Baidu aidera à la mise au point du processeur neuronal Nervana d’Intel

Lors de la conférence Create de Baidu à Pekin la semaine dernière, le vice-président d’Intel, Naveen Rao, a annoncé que Baidu collaborait avec Intel au développement de son processeur neuronal Nervana destiné à la formation (également appelé NNP-T 1000). Les deux sociétés vont dont combiner leur expertise pour développer un accélérateur à haute vitesse capable d’entraîner les modèles d’intelligence artificielle encore plus rapidement d’après Naveen Rao.

Capture d’écran 2019-07-03 à 11.27.14«Les prochaines années verront une explosion de la complexité des modèles d’intelligence artificielle et la nécessité d’un calcul d’apprentissage en profondeur massif à grande échelle», a déclaré Naveen Rao. « Intel et Baidu concentrent leur collaboration, qui dure depuis dix ans, sur la construction de nouveaux matériels, qui évolueront en fonction de cette nouvelle réalité: ce que nous appelons » AI 2.0 « .« . Il annonce de plus que les capacités seront 2 à 3 fois ce qu’offre la concurrence actuellement… A voir dans les faits, car les projets de Nvidia en particulier sont aussi impressionnants en matière de puissance cible.

Malgré les invectives de l’actuel locataire de la Maison Blanche, ce n’est pas la première fois que Intel et Baidu s’associent pour développer des solutions destinées aux applications d’intelligence artificielle. Et les deux acteurs ne compte pas que cela cesse ! Depuis 2016, Intel optimise le framework d’apprentissage en profondeur PaddlePaddle de Baidu  pour ses processeurs Xeon Scalable, et les deux sociétés travaillent ensemble sur MesaTEE, une infrastructure informatique basée sur la technologie SGX (Software Guard Extensions) d’Intel.

Plus récemment, Baidu et Intel ont dévoilé BIE-AI-Box, un kit spécialement conçu pour analyser les images capturées par les caméras de surveillances du réseau routier(très nombreuses là bas !). Il se connecte à des caméras pour la reconnaissance de la route, la surveillance de la carrosserie et la reconnaissance du comportement du conducteur…

Clairement Intel, à défaut d’avoir raté le boom de la mobilité voit son avenir dans l’IA et la puissance que cela nécessitera. Ce marché a déjà enregistré un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars en 2017 et devrait passé à 10 milliards de dollars en 2022…

SQL Server 2008 et 2008 R2 : support étendu c’est fini !

Capture d’écran 2019-07-10 à 13.24.26Depuis le 9 juillet, les 2 logiciels serveurs ne sont plus supportés par Microsoft en phase de support étendu. Le cycle de vie « classique » des produits Microsoft est structuré en 2 phases,  le support standard et le support étendu. Chaque phase a une durée d’au moins 5 ans, et en support étendu Microsoft fournit uniquement des correctifs de sécurité à tous ses clients. En phase de support étendu, il est également possible moyennant finance (contrat. Premier, Hotfix étendu) de pouvoir disposer de mises à jour non liées à la sécurité.

Depuis donc le 9 juillet, SQL Server 2008 et SQL Server 2008 R2 sont sortis de leur période de support étendu, signifiant que depuis cette date Microsoft ne fournit plus de correctif de sécurité dans le cadre du cycle de vie standard de ses logiciels. Il ne s’agit pas d’une surprise, Microsoft communiquant largement sur le sujet depuis plusieurs mois.

Il existe néanmoins 2 solutions pour tous ceux qui voudraient continuer à opérer en toute sécurité des serveurs SQL Server 2008 ou 2008 R2, au moins pour une période :

  • la première, pour des configurations on premise, consiste à souscrire à une option facturable (Extended Security Updates plan), qui offre 3 années de support étendu supplémentaires.
  • la seconde consiste à migrer ces serveurs vers des VM Azure et de bénéficier ainsi du plan Extended Security Update sans surcoût pendant 3 ans. Attention pour bénéficier de cela il faut que les licences SQL Server soient couvertes en SA, et bien entendu payer la consommation liée aux VM dans Azure.

Ces fins de support permettent aussi de rappeler l’échéance du 14 janvier 2020 qui verra s’arrêter le support de Windows Server 2008 et 2008 R2.

Microsoft va finalement ajouter la version Pro de Kaizala à Teams

Vous connaissez Kaizala, nous vous en parlions sur le blog il y a quelques mois. Il s’agit d’une application clone de WhatsApp développé par Microsoft. Nous vous parlions également de l’intégration de ces fonctions à Teams, ceci devant se faire dans un relais de 12 à 18 mois. Alors quoi de neuf aujourd’hui ?

Capture d’écran 2019-07-03 à 11.04.36Pour rappel, Kaizala est une application de chat mobile pour les appareils Android et iOS dotée d’une « sécurité de niveau entreprise » et utilisant un schéma de vérification d’identité d’utilisateur avec numéro de téléphone simple (à la manière de WhatsApp dont l’éditeur s’est (très) largement inspiré. Il fournit des communications vidéo et de messagerie, ainsi que des applications intégrées, telles que des applications de formation et de petits sondages. Avec la version Pro de Kaizala ajoute des éléments tels que la gestion de groupe, la possibilité d’effacer les données de groupe des périphériques, des rapports avancés et l’accès aux API pour l’intégration dans des applications d’entreprises.

Dans son annonce de la semaine dernière, Microsoft a expliqué que ce seront finalement les fonctionnalités de Kaizala Pro qui seront ajoutées à Teams (toujours au cours des 12 à 18 prochains mois, selon l’éditeur). Cette intégration « remplacera finalement le service Microsoft Kaizala et fera de Microsoft Teams le client principal d’Office 365 et de Microsoft 365 pour la communication avec les employés internes et externes ».

D’ici la fin de l’année, les abonnés Office 365 auront accès aux « Actions Kaizala en tant qu’applications intégrées dans Teams, telles que la liste de contrôle et la formation  » D’ici la fin de l’année prochaine, ils verront « des applications personnalisées, des types de groupe flexibles et des fonctionnalités d’annuaire ouvert pour l’identité et l’authentification, qui permettent la communication avec tous les membres Teams, qu’ils soient gérés ou non dans l’Active Directory Azure »

Le client Zoom sur MacOS peut accéder à la webcam de votre Mac sans accord !

Capture d’écran 2019-07-09 à 16.31.15.pngL’application Zoom (le service de visioconférence star du moment) pour MacOs souffre d’une vulnérabilité, mise à jour par un spécialiste en sécurité, Jonathan Leitschuh, et qui permet à des sites web malintentionnés d’activer la webcam sans autorisation préalable de l’utilisateur. Qui plus est cette vulnérabilité permet aussi, sur les anciennes versions de l’appli, de provoquer un déni de service de la part du Mac concerné en lui envoyant sans arrêt des invitations à rejoindre un call zoom invalide !

La faille a été découverte par J.Leitschuh en mars dernier, et il en a informé discrètement Zoom, qui n’a semble t’il pas pris la mesure du problème, puisqu’à aujourd’hui (9 juillet) toujours pas de correctif pour l’application [MAJ 10/07/19 – Zoom vient d’annoncer qu’il va proposer très rapidement un correctif]

Pour parer au problème, il faut s’assurer de disposer de la dernière version de l’appli (pour éviter le DoS), et désactiver le démarrage auto de la webcam lorsqu’on rejoint un meeting Zoom.

Attention, il ne suffit pas de désinstaller l’application car en fait celle-ci a mis en place un serveur web sur le Mac, pour contourner certaines limitations imposées par Safari (et qui permettent justement de ne pas tomber dans le piège décrit ici !), et simplifier la vie des utilisateurs en limitant le nombre de clics pour rejoindre une réunion Zoom. Par ailleurs, ce serveur est capable d’initiative puisqu’il peut réinstaller l’application Zoom si d’aventure l’utilisateur clique sur un lien de réunion Zoom et que l’application n’est pas installée… Donc si vous choisissez de désinstaller l’application Zoom il va aussi falloir passer par le Terminal de MacOS pour régler le compte du serveur web installé par l’application Zoom.

La procédure pour cela est décrite par macg.co (merci à eux, j’ai pu la tester pour mon propre cas – mon conseil : copiez/collez les commandes surlignées dans votre Terminal) :

  • Récupérer l’identifiant du serveur. Saisissez la commande lsof -i :19421 pour connaître l’identifiant du serveur local. S’il n’est pas actif, vous ne verrez aucun résultat. Sinon, vous verrez une ligne avec plusieurs informations. Copiez le nombre inscrit sous la mention « PID ».
  • Arrêter le serveur local : saisissez la commande kill -9 dans le terminal, puis un espace et collez l’identifiant récupéré à l’étape précédente.
  • Supprimer le dossier du serveur local : utilisez la commande rm -rf ~/.zoomus pour supprimer le dossier où le serveur local est installé.
  • Empêcher la réinstallation du serveur par Zoom : pour bloquer totalement l’app et l’empêcher de recréer un serveur local, saisissez la commande touch ~/.zoomus qui va créer un fichier vide.

Inutile, donc indispensable pour vos présentations Powerpoint :)

Ikea vient de lancer une police de caractères ! On était loin d’attendre Ikea dans ce domaine, mais il y a tout de même un rapport avec son activité : cette police de caractères est constituée de morceaux de Canapés…

Capture d’écran 2019-07-02 à 06.55.43La police en question est « Soffa Sans« , elle est disponible ici et librement téléchargeable.

Ikea a collaboré avec l’agence Proximity de Londres pour créer cette police. Se faisant appeler très modestement «la police la plus confortable au monde», elle est crée à partir du divan Vallentuna, à la fois en version isométrique et à vue plongeante (plus utilisable mais moins spectaculaire).

Partenaires Microsoft : à partir de juillet 2020 plus de droits d’usages internes (gratuits) des solutions [MAJ : 12/07/2019] Microsoft

Capture d’écran 2019-07-08 à 10.46.05C’est l’annonce faite par Microsoft, via un post de blog assez « confidentiel ». A partir du 1er juillet 2020, Microsoft va retirer de son programme MAP (Microsoft Action Pack) le droit d’utiliser les produits et services Microsoft pour des besoins internes (IUR : Internal Use Rights). Ces droits seront strictement réservés pour monter des maquettes, faire des démos ou à but de formation pour les collaborateurs.

Dès le 1er octobre 2019, Microsoft va anticiper cette évolution pour tous les partenaires inscrits dans ses programmes par compétences, en modifiant les termes de ses contrats de partenariat et en limitant les droits d’usages des solutions Microsoft à but de démos, formations internes ou maquettes. Le billet de blog mentionné indique que pour les besoins internes, les sociétés pourront utiliser les contrats commerciaux (ie payés les acquisitions).

Ces droits d’usages internes représentaient une vraie valeur pour les partenaires, qui ainsi économisaient les achats de logiciels et autres souscriptions de services, mais aussi pour Microsoft qui pouvait grâce à cela compter sur des partenaires formés à ses solutions grâce aux usages internes. Il y a donc fort à parier que çà va râler dans les chaumières, et constituer un sujet de conversation central lors de la conférence Microsoft Inspire, grande messe mondiale pour les partenaires Microsoft qui va se dérouler du 14 au 19 juillet prochain à Las Vegas. Chaud, chaud !!

[MAJ le 12/07/2019 – 22h] Devant le tollé provoqué par ces annonces, MICROSOFT vient d’annoncer faire marche arrière, par la voix de Gabriella Schuster, corporate vice president en charge des partenaires.

 

Microsoft améliore Office pour les environnements virtualisés

Dans un post sur le blog Microsoft 365, Jared Spataro, Corporate VP Microsoft 365, annonce 4 nouvelles capacités pour améliorer l’expérience utilisateur dans le cadre d’un usage en environnement virtualité. Ces annonces sont faites dans la suite du rachat de FSLogix par Microsoft en novembre dernier.

Les 4 points mis en avant par J.Spataro sont :

  1. La technologie FSLogix est maintenant intégrée sans surcout à diverses souscriptions, avec pour objectif de fournir des performances en environnement virtualisé proche de celles en local. les souscriptions concernées sont toutes les souscriptions Microsoft 365 pour les entreprises : E3, E5 F1 et Business, mais aussi les souscriptions Windows 10 Enterprise E3/E5, Windows 10 VDA per user, Remote Desktop Services (RDS) Client Access License (CAL) et Subscriber Access License (SAL). Bref, une très large ouverture.
  2. Windows Server 2019 va offrir dans les prochains mois le mode « à la demande » pour les fichiers OneDrive, qui permet de ne synchroniser que les fichiers choisis tout en conservant la possibilité de « voir » la hiérarchie complète de fichiers.
  3. Office 365 ProPlus va être supporté sous peu sur Windows Server 2019, c’est à dire qu’il sera possible d’exécuter Office Pro Plus sur un serveur Windows Server 2019.
  4. Microsoft ajoute aussi quelques nouvelles fonctionnalités/améliorations à Outlook, OneDrive et Teams pour améliorer l’expérience utilisateur en environnement virtualisé, telles que des améliorations du mode Cache d’Outlook, un mode d’installation de OneDrive par machine, permettant à des utilisateurs de partager une application OneDrive tout en conservant des dossiers propres, même chose pour Teams.

 

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