Internet Explorer de plus en plus à la peine face à Google Chrome
C’est une fois de plus ce que révèle les différentes études de parts de marché de cette rentrée. Microsoft peine à imposer la nouvelle version de son navigateur vedette. En apparence, selon Net Applications, les taux de pénétration d’Internet Explorer 9 sont plutôt bons : près de 8 % de parts de marchés en quelques mois de disponibilité. Mais à regarder de plus près, les choses sont nettement moins enthousiasmantes pour Microsoft.
En reprenant les chiffres de Net Applications, nous avons regroupé les différentes versions des navigateurs en fonction de leurs dates de disponibilités respectives. Le regroupement pour les versions de navigateurs rendues disponibles en 2011 donne les résultats suivants (à comparer au 8% d’Internet Explorer 9) : 14% pour les versions 2011 de Chrome, le navigateur de Google, 12,5% toujours pour les versions 2011 de Firefox. Là où Internet Explorer tire son épingle du jeu c’est bien sûr sur les anciennes versions : 30 % pour Internet Explorer 8, 6% pour la version 7 et 10% pour Internet Explorer 6, un navigateur vieux maintenant de 10 ans !
Il est vrai que la dernière version du navigateur de Microsoft n’est disponible que sur Vista et Windows 7, me direz-vous. Et bien ce n’est guère réjouissant non plus sur ces plateformes, car si les chiffres sont meilleurs avec 20% de parts de marchés, IE 9 fait jeu égal avec Google Chrome (18%) ! Firefox étant lui à 13%. (merci à Thierry pour cette information).
La situation est à notre avis assez préoccupante pour Microsoft, car c’est bien dans la dernière version de son navigateur, que les technologies HTML 5 sont présentes, évolutions clés à terme pour l’ensemble de la plateforme applicative et le controle du poste de travail (dont dépend, rappelons le, plus de 55 % du Chiffre d’Affaire de l’éditeur et plus de 80% des bénéfices…). Voir s’installer un Google ne serait vraiment pas de bonne augure. Le temps n’est plus à clamer les performances supposées meilleures d’Internet Explorer 9 à coup de publicités, mais de renforcer la démonstration de valeur du navigateur dans l’ensemble des communications de l’éditeur. Pas facile lorsque l’on connait le cloisonnement des équipes chez Microsoft. Il en va néanmoins des revenus futurs de la société et de son positionnement sur le long terme.
Et n’oublions pas que les mises a jour de IE9 sont « poussées » a travers « Windows Update ». Nombre d’utilisateurs ont du, très certainement, faire cette mise à jour, pour éviter de se faire « prompter » tous les jours!
Les chiffres du nombre de téléchargement pourraient être mis en perspective par rapport à la réelle utilisation.
Cordialement
Yvan