Archives d’Auteur : Patrick Barriere

Visite en réalité virtuelle de la pyramide de Cheops : à voir absolument !

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Les techniques de réalité virtuelle, augmentée, mixte sont aujourd’hui en plein développement, nous vous en parlons ici même dans ce blog (ici,  ou encore ici). Il n’est toutefois pas toujours facile de tester dans un cas réel ce que ces solutions apportent. C’est pour cela que la visite en réalité virtuelle de la pyramide de Cheops proposée par la Cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris est une opportunité à ne pas manquer.

Dans cette visite, les participants par groupe de 6 maximum, accompagnés d’un guide, vont être équipés d’un masque de réalité virtuelle Oculus, un peu « amélioré », d’un sac à dos contenant un ordinateur portable, et vont ensuite dans cette tenue évoluer pendant 45 minutes autour et dans la grande pyramide de Cheops (4500 ans). La principale amélioration apportée sur le masque est l’ajout de caméra qui permettent aux participants de non seulement voir la réalité virtuelle qui leur est proposée, mais également de visualiser les autres membres de leur groupe via un avatar à forme humaine portant le nom de la personne concernée.  Un des grands plus de cette solution, c’est que pendant la visite, les participants se déplacent au sein d’un vaste espace de la cité de l’architecture (au bout de la magnifique galerie des moulages, autre excellente raison d’aller là bas !). Lorsqu’on approche d’un mur (physique) de la salle, des raies rouges s’affichent dans le masque invitant donc à ne pas aller plus loin). On a donc une expérience beaucoup plus riche qu’en restant fixe avec un casque de VR sur la tête !

Cette visite à la Cité de l’Architecture est la partie grand public d’un vaste projet scientifique, ScanPyramids, qui a débuté fin 2015 sous l’autorité du ministère des antiquités de l’Egypte et qui vise à explorer la pyramide de Cheops et celle de Kefren (le fils du premier) qui recèlent de très grands mystères encore aujourd’hui. Le projet ScanPyramids est coordonné par l’Institut HIP (Heritage Innovation Preservati) et fédère des universités du monde entier (Le Caire, Nagoya, Aix-Marseille, Laval), des industriels (dont Dassault Systèmes, Schneider Electric, Suez) et des centres de recherche (tels le CNRS et le CEA). Le projet ScanPyramids utilisent plusieurs technologies non destructives pour explorer l’intérieur des pyramides basées sur les muons (particules proches du point de vue de la physique des électrons mais avec une masse 200 fois plus importante). Compte tenu de leur masse, les muons traversent la matière avec des trajectoires rectilignes, et selon la matière ou le vide rencontré certaines caractéristiques des particules évoluent. Le CEA a ainsi disposé à l’extérieur de la face Nord de la pyramide un téléscope à muons qui permet de capturer les muons après leur traversée de la pyramide et après analyse des infos enregistrées par l’appareil, de « dessiner » une vue dans la masse de la pyramide. Les équipes japonaises ont de leur côté utilisé des plaques « muon »-sensibles disposées à l’intérieur de l’ouvrage pour obtenir de l’information sur le contenu de la pyramide.

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Une des grandes découvertes du projet ScanPyramids est un vaste espace vide au sein de l’ouvrage. Pour le moment pas plus de caractérisation concernant cet espace, qui bien sûr suscite un intérêt énorme de la part des archéologues et des scientifiques. Des points d’entrée supplémentaires ont été identifié également, sans savoir vers quels espaces ils donnent accès au sein de la pyramide.  Bref, beaucoup de questions encore posées, et une équipe projet qui espère pouvoir maintenant par exemple, envoyer des drones explorer des galeries d’accès, dont seuls les quelques premiers mètres sont visibles.

L’Europe en route vers les taxis volants autonomes

Capture d’écran 2019-07-04 à 09.54.42.pngDerrière ce titre un peu (beaucoup !) accrocheur, se cache en fait une démarche engagée par l’European Union Air Safety Agency (EASA), agence chargée de la réglementation autour de ce qui vole dans le ciel européen. En effet, l’EASA vient de proposer un document qui vise à définir les conditions de certification des futurs taxis volants autonomes, dénommés VTOL (Vertical Take Off and Landing) dans la jargon de l’AESA. Comme l’indique l’AESA en préambule de ce document, les normes et processus de certifications existants aujourd’hui pour tout matériel volant ne s’appliquent pas aux futurs VTOL, et l’agence propose donc avec ce document de définir des « conditions spéciales » temporaires pour de tels appareils et d’engager une démarche pour créer les règles de certification avec la collaboration des industriels.

Cela ne signifie bien entendu pas que nous allons voir demain des appareils de ce type voler de manière commerciale dans le ciel européen, mais avec ce processus l’AESA lance un signal positif à tous les acteurs de la mobilité aérienne.

IBM développe une « e-tongue » (une langue artificielle) pour identifier des liquides

Capture d’écran 2019-07-08 à 16.48.32.pngEn ces périodes de chaleur, et pour tous ceux qui voudraient profiter des vacances pour découvrir des nouvelles boissons (non alcoolisées bien entendu :)), IBM Research développe un accessoire qui pourrait être intéressant : dénommé Hypertaste, il s’agit d’une langue artificielle capable d’identifier les composantes des boissons qui lui sont proposées.  Ceci est rendu possible grâce à un ensemble de capteurs plongés dans le liquide, puis par une analyse chimique et du machine Learning pour comparer et classifier les éléments identifiés. Une telle solution offre de nombreux avantages, dont le fait d’être rapide (moins d’une minute entre la mesure et l’identification), de ne pas nécessiter un test humain (signifiant ingurgiter une petite quantité du liquide considéré, pas forcément toujours possible), ni d’analyse chimique lourde.

Le proto a été démontré la semaine dernière à Lausanne lors de la conférence World Conference of Science Journalists (1 au 5 juillet 2019), et a identifié différentes marques d’eau en bouteille locales. Pour un éventuel test personnel pendant vos congés, ne le cherchez pas dans le commerce, il ne s’agit pour le moment que d’un démonstrateur.

Microsoft revendique 13 millions de Daily Active Users pour Teams

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En guise de levée de rideau de sa conférence Inspire (rassemblement mondial de ses partenaires) à Las Vegas, Microsoft a publié pour la première des chiffres de Daily Active User (DAU) et Weekly Active Users (WAU) pour Teams. Et les a au passage comparés à ceux publiés par Slack (en fait les chiffres de Slack datent de janvier 2019 et s’élevaient à 10 millions DAU). Donc 13 millions DAU et 19 millions WAU pour Microsoft Teams. Ces mesures DAU, WAU ou MAU (Monthly Active Users) sont plus précises (et pertinentes)  que celles précédemment fournies par Microsoft (en mars 2019 à l’occasion des 2 ans de Teams) et qui indiquaient 500 000 entreprises clientes, puisque ces unités mesurent des utilisateurs actifs et s’étant donc effectivement connectés à la solution.

Microsoft profite aussi du moment pour annoncer de nouvelles fonctionnalités à venir pour Teams :

  • des alertes de réception de messages prioritaires, qui pourront pinger le destinataire toutes les 2 minutes sur son smartphone ou leur ordinateur
  • un indicateur de lecture par leur(s) destinataires des messages qui ont été envoyés`
  • la possibilité de donner plus de visibilité à un message dans le flux, grâce à des images
  • la possibilité de poster des messages sur plusieurs canaux à la fois
  • la notion de modération des canaux

Si la progression d’adoption de Teams se poursuit dans les mois à venir, la question de la gouvernance à adopter pour ce nouveau type d’outils (ceci s’applique tout autant à Slack, Workplace de Facebook) va devenir de plus en plus importante : comment capitaliser sur la masse d’informations accumulées, que faire des données associées à des Teams qui ne « vivent » plus (pour des causes de réorganisation ou de fins de projets …), comment s’assurer de faire « remonter » à la surface les infos importantes quand je suis membre de 10 équipes, chacune dotées de 5 à 10 canaux …  Pour éviter de connaitre avec ces environnements conversationnels collaboratifs la surcharge auxquels nous ont habitué les solutions de mail.

 

 

Activation automatique de Teams pour les souscriptions existantes Office 365

Capture d’écran 2019-07-03 à 11.34.20Au travers d’un anodin post de blog publié le 28 juin, Microsoft qu’à partir de juillet (maintenant donc), Teams sera activé par défaut non seulement dans les nouveaux abonnements Office 365 (comme c’est le cas depuis plusieurs mois) mais aussi dans les abonnements existants. Pour cela Microsoft va utiliser les mises à jour Office 365 prévues à partir de juillet pour procéder graduellement sur l’ensemble des installations à cette activation.

Il sera néanmoins toujours possible d’empêcher cette activation par défaut en suivant les guidelines que Microsoft propose dans un document sur le déploiement de Teams avec Office 465 Pro Plus, accessible ici.

SQL Server 2008 et 2008 R2 : support étendu c’est fini !

Capture d’écran 2019-07-10 à 13.24.26Depuis le 9 juillet, les 2 logiciels serveurs ne sont plus supportés par Microsoft en phase de support étendu. Le cycle de vie « classique » des produits Microsoft est structuré en 2 phases,  le support standard et le support étendu. Chaque phase a une durée d’au moins 5 ans, et en support étendu Microsoft fournit uniquement des correctifs de sécurité à tous ses clients. En phase de support étendu, il est également possible moyennant finance (contrat. Premier, Hotfix étendu) de pouvoir disposer de mises à jour non liées à la sécurité.

Depuis donc le 9 juillet, SQL Server 2008 et SQL Server 2008 R2 sont sortis de leur période de support étendu, signifiant que depuis cette date Microsoft ne fournit plus de correctif de sécurité dans le cadre du cycle de vie standard de ses logiciels. Il ne s’agit pas d’une surprise, Microsoft communiquant largement sur le sujet depuis plusieurs mois.

Il existe néanmoins 2 solutions pour tous ceux qui voudraient continuer à opérer en toute sécurité des serveurs SQL Server 2008 ou 2008 R2, au moins pour une période :

  • la première, pour des configurations on premise, consiste à souscrire à une option facturable (Extended Security Updates plan), qui offre 3 années de support étendu supplémentaires.
  • la seconde consiste à migrer ces serveurs vers des VM Azure et de bénéficier ainsi du plan Extended Security Update sans surcoût pendant 3 ans. Attention pour bénéficier de cela il faut que les licences SQL Server soient couvertes en SA, et bien entendu payer la consommation liée aux VM dans Azure.

Ces fins de support permettent aussi de rappeler l’échéance du 14 janvier 2020 qui verra s’arrêter le support de Windows Server 2008 et 2008 R2.

Le client Zoom sur MacOS peut accéder à la webcam de votre Mac sans accord !

Capture d’écran 2019-07-09 à 16.31.15.pngL’application Zoom (le service de visioconférence star du moment) pour MacOs souffre d’une vulnérabilité, mise à jour par un spécialiste en sécurité, Jonathan Leitschuh, et qui permet à des sites web malintentionnés d’activer la webcam sans autorisation préalable de l’utilisateur. Qui plus est cette vulnérabilité permet aussi, sur les anciennes versions de l’appli, de provoquer un déni de service de la part du Mac concerné en lui envoyant sans arrêt des invitations à rejoindre un call zoom invalide !

La faille a été découverte par J.Leitschuh en mars dernier, et il en a informé discrètement Zoom, qui n’a semble t’il pas pris la mesure du problème, puisqu’à aujourd’hui (9 juillet) toujours pas de correctif pour l’application [MAJ 10/07/19 – Zoom vient d’annoncer qu’il va proposer très rapidement un correctif]

Pour parer au problème, il faut s’assurer de disposer de la dernière version de l’appli (pour éviter le DoS), et désactiver le démarrage auto de la webcam lorsqu’on rejoint un meeting Zoom.

Attention, il ne suffit pas de désinstaller l’application car en fait celle-ci a mis en place un serveur web sur le Mac, pour contourner certaines limitations imposées par Safari (et qui permettent justement de ne pas tomber dans le piège décrit ici !), et simplifier la vie des utilisateurs en limitant le nombre de clics pour rejoindre une réunion Zoom. Par ailleurs, ce serveur est capable d’initiative puisqu’il peut réinstaller l’application Zoom si d’aventure l’utilisateur clique sur un lien de réunion Zoom et que l’application n’est pas installée… Donc si vous choisissez de désinstaller l’application Zoom il va aussi falloir passer par le Terminal de MacOS pour régler le compte du serveur web installé par l’application Zoom.

La procédure pour cela est décrite par macg.co (merci à eux, j’ai pu la tester pour mon propre cas – mon conseil : copiez/collez les commandes surlignées dans votre Terminal) :

  • Récupérer l’identifiant du serveur. Saisissez la commande lsof -i :19421 pour connaître l’identifiant du serveur local. S’il n’est pas actif, vous ne verrez aucun résultat. Sinon, vous verrez une ligne avec plusieurs informations. Copiez le nombre inscrit sous la mention « PID ».
  • Arrêter le serveur local : saisissez la commande kill -9 dans le terminal, puis un espace et collez l’identifiant récupéré à l’étape précédente.
  • Supprimer le dossier du serveur local : utilisez la commande rm -rf ~/.zoomus pour supprimer le dossier où le serveur local est installé.
  • Empêcher la réinstallation du serveur par Zoom : pour bloquer totalement l’app et l’empêcher de recréer un serveur local, saisissez la commande touch ~/.zoomus qui va créer un fichier vide.
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