Archives d’Auteur : Patrick Barriere

Toujours plus d’ennuis pour Huawei, une bonne nouvelle pour l’Europe ?

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Malgré le délai de grâce de 90 jours convenu pour permettre aux acteurs de s’adapter, de plus en plus de sociétés annoncent un arrêt de leurs relations avec le constructeur chinois, suite à la prise de position de Donald Trump. On assiste ainsi à un effet domino qui touche de nombreux pans de l’activité de Huawei :

  • Les composants électroniques, avec ARM, Intel  ou Panasonic qui ne livreront plus leurs puces, essentielles pour la production d’appareils du constructeur chinois.
  • Les équipements pour les réseaux 5G : les USA, la Grande Bretagne, l’Australie ou la Nouvelle Zélande ont annoncé qu’ils interdisaient l’utilisation des solutions du chinois pour mettre en place leurs réseaux 5G.
  • Les logiciels pour équiper les appareils Huawei, avec bien sûr Google qui va empêcher Huawei d’utiliser Android, mais aussi Microsoft pour Windows.
  • Les opérateurs télécom, tels Vodafone ou EE en Grande Bretagne, ou NTT Docomo et SoftBank au Japon, qui n’associeront pas les smartphones Huawei à leurs plans de lancement 5G.

La principale raison évoquée par le président Trump pour motiver cette exclusion de Huawei concerne un éventuel espionnage réalisé par le géant chinois pour le compte de son gouvernement, une pratique dont bien entendu les USA ne sont pas du tout adeptes pour leur part … La décision de l’administration américaine et ses conséquences pour le constructeur chinois, n’en constitue pas moins qu’un nouvel exemple de ce que les USA peuvent faire contre ceux qui menacent leurs intérêts stratégiques, et ce, bien avant que Trump accède au pouvoir. Certaines entreprises européennes, en particulier dans le secteur de la finance s’en souviennent certainement, comme par exemple BNP Paribas qui a dû payer une amende record de 9 milliards de dollars en 2014 pour avoir violer un embargo américain, ou la Société Générale avec plus de 1,3 milliards de dollars pour la même raison.  Alors que dans le même temps, les menaces d’amendes de l’Union Européenne pour tenter de faire cesser l’injustice fiscale dont bénéficient les multinationales américaines (mais pas qu’elles), ou renforcer le respect des règles européennes de protection des données personnelles, suscitent des menaces à peine voilées de cette même administration américaine.

Si aujourd’hui la Chine fait les frais des mesures de rétorsion décidées unilatéralement par les USA, l’Europe n’a certainement aucun motif de réjouissance à tirer à terme de cette situation. Outre le fait que l’UE, les états ou les sociétés européennes se trouvent dans ce conflit pris en le marteau et l’enclume, l’épreuve de force engagée devrait nous enseigner le besoin d’unité côté européen. A ne pas oublier à la veille des élections européennes.

Edge Chromium disponible en preview pour Mac OS

Nous en parlons ici et depuis quelques semaines, et de nouveau aujourd’hui : la beta du nouveau navigateur de Microsoft basé sur Chromium est maintenant disponible aussi pour Mac OS. Vous pouvez la télécharger ici. Jusqu’à présent disponible via une fuite, la version pour Mac OS est donc maintenant officiellement disponible et va permettre de tester en sécurité le navigateur.

Nous reviendrons sur cette version d’Edge Chromium lors du prochain Briefing Calipia. Inscrivez-vous si ce n’est pas déjà fait !

Microsoft et VMware avancent ensemble sur Azure

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Après plusieurs années de difficile collaboration concernant le support des solutions VMware dans Azure, il semble que les 2 acteurs (sans oublier Dell la maison mère de VMware) soient enfin parvenus à se mettre sur la même ligne. C’est en tout cas l’esprit du message posté par Scott Guthrie (Executive Vice President, Cloud and Enterprise Group) pour présenter le nouveau partenariat Dell/Microsoft autour des solutions VMware. Les nouvelles solutions présentées seront désormais complètement supportées par VMware, ce qui n’étaient pas le cas de celles introduites par Microsoft il y a 2 ans.

S.Guthrie annonce donc un nouveau domaine de service sur Azure, VMware Cloud Solutions qui vont offrir le support natif des solutions VMware (VMware vSphere, vSAN, NSX, et vCenter) dans Azure. De plus VMWare Workspace ONE sera également pris en compte au sein de Microsoft 365 pour permettre d’utiliser de manière intégrée ONE à Intune.

Avec cette annonce, Microsoft s’aligne avec VMware au même niveau qu’AWS l’an dernier.

Du nouveau sur Teams

IMG_4982Microsoft introduit en preview une capacité dénommée « Information Barrier » qui doit permettre d’empêcher certains utilisateurs au sein d’une organisation de partager des informations ou d’utiliser des fonctions de collaboration/communication de Teams. Cette nouvelle capacité va à l’encontre du principe qui sous-tend Teams depuis son lancement (le partage pour tous), mais elle répond à un besoin de certaines organisations pour pouvoir établir des murs éthiques entre les utilisateurs de certaines de leurs entités, et limiter les conflits d’intérêt.

Un administrateur peut créer une Information Barrier à partir d’un script PowerShell. Ensuite ce mur permettra de par exemple d’empêcher des chats, des appels audios, d’inviter des personnes à des réunions, ou de partager son écran.

Nous aborderons les dernières évolutions de Teams lors du prochain Briefing Calipia.

1er trimestre 2019 : des résultats nuancés

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Les derniers résultats publiés par Facebook la semaine dernière permettent de présenter une rapide synthèse pour les 5 grands acteurs du monde digital américain :

  •  Microsoft offre une belle image avec tous ses grands indicateurs au vert (CA, bénéfice, et activité cloud). Cette dernière activité est toujours portée par les progressions d’Office 365 auprès des entreprises et celle d’Azure. Ces derniers résultats, au-delà des attentes de Wal Street, ont permis à Microsoft de devenir la troisième entreprise à dépasser (temporairement) le seuil des 1 000 milliards de capitalisation boursière (après Apple et Amazon).
  • Google a également dépassé les attentes de Wall Street, mais intègre dans ses résultats Q1 l’amende de 1,7 b$ infligée par la Commission Européenne, ce qui impacte son résultat net. Pour autant, en excluant cette amende Google resterait quand même avec un net en décroissance à 11%. Le marché de la publicité représente 84% du CA du trimestre et croit de 18%.
  • Apple continue à voir son activité iPhone décroitre et donc fort logiquement pénaliser son CA qui baisse de 5%. Le CA trimestriel dégagé par Apple avec ses smartphones pèse encore plus de 31 milliards de dollars. On ne peut donc parler de menace, mais pas encore de péril :). Apple met d’ailleurs en avant son activité services (Apple Music, iTunes, AppStore..) qui pèse 11,5 milliards de dollars sur ce premier trimestre 2019.
  • Facebook, malgré les casseroles des derniers mois, continue d’afficher une croissance honorable, mais un résultat net en chute de moitié, car Facebook anticipe une « petite » amende de 3 milliards de dollars que pourrait lui infliger la FTC.
  • IBM voit son CA et sa marge décroitre mais une activité cloud en bonne progression. Attention ce libellé cloud est un peut trompeur, car IBM agrège des sources de revenus diverses. Un autre chiffre est peut être plus intéressant, celui du revenu cloud as a service annualisé pesant 11,7 b$, soit une croissance de 10% par rapport au même trimestre de l’an passé.

Microsoft promet plus de transparence dans la collecte d’infos avec Office 365 ProPlus

Capture d’écran 2019-05-03 à 07.48.19.pngAprès s’être fait taper sur les doigts par le gouvernement néerlandais en novembre dernier pour un manque de transparence dans les données collectées (à but de télémétrie pour améliorer les services) auprès des utilisateurs d’abonnement Office 365 ProPlus (et de tous les plans intégrant Office 365 ProPlus, comme E3, E5, Microsoft 365 …), Microsoft a annoncé le 30 avril dernier un effort pour accroitre la transparence de cette collecte d’une part et d’autre part le contrôle des utilisateurs sur les infos remontées. Microsoft est certainement loin d’être le plus mauvais élève en terme de collecte des données utilisateurs et avait déjà diffusé des outils(ex : Tableau de bord Télémétrie) pour permettre aux entreprises de disposer d’un certain niveau de contrôle sur les données remontées. Avec les annonces du 30 avril, l’éditeur souhaite d’abord donner plus de visibilité à ce qui est déjà disponible et aller encore plus loin, pour se dégager des accusations de non conformité RGPD émises par les autorités néerlandaises.

Si vous êtes intéressés, vous trouverez sur cette page une synthèse de ce qui est maintenant à disposition des IT pros en entreprises pour contrôler le niveau des collectes.

IA, IoT, blockchain : de nouveaux services Azure en vue

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En guise de mise en bouche pour sa conférence Build 2019 qui va se dérouler du 6 au 8 mai prochain à Seattle, Microsoft a annoncé hier de nouveaux services Azure dans des domaines tels que l’IA, l’IoT ou la blockchain.  L’emphase pour ces annonces est mise sur des domaines porteurs et des services tournés vers les développeurs. L’enjeu de conquérir ces populations est crucial pour tous les grandes plateformes du cloud public, Microsoft, AWS, Google ou IBM (pour ne citer que ceux là).

Parmi les points mis en avant hier par Microsoft, citons :

  • L’extension des services cognitifs d’Azure. Ces services proposent au travers de différentes catégories de services (Speech, Vision, Language) de traduire, voir, reconnaitre dans des images ou des vidéos, générer de la voix … Microsoft annonce l’introduction d’une nouvelle catégorie de services dénommée Décision pour proposer aux utilisateurs des recommandations pour prendre des décisions éclairées. On trouve parmi les services de cette catégorie, le service Content Moderator (identification et filtrage de contenu, texte ou image, inapproprié), Détecteur d’Anomalie (identifier des anomalies dans des applications avant que des erreurs n’apparaissent) ou Personalizer (pour personnaliser l’expérience utilisateur).
  • Des améliorations autour d’Azure Machine Learning pour rendre accessible au plus grand nombre les services de construction, training et déploiement de solutions ML. Ceci passe par exemple par la possibilité de construire un modèle ML de manière graphique, sans code, par des capacités MLOpps intégrées à Azure DevOps ou par des nouveautés au niveau hardware pour les plateformes d’inferencing afin de diminuer le cout d’exécution lors de cette phase (nouveaux FPGA – Field Programmable Gate Array – ou support du runtime ONNX pour les chipsets Nvidia et Intel).
  • De nouvelles capacités autour des services blockchain dans Azure. Après l’annonce l’an dernier d’Azure Blockchain Workbench (encore en preview aujourd’hui), Microsoft introduit Azure Blockchain Services qui permettra de simplifier la gestion des tâches de base dans un environnement blockchain en production (telles que créer de nouveaux membres, gérer les permissions et les authentifications).
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