Microsoft rend disponible sa première application M365 pour Linux : TEAMS !

Microsoft vient d’annoncer la disponibilité en preview de la star des ses applications : Microsoft Teams, sur Linux. Si vous êtes intéressés pour télécharger cette preview, c’est ici (voir dans le milieu de cette page les modalités d’installation selon le package choisi DEB ou RPM), sans obligation de disposer d’une souscription Office 365.

Selon le message de Microsoft, Teams pour Linux est la première application Microsoft 365 accessible sous Linux, elle ne sera pas une version light de l’outil et offrira l’ensemble des fonctions (chat, réunions vidéo, appels et collaboration). Linux devient ainsi la dernière plateforme avec son application Teams, après Windows, MacOS, iOS, Android et le web. A noter que Slack, le concurrent de Teams dispose aussi d’un client Linux natif.

Teams rejoint ainsi le club très restreint des produits Microsoft pour Linux : SQL Server, (voir récemment les dernières annonces autour de SQL Server 2019 et les Big Data Clusters) le navigateur Edge basé sur Chromium. Azure Sphère.

Windows 10X : le futur OS IoT de Microsoft ?

windows 10xNous vous parlions de Windows 10X qui équipera les machines Surface Neo de Microsoft l’année prochaine… Selon une offre d’emploi sur LinkedIn (repéré par Windows Latest), Microsoft recherche un ingénieur pour l’aider à construire son nouvel OS IoT, qui sera basé sur Windows 10X.

L’annonce le dit clairement :

« Vous allez construire la prochaine génération de système d’exploitation IoT basé sur Windows 10X. »

Il est plus néanmoins plus probable qu’au lieu de Windows 10X, l’entreprise parle de Windows Core OS, qui est le type de système d’exploitation derrière Windows 10X, donc en gros le système sans l’interface Windows…

Il y a urgence à ce que l’éditeur face à Google et Amazon dispose enfin d’un OS dédié à l’IoT face à l’échec de « Windows 10 for IoT » qui n’a pas été retenu par l’éditeur lui même pour ses propres développements d’object connectés !

Magic Leap, le concurrent de Hololens dans la tourmente

magic leapRien ne va plus chez Magic Leap, le concurrent de Microsoft Hololens est à la peine. Selon d’anciens employés et proches de l’entreprise, Magic Leap avait vendu environ 6 000 casques Magic Leap One six mois après leur sortie, contre un objectif de 100 000… La faute à un marché qui reste encore attentiste et des technologies de développement très chères y compris pour un simple prototypage.

Signe des temps : deux membres très importants du conseil d’administration ont quitté discrètement leur fonction en 2018 : Sundar Pichai, PDG de Google (et maintenant aussi Alphabet la maison mère), et Paul Jacobs, ancien président exécutif de Qualcomm. Mais Magic Leap aurait également licencié des dizaines d’employés au cours des dernières semaines. Le mois dernier, Business Insider a annoncé que deux dirigeants, Scott Henry, directeur financier, et John Gaeta, vice-président principal de la stratégie créative, avaient quitté l’entreprise.

Néanmoins, La société est apparemment en train de prototyper une nouvelle version de son casque le Magic Leap Two qui disposera d’une connectivité 5G, d’un champ de vision plus large et un matériel plus petit et plus léger avec de multiples options de couleurs. Mais le projet serait entravé par des « contraintes technologiques fondamentales », qui pourrait réduire ces ambitions. La société mettrait actuellement en gage plus de 2000 brevets qu’elle détient pour obtenir un soutien financier de JPMorgan Chase.

Fermeture du service Wunderlist le 6 mai 2020

Microsoft vient d’annoncer la date de fermeture du service Wunderlist. Après avoir racheté l’application en 2015, et laissé en jachère pendant 3 ans sa stratégie d’applications de gestion des tâches, Microsoft a repris la marche en avant début 2019, avec l’arrivée de la V2 de son application To Do, qui a déclenché le lancement du compte à rebours pour la fin de Wunderlist.

Microsoft To To V2 a marqué une vraie avancée fonctionnelle. C’était facile, tant la v1 était en retard par rapport à tous ses concurrents. Parmi les éléments intéressants de cette v2, il faut noter la synchronisation des listes de tâches To Do avec celles d’Outlook et surtout le support des mails marqués par un indicateur (les petits drapeaux d’Outlook), ainsi que l’intégration avec Microsoft Planner, qui permet de synchroniser dans mon application To Do les actions qui m’ont été assignées dans Planner.

Bref, quelques raisons supplémentaires et positives pour regarder To Do, si vous utilisez Wunderlist….

Engagement fort de Microsoft sur les PWA

pwaPour rappel les PWA ou Progressive Web Apps, sont essentiellement des sites Web et/ou des applications qui se comportent comme des applications natives. Google a été le principal champion des PWA, mais d’autres fournisseurs se sont également ralliés à la cause de la PWA au cours des dernières années. Microsoft s’est efforcé d’intégrer la prise en charge des PWA dans l’ensemble de ses navigateurs avec plus ou moins de bonheur. L’intégration récente dans Edge Chromium est une réussite.

Nous vous en parlions Microsoft a transformé récemment ses applications Outlook.com et Outlook on the Web en PWA. Demain qui sait se sera peut-être aussi le cas des autres applications de la suite Office ? En attendant, l’éditeur met en avant les PWA pour le développement d’applications tirant parti des machines à double écrans.

Une vidéo d’une présentation de Daniel Libby intitulée « Dual Screen Enlightenment for the Web » met en lumière les dernières idées de Microsoft pour permettre aux PWA et aux sites Web de tirer parti des nouvelles configurations de fenêtrage des appareils à double écran. Ces types d’appareils comprennent la prochaine tablette Surface Neo à double écran (fonctionnant sous Windows 10X) et le téléphone Surface Duo à double écran fonctionnant sous Android.

 

Daniel Libby a déclaré aux participants de la conférence BlinkOn 11 qui avait lieu il y a quelques jours que Microsoft considère le Web comme la  » plate-forme incontournable pour cibler les appareils à double écran « . Microsoft cherche à construire une abstraction entre le matériel à double écran et l’environnement de l’interface utilisateur d’une manière qui sera en mesure de s’adapter à une variété de cas d’utilisation, y compris la posture du livre ouvert.

Nous revenons sur les stratégies de développement d’applications mobiles internes lors d’une session du Briefing Calipia (il reste encore quelques places), les PWA sont au coeur de ces stratégies.

Le CEO de Slack reste confiant face à Teams…

SlackA l’occasion de la présentation de ses résultats en fin de semaine dernière, Stewart Butterfield, le CEO de Slack, reste confiant dans la tempête, la perspective que Teams qui vient d’atteindre les 20 millions d’utilisateurs journaliers, atteigne 100 millions d’utilisateurs d’ici un an (comme Stewart Butterfield le pronostique), ne l’inquiète pas car selon lui cela ne menace pas directement la progression de Slack mais renforce la vision de ce dernier : si Microsoft met tant de budget sur la table pour copier Slack, c’est bien que la vision de la firme de Butterfield est la bonne… Il affirme qu’un  grand nombre de clients d’Office 365 choisissent de payer pour Slack plutôt que d’utiliser Teams gratuitement.

Slack compterait maintenant plus de 50 organisations qui dépenseraient plus d’un million de dollars par année pour Slack, soit 30 de plus qu’il y a un an. Environ 70 pour cent d’entre eux sont également des clients Office 365 et disposent donc de Microsoft Teams gratuitement…

Selon Stewart Butterfield :

« Ils choisissent Slack en dépit du fait qu’ils ont une solution de rechange groupée qui est commercialisée comme étant gratuite. Ils choisissent Slack parce qu’il s’adapte à la complexité et à l’étendue de leur entreprise, parce qu’il est ouvert, intégré à tous les logiciels qu’ils utilisent dans leur entreprise et parce que nous accordons une attention particulière à l’expérience utilisateur, ce qui crée un public très fidèle et engagé »

Le patron de l’entreprise californienne insiste sur les différences de l’approche de Microsoft qui reprend des solutions existante de sa gamme de produit au risque de complexifier l’usage (on trouve beaucoup de commentaires sur une « offre assez, voir trop touffue pour ne pas dire « usine à gaz »), c’est bien sûr un des angles d’attaque de Slack qui met en avant son approche plus originale :

« Slack représente une nouvelle catégorie de logiciels, et quelle que soit l’application qui s’ouvre lorsque vous cliquez sur un rappel d’agenda pour un appel vidéo, si vous avez besoin de travailler en étroite collaboration avec vos collègues dans un environnement qui peut s’intégrer profondément avec tous les logiciels que vous utilisez, il existe un choix clair et nos clients le savent « .

Slack a déclaré des revenus de 168,7 millions de dollars pour le trimestre, en hausse de 60 % sur un an. Elle a également terminé le trimestre avec des pertes certes, mais bien plus faibles que prévu à 0,02 $ par action.

Nous discutons de tout cela lors du Briefing Calipia (à Lille et Nantes cette semaine et Paris et Strasbourg la semaine prochaine). Venez nous rejoindre, il reste encore quelques places…

 

Le PDG de Cisco souhaiterait plus de réglementation pour l’industrie technologique…

Chuck RobbinsChuck Robbins, PDG de Cisco, affirme que l’industrie de la technologie doit être plus réglementée. Un discours assez inhabituel pour un acteur majeur de la Silicon Valley.

Il intervenait il y a une semaine au Forum sur la Croissance Stratégique de l’Année Européenne. Pour lui la technologie est bel et bien « l’infrastructure sous-jacente de l’économie » et elle a donc besoin de réglementation plus importante que celle proposée actuellement, en particulier aux USA.

« Ce n’est pas différent de la criticité du réseau électrique, de l’infrastructure des télécommunications ou des systèmes bancaires « , pour M. Robbins, « L’infrastructure technologique d’aujourd’hui est aussi importante que tout cela. Imaginez si Internet tombe en panne dans un pays… Cela serait aussi grave vous plus que qu’une panne dans les systèmes bancaire, il est donc nécessaire de réglementer. »

Dans ce contexte, M. Smith a déclaré que les entreprises américaines doivent collaborer plus étroitement avec les gouvernements. Ces remarques interviennent  à un moment où les candidats démocrates à la présidence US, Elizabeth Warren et Bernie Sanders ont appelé à la dissolution des grandes entreprises technologiques…

Une prise de conscience bienvenue qui (sans doute un hasard du calendrier), intervient au lendemain que les actions de Cisco aient plongé en bourse. Lorsque l’action était en pleine croissance, la critique du système était, disons moins virulente…

 

 

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