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Quand Google veut s’occuper de votre confidentialité…

googleGoogle cherche aujourd’hui à se repositionner comme le champion de la confidentialité des utilisateurs sur le Web. Alors oui, cela peut sans doute faire sourire (à juste titre), un peu comme si les géants de l’énergie voulaient nous aider à consommer moins 🙂

Dans un nouveau billet de blog, Justin Schuh, patron du navigateur Chrome, explique comment le géant de Mountain View « souhaite limiter l’accès des annonceurs à vos données » (notez la subtilité : les annonceurs, pas Google 🙂 ).

L’entreprise prévoit d’y parvenir en introduisant de nouvelles normes Web sur la manière dont les annonceurs utilisent et accèdent aux données des utilisateurs pour cibler leurs annonces avec ce que Google appelle la « Privacy Sandbox« . Les détails de son fonctionnement ne sont pas encore parfaitement définis, mais l’objectif de Google est « que les annonces restent pertinentes pour les utilisateurs, mais que les données des utilisateurs partagées soient réduites au minimum en agrégeant anonymement les informations  et en conservant beaucoup plus d’informations utilisateur uniquement en local ». Le « Comment » reste pour le moment assez flou.

Qu’est-ce qui motive Google ? Bien entendu la pression des utilisateurs et du marché en général pour plus de confidentialité. La pression possible des régulateurs américains qui demain, comme l’a fait l’Europe avec la GDPR pourrait imposer des lois contraignantes. Mais également lutter contre les bloqueurs de publicité qui limite le revenu du géant ! dont il ne se prive jamais de dénoncer les méfaits : ainsi régulièrement Google affirme que « cela réduit non seulement les revenus des éditeurs et limite leur capacité à offrir du contenu gratuit, mais peut surtout aggraver le problème de la confidentialité en ligne« … aussi pertinent qu’un tweet de Trump 🙂

Google ajoute les bureaux virtuels à Chrome OS

chromebooksLa dernière version de Chrome OS (version 77, actuellement en cours de déploiement sur les Chromebooks) ajoute des bureaux virtuels. Il sera donc possible de basculer entre quatre bureaux différents avec leurs propres dispositions d’applications. Cette nouvelle fonction existe sous Linux depuis des lustres tout comme sous MacOS lui aussi issu d’Unix. Cette fonction, très pratique pour simuler du multi écran par exemple, faisait parti des nouveautés de Windows 10.

Google a repris ici les gestes de MacOS (avec Mission Control), en glissant depuis le pavé tactile vers le haut on affiche toutes les fenêtres en mode « Vue d’ensemble », Pour créer un nouveau bureau virtuel, Google s’inspire cette fois de Windows 10 avec un bouton dans le coin droit intitulé «Nouveau bureau» (il est en haut chez Google et en bas chez Microsoft…), ceci créer un nouvel espace dans lequel on peut faire glisser des fenêtres. Comme sur mac, on peut utiliser quatre doigts pour basculer entre les bureaux virtuel.

Google ne met pas en avant pas cette fonctionnalité sur son blog ChromeOS, mais met plutôt l’accent sur d’autres choses comme les «clics automatiques», une fonctionnalité d’accessibilité qui permet de déclencher un clic de souris en plaçant le pointeur de la souris sur un objet spécifique… On retrouve également dans les fonctions mises en avant : une meilleur gestion des comptes Google pour Chrome OS et la suppression du support de Flash.

 

Une vidéo humoristique plutôt réussie de promo pour les Chromebooks :)

Capture d’écran 2019-08-14 à 19.48.24.pngEn ce jour férié, voici un petit post sur une petite vidéo de promotion des Chromebooks plutôt réussie et pleine d’humour. L’acteur principal (et le seul en fait) est Bill Nye, célèbre pour ses convictions sur changement climatique. Il explique qu’il faut changer nos habitudes et en premier passer du PC au Chromebook et qu’il ne faut pas avoir peur ! Le parallèle est osé mais très drôle.

La parodie de Windows et ses correctifs avec la voiture (à 1’45) est assez réussie 🙂

Bill Nye est un ancien ingénieur de Boeing (A Seattle) et animateur d’une émission pour enfants dans les années 1990, il intervient donc dans une série de vidéos de Google pour les Chromebook (sur YouTube, évidemment) intitulée «The Science of Switching». Avec pour objectif de changer nos pratiques… pour passer d’un PC à un Chromebook bien sûr…

 

Assistants vocaux : Amazon Alexa toujours en tête des usages dans un marché qui commence à émerger

Les assistants vocaux font souvent la une de la presse pour les problèmes de confidentialité. Les craintes sont réelles, mais les usages progressent néanmoins à commencer par la plateforme d’Amazon qui continue de faire la course en tête.

la technologie vocale et le marché en général ont beaucoup évolué. Il y a deux ans, il y avait déjà 15 000 «compétences» Alexa ou différentes applications et capacités vocales Alexa. Aujourd’hui, il y en a plus de 90 000... Et Amazon a ajouté encore plus de capacités à Alexa, en affrontant principalement Google alors que Microsoft a quasiment jeté l’éponge (en tout cas coté grand public), que Siri peine à devenir pertinent et que les autres n’ont pas la taille critique. Le succès d’Amazon repose sur le modèle partenaire de son assistant vocal avec la très large diffusion de son SDK. Alexa a ainsi été intégrée à 150 périphériques différents fabriqués par des tiers. Le nombre total d’appareils Alexa vendus vient de passer selon l’éditeur à plus de 100 millions…

Le marché devrait atteindre  31 milliards de dollars d’ici 2025 selon Amazon, on comprend mieux pourquoi les entreprises telles que Google investissent massivement pour combler leur retard (très réel encore au États Unis).

Paul Bernard AmazonIl y 3 ans Amazon avait lancé son programme « Alexa Accelerator » destiné aux jeunes entreprises qui teste des modèles et des business autour des technologies vocales. « Au démarrage, Amazon ne savait pas vraiment quel type de startups il attirerait lorsque la société a lancé son accélérateur en 2017 » a déclaré Paul Bernard, directeur du développement mondial d’Amazon Alexa et d’Alexa Fund, la branche de capital-risque d’Amazon (avec un budget de 200 millions de dollars destinée aux startups). C’est aujourd’hui un succès qui permet à la technologies d’être utilisée dans très nombreux scénarios.

Les utilisateurs d’iPhone de plus en plus tentés par Android

Apple fait de la fidélité de ses utilisateurs un élément clé de sa politique. Si vous êtes entré dans l’univers de la pomme, vous avez de bonnes chances d’y rester et de lorgner sur les prochains modèles… A plus de 90% les utilisateurs d’iPhone souhaitaient donc pour leur prochain smartphone… un iPhone.

En 2019 selon une étude BankMySell qui mène ce type d’étude depuis près de 10 ans, la fidélité des utilisateurs Apple est tombé au plus bas puisque seulement 73% de ces derniers envisagent de rester avec un iPhone. Ce nombre encore élevé est néanmoins au plus bas depuis 9 ans…

fidelite iphone

Tout ceci dans un contexte de baisse des ventes des iPhones (-17% au dernier trimestre). Les progrès que font Google avec Android et surtout les efforts réalisés depuis deux ans pour offrir une expérience plus cohérente n’y sont pas pour rien. On comprend aussi pourquoi Apple axe sa communication sur le respect de la vie privée, domaine où Google, à du mal à s’aligner (business model oblige).

 

Fin des tablettes Google Pixel sous Chrome OS

Capture d’écran 2019-06-24 à 13.03.23Google lançait en octobre dernier les Pixel Slate, Tablettes avec clavier optionnel, à la mode de l’iPad Pro ou de la Surface Pro. Cette tablette était sous Chrome OS, ce qui a l’époque n’indiquait rien de bon concernant Android sur les Tablettes…

On apprenait en début d’année que le constructeur lancerait également plusieurs formats de nouvelles tablettes Pixel. Il n’en sera rien finalement. Selon de nouvelles informations, la société a cessé de travailler sur ces modèles non annoncées et concentrera plutôt ses efforts sur les ordinateurs portables.

JR Raphael, de Computerworld, s’est entretenu avec un porte-parole de Google, qui a confirmé l’abandon des tablettes sous Chrome OS. La nouvelle a d’abord été partagée avec les employés lors d’une réunion de l’entreprise tenue mercredi dernier, en recasant les personnes impliquées dans les projets de tablettes. Selon Raphael, beaucoup ont déjà commencé à travailler pour l’équipe ordinateurs portables.

Deux ans se sont écoulés depuis l’annonce du Pixelbook de la firme et de nombreuses rumeurs ont couru sur un successeur approprié. Avec cette annonce, nous verrons peut-être enfin un nouvel ordinateur portable Pixel cette année ?

Google change une API utilisée par de nombreuses extensions à Chrome

Capture d’écran 2019-06-14 à 15.16.20Google a récemment décidé de changer le fonctionnement de l’API Web Request dans Chrome. Quel est le problème me diriez-vous ?

Il se trouve que cette API est utilisée par de nombreuses extensions et les modifications pourraient affecter la capacité des bloqueurs de publicité à fonctionner correctement… Et voilà une polémique de lancée, car il est vrai que l’on soupçonne souvent Google de vouloir contrarier ces bloqueurs de publicités qui logiquement attaquent un peu le gagne pain de la firme de Mountain View…

Alors sur son blog sur la sécurité Google explique pourquoi il estime que les modifications sont nécessaires à la protection des utilisateurs ce qui devrait selon lui apaiser les craintes relatives à la possibilité de neutraliser les bloqueurs de publicité dans Chrome. La société explique que la croissance explosive de la popularité des extensions a obligé l’équipe de Chrome à prendre des mesures drastiques pour réduire les abus de la part d’acteurs néfastes. Google prend également plus de temps pour revoir les extensions présenté dans le magasin application de Chrome, ce qui d’après la société aurait déjà entraîné une baisse de 89% du nombre d’installations d’extensions malveillantes depuis 2018. Mais pour aller encore plus loin, Google remplacera l’API Web Request par l’API Declarative Net Request, qui permet aux éditeurs d’extension d’avoir un contrôle précis des informations dont ils ont besoin dans le navigateur, sans recevoir d’informations sensibles ou non pertinentes pour leur fonctionnement. Donc en gros : cela n’a rien de machiavélique de la part de Google c’est uniquement pour le bien des utilisateurs et surtout pour leur sécurité !

Seulement voilà difficile d’expliquer dans ces conditions pourquoi la société maintien cette API dans la version Entreprise de Chrome (destinée il va de soit aux entreprises déployant la solution)…

La plupart des autres navigateurs basés sur Chromium comme Opera et Vivaldi ont déclaré qu’ils continueraient à prendre en charge l’ancienne API pour les extensions, malgré les modifications de Google. Aucune information coté Edge Chromium en revanche.

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