Archives d’Auteur : Patrick Barriere

L’US Army décale son projet de réalité augmenté avec Hololens

En mars 2021, Microsoft et l’US Army avait communiqué sur le choix d’Hololens pour équiper ses soldats dans le cadre du projet IVAS (Integrated Visual Augmentation Systems) d’un montant estimé de 22 milliards de dollars.

Le 14 octobre, l’US Army annonce que les tests et les déploiements de la solution Microsoft sont repoussés à la fin 2022. Comme l’indique le communiqué « L’armée de terre est pleinement engagée dans son partenariat avec Microsoft pour faire progresser des technologies spécifiques afin de répondre aux besoins opérationnels et de maximiser l’impact sur le combattant« . Il n’est donc pas question de remise en cause de la solution Microsoft, mais d’une mise à jour du planning, et un premier déploiement dans une unité opérationnelle en septembre 2022.

Ce décalage fait suite à des tests menés en septembre dernier et qui auraient mis en évidence quelques défauts de maturité sur certains éléments de la technologie embarquée pour IVAS. A l’heure où les grandes manoeuvres semblent s’accélérer autour des solutions AR/VR, avec Facebook qui mise gros sur le sujet, ce retard n’est pas une bonne nouvelle pour Microsoft.

Du nouveau dans Viva : acquisition d’Ally.io par Microsoft

Microsoft vient d’annoncer l’acquisition d’Ally.io une entreprise basée à Seattle et Chennai en Inde, spécialisée dans les solutions d’analyse OKR (Objectives and Key Results). Comme l’indique le site d’Ally.io, les solutions OKR « transforment vos objectifs en résultats« , pour rendre mesurable le suivi de leur atteintes, mais aussi permettre à chacun de mieux comprendre sa contribution professionnelle.

Pour Microsoft, cette acquisition permettra « d’améliorer l’expérience des employés en alignant leur travail sur les objectifs de l’équipe et la mission de l’entreprise« . Pour cela, Microsoft annonce que la solution Ally.io va rejoindre la plateforme Viva de solutions d’EXP (Employee Expérience Platform). Viva compte pour le moment 4 modules (Connections, Insights, Topics et Learning), Ally.io devrait donc permettre d’ajouter un module supplémentaire.

source : Microsoft

Ally.io a été créé en 2018 et est basée à Bellevue (WA).

Lancement de Microsoft for Financial Services au 1er novembre

Microsoft avait annoncé en début 2021 le lancement de nouvelles solutions verticales, créant ainsi un portefeuille de solutions sur étagères à disposition de clients et de partenaires, par secteur d’activité :

  • Microsoft Cloud for Retail
  • Microsoft Cloud for Healthcare
  • Microsoft Cloud for Manufacturing
  • Microsoft Cloud for Non profit
  • Microsoft Cloud for Financial Services

En début de cette semaine, Bill Borden, le Corporate Vice President of Worldwide Financial Services de Microsoft, vient de confirmer l’ouverture proche de la dernière nommée. Comme les autres offres verticales, celle-ci intégrera Microsoft 365, Azure, Dynamics 365 et la Power Platform. De plus, et c’est bien là toute la valeur de son caractère spécialisée à un marché, on y trouvera aussi un certain nombres d’API, de modèles de données ou de connecteurs liés au services financiers.

Le cloud américain à l’index de l’administration française

Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information

Ce n’est pas une nouveauté, mais les choses ont tendance à se produire régulièrement. Dans une circulaire diffusée le 15 septembre dernier, le directeur interministériel du numérique, Nadi Bou Hanna, indique que l’offre Microsoft 365 n’est pas conforme à la doctrine cloud de l’état français et donc ne peut pas être utilisée. Cette doctrine française présentée en mai 2021 spécifie que pour être utilisable par les services de l’état, les fournisseurs de solutions cloud doivent avoir reçu la certification délivrée par l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) de Prestataires de service d’informatique en nuage qualifiés, plus connu par son petit nom SecNumCloud. Parmi les dispositions que doivent respecter les fournisseurs certifiés, il en est une qui fait défaut à Microsoft, celle qui fait obligation d’utiliser des clouds protégés des réglementations extracommunautaires. En effet Microsoft, entreprise américaine, est soumis au Cloud Act, et donc peut se voir ordonné par la justice américaine de divulguer aux autorités US des données stockées en Europe.

Cette interdiction est, pour le moment, assortie d’exceptions (pour les services mail et de drive personnel), mais surtout ne recouvre pas, toujours pour le moment, l’offre Bleu portée par Orange et CapGemini qui propose les solutions Microsoft 365, rhabillées à la française, avec datacenters en France, différents de ceux de Microsoft, et hors de portée des autorités US (selon les déclarations des 3 acteurs derrière Bleu).

La circulaire du 15 septembre ne vise pas uniquement Microsoft. Google est également en ligne de mire, notamment à cause de la présence de sa solution Google Workspace dans le secteur de l’enseignement supérieur. Le ministère de l’enseignement supérieur a fait part de travaux en cours pour mettre en oeuvre une solution « libre et souveraine » en remplacement de celle de Google.

Cette recherche de solution européenne ou française n’est pas nouvelle. rappelons nous le temps (ancien) des combats entre Microsoft Office et Open Office. Ou celui, plus récent où l’état français investissait plus de 10 millions d’Euros pour développer une solution open source concurrente à Google Apps et Office 365. Avec le succès que l’on connait …

Après les remous provoqués en 2020 lors de l’attribution à Microsoft du Health Data Hub pour stocker les données de santé des français, ou les annonces autour de GAIA-X, ce nouvel épisode marque une nouvelle fois les velléités de l’état français de sortir des solutions cloud américaines. Sera t’il marqué de succès ?

Les produits AR/VR devenus des produits de masse ?

C’est en tout cas le point de vue d’IDC dans son dernier IDC Worldwide Quaterly AR/VR, Smart Home and Wearables Trackers de septembre 2021. C’est ainsi un croissance agrégée de près de 68% entre 2021 et 2025 que devrait afficher les produits AR/VR. Les annonces récentes de Facebook avec Horizon Workrooms et celles de Microsoft au printemps dernier avec Mesh, associées aux ambitions que l’on prête en la matière à Apple, pourrait effectivement élargir considérablement le champs d’utilisation de ces solutions AR/VR, en particulier si le dernier finit par accoucher d’une solution dans le grand public.

Si les jeux restent en 2021 un secteur privilégié de développement pour le marché AR, avec Facebook Oculus en tête, les scénarios, professionnels, derrière Horizon Workroom et Mesh pourraient permettre à ces solutions de s’imposer de manière plus large dans les entreprises.

Un chat personnel « powered by » Teams dans Windows 11

source : Microsoft

Grand jour aujourd’hui 5 octobre pour Windows 11. Microsoft en profite pour annoncer la disponibilité d’une fonction de chat intégrée à la barre des tâches, basée sur Teams, uniquement pour ce qui concerne les comptes perso (pas de comptes pro donc). Jusque là çà va. Par contre, ça se complique un peu plus loin car cette nouvelle capacité, disponible à partir du 5 octobre, est offerte via une application spécifique Teams dédiée à cet usage, différente donc de l’appli Teams standard. Ce qui signifie qu’on pourra disposer de 2 applis Teams différentes sur un même poste Windows 11, différenciés par une petit variation des couleurs du logo Teams, avec un T bleu dans un carré blanc pour la chat perso :

Pour être bien clair sur cette différenciation des usages, Microsoft précise qu’une personne qui utilisait Teams sur un poste Windows 10 avec un compte pro et un compte perso, se retrouvera « sous Windows 11, vous disposerez désormais d’une application dédiée pour chaque expérience« . Windows 10, Windows 11, Teams perso, Teams Pro … la grande unification c’est pour un autre jour 😦

Slack Clips : des messages audios et vidéos entre équipes

source : Slack.com

Slack a profité de Dreamforce, la grande messe Salesforce, qui a démarré hier (Amériques, EMEA), pour annoncer plusieurs nouveautés, dont Slack Clips une fonctionnalité permettant à un utilisateur de créer et de partager des enregistrements audios, vidéos ou d’écran aux membres d’équipes Slack, via les canaux et au moment de son choix.

Pour Slack, la fonction clips va permettre de faire passer des nuances ou des sentiments beaucoup plus efficacement qu’un message texte. Et peut-être de supprimer certaines visioconférences au profit de courts messages vidéos. Les messages ainsi envoyés sont archivés et associés à leur transcription, pour des consultations et recherches ultérieures. Slack met également en avant la capacité de communication asynchrone offerte par Clips, ce qui éclaire aussi le débat sur les outils de communication synchrone et asynchrone. Il y a encore quelques années, lorsque nous ne possédions que le mail comme outil de comm, des critiques étaient formulées sur les pratiques du mail qui confondaient usage synchrone et asynchrone, avec des utilisateurs attendant des réponses à leurs mails dans la minute qui suivait leur envoi. Cette confusion créait de la pression chez les utilisateurs, et les premières solutions de messagerie instantanée ont pu surfer sur cette pression pour placer leurs pions. Les outils tels que Slack, Facebook workplace se sont ensuite emparés de l’argument, pour annoncer la mort du mail au profit de leurs plateformes et de pratiques de communication instantanée persistante. En 2021 le mail n’est toujours pas mort, que ce soit pour les entreprises ayant fait le choix Slack, Workplace ou même Teams. Mais la question du choix du mode communication synchrone ou asynchrone, des modalités (texte, audio, vidéo) et des outils associés, reste toujours d’actualité. Les 3 plateformes qui ont popularisé le mode conversationnel sont aujourd’hui engagées dans une compétition pour offrir toujours plus de modalités d’échange et de collaboration entre leurs utilisateurs, qui ne produit pas forcément une grande lisibilité auprès des utilisateurs sur les bonnes pratiques associées.

Disponibilité d’Office LTSC nouvelle version d’Office, sans souscription

Après avoir annoncé lors d’Ignite en septembre 2020 la sortie d’une nouvelle version d’Office sans souscription, et proposé une preview en février 2021, Microsoft a rendu hier 16 septembre 2021, le produit disponible au travers de ses programmes de licences en volume (donc pour les clients entreprises).

Comme indiqué initialement, Office LTSC (Long Term Service Chanel) est une offre qui ne nécessite pas de souscription, ne donnant donc pas accès aux évolutions fonctionnelles. La durée du support d’Office LSTC a été ramené à 5 ans (et plus les 5+5 qui prévalaient jusqu’alors pour les logiciels Microsoft), et le logiciel est proposé pour Windows et MacOS.

Dans son message posté hier, Jared Spataro (Corporate Vice President pour Microsoft 365) rappelle qu’Office LTSC ne sera pas la dernière version de licence perpétuelle, et que son usage est destiné aux « appareils réglementés qui ne peuvent pas accepter les mises à jour des fonctionnalités, les appareils de contrôle des processus dans les ateliers de fabrication et les systèmes spécialisés qui ne peuvent pas se connecter à l’internet« . Office LTSC ne permettra pas d’accéder aux fonctions avancées de microsoft 365, telles que la collaboration en temps réel ou toute autre fonctions s’appuyant sur des capacités IA.

La version équivalente pour le grand public, dénommée Office 2021, également sans souscription, sera quant à elle disponible le 5 octobre 2021, jour de la sortie officielle de Windows 11.

Teams : traduction à la volée de diaporama PowerPoint

source : Calipia

Nouvel exemple de la puissance de l’IA intégrée à nos solutions quotidiennes. Ici la fonction de Teams, disponible pour les souscriptions M365, qui permet lors d’une présentation PowerPoint d’obtenir d’un simple clic une traduction à la volée du contenu des slides dans une autre langue (et le choix est très large) ! Cette fonctionnalité vient rejoindre le sous-titrage instantané avec identification du locuteur (sans traduction dans une autre langue pour le moment) et la génération des transcriptions. En association avec des enceintes connectées « intelligentes » (telles que celles de Yealink ou EPOS, à venir) qui sont capables d’identifier les locuteurs réunis dans une salle (jusqu’à 10 voix différentes), les capacités de traitement du langage naturelle offertes en standard permettent d’envisager des modalités de collaboration hybrides et sans frontière.

Preview de SharePoint Server Subscription Edition

Microsoft avait annoncé lors de sa conférence Ignite en septembre dernier les prochaines versions des serveurs Exchange, SharePoint, Skype Entreprise et Project, versions on premise donc, pour une disponibilité dans le courant du second semestre 2021. A cette époque, l’entreprise avait également indiqué que ces logiciels ne seraient pas commercialisés selon le modèle de licences perpétuelles mais sous forme de souscription.

Les choses se précisent donc, puisque Microsoft vient de présenter la disponibilité de la preview pour SharePoint Server Subscription Edition. Cette nouvelle version sera bien entendu toujours à jour et il sera possible de l’installer depuis SharePoint Server 2016, sans passage par la version 2019. Elle sera disponible en édition Standard et Entreprise.

Pour en savoir plus sur les spécificités de SharePoint Server SE, voir ici.

Pour télécharger la preview, c’est ici. A noter que cette preview SharePoint Server SE intègre également celle de Project Server SE.

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