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« Amazing » : Windows 11 est arrivé :)

Pour ceux qui sont pressés et ne peuvent attendre l’annonce officielle du 24 juin, quelques informations sur Windows 11… la nuit dernière la build de Windows 11 a fuité des serveurs Microsoft : une iso c’est donc retrouvée sur le net. Nous avons cédé à la tentation et nous l’avons installée…

Alors que retenir de cette première expérience en résumé ?

Autant le dire toute de suite à ceux qui promettait une expérience je cite « inoubliable » ou « Amazing » comme on dit outre Atlantique : disons que c’est un peu… sur-vendu 🙂

Nouvelle interface d’installation

Alors que l’interface d’installation est toujours la même depuis Windows 7, Microsoft a complètement remanié ceci ici. La configuration de Windows 11 comprend les mêmes étapes que Windows 10, mais avec de jolis coins ronds sur un fond blanc cassé. A un moment j’ai cru qu’il allait m’installer MacOS 🙂 en tout cas l’inspiration est claire !

Le bureau de ce qui devait être Windows 10X

Si vous aviez suivi de près le développement de Windows 10X avant sa disparition prématurée vous connaissez déjà le bureau de Windows 11 donc l’inspiration vient ici clairement de Chrome OS. Lorsque Microsoft avait annoncé abandonner Windows 10X, l’entreprise avait déclaré qu’elle prévoyait d’apporter des éléments de Windows 10X à Windows 10 : c’est le cas. Les changements les plus notables sur le bureau sont la barre des tâches en bas et le menu démarrer. La barre des tâches a maintenant des icônes d’applications ouvertes au milieu au lieu d’être alignées à gauche. Il en va de même pour le menu de démarrage et la recherche, car tous deux occupent désormais la partie centrale de l’écran au lieu de s’ouvrir à gauche de l’affichage.

Pas de changement en tout cas pour l’instant sur les applications intégrées : Mail et Calendrier, Calculatrice, Photos et Microsoft Store ont le même design que sur Windows 10. Il en va de même pour les paramètres de Windows. Pour ce qui est du gestionnaire de fichiers, il a le même aspect que sur Windows 10, mais les icônes des dossiers ont été mises à jour pour suivre ce qui était prévu avec la mise à jour 21H2 « Sun Valley ». Microsoft a également mis à jour les icônes du Centre d’action, qui sont désormais arrondies et plus sympa. Mais pas de quoi fouetter un chat comme dit mon collègue Patrick (moi je suis farouchement contre fouetter les chats, que les choses soient claires).

Des Wigdets sur le bureau

Les widgets qui étaient présent sur le menu démarré de Windows 10 ouvrent maintenant une section dédiée avec une icône dédiée également. Actuellement, la section ouvre une version du widget News and Interests qui était apparue dans Windows 10 cette année.

De nouveaux sons et animations

Nouveaux sons de démarrage et de notification pour Windows 11 et il y a aussi de nouvelles animations d’ouverture et de fermeture pour les applications. Ceci dit ces nouvelles animations avaient été introduites dans les Builds Insider de Windows 10.

Une fois Windows 11 installé, j’ai reçu deux nouvelles mises à jour de Microsoft. La première était une mise à jour générique pour Windows Defender mais la seconde était une mise à jour cumulative KB5004034 pour Windows 10 « Version Next ». Petit détail aussi, il m’a été possible d’activer cette copie de Windows 11 avec une clé Windows 10 Pro 🙂

Ne reste plus qu’a attendre le 24 pour découvrir les fonctions plus « enfouies » du système et surtout en savoir plus sur ses déclinaisons en terme de support processeurs (peut-etre des surprises ?), parce que pour l’instant on reste clairement sur notre faim…

Une petite série de copie d’écran de cette nouvelle version installée sur mon poste en VM :

Hybride : le mot magique…

Il y a des mots comme cela qui marquent leur période. Il y a quelque temps tout était « connecté », même les brosses à dents 🙂 Aujourd’hui tout est « hybride »… Alors oui, il y a bien du marketing là dessous. Toute l’industrie y va de sa solution Hydride, que d’autres peuvent appeler le « En même temps » 🙂

Pour ne pas échapper à ceci, Microsoft présentera jeudi prochain son événement sur le futur du travail « hybride ».

Le terme « travail hybride » est un mot à la mode donc ici utilisé par Microsoft pour signaler le changement des flux de travail dans le monde après la pandémie qui a obligé les employés à travailler à distance. Bien que la page de l’événement présente une image d’utilisateurs sur un appel Teams en mode « Together », elle ne fournit pas plus d’informations. L’entreprise devrait proposée sa vision sur l’avenir des salles de réunions. Interessant.

Il ne serait pas surprenant de voir des annonces de fonctionnalités pour des offres telles que Teams et OneDrive, apportant des améliorations axées sur la collaboration et la productivité à Microsoft 365. La société pourrait également parler des améliorations à Outlook. Rendez-vous jeudi prochain à 15h (heure française) sur cette page pour suivre cela.

Le protocole QUIC de Google enfin validé par l’IETF

Cela fait depuis 2013 que Google travaille sur l’accélération d’Internet via le protocole QUIC (Quick UDP Internet Connections). Google avait présenté QUIC pour la première fois en juin 2013 sous la forme d’un module complémentaire expérimental pour Chrome, et en a rapidement fait la principale méthode de transport des données entre des applications comme Chrome et les serveurs de Google. Nous vous en parlions lors du dernier Briefing Calipia en décembre 2020. Un peu plus tard en 2016, l’entreprise avait soumis QUIC à l’IETF pour examen.

5 ans plus tard, le protocole devient une norme officielle de l’Internet validée par l’IETF, enfin. La technologie de transmission de données plus rapide est suffisamment bien établie maintenant pour être utilisée à grande échelle. L’usage de ce protocole entre Chrome et les serveurs de Google donnait un avantage en terme de rapidité au navigateur de Google dès lors qu’il se connectait aux serveurs maison. Cela ne devrait plus être le cas maintenant. Microsoft ayant annoncé aussi le support de cette technologie.

Concrètement, cette technologie remplace effectivement le TCP (Transmission Control Protocol), qui gère la manière dont les données sont placées dans des paquets adressés, acheminés et renvoyés vers des informations utilisables. QUIC utilise cette fois le protocole UDP (User Datagram Protocol), plus rapide, tout en offrant une récupération plus rapide. Il permet également des connexions cryptées plus rapides et une meilleure gestion des commutateurs de réseau. En d’autres termes, vos visites de sites web sécurisés, vos chats audiovisuels et votre navigation mobile devraient bénéficier des plus grandes améliorations.

Ceci dit, reste à savoir si QUIC sera largement adopté ou non. S’il s’agit désormais d’une norme que tout le monde peut utiliser, il n’y a peut-être pas d’empressement à abandonner le protocole TCP, qui est disponible depuis 1974. QUIC pourrait se répandre progressivement parmi les entreprises et les services qui pourraient bénéficier de la vitesse supplémentaire, mais une transition globale pourrait ne pas se produire avant longtemps, voire pas du tout.

Bleu : le cloud souverain d’Orange et CAPGEMINI basé sur les services Microsoft

La nouvelle est officielle depuis ce matin, Orange et Capgemini se sont associés à Microsoft pour fournir les services de ce dernier (Microsoft 365 et Azure) dans des data centers en France, disjoints des infrastructure du géant américain et répondre ainsi aux contraintes imposées par l’état. Une nouvelle société proposera ces services : Bleu , ou Orange et Capgemini seront majoritaires).

Les solutions commercialisées par la Bleu ciblent en premier lieu les organisations publiques gérant des données sensibles. On retrouve ainsi sans surprise les OIV (Opérateurs d’Importance Vitale) et les OSE (Opérateurs de Services Essentiels) L’état français, la fonction public, les services liés à la santé, et bien sur les collectivité locales. Mêmes si tout ces acteurs n’ont pas attendu « Bleu » pour investir dans les technologies Cloud de Microsoft à l’image de très nombreuses collectivité locales, des OIV tels quels SNCF, Eurotunnel, des organismes sociaux comme la CNAV, CNAM, ou des opérateurs publics tel que La Poste par exemple…

Les trois partenaires affirment que les autorités américaines ne pourront pas accéder aux données stockées par Bleu et que toutes les données seront hébergées dans des data centers situés en France, séparés des data centers de Microsoft. Condition nécessaire (mais dans les fait pas suffisante). On apprend que L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a validé le dispositif.

« L’ambition est de pouvoir bénéficier des meilleures technologies opérées par des acteurs de confiance exclusivement soumis au droit européen, sans concessions en termes de sécurité », 

Guillaume Poupard, responsable de l’Anssi.  

Le dispositif proposé ressemble assez fortement à ce qu’a fait Google avec OVH il y a quelques mois. La nouvelle société Bleu espère ainsi recevoir le nouveau label gouvernemental « Cloud de Confiance ». Pour se faire, les services proposés devront répondre aux exigences du référentiel « SecNumCloud » qui pour l’instant n’a été attribué qu’à Oodrive, 3DS Outscale et OVH. 

Alors un succès en prévision ou ce partenariat rejoindra les fiascos des Clouds à la Française de 2015 (Cloudwatt, Numergy,…) ? Tout dépendra de l’incitation de l’état mais aussi des surcouts que l’opérateur Bleu voudra bien appliquer aux services Microsoft… S’il est clair que tout le monde est pour un cloud souverain, pas à n’importe quel prix, et si comme en Allemagne le montage induit un surcout de plus de 30% aux services proposés en natif, cela risque de poser problème…

Microsoft abandonne officiellement Windows 10X

Nous vous en parlions en début de mois, c’est maintenant officiel Microsoft abandonne Windows 10X qui se voulait être le concurrent de Chrome OS. Décidément il est bien difficile pour le géant de Redmond de créer un nouvel OS…

Microsoft n’a pas fait cette annonce on s’en doute avec le même éclat que le lancement il y a bientôt 2 ans, il s’est contenté d’un billet de blog sur le déploiement de la mise à jour des fonctionnalités de Windows 10 21H1 – qu’il a publié au début de la keynote Google I/O hier soir… Alors même que Google annonçait les progrès de Chrome OS !

« Après une année d’exploration et de conversations avec les clients, nous avons réalisé que la technologie de Windows 10X pouvait être utile de plus de façons et servir plus de clients que nous ne l’avions imaginé au départ. Nous avons conclu que la technologie 10X ne devait pas être confinée à un sous-ensemble de clients. « Au lieu de mettre sur le marché un produit appelé Windows 10X en 2021, comme nous l’avions initialement prévu, nous tirons parti des enseignements de notre voyage jusqu’à présent et nous accélérons l’intégration de la technologie 10X fondamentale dans d’autres parties de Windows et produits de l’entreprise. En fait, une partie de cette technologie se reflète déjà au cœur de Windows dans les versions préliminaires de Windows Insider, par exemple la nouvelle technologie de conteneur d’applications que nous intégrons dans des produits comme Microsoft Defender Application Guard, une expérience de frappe vocale améliorée et un clavier tactile modernisé avec une taille de touche, des sons, des couleurs et des animations optimisés. »

Officiellement donc : intégration aux prochaines fonctions de Windows 10. Mais quelles intégrations alors que les objectifs étaient justement de faire un OS beaucoup plus léger ?

Dans le même ordre d’idée mais cette fois, concernant la version Windows ARM, on apprenait que Adobe proposerait enfin sous peu Photoshop pour Windows ARM. Cette bonne nouvelle (même si elle intervient 6 mois après la disponibilité de la version MacOS ARM pourtant lancée elle même qu’ il y a 7 mois) cache en réalité un malaise : la version ne sera pas aussi complète que la version traditionnelle Windows ou Mac (y compris Mac ARM…) car des fonctions seraient trop compliquées à porter et pour cette version, Adobe recommanderai 16 Go de mémoire pour fonctionner correctement… Un portage qui risque bien de ne pas rester dans les mémoires et témoigne sans doute de l’engagement d’Adobe sur cette version de Windows et le succès escompté.

Nous reviendrons sur ces éléments (et bien d’autres) lors du prochain Briefing Calipia les 9,10,14 et 15 juin au choix, rejoignez nous !

Qualcomm annonce son Snapdragon 7c Gen 2 destiné à Windows ARM et aux Chromebooks

Qualcomm annonce enfin son 7C Genération 2, destiné aux PC Windows et Chromebooks « toujours connectés », la nouvelle puce apporterait des performances améliorées, même si Qualcomm se garde bien de les définir précisément. D’autres parlent de performances comparables à un i5 d’Intel. Ce n’est donc pas de ce côté qu’il faudra trouver de l’originalité mais plutôt

ARM : Pourquoi Apple va réussir là où Microsoft a échoué ?

Toute la presse informatique parle depuis 10 jours des nouvelles machines d’Apple avec leur processeur ARM maison (Apple M1) et de l’abandon par le géant de Cupertino des processeurs Intel.  Nous avons commandé et commencé à tester ces premières machines que nous venons de recevoir, comme nous l’avions fait à l’époque avec les machines de

Une refonte de l’interface pour Windows 10 dans un an…

Selon un rapport du bien informé Zac Bowden de Windows Central, l’interface de Windows 10 devrait pas mal évoluer au deuxième semestre 2021. Le projet aurait pour code Sun Valley avec au programme une refonte importante du menu démarrer, de la barre de tâches, l’explorateur de fichiers, des applications natives. La première idée qui vient

Microsoft sur le point d’acquerir Nuance Communications pour 16 milliards de $ [MAJ : C’est FAIT POUR 20 Milliards !]

Nuance Communications est un spécialiste de la reconnaissance vocale et la synthèse depuis plus de 20 ans. Pas vraiment une Startup mais bel et bien un incontournable du secteur. Le système de reconnaissance vocale de Nuance, appelé Dragon, est au cœur de ses offres d’intelligence artificielle destinées à divers secteurs, notamment les soins de santé, les services juridiques, les forces de l’ordre, l’éducation et les services financiers.

Les géants du secteur font largement appel à ses services : Apple pour Siri en est un exemple, mais aussi Microsoft qui s’est associé à Nuance Communications en 2019 pour développer des systèmes de détection ambiante et d’IA conversationnelle qui permettraient d’automatiser les tâches administratives liées aux soins de santé et la documentation clinique, pendant que les médecins concentrent toute leur attention sur les soins aux patients.

Bloomberg rapporte que Microsoft pourrait annoncer un accord avec Nuance dès cette semaine. Les discussions ne sont pas encore définitives entre les deux sociétés et Nuance pourrait être valorisée à environ 56 dollars par action si les négociations actuelles se poursuivent. Cela signifie que l’accord pourrait valoir 16 milliards de dollars, note Bloomberg.

[MAJ à 14h : C’est fait pour 20 Milliards de $]

La discussion que Microsoft aurait engagée avec Nuance est un pas de plus dans les investissements massif en IA que réalise la société de Redmond. Si ce rachat se confirme, il s’agira de la deuxième plus grande acquisition de l’entreprise à ce jour, juste après l’achat de LinkedIn pour 24 milliards de dollars en 2016.

Visual Studio Code en natif sur Apple M1

L’excellent éditeur de code multiplateforme et gratuit, Visual Studio Code de Microsoft, a fini par recevoir cette semaine la mise à jour de février 2021, qui le porte à la version 1.54 pour ceux qui utilisent des versions stables. Comme vous vous en doutez, il y a quelques améliorations, mais l’un des ajouts les plus important de ce mois-ci est la prise en charge des Apple Silicon Mac en version finalisée. Information importante dans l’univers du développement où les Mac sont très présents, en particulier dans la Silicon Valley 🙂

Pour la petite histoire, nous avions été très surpris il y a quelques années lors de notre première visite sur le Campus de Google à Mountain View de découvrir que tous les développeurs se baladaient avec des MacBooks. Nous n’imaginions pas qu’ils travaillent avec des Chromebooks, bien sùr compte tenu des capacités de ce type de poste pour les développements, mais de là à voir une telle quantité de MacBooks… Quelques années plus tard (la dernière fois était en octobre 2019 pour ce qui nous concerne), le constat était toujours le même, mais avec en plus des Macs un usage assez généralisé de Visual Studio Code de Microsoft…Si vous vous intéressez au développement sur les plateforme Google en particulier avec Flutter, Visual Studio Code est quasiment indispensable au vue de ses extensions spécifiques, bien plus simple à utiliser que l’éditeur d’Android Studio ! Au moins Google n’est pas sectaire 🙂

Jusqu’à présent, nous pouvions utiliser Visual Studio Code sur les derniers MacBook Air, MacBook Pro et Mac Mini avec le chipset Apple M1, mais l’application était conçue pour les processeurs Intel, et vous deviez donc la faire tourner à travers la couche d’émulation Rosetta d’Apple. Cela permet aux applications basées sur les processeurs Intel de fonctionner sur le Silicium d’Apple, mais vous perdez un peu de performance, ce qui était néanmoins plus rapide que sur un processeur i7 ! Cette mise à jour devrait accélérer encore plus le fonctionnement.

Outre l’ajout de la prise en charge des Apple Silicon Macs, cette version comprend quelques améliorations d’accessibilité qui rendent l’outil plus facile à utiliser, des performances améliorées pour le terminal intégré sous Windows, la possibilité de conserver les processus du terminal lors du rechargement d’une fenêtre, de nouvelles capacités IntelliSense et le déploiement de thèmes d’icônes de produits sur le marché des extensions.

Microsoft : Lorsqu’une particule vous manque tout est dépeuplé

C’est un peu le constat que fait Microsoft actuellement autour de sa stratégie d’Informatique Quantique… Mais revenons sur les bases. Vous le savez, les ordinateurs quantiques sont construits à partir de dispositifs appelés qubits qui encodent des 1 et des 0 de données mais peuvent également utiliser un état quantique appelé superposition pour effectuer des calculs mathématiques impossibles pour les bits dans un ordinateur conventionnel. Le principal défi de la commercialisation de cette idée est que les états quantiques sont délicats et facilement annulés par le bruit thermique (il faut être proche du Zéro absolu) ou électromagnétique (donc bien protège le matériel…), ce qui rend les qubits sujets aux erreurs.

Dans ce contexte, Microsoft a misé ses investissements sur une particule particulière dite de Majorana permettant de faire un bon en avant car plus stable et beaucoup plus facile à manipuler. Problème, après avoir annoncée en 2018 son observation dans la prestigieuse revue « Nature », l’entreprise revient aujourd’hui sur ses déclarations…

Google, IBM et Intel ont tous présenté des prototypes de processeurs quantiques d’environ 50 qubits, et des banques, des chimistes, des entreprises pharmaceutiques et même des organisations liées à des états testent cette technologie. Mais des milliers de qubits seront probablement nécessaires pour obtenir quelques chose, et encore si ces derniers travaillent sur une période plus longue que quelques millisecondes. En plus, compte tenue de l’instabilité, une grande partie de la puissance d’un ordinateur quantique devra probablement être consacrée à la correction de ses propres erreurs.

image Microsoft

Microsoft avait adopté une approche différente, affirmant que les qubits basés sur les particules dites de Majorana seront plus évolutifs, ce qui lui permettra de faire un bond en avant. Mais après plus d’une décennie de travail, il n’a pas un seul qubit ! Mais revenons un peu sur ces fameuses particules…

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Les fermions de Majorana portent le nom du physicien italien Ettore Majorana, qui a émis l’hypothèse en 1937 que les particules devraient exister avec l’étrange propriété d’être leurs propres antiparticules. Peu de temps après, il le physicien a disparu en mer avec ces calculs. Il faudra attendre 70 ans pour que, Kouwenhoven chercheur aux Pays Bas prennent contact avec Craig Mundie le patron de la R&D de Microsoft qui réfléchissait à l’Informatique Quantique et lui dit qu’is avait trouvé un moyen de résoudre un problème qui freinait les ordinateurs quantiques : la friabilité des qubits. Ces qubits dits topologiques seraient construits autour de particules inhabituelles, dont les particules de Majorana sont un exemple. Dans la foulée, Microsoft a alors créé une nouvelle équipe de physiciens et de mathématiciens pour étoffer la théorie et la pratique de l’informatique quantique dite topologique, avec la création à Santa Barbara, d’un labo spécialisé baptisé « Station Q ».

Microsoft ont collaboré et financé des physiciens expérimentaux de premier plan à la recherche des particules nécessaires pour construire cette nouvelle forme de qubit. En 2012 Kouwenhoven rapporte avoir observé des « signatures » de particules de Majorana à l’intérieur de nanofils, l’information fait grand bruit dans la communauté et l’on parlait alors de lui comme un futur prix Nobel pour avoir prouvé l’existence de ces particules réputées insaisissables.

En 2016, Microsoft a commencé à parler de ces investissements dans ces particules et le battage médiatique autour pour encourager les informaticiens à developper autour de sa plateforme (ce qui est la raison principale des différentes communications de tous, sur les progrès de l’informatique quantique). Dans le même temps Kouwenhoven et un autre physicien de premier plan, Charles Marcus, de l’université de Copenhague, ont été engagés par l’entreprise à temps plein, comme chasseurs de Majorana. Le plan consistait à détecter d’abord les particules, puis à inventer des dispositifs plus complexes qui pourraient les contrôler et fonctionner comme des qubits. Todd Holmdahl, qui dirigeait auparavant le matériel pour la console Xbox, a alors pris la tête du projet d’informatique quantique topologique. Résultat,en 2018 dans la prestigieuse revue « Nature » l’équipe annonce la découverte de cette fameuse particule. La directrice du développement commercial de l’informatique quantique chez MS , Julie Love, a alors déclaré à la BBC que Microsoft disposerait d’un ordinateur quantique commercial « dans les cinq ans ». 

Coup de théâtre, Kouwenhoven et ses 21 co-auteurs viennent de publier un nouvel article contenant plus de données issues de leurs expériences. Il conclut qu’ils n’ont finalement pas trouvé la fameuse particule. Une note jointe des auteurs indique que l’article original, publié dans la prestigieuse revue, serait rétracté, citant des « erreurs techniques ».  La tuile…

Alors que Microsoft cherchait à obtenir les fameuses particules Majoranas, les concurrents travaillant sur des technologies de qubit établies ont fait état de progrès constants. Microsoft poursui néanmoins son pari quantique, annonçant qu’il offrirait l’accès au matériel quantique d’autres entreprises via Azure. Le Wall Street Journal a rapporté que Holmdahl a quitté le projet face à cet échec et depuis son départ, Microsoft s’est montré plus discret sur le rythme de progression prévu en matière de matériel quantique.

Mais tout n’est pas fini pour cette particule, Das Sarma, un physicien théoricien de l’université du Maryland qui a collaboré avec des chercheurs de Microsoft, pense que la technologie finira par fonctionner. « L’informatique quantique basée sur ces Majoranas pourrait se trouver à un stade comparable à celui de 1926, lorsque le premier brevet pour un transistor a été déposé. Il a fallu attendre 30 ans, en 1947 pour que les chercheurs créent le premier transistor fonctionnel puis les versions en silicium miniaturisables qui ont permis l’industrie informatique de connaitre l’essor que l’on sait aujourd’hui !« 

30 ans c’est tout de même assez long si Microsoft veut demain se faire une place au soleil (quantique par nature)…

L’état de Washington pourrait adopter une loi proche du RGPD avec le consentement de Microsoft et Amazon…

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L’état de Washington va tenter une nouvelle fois d’adopter une réglementation sur la protection des données sur le modèle des lois européennes (RGPD) et californiennes – et la troisième fois pourrait bien être la bonne, selon Reuven Carlyle, le sénateur de l’État qui port se projet depuis le début… Le « Privacy Act » de Washington accorde aux consommateurs le droit d’accéder, de transférer, de corriger et de supprimer les données que des entreprises telles que Facebook ou Google détiennent sur eux. Les consommateurs peuvent également refuser la publicité ciblée et la vente de leurs données personnelles en vertu de cette législation. Sans surprise on retrouve donc les éléments de base du RGPD mais aussi des éléments introduit en 2018 par la Californie. Loi établie en Californie avec la bénédiction de la Procureur Générale de l’état jusqu’en 2017 : une certaine Kamala Harris 🙂

« J’ai essayé de prendre les meilleures pratiques du RGPD et les meilleures pratiques de la loi californienne et le caractère unique de Washington, et de proposer un projet de loi basé sur les meilleures pratiques« , a noté M. Carlyle.

Les nouvelles règles s’appliqueraient aux entreprises qui ciblent les résidents de l’État et atteignent un ou plusieurs de ces seuils :

  • L’entreprise contrôle ou traite les données de 100 000 consommateurs ou plus par an
  • Plus de 25 % du revenu brut de l’entreprise provient de la vente de données à caractère personnel et cette entreprise traite ou contrôle les données de 25 000 consommateurs ou plus
  • Mais les organismes gouvernementaux, les transporteurs aériens et les entreprises de traitement des données médicales sont bizarrement exemptés de la réglementation…

Carlyle pense que son projet de loi de troisième génération réussira là où les tentatives précédentes grâce au soutien de l’industrie technologique dont Microsoft et Amazon, (les géants locaux) :

Ryan Harkins, le directeur des affaires publiques de Microsoft déclarait « Nous pensons qu’il s’agit d’une approche réfléchie qui répondrait à ce qui est devenu un besoin urgent de moderniser la loi américaine sur la protection de la vie privée« . Tandis que Brian Huseman, vice-président de la politique publique d’Amazon écrivait « Bien que nous soutenions depuis longtemps une approche fédérale de la protection de la vie privée, nous apprécions le travail critique en cours au niveau des États et sommes reconnaissants de pouvoir travailler avec les décideurs politiques de notre État d’origine, Washington, sur ces questions importantes« 

Ces dernières années, les critiques ont accusé le projet de loi de manquer de mordant parce qu’il ne permet pas aux consommateurs individuels de poursuivre les entreprises technologiques pour violation de leurs droits en matière de protection des données. Cette possibilité d’intenter un procès en tant que consommateur individuel, ne figure pas dans la dernière version du projet de loi. Comme dans les versions précédentes, le droit de poursuivre en justice pour violation de la loi appartient au seul procureur général de l’État une belle limitation donc…

Autre élément ne figurant plus cette fois dans cette troisième édition : les technologies de reconnaissance faciales qui ne sont plus concernées par cette proposition de lois… Dont les sociétés Amazon et Microsoft fournissent les éléments technologiques. Avec un enjeux : ne pas laisser le terrain libre aux géants chinois.

Il est vrai q’au printemps dernier, l’assemblée législative de l’État de Washington avait adopté un projet de loi établissant de nouveaux garde-fous pour les logiciels de reconnaissance faciale et le sénateur Carlyle a déclaré qu’il « ne ressentait pas le besoin de s’engager à nouveau dans cette question pour le moment ».

Des pirates auraient eu accès à du code source Microsoft

Cette affaire fait suite à l’attaque massive dite « SolarWinds » qui à fait la une des actualités en décembre. Pour rappel, le gouvernement américain relayé par Mike Pompeo, le secrétaire d’état a clairement désigné la Russie de Poutine comme architecte de l’attaque. Microsoft se contentant de désigner, compte tenue de la sophistication de cette dernière un « Etat »… L’actuel locataire de la Maison Blanche (oui celui qui est contrait de préparer ses cartons, ouf) réfutant ces informations qui incriminent assez clairement la Russie…

Alors que Microsoft continue d’enquêter sur cette affaire, la société affirme avoir découvert que ses systèmes ont été infiltrés « au-delà de la simple présence de code SolarWinds malveillant« . Selon le Security Response Center, Microsoft affirme que les pirates ont pu « visualiser le code source dans un certain nombre de dépôts de code source« , mais que le compte piraté utilisé ne disposait pas des privilèges suffisant pour modifier le code ou les systèmes.

Heureusement, Microsoft affirme que si les pirates sont allés plus loin qu’on ne le pensait, ils n’ont trouvé « aucune preuve d’accès aux services de production ou aux données des clients » et « aucune indication que nos systèmes ont été utilisés pour attaquer d’autres personnes« . En outre, l’entreprise affirme qu’elle part du principe qu’il est possible de de voir son code source, et qu’elle ne compte pas sur le secret du code source pour assurer la sécurité de ses produits. Et heureusement ! Il n’y a pas si longtemps, on trouvait encore des personnes pour affirmer que visualiser le code source permettait de valider qu’il ne comportement pas de porte dérobée, de code malveillant, etc. Encore faut-il le comprendre mais aussi suivre les interactions avec les services externes utilisés, ce qui n’est pas aisé, voir impossible.

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