Archives de Catégorie: Cloud

Microsoft et AWS les seuls derniers en course pour le mega contrat DOD

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Source : ZDnet

Le Département de La Défense Américain vient d’annoncer les 2 sociétés encore en course pour l’obtention de son méga contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure)  de 10 milliards de dollars. Il s’agit donc d’AWS et de Microsoft, dont un seul emportera la totalité du contrat, pas de partage, c’est la règle définie par le DoD ! Oracle et IBM qui concouraient encore pour la phase suivant sont donc éliminés.  Google s’était retiré l’an dernier arguant du fait qu’il ne pourrait pas répondre à toutes les demandes du cahier des charges, et mettant en avant ses positions concernant les usages des technologies d’Intelligence Artificielle Google dans des projets militaires, suite aux protestations déclenchées à l’intérieur de l’entreprise.

Avec JEDI le DoD veut introduire le cloud public (Iaas et Paas) dans son système d’information, afin de le moderniser. Pas de cloud multi-vendor donc, le DoD ayant opté pour une seule plateforme. La décision finale est attendue pour l’été prochain, et fera un TRES grand gagnant et un TRES grand perdant…

Google Cloud Platform : Bring Your Own Windows Server Licenses !

Capture d’écran 2019-04-11 à 16.00.23.pngGoogle a communiqué hier sur les nouvelles possibilités qu’offre sa plateforme GCP pour accueillir des clients Microsoft qui souhaiteraient héberger leur VM Windows Server tout en continuant à capitaliser sur les licences acquises au travers des programmes Microsoft.  Selon les termes du licensing Microsoft, il n’est pas possible pour un client d’utiliser une licence acquise dans un programme de licences en volume pour l’assigner à une VM fonctionnant chez un hébergeur mutualisé ou dans un cloud public (autre que Azure). Pour contourner cet obstacle Google propose la notion de « sole-tenant nodes« , correspondant à des serveurs physiques dédiés à un client sur la plateforme Google Engine. Grâce à cette configuration particulière, le client est en situation de pouvoir assigner sa licence Windows Server au serveur, puisque celui-ci lui est dédié. CQFD ! Google met bien en avant que c’est la responsabilité du client de s’assurer que ses licences permettent effectivement un mode BYOL, ainsi que de toute activation nécessaire.

Disponible pour le moment en beta cette modalité est accessible sur certaines régions GCP (3 aux US et une en Europe), et supporte certaines versions Windows Server (Windows Server 2008 R2 SP1, 2012, 2012 R2, 2016 – pas 2019 donc).

Au-delà des licences Windows Server, Google indique que la capacité de Mobilité des Licences  avec la Software Assurance permet également de pouvoir supporter des serveurs tels que Sharepoint ou Exchange, sur des configurations pas obligatoirement dédiées. Cette notion de mobilité des licences avec la Software Assurance n’est pas accessible à Windows Server, pour lequel Microsoft a mis en place la notion de Azure Hybride Benefit, liée à la couverture SA des licences Windows Server, et ne permettant un usage des licences uniquement dans Azure.

AWS propose des solutions identiques (usages de hardware dédié) pour permettre le BYOL sous condition, via ses offres d’hôtes dédiés Amazon EC2.

 

 

Google annonce Cloud SQL for Microsoft SQL Server

Capture d’écran 2019-04-11 à 07.31.38Lors des sessions d’hier De sa conférence Next19 Google a annoncé la disponibilité prochaine de sa technologie PaaS pour offrir les fonctions de MIcrosoft SQL Server dans son Cloud. Ce qui permettra ainsi de basculer des applications et des données présentes dans les bases Microsoft directement dans GCP. La gestion des données sera ainsi logiquement faite par Google. Un moyen de migrer plus rapidement selon les intervenants Dominic Preuss et Tobias Ternstrom : « Passer au cloud ne signifie pas nécessairement tout recommencer de zéro, nous nous engageons à donner à nos clients plusieurs choix« .

Le service de base de données proposé doit gérer de manière autonome les sauvegardes, la réplication, les correctifs, les mises à jour, etc. Il préservera les applications et les données existantes selon le fournisseur et donnera l’accès aux services GCP tels que BigQuery pour l’analyse et aux services d’IA de Google.

Google renforce également sont offre Cloud Bigtable, son service de base de données grand volume NoSQL (on parle de la taille d’un pétaoctet). Pour rappel cette offre est comparable à DynamoDB d’Amazon, Azure DocumentDB de Microsoft, IBM Cloudant, entre autres, qui représentent une part importante et croissante du marché global des systèmes de gestion de base de données. Selon un rapport publié par Allied Market Research, les services NoSQL généreront un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dollars d’ici 2020, et les analystes de Forrester tablent sur une croissance du secteur de 25% entre 2015 et 2021.

Google va t’il se doter d’une force de services pour les entreprises ?

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Nous avons évoqué le keynote de Thomas Kurian, nouveau CEO de Google Cloud Platform, hier pour la nouvelle édition du Google Cloud NEXT à San Francisco. Le nouveau patron a également publié un billet sur le blog de GCP,  intitulé « Google Cloud Next ‘19: Welcome to the future of digital transformation« , dans lequel il exprime ses convictions pour GCP après 3 mois à la tête de la structure et plusieurs centaines de rencontres avec des entreprises en pleine transformation digitale.

Dans ce billet, T.Kurian propose quelques pistes pour permettre à GCP de passer à la vitesse supérieure comme fournisseurs de solutions cloud d’entreprise. Intéressant quand on vient de rejoindre Google après 22 ans passés chez Oracle ! Parmi les pistes évoquées par T.Kurian celles concernant l’engagement de Google « d’étendre de façon substantielle l’échelle de nos équipes Go to Market, afin d’aider plus de clients à utiliser nos technologies« .  T.Kurian mentionne également la simplification des contrats GCP, l’introduction d’un modèle de tarification plus adaptée aux entreprises et la mise en place d’un programme de Customer Success, à l’image de ce que tous les acteurs d’entreprises ont déjà mis en place, de Microsoft à Salesforce en passant par AWS ou IBM. Bref Google découvre les moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir s’établir de façon pérenne auprès des entreprises.

S’il n’est pas surprenant qu’une personne avec le background de T.Kurian aboutisse à ce constat, il reste à voir comment Google en tant qu’organisation va se l’approprier et se mettre en ordre de bataille pour délivrer sur ces engagements, et surtout jusqu’à quel point. Pour ceux qui seraient tenté de rejoindre Google, ils pourront toujours regarder les offres d’emploi proposées 🙂

L’avenir est au Multi-Cloud et c’est Google qui le dit…

Le Multi-Cloud est tendance et pour cause. Le Cloud est incontournable, c’est une évidence aujourd’hui pour toutes les entreprises y compris celles qui pour des raisons de sécurité y étaient hostiles, obligées de caractériser et classifier leurs données plutôt que de continuer avec une approche « coffre-fort ».

Seulement voilà, comment ne pas dépendre d’un seul fournisseur de Cloud ? D’où les approches Multi-Cloud. Pouvoir déployer à sa guise chez un fournisseur au choix à un moment donné. L’éternelle question de l’indépendance des composantes d’un système d’information. A ce propos, nous détaillerons ces approches lors du prochain Briefing Calipia avec une session dédiée.

Capture d’écran 2019-04-10 à 09.12.43Hier soir lors de la Keynote d’ouverture de Next 19, l’évènement Google Cloud qui avait lieu à San-Francisco, le géant de Mountain View a annoncé Anthos, un service de gestion de cloud hybride exécuté sur Kubernetes. Anthos est le nouveau nom de la plate-forme de services cloud, que Google a introduite l’an dernier en version bêta pour la gestion de cloud hybride. Nous en parlions lors du Briefing de décembre et sur le blog avec le volet On-premise de l’offre.

Anthos fonctionnera certes avec Google Cloud Platform, mais peut être mis en oeuvre dans d’autres clouds comme AWS et Azure ! Des démonstrations ont été réalisées sur scène via des scripts. L’approche est clairement séduisante. Attention néanmoins à la « dépendance cachée » dans les applications sur les autres services PaaS de l’éditeur. C’est toujours le problème de ce type d’approche et ce n’est pas nouveau.

Sundar Pichai le PDG de Google a déclaré « Cela vous donne la possibilité de passer des applications sur site au cloud quand vous êtes prêt« .

Capture d’écran 2019-04-10 à 09.07.29C’était aussi les premiers pas du nouveau patron de Google Cloud Thomas Kurian lors d’une conférence mondiale. Costume de rigueur, ce transfuge d’Oracle, n’est visiblement pas aussi à l’aise que les autres en public, son discours manquait clairement d’enthousiasme. Pas sûr à mon avis que la greffe prenne si facilement… Disons pour être gentil, que ce n’était pas la passion qui l’animait hier soir, un comble lorsque l’on connait ce qui anime les employés de Google.

Il y avait même du risible lorsqu’il affirma avec le plus grand sérieux que « le multi-cloud était la liberté et que ce n’était pas bien de dépendre d’un seul fournisseur…« . Un peu comme avoir un seul moteur de recherche à 95% de parts de marché ? Un fournisseur d’OS de smartphones à 80% de parts de marché ? Qu’il se rassure pour notre liberté : AWS et Microsoft réunis sont encore très loin de ces scores ! Mais bon, disons que ce n’est pas de la mauvaise fois, c’est simplement que son intégration à la firme n’est pas encore complètement réalisée !

La nouvelle fibre transatlantique de Google

Capture d’écran 2019-04-08 à 11.44.09.pngGoogle prépare l’ouverture, dans le cours de 2020, de sa première liaison transatlantique privée, entre l’état de Virginie aux USA et la côte atlantique en France (le point de chute reste à préciser mais pourrait de trouver en Bretagne). Ce câble, dénommé Dunant du nom du fondateur de La Croix Rouge, sera un câble de fibres optiques, totalement réservé à la société de Mountain View. Selon Google le débit de transmission de cette nouvelle infrastructure sera de 250 térabits/seconde, soit le plus rapide du monde. Pour l’heure c’est Facebook avec son câble Marea reliant la Virginie à l’Espagne qui est en tête avec un débit de 160 térabits/seconde. La clé de cette augmentation de débit tient au nombre de fibres contenues dans Dunant. Pour développer la technologie de ce nouveau câble Google s’est associé à la société américaine SubCom.

Le débit de Dunant permettrait à Google de transférer l’équivalent de 3 fois la bibliothèque du Congrès américain en 1 seconde, entre les USA et la France.  De quoi continuer à supporter l’expansion du cloud Google pour les 20 prochaines années.
Dunant est le dernier né des investissements réalisés par Google dans des câbles de télécommunication, le premier remontant à 2010 :

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AWS Summit à Paris : de plus en plus …

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L’étape française de l’AWS Summit s’est déroulé hier au Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris.  Après 6 années d’existence ce sommet a réuni plus de 6000 participants, une belle performance, à l’image de la progression d’AWS sur le marché cloud pour les entreprises. Introduit par Julien Grouès, Country Manager France pour AWS, la matinée a ensuite été lancé avec un keynote d’Adrian Cockroft, VP Cloud Architecture Strategy chez AWS, qui a présenté en 60 minutes un Tour d’horizon synthétique, très intéressant, du portfolio de services d’AWS, ponctué du témoignage de 3 clients :

  • Antoine Larmanjat CIO Euler Hermes (assurance crédit)
  • Florian Douetteau Cofondateur & CEO Dataiku (Collaborative Data Sciences)
  • Gilles Chervit à la tête de l’infra chez Gameloft (jeux en ligne)

Les domaines couverts par A.Cockroft ont bien entendu dépassé le pré carré historique d’AWS, l’hébergement de VM, pour lequel AWS revendique par rapport à Microsoft, près du double du nombre d’instances Windows Server hébergées dans le cloud public. A.Cockroft a parcouru des domaines aussi larges que la Blockchain, les architectures hybrides (au travers de l’offre VMware Cloud dans AWS), les architectures de micro services (notamment avec Kubernetes) et server less (AWS Fargate et AWS Lambda), le Machine Learning (en particulier avec AWS Sagemaker). Sur ce dernier domaine AWS revendique pour son cloud plus de 85% de tous les sensor flows fonctionnant aujourd’hui.

Bref un panorama riche et qui témoigne des ambitions insatiables d’Amazon sur ce secteur. Microsoft, Google et IBM n’ont qu’à bien se tenir.

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