vient de rendre disponible sa dernière étude. Cette étude a évalué 12 fournisseurs sur 28 critères. Pas beaucoup de changements pour la dernière étude de Forester sur Unified Endpoint Management : le duo de tête reste le même : VMWare (avec Airwatch), MobileIron, juste derrière : IBM, Microsoft et Citrix.

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Le mouvement vers Windows 10 accélère sans surprise l’usage des outils :

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Google+ c’est vraiment fini …pour le grand public

Google l’avait annoncé à la mi-journée octobre, son service Google+, l’appli de réseau social, s’arrêterait en août 2019, suite à la découverte d’une brèche de sécurité qui avait permis la fuite de données utilisateurs (Google citant le nombre de 500 000 utilisateurs a l’époque). Associée au faible niveau d’usage du service, cette fuite avait été le coup de grâce.

L’annonce hier par Google d’une nouvelle brèche, impliquant cette fois ci plusieurs dizaines de millions de comptes utilisateurs (52 millions plus précisément selon les chiffres de Google), accélère l’arrêt puisque Google ramène la fin du service à avril 2019.

À noter que la version du service destiné aux entreprises va continuer à se développer et être supportée par Google.

Officiel : Edge sera basé sur Chromium

edge chromiumNous vous en parlions la semaine dernière alors que ce n’était qu’une rumeur, c’est maintenant officiel : le nouveau moteur du navigateur Edge de Microsoft sera basé sur Chromium, c’est donc bien la fin de EdgeHTML.

Microsoft compte bien avec Chromium résoudre les problème d’incompatibilité de son navigateur. C’est une stratégie très interessante pour éviter aux entreprises de passer massivement sur le navigateur de Google en tentant plus ou moins facilement de limiter la collecte d’informations personnelle de ce dernier

De plus Microsoft s’engage à contribuer à Chromium, comme c’est la règle pour un moteur Open Source et ce qui aura également un impact sur les autres navigateurs, notamment Google Chrome bien sur, mais aussi Opera, etc. La société a également annoncé qu’elle continuerait à offrir une compatibilité ascendante avec les sites exclusivement pour IE, qui ne sont pas si rares en Intranet.

Mais ce qui est peut-être le plus intéressant, c’est que Microsoft affirme que «Edge sera désormais livré et mis à jour pour toutes les versions de Windows prises en charge et à une cadence plus fréquente». Cela signifie quelques choses. D’une part, toutes les versions prises en charge incluent Windows 7 et 8.1, et la société a même annoncé son intention d’utiliser son navigateur sur macOS. On se souvient que Microsoft avait abandonné le Mac pour son navigateur (Internet Explorer) en 2006… en 2007 sortait l’iPhone pour lequel Apple avait du developper son propre navigateur (Safari) basé sur Webkit, dont Chromium est le descendant ! Cela signifie également qu’Edge sera enfin séparé du système d’exploitation.

Microsoft a mentionnée  qu’il travaille également pour supporter l’ARM64. Nous devrions voir ARM64 pris en charge par d’autres navigateurs basés sur Chromium… dont Google Chrome (une bonne nouvelle là encore pour Microsoft).

Autre bonne nouvelle : l’équipe Microsoft en charge de ce nouveau projet indique qu’elle compte bien travailler sur le support des extensions du navigateur Chrome dans Edge en s’appuyant sur Chromium ainsi que les PWA.

 

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