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Fin des tablettes Google Pixel sous Chrome OS

Capture d’écran 2019-06-24 à 13.03.23Google lançait en octobre dernier les Pixel Slate, Tablettes avec clavier optionnel, à la mode de l’iPad Pro ou de la Surface Pro. Cette tablette était sous Chrome OS, ce qui a l’époque n’indiquait rien de bon concernant Android sur les Tablettes…

On apprenait en début d’année que le constructeur lancerait également plusieurs formats de nouvelles tablettes Pixel. Il n’en sera rien finalement. Selon de nouvelles informations, la société a cessé de travailler sur ces modèles non annoncées et concentrera plutôt ses efforts sur les ordinateurs portables.

JR Raphael, de Computerworld, s’est entretenu avec un porte-parole de Google, qui a confirmé l’abandon des tablettes sous Chrome OS. La nouvelle a d’abord été partagée avec les employés lors d’une réunion de l’entreprise tenue mercredi dernier, en recasant les personnes impliquées dans les projets de tablettes. Selon Raphael, beaucoup ont déjà commencé à travailler pour l’équipe ordinateurs portables.

Deux ans se sont écoulés depuis l’annonce du Pixelbook de la firme et de nombreuses rumeurs ont couru sur un successeur approprié. Avec cette annonce, nous verrons peut-être enfin un nouvel ordinateur portable Pixel cette année ?

Google change une API utilisée par de nombreuses extensions à Chrome

Capture d’écran 2019-06-14 à 15.16.20Google a récemment décidé de changer le fonctionnement de l’API Web Request dans Chrome. Quel est le problème me diriez-vous ?

Il se trouve que cette API est utilisée par de nombreuses extensions et les modifications pourraient affecter la capacité des bloqueurs de publicité à fonctionner correctement… Et voilà une polémique de lancée, car il est vrai que l’on soupçonne souvent Google de vouloir contrarier ces bloqueurs de publicités qui logiquement attaquent un peu le gagne pain de la firme de Mountain View…

Alors sur son blog sur la sécurité Google explique pourquoi il estime que les modifications sont nécessaires à la protection des utilisateurs ce qui devrait selon lui apaiser les craintes relatives à la possibilité de neutraliser les bloqueurs de publicité dans Chrome. La société explique que la croissance explosive de la popularité des extensions a obligé l’équipe de Chrome à prendre des mesures drastiques pour réduire les abus de la part d’acteurs néfastes. Google prend également plus de temps pour revoir les extensions présenté dans le magasin application de Chrome, ce qui d’après la société aurait déjà entraîné une baisse de 89% du nombre d’installations d’extensions malveillantes depuis 2018. Mais pour aller encore plus loin, Google remplacera l’API Web Request par l’API Declarative Net Request, qui permet aux éditeurs d’extension d’avoir un contrôle précis des informations dont ils ont besoin dans le navigateur, sans recevoir d’informations sensibles ou non pertinentes pour leur fonctionnement. Donc en gros : cela n’a rien de machiavélique de la part de Google c’est uniquement pour le bien des utilisateurs et surtout pour leur sécurité !

Seulement voilà difficile d’expliquer dans ces conditions pourquoi la société maintien cette API dans la version Entreprise de Chrome (destinée il va de soit aux entreprises déployant la solution)…

La plupart des autres navigateurs basés sur Chromium comme Opera et Vivaldi ont déclaré qu’ils continueraient à prendre en charge l’ancienne API pour les extensions, malgré les modifications de Google. Aucune information coté Edge Chromium en revanche.

La protection de la vie privée : la menace réglementaire pour les géants du numérique

Apple était s’il on peut dire, précurseur dans ce domaine et pour cause, leur Business Model ne dépend pas de la collecte d’informations personnelles, même s’ils se montrent parfois assez laxistes dans le contrôle des applications réalisant cette tache sur leur store…

Depuis quelques semaines, c’est au tour de Facebook, Google et maintenant Amazon de se faire les champions de la protection de la vie privée. Autant le dire tout de suite, il y a pas mal de travail encore pour que cela soit crédible ! Car en dehors de ces déclarations , ils n’ont toujours pas réalisé même le plus petit des changements dans leur Business Model dépendant en très grande partie de la collecte d’informations…

Mais alors pourquoi de telles déclarations et pourquoi maintenant ? Pas plus tard que la semaine dernière c’est Amazon qui assurait que maintenant Alexa, son assistant vocal, ne conserverai plus les phrases énoncées par les utilisateurs sur simple demande… vocale. Ce qui est globalement plus pratique que d’aller sur l’application pour modifier ceci en se perdant dans les menus… Et globalement c’est une bonne nouvelle pour les personnes qui craignent qu’Alexa puisse partager par inadvertance leurs enregistrements vocaux avec d’autres personnes – comme cela s’est passé par le passé à plusieurs reprises.

La réponse à cette question se trouve, ce n’est pas une surprise, aux États Unis, ou pour être plus précis en Californie, la patrie de la technologie. En effet, l’état est en train de se doter d’une loi reprenant les grandes lignes du RGPD. Les géants de la technologie font donc face à des menaces de réglementation sur de nombreux fronts. Pour en revenir aux assistant vocaux, l’Assemblée de l’État de Californie a adopté la loi dite « anti-écoute ». Le projet de loi va maintenant être examiné par le Sénat de l’État de Californie. Les fabricants d’appareils d’écoute ambiante, tels que les enceintes intelligentes, devront systématiquement obtenir l’accord de leurs utilisateurs avant d’enregistrer leur voix et pourront demander l’effacement aussi simplement.

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Android Q : les promesses du Mode Desktop

A l’instar de ce qu’avait proposé Microsoft avec Windows mobile, ou encore ce que propose Samsung avec DeX, Google proposera en natif le « Mode Desktop » dans la prochaine version d’Android (aucune application n’exploite encore ce mode Dana slang Beta 3 installée dans nos Google Pixel).

Ce mode permet d’afficher sur un écran externe un « poste de travail Android » pour lequel la souris et le clavier sont opérationnels. Cela confirme les projets de Google d’étendre Android aux ordinateurs de bureau et aux écrans. La société demande déjà aux développeurs de commencer à porter leurs applications dans les résolutions respectives. Étant donné la nature d’Android et l’un de ses principaux arguments de vente, le mode bureau est également très personnalisable. En fait, un développeur a déjà créé un programme de lancement personnalisé qui ajoute des fonctionnalités très intéressantes :

Le lanceur en est encore à ses débuts, mais le développeur derrière le projet, Daniel Blandford, indique que Google fournit la plupart des API et des services nécessaires à la création d’un lanceur personnalisé pour le mode bureau d’Android Q. Ce lanceur personnalisé dispose de toutes les fonctionnalités de base, telles que les fenêtres de forme libre, les contrôles de volume et autres boîtes de dialogue système. Les prises en charge de la souris et du clavier sont également présentes. Se sera donc aux applications de prendre en charge ce mode. Il n’y a pas d’information actuellement pour savoir si Google proposera en natif sa propre application gérant ce mode (pour fournir un simple navigateur Chrome au besoin…

Nous reviendrons sur ces fonctions et leurs usages possibles, lors du Briefing Calipia qui commence demain à Aix en Provence, nous serons jeudi à Lyon (les deux sont complets). Il reste encore des places pour Paris, Nantes, Lille et Strasbourg. Toutes les informations ici : calipia.com/briefing

Google : une enquête antitrust à venir ?

Capture d’écran 2019-06-01 à 17.54.37Après les déboires en Europe, Selon le Wall Street Journal daté de vendredi dernier, Google devrait bientôt faire face à une enquête antitrust du département américain de la Justice concernant ses activités de recherche et potentiellement d’autres aspects non dévoilé par le quotidien. Le ministère de la Justice aurait consacré ces dernières semaines à la préparation de l’enquête, qui pourrait constituer une vaste étude pour les violations des lois antitrust sur l’ensemble de ses activités.

La FTC (Federal Trade Commission ) s’en remettrait au DOJ, à la suite du procès intenté contre la société par la FTC en 2011 concernant le placement de cookies non sollicités dans le navigateur Safari d’Apple. Cette affaire s’était à l’époque conclue par une condamnation à 22,5 millions de dollars, ce qui malgré la somme ridicule pour Google avait été à l’époque le plus important jugement de ce genre jamais remporté par la FTC devant les tribunaux. Selon la WSJ, la FTC a poursuivi son enquête jusqu’en 2013 mais cette fois pour violation de la législation antitrust. Cette dernière avait alors classé l’affaire sans engager de poursuites contre le géant de la recherche. On est très loin dur montant des trois amendes antitrust imposées à Google par l’Union européenne, qui s’élève désormais à 8,2 milliards d’euros….

Avec les élections qui arrivent aux USA, Google risque de devenir une cible prioritaire pour les politiciens et les régulateurs cherchant à contrôler la Silicon Valley,  c’est en particulier le cas de la sénatrice Elizabeth Warren (Candidate Démocrate)…

Chromebooks : le projet « Campfire » visiblement abandonné

HP ChromebookAlors que les Chromebooks gagnent de plus en plus de parts de marchés y compris en entreprise (nous y reviendrons dans le détail lors du prochain Briefing Calipia qui commence dans 3 semaines : raison de plus pour ne plus tarder à vous y inscrire 🙂 ), Google semble abandonner son projet d’exécution de Windows 10 sur ces machines.

Nous vous parlions de ce projet en aout dernier. Selon les rapports, la fonctionnalité dont le nom de code était « Campfire » aurait été nommée « Alt OS » et nécessiterait jusqu’à 40 Go de stockage pour permettre le double démarrage. C’est donc beaucoup, mais ce n’est sans doute pas la raison de l’abandon possible : dans les derniers builds de Chrome OS et à propos des Chromebooks il est clairement indiqué maintenant par Google que l’installation de Windows 10 est fortement déconseillée.

Une pratique logique pour Google qui ne l’est pas rappelons le pour Apple qui met en oeuvre les technologies « Boot Camp » avec tous les drivers pour pouvoir installer Windows 10 sur un Mac…

Google aux ordres de Donald Trump : plus de licence Android pour Huawei

On apprend cette nuit que le géant de la recherche et surtout fournisseur d’Android, prendrait en quelque sorte part à la guerre que mène le gouvernement américain au constructeur chinois Huawei. Mais a-t-il le choix ?

Capture d’écran 2019-05-20 à 07.39.18.pngLa semaine dernière, Donald Trump, a déclaré l’urgence nationale empêchant les pays étrangers d’importer de futures importations en provenance des États-Unis sans l’approbation du gouvernement fédéral. Huawei a été ajouté à la « Liste des entités » du ministère américain du Commerce, qui interdisait essentiellement à la société chinoise d’acheter des composants et des matériaux à des sociétés américaines sans l’approbation du gouvernement américain. Selon Reuters, Google aurait « suspendu avec Huawei des transactions nécessitant le transfert de produits matériels et logiciels, à l’exception de ceux couverts par des licences open source ».

Google abandonnerai donc la prise en charge de tous les futurs smartphones Huawei hors de Chine, mais surtout les services tels que Google Play Store et Gmail. De plus, Huawei ne recevra plus les mises à jour Android à compter de maintenant. Une arme atomique, aura un impact majeur sur Huawei. Même si l’entreprise dispose, bien sûr toujours accès au code Open Source d’Android, le blocage du Google Play risque d’être très problématique pour vendre des téléphones dans le monde entier. Les concepteurs d’alternatives à Android connaissent cette menaces dès lors que le fournisseur devient un peu trop puissant…

En mars, un représentant de la société avait révélé que Huawei avait un système de backup au cas où les choses se dérouleraient mal avec les USA. La société a conçu ses propres systèmes d’exploitation, à utiliser uniquement dans des situations d’urgence,  telles que l’impossibilité d’obtenir une licence pour Android ou Windows… Mais ceci posera tout de même le problème d’accès aux services de Google.

La situation de Google obéissant à l’administration américaine, peut-être assez amusante lorsque l’on sait que les reproches fait à Huawei sont justement que cette société serait aux ordres de son gouvernement…

 

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