Archives d’Auteur : Patrick Barriere

Byton prêt pour la mise en production de ses premiers modèles

Capture d’écran 2019-09-10 à 18.41.01La start up chinoise, Byton, (fonds chinois et know-how allemand), dont nous vous avons parlé lors du CES 2018 et du CES 2019,  vient d’indiquer lors du salon automobile de Francfort la finalisation de sa Byton M, et sa mise en production d’ici la fin de l’année 2019 dans son usine de Nanjing. Ce modèle va concurrencer les entrées de gamme Tesla (Model 3 et anciens Model S), avec une autonomie qui devrait se situer aux alentours de 350 kms, une batterie de 72 Kwh, pour un tarif d’entrée de 45 000 dollars, et une arrivée d’abord en Chine en 2020, avant les US et l’Europe en 2021.

Le challenge semble donc avoir été relevé par l’entreprise, qui a développé « from scratch » un véhicule en 2 ans. Selon les propos de Daniel Kirchert, CEO et con fondateur de Byton, à The Verge, le modèle de production contiendra tout ce que la société présentait lors du dernier CES, en particulier le très grand écran de 48 pouces qui s’étend  devant les places avant de la voiture. Seule la reconnaissance faciale pour identifier tous ceux qui s’approchaient du véhicule ne sera pas présente dans les modèles en production.

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Microsoft introduit la V2 de son application To Do

IMG_009F6784528E-1Vous êtes surement nombreux comme moi à chercher LA solution de gestion de tâches multi-plateforme, et qui se débattent entre différentes solutions :

  • To Do de Microsoft
  • Things, de Cultured Code
  • Rappels sur Mac OS et iOS
  • Tasks de Google
  • Todoist
  • sans oublier les tâches Outlook

J’ai installé toutes ces applis (et d’autres encore :)), mais continue à regarder les nouveautés. L’annonce de la V2 de To Do Microsoft a remis les projecteurs sur cette appli qui traine une sorte de boulet depuis sa création, car elle est apparue comme le résultat du rachat par Microsoft en 2015 la société 6Wunderkinder, éditeur de Wunderlist, une appli de gestion de tâches qui avait une bonne audience. Et le problème de To Do c’est que depuis 2015 Microsoft ne s’est pas beaucoup investi dans son développement, tout en annonçant la fin à venir de Wunderlist, ce qui a fâché une communauté d’utilisateurs très vocale. La dispute n’est toujours pas terminée, en témoigne la récente proposition de Christian Reber, le fondateur de Wunderlist, qui demande à Microsoft de lui revendre Wunderlist…

En tout cas, la V2 de To Do se dote de quelques améliorations qui la rapproche de Wunderlist, et marque encore un peu plus la fin à venir de cette dernière.

Le choix de la solution idéale n’est pas simple, mais To Do V2 a quelques avantages à faire valoir :

  • sa portabilité : versus un Notes d’Apple par exemple, l’application To Do est disponible sur iOS, Android, Windows et Mac OS
  • son intégration avec le reste de la plateforme Microsoft, notamment Planner et Outlook. Ainsi les mails marqués d’un indicateur apparaissent dans la liste Message Marqués de To Do, ce qui pour un fana des indicateurs Outlook comme moi est un vrai plus.
  • sa gratuité, en particulier face à une appli comme Things.

Enfin, on peut être assuré que pour cette appli Microsoft ne sera pas tenté de privilégier sa propre plateforme mobile :).

Les annonces Apple du 10/09/2019

annonces apple sept 19

Ci dessus, en quelques mots et chiffres clés, le résumé des annonces Apple d’hier soir …

Apple a sorti une nouvelle fois le grand jeu pour présenter ses nouveautés du cru 2019, dont la nouvelle version de son produit phare, l’iPhone 11. Et une nouvelle fois les attentes ont été déçues :(. Apple a beau émailler son discours de mots tels que « innovation », « ‘amazing », « pro », ou de chiffres sur les trillions de transistors, les milliers de « nits » ou les milliards d’opérations par seconde, le Steve Jobs Theater de Cupertino a beau réagir par des salves d’applaudissement et des cris à chacun de ces mots, les produits présentés ne sont que de légères évolutions des versions antérieures.  Qu’il s’agisse de l’AppleWatch, qui n’a de nouveau que l’éclairage permanent de l’écran (Apple a enfin réussi à mettre une batterie permettant ceci), ou la famille iPhone (11 ou Pro, successeurs des XR et XS), dont la grande nouveauté est le troisième appareil photo sur les modèles Pro, les avancées restent maigres.

Pourtant des attentes existaient, pas forcément révolutionnaires d’ailleurs, comme le remplacement du port Lightning par un USB C, le support du stylet sur les iPhones (grand écran et stylet auraient permis de se passer de l’iPad ?), ou la recharge inversée. Bilan, rien ! C’est malheureusement devenu une habitude pour Apple ces dernières années, qui a vu en même temps s’éroder ses positions sur le marché et dont l’image d’innovateur a disparu, au profit de celle de gestionnaire de ses marges, toujours très confortables.  Autre chose qui ne change pas dans le paysage, le niveau de prix des produits de la marque à la pomme, toujours exorbitant. Le nouvel iPhone 11 Pro Max se vendra de 1259 à 1659 €, le petit modèle s’échangeant quant à lui entre 1159 et 1559 €.  C’est vrai que quand on a, comme Apple, réussi à construire une écosystème très riche, avec un niveau d’intégration très poussé entre iPhone, iPad, Mac, Apple TV, AppleWatch, et tous les services associés (Apple Music, iCloud, iMessages, AirDrop, AirPlay…), et dont il devient très difficile de s’extraire quand on les a adopté, la tentation est grande pour l’éditeur de compter sur l’attachement de ses clients à cet écosystème (certains diront enfermement) pour maintenir des marges très élevées et n’apporter des innovations qu’au compte-goutte.

Bref, déçu, déçu ….

Google et Dell lancent les premiers « Chromebooks Enterprise »

Les 2 entreprises ont annoncé la semaine dernière le lancement d’une nouvelle famille de Chromebooks dédiée aux entreprises. Depuis 2011 l’année du lancement du Chromebook, celui-ci a surtout été adopté dans le monde de l’éducation, en particulier aux USA, où les Chromebooks se sont taillés la part du lion, avec près de 60% de parts de marché sur le secteur dit du K12 (enseignement primaire + secondaire) ! Mais nous l’évoquions lors du dernier Briefing Calipia en juin 2019, le positionnement en entreprise s’est affirmé. Google a beaucoup investi pour positionner également son concept de poste de travail dans les entreprises, qu’il s’agisse du support des applis Android, de l’intérêt de nombreux constructeurs, ou de l’introduction de Chrome Enterprise, mais aussi de la montée en puissance des Progressive Web App qui ont permis de rendre disponible de plus nombreuses applications en mode non connecté.

Nouvelle impulsion dans cette direction, l’annonce commune faite le 26 aout dernier par Dell et Google d’une nouvelle famille de Chromebooks présentée par les 2 acteurs comme ‘les premiers Chromebooks pour les entreprises ». Les nouveaux Dell Latitude Enterprise, le 5400 et le 5300 (un 2-en1) offrent une synthèse à base de hardware Dell, de Chrome Enterprise et le support des solutions Dell Technologies Unified Workspace (solutions cloud d’admin de postes de travail), et doivent, selon leurs promoteurs, offrir une expérience simplifiée, sécurisée et administrée pour les entreprises.

Si pour le moment, les parts de marché des Chromebooks et de Google Enterprise, en termes de parc de postes de travail déployés en entreprise, restent encore faibles (elles oscillent entre 0,8 et 2,5% d’avril à juillet 2019, selon les chiffres publiés par Statcounter), l’engagement marqué de Dell va permettre de continuer à affermir le positionnement entreprise.

Modification des termes du Licensing des produits Microsoft pour les grands clouds publics

Nous en parlions ici même en avril dernier, les grands clouds publics (GCP, AWS entre autres) avaient flairé la bonne opération avec les termes du contrats de licences Microsoft pour les licences acquises on premise et hébergées sur des serveurs non mutualisés dans le cloud.

Microsoft vient de réagir en modifiant les termes de licensing pour l’hébergement de ses logiciels sur des infrastructures dédiées, et ce pour tous ses logiciels (pas seulement Windows Server), modifications qui vont réduire considérablement l’utilisation de licences on premise sur des clouds publics (dont Windows Enterprise), voire même bloquer complètement pour Windows Server.

En clair, auparavant le licensing classique on premise s’appliquait pour de l’hébergement sur infra dédiée quelque soit l’offreur de la solution d’hébergement (classique ou public), permettant donc à un client d’utiliser ses licenses Microsoft acquises dans un programme de licences en volume, à condition que cet hébergement soit sur une infra dédiée (chez CGP, AWS …). A partir du 1er octobre prochain, Microsoft met en place une liste d’hébergeurs de cloud public (comprenant Microsoft lui-même, Google, Alibaba, Amazon (AWS et VMware Cloud on AWS), pour lesquels il ne sera PLUS POSSIBLE d’utiliser des licences acquises pour des usages on premise via un contrat de licences en volume pour couvrir des usages hébergés. La liste précise figurera dans le Product Terms à paraître début octobre.

Pour résumer, les nouvelles modalités de licensing des produits Microsoft utilisés sur des infrastructures dédiées dans les clouds publics listés (pour les hébergeurs « classiques », n’apparaissant pas dans la liste Microsoft, les termes et conditions du licensing on premise continuent de s’appliquer) sont désormais les suivantes :

  • via la mobilité des licences avec la SA, pour les logiciels qui y sont éligibles (attention Windows Server n’est PAS éligible à la mobilité de licences via la SA), et qui sont donc dans ce cas utilisables sur une infra dédiée fournie par n’importe lequel des fournisseurs listés, à condition que celui-ci soit aussi un Authorized Mobility Partner (la liste de ces partenaires est fournie ici, Google en fait parti, tout comme AWS, Alibaba …). Windows Server ne peut donc pas bénéficier de cette modalité.
  • les licences Microsoft avec de la SA, en bénéficiant de l’Azure Hybrid Benefit, incluant le nouveau service Azure Dedicated Host qui permet de choisir des serveurs physiques à l’intérieur d’un même tenant pour faire fonctionner des VM. Il s’agit ici clairement d’une possibilité exclusivement réservée à Azure. Windows Server peut bénéficier de cette modalité (uniquement sur Azure donc).
  • le contrat SPLA (Service Provider Licensing Agreement), le contrat historique Microsoft pour les hébergeurs,
  • les offres Azure intégrant les licences de logiciels Microsoft.

Pour le cas spécifique de Windows Server, la FAQ de Microsoft est très claire, « Windows Server n’est pas éligible à la mobilité des licences avec la SA. Pour les licences Windows Server licenses acquises à partir du 1er octobre 2019, leur utilisation sur une infra dédiée d’un fournisseur de la liste n’est pas autorisée, avec ou sans SA, à l’exception du service Azure Dedicated Host. L’utilisation sur Azure Dedicated Host est permise via l’Azure Hybrid Benefit. Les seuls clients avec la SA sur Windows Server, ou des droits de souscription équivalents sont éligibles à Azure Hybrid Benefit. Une autre option pour les clients qui voudraient utiliser Windows Server dans un environnement d’hébergement dédié est d’utiliser soit des services Azure intégrant les licences Microsoft, soit des fournisseurs SPLA« .

Les licences acquises avant le 1er octobre continuent à bénéficier des conditions précédentes, donc des licences Windows Server on premise peuvent toujours être utilisées sur des VM hébergées sur des serveurs dédiés chez AWS, GCP … Attention toutefois comme le précise la FAQ détaillée de Microsoft, si vous upgradez via la SA les nouveaux termes du licensing s’appliquent.

Microsoft – OpenAI : annonce d’un partenariat à 1 milliard de dollars

Sam Altman, CEO d’OpenAI, et Satya Nadella, CEO de Microsoft

Microsoft et OpenAI viennent d’annoncer un partenariat large, technologie et commercial, avec un investissement du premier dans le second d’un milliard de dollars. OpenAI est une structure à but non lucratif d’une centaine de chercheurs (créée en 2015 par Elon Musk, qui a depuis quitté la structure) basée à San Francisco et dont la mission est de promouvoir une Artificial General Intelligence (AGI) pour le bénéfice de tous. Selon la définition d’OpenAI, l’AGI correspond à « des systèmes hautement autonomes qui surpassent les êtres humains sur le plus grand nombre de tâches et à des conditions économiquement intéressantes ».

Selon les termes de l’accord présenté dans le communiqué de Microsoft, le partenariat porte sur 3 axes principaux :

  • Microsoft et OpenAI co-développeront de nouvelles technologies AI dans Azure
  • OpenAI portera ses services actuels sur Microsoft Azure, qui sera donc la plateforme (exclusive) utilisée par OpenAI pour développer de nouveaux services dans le cadre de sa mission de l’AGI pour le bénéfice de tous. OpenAI avait en 2016 annoncé le choix d’Azure comme sa plateforme cloud principale. L’annonce du 22 juillet 2019 marque le virage de principale à exclusive.
  • Microsoft deviendra le partenaire préféré d’OpenAI pour commercialiser ses nouvelles technos.

Cet accord vise à la fois à marquer l’engagement de Microsoft pour le développement de technologies d’Intelligence Articielle responsables et pour le bénéfices de tous, mais elle permet également à Microsoft de brûler la politesse à AWS qui soutenait également OpenAi depuis sa création.

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