Visual Studio Team Services devient « Azure DevOps »

En juin dernier Microsoft rachetait Github pour 7,5 milliards de dollars. Nous vous en parlions lors du dernier Briefing Calipia,  L’entreprise cherchait à intégrer plus finement ses services Visual Studio avec le site et dans ce cadre les fonction de Team Services devaient évoluer ou disparaitre.

Azure DevoppsL’avenir du VSTS semble désormais plus clair, selon une annonce sur le blog Azure, le service va évoluer pour former avec d’autres composantes « Azure DevOps ». Ainsi cette nouvelle offre sera composée de plusieurs modules distincts compatibles avec les instances de cloud public et privé. On retrouve ainsi :

  • Azure Pipelines : qui permet de créer, tester et déployer en continu sur la plateforme et le cloud de son choix.
  • Azure Boards : offre un suivi du travail avec des tableaux Kanban, des backlogs, des tableaux de bord d’équipe et des rapports personnalisés.
  • Artefacts Azure : qui prend en charge les paquets Maven, npm et NuGet provenant de sources publiques et privées.
  • Azure Repos : offrant un nombre illimité de dépôts privés Git hébergés dans le cloud, des demandes d’extraction collaboratives, une gestion de fichiers avancée, etc.
  • Les plans de tests Azure : des solution de tests planifiées tout en un.

Les utilisateurs existants de VSTS verront leurs projets existants mis à jour automatiquement au cours des prochains mois sans perte de fonctionnalité. Les utilisateurs de Team Foundation Server (TFS), qui souhaitent conserver les données sur leur réseau, évolueront vers Azure DevOps Server lors de la prochaine version majeure.

Un sondage sur le Cloud Hybride (avec une belle infographie)

CloudMicrosoft a réalisé en janvier un sondage avec Kantar TNS en janvier 2018 sur l’état du Cloud Hybride et a publié le 28 août une synthèse des résultats sur le blog IT Pro Azure.

Bien sûr des esprits mal intentionnés pourraient voir dans cette démarche une volonté de la part de Microsoft de mettre en avant ses solutions concernant l’évolution stratégique des systèmes d’information vers le Cloud. Mais il semble que ce ne soit pas vraiment le cas et que le but soit de simplement interroger les entreprises sur leur perception et leur adoption du concept de Cloud Hybride.

Concept qui est tout de même, comme nous l’avons largement évoqué ces dernières années lors de différents Briefing Calipia, l’arme de destruction massive de Microsoft pour lutter contre Amazon et Google sur le marché du Cloud Public et contre VMware sur le marché du Cloud Privé (de la virtualisation en fait).

Cela dit les conclusions de ce sondage sont tout de même intéressantes. Il a été mené auprès de 1 700 professionnels de l’informatique (IT), développeurs, et décisionnaires aux Etats-Unis, en Angleterre en Inde et en Allemagne pour connaître leur perception du Cloud hybride et leur volonté de l’adopter.

Hybrid cloud by the numbersLes éléments collectés permettent de tracer quelques grandes lignes (illustrée par une infographie et détaillées dans un webinar), que l’on peut résumer comme suit :

  • Le concept est populaire, avec un total de 67% des personnes interrogées utilisant ou envisageant de déployer un cloud hybride. Un grand nombre de ces utilisateurs de clouds hybrides ont fait la démarche d’adoption récemment, avec 54% au cours des deux dernières années.
  • Le coût, une expérience informatique cohérente et la capacité à évoluer rapidement ont tous été cités comme des raisons importantes pour passer au cloud hybride.
  • Les avantages perçus du cloud hybride varient selon les zones géographiques. Par exemple, l’augmentation de la sécurité est le principal avantage cité au Royaume-Uni et en Allemagne, tandis que le principal avantage avancé aux États-Unis est une meilleure évolutivité des ressources informatiques.
  • Le stockage des données est vu comme un cas d’usage important pour 71% des sondés, suivi par la sauvegarde et la restauration après désastre à 69%.

GAFA : L’Allemagne pourrait torpiller une initiative « intéressante » de l’UE sur la taxation des profits des géants de l’Internet

GAFA logoL’Allemagne avait accueilli avec réserve la proposition de la Commission européenne de fixer à 3% le taux de la taxe transitoire sur le chiffre d’affaires imposée aux géants d’internet, que sont les GAFA, GAFAM (avec Microsoft), les BATX (en Asie) ou les NATU, en attendant une réforme fiscale en profondeur.

Cette mesure pourtant assez prudente, voire timorée compte tenu du fait que ces entreprises ne payent en Europe que des impôts basés sur 8,5% à 10,1% de leurs profits, alors qu’il oscille entre 20,9% et 23,2% pour les sociétés qui déclarent tous leurs bénéfices en Europe (en fait 33% pour une PME Française, mais bon…). Et même si cet exercice dit d’optimisation fiscale n’est pas utilisé que par que les géants d’Internet, l’initiative de l’UE de juste participation géographique à l’impôt peut paraitre une bonne première étape, d’autant que cette simple première étape, qui si elle est mise en œuvre (pas avant 2019 en tout état de cause) pourrait rapporter environ cinq milliards d’euros.

Mais le ministère allemand des finances songerait selon le journal allemand Bild, qui a pu consulter un document confidentiel à annuler son plan sur la fiscalité des grands acteurs du numérique. Ce document du ministère des Finances mentionne que la « diabolisation » des grandes entreprises numériques « n’est pas productive ».

L’analyse de l’agence de presse Reuter est intéressante, montrant certaines contradictions politiques probables d’un ministre des finances (Olaf Scholz), membre du parti social-démocrate (SPD), et donc de la coalition de la chancelière Angela Merkel, qui avait fait de la taxation des “Gafa” l’un de ses thèmes de campagne lors des élections de l’année dernière.

Donc entre l’Irlande qui est assez logiquement contre cette proposition et l’Allemagne qui tergiverse, assez logiquement il est peu probable que l’UE ne se tranche avant des années sur ce problème des relations entre les instances gouvernementales et les géants d’internet que nous avions évoqué lors du billet PETITE MISE AU POINT SUR LES « GAFA ».

IDC : Pour la première fois, Dell surpasse HPE sur le marché des serveurs

IDCQue ce soit en volume ou en valeur, le marché mondial des serveurs a connu entre mai et juin 2018 son quatrième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres, avec des progressions enregistrées au cours du deuxième trimestre 2018 particulièrement importantes. En effet selon le dernier baromètre IDC, 2,9 millions d’équipements ont été livrés lors du deuxième trimestre, soit 20,5% de mieux qu’à la même période un an plus tôt et le chiffre d’affaires a atteint un record de 22,5 milliards de dollars correspondant à une croissance YtY de 43,7%.

Tous les types de serveurs bénéficient de cette croissance, avec 18,4 milliards de dollars pour les serveurs entrée de gamme (+ 42,7%), 2,5 milliards pour les serveurs milieu de gamme (+ 63 %) et 1,7 milliards pour les systèmes haut de gamme (+ 30,4 %). Toutes catégories de produits confondues, le marché reste largement dominé par les serveurs X86 dont les ventes ont atteint 20,5 milliards de dollars (+ 44,1%).

Concernant les acteurs, ce sont bien sûr encore les fournisseurs de produits en marque blanche (les Original Design Manufacturer – ODM) qui grâce aux investissements des acteurs du Cloud dominent le marché tant en termes d’unités qu’en chiffre d’affaire.

Autre point important, HP (HPE/New H3C Group) a perdu sa place de leader (hors ODM) avec une baisse sensible du nombre d’unités vendues.

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C’est donc Dell Inc. qui prend pour la première fois la première place sur le marché mondial des serveurs au deuxième trimestre 2018 avec une part de revenus de 18,8% et une croissance de 52,9%. Notons tout de même que HP reste deuxième en termes de revenus avec une hausse de 11,7 % malgré sa baisse de parts de marché.

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Et vous aurez sans doute noté les croissances spectaculaires des acteurs chinois que sont Lenovo, Inspur ou Huawei…

Connexion Office 2016 et services Office 365

Office 2016Dans la foulée des annonces de changement sur les règles de support de Windows, Microsoft a également introduit des modifications aux règles de support concernant la connexion de licences Office acquises hors souscription, vers des services Office 365.

En avril 2017, Microsoft avait introduit une nouvelle règle, plutôt mal reçue par les entreprises. En effet , cette règle ne permettait l’accès aux services Office 365 depuis un pack Office acquis hors souscription que pour les versions d’Office en phase de support standard (c’est à dire dans les 5 ans suivant la date de dispo de la version concernée), et plus pour celles en phase de support étendue (les 5 années suivantes). En conséquence directe, cette règle imposait à partir d’octobre 2020 de disposer soit d’Office 365 Pro Plus, soit d’Office 2019 pour se connecter aux services cloud d’Office 365. Exit Office 2016. En clair, une obligation de migrer pour tous les clients Office 2016, avant la deadline d’octobre 2020.

Dans sa communication du 6 septembre dernier, Jared Spataro (Corporate Vice President for Office and Windows Marketing) indique que les connections vers des services Office 365 resteront possible avec Office 2016 jusqu’en octobre 2023. Deux pas en arrière, un pas en avant ! Cette annonce assouplit la règle pour Office 2016, mais ne semble pas forcément assouplir la règle générale édictée en avril 2017. On verra bien lors de l’approche de la fin de support standard d’Office 2019 (comptez aux alentours de fin 2023), ce qu’il en est. D’ici là le pari de Microsoft est vraisemblablement que très peu de clients resteront en version on premise de la suite bureautique, et donc l’application de la règle ne soulèvera plus de vague.

Après Apple, Amazon dépasse à son tour les 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière

surpriseLe mardi 4 septembre l’action d’Amazon a atteint 2 057 dollars permettant à cette entreprise qui pour rappel est le second A des GAFA, de dépasser brièvement la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Et ce environ un mois après Apple, le premier A des GAFA.

Si j’étais taquin, ce qui n’est évidemment pas le cas, je ferais remarquer que le G (Google  Alphabet) n’est pas loin du but avec son record à 897 milliards, et que le F (Facebook) avant une belle correction fin juillet affichait une très honorable capitalisation de 623 milliards de dollars.

Mais revenons à Amazon, dont le titre a plus que doublé de valeur en un an, avec une progression de 74% depuis début 2018. Souvenez-vous qu’à sa création en 1994 Amazon n’était qu’un libraire en ligne, et est maintenant le plus gros site d’e-commerce au monde, avec 575 000 salariés et des diversifications réussies sur le marché du cloud computing avec Amazon Web Services et sur celui des objets connectés avec son assistant vocal Alexa et ses enceintes Echo.

Et comme le souligne le site Statistica, une action Amazon achetée 18 dollars en 1997, date de son introduction en bourse, équivaut actuellement à 24 471 dollars (du fait de l’évolution de son cours et de trois opérations de division en 1998 et 1999). Le rendement est donc, excusez du peu, de 135 867 %.

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Donc de fait, Jeff Bezos, fondateur et dirigeant d’Amazon est devenu l’homme le plus riche du monde avec une fortune, basée sur les 16% du capital qu’il détient, estimée à plus de 166 milliards de dollars, ce qui est légèrement supérieur au PIB de l’Algérie qui compte plus de 41 millions d’habitants…

Victime de clics d’achat compulsif ?

 

infographie IceboxLe eCommerce possède de nombreux avantages pour moi, à commencer par me permettre d’éviter au maximum d’aller fréquenter les galeries commerciales de tout poil.  Pas de temps perdu à errer dans les allées d’un hyper ou d’un méga centre commercial à la recherche de son produit préféré ! Mais le eCommerce présente aussi quelques défauts, dont le premier est une incitation à l’achat compulsif, tant il est simple de commander, quitte à réexpédier (souvent gratuitement) le produit reçu s’il ne nous satisfait pas. Au final, un comportement qui suscite souvent le regret d’avoir eu la faiblesse de craquer pour un produit totalement inutile, doublé de la honte d’un comportement pas vraiment amical pour la planète…

Si l’on en croit une étude menée par la société américaine Finder.com en juillet 2017, les achats compulsifs aujourd’hui touchent 88,6% des américains, qui consacrent à chaque achat en moyenne 81,7$, soit un total astronomique de 17,78 milliards de dollars.

 

Pour nous aider à résister au clic compulsif, Finder.com propose un add in gratuit au navigateur Chrome qui permet de « mettre au frigo » pour quelques jours les achats Le bouton Buy remplacé par Put It On Icetentateurs. Dénommé Icebox, cet add in fonctionne avec les principaux sites de commerce en ligne. Le principe est simple, puisque une fois l’add in installé, les boutons Ajouter au panier des sites ecommerce sont remplacés par un bouton Put it on ice, qui va bloquer l’achat pour une durée définie (jusqu’à 30 jours, durée personnalisable dans les paramètres de Icebox). Une fois le produit au frais,  si vous retournez sur le site pour l’acheter de nouveau, le bouton Ajouter au Panier, vous indique It’s on ice, vous empêchant de faire un clic que vous pourriez regretter :). A l’issue de la période de frigo choisi, le blocage saute et vous pouvez alors, après ce délai de réflexion, une fois la fièvre du clic retombée, réalisez votre achat.

Une aide à la désintoxication ?

 

 

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