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Pourquoi le Web 3 n’est pas (à mon avis) prêt de voir le jour…

Nous entendons de plus en plus parler du Web 3 qui serait soit-disant l’évolution majeure du Web tel qu’on le connait aujourd’hui avec, selon ses partisans, une plus large autonomie des utilisateurs grâce à un système décentralisé. Autre objectif poursuivi : une dépendance bien moindre, voire nulle, aux GAFAMS… tout un programme. Alors une réalité et pour quand ? Ou buzz marketing ? Bon vous l’avez compris, ce n’est pas à mon avis pour demain, mais développons un peu…

Résumé des épisodes précédents

Commençons par le début avec ce nom de Web 3. Quelques années après le début d’internet sont arrivés les sites Web et le fameux protocole ” HTML », c’était le Web 1.0. A cette époque le web ne présentait qu’un contenu purement informatif et globalement très statique. Les communications étaient simples elles allaient de notre poste via notre navigateur vers un seul serveur Web qui fournissait les informations souhaitées provenant toutes du site en question. Mais cela c’était au siècle dernier, le temps des dinosaures en informatique 🙂

Peu après, les différents sites ont commencé à agréger des informations provenants d’autres sites, puis sont apparus les médias sociaux. On a alors parlé de Web “participatif”, le contenu est devenu de moins en moins statique et les relations entre sites se sont multipliées pour offrir des services composites tels qu’on les connait aujourd’hui sur Internet, c’est le Web 2.0. 

Puis le concept de Web 3 est arrivé…

En 2014 le terme de Web 3 apparait sur le net, un anglais du nom de Gavin Wood, connu pour avoir créer une blockchain de crypo monnaie : l’Etherum. Son idée : developper une évolution du Web s’appuyant sur la Blockchain et permettant ainsi de s’affranchir de sites web centraux pour échanger et concevoir de nouveaux services. Avec dans la ligne de mire non seulement les GAFAMS, qui trustent nos différentes actions sur internet en étant des points de passage obligés, mais aussi des services plus techniques comme les DNS par exemple. Interessant en effet sur le papier d’utiliser ici la Blockchain ! Les plateformes comme Facebook ou Google sont aujourd’hui incontournables pour utiliser la quasi totalité des services sur le Web et on imagine assez bien leurs plans pour le rester demain dans les Metavers ! Tout ceci à coup de milliards de $.

Ainsi donc le Web 3 utiliserait pour cela la Blockchain, ce registre décentralisé qui contiendrait alors tous les échanges entres utilisateurs ou utilisateurs et sites marchands sans organisation centrale, sans intermédiaire et de façon sécurisée, comme le sont les cryptomonnaies aujourd’hui via un système cryptographique de validation par les utilisateurs à chaque transaction. Bien sûr, cela permettrait également de sécuriser les échanges inter-serveurs. La gestion des identités et des profils utilisateurs serait elle aussi basée sur ces technologies, donc plus besoin de réaliser une connexion via un compte Facebook ou Google par exemple : on parle ici d’identités distribuées et autonomes qui resteraient donc à la main de l’utilisateur.

Si je suis très critique sur le Web 3 en général, je le suis beaucoup moins vis à vis des identités autonomes et distribuées, qui elles ont, selon moi, un bel avenir et peut-être à moyen terme. Nous avons déjà eu l’occasion de parler de tout cela lors du Briefing Calipia de juin 2021, où encore sur le blog.

Pourquoi y croire ? Et bien c’est simple : l’engagement de Microsoft dans cette technologie (Microsoft reste l’acteur majeur des identités dans le domaine des entreprises avec l’Active Directory) mais aussi sa volonté de ne pas laisser le champs libre à Facebook et Google avec leurs systèmes de « tiers de confiance » dans la gestion des identités (les fonctions « se connecter avec Facebook » ou « se connecter avec Google » qui fleurissent et constituent de superbes aspirateurs à données personnelles… )

Alors le Web 3 c’est pour quand ?

C’est la question… Question à laquelle j’aurais tendance à réponse : pas pour tout de suite et ceci pour trois raisons principales :

  1. Aucune application de taille importante au delà de la démonstration technologique n’a vue encore le jour avec cette technologie. Or depuis 2014, on s’attendrait tout de même à voir beaucoup plus d’expérimentations.
  2. Les GAFAMs ne se précipitent pas dans cette technologie et au vu des objectifs du Web 3 on comprend aisément pourquoi. Donc une chose est sure ils ne seront pas promoteurs, hors aujourd’hui serait-il possible de mettre en place une évolution (révolution) sans eux ? (et sans les BATX aussi au passage) ?
  3. On peut aussi estimer que sur le prétexte de redonner du pouvoir aux utilisateurs, il ne ferait que de déplacer leur dépendance en passant d’acteurs techniques comme effectivement les GAFAMs aujourd’hui à des acteurs financiers comme le célèbre fond américain de capital risque Andreessen Horowitz, aujourd’hui largement à la manœuvre sur la promotion (et le financement) du Web 3…

Enfin on peut même ajouter une raison supplémentaire : les régulateurs ont aussi fait part aussi de leurs inquiétudes concernant certains aspects du projet, en particulier la finance décentralisée et la transparence des échanges qui permettrait de favoriser les activités illégales. Les États Unis qui disposent actuellement très majoritairement des DNS racines ne sont sans doute pas à mon avis prêt non plus à lâcher le pouvoir qu’ils ont…

Bientôt un nouveau campus géant pour Google à New York

Image Google

Hier, Google a officiellement annoncé son intention d’acheter le magnifique St. Johns Terminal à New York pour y construire son plus grand bureau en dehors de la Californie, le campus « Hudson Square ». La Silicon Valley dont les prix ont explosé ces dernières années rendent compétitif des lieux prestigieux comme New York, encore que… L’entreprise californienne devrait débourser 2,1 Milliards de $ pour cet achat, un record.

L’immeuble est déjà loué en parte par Google au 550 Washington Street aura une superficie de 158 000 M2 ! Il servira de siège new-yorkais aux équipes de vente et de partenariat de la Global Business Organization de Google. La transaction devrait être conclue au cours du premier trimestre 2022.

Alors que le travail « hybride » est au coeur des réflexions de toutes les entreprises au travers le monde, Google explique que « se réunir en personne pour collaborer et construire une communauté restera une partie importante de son avenir. ».

Magnifique batiment en tout cas qui disposera de nombreux espaces ouverts en plein air et un accès au front de mer.

Windows 10X encore une fois repoussé, la feuille de route de Windows devient assez floue

Windows 10X doit être le renouveau de Windows 10 et permettre à Microsoft de lutter plus efficacement face aux Chromebooks de Google qui gagnent jour après jour des parts de marché. Souvenez-vous, il a d’abord été annoncé en octobre 2019 comme un OS pour les appareils à double écran, sortant même quelques émulateurs que vous pouvez toujours télécharger. Le dernier de ces émulateurs a été publié il y a une an maintenant en mars 2020. En mai 2020, changement de stratégie, non seulement il a été retardé, mais il a été réorienté vers les PC d’entrée de gamme à écran unique (et donc en frontal des Chromebooks de Google…

Windows 10X devait être finalisé à un moment donné ce printemps, pour des machines devant sortir dans la seconde moitié de cette année. Mais plus de communication là dessus depuis 3 mois. La dernière fois que quelqu’un a entendu parler de ce sujet de la part de Microsoft, Windows 10X allait encore supporter nativement les applications Win32, mais nous savons par des fuites que ce ne serait plus le cas.

En octobre 2019, alors que Microsoft présentait sa tablette Windows à double écran Surface Neo qui devait sortir fin 2020 sous justement ce fameux Windows 10X. Nous sommes en mars 2021, toute trace de Surface Neo a été effacée du site Web de l’entreprise, et apparemment, il ne sera pas disponible avant 2022…

Entre temps Microsoft à sorti y compris en France sa Surface Duo, son téléphone Android à double écran, dont les spécifications technique en rapport au prix proposé font qu’après un bide aux USA, il s’oriente à coup sur également sur un bide en Europe, pas si difficile à prévoir à un tel prix.

Mais alors que ce passe-il aussi côté Windows 10 « canal historique » ?

Le problème est que chaque retard de Windows 10X, a jusqu’à présent, aussi sérieusement affecté le développement de Windows 10. L’automne dernier, Windows 10 a reçu une mise à jour mineure (normal suivant les cadences que prévoit Microsoft) , mais Windows 10X repoussé au printemps, Windows 10 reçoit donc une autre mise à jour mineure pour 21H1… et finalement c’est maintenant la version 21H2 de Windows 10 qui est censée être une mise à jour majeure, apportant avec elle de grands changements d’interface (commune à Windows 10X) qui ont pour nom de code Sun Valley. Pas simple de s’y retrouver. Avec un nouveau retard de Windows 10X la mise à jour majeure de Windows 10, pourrait être repoussé encore d’un an et n’intervenir qu’au printemps 2022.

Pendant ce temps ChromeOS progresse, MacOS également, profitant de l’engouement autour des nouveaux processeurs Apple M1. Et dans un contexte ou les adhérences applicatives à Windows sont de plus en plus faibles…

Valorisation : les GAFAM profitent très largement de la crise

Nous le savons, alors que les GAFAM était au plus bas le 15 mars 2021 au début de la pandémie et surtout des confinements qui s’annonçaient tout autour de la planète, ils ont plus que fortement progressé durant une an, profitant de la pandémie et de nos dépendances au numérique pour assoir leur domination.

Qu’aurait été la crise sans l’omniprésence des technologies ? Comment imaginer le télétravail ? Lorsque l’on interroge les DSI sur le facteur déterminant pour l’accélération de la transformation digitale de leur entreprise, la pandémie est clairement le n°1. Alors que ces valeurs technologiques aient progressé n’est pas surprise, mais dans quelle proportion ?

Nous nous sommes amusés à reprendre les valorisation de ces sociétés le 15 mars 2020 puis au 15 mars 2021, un an plus tard. Les chiffres parlent d’eux mêmes.

Impressionnant, Apple, Microsoft et Amazon qui étaient au environ de mille milliards de $ au 15 mars, un record déjà à l’époque, sont maintenant à plus de 2000 pour Apple, près de 1800 pour Microsoft ou 1500 pour Amazon… La valorisation des GAFAM qui avait atteint 3500 Milliards de $ en mars 2020 représentait déjà plus de deux fois le total de toutes les entreprises du CAC40 ! Aujourd’hui la valorisation d’Apple dépasse à elle seule celle du CAC40. La valorisation globale des GAFAM est de 7573 Milliards de $ soit 1000 milliards de $ de plus que le PIP du Japon (la 5 ème puissance). Alors ou,i comparer des PIP avec une valorisation c’est un peu comme comparer des choux et des carottes, mais sur de telles sommes cela met tout de même les choses en perspective.

Si l’on devait comparer au secteur automobile, Apple est 10 fois plus valorisé que le numéro 1 Toyota, 20 fois plus que le N°2 Général Motors, 200 fois plus que Renault… Il y a bien Tesla qui tire sont épingle du jeu à 675 Milliards de $ de capitalisation boursière (plus de 3 fois Toyota alors qu’il vend 20 fois moins de véhicules) , mais Telsa est-il vraiment un constructeur automobile ou une société technologique ?

C’est bien toute la technologie qui a profité de cette pandémie, en regardant de plus petits acteurs qui clairement ne jouent pas dans la même cour, les performances sur 1 an sont aussi impressionnantes :

Face à ces chiffres stratosphériques, on comprend mieux, à l’heure où il faudra rembourser le « Quoi qu’il en coute » qui était la règle sur la planète, pourquoi les différents gouvernements lorgnent de plus en plus sur ces sociétés et leurs actionnaires qui ont vu leur portefeuille augmenté en moyenne de 85% sur les GAFAM…

ARM : Pourquoi Apple va réussir là où Microsoft a échoué ?

Toute la presse informatique parle depuis 10 jours des nouvelles machines d’Apple avec leur processeur ARM maison (Apple M1) et de l’abandon par le géant de Cupertino des processeurs Intel

Nous avons commandé et commencé à tester ces premières machines que nous venons de recevoir, comme nous l’avions fait à l’époque avec les machines de Microsoft sous ARM dont la première : la fameuse Surface RT. Plus récemment nous avions aussi joué avec la toute dernière machine Surface Pro X. Quelles sont les différences, et pourquoi à mon avis Apple va réussir son pari là où Microsoft est à la peine ?

Disons le tout de suite, ces nouvelles machines Apple (des MacBook Air 8Go pour ce qui nous concerne) avec leur processeur maison, sont rapides, vraiment très rapides y compris avec le jeux d’instructions Intel émulé via leur couche « Rosetta 2 ». Les tests de nombreux sites qui affirment que la puissance est du niveau d’un Intel Core i9 ne mentent pas. C’est certes impressionnant et encore plus dès lors que le code est natif, mais le succès prévisible d’Apple ne se limite pas là. J’aurais tendance à penser que même si la Surface Pro X de Microsoft disposait d’un tel processeur ce ne serait pas suffisant, voyons pourquoi en 4 points :

1 – Apple, contrairement à Microsoft, est avant tout un constructeur de machines

L’entreprise dispose d’une expertise sur la matériel qui va, et c’est normal, bien au delà de ce que peut fournir Microsoft, même allié à un fondeur comme c’est le cas pour Qualcomm aujourd’hui et Intel hier. Apple dispose sur les processeurs ARM d’une expérience qui débute avec les iPhones, puis les iPads,  une éternité à l’échelle de l’informatique. Le design de ses processeurs s’est affiné au cours de ces années avec de véritable paris techniques qui vont bien au delà des adaptations classiques faites à partir des références design d’ARM. Je vous invite à faire un tour sur l’excellent site spécialisé Anandtech qui détaille les composants de ce processeur et les choix du constructeur.

Image Anandtech

Alors oui, Microsoft a soit-disant « créé » son processeur le SC1 pour ses Surfaces Pro X, mais la réalité, issue aussi de ces mêmes sites, indique plutôt une appellation marketing d’un processeur Qualcomm légèrement customisé. Du même ordre que ce qu’ils ont fait avec AMD pour les Xbox. Les processeur ne sont pas le métier de Microsoft, c’est clairement celui d’Apple depuis des années.

Mais au delà, ceci ne se limite pas au processeur, tout l’écosystème de la machine Apple est en phase avec ce dernier. Là encore le constructeur reprend l’expertise qu’il a acquis avec ses précédentes machines. Oui Microsoft est aussi un constructeur avec ses Surface, mais leurs design interne est tout de même très proche du standard, des « design reference » de tous les PC et en tout cas des modèles proposés par Intel lui même, dès lors qu’il créé un processeur et son Chipset associé. Ouvrez une Surface, ouvrez un Lenovo, un Dell, un Asus, vous y trouverez une architecture qui est celle d’un PC s’éloignant que très modérément des Design Reference d’Intel. Cela tient au marché du PC depuis des années. Apple avec ses Mac ne s’en éloignait pas non plus de façon importante, là où le constructeur est beaucoup plus créatif c’est bien sûr, sur les carte mères de ses iPhones et iPad…

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Facebook : Selon le Wall Street Journal, Mark Zuckerberg serait intervenu auprès de Trump au sujet de Tik Tok…Quelle surprise !

Selon un rapport publié par le Wall Street Journal, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, aurait fait un discours sur la liberté d’expression à Washington lors d’un diner privé avec Donald Trump à la Maison Blanche l’automne dernier en insistant sur le fait que TikTok ne partage pas l’engagement de Facebook en faveur de la liberté d’expression. Puis discuté de la façon dont les entreprises chinoises menacent les entreprises américaines. Mark Zuckerberg a tenu à ce que la cible des législateurs ne soit plus dans le dos de Facebook mais plutôt dans celui d’entreprises chinoises comme TikTok. Le rapport du journal note également que c’est après avoir rencontré Zuckerberg que l’administration de Trump a commencé à se pencher sur le cas TikTok.

Le sénateur Josh Hawley qui a révélé cette affaire donne une explication :

« Pour Facebook, la crainte est de perdre sa part de marché dans les médias sociaux. Pour le reste d’entre nous, la crainte est quelque peu différente ».

Et d’ajouter :

« Facebook a récemment sonné l’alarme à propos de la technologie basée en Chine comme une tactique de relations publiques pour renforcer sa propre réputation ».

Facebook a refusé de commenter ces remarques de Kelli Ford, mais son porte-parole Andy Stone a déclaré que Mark Zuckerberg ne se souvenait pas d’avoir évoqué TikTok lors du dîner privé à la Maison Blanche, en indiquant :

« Notre point de vue sur la Chine a été clair : nous devons être compétitifs. Les entreprises et l’influence chinoises se sont développées, tout comme le risque d’un Internet mondial basé sur leurs valeurs, et non sur les nôtres ».

Et c’est clair les valeurs de Facebook sont sans doute exemplaires : protection de la vie privé, barrières efficaces contre les manipulations politiques qui menace la démocratie,… (je plaisante bien sûr). Tik Tok est sans doute loin d’être exemplaire, mais de là à ce que ce soit Facebook qui donne des leçons … Il y en a qui osent tout.

Avant même que le Wall Street Journal ne publie ce rapport, TikTok avait des soupçons sur Facebook. En juillet, le PDG de TikTok, Kevin Mayer, a écrit une lettre ouverte accusant Facebook de copier des produits. Il a déclaré : « Facebook lance même un autre produit de copie, Reels (lié à Instagram), après que leur autre copie Lasso ait rapidement échoué ». Mayer a également accusé Facebook de se déguiser en société patriotique pour tuer TikTok.

En outre, le rapport souligne que Facebook dépense un montant exorbitant pour le lobbying et qu’elle a dépensé plus d’argent que n’importe quelle entreprise au cours du premier semestre de cette année. Facebook a également créé un groupe de pression, American Edge, et a diffusé des publicités faisant l’éloge des entreprises technologiques américaines pour leur contribution à l’économie américaine, à la sécurité nationale et à l’influence culturelle.

#CES2020 Des nouveautés chez Google

Google est très présent sur ce salon en particulier via les nombreux partenariats d’intégration des ses solutions, dont son assistant personnel. Mais la société de Mountain View est également visible au travers de différentes annonces rendues publiques depuis le début de la semaines dont voici un résumé :

  • Premier point et non des moindres, vous pourrez demander à votre assistant d’oublier ce qu’il vient d’entendre. Il arrive parfois (souvent ?) que l’assistant Google se réveille sans que nous ayons invoqué la formuel magique Dis Google, parce qu’il a cru entendre cette formule prononcée. Généralement nous nous en apercevons quand ce même assistant dit « désolé je n’ai pas pu trouver … ». Dans cette situation, il sera bientôt possible de dire « Dis Google ce n’est pas pour toi » afin que le système efface les informations enregistrées.
  • Lecture de pages web (on avait l’impression que cela existait déjà, mais non !) : il suffira pour cela d’ouvrir une page web depuis un navigateur Google ou un téléphone Android et de dire « Dis Google, lis moi çà ». La lecture pourra être réalisée dans une autre langue que celle de la la page elle-même
  • Actions planifiées avec Google Assistant : il sera bientôt possible de dire « Google ferme les volets à 20h », pour que cette action soit réalisée plus tard
  • Les sticky notes sur les assistants Google Home (Google N’est par exemple), vous pourrez ainsi laisser un post it numérique pour indiquer à votre conjoint de ne pas oublier d’aller chercher de sortir votre pizza préférée du congélateur ce soir. Le post it apparaitra sur l’écran de votre appareil, plus besoin de laisser trainer des post it papier sur la porte du frigo 🙂
  • Dans le même esprit, il sera possible de faire affcher sur l’écran de son appareil Google, une liste de numéros de téléphone « d’urgence », qui seront ainsi visibles en permanence

Un point sur l’état de l’Intelligence Artificielle dans les entreprises

IA logo

Le cabinet Deloitte a publié le 22 octobre la deuxième édition de son enquête annuelle « State of AI in the Enterprise » réalisée auprès de 1 100 responsables d’entreprises US de toutes tailles et opérant dans différents secteurs, ayant lancé des projets utilisant des technologies cognitives :

  • 63% d’entre eux ont démarré un projet basé sur le machine learning
  • 62% utilisent des outils de compréhension naturelle du langage
  • Les algorithmes de computer vision sont utilisés dans 57%
  • Et les réseaux neuronaux de deep learning étaient déployés par la moitié des sondés.

Les logiciels d’entreprise embarquant des technologies d’IA ont été l’un des principaux vecteurs d’adoption de l’IA par les entreprises, suivi de près par les développements conjoints avec des partenaires, l’utilisation de services disponibles dans le Cloud et enfin des développement maison avec des outils Open Source.

Avec pour les entreprises de tous les secteurs, le rendement médian des investissements dans les technologies cognitives qui est de 17%. Et de fortes disparités suivant les domaines d’activité :

Deloitte IA 2018 ROI

Cela dit, les trois enseignements mis en avant par Deloitte à la suite de cette étude sont :

  1. Les premiers utilisateurs augmentent leurs investissements dans l’IA, lancent plus d’initiatives et obtiennent des rendements positifs. Les services cognitifs basés sur le cloud augmentent l’adoption en réduisant les investissements et l’expertise nécessaires pour démarrer.
  2. Les entreprises devraient améliorer la gestion des risques et du changement. Cela inclut la réduction des vulnérabilités en matière de cybersécurité (qui peuvent ralentir voire arrêter des initiatives d’IA) et la gestion des risques éthiques. La sélection des projets et la gestion du retour sur investissement sont également essentielles.
  3. Les premiers utilisateurs font face à une pénurie majeure ou extrême de compétences en matière d’IA. Les chercheurs capables de mettre au point de nouveaux algorithmes ainsi que les développeurs logiciels et data scientists sont les profils les plus recherchés. Mais les compétences techniques ne sont pas suffisantes, il faut aussi des décideurs capables d’effectuer les bons choix quant à la pertinence des projets d’IA.

Voila donc une saine lecture pour les entreprises s’interrogeant encore sur la pertinence d’adopter des technologies d’Intelligence Artificielle.

Linux fait jeu égal avec Windows Server sur les machines virtuelles Azure

LinuxSi Microsoft pour faire concurrence à Amazon Web Services n’a décidé qu’en 2012 de faire évoluer sa plateforme Azure en intégrant la dimension IaaS, se fut en proposant des machines virtuelles pré configurées sous Windows Server mais aussi des distributions Linux.

Concernant le choix du système d’exploitation hébergé par ces VM, il était de 30% sous Linux en 2015, 40% en 2017 et semble être de 50% actuellement. Scott Guthrie, vice-président exécutif du cloud de Microsoft a en effet déclaré récemment : »Il s’agit désormais de la moitié, mais cela varie d’un jour à l’autre car nombre de ces workloads sont élastiques, mais parfois un peu plus de la moitié des machines virtuelles Azure sont des Linux. »

Ce qui est assez normal du fait de la différence de coût des abonnements proposés, malgré l’initiative Azure Hybrid Benefit permettant de réutiliser sur Azure des licences acquises, et la richesse des offres Open Source proposées. Avec de plus les aspects de complexité de mise en œuvre et de support qui sont largement amoindris car pris en compte dans l’abonnement.

Pour faire simple, Linux (pour les serveurs) est l’OS en passe d’être le plus utilisé en mode Cloud, et l’avenir de Windows Server ne repose plus que sur les choix des entreprises pour leurs solutions « on-premise ».

En fait le Cloud a en 10 ans totalement bouleversé les modèles économiques de l’industrie de l’IT en passant de modèles d’acquisition de produits ou de licences à des modèles abonnements liés à la consommation de ressources physiques ou logicielles.

Pour être un acteur majeur du Cloud, Microsoft a donc dû changer complètement de stratégie et non plus vendre ses produits mais proposer les technologies demandées par ses clients. Que ce soit celles d’éditeurs concurrents (Oracle par exemple) ou celles issues de la communauté Open Source (Linux, PHP, Cosmo DB,  Kubernetes, etc.). Ce qui l’a conduit à devenir un acteur important du monde de l’Open Source, avec notamment l’acquisition de la forge GitHub à laquelle contribuent plus de 20 000 employés Microsoft et qui héberge 200 projets proposés par l’éditeur. Mais aussi de porter certain de ces produits phares sur Linux, comme récemment SQL Server…

Et si les choix opérés par les entreprises dans le Cloud public se disséminaient dans les datacenters privés, la stratégie de Cloud hybride de Microsoft pourraient avoir des conséquences inattendues…

Pour quelles raisons passe-t-on d’Android à iOS et réciproquement ?

Les parts de marchés d’Apple avec l’iPhone sont globalement stables depuis quelques années (20% vs 80% pour Android environ au niveau mondial, même s’il y a parfois de fortes disparités entre pays). Pourtant il y a d’importants mouvements d’utilisateurs entre les plateformes.

Tim Cook (le PDG d’Apple) présente souvent ces «switchers» comme un moteur de la croissance de l’iPhone. Une enquête de PCMag réalisée auprès de  2 500 consommateurs américains examine de plus près les principales raisons pour lesquelles les utilisateurs de smartphones se déplacent entre iPhone et Android.

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Sur les 2500 personnes interrogées on apprend ainsi que 29% d’entre eux avaient changé de système d’exploitation mobile. 11% sont passés d’iOS à Android.

Sans surprise le prix est la raison majeure du changement : 29% des personnes qui sont passées d’iOS à Android ont déclaré l’avoir fait en raison de «meilleurs prix», ils ne sont que 11% à avoir eu le même raisonnement pour leur passage à iOS depuis Android.

Coté offre logicielles, 6% des utilisateurs qui sont passés d’iOS à Android ont déclaré l’avoir fait en raison du fait que plus d’applications étaient disponibles sur le store de Google (contre 4% pour ceux ayant fait le chemin inverse).

Sans surprise non plus, 47% des personnes passant d’Android à iOS ont déclaré qu’elles le faisaient grâce du fait d’une «meilleure expérience utilisateur» (30% ont quitté iOS et ont migré vers Android pour la même raison).

Il serait amusant de mener une telle étude dans les entreprises, là ou iOS est plus présent qu’Android dès lors que le choix est celui de l’entreprise et pas des utilisateurs. Les arguments « Sécurité », « Contrôle », « versions d’OS » seraient sans aucun doute prépondérants, en plus du prix bien sur. On comprend mieux aussi pourquoi Google insiste sur ces points pour Android 9 et son programme Android Entreprise.

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