Des nouveautés pour Onedrive

onedriveToujours à l’occasion de la conférence SharePoint. Microsoft annonce des nouveautés interessantes pour Onedrive.

OneDrive prendra désormais en charge la synchronisation différentielle pour tous les fichiers plutôt que strictement des fichiers Office, ce qui, accélérera la synchronisation et réduira l’utilisation du réseau. A tester pour voir si ces nouvelles fonctions comble le deficit de performances de ce service par rapport à Dropbox qui exploite ceci depuis sa création.

Autre nouveauté, le survol des fichiers permet de visualiser des informations telles que les stratégies de prévention des pertes de données, d’accéder à une nouvelle fonctionnalité «enregistrer pour plus tard» qui permet aux utilisateurs de marquer les fichiers sur lesquels ils ont l’intention de revenir prochainement.

OneDrive sur le Web permet désormais aux clients de prévisualiser plus de 320 types de fichiers, y compris des images à 360 degrés et des fichiers AutoCAD DWG. Les collaborateurs peuvent désormais modifier n’importe lequel de ces types de fichiers avec des notes, grâce à la nouvelle prise en charge des commentaires sur les fichiers non-Office.

Autre nouveauté dans Outlook cette fois, les utilisateurs peuvent désormais désigner des dossiers partagés et inviter des personnes à y ajouter des fichiers. Tous les utilisateurs peuvent télécharger des fichiers dans un dossier et ne voir que leurs fichiers. La personne ayant décidé de cette collecte de fichiers reçoit des notifications lorsque de nouveaux fichiers sont ajoutés. Ainsi, les fichiers peuvent être collectés tout en empêchant les utilisateurs de consulter les fichiers des autres utilisateurs.  C’est là aussi une fonction qui existait exactement de la même manière dans Dropbox entreprise depuis 2017.

 

Toujours plus d’ennuis pour Huawei, une bonne nouvelle pour l’Europe ?

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Malgré le délai de grâce de 90 jours convenu pour permettre aux acteurs de s’adapter, de plus en plus de sociétés annoncent un arrêt de leurs relations avec le constructeur chinois, suite à la prise de position de Donald Trump. On assiste ainsi à un effet domino qui touche de nombreux pans de l’activité de Huawei :

  • Les composants électroniques, avec ARM, Intel  ou Panasonic qui ne livreront plus leurs puces, essentielles pour la production d’appareils du constructeur chinois.
  • Les équipements pour les réseaux 5G : les USA, la Grande Bretagne, l’Australie ou la Nouvelle Zélande ont annoncé qu’ils interdisaient l’utilisation des solutions du chinois pour mettre en place leurs réseaux 5G.
  • Les logiciels pour équiper les appareils Huawei, avec bien sûr Google qui va empêcher Huawei d’utiliser Android, mais aussi Microsoft pour Windows.
  • Les opérateurs télécom, tels Vodafone ou EE en Grande Bretagne, ou NTT Docomo et SoftBank au Japon, qui n’associeront pas les smartphones Huawei à leurs plans de lancement 5G.

La principale raison évoquée par le président Trump pour motiver cette exclusion de Huawei concerne un éventuel espionnage réalisé par le géant chinois pour le compte de son gouvernement, une pratique dont bien entendu les USA ne sont pas du tout adeptes pour leur part … La décision de l’administration américaine et ses conséquences pour le constructeur chinois, n’en constitue pas moins qu’un nouvel exemple de ce que les USA peuvent faire contre ceux qui menacent leurs intérêts stratégiques, et ce, bien avant que Trump accède au pouvoir. Certaines entreprises européennes, en particulier dans le secteur de la finance s’en souviennent certainement, comme par exemple BNP Paribas qui a dû payer une amende record de 9 milliards de dollars en 2014 pour avoir violer un embargo américain, ou la Société Générale avec plus de 1,3 milliards de dollars pour la même raison.  Alors que dans le même temps, les menaces d’amendes de l’Union Européenne pour tenter de faire cesser l’injustice fiscale dont bénéficient les multinationales américaines (mais pas qu’elles), ou renforcer le respect des règles européennes de protection des données personnelles, suscitent des menaces à peine voilées de cette même administration américaine.

Si aujourd’hui la Chine fait les frais des mesures de rétorsion décidées unilatéralement par les USA, l’Europe n’a certainement aucun motif de réjouissance à tirer à terme de cette situation. Outre le fait que l’UE, les états ou les sociétés européennes se trouvent dans ce conflit pris en le marteau et l’enclume, l’épreuve de force engagée devrait nous enseigner le besoin d’unité côté européen. A ne pas oublier à la veille des élections européennes.

Yammer est toujours vivant… et le stockage arrive enfin en Europe !

Capture d’écran 2019-05-22 à 10.06.30C’est à l’occasion de la conférence SharePoint à Las Vegas qui à débuté cette semaine que Microsoft vient d’annoncer que son produit de Réseau Social d’Entreprise Yammer évolue en proposant enfin (à peine 4 ans de retard…) une localisation du stockage en Europe.

Microsoft a également  présenté une nouvelle fonctionnalité permettant aux employés de poser des questions et aux administrateurs de groupe et noter les principales réponses, en vue de réduire les échanges répétitifs. À cette fin, les groupes Yammer peuvent activer un chatbot qui répond automatiquement aux requêtes fréquemment posées automatiquement.

Microsoft a également annoncé hier le déploiement d’e-Discovery à tous les clients utilisant des groupes Yammer connectés à des groupes Office 365.

La conférence a aussi été l’occasion pour lancer dans Microsoft 365 E5 de nouvelles fonctionnalités de stockage permettant d’archiver des données tierces dans Microsoft 365. ce qui complète le service de gestion des enregistrements. On retrouve également des modèles d’apprentissage automatique prêts à l’emploi qui permettent d’identifier le contenu «douteux» pour un examen ultérieur par les administrateurs.

Nous reviendrons sur ces fonctions lors du prochain Briefing Calipia.

Microsoft annonce SMI (Service Mesh Interface), Visual Studio Code Kubernetes extension 1.0, et Virtual Kubelet 1.0

Se déroulait hier la conférence KubeCon Europe à Barcelone, L’occasion pour Microsoft d’annoncer de nouveaux produits autour de  Kubernete :

  1. Les spécifications de SMI (Service Mesh Interface), un nouveau projet autour de l’infrastructure Service Mesh,
  2. La version 1.0 de son extension Visual Studio Code Kubernetes
  3. La version 1.0 de Virtual Kubelet.

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1. SMI est sans doute l’annonce la plus importante du lot. Ce projet Open source a été lancé par Microsoft il y a quelques mois et la liste des partenaires s’est rapidement étendue pour inclure AspenMesh, Buoyant, HashiCorp, Kinvolk, Pivotal, Rancher, Solo, mais aussi et surtout VMWare, Red Hat (IBM) et Docker. L’objectif est ici, grâce au maillage de rendre le réseau plus intelligent et dynamique, le tout contrôlée par des API de gestion sans dépendre d’une implémentation propriétaire (ce qui est le cas aujourd’hui). En fournissant une interface API générique, SMI permet aux développeurs d’utiliser les fonctionnalités mesh sans être lié à une implémentation particulière. Ils peuvent expérimenter et modifier les implémentations sans avoir à modifier leurs applications. La spécification SMI définit plutôt un ensemble d’API communes permettant aux fournisseurs de fournir leurs propres implémentations. Cela signifie que les fournisseurs peuvent soit utiliser directement les API SMI, soit créer des opérateurs pour convertir SMI en API natives.

2. L’extension open source Kubernetes de Visual Studio Code apporte l’intégration native de Kubernetes à Visual Studio Code. Ceci permet la prise en charge pour la gestion de la production des clusters Kubernetes. Microsoft a ajouté une API d’extensibilité qui permet à chacun de créer ses propres fonctions d’intégration en plus de l’intégration de base de Kubernetes de Microsoft.

3. Virtual Kubelet virtuel offre une intégration de Kubernetes aux technologies de conteneur sans serveur, telles que les instances de conteneur Azure. Le but est bel et bien d’ignorer la gestion d’un système d’exploitation, tout en utilisant Kubernetes pour l’orchestration.

 

Chromebooks : le projet « Campfire » visiblement abandonné

HP ChromebookAlors que les Chromebooks gagnent de plus en plus de parts de marchés y compris en entreprise (nous y reviendrons dans le détail lors du prochain Briefing Calipia qui commence dans 3 semaines : raison de plus pour ne plus tarder à vous y inscrire 🙂 ), Google semble abandonner son projet d’exécution de Windows 10 sur ces machines.

Nous vous parlions de ce projet en aout dernier. Selon les rapports, la fonctionnalité dont le nom de code était « Campfire » aurait été nommée « Alt OS » et nécessiterait jusqu’à 40 Go de stockage pour permettre le double démarrage. C’est donc beaucoup, mais ce n’est sans doute pas la raison de l’abandon possible : dans les derniers builds de Chrome OS et à propos des Chromebooks il est clairement indiqué maintenant par Google que l’installation de Windows 10 est fortement déconseillée.

Une pratique logique pour Google qui ne l’est pas rappelons le pour Apple qui met en oeuvre les technologies « Boot Camp » avec tous les drivers pour pouvoir installer Windows 10 sur un Mac…

Edge Chromium disponible en preview pour Mac OS

Nous en parlons ici et depuis quelques semaines, et de nouveau aujourd’hui : la beta du nouveau navigateur de Microsoft basé sur Chromium est maintenant disponible aussi pour Mac OS. Vous pouvez la télécharger ici. Jusqu’à présent disponible via une fuite, la version pour Mac OS est donc maintenant officiellement disponible et va permettre de tester en sécurité le navigateur.

Nous reviendrons sur cette version d’Edge Chromium lors du prochain Briefing Calipia. Inscrivez-vous si ce n’est pas déjà fait !

Google aux ordres de Donald Trump : plus de licence Android pour Huawei

On apprend cette nuit que le géant de la recherche et surtout fournisseur d’Android, prendrait en quelque sorte part à la guerre que mène le gouvernement américain au constructeur chinois Huawei. Mais a-t-il le choix ?

Capture d’écran 2019-05-20 à 07.39.18.pngLa semaine dernière, Donald Trump, a déclaré l’urgence nationale empêchant les pays étrangers d’importer de futures importations en provenance des États-Unis sans l’approbation du gouvernement fédéral. Huawei a été ajouté à la « Liste des entités » du ministère américain du Commerce, qui interdisait essentiellement à la société chinoise d’acheter des composants et des matériaux à des sociétés américaines sans l’approbation du gouvernement américain. Selon Reuters, Google aurait « suspendu avec Huawei des transactions nécessitant le transfert de produits matériels et logiciels, à l’exception de ceux couverts par des licences open source ».

Google abandonnerai donc la prise en charge de tous les futurs smartphones Huawei hors de Chine, mais surtout les services tels que Google Play Store et Gmail. De plus, Huawei ne recevra plus les mises à jour Android à compter de maintenant. Une arme atomique, aura un impact majeur sur Huawei. Même si l’entreprise dispose, bien sûr toujours accès au code Open Source d’Android, le blocage du Google Play risque d’être très problématique pour vendre des téléphones dans le monde entier. Les concepteurs d’alternatives à Android connaissent cette menaces dès lors que le fournisseur devient un peu trop puissant…

En mars, un représentant de la société avait révélé que Huawei avait un système de backup au cas où les choses se dérouleraient mal avec les USA. La société a conçu ses propres systèmes d’exploitation, à utiliser uniquement dans des situations d’urgence,  telles que l’impossibilité d’obtenir une licence pour Android ou Windows… Mais ceci posera tout de même le problème d’accès aux services de Google.

La situation de Google obéissant à l’administration américaine, peut-être assez amusante lorsque l’on sait que les reproches fait à Huawei sont justement que cette société serait aux ordres de son gouvernement…

 

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