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Le nouveau PDG de Ford se méfie des GAFA (et sans doute à juste titre…)

imagesJim Farley, le nouveau PDG de Ford qui prendra ses fonctions au mois d’octobre prochain, en remplacement d’un autre Jim : Jim Hackett, faisait la semaine dernière ses premières déclarations de stratégie générale à la presse. Alors que traditionnellement la concurrence citée est General Motors, l’éternel rival, Toyota, le numéro 1 du secteur automobile en terme de vente de véhicules, pour Jim Farley, c’est des GAFA qu’il faudra se méfier :

« Nous savons que nos concurrents actuels sont Amazon, Baidu, Tesla, Apple, Toyota et d’autres« 

Pour lui, même si un géant tel qu’ Amazon n’est pas à priori sur le secteur automobile, rien de l’empocherait demain d’y entrer. Il est vrai que le changement de valeur passant du moteur à l’intégration et les batteries (comme l’a si bien démontré Tesla qui est maintenant plus gros en valorisation que Toyota et GM réunis alors qu’il vend 30 fois moins de véhicules), permet à de nouveaux entrants  qui ont des moyens de venir sur un marché autrefois réduit à des sociétés établis durant des années. Amazon – dont la valeur boursière est de 1500 milliards de dollars éclipse largement celle de Ford, qui n’est que de 26 milliards de dollars…

Mais Amazon est aussi  l’un des plus gros actionnaire du constructeur de camions électriques Rivian, qui a levé 1,3 milliard de dollars à la fin de l’année dernière. Amazon a également annoncé une commande de 100 000 véhicules électriques de Rivian, ce qui, selon CNBC, est la plus grosse commande de véhicules électriques jamais enregistrée. (Ford est également actionnaire de Rivian). En juin, Amazon avait aussi acheté la société de robotaxi électrique Zoox de la Silicon Valley pour environ 1 milliard de dollars, signalant à nouveau ses intentions dans l’espace automobile. Enfin, l’année dernière, le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, aurait exprimé son enthousiasme pour l’industrie automobile lors d’une réunion de tous les acteurs.

De plus les rumeurs font aussi état des appétits d’Apple et de Google sur le secteur automobile pour en fournir demain toute la valeur avec la conduite autonome…

Donc le patron de Ford n’a sans doute pas tord de se méfier de ces acteurs. Il faut dire qu’il a sans doute été choisi pour son background technologique. On le définit souvent comme un Geek. Né en 1962 en Argentine, il a obtenu une licence d’économie et d’informatique à l’université de Georgetown. Il a gravi les échelons chez Ford et occupe actuellement le poste de directeur de l’exploitation. Avant d’occuper ce poste, il a été président de New Businesses, Technology and Strategy, où il a contribué à l’expansion de Ford dans le domaine des véhicules connectés. Il a également l’expérience de la direction des équipes chargées de la mobilité intelligente et des véhicules autonomes.

 

EN retard, Oracle confirme ses ambitions dans le Cloud

Alors que l’éditeur n’est pas considéré comme un leader dans le Cloud public, comme le confirme l’étude de Synery Research qui place en nette première position Amazon suivi par Microsoft, l’entreprise compte appuyer sur l’accélérateur. Il était temps, alors que le manque à gagner pour l’entreprise comme à se ressentir. Il est amusant de constater que l’entreprise pourtant « visionnaire » dans la fin des années 1990 avec le concept de Network Computer (basé il est vrai à l’époque sur une relation d’opposition, pour ne pas dire plus, à Microsoft), a pris un retard conséquent !

Elle n’a pas bénéficié comme ses concurrents de la croissance de ces dernières années. pour preuve sa valorisation boursière en 5 ans a progressé de 65 % tandis qu’Amazon progressait de 525 % ! Ou encore Microsoft de 377%… La valorisation de l’entreprise est maintenant 10 fois inférieure à celle de Microsoft, ou 6 fois celle de Google.

Pour réagir, l’entreprise a annoncé la nomination d’un nouveau vice-président exécutif en charge de l’infrastructure Oracle Cloud qui sera directement sous la direction du co-fondateur Larry Ellison. C’est donc Clay Magouyrk, chez Oracle depuis six ans, qui prend ce poste. Signe des temps, ce poste est basé à Seattle (le fief des numéros 1 et 2 du Cloud) alors que le siège de l’entreprise est dans la Silicon Valley depuis toujours.

Oracle Cloud Infrastructure a été lancée en 2016, dans le but de concurrencer des entreprises comme Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud, elle a commencée avec de petites ambitions avec une seule région de cloud et une poignée de services. Elle paye aujourd’hui sa faible ambition du départ. Même si aujourd’hui beaucoup de choses ont changé. l’entreprise a annoncé la semaine dernière sa 25e région de Cloud, et dit qu’il prévoit d’en ajouter onze autres d’ici août 2021. La société avait annoncé en avril dernier que Zoom (la société de vidéoconférence), en pleine expansion, était son client, alors que l’entreprise remerciait plutôt Amazon pour avoir soutenu sa forte croissance ! Nous vous en parlions ici même.

Dans un récent rapport (27 juillet dernier), les analystes de Gartner ont déclaré que les entreprises devraient maintenant considérer Oracle comme une « option viable » lorsqu’elles évaluent les fournisseurs de cloud public. Pas de scoop, Gartner s’alignant ici sur une position maintenant devenue majoritaire.

Le retard pris par Oracle a été mis à profit, d’après Larry Ellison :

« Quand vous savez que c’est là que vous allez, » dit-il, « vous construisez les choses différemment. »

Ainsi le lancement de « Oracle Dedicated Region Cloud@Customer« , qui rend tous les services de cloud d’Oracle disponibles en tant que région de cloud entièrement gérée dans les centres de données de ses clients est un exemple positif selon le fondateur d’Oracle, « une première dans l’industrie du cloud » et « une chose que personne n’imaginait faire« . Je pense que l’ami Ellison, n’a jamais entendu parlé d’Azure Stack dont la première version existe depuis … 2016 (année du lancement d’Oracle Cloud) 🙂

Enfin, pour en revenir à Clay Magouyrk, ce nouveau VP, a 33 ans, vient d’Amazon où il avait aussi passé 6 ans.

La loi sur la protection de la vie privée s’applique en Californie depuis le 1er juillet

1200px-Flag_of_California.svgLa Californie a commencé le 1er juillet à appliquer sa loi sur la protection des données numériques, six mois après son entrée en vigueur. Elle a été décrite comme la loi sur la protection de la vie privée la plus stricte des États-Unis, ayant été en partie modelée sur la loi de référence européenne, notre fameuse RGPD.

La loi a été adoptée le 1er janvier, mais l’État a donné aux entreprises six mois pour se mettre en conformité. Pour rappel nous avions 2 ans en Europe pour le faire. Donc beaucoup moins de temps ici. Mais il est vrai que les entreprises californiennes avait déjà travailler sur le sujet justement pour leur mise en conformité avec la GDPR…

Malgré les appels de l’industrie et des géants de la tech (Facebook et Google en tête) pour que l’État attende en raison de la pandémie de coronavirus, le procureur général de l’état, Xavier Becerra n’a pas cédé…Elle donne aux consommateurs de l’État – et à beaucoup d’autres en dehors de la Californie – la possibilité de demander aux entreprises de leur indiquer les données personnelles qu’elles détiennent sur chaque personne et de demander aux entreprises de cesser de vendre leurs données personnelles à des tiers annonceurs ou autres. Un casse-tête pour certaines sociétés comme Facebook, pris une nième fois encore, la semaine dernière avec la main dans le pot de confiture…

Que se passera-t-il si les sociétés ne respectent pas la loi ? À partir de cette semaine, le bureau du procureur peut commencer à envoyer des avertissements aux entreprises qui pourraient être en infraction avec la loi et leur donner 30 jours pour régler les problèmes avant de faire face à d’éventuelles amendes ou poursuites. Un petit délais de grâce.

Pas question au passage pour ces sociétés de menacer de quitter l’état pour s’installer au Delaware per exemple (Paradis fiscal interne aux États Unis, sorte de Luxembourg, d’Irlande et de Pays bas réunis pour les Entreprises), là où est installé leurs sièges sociaux (comme c’est le cas de Facebook ou Alphabet la maison mère de Google), le législateur ayant prévu ce cas de figure en protégeant comme avec la GDPR les citoyens avant tout.

Cette loi est limité à la Californie, même si d’autres états, majoritairement Démocrates sont en train de mettre en oeuvre leur loi de protection de la vie privée également, là encore sur le modèle de l’Europe (pour une fois que c’est dans ce sens …). Des entreprises comme Apple en particulier qui a fait de la vie privée son cheval de bataille (face à un Google…) et d’autres géants comme Microsoft (qui ne tire pas non plus de gros revenus de la publicité) continuent de réclamer une loi fédérale unique sur la protection de la vie privée afin de faciliter la mise en conformité. Là encore sur le modèle européen !

Google rachète le canadien North qui réalisait des lunettes à réalité augmentée

focal-2Nous vous avions parlé il y a 1 an et demi des lunettes Focals du canadien North. Nous les avions essayé lors du CES 2019, elles étaient dans le village Amazon Alexa. Elles avaient des fonctionnalités très interessantes et progressaient régulièrement.

Google a annoncé aujourd’hui l’acquisition de North. L’annonce officielle intervient quelques jours seulement après que les rumeurs de cette acquisition aient commencé à circuler. Les détails financiers exacts de l’opération n’ont pas été divulgués. L’équipe de North restera au Canada et rejoindra les bureaux de Google à Kitchener-Waterloo.

Conséquence de ce rachat, la société a annoncé qu’elle n’expédierait pas la deuxième génération de lunettes intelligentes Focals 2.0 (qui étaient attendues pour cet été). Elle a arrêté la production du dispositif de première génération en décembre dernier et elle remboursera les clients pour les commandes en cours.

Avec cette acquisition Google souhaite faire évoluer son dispositif alors que son propre matériel (Google Glass) n’avait pas trouvé son marché ce qui avait entraîné la suspension de ses ventes. Les Google Glass avaient finalement été transformée en un appareil destiné aux entreprises, sur le modèle d’Hololens chez Microsoft.

Grâce à cette l’acquisition et à l’expertise de North dans le développement de lunettes intelligentes mais surtout plus discrètes, la société pourrait relancer ses plans en préparant probablement un successeur aux Google Glass mais surtout en s’attaquant à des rivaux tels qu’Apple, qui devrait lancer ses propres lunettes à réalité augmentée en 2023…

Clés FIDO2 : les comptes Google peuvent maintenant être sécurisés sous iOS

Cles FIDO2Nous avions abordé lors du dernier Briefing Calipia la sécurisation sans mot de passe FIDO2 et les clés associées. Pour rappel, cette technologie très prometteuse permet de s’affranchir (enfin) des mots de passes et de ne plus stocker ces derniers sur des serveurs souvent compromis.

Google annonce que ses comptes peuvent enfin profiter de la prise en charge intégrée des clés de sécurité physique sur iOS. Elle permet aux utilisateurs d’utiliser leurs clés de sécurité USB-C, NFC ou Lightning pour un niveau de sécurité supplémentaire lorsqu’ils se connectent à un compte Google ou utilisent le programme de protection avancée de Google. Si toutes les clés FIDO2 semblent être supportées, on pense bien entendu aux excellentes clés Yubico qui couplent usb-c et Lightning (en attendant le modèle usb-c-NFC qui serait retardé du fait de la crise sanitaire).

Google offrait auparavant une prise en charge plus limitée des options de clés de sécurité sur iOS, comme sa clé de sécurité Titan (donc le nouveau modèle est fabriqué par Yubico), qui ne fonctionnait que via Bluetooth et devait être utilisée conjointement avec l’application Smart Lock de Google. Mais Apple a ajouté une prise en charge plus large des clés de sécurité physique en décembre avec la sortie d’iOS 13.3, ajoutant une prise en charge native des clés de sécurité USB-C, NFC et Lightning conformes à la norme FIDO2. C’est logiquement sur cette mise à jour que Google s’appuie, le nouveau système ne nécessitera pas l’utilisation de l’application Smart Lock de Google, car le support est directement intégré à iOS.

Cette prise en charge sur les comptes Google et le programme de protection avancée est disponible dès aujourd’hui.

 

Les PWA au démarrage : bientôt possible avec Google Chrome et Edge

pwaLe développement des PWA (Progressive Web App) s’affirme comme une tendance de fond. Nous en avions parlé lors du dernier Briefing Calipia en décembre dernier. Le mois dernier, Google, fortement engagé comme Microsoft sur ce sujet, a remplacé certaines des applications Android du Play Store (pour les utilisateurs de Chrome OS) par leurs équivalents PWA .

Google vient de lancé une nouvelle mise à jour pour les utilisateurs de Chrome Canary (la beta du navigateur) qui permet de lancer les PWA au démarrage de Windows. C’est aussi le cas de Microsoft avec le canal Canary d’Edge.

Si vous utilisez Google Chrome Canary, vous pouvez suivre les étapes ci-dessous pour activer la fonction :

  1. Lancez Google Chrome Canary et tapez « chrome://flags » dans la barre d’adresse.
  2. Tapez « Desktop PWAs run on OS login » dans la barre de recherche.
  3. Cliquez sur le menu déroulant et sélectionnez « Activé ».
  4. Relancez le navigateur web.

Cela devrait activer la fonction . Vous pouvez l’essayer en allant sur un site web qui supporte les PWA et en cliquant sur l’option « Installer » dans la barre d’adresse. Dans la boîte de dialogue d’installation de l’application, cochez l’option « Démarrer l’application lorsque vous vous connectez à votre ordinateur » et cliquez sur « Installer« . Cela installera l’application et la lancera la prochaine fois que vous allumerez votre PC.

« Google est un problème pour tous ceux qui vendent quelque chose en ligne »…

Peter-Kern-1536x1059Peter Kern, le nouveau PDG de l’agence de voyage en ligne Expedia, tire à boulet rouge, dans une interview à CNBC vendredi dernier, sur Google. Pour rappel Expedia est une des plus grosse entreprise du secteur, elle comprend des marques et des sites tels que Hotels.com Vrbo, Travelocity, Orbitz, HomeAway et bien d’autres, en plus bien sur d’Expedia.com. Cette société, basée à Seattle est à l’origine une spin-off de Microsoft. Actuellement la quasi totalité des membres du comité de direction sont d’ailleurs des anciens de l’éditeur, aux USA et ailleurs.

Peter Kern revient sur le double rôle de Google en tant que concurrent dans le domaine des voyages en ligne et en tant que source clé de clients grâce au trafic de recherche et à la publicité payante.

« Je pense que Google est un problème – c’est un problème pour tous ceux qui vendent quelque chose en ligne, et nous devons tous nous battre avec cela« 

Ses commentaires s’inscrivent dans un contexte où les autorités antitrust américaines préparent un dossier contre le géant de la recherche, en se concentrant sur sa domination des publicités numériques.

Google est un sujet récurrent pour Expedia, mais Peter Kern semble adopter une approche différente de celle de son prédécesseur Mark Okerstrom avant d’être évincé de son poste l’automne dernier. Il pense que l’entreprise doit apprendre à moins s’appuyer sur le marketing du clic là où Google règne en maitre.

« Nous devons moins compter sur Google. Nous avons donc utilisé Google et le marketing du clic comme principal levier pour déterminer si nous pouvions croître à un certain rythme ou non, mais nous n’avons pas été très bons en matière de merchandising, nous n’avons pas été très bons pour comprendre le client. Nous n’avons jamais eu de données pour toutes nos marques afin de comprendre si un client avait visité une autre de nos marques et était passé à une autre. Nous avons souvent participé à des enchères de marketing de clic, nos propres marques contre elles-mêmes. Nous avons donc une grande partie de notre propre travail à faire et, à mon avis, cela signifie que nous avons beaucoup d’avantages qui ne dépendent pas entièrement de Google« .

Mercredi dernier, l’entreprise publiait ses résultats trimestriels avec des pertes de 1,83 $ par action et un chiffre d’affaires de 2,2 milliards de dollars, soit une baisse de 15 % par rapport à l’année précédente. Perte qui allait au delà des prévisions des analystes (1,23 $ par action). Sans surprise cette contre performance est liée à l’épidémie ayant mis un terme aux voyages.

GAFAM : des résultats T1 2020 en fête, sauf là ou le digital rencontre le réel !

En ce mois d’avril, les entreprises viennent de publier leurs résultats pour l’activité du 1er janvier au 31 mars 2020, soit le premier trimestre marqué par l’arrivée officielle de la pandémie dans le monde occidental, avec son confinement XXL.

Les résultats des GAFAM sont à ce titre intéressants pour essayer de mesurer le début de l’impact de cette mega crise sur l’activité digitale, et le moins que l’on puisse dire au vu des chiffres annoncés c’est que pour l’instant le monde digital reste peu touché par le COVID. Sauf là où leur activité rencontre le monde réel, en particulier dans la distribution : fermetures des Apple Stores et renchérissement du coût de production des services (aménagement ou fermeture de centres logistiques, accroissement des coûts de livraison …) du commerce électronique pour Amazon.

Microsoft

La fermeture des magasins Microsoft n’a pas pesé lourd sur les résultats de la société (pas vraiment une surprise quand on voit la faible fréquentation de ces lieux :(), et les activités cloud continuent leur déploiement (voire même profitent du développement du télétravail) :

  • +62% en $ sur Azure (vs le même trimestre un an avant) : certes une croissance en ralentissement régulier depuis plusieurs trimestres (73% il y a un an), mais qui reste malgré tout solide, d’autant que le volume de business brut est élevé
  • +27% en $ pour les souscriptions Office 365 en entreprise
  • 37,2 millions de souscriptions Office 365 sur le marché grand public
  • +18% en $ pour Windows OEM

Sans compter l’accroissement d’usages de ses services de communication/collaboration pour les entreprises Teams et de la renaissance de Skype, dont les usages sont gratuits (plan Office 365 E1 pour 6 mois).

Google

AU travers de quelques chiffres clés, illustration de la bonne santé de l’activité de Google :

  • CA issu de la publicité de 33,76 milliards de dollars sur la période, ce qui représente 82% du CA global et une croissance de 10,3%. Une croissance certes inférieure aux attentes, mais moins qu’anticipé par les analystes financiers
  • des revenues Google Cloud qui passent de 1,825 b$ à 2,777 b$
Amazon

Concernant Amazon, ses résultats sont toujours marqués par la contribution exceptionnelle d’AWS à la profitabilité du groupe (un peu plus de 3 milliards de résultats pour AWS et 2,5 au niveau global pour Amazon), alors que l’activité pèse moins de 15% du CA global.

La croissance d’AWS reste solide à +33%, même si comme Microsoft, ce chiffre diminue régulièrement depuis plusieurs trimestres (il était à +40% il y a un an). Comme Microsoft, le développement du télétravail reste aussi un accélérateur.

Apple

Les ventes d’Apple ont souffert du ralentissement mondial et de la fermeture de ses enseignes au niveau mondial et Apple affiche même une décroissance de son revenu net :

  • vente d’iPhones en recul à 28,96 milliards de dollars (vs 31,05 un an avant)
  • vente de Mac en recul à 5,35 milliards de $ (vs 5,5)
  • vente d’iPad en recul à 4,37 milliards de $ (vs 4,87)
  • ventes de services en croissance à 13,25 milliards de dollars (vs 11,5)
  • vente d’accessoires et de wearables en croissance à 6,28 milliards de$ (vs 5,13)
Facebook

La publicité constitue la quasi totalité du CA de Facebook (l’activité hors publicité pèse 1,6% du tout). Comme pour Google, le ralentissement a moins été marqué qu’envisagé, et Facebook a communiqué sur uns stabilisation de la baisse en avril.

Le Managed Service de Google pour Microsoft Active Directory est disponible

GCP ADGoogle s’intéresse de près à l’Active Directory et ce n’est pas nouveau. C’est un élément clé si l’acteur veut continuer de pénétrer l’entreprise et que Google Cloud Platform (GCP) veut combler son retard sur Azure et AWS. Vous vous parlions déjà de ceci en en octobre 2018 (Google part à l’assaut de l’AD). Le Managed Service de Google pour Microsoft Active Directory était déjà au stade de la version bêta en août dernier, il est maintenant disponible.

Le Managed Service for Microsoft Active Directory peut être utilisé pour connecter l’Active Directory local d’une organisation au service Google basé sur le cloud dans un scénario « hybride », ou les organisations peuvent simplement utiliser directement le service d’identité et d’accès basé via le cloud. Google indique que son service supporte également les GPO et l’administration de tout ceci à distance, une bonne nouvelle donc pour que tout ceci soit le plus transparent possible pour les organisations.

Le service utiliserait « l’AD Microsoft réel » que Google gère, en l’hébergeant sur la plateforme Google Cloud. Le service est décrit comme étant « virtuellement sans maintenance » pour les organisations. Il utiliserait également de véritables contrôleurs de domaine AD de Microsoft (et donc visiblement Google paye des licences à Microsoft pour cela !).

Les tarifs ne sont pas encore connus à ce jour pour la France (la page du site indique encore la beta) mais ils seraient de 288 $ par domaine et par mois aux US.

Microsoft dépasse pour la première fois les 150 000 employés… Et tout va bien coté embauches pour les autres aussi !

fouleA l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels Microsoft a indiqué que son effectif mondial était de 151 163 personnes au 31 décembre. Cela représente une augmentation de 7 000 personnes, soit près de 5 %, par rapport aux 144 106 personnes d’il y a six mois.

Près de 90 000 employés de Microsoft, soit près de 60 % de son effectif total, travaillent aux États-Unis. Et 53 973 personnes – 35 % de l’effectif de Microsoft – sont basées dans la seule région de Seattle, principalement sur le campus du siège social de la société.

Mais Microsoft a dépassé la barre des 150 000 personnes principalement en recrutant en dehors du siège social. Les nouvelles embauches ont été réparties à peu près à parts égales entre les bureaux nationaux et internationaux.

Coté concurrents :

  • Facebook a terminé l’année avec un effectif mondial de 44 942 personnes, soit un bond de 26 % par rapport à l’année précédente.
  • L’effectif d’Amazon a atteint 798 000 personnes à la fin de l’année, soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente, alors que le géant continue de renforcer sa division expédition et logistique.
  • Google a terminé le dernier trimestre avec 114 096 personnes dans le monde, soit une augmentation annuelle de près de 21 %.
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