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Bientôt un nouveau campus géant pour Google à New York

Image Google

Hier, Google a officiellement annoncé son intention d’acheter le magnifique St. Johns Terminal à New York pour y construire son plus grand bureau en dehors de la Californie, le campus « Hudson Square ». La Silicon Valley dont les prix ont explosé ces dernières années rendent compétitif des lieux prestigieux comme New York, encore que… L’entreprise californienne devrait débourser 2,1 Milliards de $ pour cet achat, un record.

L’immeuble est déjà loué en parte par Google au 550 Washington Street aura une superficie de 158 000 M2 ! Il servira de siège new-yorkais aux équipes de vente et de partenariat de la Global Business Organization de Google. La transaction devrait être conclue au cours du premier trimestre 2022.

Alors que le travail « hybride » est au coeur des réflexions de toutes les entreprises au travers le monde, Google explique que « se réunir en personne pour collaborer et construire une communauté restera une partie importante de son avenir. ».

Magnifique batiment en tout cas qui disposera de nombreux espaces ouverts en plein air et un accès au front de mer.

Google en difficulté face à la modernité de Teams et Slack ?

Il y a quelques années, la suite de Google (Docs, puis Apps, maintenant Workspace) représentait la modernité absolue face à un Microsoft et sa suite bureautique Office, jugée archaïque et complètement dépassée techniquement. Le positionnement de Google était de proposer aux clients de les accompagner dans leur transformation digitale en proposant une véritable rupture. Impossible selon eux d’éviter cette rupture pour réussir cette transformation. Cette rupture, vous l’avez deviné s’appuyait sur la suite bureautique 100 % en ligne de Google, mais aussi et surtout l’intégration des fonctions de communication via Gmail…

Gmail est devenu incontournable certes mais très majoritairement dans le grand public.

Et puis, des outils comme Slack puis Teams sont arrivés. Ironie de l’histoire c’est un peu ces outils que Google avait imaginé avec « Google Wave » en proposant le fameux Chat persistant. Mais difficile de faire migrer la base installée Gmail. Le poids de l’existant, tant reproché à Microsoft, est tel un boomerang venu frapper les stratèges de Google

Aujourd’hui devant la montée en puissance de Teams mais aussi dans une moindre mesure de Slack, précurseur dans le domaine ne l’oublions pas, Google est victime de l’image d’un ringard dans ce domaine… Mais comment faire évoluer la galaxie Gmail pour la rendre plus moderne ?

Première étape : renommer ses produits (cela coute pas cher). Ainsi Google a annoncé qu’il rebaptisait les « Rooms » de Chat en « spaces », mise à jour désormais disponible pour tous les clients de Workspace. Sanaz Ahari, le Directeur Principal de la suite chez Google rappelant au passage les fonctions clés de ces « espaces » :

« Avec Spaces, les équipes peuvent partager des idées, collaborer sur des documents et gérer des tâches à partir d’un seul endroit. Les membres de l’équipe peuvent facilement contribuer au moment qui leur convient le mieux, en voyant un historique complet des conversations, du contexte et du contenu en cours de route. »

En plus de ceci, Google rationalise l’interface utilisateur de Gmail, permettant aux utilisateurs d’accéder facilement à leur boîte de réception, aux chats, aux réunions et aux espaces à partir d’un seul endroit. La société prévoit également d’ajouter un nouveau mode « compagnon » à Google Meet en novembre. En outre, Google Meet ajoutera une fonction de sous-titres traduits en direct pour tous les utilisateurs de Workspace dans le courant de l’année.

Soyons honnêtes, n’en déplaise à Google, Teams apporte bien plus de rupture dans les modes de communication que le passage d’Outlook à Gmail… Une modernité peut en cacher une autre 🙂

Technologies : et si les USA s’inspiraient du modèle Européen ?

Source iaap.org

Le titre de ce post peut sans doute laisser un peu dubitatif. Imaginer que les USA puissent prendre modèle sur l’Europe pour quelque chose touchant le domaine technologique est sans doute un peu présomptueux… Ou pas.

Les réflexions actuelles du gouvernement fédéral sur la protection de la vie privée et de la réponse européenne avec la RGPD laisse forcément à penser que le législateur risque bien de s’inspirer du modèle européen pour le bien de tous les utilisateurs (bon, c’est vrai, un peu moins sympa pour ceux qui font commerce de nos données personnelles…).

Les militants de la protection de la vie privée et des droits civils affirment qu’une loi fédérale américaine sur la protection de la vie privée de type RGPD devrait être adoptée pour remplacer les différentes lois confuses, fédérales et étatiques en vigueur actuellement. En regroupant avec une loi unique les exigences en matière de protection de la vie privée à travers les États-Unis.

Ces même militants citent l’Union européenne, et le règlement général sur la protection des données (RGPD) qui offre les protections les plus fortes jamais vues pour les données des consommateurs, le tout dans un seul et même texte de loi. Alors qu’aux États-Unis, en revanche, on ne comptent pas moins de huit lois fédérales différentes sur la protection de la vie privée, et une masse de lois étatiques actuelles et d’autres plus ou moins prévues (et tentant d’éviter les lobbies). Ainsi au niveau fédéral les États-Unis, en revanche, ne disposent pas d’une loi unique qui couvre la confidentialité de tous les types de données mais d’un ensemble de lois : HIPAA, FCRA, FERPA, GLBA, ECPA, COPPA, VPPA [et FTC], conçues pour cibler uniquement des types de données spécifiques dans des circonstances particulières ce qui peut permettre aux acteurs exploitant les données personnelles de faire en gros ce qu’ils veulent ou presque.

Voir nos différents posts sur ce sujet :

Le RGPD favorise-t-il les géants d’Internet sur le marché de la publicité ?

Depuis son entrée en vigueur le 25 mai 2018, le règlement général pour la protection des données (RGPD) instauré par l’Union Européenne, est censé donner quelques droits aux internautes européens quant à l’utilisation faite de leurs données par les opérateurs Internet ou plus globalement toute entreprise collectant des données personnelles, professionnelles ou critiques (médicales par

Les données collectées par la grande majorité des produits que les gens utilisent tous les jours ne sont pas réglementées. Étant donné que de nombreuses entreprises ne sont soumises à aucune loi fédérale sur la protection de la vie privée, elles sont pratiquement libres de faire ce qu’elles veulent de ces données, à moins qu’un État n’ait adopté sa propre loi sur la confidentialité des données. Dans la plupart des États, les entreprises peuvent utiliser, partager ou vendre toutes les données qu’elles recueillent à votre sujet sans vous en informer. Pour enfoncer le clou, si un site web partage vos données, y compris des informations sensibles telles que votre santé ou votre localisation, avec des tiers, ces derniers peuvent les vendre ou les partager sans vous en informer.

Alors oui, il existe aussi des lois au niveau des états, mais à part en Californie, elles sont beaucoup plus restrictives que la RGPD qui chez nous exige que les entreprises demandent certaines autorisations pour partager des données et donne aux individus des droits d’accès, de suppression ou de contrôle de l’utilisation de ces données. Actuellement, trois États américains disposent de trois lois complètes différentes sur la protection de la vie privée des consommateurs : la Californie (CCPA et son amendement, CPRA), la Virginie (VCDPA) et le Colorado (ColoPA). Alors à ceux qui pensent que Google Facebook, présent en Californie doivent appliquer ces lois au niveaux de tous leurs processus et pour tous leurs utilisateurs, pas de chance… les droits prévus par ces lois ne s’appliquent qu’aux personnes qui vivent dans ces États.

Alors cette situation est forcément compliquée pour les consommateurs – leur donnant des droits à la vie privée très différents selon l’endroit du pays où ils se trouvent – mais c’est aussi finalement un cauchemar pour les entreprises, qui devront finalement se conformer à plus de 50 lois différentes sur la vie privée même si elle n’adressent que le territoire américain… D’ou la demande de lois fédérale sur le modèle européen de la RGPD qui n’est pas uniquement poussée par les associations de consommateurs mais aussi pas les entreprises (enfin celles qui ne vivent pas de ce modèle commercial).

Alors rêvons un peu (ou pas) d’une loi fédérale largement inspirée de notre RGPD ? Ce n’est peut-être pas qu’un doux rêve lorsque l’on sait que la personne à l’origine de la loi californienne (celle qui ressemble le plus à la RGPD) alors qu’elle était procureure de l’état est aujourd’hui vice-présidente des Etats Unis…

Chromebooks : plus de prise en charge des applications Office Android

Un gravier Microsoft dans la chaussure de Google ? Microsoft a confirmé qu’elle cessera de prendre en charge sa suite d’applications Android Office sur Chrome OS à partir du 18 septembre. C’est de bonne guerre dans la lutte de la société vis à vis de son concurrent Google, là ou les Chromebooks gagnent de plus en plus de points y compris dans les entreprises, principalement aux USA.

Attention on parle bien ici des versions Android des apps sur Chrome OS, ces mêmes applications fonctionneront bien évidemment sur les Smartphones Android. Les utilisateurs de Chrome OS, seront désormais redirigés vers l’utilisation des versions web des apps telles qu’Outlook, word, Excel etc. L’idée pour Microsoft est aussi de limiter l’usage de suite qui ne disposent pas forcément d’abonnement Office 365, la société limitait pour cela l’usage de la version gratuite en fonction de la taille des écrans. Pour bénéficier de capacités supplémentaires sur des tailles d’écran non mobiles, comme sur l’iPad Pro et autres il faut donc un abonnement. Le changement pour Chrome OS, cependant, s’applique à tous les utilisateurs, sans restriction (il est vrai que la taille des écrans de ces derniers est pratiquement toujours supérieure à 10 pouces).

Voici la déclaration complète officielle de Microsoft :

« Dans le but de fournir l’expérience la plus optimisée possible aux clients de Chrome OS/Chromebook, les applications Microsoft (Office et Outlook) seront transférées vers des expériences Web (Office.com et Outlook.com) le 18 septembre 2021. Cette transition permet aux clients de Chrome OS/Chromebook d’accéder à des fonctionnalités supplémentaires et premium. Les clients devront se connecter avec leur compte Microsoft personnel ou le compte associé à leur abonnement Microsoft 365. »

Alors oui il est bien possible d’utiliser les applications Web sur Chrome OS, mais les versions web des applications ne sont pas toujours aussi riches en fonctionnalités que les offres natives d’Android. L’inconvénient le plus important est l’absence de prise en charge hors ligne… Si les PWA d’Office et d’Outlook peuvent être installées en tant qu’applications, certaines fonctions, comme la création d’un nouveau document, redirigent les utilisateurs vers le navigateur et donc d’être en ligne…

Le protocole QUIC de Google enfin validé par l’IETF

Cela fait depuis 2013 que Google travaille sur l’accélération d’Internet via le protocole QUIC (Quick UDP Internet Connections). Google avait présenté QUIC pour la première fois en juin 2013 sous la forme d’un module complémentaire expérimental pour Chrome, et en a rapidement fait la principale méthode de transport des données entre des applications comme Chrome et les serveurs de Google. Nous vous en parlions lors du dernier Briefing Calipia en décembre 2020. Un peu plus tard en 2016, l’entreprise avait soumis QUIC à l’IETF pour examen.

5 ans plus tard, le protocole devient une norme officielle de l’Internet validée par l’IETF, enfin. La technologie de transmission de données plus rapide est suffisamment bien établie maintenant pour être utilisée à grande échelle. L’usage de ce protocole entre Chrome et les serveurs de Google donnait un avantage en terme de rapidité au navigateur de Google dès lors qu’il se connectait aux serveurs maison. Cela ne devrait plus être le cas maintenant. Microsoft ayant annoncé aussi le support de cette technologie.

Concrètement, cette technologie remplace effectivement le TCP (Transmission Control Protocol), qui gère la manière dont les données sont placées dans des paquets adressés, acheminés et renvoyés vers des informations utilisables. QUIC utilise cette fois le protocole UDP (User Datagram Protocol), plus rapide, tout en offrant une récupération plus rapide. Il permet également des connexions cryptées plus rapides et une meilleure gestion des commutateurs de réseau. En d’autres termes, vos visites de sites web sécurisés, vos chats audiovisuels et votre navigation mobile devraient bénéficier des plus grandes améliorations.

Ceci dit, reste à savoir si QUIC sera largement adopté ou non. S’il s’agit désormais d’une norme que tout le monde peut utiliser, il n’y a peut-être pas d’empressement à abandonner le protocole TCP, qui est disponible depuis 1974. QUIC pourrait se répandre progressivement parmi les entreprises et les services qui pourraient bénéficier de la vitesse supplémentaire, mais une transition globale pourrait ne pas se produire avant longtemps, voire pas du tout.

Chromebooks : de nouvelles fonctions largement inspirées du monde Apple pour fêter son 10ème anniversaire

Comment lire vos vidéos sur un Chromebook | Clipchamp Blog

Et oui le Chromebook à 10 ans ! Dix ans déjà. Même si au bout de 10 années il n’a pas et de loin remplacé le marche du PC comme pouvait le clamer Google à l’époque du lancement, il gagne de très grosses parts de marchés aux US, dans un premier temps dans le secteur du « K12 » (éducation avant université) et maintenant dans les entreprises. Son arrivée en Europe est de plus en plus perceptible, favorisée par la webisation des applications métiers déjà en marche depuis de nombreuses années.

Pour fêter ce 10ème anniversaire l’entreprise de Mountain View annonce des nouveautés très interessantes, largement inspirées de ce qui se fait dans l’environnement Apple et existe entre Mac / iPhone et iPad depuis 3 ans. L’un des principaux objectifs est de rendre la connexion entre le téléphone et le Chromebook plus transparente.

Google présente donc « Phone Hub », qui vous permettra de voir le signal cellulaire de votre téléphone, l’autonomie de la batterie, etc. Vous pouvez l’utiliser pour localiser votre téléphone, ou même activer son hotspot afin d’accéder à Internet. La société a également indiqué que vous pouvez l’utiliser pour répondre à un texte, (cela fait déjà partie de Chrome OS avec Google Messages). En gros ce qui est possible avec iPhone/iPad + Mac depuis 2018. On se demande pourquoi de telles fonctions n’étaient pas encore là, Google contrôlant tout l’écosystème Android et ChromeOS.

Autre nouveauté : « Wi-Fi Sync ». Cette fonction vous permettra de vous connecter automatiquement aux réseaux Wi-Fi auxquels vous vous êtes déjà connecté depuis votre téléphone Android. Avec la fonction « Nearby Share »,vous pourrez partager des fichiers entre votre téléphone et votre Chromebook… Du copier-coller de la fonctions AirDrop d’Apple en quelque sorte introduite en… 2017 🙂

Vimeo bientôt une société autonome

Vous connaissez tous Vimeo, cette société fondée en 2004, offre depuis longtemps ce qui est essentiellement une alternative plus professionnelle à YouTube. Nous utilisons pour notre part ces services depuis quasiment leur naissance. Le site permet aux membres payants de personnaliser le lecteur vidéo, de protéger les vidéos (via un mot de passe, des liens cachés, des sites de destinations spécifiques, etc), il permet aussi de s’intégrer à Google Analytics et de faire gérer un compte par plusieurs membres de l’équipe. Plus récemment la société à mis en place des services permettant de diffuser des émissions en live, service de très bonne qualité et tout à fait comparable à ce que peut offrir côté grand public, Youtube Live. Vimeo compte aujourd’hui 200 millions d’utilisateurs.

Le mois dernier les PDF de Vimeon, Anjali Sud précisait :

« Au cours des sept derniers mois, nous avons accueilli plus de 30 millions de nouveaux membres, vu plus de 60 millions de nouvelles vidéos créées et téléchargées, et organisé des millions d’événements en direct qui sont passés au numérique pour la première fois – plus que les trois années précédentes combinées »

Vimeo fait donc le chemin inverse de YouTube, société indépendante rachetée par Google. Vimeo est en train de devenir une société autonome. Comme de nombreuses sociétés de diffusion de contenus numériques, le service connaît une croissance accélérée en raison de la pandémie. Peu après sa création, Vimeo appartenaient à IAC, holding technologique et médiatique à l’origine d’Angie’s List, Ask, Dotdash (anciennement About.com) et, jusqu’à récemment, du leader des sites de rencontres « Match Match ». Au second trimestre 2021, ce même groupe lâchera donc Vimeo, afin qu’il puisse financer plus facilement sa croissance.

En novembre, Vimeo a levé 150 millions de dollars, évaluant la société à 2,75 milliards de dollars, selon CNBC. Anjali Sud a déclaré que ce financement aiderait Vimeo à créer de nouveaux outils pour les équipes et les utilisateurs en entreprise, à développer des fonctionnalités plus riches pour les événements en direct, et à ajouter des intégrations avec davantage de plateformes tierces, parallèlement à la création d’autres nouveaux outils.

Reste à savoir si cette société ne risque-t-elle pas de tomber dans les mains d’un plus gros poisson ? Si son positionnement B2B devrait éviter les appétits d’un FaceBook ou même Google, des sociétés telles que Microsoft ou Amazon pourraient y voir un intérêt…

Des Chromebooks sous ARM : retour aux sources ?

Les principaux Chromebooks du marché sont devenus au fil des ans quasiment tous sur plateforme Intel, alors que l’OS était issu à l’origine d’un développement axé sur un usage sur processeurs faible consommation et ARM en particulier. Seulement voilà, les constructeurs se sont orienté sur ce qu’ils savaient intégrer de mieux : à savoir la plateforme Intel (Processeurs et Chipsets). Aujourd’hui Acer frappe assez fort avec un nouveau modèle tournant sur le processeur ARM de Qualcomm.

Acer a donc annoncé le tout premier Chromebook à utiliser la plateforme Snapdragon. Il s’agit du Chromebook Spin 513, qui intégré donc un Snapdragon 7c. Cela signifie qu’il est doté de fonctionnalités que seul un SoC ARM peut offrir : à savoir la 4G. C’est le même paris que fait Microsoft pour sa tablette Windows Pro X, mais cette fois sous une version spécifique de Windows pour ARM qui ne dispos que d’une base applicative bien réduite… Nous en reparlerons lors du prochain Briefing Calipia en décembre.

Le Chromebook Spin 513 ne pèse que 1,2 Kgs et promet une autonomie de 14 heures. Il dispose d’un écran HD de 13,3 pouces et la charnière à 360° qui fait de lui un convertible.

Sans surprise ce modèle cible les étudiants (secteur ou les chrome books font un tabac outre-atlantique) mais aussi les entreprises qui commencent à adopter sérieusement les Chromebooks, là encore principalement aux US.

Le Chromebook Spin 513 sera disponible en Amérique du Nord en février à partir de 399,99 $, mais il y a aussi un Chromebook Enterprise Spin 513, qui sera disponible en mars pour 699,99 $. Sur ce modèle Acer intégrera des fonctions d’administration à distance et de blocage de l’appareil en cas de perte ou de vol.

Acer a également annoncé une machine sous Chrome OS mais fixe, (sous plateforme Intel cette fois) : La Chromebox CXI4, qui utilise des processeurs Intel de 10e génération, jusqu’à un Core i7. Il peut également être acheté avec une mise à jour Chromebox Enterprise. La Chromebox CXI4 sera disponible en Amérique du Nord au premier trimestre à partir de 259,99 $, et la Chromebox Enterprise CXI4 sera disponible à partir de 409,99 $.

Le nouveau PDG de Ford se méfie des GAFA (et sans doute à juste titre…)

imagesJim Farley, le nouveau PDG de Ford qui prendra ses fonctions au mois d’octobre prochain, en remplacement d’un autre Jim : Jim Hackett, faisait la semaine dernière ses premières déclarations de stratégie générale à la presse. Alors que traditionnellement la concurrence citée est General Motors, l’éternel rival, Toyota, le numéro 1 du secteur automobile en terme de vente de véhicules, pour Jim Farley, c’est des GAFA qu’il faudra se méfier :

« Nous savons que nos concurrents actuels sont Amazon, Baidu, Tesla, Apple, Toyota et d’autres« 

Pour lui, même si un géant tel qu’ Amazon n’est pas à priori sur le secteur automobile, rien de l’empocherait demain d’y entrer. Il est vrai que le changement de valeur passant du moteur à l’intégration et les batteries (comme l’a si bien démontré Tesla qui est maintenant plus gros en valorisation que Toyota et GM réunis alors qu’il vend 30 fois moins de véhicules), permet à de nouveaux entrants  qui ont des moyens de venir sur un marché autrefois réduit à des sociétés établis durant des années. Amazon – dont la valeur boursière est de 1500 milliards de dollars éclipse largement celle de Ford, qui n’est que de 26 milliards de dollars…

Mais Amazon est aussi  l’un des plus gros actionnaire du constructeur de camions électriques Rivian, qui a levé 1,3 milliard de dollars à la fin de l’année dernière. Amazon a également annoncé une commande de 100 000 véhicules électriques de Rivian, ce qui, selon CNBC, est la plus grosse commande de véhicules électriques jamais enregistrée. (Ford est également actionnaire de Rivian). En juin, Amazon avait aussi acheté la société de robotaxi électrique Zoox de la Silicon Valley pour environ 1 milliard de dollars, signalant à nouveau ses intentions dans l’espace automobile. Enfin, l’année dernière, le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, aurait exprimé son enthousiasme pour l’industrie automobile lors d’une réunion de tous les acteurs.

De plus les rumeurs font aussi état des appétits d’Apple et de Google sur le secteur automobile pour en fournir demain toute la valeur avec la conduite autonome…

Donc le patron de Ford n’a sans doute pas tord de se méfier de ces acteurs. Il faut dire qu’il a sans doute été choisi pour son background technologique. On le définit souvent comme un Geek. Né en 1962 en Argentine, il a obtenu une licence d’économie et d’informatique à l’université de Georgetown. Il a gravi les échelons chez Ford et occupe actuellement le poste de directeur de l’exploitation. Avant d’occuper ce poste, il a été président de New Businesses, Technology and Strategy, où il a contribué à l’expansion de Ford dans le domaine des véhicules connectés. Il a également l’expérience de la direction des équipes chargées de la mobilité intelligente et des véhicules autonomes.

 

EN retard, Oracle confirme ses ambitions dans le Cloud

Alors que l’éditeur n’est pas considéré comme un leader dans le Cloud public, comme le confirme l’étude de Synery Research qui place en nette première position Amazon suivi par Microsoft, l’entreprise compte appuyer sur l’accélérateur. Il était temps, alors que le manque à gagner pour l’entreprise comme à se ressentir. Il est amusant de constater que l’entreprise pourtant « visionnaire » dans la fin des années 1990 avec le concept de Network Computer (basé il est vrai à l’époque sur une relation d’opposition, pour ne pas dire plus, à Microsoft), a pris un retard conséquent !

Elle n’a pas bénéficié comme ses concurrents de la croissance de ces dernières années. pour preuve sa valorisation boursière en 5 ans a progressé de 65 % tandis qu’Amazon progressait de 525 % ! Ou encore Microsoft de 377%… La valorisation de l’entreprise est maintenant 10 fois inférieure à celle de Microsoft, ou 6 fois celle de Google.

Pour réagir, l’entreprise a annoncé la nomination d’un nouveau vice-président exécutif en charge de l’infrastructure Oracle Cloud qui sera directement sous la direction du co-fondateur Larry Ellison. C’est donc Clay Magouyrk, chez Oracle depuis six ans, qui prend ce poste. Signe des temps, ce poste est basé à Seattle (le fief des numéros 1 et 2 du Cloud) alors que le siège de l’entreprise est dans la Silicon Valley depuis toujours.

Oracle Cloud Infrastructure a été lancée en 2016, dans le but de concurrencer des entreprises comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, elle a commencée avec de petites ambitions avec une seule région de cloud et une poignée de services. Elle paye aujourd’hui sa faible ambition du départ. Même si aujourd’hui beaucoup de choses ont changé. l’entreprise a annoncé la semaine dernière sa 25e région de Cloud, et dit qu’il prévoit d’en ajouter onze autres d’ici août 2021. La société avait annoncé en avril dernier que Zoom (la société de vidéoconférence), en pleine expansion, était son client, alors que l’entreprise remerciait plutôt Amazon pour avoir soutenu sa forte croissance ! Nous vous en parlions ici même.

Dans un récent rapport (27 juillet dernier), les analystes de Gartner ont déclaré que les entreprises devraient maintenant considérer Oracle comme une « option viable » lorsqu’elles évaluent les fournisseurs de cloud public. Pas de scoop, Gartner s’alignant ici sur une position maintenant devenue majoritaire.

Le retard pris par Oracle a été mis à profit, d’après Larry Ellison :

« Quand vous savez que c’est là que vous allez, » dit-il, « vous construisez les choses différemment. »

Ainsi le lancement de « Oracle Dedicated Region Cloud@Customer« , qui rend tous les services de cloud d’Oracle disponibles en tant que région de cloud entièrement gérée dans les centres de données de ses clients est un exemple positif selon le fondateur d’Oracle, « une première dans l’industrie du cloud » et « une chose que personne n’imaginait faire« . Je pense que l’ami Ellison, n’a jamais entendu parlé d’Azure Stack dont la première version existe depuis … 2016 (année du lancement d’Oracle Cloud) 🙂

Enfin, pour en revenir à Clay Magouyrk, ce nouveau VP, a 33 ans, vient d’Amazon où il avait aussi passé 6 ans.

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