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Connectivité satellite bientôt disponible dans Azure ExpressRoute

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Microsoft a annoncé hier la disponibilité prochaine de la connexion satellite comme nouvelle option pour son service de liaison directe Azure ExpressRoute. Sans surprise, comme toute connexion satellitaire, Microsoft préconise l’ajout du support par satellite comme moyen d’améliorer la connectivité et les performances avec les sites ruraux et distants.

Pour rappel ExpressRoute est disponible depuis 2014. Cette offre permet de fournir aux entreprises clientes des connexions réseau privées et dédiées qui n’utilisent pas Internet pour être en liaison directe avec les datacenters Microsoft. Microsoft fournit ExpressRoute via des partenariats avec des fournisseurs de télécommunications tels que AT & T, Verizon, BT, Niveau 3, Equinix, Telecity etc.

Cette mise en oeuvre ce fait avec trois partenaires : SES, Intelsat et Viasat . La présence de l’européen Intelsat (Luxembourg…) semble est bon signe pour une disponibilité rapide chez nous. Ces partenaires seront aussi concernés par la connexion aux Clouds gouvernementaux de l’éditeur.

Microsoft devrait supprimer l’édition « Basic » d’Azure Active Directory

Microsoft est en train de supprimer progressivement l’édition Basic d’Azure Active Directory. Depuis le 1er juillet, la société avait supprimé des liens faisant références au service Azure Active Directory Basic sur le portail Azure.

Pour rappel, Microsoft avait introduit Azure Active Directory Basic en 2014 en tant que nouvelle édition se situant entre les SKU gratuites et premium. Le prix était de 84 centimes d’euros par utilisateur et par mois et offrait l’accès à un maximum de dix applications par utilisateur.

Alex SimonsLa page de tarification de Microsoft Azure Active Directory répertorie toujours (à fin août) la référence Basic parmi les options disponibles. La gamme des éditions comprend les versions Gratuite, Basic, Premium P1 et Premium P2. Les éditions Basic et Premium sont disponibles via EA (Accord Entreprise), le programme Open Volume License et le programme CSP (Cloud Solution Providers).

En réponse à plusieurs questions Alex Simons, le vice-président de la division Identité chez Microsoft, a déclaré que  « Azure AD Basic va disparaitre. Il est en train d’être supprimé des pages de documentation et de marketing« . L’explication donnée par Microsoft étant que les ventes sont très faibles et que cette référence « déroute le plus souvent les gens.  » (face aux plans Premium donc).

Concrètement, Azure Active Directory Basic ne sera plus disponible à l’achat dans très peu de temps et difficile à savoir si des options de migration (interessantes financièrement) seront proposées aux clients existants, sachant que la première option Premium (P1) vaut 6 fois le prix de l’option Basic…

De nouveaux plans de « réservation » pour Azure (avec de belles ristournes)

Instances réservées AzureSi vous n’êtes pas familiers avec la notion d’instances réservées pour Azure (vous ne venez donc jamais au Briefing Calipia écouter les explications de Patrick…ce qui avouez-le n’est pas très bien 😊 ) un, petit rappel s’impose : Les instances réservées d’Azure ou « réservations d’instances » permettent aux clients de pré-payer des forfaits d’un an ou de trois ans pour les services de la plate-forme, ce qui permet d’obtenir des rabais très importants (en contre partie donc de cet engagement). Microsoft vient d’annoncer l’extension de ces instances réservées à 6 nouvelles composantes de l’offre. Ceci dans le même but : réduire les coûts dans le cadre d’un engagement des clients, mais l’entreprise annonce également vouloir  offrir davantage de contrôle sur la gestion des réservations.

En synthèse, les nouvelles modifications sont les suivantes:

  • Nouveau plan de réservation d’ Azure Databricks
  • Réservations de certains services applicatifs
  • Possibilité de renouveler automatiquement les réservations
  • Possibilité d’étendre les réservations à un groupe de ressources
  • Statistiques d’utilisation améliorées pour faciliter la facturation, rendre plus lisibles les économies et l’utilisation réelle
  • Mise à dispo d’une API pour obtenir des prix et déclencher des réservations par script

Microsoft indique que ces nouveautés permettrons d’économiser jusqu’à 37% par exemple sur l’achat d’unités d’Azure Datablick et 40% de réduction sur certains services applicatif (App Service).

Les réservations peuvent maintenant être configurées pour se renouveler automatiquement. Les renouvellements peuvent être choisis ou supprimés à tous moments pendant la période de réservation.

Les réservations peuvent maintenant être étendues aux groupes de ressources. Cela signifie qu’elles peuvent être limitées à un groupe de ressources, au lieu de couvrir la totalité de l’abonnement Azure du contrat.

De plus, la création de rapports d’usage des réservations a également été facilitée par la mise à jour des données d’utilisation de l’accord d’entreprise (EA).

Enfin,  les réservations peuvent désormais être achetées à l’aide d’une API (REST) qui permet d’obtenir des SKU, de calculer des coûts et de passer des commandes. Vous pouvez en savoir plus sur chacune des fonctionnalités ici.

Modification des termes du Licensing des produits Microsoft pour les grands clouds publics

Nous en parlions ici même en avril dernier, les grands clouds publics (GCP, AWS entre autres) avaient flairé la bonne opération avec les termes du contrats de licences Microsoft pour les licences acquises on premise et hébergées sur des serveurs non mutualisés dans le cloud.

Microsoft vient de réagir en modifiant les termes de licensing pour l’hébergement de ses logiciels sur des infrastructures dédiées, et ce pour tous ses logiciels (pas seulement Windows Server), modifications qui vont réduire considérablement l’utilisation de licences on premise sur des clouds publics (dont Windows Enterprise), voire même bloquer complètement pour Windows Server.

En clair, auparavant le licensing classique on premise s’appliquait pour de l’hébergement sur infra dédiée quelque soit l’offreur de la solution d’hébergement (classique ou public), permettant donc à un client d’utiliser ses licenses Microsoft acquises dans un programme de licences en volume, à condition que cet hébergement soit sur une infra dédiée (chez CGP, AWS …). A partir du 1er octobre prochain, Microsoft met en place une liste d’hébergeurs de cloud public (comprenant Microsoft lui-même, Google, Alibaba, Amazon (AWS et VMware Cloud on AWS), pour lesquels il ne sera PLUS POSSIBLE d’utiliser des licences acquises pour des usages on premise via un contrat de licences en volume pour couvrir des usages hébergés. La liste précise figurera dans le Product Terms à paraître début octobre.

Pour résumer, les nouvelles modalités de licensing des produits Microsoft utilisés sur des infrastructures dédiées dans les clouds publics listés (pour les hébergeurs « classiques », n’apparaissant pas dans la liste Microsoft, les termes et conditions du licensing on premise continuent de s’appliquer) sont désormais les suivantes :

  • via la mobilité des licences avec la SA, pour les logiciels qui y sont éligibles (attention Windows Server n’est PAS éligible à la mobilité de licences via la SA), et qui sont donc dans ce cas utilisables sur une infra dédiée fournie par n’importe lequel des fournisseurs listés, à condition que celui-ci soit aussi un Authorized Mobility Partner (la liste de ces partenaires est fournie ici, Google en fait parti, tout comme AWS, Alibaba …). Windows Server ne peut donc pas bénéficier de cette modalité.
  • les licences Microsoft avec de la SA, en bénéficiant de l’Azure Hybrid Benefit, incluant le nouveau service Azure Dedicated Host qui permet de choisir des serveurs physiques à l’intérieur d’un même tenant pour faire fonctionner des VM. Il s’agit ici clairement d’une possibilité exclusivement réservée à Azure. Windows Server peut bénéficier de cette modalité (uniquement sur Azure donc).
  • le contrat SPLA (Service Provider Licensing Agreement), le contrat historique Microsoft pour les hébergeurs,
  • les offres Azure intégrant les licences de logiciels Microsoft.

Pour le cas spécifique de Windows Server, la FAQ de Microsoft est très claire, « Windows Server n’est pas éligible à la mobilité des licences avec la SA. Pour les licences Windows Server licenses acquises à partir du 1er octobre 2019, leur utilisation sur une infra dédiée d’un fournisseur de la liste n’est pas autorisée, avec ou sans SA, à l’exception du service Azure Dedicated Host. L’utilisation sur Azure Dedicated Host est permise via l’Azure Hybrid Benefit. Les seuls clients avec la SA sur Windows Server, ou des droits de souscription équivalents sont éligibles à Azure Hybrid Benefit. Une autre option pour les clients qui voudraient utiliser Windows Server dans un environnement d’hébergement dédié est d’utiliser soit des services Azure intégrant les licences Microsoft, soit des fournisseurs SPLA« .

Les licences acquises avant le 1er octobre continuent à bénéficier des conditions précédentes, donc des licences Windows Server on premise peuvent toujours être utilisées sur des VM hébergées sur des serveurs dédiés chez AWS, GCP … Attention toutefois comme le précise la FAQ détaillée de Microsoft, si vous upgradez via la SA les nouveaux termes du licensing s’appliquent.

Des nouvelles du contrat cloud du siècle (10 Milliards de $) avec le Pentagone

Nous vous parlions de ce contrat du siècle que devrait signer le Département de la Defense américaine avec un des 2 acteurs du Cloud sont en short list, Amazon et Microsoft, alors que les rivaux, IBM, Oracle, Google ont été écartés (du fait de la pression de ses propres employés pour Google).

Le gagnant devait être connu en juin, puis « cet été », on parle maintenant de septembre/octobre. Pourquoi ce délai ? Certes les sommes en jeux sont importantes, mais il semblerait que ce sont des soupçons de favoritisme  qui en seraient à l’origine comme le souligne le très sérieux site d’investigation ProPublica. Le site révèle à quel point Amazon et son PDG, Jeff Bezos, ont été proches du projet depuis sa création. En particulier avec le précédent secrétaire à la défense. Ces fuites laissent à penser que les chances d’Amazon de décrocher le contrat de 10 milliards de dollars pourraient être compromises alors que son rival, Microsoft, continue de marquer des points en toute discrétion.

amazon DOD
Si vous avez loupé des épisodes voici où nous en sommes : Amazon et Microsoft sont les derniers candidats du contrat de 10 milliards de dollars pour la migration des données du Pentagone vers le cloud. Le projet – connu sous le nom d’Infrastructure de défense commune des entreprises (JEDI 🙂 ). C’est une refonte majeure de l’infrastructure technologique du Département de la Défense qui permettra à différentes branches de l’armée de partager des informations dans le cloud mais aussi d’intégrer des technologies d’intelligence artificielle (c’est sur ce dernier point que les employées de Google avait demandés le retrait de l’entreprise de la course). Le Pentagone devait annoncer un gagnant cet été, mais le calendrier est retardé à la suite de nouvelles enquêtes sur le rôle d’Amazon dans le processus d’achat.

Selon l’enquête de ProPublica, le Pentagone avait annulé une cérémonie qui aurait donné à Jeff Bezos (le patron d’Amazon) une place au sein du Conseil de l’innovation de la défense, en août 2017. Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, avait été contraint d’annuler l’événement lorsqu’un employé a tiré la sonnette d’alarme sur la vérification des antécédents requis (habilitation). A la place de cette cérémonie, Bezos et Mattis ont tenu une réunion privée au cours de laquelle le PDG d’Amazon aura plaidé en faveur de la migration des données du Pentagone vers AWS (il aurait été dommage qu’il ne profite pas de l’occasion, si sur un contrat de 10 Milliards de $ le PDG ne s’implique pas alors qui le ferait…).
Bezos et Mattis se seraient rencontrés à nouveau en janvier 2018 dans un restaurant de Washington D.C., alors que le DoD fixait dans le même temps les critères de candidature pour JEDI.

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Windows Server 2008 : les mises à jour de sécurité étendues (ESU) gratuites…

Windows Server 2008Rappel des faits : le 14 janvier 2020, la prise en charge du support dit étendu, qui inclut les mises à jour de sécurité, prend fin pour Windows Server 2008 Service Pack 2, Windows Server 2008 R2 SP1, Hyper-V Server 2008 et Hyper-V Server 2008 R2 SP1. Il reste donc moins de 6 mois pour trouver une solution.

Problème : Microsoft a récemment estimé que 60% de sa base installée serveur, soit 24 millions d’instances, sont toujours sous Windows Server 2008 et / ou SQL Server 2008… La solution préconisée par l’éditeur est bien entendu une évolution vers Cloud. Les clients l’on bien compris mais n’imagine par forcément basculer sur le Cloud Microsoft.

Alors pour accélérer le mouvement vers Azure, l’éditeur propose une offre alléchante : la gratuite des mises à jour de sécurité dans le cadre du support étendu (ESU) pour tout client qui basculera ses machines sous forme de VM dans Azure. Ce dernier paiera bien sûr les coûts associés à la consommation Azure. Mais les clients qui hébergent leurs VM Windows Server 2008 et 2008 R2 directement dans Azure bénéficieront de trois années complètes d’ESU, sans frais supplémentaires. Cela leur donne la possibilité de mettre à niveau à partir de Windows Server 2008 à un rythme plus lent au sein de ces machines virtuelles. Un beau cadeau lorsque l’on connait le prix d’un tel support au delà de la date du 14 janvier…

 

LinkedIn préfère Azure :)

Depuis son acquisition par Microsoft en 2017, les patrons de LinkedIn ont réaffirmé à plusieurs reprises leur indépendance vis à vis des technologies Microsoft, en particulier leur préférence d’hébergement dans des datacenters propres.

Mais cette doctrine vient de changer, puisque LinkedIn, par la voix de Mohak Shroff, Senior Vice President of Engineering, vient d’annoncer la décision de migrer tous ses workloads vers le cloud public, Azure pour être précis, qui est « le choix évident » pour LinkedIn, selon les mots du billet de blog de M.Shroff.

Microsoft avait laissé une grande autonomie à LinkedIn depuis son rachat, en mettant plutôt en oeuvre une stratégie commerciale d’intégration des offres (LinkedIn et Office 365). Compte tenu du poids croissant du cloud public, et des fortes positions d’Azure sur ce marché, la décision pour LinkedIn d’entamer sa migration était attendue, seule la date de démarrage de celle-ci restait inconnue.

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