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Google Chrome : des nouveautés interessantes en approche…

Google ChromeLa prochaine version de Chrome (73) devrait apporter de nombreuses nouveautés très interessantes. Ces fonctions sont disponible dans les version Beta (Canary) du navigateur.

Parmi ces nouveautés on découvre :

  • Un mode sombre disponible : ce mode est particulièrement « à la mode » depuis les annonces de Microsoft sous Windows 10 en octobre mais aussi depuis Mac OS Mojave un peu plus tôt dans l’année en aout.
  • Un mode d’exécution « Never-Slow Mode » permettant de privilégier l’exécution pour un onglet particulier.
  • La prise en charge des touches matérielles du clavier pour le controle du son intégré aux vidéos. C’est clairement un atout pour Chrome, cela facilite grandement le contrôle de la lecture audio / vidéo. Par exemple, si vous utilisez le Web pour diffuser de la musique via un service de diffusion en continu ou via YouTube en arrière-plan, vous pourrez utiliser les touches lecture / pause du clavier pour contrôler la lecture sans avoir à rechercher les onglets concernés.
  • L’incrustation vidéo en image dans l’image ouverte aux application PWA (Progressive Web Apps) chères à Microsoft. Alors que Chrome 70 offrait déjà la possibilité d’installer des PWA sur Windows 10, ce qui pour rappel, permettait par exemple, la prise en charge des icônes du menu Démarrer, les notifications natives via le Centre de maintenance, etc. Cependant, les PWA qui utilisaient la vidéo pouvaient basculer vers une image dans l’image uniquement par l’intermédiaire d’une action de l’utilisateur. Avec l’incrustation automatique dans l’image, les éléments vidéo de l’application peuvent entrer et quitter l’état de l’incrustation automatiquement en fonction de la mise au point. Un exemple d’usage serait les applications de vidéoconférence qui basculent la vidéo en image incrustée lorsqu’un utilisateur navigue entre différentes applications Web ou différents onglets du navigateur.

Chrome 73 a été mis hier en bêta. La sortie sur le canal stable devrait donc se faire dans quelques semaines.

 

Google Fuchsia : le remplaçant d’Android devrait exécuter les applications Android (ouf)…

Nous vous parlions cet été du nouvel OS de Google en cours de conception « Fuchsia » sensé à terme remplacer Android, même si cette date n’est pas connue à l’heure actuelle…

Un peu à la façon dont Google supporte actuellement Android dans Chrome OS (avec les limitations que l’on connait, en particulier sur les résolutions et fonctions tactiles diversement supportées), le géant de Mountain View, compte faire de même avec Fuchsia. Comme indiqué par 9to5google, les modifications apportées au code confirment que Fuchsia OS utilisera une version spécialisée d’Android Runtime (ART) pour exécuter des applications Android. Il semble logique que Google envisage de tirer parti de la masse d’applications Android si et quand il décide de lancer Fuchsia.

On ne sait toujours pas comment l’ART fonctionnera sous Fuchsia OS. Il est possible que Google utilise une approche similaire au fonctionnement du sous-système Linux dans Windows 10. Dans cette méthode, le noyau Fuchsia remplacerait les appels du noyau Linux par des appels équivalents pour son propre noyau. Mais Google peut aussi décider à la place d’exécuter ART sur une machine virtuelle.

Si vous êtes curieux de voir le système d’exploitation à ses débuts : voici une petite vidéo :

Microsoft proposera des outils de migration de G Suite vers Office 365

Office 365La guerre entre Microsoft et Google est déclarée depuis longtemps et face à la monté en puissance de G Suite dans les entreprises, Microsoft devrait annoncer prochainement un plan d’envergure pour lutter contre le géant de Mountain View. Dans ce cadre Microsoft prévoit de lancer au second trimestre 2019 des outils de migration conçus pour aider les entreprises à passer plus facilement de la G Suite à Office 365, ou plus précisément Exchange Online.

Les outils de migration incluront la possibilité de transférer les données de courrier électronique, de calendrier et de contacts de la plate-forme de Google à celles de Microsoft.

Vous pouvez déjà déplacer des mails  en utilisant la technologie IMAP existante, mais les nouveaux ajouts apportés ici offriraient un meilleur support pour le transfert du calendrier et des contacts.

Le Directeur du marketing Exchange de Microsoft, Greg Taylor, insiste sur la sécurité que permettra d’offrir de tels outils : « Notre objectif principal est d’améliorer la sécurité des données client de bout en bout. Nous voulons nous assurer que les données du client sont elles-mêmes sécurisées au fur et à mesure de leur déplacement, qu’elles ne font pas un arrêt inattendu de la mise en attente en cours de route et que l’authentification utilisée pour y accéder est solide et fiable. »

Les deux concurrents d’Exchange Online sont, bien entendu Google avec Gmail et G Suite mais aussi, et c’est sans doute la principale source d’inquiétude de Microsoft sur le plus long terme,  la « marginalisation » du mail avec l’apparition de nouveaux modes de communications comme Slack, Facebook Workplace, etc... d’où les investissements conséquents sur Teams, sans que l’urbanisation des outils offerts par Office 365 ne soit du coup très clair pour les équipes de Redmond…

Nous reviendrons sur ces sujets lors du prochain Briefing Calipia qui commence à Lille le 23 novembre.

Annonces Google : la seule surprise était la tablette…

Les annonces de Google étaient attendues mais on savait tout des smartphones Pixel 3, les fuites étaient nombreuses et visiblement très précises. On connaissait également le Google Home Hub (nous en avions parlé ici même). Nous avons eu la confirmation de tout ceci.

Détail interessant sur le Google Home Hub, il n’y a pas de caméra et donc potentiellement pas de possibilité de scénarios d’appels en visio comme c’est le cas avec l’Amazon Echo Spot par exemple. On apprend également que la machine ne sera pas disponible en France avant quelques temps. Reste à savoir si elle fonctionnera quand même chez nous, mais là aucune information et il faudra sans doute attendre quelques importations pour en savoir plus.

Google(hier après midi chez Google, 27° :))

Nous étions chez Google Corp à Mountain View hier lors des annonces qui ont été suivies également en direct par les employés. Notre hôte, nous expliquait qu’une des fonctions très interessante des Pixels 3 était les apports en réalité virtuelle qui ont été un peu passé sous silence lors de la conférence de presse… L’intégration d’images virtuelles dans les photos (avec une démo pour des selfies) est en fait beaucoup plus prometteuse qu’annoncée pour l’avenir. A suivre.

La véritable surprise était donc la tablette, sorte de clone de la Surface Pro ou de l’iPad Pro avec un clavier amovible. Les choix sont fait, Google pousse Chrome OS et enfonce le clou, fort du succès ici aux US des Chromebooks que l’on voit de plus en plus et pas que dans le domaine de l’éducation… Logiquement donc cette tablette dispose de processeurs Intel et est positionnée sur le haut de gamme dans les mêmes gammes de prix que les Surface et iPad Pro.

Nous reviendrons sur ces annonces et leur positionnement vis à vis des offres de Microsoft et d’Apple, lors du prochain Briefing Calipia.

Microsoft : « Moi aussi je suis un méchant ! »

mechant GAFAMLa communication sur les « GAFA » n’est pas très positive, c’est le moins que l’on puisse dire, en France et en Europe. C’est d’ailleurs principalement sur le vieux continent que ce terme est employé.

Les Gafa désignent, vous le savez, Google, Apple, Facebook et Amazon. Les articles traitant des GAFA sont rarement élogieux et associés le plus souvent à des termes négatifs comme « Optimisation Fiscale «,  « Pillage » etc.

Faites une petite recherche sur Google (!) et regardez les premiers liens proposés. Le premier est la définition suivant Wikipédia, mais pour les autres ont trouve :

  • Pourquoi les état-unis doivent réguler les GAFA (lesechos.fr)
  • Rien n’arrête les GFA (Slate.fr)
  • Démantelons les Gafa (l’Express)
  • Faut-il avoir peur des GAFA(FranceTV.fr)
  • Oubliez les GAFA(Capital.fr)
  • Etc.

Dans un tel contexte, même si elle n’en est pas à l’origine du terme, pourquoi une entreprise comme Microsoft (en France) s’acharne à parler dans ces communications de « GAFAM » ? Pourquoi veut-elle ajouter systématiquement son « M »  lorsque l’on parle des GAFA ?

C’est un peu comme si elle disait : «  Moi aussi je suis un méchant » ! « Rappelez-vous comme j’étais méchant il y a pas si longtemps quand j’étais en position dominante sur Windows, Internet Explorer, etc.« .  Cela pourrait paraître comme un peu risible ou carrément pathétique.

Mais surtout pourquoi vouloir associer son image – qu’elle a fait tant d’efforts pour améliorer – à cet acronyme si négatif ?

Bien sûr, c’est sans aucun doute liée à l’admiration que les GAFA génèrent, plus forte que leur détestation, dans la population française. Une fascination pour ces entreprises qui, en très peu de temps, ont conquis et changé le monde grâce à leurs innovations. Seule Apple, mais moribonde, existait au début des années 2000. Donc pour Microsoft, associer son nom à ces entreprises est clairement une source de fierté.

Mais le message est aussi et surtout à mon avis, destiné aux employés, de plus en plus attirés par la concurrence des Amazon, Google ou autre Facebook (il suffit de faire un tour sur Linkedin pour voir la transhumance des Microsoftees).

Ce serait un peu pour les dirigeants de Microsoft France comme le message de Panzani dans ses publicités du siècle dernier « Chéri revient j’ai les mêmes à la maison » !

Alors pourquoi tant que l’on y est, ne pas ajouter aussi un O pour Oracle et un I pour IBM ! Et parlons de (fait) GAFAMOI 🙂

Sécurité : Deux passerelles importantes entre les mondes Microsoft et Google dans le domaine de l’authentification ont été dévoilées

Logo sécuritéToute notion de sécurité informatique repose sur la possibilité pour un utilisateur, une machine ou un processus de fournir une identité numérique, et que celle-ci puisse être vérifiée lors d’un processus dit d’authentification dont le but est de vérifier que le « secret » associé est valide.

Avec la rapide adoption des services applicatifs proposés dans le Cloud différents fournisseurs d’identités se sont imposés, tels que Microsoft avec Azure Active Directory ou Google avec Google Account, sans bien sûr oublier Facebook. Mais ce sont des mondes généralement assez indépendants surtout si l’on sort du cadre d’une simple authentification en « B2C » à un site Web sécurisé.

Mais manifestement les choses commencent à changer, avec deux annonces récentes :

Le blog Chrome Story suggère qu’il sera bientôt possible de se connecter à Windows 10 en utilisant les informations de son compte Google.

Authentification Google MS

Cette nouvelle fonctionnalité devrait s’appuyer un « Credential Provider de Google » afin de permettre à Windows d’authentifier les utilisateurs grâce à leur compte entreprise G Suite ou à leur compte Google standard. Tous les détails techniques sont proposés sur le site BleepingComputer.

De plus Mary Jo Foley indique dans son blog que la fédération entre les identités Google Gmail et Azure Active directory B2B est maintenant possible.

Authentification Google MS 2

Cette annonce est importante puisque si Azure AD B2C permet une certaine ouverture vers d’autres fournisseurs d’identité dans le Cloud, Azure AD B2B (qui est utilisé par Office 365 et les partenaires B2B de Microsoft), ne s’appuyait jusqu’alors que sur des identités Azure ou « Microsoft Account ».

Google économise 30% de ses dépenses énergétiques en utilisant l’intelligence artificielle (IA) pour réguler le refroidissement de ses datacenters

Google Datacenter LogoL’IA, en plus de son utilisation grand public (donc très médiatisée) avec les assistants vocaux, la traduction ou la reconnaissance d’images etc., est aussi utilisée par certains acteurs de l’industrie pour résoudre des problèmes complexes afin d’optimiser leurs couts d’exploitation ou les performances de leurs produits, en exploitant des masses importantes de données fournies par de nombreux capteurs.

Concernant la réduction des coûts d’exploitation Google à annoncé dans un billet de blog des résultats assez intéressants concernant la réduction de la consommation énergétique de ses datacenters en s’appuyant sur une Intelligence Artificielle basée dans le Cloud :

  • Toutes les cinq minutes, l’IA de Google réalise une capture de l’état du système de refroidissement de ses datacenters, enregistrant par la même occasion les données fournies par les milliers de capteurs qui y sont disséminés. Ces informations alimentent par la suite des réseaux neuronaux profonds qui aident à prédire l’impact de différents scénarios de régulation envisageables sur la consommation énergétique future et à choisir la meilleure option.
  • Pour chaque action potentielle, l’IA doit calculer sa confiance dans le fait qu’il s’agit d’une bonne action et éliminer les actions jugées peu fiables. Les actions potentielles calculées par l’IA sont comparées à une liste interne de contraintes de sécurité et des opérateurs locaux peuvent reprendre le contrôle en cas de besoin.

Google datacenter IA

Cette initiative qui a débuté lors de l’été 2017 et a dès sa mise en œuvre permis 12% d’économies d’énergie, a durant un an évolué, avec au fur et à mesure de la collecte d’informations et l’apprentissage de l’IA une économie d’énergie maintenant de 30% avec plus de 98 millions d’exemples de situations d’entrainement collectées.

Google Datacenter IA apprentissage

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