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« Project Reunion » pour rajeunir les applications Win32 classiques

projectreunionLors de du discours d’ouverture de la conférence Build la semaine dernière, le PDG de Microsoft, Satya Nadella, avait déclaré que la société avait constaté une augmentation de 75% des minutes passées sur Windows 10 par mois, avec un milliard d’appareils actifs chaque mois fonctionnant sous Windows 10. Il en avait profiter pour « draguer » une fois de plus les développeurs en disant que cela constituait :

« une riche opportunité pour les développeurs de créer à la fois de nouvelles applications et d’étendre la portée de leurs applications existantes« …

Mais le constat est cruel, après avoir tenté pendant des années d’amener les développeurs à se concentrer sur une nouvelle catégorie d’applications de la plateforme universelle Windows pouvant fonctionner sur des PC, des consoles, des smartphones, des casques et des appareils IoT et de publier leurs applications sur le Store Windows, ce dernier reste limité. Force est de constater que les priorité des développeurs sont ailleurs, en particulier sur Android et iOS ainsi d’ailleurs que le développement Web via des PWA.

Microsoft en fait aussi le constat et le « Project Reunion », annoncée la semaine dernière, vise à fournir une plate-forme de développement unifiée pour les applications modernes UWP et traditionnelles Win32. Ces dernières, reviennent donc dans la course, où plutôt au secours du Store Windows 🙂 Pour rappel, les applications Win32, basées sur des interfaces de programmation d’applications dont les origines remontent à Windows 95, peuvent toujours être achetées et installées en dehors du Microsoft Store.

Concrètement, le « Project Reunion » proposera un ensemble commun d’API, permettant aux développeurs de mettre à jour les anciennes applications avec des fonctionnalités telles que l’interface utilisateur moderne Fluent, auparavant limitée aux applications UWP.

Microsoft reconnait implicitement qu’il n’a pas réalisé son rêve de faire en sorte que les développeurs écrivent une application qui puisse fonctionner sur une grande variété d’ordinateurs, d’appareils, de consoles et de casques Windows 10. Il est vrai que l’échec de Windows Mobile avait déjà annoncé la couleur sur la faible attractivité du Store Windows…

Si ceci vous interesse, toutes les infos sont sur le Github du projet à cette adresse

 

Des nouveautés interessantes pour Windows Virtual Desktop

WVDMicrosoft avait sorti fin septembre 2019 la première version de Windows Virtual Desktop. Cette offre permettait la virtualisation de Windows 10 lui même avec la prise en charge du bureau et des applications RDS de Windows Server. Avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs travaillant à distance au cours des deux derniers mois, due à la pandémie du COVID-19, la demande d’usage de Windows Virtual Desktop a été encore plus importante que ce que Microsoft espérait ou leprévoyait. Il y a trois semaines, l’entreprise déclarait que l’utilisation du WVD avait triplé. Il y aurait actuellement six fois plus d’utilisateurs que Microsoft ne l’avait prévu à la fin de 2020.

L’entreprise met donc les bouchées doubles pour poursuivre le développement de son produit qui a de forte change de devenir un incontournable de l’offre Cloud de l’éditeur. Trois fonctionnalités importantes devraient arriver en mai 2020 (toutes listées sur la roadmap Microsoft 365 ). Ces fonctionnalités ont été testées auprès d’un groupe de clients restreints en avant-première et seront directement disponibles dans les semaines à venir.

  1. Microsoft améliore l’expérience de gestion eu WVD en permettant son déploiement directement et plus simplement via le portail Azure. Cela permettra aux utilisateurs de créer des pools d’hébergement, de gérer les applications et les bureaux et d’assigner les utilisateurs depuis le portail.
  2. Priorité donné à Teams oblige (on ne connait pas un groupe qui échappe à ceci :)) : la société promet un meilleur support de son produit phare sous WVD avec en particulier la redirection audio/vidéo pour les appels vidéo et vidéo conférence.
  3. Microsoft ajoutera également le choix de localisation à des fins de conformité et de souveraineté. Les métadonnées de service peuvent être distribuées à travers les États-Unis et l’Europe, pour commencer et d’autres régions « à venir ».

A la fin de l’année dernière Microsoft parlait d’une autre fonctionnalité pour WVD, connue sous le nom de MSIX App Attach, qui reste encore en beta sans plus d’information aujourd’hui. App Attach permet de stocker des applications à l’extérieur d’une machine virtuelle afin que chaque application puisse s’y connecter à la demande donc en gros, ne pas surcharger le poste virtuel mais utiliser l’application uniquement  lorsque les utilisateurs en ont besoin. Il s’agirait d’une évolution importante par rapport au désormais traditionnel streaming d’applications et un élément clé de la stratégie de l’éditeur visant à séparer les données des utilisateurs, les applications et le système d’exploitation sous-jacent… On attend de voir ceci on l’espère avant la rentrée en production pour tout le monde.

Pas de Surface Neo, ni de Windows 10X avant l’année prochaine…

surface NeoLorsque Microsoft avait annoncé Surface Neo et Windows 10X en octobre dernier, l’éditeur il a promis de livrer le PC double écran, ainsi que son téléphone double écran, le Surface Duo, lors du second semestre 2020. Cela ne devrait pas être le cas, selon un rapport de Mary Jo Foley.

Il y a plusieurs raisons à cela. La première serait sans surprise l’épidémie qui perturbe la production, mais ce n’est sans doute pas la seule raison, Windows 10X était de toute façon en retard avant l’épidémie, or c’est une composante essentielle du dispositif de Microsoft et pour cause !

L’autre raison,  est que Windows 10X pourrait en fait être livré d’abord pour les appareils à écran unique. S’il n’est pas surprenant que Windows 10X s’adresse à des appareils plus traditionnels, il est plus surprenant qu’il s’adresse d’abord aux PC à écran unique. Le système d’exploitation était conçu en premier lieu pour les PC à double écran. Mais ceci serait sans doute la réponse de Microsoft à la montée en puissance toujours plus importantes des Chromebooks de Google.

Selon le rapport de Mary-Joe, Panos Panay a déclaré en interne à l’équipeque Windows 10X ne sera pas livré cette année. Le seul autre OEM à annoncer un dispositif Windows 10X est Lenovo avec son ThinkPad X1 Fold, et cette société pariait déjà sur un retard de Windows 10X. Le PC pliable devrait être livré cet été avec Windows 10 Pro, et le 10X devrait arriver un peu plus tard…

 

Microsoft retarde la fin du support pour les anciennes versions de Windows 10 et des certains de ses logiciels serveurs

Windows 10 LogoMicrosoft retarde la fin du support pour les anciennes versions de Windows 10 en raison d’un coronavirus et consciente du fait que la priorité des entreprises n’est pas à la mise à jour des systèmes rendue plus complexe lorsque les postes de travail sont eux aussi confinés chez les utilisateurs…

Microsoft prévoyait de mettre fin aujourd’hui à la prise en charge de Windows 10 version 1709 (Entreprise, Éducation, IoT Entreprise), mais celle-ci a été prolongée jusqu’au 13 octobre. Windows 10, version 1809 (Home, Pro, Pro Education,  IoT Core) devait entrer en fin de support le 12 mai, et Microsoft a prolongé cette date jusqu’au 10 novembre.

Windows Server version 1809, Configuration Manager version 1810, SharePoint Server 2010, SharePoint Foundation 2010, et Project Server 2010 obtiennent également la fin des délais de support d’environ six mois. Microsoft ne prévoit pas de modifier la fin du support pour Office 2010, Project 2010, Office 2016 pour Mac et Office 2013.

Cela signifie que des correctifs et des mises à jour de sécurité continueront à être publiés pour ces anciennes versions de Windows au cours des six prochains mois. Microsoft affirme qu’elle reconnaît que la situation évolue et que l’entreprise « continuera à écouter ses clients » et mettra à jour la note de support en cas de changement.

Les extensions Microsoft Editor Edge et Chrome sont disponibles en beta

Rédacteur MicrosoftNous vous en parlions,  Microsoft a annoncé le changement de marque des services Office 365 Home mais aussi un ensemble d’autres fonctionnalités et services à venir. Microsoft a également annoncé de nouvelles fonctionnalités avec Microsoft Editor qui permettent de vérifier les fautes d’orthographe et de grammaire dans les applications Office et sur le web. Ces extensions Microsoft Editor pour Chrome et Edge sont maintenant disponible en beta en suivant ce lien (à lancer dans Edge ou Chrome).

EditorUne fois installée, une icône de l’éditeur est placée sur la barre d’outils de l’un ou l’autre des navigateurs. Les utilisateurs peuvent se connecter à leurs comptes Microsoft ou aux comptes qu’ils utilisent pour leurs abonnements Office par le biais du navigateur. Les abonnés à Office bénéficient de fonctions de qualité supérieure telles que les « Analyses avancées », tandis que les utilisateurs disposant d’un compte Microsoft simple, bénéficient de fonctions standard de vérification de la grammaire et de l’orthographe.

En plus des fonctions Orthographe, Grammaire et Analyse Avancée, les utilisateurs peuvent également activer l’extension pour afficher les synonymes des suggestions orthographiques à partir des paramètres de l’éditeur. Il existe également une option permettant de désactiver la vérification sur les sites pour lesquels vous ne souhaitez pas que l’éditeur vérifie activement les erreurs. L’extension sera également désactivée automatiquement sur les sites ayant un « contenu sensible » (reste à connaitre l’algorithme qui est e derrière cela) ou ceux dont la vitesse de chargement est lente.

Attention contrairement à ce qui est annoncé pour Word et Outlook cette extension ne permet pas (actuellement ?) aux utilisateurs de choisir entre plusieurs suggestions de phrases.

Quelques nouveautés pour le navigateur Chredge !

Capture d’écran 2020-03-23 à 12.53.18Chredge c’est le terme qui buzz et qui remplace l’expression (trop longue à prononcer et écrire :)) Chromium-based Edge. Bref il s’agit de la nouvelle mouture du navigateur Internet de Microsoft, basée sur Chromium (attention, pour le moment Chredge n’est pas du tout le terme labellisé par Microsoft).

Liat Ben-Zur , Corporate Vice President, Microsoft Edge a publié le 30 mars 2020 un message présentant quelques nouveautés à venir pour le nouveau navigateur Microsoft, disponible, rappelons-le, depuis janvier 2020.

Parmi les éléments présentés par L.Ben-Zur, la fonction de Password Monitor, qui permet de surveiller si les identifiants de l’utilisateur enregistrés dans le navigateur pour du remplissage automatique, ont été repérés sur le dark web. SI tel est le cas, l’utilisateur est notifié dans le navigateur et en utilisant un dashboard il/elle pourra visualisé les identités compromises et les sites sur lesquels il est nécessaire de faire des changements. Cette fonction de Password Monitor devrait apparaitre dans les mois à venir via les Insider Channels.

Chromium-based Edge va aussi proposer d’afficher des onglets verticalement, une fonction Smart-Copy pour conserver la mise en forme d’un texte copié d’une page web vers un document, ainsi qu’une fonction de Prévention de suivi (cf copie d’écran ci contre) qui permet de définir à priori le niveau de suivi que l’utilisateur autorise aux sites web qu’il visite, en choisissant l’un des 3 niveaux : Basique (pas/peu de blocage), Usage normal (certaines restrictions sont imposés) et Strict (la majorité des dispositifs de suivi sont bloqués).

Selon les nouveautés présentées, certaines sont déjà disponibles pour les Insiders et d’autres apparaitront dans les semaines à venir.

Microsoft présente en vidéo le nouveau menu démarrer de Windows 10

En début de semaine dernière Microsoft avait annoncé que Windows 10 fonctionne désormais sur plus d’un milliard de PC actifs par mois. L’entreprise avait pour objectif d’atteindre ce chiffre en trois ans, mais a dû revoir cet objectif un an après la sortie du système d’exploitation.

Dans une nouvelle vidéo célébrant cette étape, la société a montré quelques nouvelles modifications de l’interface utilisateur arrivant dans le menu de démarrage. La vidéo commence par passer en revue les différentes versions du système d’exploitation, de Windows 1.0 à Windows 10, après quoi on voit les nouvelles icônes de l’application remplacer les anciennes icônes carrées dans la liste des applications du menu de démarrage.La vidéo montre ensuite une nouvelle disposition du menu de démarrage avec des carreaux qui ont une couleur de fond plus unifiée dans les modes sombre et clair, par opposition à la conception actuelle des carreaux où la couleur de l’application domine la couleur de fond. On devine également les possibilités de personnalisation liées aux profils des utilisateurs.

Microsoft caresse sans doute l’objectif de faire de se menu démarrer le « portail personnel » de l’utilisateur. Tout au moins la vision de ce portail personnel qu’avait les entreprises il y a plus de 10 ans maintenant, limité au applications autorisées et des actualités personnelles contextualisées. Très complémentaire avec les possibilités et limitation des outils de collaboration massives type Slack ou Teams actuellement.

En plus du menu de démarrage, la vidéo donne également un aperçu du nouvel explorateur de fichiers unifié, des menus contextuels mis à jour.

Microsoft repousse la fin de support de certaines éditions de Windows 10 version 1709

Capture d’écran 2020-03-23 à 12.15.54Microsoft vient d’annoncer que la date de fin de support de Windows 10 1709 (sortie en octobre 2017) était reportée au 13 octobre 2020, au lieu du 14 avril 2020, soit 6 mois de plus pour recevoir les patches de sécurité.

Si cette décision ne mentionne pas le COVID 19, le message évoque le contexte actuel et indique que ce report vise à ne pas surcharger les équipes IT de façon inutile en ce moment difficile.

 

La Free Software Foundation demande la publication du code de Windows 7

FSF Windows 7La Free Software Foundation (FSF) a lancé une pétition pour demander la publication par Microsoft du code source de Windows 7.  Pour rappel, Windows 7 est arrivé en fin support le 14 janvier dernier, ce qui signifie que Microsoft ne distribue plus de correctifs , bien qu’un programme payant de mises à jour de sécurité étendues soit disponible (et très cher). Le système d’exploitation est considéré comme un logiciel « non supporté » par Microsoft, et donc potentiellement il est le la bouche même de l’éditeur « peu sûr de l’utiliser« , puisque Microsoft ne diffuse plus de correctifs de vulnérabilités, même si elles sont publiquement connues.

Fort de ce constat, la FSF demande à Microsoft de transformer Windows 7 en logiciel libre pour que « les utilisateurs aient la liberté d’exécuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer le logiciel« . Alors que dans le même texte la FSF rappelle les griefs qu’elle à envers le produit de Microsoft : « Windows 7 est l’aboutissement de 10 années d’empoisonnement de l’éducation, d’atteinte à la vie privée et de menace à la sécurité des utilisateurs« . Je pense que ces éminents spécialistes devraient s’intéresser un peu à Android pour s’apercevoir que finalement Microsoft est un petit joueur en la matière 🙂

La fondation qui visait à obtenir 7.777 signatures à sa pétition (tout un symbole) est déjà largement au dessus de ses ambitions (à plus du double au moment ou nous écrivons ces lignes).

Il existe déjà un précédent pour la publication de certains utilitaires Windows en tant que logiciels libres, mais pas sur que cela soit suffisant pour que Microsoft adhère à cette idée. Microsoft a néanmoins publié MS-DOS il y a cinq ans sous forme de code téléchargeable, mais son utilisation est toujours liée à un accord de licence d’utilisation non commerciale. Ce genre de restriction ne satisferait pas la fondation.

Windows Server 2008 : des ressources supplémentaires

Windows Server 2008Vous le savez Windows Server 2008 n’est plus supporté depuis le 14 janvier dernier, il équipe néanmoins de l’aveu même de Microsoft la majorité des serveurs Windows Server…

Microsoft vient de publier des ressources supplémentaires pour vous aider dans la migration du système, voire pour revenir sur les options qui s’offrent à vous. Les ressources proposée sont centralisées sur cette page . Elle comprend un lien vers une session Microsoft Ignite de novembre sur la fin de support de Windows Server 2008 par Ned Pyle, un des responsable de l’équipe Windows Server. Il propose différentes étapes dont la réalisation d’un inventaire, les modes de planification et options de migration : mise à niveau ou déplacement vers de nouveaux serveurs. Divers outils Microsoft sont présentés dans cette présentation.

L’exposé d’Ignite fait aussi référence à la possibilité d’utiliser les mises à jour de sécurité étendues (payante et assez onéreuses, c’est le moins que l’on puisse dire) ou de passer à un serveur Windows hébergé en utilisant les machines virtuelles Azure.

En plus de l’exposé Ignite, on retrouve des conseils sur la manière de gérer la fin de support de Windows Server 2008 dans une série de courtes vidéos cela couvrent les sujets suivants :

Enfin il est bon de rappeler que les serveurs Windows suivent une formule de mise à jour « n-2 » de deux générations. Donc en gros, dans le cas de Windows Server 2008, cette politique « n-2 » signifie qu’il est possible de mettre à niveau de Windows Server 2008 vers Windows Server 2012, mais pas au delà. Donc pour passer à la version actuelle, à savoir Windows Server 2019, une étape de mise à niveau intermédiaire (Windows Server 2012 donc) est nécessaire.

 

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