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Chromebooks : le projet « Campfire » visiblement abandonné

HP ChromebookAlors que les Chromebooks gagnent de plus en plus de parts de marchés y compris en entreprise (nous y reviendrons dans le détail lors du prochain Briefing Calipia qui commence dans 3 semaines : raison de plus pour ne plus tarder à vous y inscrire 🙂 ), Google semble abandonner son projet d’exécution de Windows 10 sur ces machines.

Nous vous parlions de ce projet en aout dernier. Selon les rapports, la fonctionnalité dont le nom de code était « Campfire » aurait été nommée « Alt OS » et nécessiterait jusqu’à 40 Go de stockage pour permettre le double démarrage. C’est donc beaucoup, mais ce n’est sans doute pas la raison de l’abandon possible : dans les derniers builds de Chrome OS et à propos des Chromebooks il est clairement indiqué maintenant par Google que l’installation de Windows 10 est fortement déconseillée.

Une pratique logique pour Google qui ne l’est pas rappelons le pour Apple qui met en oeuvre les technologies « Boot Camp » avec tous les drivers pour pouvoir installer Windows 10 sur un Mac…

Google aux ordres de Donald Trump : plus de licence Android pour Huawei

On apprend cette nuit que le géant de la recherche et surtout fournisseur d’Android, prendrait en quelque sorte part à la guerre que mène le gouvernement américain au constructeur chinois Huawei. Mais a-t-il le choix ?

Capture d’écran 2019-05-20 à 07.39.18.pngLa semaine dernière, Donald Trump, a déclaré l’urgence nationale empêchant les pays étrangers d’importer de futures importations en provenance des États-Unis sans l’approbation du gouvernement fédéral. Huawei a été ajouté à la « Liste des entités » du ministère américain du Commerce, qui interdisait essentiellement à la société chinoise d’acheter des composants et des matériaux à des sociétés américaines sans l’approbation du gouvernement américain. Selon Reuters, Google aurait « suspendu avec Huawei des transactions nécessitant le transfert de produits matériels et logiciels, à l’exception de ceux couverts par des licences open source ».

Google abandonnerai donc la prise en charge de tous les futurs smartphones Huawei hors de Chine, mais surtout les services tels que Google Play Store et Gmail. De plus, Huawei ne recevra plus les mises à jour Android à compter de maintenant. Une arme atomique, aura un impact majeur sur Huawei. Même si l’entreprise dispose, bien sûr toujours accès au code Open Source d’Android, le blocage du Google Play risque d’être très problématique pour vendre des téléphones dans le monde entier. Les concepteurs d’alternatives à Android connaissent cette menaces dès lors que le fournisseur devient un peu trop puissant…

En mars, un représentant de la société avait révélé que Huawei avait un système de backup au cas où les choses se dérouleraient mal avec les USA. La société a conçu ses propres systèmes d’exploitation, à utiliser uniquement dans des situations d’urgence,  telles que l’impossibilité d’obtenir une licence pour Android ou Windows… Mais ceci posera tout de même le problème d’accès aux services de Google.

La situation de Google obéissant à l’administration américaine, peut-être assez amusante lorsque l’on sait que les reproches fait à Huawei sont justement que cette société serait aux ordres de son gouvernement…

 

Google et l’optimisation fiscale : rien de plus normal…

Une interview interessante sur la BBC où l’ancien CEO de Google, Eric Schmidt, est revenu sur les pratique de Google en matière d’optimisation fiscale pour affirmer que « la société faisait preuve d’éthique lorsqu’elle pratique l’optimisation fiscale afin de réduire le montant des taxes payées à l’étranger« .

Lorsque Emily Maitlis de la BBC a insisté sur les stratagèmes d’évasion fiscale de Google, Eric Schmidt a répondu avec un air interrogateur : « Voudriez-vous que nous donnions plus, volontairement, à ces gouvernements ? Est-ce votre demande ? … Nous sommes très à l’aise avec ce que nous avons fait et je défendrai la société et son fonctionnement pendant très longtemps. « . Alors même que l’intervieweuse citait les informations de janvier de cette année qui révélaient que le moteur de recherche avait transféré 22,7 milliards de dollars via une société écran néerlandaise aux Bermudes en 2017 afin de réduire sa facture fiscale (révélé grâce à des documents déposés à la chambre de commerce néerlandaise)… Les vrais portes des paradis fiscaux sont toujours bien en Europe… et ce n’est pas nouveau, depuis combien d’années les géants du numériques vous facturent depuis ces pays ?

L’éternelle question de la sécurité des terminaux Android…

Depuis le début d’Android (il y a 10 ans maintenant), la sécurité a toujours été le talon d’Achille de la plateforme mobile. Le nombre d’intervenants mais aussi peut-être paradoxalement l’ouverture de ce dernier fait que chacun (Editeur, Constructeurs et Opérateurs) écrit ou modifie le code, ajoute des couches et sur-couches rendant alors la structure plus difficile à maintenir et créant une dépendance logique sur chacune des couches. Résultat, lorsqu’un élément doit être corrigé c’est tout l’édifice qui peut devenir bancale.

Capture d’écran 2019-04-06 à 18.25.53Google à très vite compris ce problème, sans pour autant en trouver la solution. Aujourd’hui le système d’exploitation compte non seulement plus de deux milliards d’utilisateurs actifs, mais tout le monde est beaucoup plus critique en ce qui concerne sa confidentialité et sa sécurité dans l’espace numérique. Google  publie depuis cinq ans son rapport « Year in Review« , décrivant en détail comment il protège ses utilisateurs Android. La nouvelle version du rapport vient d’être rendue disponible.

Mais compte tenue de la diversité, surveiller Android et sa sécurité n’est pas une tâche facile. Google détecte notamment les applications potentiellement néfastes (PHAs). Google maitrise le Play Store (Le magasin applicatif) et parvient tant bien que mal à écarter les applications suspectes (seulement 0,08% des appareils utilisant exclusivement le Play Store pour installer des applications aurait été infectées par une ou plusieurs PHA). Le problème reste la possibilité d’utiliser des applications venant de sources externes où le taux d’infection serait huit fois plus élevé pour atteindre donc 0,68%.

Capture d’écran 2019-04-06 à 18.32.42Mais ce rapport est un arbre qui cache un peu la foret, car le véritable problème reste que les constructeurs se se précipitent pas pour appliquer les correctifs ou simplement mettre à jour le système. Y compris sur des modèles récents. Là encore Google est bien conscient du problème. Afin d’accélérer le processus de mise à jour, le Project Treble a été introduit dans les versions les plus récentes d’Android, (nous vous en parlions il y a deux ans lors d’un Briefing Calipia), ceci aurait permis d’après Google aux entreprises de publier des mises à jour plus rapidement. Le rapport indique « qu’au quatrième trimestre de 2018, 84% de périphériques supplémentaires bénéficiaient d’une sécurité. mise à jour par rapport au même trimestre l’année précédente « .

Mais Google indique aussi qu’en 2018 même les nouveaux produits Android pouvaient présenter des vulnérabilités dès l’origine. Google a lancé une suite dite « de tests de construction (BTS) » avec des équipementiers afin de lutter contre ce problème, leur permettant de soumettre des images qu’ils souhaitent installer sur leur modèles afin de détecter les problèmes de sécurité et les éventuelles PHA avant leur envoi aux utilisateurs.

Avec le programme Android Entreprise lancé en février 2018, Google compte bien aussi obliger les constructeurs qui y adhèrent de réaliser ces mises à jours au moins pour 2 ans. Mais encore faut-il que tout le monde y adhère et pour tout les modèles vendus. Ce qui est loin d’être le cas, lorsque l’on voit aussi que le principal constructeur, Samsung, ignore ce programme…

Nous reviendrons sur ces éléments lors du prochain Briefing Calipia avec une session dédiée au passage d’iOS à Android. N’hésitez pas à vous joindre à nous.

Une semaine après sa création, le conseil éthique sur l’Intelligence Artificielle de Google ferme ses portes…

Capture d’écran 2019-04-06 à 19.18.59Google a annoncé la fermeture de son « Conseil consultatif externe sur les technologies de pointe (ATEAC) » une semaine à peine après sa création. Ce conseil devait apporter ses réflexions sur l’usage de l’Intelligence Artificielle chez Google et établir des règles (consultatives donc) éthiques. La fermeture du conseil intervient alors que la présidente de la Fondation du Patrimoine, Kay Coles James, membre du conseil, a attiré l’attention avec des prises de positions politiques assez tranchées et que la présence de Dyan Gibbens, la PDG de Trumbull Unmanned, une entreprise de drones à vocation militaires, n’était pas souhaité par les employés de Google qui s’étaient précédemment opposés à ce que Google soutienne des projets avec le Pentagone ;  la direction avait alors été obligée de faire machine arrière.

Dans le même temps, un autre membre, Alessandro Acquisti a annoncé sur Twitter qu’il ne participerait finalement pas. Ce professeur à Carnegie Mellon est l’une des premières personnes qui soulignait l’importance du respect de la vie privée dans une conférence très à TEDx en 2013.

Google a donc logiquement jeté l’éponge : «Il est devenu évident que dans l’environnement actuel, l’ATEAC ne peut pas fonctionner comme nous le souhaitions. Nous arrêtons donc le conseil. Nous continuerons d’être responsables sur les questions importantes soulevées par l’intelligence artificielle et trouverons différents moyens d’obtenir des opinions extérieures sur ces sujets.  »

La raison pour laquelle Google avait inclus des personnes de tous horizons politiques et sensibilité était pour que ce conseil soit plus le plus représentatif possible. C’est raté ! A voir quelle structure le géant de Mountain View va pouvoir proposer en échange ? Et pourquoi pas une alliance les autres géants du secteurs : Facebook, Microsoft et Amazon par exemple… En laissant les états le soin de réguler les usages…

Google Chrome : des nouveautés interessantes en approche…

Google ChromeLa prochaine version de Chrome (73) devrait apporter de nombreuses nouveautés très interessantes. Ces fonctions sont disponible dans les version Beta (Canary) du navigateur.

Parmi ces nouveautés on découvre :

  • Un mode sombre disponible : ce mode est particulièrement « à la mode » depuis les annonces de Microsoft sous Windows 10 en octobre mais aussi depuis Mac OS Mojave un peu plus tôt dans l’année en aout.
  • Un mode d’exécution « Never-Slow Mode » permettant de privilégier l’exécution pour un onglet particulier.
  • La prise en charge des touches matérielles du clavier pour le controle du son intégré aux vidéos. C’est clairement un atout pour Chrome, cela facilite grandement le contrôle de la lecture audio / vidéo. Par exemple, si vous utilisez le Web pour diffuser de la musique via un service de diffusion en continu ou via YouTube en arrière-plan, vous pourrez utiliser les touches lecture / pause du clavier pour contrôler la lecture sans avoir à rechercher les onglets concernés.
  • L’incrustation vidéo en image dans l’image ouverte aux application PWA (Progressive Web Apps) chères à Microsoft. Alors que Chrome 70 offrait déjà la possibilité d’installer des PWA sur Windows 10, ce qui pour rappel, permettait par exemple, la prise en charge des icônes du menu Démarrer, les notifications natives via le Centre de maintenance, etc. Cependant, les PWA qui utilisaient la vidéo pouvaient basculer vers une image dans l’image uniquement par l’intermédiaire d’une action de l’utilisateur. Avec l’incrustation automatique dans l’image, les éléments vidéo de l’application peuvent entrer et quitter l’état de l’incrustation automatiquement en fonction de la mise au point. Un exemple d’usage serait les applications de vidéoconférence qui basculent la vidéo en image incrustée lorsqu’un utilisateur navigue entre différentes applications Web ou différents onglets du navigateur.

Chrome 73 a été mis hier en bêta. La sortie sur le canal stable devrait donc se faire dans quelques semaines.

 

Google Fuchsia : le remplaçant d’Android devrait exécuter les applications Android (ouf)…

Nous vous parlions cet été du nouvel OS de Google en cours de conception « Fuchsia » sensé à terme remplacer Android, même si cette date n’est pas connue à l’heure actuelle…

Un peu à la façon dont Google supporte actuellement Android dans Chrome OS (avec les limitations que l’on connait, en particulier sur les résolutions et fonctions tactiles diversement supportées), le géant de Mountain View, compte faire de même avec Fuchsia. Comme indiqué par 9to5google, les modifications apportées au code confirment que Fuchsia OS utilisera une version spécialisée d’Android Runtime (ART) pour exécuter des applications Android. Il semble logique que Google envisage de tirer parti de la masse d’applications Android si et quand il décide de lancer Fuchsia.

On ne sait toujours pas comment l’ART fonctionnera sous Fuchsia OS. Il est possible que Google utilise une approche similaire au fonctionnement du sous-système Linux dans Windows 10. Dans cette méthode, le noyau Fuchsia remplacerait les appels du noyau Linux par des appels équivalents pour son propre noyau. Mais Google peut aussi décider à la place d’exécuter ART sur une machine virtuelle.

Si vous êtes curieux de voir le système d’exploitation à ses débuts : voici une petite vidéo :

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