Panique dans la silicon valley : les cours de bourse s’effondrent !

Le début du mois de septembre 2020 n’est pas bon pour la Bourse américaine, en particulier pour le Nasdaq qui vient d’essuyer en quelques jours une perte de 10%, un « signal inquiétant » pour reprendre l’expression du journal Le Monde dans un article publié ce jour.

J’ai voulu mesurer le niveau d’inquiétude réel qui doit habiter nos amis des Gafam, auxquels j’ai ajouté Zoom et Tesla, le premier car il a beaucoup gagné en visibilité depuis le début du COVID et le second parce qu’avec ses ordinateurs sur roues, il se situe aux avants postes de tendances porteuses (mobilité, IA, Cloud …). Et j’ai été relever les valeurs de leurs actions entre mars 2020 et aujourd’hui. Et les résultats sont clairs, les GAFAM doivent avoir très peur 🙂

Source : Yahoo Finance, compilée par nos soins

Même en tenant compte de la chute des 3 derniers jours, les progressions des cours des actions de tous sont spectaculaires en moins de 6 mois !! Progression de 50% pour Microsoft et Alphabet, quasi doublement d’Apple, Amazon et Facebook. Quant à Zoom et Tesla , c’est l’explosion.

Amazon Alexa installé d’office dans votre nouvel appartement…

Amazon lance cette semaine un nouveau service aux USA pour les gestionnaires immobiliers appelé « Alexa for Residential » qui a pour objectif de faciliter le déploiement et la gestion des appareils et des expériences à commande vocale dans les immeubles d’habitation. Une offre d’assistant vocal Alexa en standard donc dans les appartements et les communs de l’immeuble pour gérer toute la domotique de ce dernier : volets roulants, lumières, conciergerie,…etc.

Amazon précise que les résidents n’ont pas besoin d’avoir un compte Amazon, d’acheter des appareils ou de configurer quoi que ce soit dans un appartement. Ceux qui ont un compte peuvent néanmoins le lier pour accéder à des fonctions plus étendues comme écouter leur musique et appeler leurs amis et leur famille. Aux États Unis, des « intégrateurs de maisons intelligentes » comme les sociétés IOTAS, STRATIS et Sentinent Property Services seront les premiers à utiliser le service. IOTAS est une start-up basée à Portland qui a levé 8,5 millions de dollars l’année dernière.

Selon Liron Torres, le responsable de Smart Properties pour Amazon Alexa :

« Alexa for Residential va au-delà de la maison intelligente – il permet également aux propriétés de fournir des expériences vocales personnalisées à leurs résidents, y compris des informations sur les commodités et les services personnalisés ».

Les appareils peuvent être réinitialisés aux paramètres par défaut lorsque les résidents déménagent et être utilisés dans les logements vacants pour répondre à certaines questions ou aux fonctions de démonstration disponibles dans l’appartement.

Selon Amazon, les gestionnaires immobiliers n’ont pas accès aux données des clients, et les enregistrements vocaux sont automatiquement supprimés chaque jour. Si un client relie son compte personnel Amazon, il aura le contrôle total de ses paramètres de confidentialité comme si l’appareil lui appartenait, les préférences éventuelles étant automatiquement appliquées.

L’intégration de fonction domotique clé en main dans les appartements et résidences neufs est loin d’être nouvelle, déjà depuis plus de 4 ans la société Nexity expérimentait cela avec quelques acteurs comme Legrand par exemple. Mais l’intégration d’un assistant vocal est une première à ma connaissance.

Pas de Surface Duo en dehors des USA dans un proche avenir…

Microsoft pourrait ne pas étendre la disponibilité du Surface Duo avant le premier semestre 2021. L’entreprise adopterait une approche mesurée en ce qui concerne l’appareil, car elle souhaite d’abord évaluer l’adoption du téléphone aux États-Unis. Et les premiers accueils seront sans doute décisifs pour la suite donnée à cette appareil. La société souhaite probablement éviter de lancer l’appareil dans d’autres régions si elle ne constate pas un intérêt positif de la part des consommateurs. Officiellement Microsoft pourrait lancer le téléphone plus tôt « si les circonstances changent ». à 1400 $ HT pour de telles caractéristiques techniques, je suis assez dubitatif…

De plus, si c’est pour livrer cet appareil en 2021, les puces de la machine déjà en retrait par rapport à ce qui se fait sur les autre modèle de téléphones haut de gamme (le positionnement de prix de cette machine) seront sans doute totalement dépassée l’année prochaine !L’absence de NFC pour les paiements, l’absence de module photo plus évolué sont également des omissions qui pourraient dissuader les acheteurs potentiels de choisir l’appareil…

Le Pentagon confirme son choix Microsoft pour le contrat JEDI

source : Wikimedia Commons

Bientôt un an que le Pentagon a annoncé avoir concédé l’ensemble du méga contrat cloud JEDI à Microsoft, et c’est officiel depuis vendredi 4 septembre (2020), c’est bien Microsoft qui a gagné ! C’est en tout cas ce qu’a ré affirmé le Ministère de la Défense américain, après plusieurs mois d’examen attentif par l’organisation des conditions d’attribution initiale à Microsoft, examen motivé par une action en justice entamée par Amazon qui conteste ce choix. Cette période a été mise à profit par le Pentagon pour demander aux 2 prétendants de préciser des éléments de leurs réponses, voire même de les complèter.

Cette communication vient clore un épisode de la contestation d’AWS (l’entité d’Amazon directement concernée par cette affaire) mais ne va certainement pas en régler le fond. L’entreprise a d’ailleurs publié un communiqué dans ce sens intitulé « Pourquoi nous continuerons à protester contre cette attribution de contrat politiquement corrompue« , indiquant également que sa dernière proposition était inférieure de plusieurs dizaines de millions de dollars à celle de Microsoft (pour un deal qui pèse globalement 10 milliards de dollars). La justice américaine va donc reprendre l’examen du dossier d’AWS sur le fond, et la tension n’est pas prête de retomber.

Le télétravail devrait très fortement progresser aux USA selon IDC d’ici 2024

L’analyste, IDC, que l’on connait plutôt pour ses études technologies que ces étude sociétales, a prévu que la population américaine de télétravailleurs augmentera à un rythme régulier pour atteindre 60% d’ici 2024. Sont compté dans ces chiffres deux type de populations, des personnes régulièrement mobile de part leur emploi : commerciaux, représentants, etc, mais aussi des personnes qui travaillent généralement dans un bureau mais peuvent utiliser les technologies pour continuer à travailler ailleurs. C’est cette seconde catégorie de personnes qui devrait augmenter, la première restant globalement stable.

Le nombre actuel d’employé en situation de mobilité américains en 2020 s’élève à 78,5 millions et devrait atteindre selon IDC 93,5 millions en 2024. La pandémie a cette joué un rôle important dans cette évolution, mais elle a surtout donné des idées pour la suite, comme on le voit régulièrement en France. Les entreprises contraints de mettre en oeuvre des moyens technologiques pour le travail à distance avec la crise, continueront d’utiliser ces moyens. Pour IDC :

« La perturbation de la main-d’œuvre américaine par COVID-19 a eu un impact dramatique sur la façon dont les grandes entreprises fonctionnent et continuera à déterminer comment et où les gens travailleront dans les mois à venir. La capacité à mobiliser rapidement différents segments de la main-d’œuvre d’une entreprise grâce à des solutions mobiles performantes et sécurisées n’a jamais été aussi importante, et les organisations américaines signalent que l’investissement dans des solutions de gestion et de sécurité basées sur la mobilité sera prioritaire en 2020 et au-delà« .

De beaux jours en perspective pour les grands acteurs du Cloud et les sociétés offrant des solutions d’équipements de bureau au domicile. On voit déjà l’explosion des ventes de chaises ergonomiques, d’écrans plus larges, de claviers et hub pour disposer de position de travail plus confortable chez soi.

Microsoft propose une technologie pour lutter contre les « Deepfakes »

Microsoft a annoncé une nouvelle technologie pour lutter contre les fameux Deepfakes qui sont les vecteurs importants de la désinformation, qui ne manquera pas d’être largement utilisée lors des prochaines élections américaines.Vous le savez, ces « deepfakes », utilisent l’intelligence artificielle pour modifier des photos, des vidéos ou des fichiers audio de manière difficilement détectable afin de donner l’impression que quelqu’un fait ou dit quelque chose qu’il n’a pas fait ou qu’il se trouve dans des endroits où il n’était pas. On voit bien le danger de telles pratiques que la technologie permet malheureusement aujourd’hui.

Microsoft propose ainsi, Microsoft Video Authenticator, outil qui analyse une photo ou une vidéo pour fournir un pourcentage de chance, ou score de confiance, indiquant la probabilité qu’elle soit manipulée. Pour les vidéos, l’outil peut fournir ce score en temps réel sur chaque image pendant la lecture de la vidéo. Cette technologie a été développée à l’origine par Microsoft Research en coordination avec l’équipe responsable de l’IA de Microsoft et le comité AETHER (Ethics and Effects in Engineering and Research). Pour fonctionner cette technologie détecterait la limite de mélange entre les éléments de fond et les éléments plus subtils de décoloration ou de niveaux de gris qui aurait été modifiés et surtout qui sont souvent indétectables par l’œil humain. Problème, cette technologie risque de devenir rapidement obsolète, car pendant ce temps se sont aussi les technologies de Deepfake, elles aussi alimentées à l’IA qui continueront de se perfectionner. Pour lutter contre ceci Microsoft a annoncé un systèmequi permettra aux producteurs de contenu d’ajouter un code caché à leurs séquences afin de signaler toute manipulation des séquences initiales. Microsoft s’est également associé à un consortium de médias comme la BBC, la CBC/Radio-Canada et le New York Times pour tester la technologie et contribuer à la faire progresser en tant que norme.

Cette technologie ne sera pas directement mise à la disposition du public. Microsoft s’est associé à l’AI Foundation, une entreprise à la fois commerciale et à but non lucratif basée à San Francisco pour que cette technologie soit utilisée dans le cadre de l’initiative Reality Defender 2020 (RD2020) de la fondation pour les organisations impliquées dans le processus démocratique, y compris les organes d’information et les campagnes politiques.

Windows 10 Pro et Entreprise disponible sur la Surface Hub 2S

La Surface Hub 2S fonctionne actuellement dans une version spéciale de Windows 10 : la version Windows 10 Team. version qui devrait recevoir une évolution dans les semaines qui viennent. Aujourd’hui Microsoft annonce que les versions traditionnelles de Windows 10 Pro et Entreprise peuvent maintenant fonctionner sur la Surface Hub 2S.

la décision d’apporter Windows 10 Pro et Enterprise a été prise pour pouvoir d’une part exécuter la suite complète des applications Windows sur le Hub 2S, y compris les applications Win32 et x64 en plus de celles du Microsoft Store (qui était l’actuelle limitation dans la version spécifique de Windows 10 utilisée), mais aussi pour pouvoir utiliser des appareils externes d’authentification par exemple, fonction qui était assez demandée.Les utilisateurs de Surface Hub 2S sous Windows 10 Pro ou Enterprise pourront également bientôt se connecter à l’appareil en utilisant le lecteur d’empreintes digitales de l’écran – ou des accessoires tiers Windows Hello. Il sera aussi possible de créer des « configurations en mode kiosque ».

Le post de Microsoft détaille également les étapes à suivre pour installer Windows 10 sur le système. L’appareil doit être mis à jour à la version 694.2938.768.0 de l’UEFI et doit être inscrit dans le mode de gestion Surface Enterprise (SEMM) pour déverrouiller les paramètres d’usine de l’appareil qui permettent l’installation de systèmes d’exploitation autres que Windows 10 Team. Microsoft a également mis à disposition des pilotes spécifiques pour le Hub 2S fonctionnant sous Windows 10 Pro ou Enterprise.

Pendant ce temps on attend toujours la fameuse version 2X qui devait sortir cette année, elle aurait été repoussé en raison de retards avec Windows 10X. L’annonce d’aujourd’hui est peut-être aussi là pour faire patienter également quelques clients qui souhaitaient mettre en oeuvre des fonctionnalités prévues dans la 2X, la 2S devenant ainsi plus personnalisable.

L’informatique quantique au secours de la lutte contre le réchauffement climatique ?

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source Microsoft Research

Je ne sais pas pour vous, mais pour ce qui me concerne, les cours de chimie sont déjà loin (très loin), et lorsque j’ai à plusieurs reprises entendu mentionner le processus de capture du dioxyde de carbone comme un cas d’usage de l’informatique quantique, je n’ai jamais compris quel était le rapport….

Microsoft Research propose sur son blog un article qui aide à mieux comprendre la chose 🙂 . L’auteur, Matthias Troyer, « Distinguished Scientist », y explique comment l’informatique quantique peut contribuer à la recherche d’un catalyseur du CO2.

Selon le Journal de la Société Chimique de France : « le terme de « catalyseur » a intégré le langage commun, où il désigne un individu, un événement ou une action déterminante, orientant les énergies vers un but qui n’aurait pas pu être atteint en son absence. Cette acception capture assez bien l’intuition scientifique de base : dès la fin du XVIIIe siècle, on connaît des situations où une faible quantité de substance « étrangère » à la réaction chimique lui permet pourtant de se faire mieux, plus rapidement, dans des conditions où autrement elle resterait « bloquée ». Aujourd’hui, on apprend aux étudiants que le catalyseur agit sans modifier la thermodynamique de réaction : il en accélère par contre la cinétique en offrant un chemin réactionnel privilégié, caractérisé par une énergie d’activation plus faible. »

Concernant la catalyse du CO2, il s’agit donc d’une opération qui en présence du catalyseur, va permettre d’opérer/accélérer une interaction entre CO2 et un autre composé chimique (ici l’hydrogène), transformant ainsi le CO2 en sous-produits chimiques (Methanol et H2O dans le cadre du projet décrit par Microsoft Research). La catalyse en général, du CO2 en particulier, n’est pas une idée nouvelle, par contre la possibilité de trouver de nouveaux catalyseurs, plus efficaces, utilisables en grand volume, à des couts raisonnables et qui puissent être utilisés partout, constituerait une avancée intéressante pour tenter de faire baisser le niveau de CO2 émis sur terre. Mais toute recherche pour identifier des catalyseurs (donc des composés chimiques) avec ces caractéristiques, nécessite de tester des milliers de combinaisons moléculaires, et imposerait de disposer pour ces simulations des capacités de calcul que les ordinateurs actuels n’offrent pas, même les plus puissants… Et voilà où l’informatique quantique peut apporter des gains en termes de performance exponentiels !

Dans le billet de blog de Microsoft Research, M.Troyer évoque le travail effectué pour développer un algorithme de simulation et d’analyse d’un processus de catalyse avec du Ruthenium en tant que catalyseur. Les recherches en termes d’informatique quantique progressent aujourd’hui de façon très significative, et ainsi M.Troyer indique que par rapport à des travaux proches qu’il a réalisé il y a 3 ans, l’algorithme développé aujourd’hui est 10 000 fois plus rapide, et nécessite 10 fois moins de ressources de calcul. Pour autant, énormément de choses restent à faire dans le domaine des ordinateurs quantiques pour disposer d’outils de simulation réellement opérationnels :

En fonction des hypothèses faites sur les futurs ordinateurs quantiques, nous estimons qu’il peut falloir entre un peu plus d’une journée et plusieurs années pour effectuer ces calculs (M.Troyer)

Pour en savoir plus, voir ici sur le blog de Microsoft Research.

Où sont les licornes, décacornes ….?

Pour tous ceux qui s’intéressent à la faune, en tout cas celle de la famille des licornes (pour rappel, les start-ups dont l’évaluation dépasse le milliard de dollars), la cabinet d’analyse CB Insights a effectué un travail (de fourmi 🙂 ) pour compliler une liste de toutes les licornes. Selon CB Insight le monde compte aujourd’hui 488 licornes réparties sur tous les continents, avec sans grande surprise les USA et la Chine qui se taillent la part du lion en termes de nombre de licornes présentes sur leur sol.

De même en termes de valorisation, 9 des 10 premiers sont américains et chinois, avec sur les 2 premières marches du podium 2 chinois (ByteDance valorisée 140 milliards de dollars !!) et Didi Chuxing (domaine de l’automobile et des transports, valorisée 56 milliards). L’américain SpaceX occupe la troisième place sur le podium avec une valorisation estimée à 46 milliards de dollars.

Enfin, toujours sur la base des chiffres compilés par CB Insights, les domaines d’activités de ces licornes sont assez largement répartis :

Si vous voulez « jouer » avec la liste des start-ups compilés par CB Insight, vous pouvez la télécharger ici :

CB-Insights_Global-Unicorn-Club_2019

Teams va supporter les notifications natives de Windows et MacOS

En preview il est désormais possible avec Teams de choisir de passer des notification natives de l’OS (sous Windows et MacOS) ou des notifications spécifiques de Teams. La fonction permettant de basculer entre les deux formes de notification a commencé à être mise en place pour les utilisateurs qui utilisent la version preview en cette afin du mois d’août elle devrait-être disponible plus largement au mois de septembre.

Actuellement Teams utilise ses propres modèles de notification, qui sont différents des notifications au niveau du système d’exploitation présentes sur Windows et MacOS. Cette différence signifie qu’elles ne sont pas visibles avec les autres notifications, qu’elles ne peuvent pas être regroupées avec ces dernières et surtout ne peuvent pas voir leur comportement respecter le « ne pas déranger » mis au niveau du système lui même. Bien que la prise en charge des notifications natives soit une petite fonctionnalité, elle sera sans aucun doute un ajout bienvenu pour plus de cohérence, que cela soit sur MacOS que sous Windows 10.

Le paramètre sera accessible dans les paramètres (sous la photo de l’utilisateur) dans la section « Notifications » où les utilisateurs peuvent choisir entre les options intégrées ou natives dans la section « Apparence et son ».

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