Microsoft rachète Mover pour accélérer la migration vers Office 365 et Onedrive en particulier.

Mover.pngIl y a des sociétés dont on apprend l’existence lors de leur rachat. C’est le cas de la société Mover qui vient d’être racheté par Microsoft. Mover, est une startup permettant la migration du stockage dans différents Cloud. La société est basée à Edmonton, au Canada. L’objectif de ce rachat est bel et bien d’accélérer la migration de fichiers Microsoft 365. La société existe depuis 2012 et compte aujourd’hui 70 employés et assure la migration de plus d’une douzaine de fournisseurs de services cloud vers OneDrive et SharePoint.

Microsoft explique dans un article de blog. « Aujourd’hui, nous offrons plusieurs options pour prendre en charge les migrations de fichiers dans le Cloud, y compris FastTrack et ds offres de partenaires Microsoft, ainsi que l’outil de migration SharePoint pour la migration du contenu des sites SharePoint sur site et des partages de fichiers vers Microsoft 365. Mover améliorera ces offres avec des outils éprouvés et plus d’options de libre-service au fil du temps. »

Il s’agit de la 12e acquisition de Microsoft en 2019. l’entreprise a dépensé 9,1 milliards de dollars pour 20 acquisitions au cours de son exercice 2019, qui s’est terminé le 30 juin, dont une grosse partie vient du rachat de GitHub de 7,5 milliards.

Microsoft présente de nouvelles spécifications open-source pour le développement d’applications Edge

Selon le CEO de Microsoft, Satya Nadella, l’Edge Computing est l’avenir de l’informatique. Nous revenions il y a quelques mois lors du Briefing Calipia de décembre 2018 sur la stratégie de l’éditeur en la matière.

L’Open Application Model (OAM), développé à l’origine par Microsoft et Alibaba Cloud comme projet de l’Open Web Foundation, est une spécification pour la construction d’applications natives sur Kubernetes. Deux projets sont ainsi donné : Rudr et Dapr.

Edge Open SourceCoté Rudr : Mary Jo Folley nous apprend que le celèbre The Waking Cat (@h0x0d) a publié sur Twitter le repo GitHub pour OAM. Il a également posté un lien vers Rudr, une implémentation d’OAM, qui est actuellement en alpha et conçue pour permettre aux utilisateurs de déployer et de gérer des applications sur n’importe quel cluster Kubernetes avec des préoccupations distinctes des développeurs et opérateurs d’applications, comme décrit sur GitHub.

« OAM est une spécification pour décrire les applications de sorte que la description de l’application est séparée des détails de la façon dont l’application est déployée et gérée par l’infrastructure, » ont déclaré les responsables de Microsoft dans leur billet du 16 octobre. Contrairement aux modèles PaaS (platform-as-a-service) plus traditionnels, l’OAM est agnostique par rapport à la plate-forme, selon les responsables. Même si Rudr est construit au dessus de Kubernetes, il n’est pas étroitement lié à Kubernetes.

L’objectif de Microsoft est bien d’amener OAM à une implémentation de Kubernetes sur GitHub sans tenir compte des fournisseurs. Et avec le temps, Microsoft pourrait faire d’OAM un service géré, comme le fait actuellement Alibaba.

Coté Dapr : Microsoft décrit ceci comme un ensemble de  » blocs de construction de microservices pour le cloud et l’Edge Computing  » il se veut également agnostique. LDapr prendra en charge « tous les langages de programmation et frameworks », et qu’il sera accessible par des interfaces de programmation HTTP ou gRPC standard : « Dapr est complètement agnostique, ce qui signifie que vous pouvez exécuter vos applications localement, sur n’importe quel cluster Kubernetes, et dans d’autres environnements d’hébergement avec lesquels Dapr s’intègre. Cela permet aux développeurs de créer des applications de microservices qui peuvent fonctionner à la fois sur le cloud et sur le périphérique sans changement de code  »

 

Non, Facebook ne vend pas les données personnelles de ses utilisateurs à des publicitaires !

C’est en tout cas ce qu’a dit Yann Le Cun (Directeur Scientifique de la recherche en IA chez Facebook) lors d’une émission sur France 5 vendredi dernier, à laquelle il était invité à l’occasion de la sortie de son livre « Quand la machine apprend ».

Y.Le Cun a aussi précisé que « le choix de la publicité qu’on montre au gens se fait en interne. Un publicitaire dit je voudrais montrer une publicité à des gens de tel âge, qui vivent dans telle région, qui ont telles et telles caractéristiques, et en interne Facebook choisit les personnes les plus susceptibles d’être intéressées par cette publicité. Il faut comprendre que le but de montrer des pubs au gens, c’est de leur en montrer le moins possible, car plus on leur en montre moins ils viennent sur le site« .

Ouf nous voilà rassurés ! Cela nous garantit que nos données ne tomberont pas entre les mains de n’importe quelle entreprise dont l’objectif serait de réaliser des dizaines de milliards de dollars de profit à partir de nos données personnelles. Enfin presque, car nos données personnelles sont seulement vendues à Facebook, qui s’occupe de tout !

Google trouve enfin son nouveau boss pour G Suite… et il vient de Microsoft

Capture d’écran 2019-10-22 à 08.05.39Lorsque nous étions chez Google à Mountain View il y a dix jours, nos contacts nous indiquaientt que la tête de l’équipe G Suite serait bientôt recrutée après un flottement de plusieurs mois… Effectivement elle vient de l’être : Javier Soltero, un des anciens Vice President de Microsoft, est maintenant à la tête de l’équipe G Suite.

Javier Soltero, était aussi le co-fondateur d’Acompli Inc., société racheté par Microsoft fin 2014. Pour rappel cette dernière réalisait une application mobile de messagerie dont des éléments on été repris dans l’excellent Outlook Mobile. Il avait été nommé en novembre 2016,  au poste de vice-président pour les technologies desktop de l’éditeur, puis en 2018 en charge de Cortana. Peu de temps après cette équipe passait sous le contrôle du vice-président exécutif Rajesh Jha. Jha est également en charge de Microsoft Office. Incompatibilité entre les deux hommes : peu de temps après, Soltero annonçait qu’il quittait Microsoft…

 

Tesla obtient le feu vert des autorités chinoises pour produire ses véhicules en Chine

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Le constructeur de Fremont vient d’obtenir un précieux sésame lui permettant de produire ses voitures électriques en Chine. Il ne s’agit bien sûr pas d’une surprise, Tesla étant en train de construire une usine à Shangai, la première en dehors des USA, pour un modique investissement de 2 milliards de dollars. La Tesla Model 3 devrait être le premier véhicule produit dans cette nouvelle usine, et ce dès la fin de l’année. La capacité de l’usine devrait, selon Tesla, atteindre 150 000 Model 3 par an, mais plus globalement tous modèles confondus, Tesla espère sortir plus de 500 000 unités par an.

Autre point notable concernant la nouvelle usine de Shanghai, il s’agira de la V2 des lignes de production Model 3, et les gains attendus de cette nouvelle génération de l’outil de production devraient, en termes de coûts de production par véhicule, atteindre plus de 50% par rapport aux lignes actuellement en fonctionnement aux US (Fremont et la Gigafactory de Sparks dans le Nevada).

Bref, compte tenu de l’appétit du marché chinois pour les véhicules électriques, une année 2020 qui se présente sous les meilleures auspices pour Tesla en Chine.

Edge Chromium utilisé par Microsoft pour le moteur Bing

Vous connaissez Bingbot ? C’est en fait le nom du robot d’exploration (dit spider) du moteur de recherche Bing de Microsoft. Comme Googlebot (Google), il explore (on appelle cela un crawler) le Web en cliquant sur des liens pour partir à la recherche de pages afin de créer l’index de Bing.
On apprend de notre ami et ex collègue Fabrice Canel, que Bingbot utilisera maintenant la nouvelle version d’Edge et sera continuellement mis à jour vers la dernière version du navigateur à l’avenir.

Microsoft par la bouche de son directeur de programme, affirme que ces changements créeront moins de fragmentation du Web et faciliteront la vie des référençants. Le rendu Bingbot des pages Web à l’aide de Microsoft Edge sur Chromium crée une compatibilité entre les robots d’exploration Web, garantissant la prise en charge de tous les frameworks JavaScript. Un signal fort envoyé également pour le pérennité du nouveau navigateur.

Fabrice Canel, directeur de programme principal de Microsoft-Bing, déclare ainsi :

fabrice canel« En adoptant Microsoft Edge, Bingbot rendra désormais toutes les pages Web en utilisant la même technologie de plate-forme Web sous-jacente déjà utilisée aujourd’hui par Googlebot, Google Chrome et d’autres navigateurs Chromium. Il sera ainsi plus facile pour les développeurs de s’assurer que leurs sites Web et leur système de gestion de contenu fonctionnent avec toutes ces solutions sans avoir à passer du temps à étudier chaque solution en profondeur. En dévoilant notre nouvelle technologie de rendu de pages Web Bingbot, nous assurons moins de problèmes de compatibilité SEO et augmentons la satisfaction de la communauté SEO. »

Ce changement interviendra au cours des prochains mois à mesure que Bingbot passera progressivement à Microsoft Edge. Les propriétaires de sites n’ont rien à craindre. Des tests seront effectués pour s’assurer que les sites peuvent être rendus de manière dynamique avant de passer à Microsoft Edge.

 

Maitriser la « bête » Outlook :)

Vaste sujet me direz-vous, avec justesse…  Si l’on en croit certains acteurs, tels Slack ou Facebook, il suffit tout simplement pour cela de laisser tomber Outlook et le mail, et de basculer sur leurs solutions. Le trafic de mail se réduira alors comme peau de chagrin, puisque tous les échanges auront lieu selon les nouvelles modalités proposées dans ces applis conversationnelles. Si à terme (moyen/long) ceci peut s’avérer exact (et Microsoft l’a compris qui pousse depuis 2 ans maintenant sa propre solution, Teams, face aux 2 autres), le court terme reste dominé par le mail dans la plupart des organisations. Ca aussi Microsoft l’a compris, qui continue à faire vivre Outlook et à enrichir la solution avec des fonctions pour aider à garder le contrôle du tonneau des Danaïdes qu’est notre boite de réception, et même pour améliorer le bien-être des utilisateurs.

Capture d’écran 2019-10-18 à 09.06.22.pngParmi les plus anciennes fonctions d’Outlook pour aider dans ce domaine, on peut citer bien sûr les indicateurs et les catégories. Microsoft a introduit plus récemment une fonction, Insight, qui offre aux utilisateurs l’accès à des indicateurs de mesure de leurs usages d’Outlook. Insight est in add-in pour Outlook, disponible aussi bien sur Windows que Mac OS, qui ouvre un volet d’affichage dans la fenêtre Outlook et affiche des conseils pour :

  • réserver du temps dans son agenda pour réaliser ses tâches les plus importantes (et. éviter que le « temps libre » ne soit annexée pour des réunions)
  • suivre les conversations avec les contacts jugés les plus importants
  • une liste des mails les plus importants, non lus,
  • préparer les réunions des jours à venir…

Pour obtenir plus de détail, le volet Insight vous permet d’ouvrir la tableau de bord Office 365 MyAnalytics (en fait une application Office 365 accessible en ligne), qui fournit à chaque utilisateur des ratios sur le travail individuel/collaboration, le temps passé en réunion, sa capacité à maintenir la déconnexion (en dehors des heures de travail), les contacts avec lesquels il est le plus en relation … Bref, quelques informations rassemblées qui ne vont pas résoudre d’un coup toutes nos difficultés pour maitriser nos échanges avec Outlook, mais peuvent mettre en avant quelques infos synthétiques et nous aider à nous poser les bonnes questions et changer nos pratiques.

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