Archives d’Auteur : Patrick Barriere

Apple et Qualcomm enterrent la hache de guerre

apple qualcommAprès des mois de bataille juridique entre les 2 poids lourds, Apple et Qualcomm viennent d’annoncer qu’ils avaient signé un accord et mettaient fin aux nombreuses poursuites engagées dans le monde. Au départ de cette bataille devant les tribunaux, Apple d’une part estimait que Qualcomm abusait de sa position dominante sur le marché pour pratiquer une politique de licensing et de prix abusive, et d’autre part Qualcomm estimait qu’Apple copiait certaines de ses solutions. Après s’être mutuellement accusés du pire, les 2 géants ont donc compris l’intérêt (là aussi mutuel) à se mettre d’accord.

Derrière le deal un montant d’argent certainement important qui passera d’Apple à Qualcomm et des accords de partage de brevets et d’usages de technos. Pour Apple cet accord lui permet de réintroduire les composants Qualcomm, en particulier les solutions modems pour ses plateformes mobiles. Ce sujet est particulièrement important en cette période de début de la 5G. Compte-tenu des poursuites engagées, Apple avait arrêté d’intégrer les modems Qualcomm au profit exclusif d’Intel, mais cet accord Apple/Qualcomm sonne le glas de cette coopération. Conséquence directe du deal Apple/Qualcomm, Intel vient d’annoncer qu’il se retirait du marché des modems 5G pour les mobiles.

Qualcomm de son côté sécurise avec cet accord une large part de son revenu qui aurait potentiellement pu être mis en cause par des poursuites trainant en longueur, voire même des décisions négatives de la justice à son encontre.

 

Microsoft et AWS les seuls derniers en course pour le mega contrat DOD

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Source : ZDnet

Le Département de La Défense Américain vient d’annoncer les 2 sociétés encore en course pour l’obtention de son méga contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure)  de 10 milliards de dollars. Il s’agit donc d’AWS et de Microsoft, dont un seul emportera la totalité du contrat, pas de partage, c’est la règle définie par le DoD ! Oracle et IBM qui concouraient encore pour la phase suivant sont donc éliminés.  Google s’était retiré l’an dernier arguant du fait qu’il ne pourrait pas répondre à toutes les demandes du cahier des charges, et mettant en avant ses positions concernant les usages des technologies d’Intelligence Artificielle Google dans des projets militaires, suite aux protestations déclenchées à l’intérieur de l’entreprise.

Avec JEDI le DoD veut introduire le cloud public (Iaas et Paas) dans son système d’information, afin de le moderniser. Pas de cloud multi-vendor donc, le DoD ayant opté pour une seule plateforme. La décision finale est attendue pour l’été prochain, et fera un TRES grand gagnant et un TRES grand perdant…

Comptes mails hackés : Microsoft aussi!

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Microsoft a informé directement un certain nombre d’utilisateurs de ses services mails gratuits (MNS, hotmail, Outlook.com) qu’entre le 1er janvier et le 31 mars de cette année leurs comptes avaient subi des attaques. Des pirates auraient compromis les cr »dentials d’une personne chargé du support de ces solutions pour obtenir l’accès aux données d’utilisateurs.

Le nombre exact de comptes concernés ainsi que les informations auxquelles les pirates ont eu accès restent encore pour le moment inconnu. Microsoft aurait confirmé que ses utilisateurs entreprises n’avaient pas été touché, et que les contenus des messages concernés n’avaient pas été exposés aux pirates, seuls les adresses des destinataires, les objets des messages ou les noms des dossiers auraient été visibles. Pour autant, dans les différents échanges auxquels la révélation de cette opération a donné lieu, Microsoft n’a pas été aussi tranché quant à la limitation du périmètre de la faille.

Microsoft recommande aux utilisateurs contactés de modifier leurs mots de passe, ce que d’ailleurs tout utilisateur d’une des plateformes mails concernées devrait également faire.

Google Cloud Platform : Bring Your Own Windows Server Licenses !

Capture d’écran 2019-04-11 à 16.00.23.pngGoogle a communiqué hier sur les nouvelles possibilités qu’offre sa plateforme GCP pour accueillir des clients Microsoft qui souhaiteraient héberger leur VM Windows Server tout en continuant à capitaliser sur les licences acquises au travers des programmes Microsoft.  Selon les termes du licensing Microsoft, il n’est pas possible pour un client d’utiliser une licence acquise dans un programme de licences en volume pour l’assigner à une VM fonctionnant chez un hébergeur mutualisé ou dans un cloud public (autre que Azure). Pour contourner cet obstacle Google propose la notion de « sole-tenant nodes« , correspondant à des serveurs physiques dédiés à un client sur la plateforme Google Engine. Grâce à cette configuration particulière, le client est en situation de pouvoir assigner sa licence Windows Server au serveur, puisque celui-ci lui est dédié. CQFD ! Google met bien en avant que c’est la responsabilité du client de s’assurer que ses licences permettent effectivement un mode BYOL, ainsi que de toute activation nécessaire.

Disponible pour le moment en beta cette modalité est accessible sur certaines régions GCP (3 aux US et une en Europe), et supporte certaines versions Windows Server (Windows Server 2008 R2 SP1, 2012, 2012 R2, 2016 – pas 2019 donc).

Au-delà des licences Windows Server, Google indique que la capacité de Mobilité des Licences  avec la Software Assurance permet également de pouvoir supporter des serveurs tels que Sharepoint ou Exchange, sur des configurations pas obligatoirement dédiées. Cette notion de mobilité des licences avec la Software Assurance n’est pas accessible à Windows Server, pour lequel Microsoft a mis en place la notion de Azure Hybride Benefit, liée à la couverture SA des licences Windows Server, et ne permettant un usage des licences uniquement dans Azure.

AWS propose des solutions identiques (usages de hardware dédié) pour permettre le BYOL sous condition, via ses offres d’hôtes dédiés Amazon EC2.

 

 

Slack aurait-il (un peu) peur de Teams ?

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Même si la compétition est féroce entre Microsoft et Slack, ce dernier doit faire avec les positions de Microsoft sur le marché. Ainsi que le dit Brian Elliott, Vice President et General Manager de la Plateforme Slack, « nos clients veulent une meilleure intégration avec la suite Office 365« .

Ainsi, Slack a annoncé hier des améliorations prochaines sur l’AddIn Slack for Outlook pour garantir une meilleure intégration et des capacités de prises en charge depuis l’appli Slack. Il sera par exemple possible de vérifier son calendrier ou de partager des pièces jointes de messagerie sans quitter l’environnement Slack. On pourra aussi répondre aux demandes de réunions, présenter le lien vers un meeting Skype Entreprise, mettre à jour le statut Slack en fonction du calendrier…

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De même Slack annonce des amélioration sur son application OneDrive pour Slack, pour accéder, rechercher ou attacher un fichier OneDrive à un channel Slack par exemple.  Cerise sur le gâteau Slack indique aussi qu’il est maintenant possible de prévisualiser les fichiers Office associés à ses canaux directement depuis Slack, qui précise que la même chose sera offerte (sous peu) pour les fichiers stockés dans OneDrive.

Si la question de la compétition Slack-Microsoft vous intéresse, venez nous rejoindre au prochain Briefing Calipia.

Google va t’il se doter d’une force de services pour les entreprises ?

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Nous avons évoqué le keynote de Thomas Kurian, nouveau CEO de Google Cloud Platform, hier pour la nouvelle édition du Google Cloud NEXT à San Francisco. Le nouveau patron a également publié un billet sur le blog de GCP,  intitulé « Google Cloud Next ‘19: Welcome to the future of digital transformation« , dans lequel il exprime ses convictions pour GCP après 3 mois à la tête de la structure et plusieurs centaines de rencontres avec des entreprises en pleine transformation digitale.

Dans ce billet, T.Kurian propose quelques pistes pour permettre à GCP de passer à la vitesse supérieure comme fournisseurs de solutions cloud d’entreprise. Intéressant quand on vient de rejoindre Google après 22 ans passés chez Oracle ! Parmi les pistes évoquées par T.Kurian celles concernant l’engagement de Google « d’étendre de façon substantielle l’échelle de nos équipes Go to Market, afin d’aider plus de clients à utiliser nos technologies« .  T.Kurian mentionne également la simplification des contrats GCP, l’introduction d’un modèle de tarification plus adaptée aux entreprises et la mise en place d’un programme de Customer Success, à l’image de ce que tous les acteurs d’entreprises ont déjà mis en place, de Microsoft à Salesforce en passant par AWS ou IBM. Bref Google découvre les moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir s’établir de façon pérenne auprès des entreprises.

S’il n’est pas surprenant qu’une personne avec le background de T.Kurian aboutisse à ce constat, il reste à voir comment Google en tant qu’organisation va se l’approprier et se mettre en ordre de bataille pour délivrer sur ces engagements, et surtout jusqu’à quel point. Pour ceux qui seraient tenté de rejoindre Google, ils pourront toujours regarder les offres d’emploi proposées 🙂

Plus besoin d’éjecter un support USB avec la mise à jour Windows 10 1809

Fini les messages d’alerte pour nous dire que nous devons utiliser la commande Éjecter avant de sortir notre clé USB ou notre disque externe ! Avec la mise à jour fonctionnelle 1809, Microsoft a introduit un nouveau mode (activé par défaut) pour retirer un support USB (tout support USB confondu) qui permet de désactiver l’utilisation du cache Windows, au détriment (un peu) des performances systèmes, mais avec l’immense avantage de pouvoir extraire le support mémoire externe à n’importe quel moment sans risquer de problèmes d’écriture sur le support. Il reste possible de choisir de conserver le mode précédent (cache et meilleure performance, mais usage de la commande éjecter). Pour choisir le mode qui vous convient, l’opération est simple :

  • introduire la clé USB dans votre PC
  • faire un clic droit sur le bouton Démarrer et choisir Gestion du disque
  • Sur la ligne correspondante à votre support (ici dans la copie d’écran ci-contre, Disque 1), faire un autre clic droit et choisir Propriétés
  • Choisir l’onglet Stratégies, puis sélectionner le mode souhaité, Suppression Rapide ou Meilleures Performances.

Le tour est joué. Attention, le choix Suppression Rapide nécessite quand même de laisser à Windows le temps d’écrire sur le support amovible, donc on ne se jette pas comme un malade sur le câble USB pour l’arracher 🙂

 

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