Les promesses du Graphène bientôt tenues ?

grapheneCela fait des années que nous entendons parler des avantages du graphène. La première fois en ce qui nous concerne c’était chez Microsoft Corp lors d’un voyage d’étude à Redmond où l’éditeur nous parlait de la masse de brevets qu’il déposait sur le matériau promis à un. bel avenir. Nous étions en 2014. Nous sommes en 2019 et même s’il ya eu des développements prometteurs dans les laboratoires, les produits actuels utilisant cette technologie sont quasiment inexistants… Les choses pourraient changer à cour terme, en particulier dans le domaine de l’énergie et des batteries de smartphones.

Si l’on en croit Evan Blass, responsable de nombreuses indiscrétions chez Samsung, il annonce que le coréen disposera d’un téléphone doté d’une pile au graphène dans un an ou deux. Les caractéristiques sont interessantes : la batterie devrait pouvoir charger à 100% en moins d’une demi-heure, elle offrirait des capacités supplémentaire pour un cout de production inférieur (une fois la production de masse atteinte).

Que cette innovation vienne de Samsung n’est pas très surprenant car la société expérimente des piles au graphène depuis des années. En 2015, elle avait annoncé avoir réussi à concevoir des batteries deux fois plus puissantes que les batteries au lithium en fusionnant graphène et silicium. En 2017, elle avait présenté des prototypes offrant une augmentation de 45% de la capacité à taille équivalente et une vitesse de charge cinq fois supérieure à celle des batteries lithium-ion…

Une telle technologie pourrait donner un gros avantage concurrentiel au constructeur, si cette fois au moins la promesse est tenue…

Le kit de développement « Vision AI » de Microsoft est disponible

Il y a plus d’un an, lors de la conférence développeurs Build à Seattle en 2018, Microsoft avait annoncé un partenariat avec Qualcomm afin de développer un kit de développement pour les applications AI de vision par ordinateur en utilisant bien sur les services cognitifs d’Azure. Ce kit de développement est disponible et construit sur la plate-forme Vision Intelligence de Qualcomm, conçue pour exécuter les modèles d’intelligence artificielle localement et s’intégrer aux plates-formes de cloud Azure ML et Azure IoT Edge de Microsoft.

Vision AI AzureLe kit de développement Vision AI (qui est fabriqué par eInfochips) est désormais  disponible auprès du distributeur Arrow Electronics au prix de 249 $. Le kit de développement contient du code et des exemples à utiliser via Visual Studio avec des modules Python, les configurations de déploiement Azure IoT prédéfinies et une extension du Kit de développement Vision AI pour Visual Studio (disponible également sur Github). Le kit est fournis de base avec module reconnaissant déjà par défaut  183 objets différents, bien entendu ce nombre augmentera avec l’application que vous pouvez développer…

Anne Yang, la chef de projet en charge de cet équipement chez Microsoft, donne quelques exemples d’usages :

  • Vérifier par exemple que chaque personne sur un chantier de construction porte bien son casque, par exemple.
  • Détecter si des articles sont en rupture de stock sur une étagère de magasin.
  • etc.

Concrètement, ce matériel tourne sous une distribution spécifique de Linux : « Yocto Linux » , il est doté d’un Qualcomm Snapdragon 603, associé à 4 Go de mémoire et à 64 Go de stockage intégré. Le capteur photo est de 8 mégapixels et est capable d’enregistrer en 4K, il est équipé aussi de quatre microphones pour la capture audio et les commandes vocales.

Le moteur SNPE (Snapdragon Neural Processing Engine) de la plate-forme Vision Intelligence 300 de Qualcomm permet l’exécution sur la machine des services Azure conteneurisés , faisant du kit ce équipement la première plate-forme «entièrement prise en charge de bout en bout par Azure« , selon à Yang.

Mais si l’on veut être complet sur le sujet, on peut aussi voir ce kit comme une réponse de Microsoft au Kit DeepLens d’Amazon qui lui fonctionne, sans surprise , avec les services AI de vision d’AWS. Côté Google, il ont récemment mis au point la carte Coral Dev, un kit matériel répondant aux mêmes besoins et livré avec une caméra USB.

La Réalité Virtuelle et la Réalité Augmentée attirent les investisseurs

La société Digi-Capital vient de sortir son nouveau rapport sur les investissements en matière de réalité augmentée / virtuelle. Ce rapport de 360 ​​pages fait état d’un investissement de plus de 5,4 milliards de dollars dans les domaines de réalité augmentée et de réalité virtuelle au cours du dernier exercice, à mi 2019.

ARVRLes entreprises chinoises ont collecté 2,5 fois plus de dollars que leurs homologues nord-américains. La valeur des transactions mondiales, ou les dollars investis, a augmenté considérablement au deuxième trimestre de 2019. Même si de l’avis des analystes 2019 sera une année de transition avant un point d’inflexion du marché – en particulier si les lunettes intelligentes Apple qui seraient dans les cartons étaient bien lancées au quatrième trimestre 2020, comme le prévoyait Digi-Capital et ceci depuis 2016.

Lunettes AppleApple est perçu ici comme un des acteurs clé du secteur capable de faire bouger les ligne avec un produit de masse suffisamment stable. Mais à ce stade seuls Tim Cook et son entourage savent vraiment si cela se réalisera et, le cas échéant, à quoi pourrait ressembler ses lunettes !

Un premier prototype de radar quantique

Shabir BarzanjehEn attendant des progrès encore plus tangibles côté informatique quantique, c’est un prototype de radar qui vient d’être réalisé par une équipe de quatre chercheurs dirigée par Shabir Barzanjeh à l’Institut des sciences et de la technologie d’Autriche. Dans un article, le MIT Technology Review indique que le groupe a utilisé des micro-ondes intriquées pour créer le premier radar quantique au monde.

L’appareil utilise des photos pour détecter des objets dans son environnement et surtout n’émet que des traces de rayonnement électromagnétique ce qui camoufle sa signature dans le bruit de fond, le rendant extrêmement difficile à détecter et cette caractéristique intéresse, on s’en doute, particulièrement les militaires. Le dispositif fonctionne sur le principe de l’enchevêtrement quantique, qui pour rappel fait que deux particules quantiques « enchevêtrées », quelle que soit leur séparation, présentent une corrélation instantanée entre certaines propriétés physiques.

Radar QuantiqueLes chercheurs ont produit des paires de photons hyperfréquences enchevêtrés (photons de basse énergie) à l’aide d’un dispositif supraconducteur appelé convertisseur paramétrique de Josephson. Ils ont dirigé le premier photon – le photon de signal – vers l’objet à détecter et à écouter pour le refléter. Un deuxième photon – le photon libre – interfère alors avec la réflexion du photon de signal, révélant ainsi la distance parcourue par le photon d’origine et donc la localisation de l’objet incident. Cela a permis de détecter des objets dans un mètre à l’intérieur d’une petite pièce ne contenant que quelques photons, ce qui est impossible pour les radars classiques car ils ont besoin de puissants émetteurs de radiations électromagnétiques. Outre leurs faibles émissions, les radars quantiques présentent également l’avantage supplémentaire de pouvoir se dissimuler dans le rayonnement de fond hyperfréquence d’une petite pièce et, par conséquent, de rester indétectables pour les autres appareils à la recherche de radars.

On imagine également des utilisations de radars quantiques dans des applications biomédicales en raison de la nature non invasive de l’appareil.

Pratique, Opera Touch permet d’échanger des fichiers entre ses appareils très simplement

Opera Share.pngPratique, Opera a annoncé que son navigateur Touch est désormais capable d’échanger des fichiers, photos, fichiers PDF et des fichiers zip, entre les différentes machine en utilisant la technologies de synchronisation « Flow » de l’éditeur. Bien entendu il faut disposer du navigateur sur les différentes plateformes.

La solution d’Opera présente l’avantage d’être disponible sur la plupart des plates-formes, notamment Windows, macOS, Linux, Android et iOS. Vous pouvez accéder à cette fonction dans Opera Touch en allant dans la section My Flow et en appuyant sur le bouton de téléchargement. Les fichiers transférés seront accessibles à partir de la section « Mon flux » sur tous vos appareils et vous aurez 48 heures pour télécharger le fichier avant de le supprimer. Sans surprise, il utilise le cloud d’Opera pour réaliser ceci. C’est une alternative interessante et plus rapide que réaliser le partage sur Dropbox ou Onedrive par exemple. Voire s’envoyer un mail avec la pice jointe !

Mais il y a un mais… la taille de fichier de la fonctionnalité est limitée à 10 Mo. C’est suffisant pour des photos (pas en RAW 🙂 ) mais c’est plus limité que les services de Dropbox, Onedrive, etc. Cela reste néanmoins pratique.

Le navigateur Opéra est condamné à innover pour tenter de rester dans la course face à un Chrome omniprésent, un Safari sur iPhone et iPad (et mac), un Firefox déjà à la peine et un Edge qui tente de revenir dans le jeu…

Quand Google veut s’occuper de votre confidentialité…

googleGoogle cherche aujourd’hui à se repositionner comme le champion de la confidentialité des utilisateurs sur le Web. Alors oui, cela peut sans doute faire sourire (à juste titre), un peu comme si les géants de l’énergie voulaient nous aider à consommer moins 🙂

Dans un nouveau billet de blog, Justin Schuh, patron du navigateur Chrome, explique comment le géant de Mountain View « souhaite limiter l’accès des annonceurs à vos données » (notez la subtilité : les annonceurs, pas Google 🙂 ).

L’entreprise prévoit d’y parvenir en introduisant de nouvelles normes Web sur la manière dont les annonceurs utilisent et accèdent aux données des utilisateurs pour cibler leurs annonces avec ce que Google appelle la « Privacy Sandbox« . Les détails de son fonctionnement ne sont pas encore parfaitement définis, mais l’objectif de Google est « que les annonces restent pertinentes pour les utilisateurs, mais que les données des utilisateurs partagées soient réduites au minimum en agrégeant anonymement les informations  et en conservant beaucoup plus d’informations utilisateur uniquement en local ». Le « Comment » reste pour le moment assez flou.

Qu’est-ce qui motive Google ? Bien entendu la pression des utilisateurs et du marché en général pour plus de confidentialité. La pression possible des régulateurs américains qui demain, comme l’a fait l’Europe avec la GDPR pourrait imposer des lois contraignantes. Mais également lutter contre les bloqueurs de publicité qui limite le revenu du géant ! dont il ne se prive jamais de dénoncer les méfaits : ainsi régulièrement Google affirme que « cela réduit non seulement les revenus des éditeurs et limite leur capacité à offrir du contenu gratuit, mais peut surtout aggraver le problème de la confidentialité en ligne« … aussi pertinent qu’un tweet de Trump 🙂

AirPlay et Miracast en un seul produit

dittoLorsque l’on utilise un affichage sans fil d’un PC vers un écran, nous pouvons utiliser la technologie Miracast, ceci à condition d’être sous Windows 10 et que la machine soit relativement récente. Idem avec un Android, si l’application le permet elle peut s’afficher sur un écran externe sans fil en utilisant un périphérique Miracast ou un Chromecast. Cette technologie fonctionne assez bien,  même si parfois des déconnexions intempestives troublent un peu l’expérience…

En revanche, pas question si vous disposez d’un Mac, d’un iPhone ou d’un iPad de recopier l’écran via Miracast. En revanche il est tout à fait possible d’utiliser un Chromecast de Google, mais c’est l’application qui détourne son affichage vers le périphérique (comme c’est le cas de Youtube, Plex, etc…). Pour réaliser une copie complète de son écran et quelque soit les applications utilisées, il faut une Apple TV ou un écran compatible AirPlay 2 (comme c’est le cas des modèles récents de Sony, Samsung ou LG par exemple), Apple ayant en janvier dernier (annonce lors du CES) ouvert son protocole à des constructeurs.

Mais plutôt que multiplier les types de périphérique la société Squirrels présente son nouveau produit : Ditto qui permet toutes les combinaisons d’affichage et ceci depuis une Apple TV ou un Chromecast… Squirrel, a annoncé la semaine dernière une nouvelle version de son application Ditto Receiver qui ajoute les fonctionnalités à l’Apple TV, notamment la prise en charge de six systèmes d’exploitation différents. L’application prend en charge Android, Chrome OS, iOS, iPadOS, macOS et Windows. Mais elle permet en plus d’afficher simultanément quatre écrans à la fois, de sorte qu’une TV Apple puisse reproduire quatre Chromebooks ou une combinaison d’écrans d’Android, iPhone, iPad et Windows à le même temps. Chaque appareil utilise une application : Ditto Connect, qui n’a besoin que du code qui s’affiche sur l’écran pour se diffuser sur ce dernier.

compatibles

La division de l’écran en quatre quadrants pose évidemment quelques questions sur la résolution et surtout le délai de mise en miroir. La société indique des performances en  1080p de 60 images par seconde, avec une latence de seulement 30 millisecondes, à tester…

Ditto est disponible uniquement par abonnement à 16 $ par mois ou 150 $ par an. Nous sommes donc clairement sur une application professionnelle pour l’équipement de salles de réunion. Les applications Ditto Receiver et Ditto Connect sont disponibles au téléchargement sur tvOS, iOS / iPadOS et d’autres plates-formes pour un essai gratuit de 30 jours.

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