Modération dans les conversations Teams

Microsoft travaillerait sur des fonctionnalités de modération dans les conversation Teams. Objectif, permettre à un administrateur du canal de supprimer des conversations inappropriées.

On imagine aisément cette fonction qui en gros ressemblerait au modérateurs des différents forums qui peuvent supprimer des conversations lorsque celles ci sont injurieuse, ou ne respecte pas les règles du forum. Pour des usages interne, c’est sans doute un peu plus délicat. Nous n’avions pas ce type de fonction dans Skype par exemple, et dans le mail, cette fonction existe mais au niveau du serveur de messagerie Exchange. Teams offrant un chat persistant c’est donc une combinaison de ces deux produits.

Reste à savoir comment cette fonction (prévue pour le mois d’octobre) sera implémentée… Disponible pour tous les propriétaires de canaux ? Au niveau de l’administrateur global ? Réponse dans quelques jours. Mais une piste de réponse si l’inspiration de Microsoft reste Slack : ce dernier autorise la suppression dans les canaux par les administrateurs à condition de souscrire au forfait Enterprise Grid (le plus haut).

Technologies : et si les USA s’inspiraient du modèle Européen ?

Source iaap.org

Le titre de ce post peut sans doute laisser un peu dubitatif. Imaginer que les USA puissent prendre modèle sur l’Europe pour quelque chose touchant le domaine technologique est sans doute un peu présomptueux… Ou pas.

Les réflexions actuelles du gouvernement fédéral sur la protection de la vie privée et de la réponse européenne avec la RGPD laisse forcément à penser que le législateur risque bien de s’inspirer du modèle européen pour le bien de tous les utilisateurs (bon, c’est vrai, un peu moins sympa pour ceux qui font commerce de nos données personnelles…).

Les militants de la protection de la vie privée et des droits civils affirment qu’une loi fédérale américaine sur la protection de la vie privée de type RGPD devrait être adoptée pour remplacer les différentes lois confuses, fédérales et étatiques en vigueur actuellement. En regroupant avec une loi unique les exigences en matière de protection de la vie privée à travers les États-Unis.

Ces même militants citent l’Union européenne, et le règlement général sur la protection des données (RGPD) qui offre les protections les plus fortes jamais vues pour les données des consommateurs, le tout dans un seul et même texte de loi. Alors qu’aux États-Unis, en revanche, on ne comptent pas moins de huit lois fédérales différentes sur la protection de la vie privée, et une masse de lois étatiques actuelles et d’autres plus ou moins prévues (et tentant d’éviter les lobbies). Ainsi au niveau fédéral les États-Unis, en revanche, ne disposent pas d’une loi unique qui couvre la confidentialité de tous les types de données mais d’un ensemble de lois : HIPAA, FCRA, FERPA, GLBA, ECPA, COPPA, VPPA [et FTC], conçues pour cibler uniquement des types de données spécifiques dans des circonstances particulières ce qui peut permettre aux acteurs exploitant les données personnelles de faire en gros ce qu’ils veulent ou presque.

Voir nos différents posts sur ce sujet :

Le RGPD favorise-t-il les géants d’Internet sur le marché de la publicité ?

Depuis son entrée en vigueur le 25 mai 2018, le règlement général pour la protection des données (RGPD) instauré par l’Union Européenne, est censé donner quelques droits aux internautes européens quant à l’utilisation faite de leurs données par les opérateurs Internet ou plus globalement toute entreprise collectant des données personnelles, professionnelles ou critiques (médicales par

Les données collectées par la grande majorité des produits que les gens utilisent tous les jours ne sont pas réglementées. Étant donné que de nombreuses entreprises ne sont soumises à aucune loi fédérale sur la protection de la vie privée, elles sont pratiquement libres de faire ce qu’elles veulent de ces données, à moins qu’un État n’ait adopté sa propre loi sur la confidentialité des données. Dans la plupart des États, les entreprises peuvent utiliser, partager ou vendre toutes les données qu’elles recueillent à votre sujet sans vous en informer. Pour enfoncer le clou, si un site web partage vos données, y compris des informations sensibles telles que votre santé ou votre localisation, avec des tiers, ces derniers peuvent les vendre ou les partager sans vous en informer.

Alors oui, il existe aussi des lois au niveau des états, mais à part en Californie, elles sont beaucoup plus restrictives que la RGPD qui chez nous exige que les entreprises demandent certaines autorisations pour partager des données et donne aux individus des droits d’accès, de suppression ou de contrôle de l’utilisation de ces données. Actuellement, trois États américains disposent de trois lois complètes différentes sur la protection de la vie privée des consommateurs : la Californie (CCPA et son amendement, CPRA), la Virginie (VCDPA) et le Colorado (ColoPA). Alors à ceux qui pensent que Google Facebook, présent en Californie doivent appliquer ces lois au niveaux de tous leurs processus et pour tous leurs utilisateurs, pas de chance… les droits prévus par ces lois ne s’appliquent qu’aux personnes qui vivent dans ces États.

Alors cette situation est forcément compliquée pour les consommateurs – leur donnant des droits à la vie privée très différents selon l’endroit du pays où ils se trouvent – mais c’est aussi finalement un cauchemar pour les entreprises, qui devront finalement se conformer à plus de 50 lois différentes sur la vie privée même si elle n’adressent que le territoire américain… D’ou la demande de lois fédérale sur le modèle européen de la RGPD qui n’est pas uniquement poussée par les associations de consommateurs mais aussi pas les entreprises (enfin celles qui ne vivent pas de ce modèle commercial).

Alors rêvons un peu (ou pas) d’une loi fédérale largement inspirée de notre RGPD ? Ce n’est peut-être pas qu’un doux rêve lorsque l’on sait que la personne à l’origine de la loi californienne (celle qui ressemble le plus à la RGPD) alors qu’elle était procureure de l’état est aujourd’hui vice-présidente des Etats Unis…

Teams : traduction à la volée de diaporama PowerPoint

source : Calipia

Nouvel exemple de la puissance de l’IA intégrée à nos solutions quotidiennes. Ici la fonction de Teams, disponible pour les souscriptions M365, qui permet lors d’une présentation PowerPoint d’obtenir d’un simple clic une traduction à la volée du contenu des slides dans une autre langue (et le choix est très large) ! Cette fonctionnalité vient rejoindre le sous-titrage instantané avec identification du locuteur (sans traduction dans une autre langue pour le moment) et la génération des transcriptions. En association avec des enceintes connectées « intelligentes » (telles que celles de Yealink ou EPOS, à venir) qui sont capables d’identifier les locuteurs réunis dans une salle (jusqu’à 10 voix différentes), les capacités de traitement du langage naturelle offertes en standard permettent d’envisager des modalités de collaboration hybrides et sans frontière.

Waldo : une application Teams très astucieuse pour le flex office

Pratique ! La société française Kickle, bien connue pour ses outils de salles de réunion connectées (nous avions eu l’occasion de vous présenter ces solutions lors d’un Briefing Calipia il y a quelques années), vient de développer une application (actuellement gratuite) pour Teams permettant de faciliter ce que l’on appelle aujourd’hui le Flex Office, donc en gros le fait de travailler sur le lieu de son choix : bureau ou domicile.

Cette application offre une jauge d’occupation des bureaux et des parking accessible donc directement sur Teams pour selon ses concepteurs :

« Vous permettre de décider le meilleur endroit pour travailler aujourd’hui : à la maison ou au bureau. En un coup d’oeil, Waldo vous indique le lieu de travail de vos collégues (à la maison ou au bureau), le taux d’occupation du bureau ainsi que celui du parking. »

Pas bête ! Pour décider, l’application analyse les dernière interactions avec vos collègues (afin de déterminer si se sont des personnes proches), l’application regarde ensuite votre agenda pour déterminer où vous avez l’habitude de travailler (encore faut-il avoir j’imagine correctement rempli les lieux dans les avis de réunions). Enfin l’application calcule les taux d’occupation des bureaux et des parkings pour vous aider à prendre la bonne décision.

L’application permet également de réserver un bureau, le cas échéant un parking et de voir physiquement les bureaux réservés par vos collègues.

Il faut bien sûr définir un administrateur qui va lui paramétrer les différents éléments (nb de bureaux, localisation parkings, etc.) On remarquera également un traitement spécial pour les véhicules électriques (sans doute pour réserver une borne de recharge).

Il faudra ensuite définir les équipement de chaque utilisateurs (vélo, voiture) et chacun disposera directement dans Teams sous l’application Waldo, d’un calendrier / tableau de bord pour définir son lieu de travail.

Plus d’information sur cette application vraiment très ingénieuse c’est ici https://hellowaldo.app/

Amazon et le business du COVID-19

Les sociétés technologiques ont indéniablement profité indirectement de la pandémie dans le cadre de l’accélération de la transformation digitale des entreprises. L’accélération avec la mise en oeuvre généralisée télétravail a été un formidable accélérateur pour promouvoir les technologies digitales. Il suffit pour s’en convaincre de voir leurs évolutions de chiffre d’affaire et le cours de leurs actions.

Illustration.
Image Wikipedia

Mais pour la sénatrice Elizabeth Warren (bien connue pour ses prises de positions anti-GAFA) va plus loin. Elle reproche à l’entreprise d’avoir développé un business spécifique sur le COVID allant des masques, aux tests, en passant et c’est là où c’est plus délicat, à la promotion de fausses informations. Elle demande dans une lettre de six pages adressée au PDG d’Amazon, Andy Jassy, des explications sur les algorithmes de recherche et de « meilleures ventes » du site web du géant de la vente en ligne qui diffusent des informations erronées sur les vaccins et le traitement du COVID-19…

« Au cours de la semaine du 22 août 2021, mon personnel a effectué des recherches sur Amazon.com sur des termes liés à la pandémie tels que  » COVID-19 « ,  » COVID « ,  » vaccin « ,  » vaccin COVID 19  » et  » pandémie « . Les premiers résultats comprenaient systématiquement des livres très bien classés et étiquetés favorablement, basés sur des mensonges concernant les vaccins et les remèdes COVID-19. « 

Effectivement, chacun peut aller faire un tour sur le site Amazon.com (US) pour faire les mêmes recherches et découvrir ces éléments. Amazon mettant en avant la « liberté politique ». La sénatrice pense que le terme de « politique » est ici inapproprié mais qu’il s’agit tout simplement de faire plus de business. Quelle surprise ! Elle avait déjà dénoncée les ventes de masques FFP2 (KN95) :

« C’est la deuxième fois en six mois que j’identifie des pratiques d’Amazon qui induisent en erreur les consommateurs sur la prévention ou le traitement du COVID-19 : plus tôt cette année, j’ai écrit au sujet des préoccupations selon lesquelles la société fournit aux consommateurs des informations fausses et trompeuses sur les masques KN95 autorisés par la FDA »

En juillet, Amazon avait même lancé son propre kit de test à domicile.

Image Amazon

Ce kit de 39,95 $, aurait été utilisé aussi en interne pour ses 750 000 employés. Là aussi rien de très étonnant je pense, la mission d’Amazon est très claire dans ce domaine alors pourquoi ceci ne s’appliquerait pas au COVID ? :

« Il y a deux façons d’étendre son business : faire l’inventaire de ce sur quoi vous êtes bons et déployer vos compétences. Ou déterminer ce dont vos consommateurs ont besoin et y travailler en amont, même si cela requiert de nouvelles compétences. On doit choisir la seconde option ».  

Jeff Bezos

Mme Warren a vivement critiqué Joseph Mercola et Ronnie Cummins, et leur livre intitulé « The Truth About COVID-19 : Exposing the Great Reset, Lockdowns, Vaccine Passports, and the New Normal« .

Copie d’écran Amazon.com

« Non seulement ce livre était le premier résultat lors d’une recherche sur ‘COVID-19’ ou ‘vaccin’ dans les catégories ‘Tous les départements’ et ‘Livres’, mais il était étiqueté comme ‘Meilleure vente’ par Amazon et ‘Meilleure vente’ dans la catégorie ‘Liberté politique' ».

Elle a posé à Jassy quatre questions auxquelles elle aimerait obtenir une réponse avant le 22 septembre :

  • Quelles sont les politiques actuelles d’Amazon concernant le référencement, la promotion et la vente de livres et d’autres produits contenant des fausses informations COVID-19 sur sa plateforme ?
  • Quelles sont les mesures spécifiques prises par Amazon pour lutter contre la diffusion de fausses informations COVID-19 via les résultats de recherche ou d’autres utilisations de sa plateforme ?
  • Pourquoi les algorithmes de recherche d’Amazon mettent-ils en évidence les livres contenant des informations erronées sur COVID-19 ?
  • Pourquoi les livres contenant des informations erronées sur COVID-19 reçoivent-ils le label  » Best Seller  » d’Amazon ? Quels sont les critères utilisés par Amazon pour attribuer ces étiquettes et quelles sont les mesures prises par Amazon pour mettre en avant les produits contenant l’étiquette ?

On attend la réponse mais se sera sans doute la faute aux algorithmes 🙂 petite phrase qui a remplacé « C’est la faute à l’informatique »...

Amusant de voir que ces mêmes algorithmes ne donnent (et heureusement) pas les mêmes résultats sur le site FR…

Chromebooks : plus de prise en charge des applications Office Android

Un gravier Microsoft dans la chaussure de Google ? Microsoft a confirmé qu’elle cessera de prendre en charge sa suite d’applications Android Office sur Chrome OS à partir du 18 septembre. C’est de bonne guerre dans la lutte de la société vis à vis de son concurrent Google, là ou les Chromebooks gagnent de plus en plus de points y compris dans les entreprises, principalement aux USA.

Attention on parle bien ici des versions Android des apps sur Chrome OS, ces mêmes applications fonctionneront bien évidemment sur les Smartphones Android. Les utilisateurs de Chrome OS, seront désormais redirigés vers l’utilisation des versions web des apps telles qu’Outlook, word, Excel etc. L’idée pour Microsoft est aussi de limiter l’usage de suite qui ne disposent pas forcément d’abonnement Office 365, la société limitait pour cela l’usage de la version gratuite en fonction de la taille des écrans. Pour bénéficier de capacités supplémentaires sur des tailles d’écran non mobiles, comme sur l’iPad Pro et autres il faut donc un abonnement. Le changement pour Chrome OS, cependant, s’applique à tous les utilisateurs, sans restriction (il est vrai que la taille des écrans de ces derniers est pratiquement toujours supérieure à 10 pouces).

Voici la déclaration complète officielle de Microsoft :

« Dans le but de fournir l’expérience la plus optimisée possible aux clients de Chrome OS/Chromebook, les applications Microsoft (Office et Outlook) seront transférées vers des expériences Web (Office.com et Outlook.com) le 18 septembre 2021. Cette transition permet aux clients de Chrome OS/Chromebook d’accéder à des fonctionnalités supplémentaires et premium. Les clients devront se connecter avec leur compte Microsoft personnel ou le compte associé à leur abonnement Microsoft 365. »

Alors oui il est bien possible d’utiliser les applications Web sur Chrome OS, mais les versions web des applications ne sont pas toujours aussi riches en fonctionnalités que les offres natives d’Android. L’inconvénient le plus important est l’absence de prise en charge hors ligne… Si les PWA d’Office et d’Outlook peuvent être installées en tant qu’applications, certaines fonctions, comme la création d’un nouveau document, redirigent les utilisateurs vers le navigateur et donc d’être en ligne…

Premières traces du support des apps Android dans Windows 11

C’était une des nouveautés phares phare de Windows 11 : le support des applications Android. Nous savons maintenant que ces fonctionnalités ne seront pas présentes dans la version du 5 octobre de Windows 11 mais pour un peu plus tard selon Microsoft.

On commence à voir les premières traces du sous système Android pour Windows 11 et de son mode de distribution puisque le Microsoft Store contient désormais une page dédiée au « Windows Subsystem for Android« . Bien que son téléchargement soit gratuit, il ne fait actuellement apparaître qu’une fenêtre vide lorsque vous l’installez et l’ouvrez sous Windows 11. On découvre aussi quelques éléments intéressants demandant à être confirmés :

  • La configuration minimale requise est la suivante : Windows version 22000.0 ou supérieure, ce qui correspond à la beta de Windows 11 canal bêta.
  • Les architectures prises en charge sont ARM64 et x64, tandis que la quantité minimale de RAM requise est de 8 Go. Les spécifications recommandées sont les mêmes, à l’exception des exigences en matière de RAM, qui ont été augmentées à 16 Go.
  • Surprise : la Xbox One est également considérée comme un système d’exploitation pris en charge, ce que Microsoft ne l’avait jamais laissé entendre auparavant.

Bien que Microsoft n’ait pas encore révélé de détails supplémentaires sur la prise en charge des applications Android, nous savons que Microsoft s’associe à Amazon et fournira des applications Android via l’Amazon App Store qui sera disponible sous le Microsoft Store. Les applications Android devraient se comporter comme des applications Windows, permettant aux utilisateurs de les épingler à la barre des tâches, de les accrocher à d’autres applications, de les redimensionner, etc.

Enfin de quoi faire désoler les usages de Windows en mode tablette ? Pas si sur lorsque l’on voit que Google lui même délaisse toujours plus Android au format tablette… au profit de Chrome OS !

Linus Torvalds garde toujours jalousement le controle du noyau Linux

Linus Torvalds n’est pas encore prêt à rendre les contributions au noyau Linux plus démocratiques, elles doivent passer comme toujours par son intermédiaire et comme toujours il dispose à minima d’un droit de véto.

Il y a quelques jours, Paragon Software Group, une société qui s’occupe de diverses technologies de stockage, a soumis une demande de pull pour son pilote de lecture/écriture NTFS surnommé NTFS3 pour le prochain noyau Linux 5.15. Objectif de ce pull : intégrer en standard sa dernière version permettant de lire et d’écrire du NTFS (pour rappel le format des disques par défaut de Windows). Et bien le moins que l’on puisse dire c’est que le patron de Linux, Linus Torvalds, n’a pas été très satisfait de cette demande. Officiellement Torvalds n’a pas vraiment trop de problème avec la demande de pull NTFS3 elle-même, en revanche pas question pour lui de fusion GitHub, car apparemment, il n’aime pas du tout les fusions GitHub et il le dit directement :

« Github crée des merges absolument inutiles, et vous ne devriez jamais utiliser les interfaces de github pour fusionner quoi que ce soit. Github est un site d’hébergement tout à fait correct, et il fait un certain nombre d’autres choses bien aussi, mais les fusions ne sont pas l’une de ces choses. Les fusions du noyau Linux doivent être faites correctement. Cela signifie des messages de validation appropriés avec des informations sur ce qui est fusionné et sur la raison pour laquelle vous fusionnez quelque chose. Mais cela signifie aussi des informations correctes sur l’auteur et le committeur, etc. Tout cela, Github le foire complètement« .

En plus imaginez, Github est maintenant la propriété de Microsoft 🙂 Alors oui Microsoft aime Linux, mais Linus lui à toujours un peu de mal avec l’éditeur de Redmond 🙂

Linux a gagné sur les serveurs, mais sur le poste client, c’est bien plus compliqué, car si Android est une souche Linux à la base, nous sommes maintenant très loin de la version originale, et surtout les évolutions d’Android n’ont plus rien à demander à Linus… Le nouveau combat sur le poste de travail s’organise maintenant entre Windows, Chrome OS et MacOS…

Préversions de Windows 10 21H2 et WINDOWS 11 pour les entreprises

Microsoft vient d’annoncer en fin de semaine dernière que les « versions préliminaires commerciales » de Windows 11 et de Windows 10 version 21H2 sont disponibles pour être testées par les organisations qui participent au programme Windows Insider pour les entreprises.

Les participants actuels au programme Windows Insider pour les entreprises se verront proposer Windows 11 automatiquement sous la forme d’une mise à jour facultative. Ils auront la possibilité de « Rester sur Windows 10 pour le moment ». S’ils restent, alors ils se verront proposer une mise à jour optionnelle vers la version 21H2 de Windows 10.

Bien entendu, cette proposition devra se faire si votre matériel accepte Windows 11, ce qui risque d’être plus compliqué à savoir… Car si les exigences sont relativement claires en particulier pour le support de TPM V2.0 et une liste de processeurs tenue à jour par Microsoft sur cette page. Les choses sont plus complexes dans la réalité car il faut également que le constructeur du PC test et mettre à jour ces drivers, Bios, etc. Et la seule méthode pour le savoir est d’aller sur les pages de support du constructeur, et l’on tombe parfois sur certaines incohérences comme nous l’avons vu de notre coté avec des processeurs non supportés dont on apprend que la mise à jour serait disponible d’après le constructeur (une bonne nouvelle dans ce cas si c’est vrai…) parfois c’est dans l’autre sens… Pas facile de savoir qui croire. Allez faire un tour sur les pages de support de Dell par exemple ici

Nouveauté pour ces versions préliminaires : Microsoft promet de fournir un support gratuit aux « petites et grandes entreprises » qui pourraient rencontrer des problèmes. Donc des bêtas supportées ?

Les entreprise utilisant WSUS ou Microsoft Endpoint Manager peuvent accéder directement aux previews commerciales de Windows 11 et Windows 10 version 21H2. Ces OS apparaîtront dans la catégorie « Windows Insider Pre-release ». Microsoft avait également annoncé en début de semaine dernière l’ajout de nouvelles fonctionnalités Pour Endpoint Manager, dont certaines aident à évaluer les mises à niveau des périphériques Windows 11. Microsoft décrit ces fonctions comme faisant « partie du service Microsoft Productivity Score ». Elle est également décrite comme un « service cloud de Microsoft Endpoint Manager ».

En ce qui concerne Windows 10, pour accéder à la version 21H2 de Windows 10, les appareils fonctionnant sous la version 2004, version 20H2, ou version 21H1 peuvent utiliser directement package d’activation pour mettre à jour vers la version 21H2. Les appareils fonctionnant avec des versions antérieures à la 2004 devront d’abord effectuer un changement complet de système d’exploitation pour recevoir la version 21H2.

Windows Server 2022 est enfin disponible

Microsoft a annoncé la disponibilité de Windows Server 2022. Les principales améliorations sont les suivantes :

De nouvelles fonctions de sécurité dite multicouches via un nouveau processus de connectivité sécurisée et interne via le serveur Secured-core. Le premier est axé sur la fourniture d’une sécurité accrue pendant le transport grâce à l’amélioration du cryptage HTTPS et du cryptage AES-256 (intégrant bien sur le protocole SMB ). Parallèlement, le serveur Secured-core permet d’utiliser les mesures de sécurité appliquées par les partenaires matériels de Microsoft à travers une variété de couches de matériel, de firmware et de virtualisation.

Le deuxième avantage de Windows Server 2022 est la possibilité de connecter le serveur sur site avec Azure en utilisant Azure Arc. Le Centre d’administration Windows intégrant la gestion des serveurs pour les cas d’utilisation connectés à Azure également. Microsoft précise que la compression SMB peut être exploitée pour compresser un fichier pendant son transit sur le réseau.

Enfin, Windows Server 2022, prend en charge maintenant jusqu’à 48 To de mémoire vive et 2 048 cœurs logiques fonctionnant sur 64 sockets physiques (de quoi voir venir 🙂 ou adresser la cible des supercalculateurs locaux). Le système d’exploitation s’appuie également sur les fonctions de compatibilité avec les applications des conteneurs Windows, prend en charge IPv6 et dual-stack, ainsi que les conteneurs HostProcess pour la configuration des nœuds. La société collabore également avec la communauté Kubernetes pour activer de nouvelles fonctionnalités sur Azure Kubernetes Service (AKS) et AKS sur Azure Stack HCI.

Windows Server 2022 sera la prochaine version LTSC. Cependant, contrairement au calendrier de sortie inspiré de Windows 10, il n’y aura plus de mises à jour semestrielles du système d’exploitation pour serveurs. Microsoft publiera une nouvelle version du système d’exploitation une fois tous les deux ou trois ans, qui seront des versions LTSC – ce que la firme appelle « le seul canal de publication primaire ». En outre, ces versions, contrairement aux versions LTSC de Windows, bénéficieront de 10 ans de support, dont cinq ans de support général, suivis de cinq ans de support étendu.

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