Archives de Catégorie: Analyse

Navigateurs en entreprise : Google en passe de gagner son pari

Cela fait des années maintenant que la plupart des entreprises se demandent par quoi elles vont bien remplacer Internet Explorer. Sans surprise compte tenu de ses parts de marchés dans le grand public, Google Chrome est un excellent candidat.

padie
Le navigateur de Google détient entre 40 et 60% des parts de marché toutes plateformes confondues selon les différents instituts (source Wikipédia). Très loin donc devant Internet Explorer et Edge situés de 4,7 à 8,5 % à eux deux.
Seulement voilà, le géant californien n’a pas forcément bonne presse en matière de vie privée. L’effort que font les entreprises pour anonymiser les navigations de leurs utilisateurs risque d’en partir. C’est pourquoi à minima elles sont nombreuses à bloquer l’authentification possible de leurs utilisateurs sur les plateformes de Google. Ces derniers perdent donc des fonctionnalités (comme bien sûr la synchronisation des favoris) mais gagnent ainsi (un peu) en confidentialité.
Mais le grand responsable de ce succès de Google est avant tout… Microsoft. L’entreprise de Redmond a laisser doucement disparaitre son navigateur, tout d’abord en s’endormant sur ses lauriers quand ce dernier trônait à 90% de parts de marchés, pour oublier de le rendre plus performant et surtout moins omnipotent et enfin l’abandonner au profit d’une solution n’existant dans un premier temps que sur un nouvel OS : Windows 10. Stratégie ô combien risquée lorsque très majoritairement les entreprises sont encore sous Windows 7.
L’absence de l’éditeur sur les périphériques mobiles (ou son arrivé trop tardive avec Edge pour iOS et Android) a achevé ses ambitions.  C’est maintenant un Chrome (qui au passage gagne lui aussi en embonpoint) qui se voit prendre la place d’Internet Explorer sans que visiblement beaucoup de considèrent réellement le successeur désigné de Microsoft : Edge.
Cette étape gagnante pour Google est elle annonciatrice d’autres victoires ? On pense en particulier aux Chromebooks demain et aux services SaaS de la firme… A suivre

Le mirage des applications universelles ?

Si l’on en croit les derniers bruits, Apple pourrait à son tour annoncer la possibilité de développer des applications « universelles ». Le constructeur rejoindrait ainsi Microsoft dans sa volonté de mettre en œuvre une solution sur le papier de développement d’applications fonctionnant à la fois sur iPhone, iPad et MacOS.

Le projet, dont le nom de code serait s’il on en croit le site 9to5Mac et Bloomberg, «Marzipan», devrait être annoncé à la WWDC 2018 en juin prochain et nécessiterai bien entendu les nouvelles versions de MacOS et d’iOS. L’application universelle s’adapterait ainsi à l’appareil sur lequel elle est installée, pour peu que le développeur ait fait le travail d’optimisation, en particulier l’interface Homme Machine, qui bien entendu est très différente d’une machine à une autre, entre une interface tactile d’un iPad ou d’un iPhone et l’écran du Mac, entre les capteurs présents et exploités sur un iPhone et leur absence sur Mac, et sans parler des différentes résolutions d’écran… C’est bien là que le bât blesse…

Mais revenons sur les Applications Universelles de Microsoft et sur quelques définitions et objectifs.

Qu’est qu’une application universelle Windows ?

Une application Windows universelle est formellement une application Windows qui repose sur la plateforme Windows universelle (UWP), introduite pour la première fois avec Windows 8 avec comme idée de base que les utilisateurs souhaitent que leurs expériences soient les plus cohérentes possibles sur tous leurs appareils tout en utilisant l’appareil le plus adapté ou le plus productif pour la tâche qu’ils ont à effectuer.

Mais attention la promesse originelle de Microsoft impliquait que tous ces utilisateurs utilisent des plateformes Windows : Windows 8 ou 10 sur PC ou tablettes d’une part et Windows Phone 8 ou 10 sur leur smartphone. Donc autant dire que l’approche a pris du plomb dans l’aile avec l’abandon de Windows Phone… Reste les tablettes Windows et les PC (qui de toute façon fonctionnait déjà exactement sous le même système d’exploitation…

universal

Lire la suite

Quels impacts de la transformation numérique sur le travail ?

Le sujet était abordé lors des dernières élections présidentielles. Nous le savons tous, le numérique est une véritable « révolution”, et comme chaque révolution industrielle elle entraine des changements profonds dans les entreprises publiques ou privées. Ces transformations entraînant une mutation tout aussi profonde sur les métiers.

Le candidat socialiste lors des dernières élections présidentielles le disait, citant des études américaines : près de 50% des emplois en occident pourraient être détruit avec la révolution numérique ou à minima impactés très fortement. Si toutes les études ne sont pas aussi alarmistes, elles soulignent toutes, que la mutation sera profonde et que les transformations sur les métiers seront irréversibles, s’amplifiant au fur et à mesure des progrès de l’Intelligence Artificielle.

L’avènement de la robotique

La robotisation est apparue au départ pour les tâches répétitives (avec comme exemple souvent cité : l’automobile), mais aujourd’hui les robots dépassent de plus en plus ce type de tache pour gagner en autonomie et surtout en versatilité. Ainsi, l’OCDE affirme que 10% des emplois en France vont disparaître d’ici 2025 à cause des robots.

robot1

Dans ce cadre, il est évident que les robots ont déjà remplacé la main d’œuvre humaine dans de nombreux métiers contribuant ainsi à réduire les coûts des « humains-producteurs » en utilisant des machines, mais aussi à en banaliser les fonctions. Cette banalisation entrainant un déplacement de la valeur du fabriquant des produits vers celui qui fabrique les robots ! Les métiers associés à la conception de ces derniers évoluent ainsi dans le même sens. Donc les gains de productivité permis par les robots profitent certes à l’entreprise les utilisant mais beaucoup plus à l’entreprise construisant ces mêmes robots !

Lire la suite

Résultats Microsoft du 3ème trimestre

Satya BerlinMicrosoft publiait hier ses résultats pour son 3ème trimestre de l’année fiscale 2017.

En résumé : les résultats sont plutôt bons pour le business Cloud (SaaS avec Office 365 et Dynamics 365, mais aussi IaaS et PaaS avec Azure). Ils sont sans surprise beaucoup moins bons coté matériel (Surface). Au global le CA de l’entreprise pour ce trimestre était de 23,5 Milliards de $ (en croissance de 7% à taux de change constant) pour un bénéfice avant impôts de 7,1 Milliards de $ (en croissance de 5% à taux de change constant).

Si l’on zoom coté technologies :

  1. Le cloud se porte très bien :
    • Office 365 est en croissance de 45%
    • Dynamics 365 en croissance de 85 %
    • Azure en croissance de 93 %
  2. Windows se porte plutôt bien mais sans excès :
    • +5% pour les ventes en OEM
    • +6% pour les ventes de licences (donc les mises à jours)
  3. Le matériel est en panne :
    • Baisse dé 26% sur les ventes de Surface (la gamme des Surface Pro accuse son âge, on attend avec impatience un renouvellement avec les nouveaux processeurs Kaby Lake d’Intel et le lancement du CloudBook pour relancer cela)

Retrouvez toutes les infos sur le site investisseur de Microsoft

Autonomie des PC portables comparée

Régulièrement le magazine anglais Witch teste l’autonomie des PC portables, des tablettes etc.  (Witch est un magazine de consommateurs équivalent à Que Choisir chez nous.

Dans son dernier rapport il mesure donc l’autonomie réelle des portables suivant bien entendu le même protocole.

En noir l’autonomie annoncée par le constructeur, et l’autonomie mesurée en couleur). A part pour Apple, c’est un peu comme les tests de pollutions sur les moteurs d’automobiles : les différences sont très importantes et parfois proche du simple au double !

battinfographic

Pourquoi de telles différences ? Sans doute car l’autonomie est un argument de vente important et en absence de tests normalisés, les constructeurs annoncent un peu ce qu’ils veulent ! De leur coté les utilisateurs se disent logiquement aussi que plus le nombre affiché est important, plus on a de chance d’avoir une autonomie importante : mais pas ce n’est pas toujours le cas ! Et surtout les différences sont elles aussi très importantes. La règle : de l’entre-deux (la même employée pour se donner une idée du nombres de manifestants entre chiffres des organisateurs et ceux de la police 🙂 ) n’est pas adaptée.

Utilisateur à la fois de Macbook et de PC, nous avons aussi mesuré une grande différence d’autonomie entre nos postes (Surface pro 4, Dell XPS 13 et Macbook 2016 13 pouces) sur des usages très largement équivalents. Les performances d’Apple s’expliquent principalement par le bon équilibre entre OS et hardware. Ainsi sans surprise un Macbook sous Windows 10 (en natif ou via de la virtualisation) perd très largement en autonomie pour devenir plus proche de celle d’un PC portable.

[Lettre Calipia] Les assistants vocaux à la conquête des entreprises ?

(article issu de La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lalettre)

La reconnaissance vocale n’est pas une idée neuve. Elle ambitionne depuis des décennies de remplacer le clavier. Il y a plus de 20 ans, la société Lernout & Hauspie, proposait déjà des solutions innovantes et chargées d’espoir pour reconnaitre efficacement la voix humaine et proposer de se substituer au clavier pour écrire un texte. De nombreux fournisseurs se sont alors tournés vers cette société pour intégrer leur solution dans différents systèmes. Microsoft et Apple ont intégré depuis plus de 10 ans des fonctionnalités de reconnaissance vocale à leurs produits. Sans que jamais la voix ne parvienne à̀ s’imposer…

Pourquoi aujourd’hui cette tendance devient-elle plus crédible ? Pour quelles applications ?

Intelligence artificielle et Cloud

Qu’est-ce qui a changé en matière de reconnaissance vocale pour que les systèmes proposés soit maintenant plus performants et plus crédibles ?

La précision des systèmes proposés serait passé de 60% à plus de 90 % en moins de dix 10 ans ! De plus, pas besoin de passer des heures à adapter la reconnaissance vocale à votre voix comme c’était encore le cas en 2009 avec le système intégré à Windows 7. Plus besoin non plus de disposer d’un micro spécifiquement calibré, les outils sont aujourd’hui à la fois plus performants mais aussi capable d’éliminer une bonne partie des bruits parasites.

En octobre 2016 le système proposé par Microsoft avait surpassé pour la première fois en précision (en anglais) une sténo dactylo !

cortana

Deux choses ont changé :

  • Le développement de l’intelligence artificielle et donc la possibilité offerte d’être beaucoup plus précis sur les mots compris en ayant une indication du contexte de la phrase plutôt que de devoir choisir dans l’ensemble du dictionnaire. L’intelligence artificielle permet de plus facilement ignorer les erreurs de dictions des humains et les imprécisions de langages présents dans chaque conversation.
  • L’utilisation du Cloud et donc d’une puissance de calcul bien supérieure à un traitement local.

Lire la suite

« Entrées précédentes