Introduction proche des breakout rooms pour les conférences teams

Source : Roadmap Microsoft 36

Teams va dans le courant de la seconde moitié de novembre se doter d’une fonction demandée et déjà présente chez les concurrents (Zoom en particulier) : les Breakout rooms. Il s’agit de permettre à un organisateur de meeting Teams de créer des sous-réunions Teams que les participants du meeting pourront utiliser pour des discussions en petits groupes. Sans cette capacité, il fallait créer autant de salles de réunions Teams que de sous-groupe (plus la réunion principale), et donc gérer en parallèle toutes ces sessions, sans aucune intégration.

Parmi les principales caractéristiques de cette nouvelle possibilité :

  • La création de Breakout rooms ne sera accessible que par les organisateurs, à partir des versions Teams desktop (pas depuis les versions mobiles ou web).
  • Il sera possible d’associer jusqu’à 50 breakout rooms pour une salle principale
  • Seules les organisateurs pourront passer d’une breakout room à l’autre, réassigner les participants d’une salle à l’autre, accéder à tous les contenus de toutes les breakout room de leur salles (chat, fichiers, enregistrements …)
  • Les organisateurs pourront envoyer un message vers toutes les breakout rooms actives, qui s’affichera dans la zone de chat de chacun d’eux.
  • Les participants entrant dans une breakout room seront présentateurs dans cette salle, afin de permettre à tous d’accéder au tableau blanc, sondages et de présenter du contenu. Ils ne pourront toutefois pas inviter d’autres personnes dans la salle, copier les détails du meeting ou changer de salles.

Voilà une fonction qui va tomber à point nommé pour nos prochaines sessions de Briefing Calipia en ligne. Alors si vous souhaitez découvrir l’usage et faire un point complet sur les derniers développement de Teams, vous trouverez l’agenda et les modalités d’inscription ici.

Le marché des services informatique dans la tourmente

Le chiffre d’affaires mondial du secteur des services informatiques a diminué de 1,9 % au cours du premier semestre 2020 par rapport à la même période l’année dernière, selon les statistiques actualisées annoncées cette semaine par le cabinet de recherche et de conseil IDC. Sans surprise, la baisse des revenus a été influencée par la réaction à la pandémie et cette tendance devrait se poursuivre tout au long de cette année. IDC prévoit une baisse de 2,3 % des revenus des services informatiques pour l’ensemble de l’année. Alors oui cette baisse est finalement très faible, au regard d’autres secteurs ! Il suffit de regarder des domaines d’activités tels que l’aviation ou le tourisme par exemple…

Seulement voilà, ce secteur connaissait souvent une croissance à deux chiffres et le frein est brutal. C’est aussi ce qui explique les nombreux rachats et regroupements de sociétés de services cet été y compris chez des spécialistes de l’environnement Microsoft et de son offre Cloud en particulier (qui elle n’a pas vraiment connu de crise bien au contraire !). Azeo racheté par Avanade, Ai3 par Talan ou encore NeosSDI par le groupe Open en sont des exemples. L’attente des clients face à la situation sanitaire explique ces contres-performances.

En 2021, IDC prévoit une timide reprise un taux de croissance de 1,9 % pour ce secteur. Cette prévision est basée, en partie, sur le fait que certains fournisseurs ont fait état de « réservations » au cours du deuxième trimestre, ainsi que sur le sentiment que les entreprises ont accélérer leur passage aux digital, compte tenu des scénarios de travail à domicile.

Dans une autre annonce, IDC a décrit ses prévisions sur les dépenses mondiales en matière de services dans le cloud sur une période de cinq ans. Selon ses prévisions, les recettes provenant des dépenses liées au cloud, toutes sources confondues, dépasseront 1 000 milliards de dollars en 2024, ce qui représente un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 15,7 %.

Selon un autre cabinet , Forrester, les dépenses technologiques américaines devraient elles continuer de diminuer de 1,5 % en 2021 alors même que la tendance du travail à domicile devrait se poursuivre. Le travail à distance devrait augmenter de 300 % par rapport aux valeurs d’avant la situation sanitaire ! Mais le cabinet insiste aussi sur un effet de bord assez désagréable : « La pandémie accentue le désir des employeurs de collecter, d’analyser et de partager les données personnelles des employés« ….

Quand le cloud computing devient space computing

source : Microsoft

La devise pourrait être « Toujours plus haut » ! Avec Azure Space, Microsoft vient de dévoiler une série de nouveaux services et des partenariats avec des industriels de l’espace, tels SpaceX, SES, KSat, Viasat… Avec le déploiement à grande échelle de constellations de satellites au dessus de nos têtes, tels Starlink de la société SpaceX, les enjeux sont grands pour interconnecter ces myriades de satellites de l’espace aux datacenters du cloud. Les micros satellites Starlink fabriqués à Redmond dans l’état de Washington, à deux pas du campus Microsoft, contiennent de nombreux serveurs Linux, et sont envoyés par « paquets » de 60 satellites dans l’espace, à chaque lancement par une fusée Falcon 9 (de SpaceX également). La constellation actuellement déployée dans l’espace compte plus de 30 000 noeuds Linux. La collaboration entre SpaceX et Microsoft vise à fournir :

  • une infrastructure terrestre capable de capturer toutes les données provenant de l’espace
  • des moyens d’utiliser l’infrastructure de satellites comme canal de communication pour des emplacements qui sur terre n’ont pas accès à des réseaux haut-débits,

Microsoft a également annoncé le Microsoft Azure Modular Datacenter, qui proposera des capacités de Datacenter connecté au cloud via des connexions satellites, en environnement contraint en termes d’infrastructure réseau (selon Microsoft, les scénarios d’usages du MDC vont « des centres de commandement mobiles à l’aide humanitaire, en passant par les besoins des missions militaires, la prospection minière et d’autres cas d’utilisation nécessitant un calcul sécurisé de haute intensité sur Azure »). Les MDC feront naturellement parti d’Azure Space pour assurer les connexions réseaux, avec des niveaux de débit et de latence optimums.

La collaboration entre Microsoft et SpaceX s’inscrit dans une compétition grandissante d’accès à l’espace, avec Amazon qui s’est également lancé avec la création récente d’une entité Aeospace and Satellite Solutions, après le financement de Blue Origin par Jeff Bezons. Les ennemis de nos ennemis sont nos amis !

Google accusé de protection illégale de monopole

Selon une information parue hier dans le New-York Times, le ministère de la Justice américain serait en passe d’entamer une procédure contre le géant de Mountain View, concernant ses pratiques jugées illégale de protection de monopole sur le marché de la recherche et de la publicité. Nous vous en parlions en juin dernier, mais il semble que le début d’une action officielle conjointe du DOJ et de certains états américains soit très proche. Cette menace est à prendre au sérieux, car de manière tout à fait exceptionnel ce sujet rapproche des extrêmes : le DOJ aux ordres de D.Trump, mais aussi des parlementaires américains qui s’inquiètent de plus en plus ouvertement des positions des grands acteurs du numérique, GAFA en tête.

Si les actions démarrent effectivement, Google va entrer dans une période troublée, qui va mobiliser son énergie et une partie de ses ressources pour se défendre sur de multiples fronts. De quoi nous rappeler ce qui s’est passé lors du précédent procès retentissant entamé contre Microsoft, il y a longtemps, en fin du siècle dernier. Si Microsoft a réussi à échapper à la découpe (bien que condamné à cette peine en 2000 par le juge Thomas Penfield Jackson), le procès a laissé des traces sur l’entreprise, qui a démarré en 1998, avec un Microsoft ultra dominant, et dont les derniers effets (Consent Decree) se sont arrêtés en 2007, totalement dans une autre ère, avec Apple revenu des limbes, Google et Facebook en nouveaux conquistadors….

Vous en avez assez d’etre pisté par Google ? DuckDuckGo propose une solution

Le moteur de recherche, DuckDuckGo, qui se veut être une alternative interessante (et surtout axée sur le respect de la vie privée) à Google a annoncé qu’il introduisait dans les résultats de sa recherche cartographique des indications pour de déplacer. Pour obtenir un itinéraire, il vous suffit de rechercher un lieu et d’appuyer sur le nouveau bouton « Itinéraire » : il faut ensuite se rendre dans dans l’onglet « Cartes » et d’appuyer sur « Itinéraire » dans la barre latérale.

Après avoir appuyé sur l’option « Itinéraire », une nouvelle barre latérale s’affiche pour vous permettre de sélectionner votre mode de transport, le début de votre itinéraire et la destination. Une fois que vous lui aurez fourni ces informations, elle vous proposera différents itinéraires avec la durée du trajet et la distance à parcourir. Comme les autres outils de ce type, vous pouvez étendre ces options d’itinéraire en appuyant sur « Afficher les étapes », ce qui fera apparaître des instructions détaillées sur la façon de terminer le voyage.

Le respect de la vie privée est au cœur de DuckDuckGo c’est même son principal différentiateur de l’ensemble de ses offres et son offre de cartographie n’échappe pas à cette règle ! Dans son annonce, DuckDuckGo a déclaré

« Comme pour toutes nos fonctions de recherche, votre vie privée est toujours protégée lorsque vous utilisez ces instructions grâce à notre politique de confidentialité stricte qui consiste à ne pas recueillir ou partager des informations personnelles. Dans le cas des recherches liées à la localisation, votre navigateur envoie des informations de localisation que nous isolons de toute information personnelle envoyée par le navigateur, et que nous rejetons après utilisation, ce qui nous permet de fournir des résultats et des fonctionnalités localisés anonymes. Notre page d’aide contient plus de détails sur la manière dont nous gardons les recherches de localisation privées« .

Les nouvelles directions cartographiques sont assez simples par rapport à Google et ressemble bigrement aux fonctions offertes sur Mac par « Plan ». Mais pour disposer de tels services, DuckDuckGo doit utiliser des fonds de cartes. On aurait pu imaginer qu’il se fournisse chez OpenMapStreet, mais ce n’est pas le cas et c’est bien la cartographie d’Apple qui est utilisée ici !

Separation d’ibm en 2 entreprises

Pour l’ancien IBMer que je suis, cette nouvelle m’a particulièrement touché. L’IBM que j’ai connu (de 1989 à 1993) n’a plus rien a voir avec l’entreprise actuelle, et cette annonce de splitter l’entreprise en 2 entités différentes reflète le chemin parcouru par l’ancien Big Blue depuis cette époque, et plus encore les perspectives qui sont celles d’Armonk pour le futur.

IBM annonce donc sa séparation en 2 entreprises :

  • une première qui conservera le nom d’IBM et sera chargée des activités Cloud hybride et IA
  • une seconde, nommée sous le nom de code NewCo qui rassemblera toutes les activités de clouds managés d’IBM

Annoncée conjointement par Arvind Krishna (CEO) et Ginni Rometty (Executive Chairman et ancienne CEO), l’annonce est d’importance. Elle correspond à la séparation des activités services d’IBM, d’un côté le groupe GBS (Global Business Services) qui conservera le nom d’IBM et de l’autre l’entité GTS (Global Technology Services) qui va constituer NewCo. Les activités GTS correspondent au traditionnel business d’outsourcing d’infra clients, et déclinent en termes de chiffre d’affaires (huit trimestres consécutifs de baisse). Quant à GBS et les activités cloud hybride d’IBM, l’annonce présente cette nouvelle donne comme la suite de l’acquisition de RedHat par l’entreprise d’Armonk, finalisée en juillet 2019. Le poids en termes de CA des 2 entités sera très largement en faveur d’IBM avec environ 69 milliards de dollars par an, pour seulement 19 milliards pour NewCO. Quand aux effectifs il devrait représenter environ 90 000 personnes pour chacune des nouvelles structures. La séparation devrait être effective vers le fin de 2021.

Pour en savoir plus sur cette nouvelle donne et les stratégies de grands acteurs, venez nous rejoindre à une prochaine édition du Briefing Calipia, les 9, 11, 15 ou 16 décembre.

Microsoft annonce le lancement de son centre de déploiement Zero Trust pour faciliter la transition des entreprises vers ce modèle

Microsoft vient d’annoncer le lancement du centre de déploiement Zero Trust accessible à toutes les entreprises en suivant ce lien. Pour rappel, ce modèle part du principe que les requêtes y compris celles réalisées en interne ne sont pas sûre. Donc en gros tord le cou du modèle qui voudrait que l’extérieur est dangereux, mais que dès lors que nous sommes derrière le pare-feu, tout est sous contrôle !

Le modèle Zero Trust suppose qu’une faille est possible et vérifie chaque requête comme si elle provenait d’un réseau ouvert. Quelle que soit l’origine de la demande ou la ressource à laquelle elle accède, le modèle Zero Trust consiste donc à « ne jamais faire confiance, toujours vérifier ». Chaque demande d’accès est entièrement authentifiée, autorisée et cryptée avant d’être accordée.

Microsoft déclare que, bien que les entreprises aient travaillé pour utiliser ce modèle, elles rencontrent encore des difficultés dans le domaine du déploiement. Pour résoudre ce problème, la société annonce donc la création du Zero Trust Deployment Center. Il s’agit d’un ensemble de documents qui expliquent en détail comment appliquer les principes de la « confiance zéro », en mettant en place l’infrastructure, le réseau, les données et la préparation à l’environnement. Microsoft affirme avoir veillé à ce que ce référentiel d’informations contienne des conseils sur le déploiement sous la forme d’objectifs et d’actions simples pour faciliter la mise en place de l’environnement. Pour les organisations qui mettent déjà en œuvre des modèles de sécurité Zero Trust, ce référentiel sera utile pour déterminer leurs progrès, sachant que le chemin pour y parvenir est souvent assez complexe dans les faits.

Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille de suivre la conférence de l’ami Jean-Yves Grasset lors des Indentity Days le 29 octobre. Une conférence vraiment très interessante regroupant les principaux experts français du domaine.

Teams en natif sur Windows ARM

On y croyait plus : Teams est disponible en natif sous Windows ARM ! Dans le cadre du lancement de sa nouvelle génération de Surface Pro X en début de mois, Microsoft avait discrètement annoncé qu’elle apporterait une version native ARM64 de Microsoft Teams. Annonce très discrète pour éviter les questions qui fâchent du style : « Et Office c’est pour quand ? » …

Une application native 64 bits de Teams pour les appareils ARM améliore considérablement les performances de l’offre puisqu’elle ne fonctionne plus sur une couche d’émulation x86. Mais on peut s’étonner pourquoi cela n’a pas été fait avant sachant que Teams est basé sur le framework Electron (donc pour faire simple le moteur du navigateur Web) lui même fonctionnant nativement sous ARM

Cette annonce ne résout pas le problème pour Microsoft Office, qui n’est toujours pas proposé en natif sur la plateforme ARM de Microsoft … Et les choses annoncées pour Teams ne présage pas une accélération du portage pour Office : car ce dernier n’est pas lui basé sur Electron.

Cette situation est d’autant plus étonnante pour Office que la plateforme est annoncée en natif sur les nouvelle machines ARM d’Apple (dont le lancement pourrait-etre prévu pour mi-novembre). Microsoft développe aussi depuis des années des version ARM d’Office pour iPad et tablettes Android (même si le spectre fonctionnel est très différent dans ce cas).

Cela pose de véritables questions sur les évolutions des OS dans la stratégie Microsoft face à Apple avec son Mac ARM qui pointe le bout de son nez, les Chromebooks de Google sous Chrome OS et leurs évolutions sur Fushia OS… Autan de question dont nous débattrons lors du prochain Briefing Calipia avec une session consacré à l’évolution des systèmes d’exploitation.

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