Archives d’Auteur : Patrick Barriere

5 ans après son acquisition (via celle d’EMC), Dell se sépare de VMware

Un peu plus de 5 ans après avoir annoncé son intention d’acquérir EMC, Dell vient d’officialiser la cession de VMware, la pépite embarquée dans EMC, VMware rachetant les 81% de l’entreprise que possédait Dell. Si le portefeuille produits propre à EMC avait trouvé sa place dans le cadre de Dell, il n’en était pas de même pour VMware, dont l’offre autour de la visualisation et la stratégie cloud s’adressait par nature à tous les constructeurs de serveurs. La cession n’est donc pas une surprise de ce point de vue. D’autre part, la capitalisation boursière de VMware (qui était toujours coté indépendamment) était au-dessus de celle de Dell, avec un CA presque dix fois moindre. Enfin l’endettement important de Dell, notamment du fait de l’acquisition d’EMC, a poussé Michael Dell a accepté le principe de cette séparation, qui devrait être effective à la fin de cette année et permettre à Dell de soulager un peu ses finances.

SI vous voulez en savoir plus sur l’actualité de VMware rejoignez-nous pour une session en ligne du prochain Briefing Calipia.

Voici quelques articles du Blog Calipia concernant l’actualité de VMware, en particulier avec le départ du CEO, Patrick Gelsinger, pour Intel en janvier 2021.

Pat Gelsinger, CEO de VMWare devient patron d’Intel

En plein CES 2021, Intel vient d’annoncer le départ de son CEO, Bob Swan, à partir du 15 février et son remplacement par Patrick Gelsinger l’actuel patron de VMware. Ce dernier n’est pas un inconnu pour l’entreprise de Santa Clara, chez qui il a passé 30 ans jusqu’en 2009 avant de rejoindre VMWare en 2012.

Une nouvelle génération de la solution Azure VMware en beta

En aout dernier en collaboration avec Dell Microsoft avait lancé ses VMware Solutions, permettant aux utilisateurs d’exécuter des VM natives VMware sur Azure sur huit régions. Microsoft vient d’annoncé la beta de sa solution VMware Azure de nouvelle génération, qui promet une extension et une migration des VM locales vers le cloud, à la fois rapides

Microsoft et VMware avancent ensemble sur Azure

Après plusieurs années de difficile collaboration concernant le support des solutions VMware dans Azure, il semble que les 2 acteurs (sans oublier Dell la maison mère de VMware) soient enfin parvenus à se mettre sur la même ligne. C’est en tout cas l’esprit du message posté par Scott Guthrie (Executive Vice President, Cloud and Enterprise

Hybrid Work : le futur du monde du travail

Source : Microsoft

Microsoft vient de rendre public l’édition 2021 de son rapport Work Trend Index, intitulé « The next great disruption is hybrid work – Are we ready ? »

Réalisé entre le 21 et le 25 janvier 2021 auprès d’une population de plus de 30 000 personnes, dans 131 pays, et d’une compilation de données provenant de LinkedIn et Microsoft 365, ce rapport publié au printemps de chaque année, analyse l’évolution des modes de travail et de collaboration en entreprise.

L’édition 2021 est bien entendu très marquée par la COVID-19 et les transformations impulsées dans nos modes de travail. Au-delà de l’analyse de 2020, la rapport se projette pour savoir si ces transformations seront permanentes, et quelles évolutions supplémentaires attendre.

Comme l’indique le titre du rapport, la prochaine disruption sera celle du travail hybride, c’est à dire « un modèle mixte où certains employés retournent sur le lieu de travail et d’autres continuent à travailler à domicile ».

Microsoft, Work Trend Index 2021, page 2

Parmi les 7 grandes tendances relevées par l’édition 2021 et qui sont détaillées, on notera celles-ci :

  1. le travail flexible est là pour durer
  2. les dirigeants des entreprises sont déconnectés des employés et ont besoin d’être réveillés
  3. la productivité élevée masque une main-d’oeuvre épuisée
  4. le rétrécissement des réseaux met en péril l’innovation

Comme le montre le graphique ci-dessous, le confinement a introduit des nouvelles modalités de travail à distance, qui ne font que se renforcer de moi:s en mois.

Source : Microsoft Work Trend Index 2021, page 9

Bien que produit par Microsoft, ce rapport attire néanmoins l’attention sur les dangers d’un système de travail à distance et utilisant le mail ou les outils de collaboration d’équipes (Teams par exemple), notant les risques d’appauvrissement des réseaux de communication, le travail en silo des équipes dans ce monde digital ou les risques qui pèsent sur les personnes de la génération Z (les 18-25 ans) qui souffrent plus que les autres catégories au travail.
La seconde partie du rapport envisage diverses solutions à apporter pour accompagner cette transformation de fond du travail hybride, en termes d’organisation du travail, des relations entre pairs, des nouveaux modes de management …

Un document intéressant qui donne un peu de perspective dans cet environnement en mouvement accéléré et dont il est parfois difficile de faire sens.

Si cette thématique vous intéresse, venez nous rejoindre pour une session en ligne du prochain Briefing Calipia.

Nouvelles capacités pour Microsoft Approbations dans Teams

source : Microsof

Introduite en janvier 2021, l’application Approbations pour Teams permet de valider des workflows directement depuis Teams. Microsoft a présenté hier quelques nouveautés la concernant, qui devraient être disponibles d’ici la fin du mois d’avril.

Avec ces nouveautés il sera possible :

  • d’associer une signature électronique à une validation dans Approbations, choisie parmi plusieurs partenaires fournisseurs de solution de eSignature, tels Adobe Sign ou DocuSign.
  • de définir des modèles d’approbations, intégrant toutes les infos spécifiques nécessaires et qui pourront ensuite être utilisés tels que, ou modifiés.
  • d’attacher des fichiers à une demande d’approbations, ou des liens vers OneDrive, SharePoint ou même des stockage externes à Microsoft 365 (cette fonctionnalité est déjà disponible).
  • d’approuver ou rejeter une demande directement depuis le fil de conversation d’un channel
source : Microsoft

Azure Space se déploie … sur terre

Nous en parlions ici, l’espace intéresse également Microsoft, qui n’affiche certes pas (pour le moment) de stratégie pour déployer ses propres réseaux de satellites, mais est pour autant bien décidé à accompagner les déploiements massifs à venir. Azure Space est donc l’initiative introduite en octobre 2020 pour fédérer l’ensemble des actions de Microsoft autour du spatial, et dans le cadre de cette initiative l’entreprise avait mentionné la création de stations terrestres Azure Orbital. La semaine dernière Microsoft a précisé ces efforts en la matière, indiquant l’ouverture de la première station terrestre Azure Orbital dans son Datacenter de Quincy (état de Washington).

source : Microsoft

Avec Azure Orbital, Microsoft souhaite créer un marché de « Ground Station as a Service », offrant une infrastructure dédiée à l’exploitation des données issues de l’espace et capables d’être analysées par la technologie Azure (IA, Machine Learning …). Les champs d’usages sont vastes, de la météo à l’agriculture, en passant par l’océanographie, mais aussi La Défense et la surveillance/espionnage.

Microsoft test le refroidissement de serveurs par immersion dans un liquide à 2 phases

source : Microsoft

L’impact environnemental du numérique est aujourd’hui un sujet de plus en plus présent dans le débat (et ce n’est sûrement que le début !). Ainsi tous les opérateurs des grandes plateformes du cloud public se sont lancés sur diverses pistes notamment pour réduire les couts énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre concernant leurs datacenters. En termes d’alimentation, ceci donne lieu à de nombreux investissements en énergie verte (ferme solaire, champs éoliens ..) mais aussi à des tests pour optimiser les impacts liés au refroidissement des serveurs. Dans ce domaine, nous avons évoqué plusieurs fois les tests réalisés par Microsoft, avec le projet Natik, en immergeant des serveurs au sein de containers au fond de l’océan atlantique, près des côtes écossaises.

Le 6 avril 2021, Microsoft vient de communiquer sur un autre test de solution pour diminuer les impacts liés au refroidissement des serveurs de ses datacenters. Mené dans son Datacenter Azure de Quincy (état de Washington), Microsoft test le refroidissement par immersion dans un liquide à 2 phases. Le principe est simple, les serveurs sont directement immergés dans un liquide (il ne s’agit pas d’eau) qui se transforme en vapeur au-delà de 50° Celsius. Au contact des serveurs qui chauffent, le liquide est donc vaporisé et cette vapeur remonte naturellement vers une condenseur où elle se retransforme en phase liquide. Cette circulation est passive et donc plus économe en énergie que le refroidissement par air ou par liquide en phase unique. Autre avantage mis en avant par Microsoft, c’est que les serveurs immergés dans ce liquide ne sont plus exposés à l’air et à l’humidité, donc les risques de corrosion et donc de pannes sont limités. Microsoft indique que que l’expérience Natik, qui repose sur des serveurs installés dans des containers remplis d’azote sec, ont permis de mesurer une diminution par 8 du nombre de pannes pour les serveurs immergés par rapport à ceux sur terre.

source : Microsoft

Autre élément intéressant mis en avant par Microsoft, grâce au refroidissement par immersion dans un liquide à 2 phases, il est possible d’overclocker les processeurs qui fournissent ainsi plus de puissance, sans surchauffe grâce à l’efficacité du processus.

Hololens passe du proto à la production dans l’armée américaine

Microsoft est engagé depuis plusieurs années dans une collaboration avec l’armée américaine concernant Hololens sa solution de réalité mixte, vedette récente de la dernière conférence IGNITE.

Selon une information publiée par Microsoft, il semblerait que les choses avancent très bien, et que l’US Army serait prête à passer en production avec son programme Integrated Visual Augmentation System (IVAS) basée sur Hololens.

source : blogs.microsoft.com

Si le contrat annoncé en 2018 était estimé à 480 millions de dollars, il ne couvrait que les 2 années de proto. Le passage en production, avec une cible de 120 000 Hololens déployés, le développement de la solution elle même, la fourniture des services cloud associés, le support et la maintenance sur une période de 10 ans, représenterait un tout autre niveau d’engagement, estimé à plus de 20 milliards de dollars sur la période (dont une moitié en option). Bref un beau succès pour cette technologie très prometteuse comme constaté lors d’Ignite en début mars 2021 avec l’introduction de la nouvelle plateforme Microsoft Mesh.

Nouveau record de création de données en 2020 : 64 ZB

Selon une nouvelle étude publiée par IDC, le volume de données créées en 2020 vient d’atteindre le niveau record de 64,2 ZB (zetta octet). Pour ceux qui (comme moi) auraient des difficultés à situer l’unité utilisée, un petit rappel des unités avec un facteur 1000 entre chaque : Kilo octet, mega octet, giga octet, tera octet, peta octet et zetta octet. COVID et confinement ont bien entendu provoqué l’explosion des usages digitaux et donc du volume de données créées.

Selon l’étude IDC, les principaux enseignements à tirer :

  • L’IoT qui représente le segment avec la plus importante croissance en termes de production de données
  • La création de données en bordure (Edge) croît aussi vite que celle du cloud
  • La croissance annuelle agrégée de données créées de 2020 à 2025 devrait être de 23%

IDC s’intéresse aussi dans ce rapport à l’estimation du volume de stockage disponible globalement, qui serait de 6,7 ZB, soit environ seulement 10% du volume de données créées. Nous créons donc beaucoup de données temporaires, qui viennent remplacer des données existantes, ou dont la durée de vie est faible. Sur la période 2020/2025 IDC anticipe une croissance annuelle agrégée de 19,2% des ressources de stockage. IDC estime que si en 2020, seulement 2% des données créées ont été stockées, les entreprises devraient envisager de stocker plus afin de pouvoir tirer parti de toutes les données créées de meilleure manière et d’accélérer ainsi les transformations digitales engagées.

Du nouveau pour la preview d’Outlook pour Mac, mais toujours une fonction clé manquante :(

source : Microsoft Outlook Blog

Microsoft propose depuis des mois (1ere dispo en septembre 2019..) une preview de la nouvelle appli Outlook pour Mac. La semaine dernière, Microsoft vient d’annoncer quelques nouveautés dans cette preview. Parmi ces nouveautés :

  • le support des comptes iCloud, Yahoo! et IMAP
  • le support des boites à lettres et des calendriers partagés
  • le support de S/MIME
  • la possibilité d’ajouter des contacts en tant que favoris, permettant un accès rapide à toutes les interactions réalisées avec ces personnes.

Par contre toujours rien de neuf sur un problème connu de longue date : l’impossibilité de déplacer des éléments (mails, contacts, tâches …) d’un compte vers un dossier d’un autre compte. Bref, pour moi qui travaille avec plusieurs comptes de messagerie, ce manque rend inutilisable ce nouvel Outlook. Dommage, car en plus de son look modernisé, la nouvelle appli Outlook pour Mac offre des fonctions intéressantes (par exemple pour moi, la possibilité d’utiliser le trackpad de mon Mac pour naviguer dans mon calendrier à la place des flèches dédiées à cet usage). Mais bon, il semblerait qu’il s’agisse du dernier problème à devoir encore être résolu. Reste à attendre la version finale ? Pour le moment toujours pas de date pour le passage de la preview à la finale.

Facebook, Twitter, Google YouTube : les patrons des 3 géants n’assument pas leur Business Model

source : House Committee on Energy & Commerce

Convoqués comme témoins hier devant une commission parlementaire américaine intitulée « Disinformation Nation: Social Media’s Role In Promoting Extremism And Misinformation« , Mark Zuckerberg (Facebook), Jack Dorsey (Twitter) et Sundar Pinchai (YouTube) ont tous refusé d’admettre que ce qui constitue le coeur de leur Business Model, l’engagement des utilisateurs, était un des principaux ressorts de la montée de la désinformation, de l’extrémisme et de la fragmentation de l’opinion en communautés imperméables à autrui et à la réalité.

Cette notion d’engagement n’est pas nouvelle. Patrick Le Lay, alors PDG de TF1 (Groupe Bouygues), avait en 2004 fait connaitre ce concept avec une expression choc : le temps de cerveau… Pour les plateformes d’aujourd’hui, le principe s’il est le même, s’est considérablement structuré mais peut se résumer en 3 points :

  • s’assurer de maintenir l’utilisateur le plus longtemps sur la plateforme
  • l’amener à partager le plus possible (et de plus en plus) d’informations personnelles
  • accroitre le chiffre d’affaire généré par l’exposition de l’utilisateur à des publicités ciblées.

A la différence de TF1, les grands réseaux numériques possèdent aujourd’hui les moyens de cibler de manière très fine leurs utilisateurs, à partir de la masse de données collectées et de l’exploitation de ces données grâce à des technologies de pointe, en particulier l’IA. Cette capacité à recommander du contenu micro-ciblé, alignée avec les attentes et les opinions des utilisateurs crée chez certains d’entre eux un effet d’addiction, proche de celui procuré par le tabac ou la drogue, et d’enfermement dans leurs réalités alternatives au sein des communautés auxquelles ils appartiennent.

Selon un article du New-York Times revenant sur l’audition, les parlementaires américains n’ont pas réussi à obtenir de la part des 3 dirigeants interrogés de reconnaissance de ces pratiques. Pour Jim Dorsey, Sundar Pichai ou Mark Zuckerberg, l’accroissement de l’engagement n’est pas un objectif essentiel de leur Business Model, c’est au contraire une conséquence de l’intérêt porté à leurs services par les utilisateurs. On est quasiment dans une dialectique de jésuite ! Où est la poule, où est l’oeuf ?

Pourtant si l’on en croit le dernier rapport annuel de Facebook, il est écrit en clair que l’entreprise propose des produits « engaging » :

We build useful and engaging products that enable people to connect and share with friends and family through mobile devices, personal computers, virtual reality headsets, and in-home devices

Annual report Facebook 2020 – page 7

Par ailleurs, dans sa note A Blueprint for Content Governance and Enforcement, Mark Zuckerberg revient sur la capacité des réseaux sociaux à accroitre l’engagement des utilisateurs, avec du contenu « interdit », comme indiqué sur le schéma utilisé dans cette note.

Source : Facebook, A Blueprint for Content Governance and Enforcement

Face à ce constat, comment résister à la tentation de toujours décaler vers la droite la limite de ce qui devient interdit, accroissant ainsi le niveau d’engagement des utilisateurs concernés ? C’est tout l’enjeu pour les autorités de régulation qui vont devoir mettre en place des moyens de contrôler le positionnement du curseur et la capacité des plateformes à effectivement appliquer les règles définies. Car comme le mentionnait un des parlementaires présents, Anna Eshoo, démocrate de Californie, « les entreprises sont là pour faire de l’argent, nous le comprenons tous. Mais votre modèle a un coût pour la société.” 2021 sera t’elle l’année pour commencer à rendre les plateformes comptables de ce coût ?

Les transcriptions live opérationnelles dans les meetings Teams

Voilà une fonctionnalité intéressante, même si encore limitée par la barrière de la langue, seule l’anglais est pour le moment supportée. Dans les réunions Teams il est maintenant possible d’activer les transcriptions en direct, avec identification de la personne qui parle. Cette fonction était précédemment possible en mode différé depuis Microsoft Streams. Comme on le voit sur cette copie d’écran, ou Stéphane et moi avons adopté notre meilleur accent anglais :), les transcriptions apparaissent dans un volet à droite de la fenêtre, ce volet est déroulant. Tout participant qui arrive en retard à une réunion (je sais çà n’arrive jamais en France), peut faire défiler le volet transcriptions pour savoir rapidement ce qui s’est dit avant son arrivée. De même en fin de réunion , les transcriptions sont disponibles en intégralité (directement dans les paramètres de la réunion) :

transcriptions dans les paramètres de la réunion Teams

Elles apparaissent aussi dans le fil de conversation :

En complément, comme l’indique le post sur le blog Teams :

  • En termes de confidentialité, la transcription en direct est similaire à l’enregistrement d’une réunion. Les participants sont informés que la transcription en direct est activée et ont la possibilité de la masquer d’un simple clic dans la vue de leur réunion. S’ils ne souhaitent pas être identifiés, les participants peuvent également désactiver l’attribution de l’orateur dans les paramètres de leur profil.
  • Les fichiers de transcription de Teams live sont stockés dans le compte Exchange Online de l’organisateur de la réunion et seuls l’organisateur et l’administrateur du tenant ont le droit de les supprimer.
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