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Microsoft proposera des outils de migration de G Suite vers Office 365

Office 365La guerre entre Microsoft et Google est déclarée depuis longtemps et face à la monté en puissance de G Suite dans les entreprises, Microsoft devrait annoncer prochainement un plan d’envergure pour lutter contre le géant de Mountain View. Dans ce cadre Microsoft prévoit de lancer au second trimestre 2019 des outils de migration conçus pour aider les entreprises à passer plus facilement de la G Suite à Office 365, ou plus précisément Exchange Online.

Les outils de migration incluront la possibilité de transférer les données de courrier électronique, de calendrier et de contacts de la plate-forme de Google à celles de Microsoft.

Vous pouvez déjà déplacer des mails  en utilisant la technologie IMAP existante, mais les nouveaux ajouts apportés ici offriraient un meilleur support pour le transfert du calendrier et des contacts.

Le Directeur du marketing Exchange de Microsoft, Greg Taylor, insiste sur la sécurité que permettra d’offrir de tels outils : « Notre objectif principal est d’améliorer la sécurité des données client de bout en bout. Nous voulons nous assurer que les données du client sont elles-mêmes sécurisées au fur et à mesure de leur déplacement, qu’elles ne font pas un arrêt inattendu de la mise en attente en cours de route et que l’authentification utilisée pour y accéder est solide et fiable. »

Les deux concurrents d’Exchange Online sont, bien entendu Google avec Gmail et G Suite mais aussi, et c’est sans doute la principale source d’inquiétude de Microsoft sur le plus long terme,  la « marginalisation » du mail avec l’apparition de nouveaux modes de communications comme Slack, Facebook Workplace, etc... d’où les investissements conséquents sur Teams, sans que l’urbanisation des outils offerts par Office 365 ne soit du coup très clair pour les équipes de Redmond…

Nous reviendrons sur ces sujets lors du prochain Briefing Calipia qui commence à Lille le 23 novembre.

Annonces Google : la seule surprise était la tablette…

Les annonces de Google étaient attendues mais on savait tout des smartphones Pixel 3, les fuites étaient nombreuses et visiblement très précises. On connaissait également le Google Home Hub (nous en avions parlé ici même). Nous avons eu la confirmation de tout ceci.

Détail interessant sur le Google Home Hub, il n’y a pas de caméra et donc potentiellement pas de possibilité de scénarios d’appels en visio comme c’est le cas avec l’Amazon Echo Spot par exemple. On apprend également que la machine ne sera pas disponible en France avant quelques temps. Reste à savoir si elle fonctionnera quand même chez nous, mais là aucune information et il faudra sans doute attendre quelques importations pour en savoir plus.

Google(hier après midi chez Google, 27° :))

Nous étions chez Google Corp à Mountain View hier lors des annonces qui ont été suivies également en direct par les employés. Notre hôte, nous expliquait qu’une des fonctions très interessante des Pixels 3 était les apports en réalité virtuelle qui ont été un peu passé sous silence lors de la conférence de presse… L’intégration d’images virtuelles dans les photos (avec une démo pour des selfies) est en fait beaucoup plus prometteuse qu’annoncée pour l’avenir. A suivre.

La véritable surprise était donc la tablette, sorte de clone de la Surface Pro ou de l’iPad Pro avec un clavier amovible. Les choix sont fait, Google pousse Chrome OS et enfonce le clou, fort du succès ici aux US des Chromebooks que l’on voit de plus en plus et pas que dans le domaine de l’éducation… Logiquement donc cette tablette dispose de processeurs Intel et est positionnée sur le haut de gamme dans les mêmes gammes de prix que les Surface et iPad Pro.

Nous reviendrons sur ces annonces et leur positionnement vis à vis des offres de Microsoft et d’Apple, lors du prochain Briefing Calipia.

Microsoft : « Moi aussi je suis un méchant ! »

mechant GAFAMLa communication sur les « GAFA » n’est pas très positive, c’est le moins que l’on puisse dire, en France et en Europe. C’est d’ailleurs principalement sur le vieux continent que ce terme est employé.

Les Gafa désignent, vous le savez, Google, Apple, Facebook et Amazon. Les articles traitant des GAFA sont rarement élogieux et associés le plus souvent à des termes négatifs comme « Optimisation Fiscale «,  « Pillage » etc.

Faites une petite recherche sur Google (!) et regardez les premiers liens proposés. Le premier est la définition suivant Wikipédia, mais pour les autres ont trouve :

  • Pourquoi les état-unis doivent réguler les GAFA (lesechos.fr)
  • Rien n’arrête les GFA (Slate.fr)
  • Démantelons les Gafa (l’Express)
  • Faut-il avoir peur des GAFA(FranceTV.fr)
  • Oubliez les GAFA(Capital.fr)
  • Etc.

Dans un tel contexte, même si elle n’en est pas à l’origine du terme, pourquoi une entreprise comme Microsoft (en France) s’acharne à parler dans ces communications de « GAFAM » ? Pourquoi veut-elle ajouter systématiquement son « M »  lorsque l’on parle des GAFA ?

C’est un peu comme si elle disait : «  Moi aussi je suis un méchant » ! « Rappelez-vous comme j’étais méchant il y a pas si longtemps quand j’étais en position dominante sur Windows, Internet Explorer, etc.« .  Cela pourrait paraître comme un peu risible ou carrément pathétique.

Mais surtout pourquoi vouloir associer son image – qu’elle a fait tant d’efforts pour améliorer – à cet acronyme si négatif ?

Bien sûr, c’est sans aucun doute liée à l’admiration que les GAFA génèrent, plus forte que leur détestation, dans la population française. Une fascination pour ces entreprises qui, en très peu de temps, ont conquis et changé le monde grâce à leurs innovations. Seule Apple, mais moribonde, existait au début des années 2000. Donc pour Microsoft, associer son nom à ces entreprises est clairement une source de fierté.

Mais le message est aussi et surtout à mon avis, destiné aux employés, de plus en plus attirés par la concurrence des Amazon, Google ou autre Facebook (il suffit de faire un tour sur Linkedin pour voir la transhumance des Microsoftees).

Ce serait un peu pour les dirigeants de Microsoft France comme le message de Panzani dans ses publicités du siècle dernier « Chéri revient j’ai les mêmes à la maison » !

Alors pourquoi tant que l’on y est, ne pas ajouter aussi un O pour Oracle et un I pour IBM ! Et parlons de (fait) GAFAMOI 🙂

Sécurité : Deux passerelles importantes entre les mondes Microsoft et Google dans le domaine de l’authentification ont été dévoilées

Logo sécuritéToute notion de sécurité informatique repose sur la possibilité pour un utilisateur, une machine ou un processus de fournir une identité numérique, et que celle-ci puisse être vérifiée lors d’un processus dit d’authentification dont le but est de vérifier que le « secret » associé est valide.

Avec la rapide adoption des services applicatifs proposés dans le Cloud différents fournisseurs d’identités se sont imposés, tels que Microsoft avec Azure Active Directory ou Google avec Google Account, sans bien sûr oublier Facebook. Mais ce sont des mondes généralement assez indépendants surtout si l’on sort du cadre d’une simple authentification en « B2C » à un site Web sécurisé.

Mais manifestement les choses commencent à changer, avec deux annonces récentes :

Le blog Chrome Story suggère qu’il sera bientôt possible de se connecter à Windows 10 en utilisant les informations de son compte Google.

Authentification Google MS

Cette nouvelle fonctionnalité devrait s’appuyer un « Credential Provider de Google » afin de permettre à Windows d’authentifier les utilisateurs grâce à leur compte entreprise G Suite ou à leur compte Google standard. Tous les détails techniques sont proposés sur le site BleepingComputer.

De plus Mary Jo Foley indique dans son blog que la fédération entre les identités Google Gmail et Azure Active directory B2B est maintenant possible.

Authentification Google MS 2

Cette annonce est importante puisque si Azure AD B2C permet une certaine ouverture vers d’autres fournisseurs d’identité dans le Cloud, Azure AD B2B (qui est utilisé par Office 365 et les partenaires B2B de Microsoft), ne s’appuyait jusqu’alors que sur des identités Azure ou « Microsoft Account ».

Google économise 30% de ses dépenses énergétiques en utilisant l’intelligence artificielle (IA) pour réguler le refroidissement de ses datacenters

Google Datacenter LogoL’IA, en plus de son utilisation grand public (donc très médiatisée) avec les assistants vocaux, la traduction ou la reconnaissance d’images etc., est aussi utilisée par certains acteurs de l’industrie pour résoudre des problèmes complexes afin d’optimiser leurs couts d’exploitation ou les performances de leurs produits, en exploitant des masses importantes de données fournies par de nombreux capteurs.

Concernant la réduction des coûts d’exploitation Google à annoncé dans un billet de blog des résultats assez intéressants concernant la réduction de la consommation énergétique de ses datacenters en s’appuyant sur une Intelligence Artificielle basée dans le Cloud :

  • Toutes les cinq minutes, l’IA de Google réalise une capture de l’état du système de refroidissement de ses datacenters, enregistrant par la même occasion les données fournies par les milliers de capteurs qui y sont disséminés. Ces informations alimentent par la suite des réseaux neuronaux profonds qui aident à prédire l’impact de différents scénarios de régulation envisageables sur la consommation énergétique future et à choisir la meilleure option.
  • Pour chaque action potentielle, l’IA doit calculer sa confiance dans le fait qu’il s’agit d’une bonne action et éliminer les actions jugées peu fiables. Les actions potentielles calculées par l’IA sont comparées à une liste interne de contraintes de sécurité et des opérateurs locaux peuvent reprendre le contrôle en cas de besoin.

Google datacenter IA

Cette initiative qui a débuté lors de l’été 2017 et a dès sa mise en œuvre permis 12% d’économies d’énergie, a durant un an évolué, avec au fur et à mesure de la collecte d’informations et l’apprentissage de l’IA une économie d’énergie maintenant de 30% avec plus de 98 millions d’exemples de situations d’entrainement collectées.

Google Datacenter IA apprentissage

Windows 10 bientôt supporté sur les Chromebooks ?

Selon un rapport publié par le site XDA-Developers.com, Google travaillerait pour permettre un dual boot sur ses Chromebooks. Ce projet dont le nom de code serait « Campfire ».

chromebooksBien entendu ceci est possible maintenant que tous les Chromebooks sont sur plateforme Intel.

XDA précise aussi que ce ne sont pas les seuls Pixelbooks qui seraient concernés mais bien la quasi totalité des machines. Cette fonctionnalité serait transparente et ne nécessiterait pas d’activer le mode développeur.

Pourquoi une telle fonctionnalité ? Google ne croirait-il pas suffisamment en son système ?

A mon avis pas du tout. Google ne ferait que suivre le modèle d’Apple qui offre sur chaque Mac la possibilité de démarrer en Windows (fonction Boot Camp). Ceci ayant pour conséquence de « rassurer » les acheteurs qui à tout moment peuvent utiliser Windows, sans pour autant qu’ils le fassent 🙂

Amusant enfin, mais logique: Google aurait besoin de passer le processus de certification matérielle de Microsoft pour Windows 10 avant qu’une telle fonctionnalité puisse être mise sur le marché, mais les développeurs de xda pensent que cela pourrait se produire plus tôt que prévu.

Navigateurs en entreprise : Google en passe de gagner son pari

Cela fait des années maintenant que la plupart des entreprises se demandent par quoi elles vont bien remplacer Internet Explorer. Sans surprise compte tenu de ses parts de marchés dans le grand public, Google Chrome est un excellent candidat.

padie
Le navigateur de Google détient entre 40 et 60% des parts de marché toutes plateformes confondues selon les différents instituts (source Wikipédia). Très loin donc devant Internet Explorer et Edge situés de 4,7 à 8,5 % à eux deux.
Seulement voilà, le géant californien n’a pas forcément bonne presse en matière de vie privée. L’effort que font les entreprises pour anonymiser les navigations de leurs utilisateurs risque d’en partir. C’est pourquoi à minima elles sont nombreuses à bloquer l’authentification possible de leurs utilisateurs sur les plateformes de Google. Ces derniers perdent donc des fonctionnalités (comme bien sûr la synchronisation des favoris) mais gagnent ainsi (un peu) en confidentialité.
Mais le grand responsable de ce succès de Google est avant tout… Microsoft. L’entreprise de Redmond a laisser doucement disparaitre son navigateur, tout d’abord en s’endormant sur ses lauriers quand ce dernier trônait à 90% de parts de marchés, pour oublier de le rendre plus performant et surtout moins omnipotent et enfin l’abandonner au profit d’une solution n’existant dans un premier temps que sur un nouvel OS : Windows 10. Stratégie ô combien risquée lorsque très majoritairement les entreprises sont encore sous Windows 7.
L’absence de l’éditeur sur les périphériques mobiles (ou son arrivé trop tardive avec Edge pour iOS et Android) a achevé ses ambitions.  C’est maintenant un Chrome (qui au passage gagne lui aussi en embonpoint) qui se voit prendre la place d’Internet Explorer sans que visiblement beaucoup de considèrent réellement le successeur désigné de Microsoft : Edge.
Cette étape gagnante pour Google est elle annonciatrice d’autres victoires ? On pense en particulier aux Chromebooks demain et aux services SaaS de la firme… A suivre
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