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Résultats Microsoft : stagnation du chiffre d’affaire mais de (très) bons résultats sur le Cloud.

Les résultats de Microsoft pour le dernier trimestre 2022 (second trimestre de l’exercice qui commence le 1er juillet de l’entreprise) étaient très attendus, ils donnent le coup d’envoi de la publication des géants de la Tech après les annonces de réduction d’effectifs de chacun.

La croissance globale du chiffre d’affaires de Microsoft a augmenté d’un tout petit 2 % d’une année sur l’autre, la société ayant récolté 52,7 milliards de dollars pour un bénéfice net de 16,4 milliards de dollars, elle aurait pu faire mieux si elle n’avait pas été confrontée à une baisse très importante de 39 % des licences Windows et du chiffre d’affaires des appareils Surface. C’est tout le marché des postes de travail d’après IDC et Gartner qui était à la baisse entre 20% et 35% suivant les constructeurs, donc les chiffres de Windows sont cohérents. Le matériel Xbox, qui enregistre également une baisse de 13 %, couplée à une chute de 12 % des revenus du contenu et des services Xbox.

L’entreprise résiste néanmoins et parvient même à battre de peu les anticipations des analystes grace à la très bonne performance de ses activités Cloud et Azure en particulier. Microsoft gagne encore des parts de marchés vis à vis du numéro 1 du secteur Amazon (AWS).

« L’Intelligent Cloud » de Microsoft a augmenté de 18 % d’une année sur l’autre, et Office Commercial a enregistré une croissance de 7 % sur le trimestre. De très bons chiffres donc à comparer dans quelques jours à ce que fera Google avec GCP et Amazon. De bons chiffres aussi pour Microsoft Dynamics et LinkedIn qui ont connu respectivement une croissance de 13 et 10 %.

Dans le détails :

Le chiffre d’affaires de Productivity and Business Processes s’est élevé à 17,0 milliards de dollars et a augmenté de 7 % (13 % à taux de change constant), avec les faits marquants suivants :

  • Le chiffre d’affaires des produits commerciaux et des services dans le cloud d’Office a augmenté de 7 % (en hausse de 14 % à taux de change constant), grâce à la croissance de 11 % du chiffre d’affaires commercial d’Office 365 (en hausse de 18 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des produits grand public et des services en nuage d’Office a diminué de 2 % (en hausse de 3 % à taux de change constant) et le nombre d’abonnés à Microsoft 365 grand public est passé à 63,2 millions.
  • Le chiffre d’affaires de LinkedIn a augmenté de 10 % (14 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des produits et services cloud Dynamics a augmenté de 13 % (+20 % à taux de change constant), grâce à la croissance du chiffre d’affaires de Dynamics 365 de 21 % (+29 % à taux de change constant).

Le chiffre d’affaires d’Intelligent Cloud s’élève à 21,5 milliards de dollars et augmente de 18% (+24% à taux de change constant), avec les points forts suivants :

Le chiffre d’affaires des produits de serveur et des services de cloud a augmenté de 20 % (en hausse de 26 % à taux de change constant) grâce à la croissance de 31 % du chiffre d’affaires d’Azure et d’autres services de cloud (en hausse de 38 % à taux de change constant).

Le chiffre d’affaires de More Personal Computing s’est élevé à 14,2 milliards de dollars et a diminué de 19% (baisse de 16% à taux de change constant), avec les faits marquants suivants :

  • Le revenu OEM de Windows a diminué de 39%.
  • Le chiffre d’affaires des produits commerciaux et des services cloud de Windows a diminué de 3 % (augmentation de 3 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des contenus et services Xbox a diminué de 12 % (moins 8 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des publicités de recherche et d’actualité, hors coûts d’acquisition de trafic, a augmenté de 10 % (+15 % à taux de change constant).
  • Le chiffre d’affaires des appareils a diminué de 39 % (baisse de 34 % à taux de change constant).

Microsoft a reversé 9,7 milliards de dollars aux actionnaires sous forme de rachats d’actions et de dividendes au cours du deuxième trimestre de l’exercice 2023, soit une baisse de 11 % par rapport au deuxième trimestre de l’exercice 2022.

Nouvelle apps Teams en approche : « The Post-it » de 3M, l’originale !

Une nouvelle apps Teams découverte il y a une dizaine de jours sur le stand de 3M au CES (le créateur rappelons-le du vrai Post-it). Assez interessante fonctionnellement :

  • Possibilité de capturer des notes manuscrites avec l’app mobile (prises, on le devine sur des post-it :)) et possibilité de les ajouter directement à un tableau partagé et directement à une réunion Teams. Avec bien sûr de la reconnaissance de l’écriture manuscrite.
  • Un mode spécial « brainstorming » : la solution propose un mode du « Zen » pour se concentrer sur ses idées (ses notes donc) avant de les partager au groupe, et dans ce cas on ne voit que ses propre contributions sans être « pollué » par les idées des autres, pas si bête je pense.
  • Outil de Recherche et d’empilement des notes : pour éviter les doublons la fonction permet de rechercher des mots clés et rassembler les notes.
  • Exploration de sujets via des recherches sur Bing et Wikipedia intégrées que l’on peut insérer ensuite dans notre tableau (dommage pas de ChatGPT… mais peut-être pour prochaine version).
  • Possibilité de faire voter les participants sur les notes exposées avec la fonction Vote (à activer à la demande).
  • Possibilité d’attribuer des post-it qui iront directement dans les tâches gérées par Microsoft Planner. Pas idiot là encore plutôt que de chercher à réinventer un nouvel outil !

Une application interessante dans les démonstrations avec en prime une très bonne intégration avec Teams. L’apps se concentre sur une chose qu’elle maitrise sans essayer d’aller fonctionnellement tout faire, tout au moins ce qui est déjà fait en standard par l’abonnement Microsoft 365 de l’utilisateur… sauf pour Microsoft Whiteboard 🙂 Une pierre dans le jardin d’un Miro, Mural ou encore du français Klaxoon, tout au moins pour les clients qui utilisent aussi Teams et qui se posent logiquement des questions d’intégration avec ce dernier.

Cette apps devrait arriver sur le store français dans quelques mois d’après nos interlocuteurs de 3M. Elle n’est disponible qu’en test de 30 jours actuellement uniquement aux USA.

Une petite vidéo d’explication de 3M :

HoloLens : nouveau revers pour Microsoft

Nous vous en parlions sur le Blog, Microsoft avait gagné avec Hololens un mega contrat de 10 Milliard de $ et puis au fil des années ceci s’est considérablement réduit, nous vous en parlions aussi, de simple décalage au début (lire : L’US ARMY DÉCALE SON PROJET DE RÉALITÉ AUGMENTÉ AVEC HOLOLENS) et des commentaires beaucoup plus problématiques sur les usages il y a un an (lire : HOLOLENS PAS ENCORE PRÊT POUR LES MILITAIRES…).

Aujourd’hui c’est au tour du Congrès qui rejette la demande de l’armée américaine d’acheter plus de casques HoloLens à Microsoft. Comme l’a noté Bloomberg, le Congrès a rejeté la demande d’achat de 6 900 casques supplémentaires pour un montant de 400 millions de dollars dans un projet de loi en raison de certains résultats assez médiocres sur le terrain. En fait, les tests sur le terrain du casque ont entraîné des « déficiences physiques affectant la mission » chez les 72 soldats qui l’ont porté pendant trois périodes de 72 heures dans différents scénarios de combat. C’est pour le moins gênant. L’agence rapporte que ces séquelles comprenaient une fatigue oculaire, des maux de tête et des nausées. Pour 80 % des soldats d’infanterie qui ont ressenti cet inconfort, les symptômes sont apparus moins de trois heures après l’utilisation du casque… Rien de bon pour la stratégie Metaverse de Microsoft, encore (pour combien de temps ?) basée sur l’usage de ces casques.

en revanche, si le Congrès a rejeté la demande de financement de 400 millions de dollars, il a tout de même approuvé un budget de 40 millions de dollars pour un nouveau modèle de casque qui résoudrait ces problèmes mais lequel ? Mystère. On en saura plus dans les mois à venir…

Cloud de confiance : Amazon dans les pas de Google et Microsoft

Selon le Journaldunet, Amazon serait en train de mettre au point une solution de « Cloud de confiance » à la manière de ce que propose / proposeront Google avec le support de Thales ou Microsoft avec celui d’Orange/Capgemini (Blue).

AWS devrait ainsi proposer une offre « Cloud de confiance » labellisé par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et ceci grâce au support d’Atos. Le choix de l’entreprise Atos peut paraitre surprenant alors que le groupe est dans la tourmente actuellement sur les marchés, mais les discussions auraient commencé il y a pas mal de temps déjà…

Pour rappel le label « Cloud de confiance » par l’obtention de l’autre label SecNumCloud de l’Anssi visant à distinguer les clouds en matière de sécurité et d’étanchéité avec des législations extra-européenne et plus précisement américaines (en gros pour parler clairement : se protéger du Cloud Act…)

Alors que les solutions de Google/Thales et Microsoft/Blue peinent à se mettre en place, c’est le moins que l’on puisse dire, si bien que la réalité de leur mise à disposition dans les 2 ans à venir est clairement questionnable, la solution Amazon/Atos est elle aussi très hypothétique à notre avis.

En tout cas si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire au prochain Briefing Calipia, nous ferons le point lors d’une session dédiées sur ces offres et leur avenir.

Identification via des tiers : France Identité bientôt disponible pour tous et pourquoi c’est très interessant à mon avis…

Nous connaissons tous les identifications via des tiers de confiance, le fameuses propositions « se connecter avec Facebook », mais aussi Google largement disponibles sur les sites web et applications mobiles évitant ainsi à l’utilisateur de créer un n ème compte, identifiant et mot de passe. Bénéfice également pour les concepteurs des applications en question : ne pas avoir à gérer ces identifiants et les problématiques de pertes associés. Donc en gros cela profite à tout le monde… Oui mais, un des gros (très gros en fait) problème est que ces « tiers de confiance » sont Facebook (pardon Meta) et Google qui en profitent (c’est le business model de ces services) pour enregistrer le fait qu’à telle heure vous vous êtes connectés sur telle application, avec tel appareil et depuis tel lieu… Autant d’informations personnelles qui iront enrichir leur connaissances, déjà bien (trop) riche.

Alors oui dès lors que l’on aborde le terrain du traitement des données personnelles avec Google et Facebook, on se confronte toujours à des personnes qui pensent que :

« Ce n’est pas grave, je n’ai rien à cacher », « De toutes façons ils savent déjà tout sur moi », « Je suis qu’une goutte d’eau dans l’océan de leur utilisateurs », « Pas grave si ils me proposent ensuite de la pub pour acheter une nouvelle machine à laver, et au contraire, c’est bien vu si je suis en train d’en chercher une »…

Je vous fait un petit florilège ici, mais la liste pourrait-être bien plus longue 🙂

Le problème c’est que cela ne se limite pas à de la publicité, les données peuvent être utilisées pour vous influencer sur d’autres choses, disons plus politique. Pas convaincu ? Allez voir ce qui s’est passé aux USA avec l’élection de Trump, ou moins loin, en Grande Bretagne avec le vote sur le Brexit, manipulations étrangères (Russes) sans doute, mais on sait surtout de qui elles avaient obtenu les listes de personnes ciblées…

Comment ? Imaginez simplement vous connecter sur un site de pétitions en ligne avec une authentification tiers via Facebook par exemple. En fonction de la pétition en cours et son sujet, si il est politique, pas très difficile alors pour la firme de Menlo Park d’avoir une bonne idée sur vos opinions. Et non nous ne sommes pas plus protégé là dessus en France et en Europe avec le RGPD dont le domaine d’application n’a pas grand chose à voir. Accepter d’utiliser cette authentification tiers c’est en accepter le business model.

Alors oui il existe d’autres services d’authentification tiers plus respectueux de la vie privée, comme ceux de Microsoft (mais beaucoup moins populaire) ou celui l’Apple (de plus en plus populaire, mais destiné aux seuls processeurs de matériels Apple). Avec « France Connect » nous disposons d’un service géré par l’état (dont au passage cela fait parti des missions régalienne) qui gère notre identité numérique, bonne nouvelle donc… mais pour un nombre ultra réduit de sites :les impôts, la sécu, etc.

Sans se faire trop d’illusions tout de même, cela pourrait changer demain avec l’application France identité et la carte d’identité numérique (disponible depuis aout 2021) notre identifiant unique (celui de notre carte) pourrait être utilisé à la fois dans le monde virtuel (via France Connect donc) mais aussi dans le monde réel en présentant simplement notre téléphone. cela permettrait ainsi que faire de la divulgation sélective des informations comme fournir la preuve que nous sommes majeur sans donner notre date de naissance par exemple. Et tout ceci sans mot de passe. Fonctions mise en avant par les identités numériques distribuées, nous vous en parlions ici même. Attention ici France Identité ne s’appuie pas (encore ?) sur le mécanisme faisant appel à la Blockchain, mais se serait à l’étude.

Alors que l’application était disponible en beta depuis fin mai pour Android, on apprend hier soir qu’Apple à fait le nécessaire dans iOS 16 pour permettre aux équipes de France Identité de proposer prochainement la beta pour iOS également.

Alors, si vous avez une nouvelle carte d’identité (celle au format carte de crédit avec la puce), vous pourrez bientôt (la première liste de beta testeurs est complète) demander de faire parti du beta test (pour Android et très prochainement pour iOS donc).

Pour des considérations plus « entreprise » nous avons une session dédiée à la gestion des identités lors du Briefing Calipia en cours (il reste des places pour la session de Paris et la session en ligne des 21 et 23 juin prochain)

Les CAPTCHAs seront bientôt inutiles

Nous connaissons tous les Captchas, cette petite fenêtre qui vous pose des questions afin de valider que vous êtes bien un humain (ou un robot particulièrement doué :)). Le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers nuisent à la navigation et à l’interactivité sur les différents sites.

Cloudflare a annoncé il y a quelques temps déjà, une nouvelle technologie appelée « jetons d’accès privés » (PAT ou Private Access Token) qui vous permet de valider l’authenticité de visiteurs humain d’un site web, de manière privée. Les systèmes d’exploitation ajouteront la prise en charge de cette nouvelle technologie. C’est Apple qui proposera ceci en premier comme annoncé par le constructeur cette semaine se sera pour les prochaines versions de macOS et d’iOS.

Cloudflare a souligné plusieurs avantages des PAT, pour les utilisateurs, cela rend l’accès aux sites plus simple à mettre en oeuvre que le mécanismes des CAPTCHAs, pour les développeurs de sites web et d’applications. Cela permet de savoir que l’utilisateur est sur un appareil authentique et une application signée, et pour les clients de Cloudflare, il est simple de commencer à utiliser les PAT car il n’y a pas de configuration nécessaire. Autre avantage non précisé par Cloudflare : cela préserve un peu plus l’anonymat que les CAPTCHAs dont le principal fournisseur n’est autre que Google (il avait racheté la société) qui lui permet actuellement de tracer les usages de ces derniers et donc des sites visités par les utilisateurs… tous les moyens sont bons 🙂

Apple est l’un des premiers grands fournisseurs à annoncer la prise en charge des jetons d’accès privés dans iOS 16, iPadOS 16 et macOS 13. Heureusement, d’autres fournisseurs devraient également annoncer la prise en charge dans un avenir proche, et bien sur en premier lieu Microsoft, reste Google bien sur qui risque de trainer un peu les pieds compte tenu des éléments cités plus haut.

La prochaine version de macOS et d’iOS a été publiée en version bêta pour les développeurs lundi et une version bêta publique est prévue en juillet. La mise à niveau commencera à être proposée (gratuitement) à tout le monde à l’automne comme tous les ans.

Microsoft Defender pour Office 365 ajoute une protection pour les comptes plus sensibles

Microsoft a annoncé mercredi dernier la disponibilité de la version commerciale de la « protection différenciée des comptes prioritaires » dans Microsoft Defender pour les utilisateurs d’Office 365. Fonction qui permet aux administration de marquer les comptes de messagerie sensibles dans l’entreprise. Comme par exemple pour des cadres, des dirigeants, ou d’autres utilisateurs ayant accès à des informations sensibles.

Ces comptes marqués bénéficieraient d’une meilleure protection contre les menaces grâce aux processus d’apprentissage automatique de Microsoft associés au service Microsoft Defender for Office 365. Microsoft précise : qu’ en se concentrant sur ces ensembles d’utilisateurs spécifiques et sur les attaques qui les ciblent, ils ont pu améliorer les modèles d’apprentissage automatique pour offrir un niveau de protection plus élevé. Ils ont aussi été en mesure d’ajuster d’autres aspects des fonctions de protection, comme la façon dont les messages sont traités dans les « bacs à sables ». Microsoft active par défaut la fonction de compte prioritaire pour les abonnés concernés. Bien que les administrateurs puissent la désactiver.

Il est alors possible de voir les statistiques sur les comptes prioritaires en les filtrant dans la vue Threat Explorer de Microsoft Defender for Office 365. Interessant également : les étiquettes de comptes prioritaires fonctionnent également avec le processus de mise en quarantaine des e-mails, ce qui permet de voir « les e-mails malveillants qui ciblent ces comptes critiques ». Les attaques signalées par le biais d’une « nouvelle expérience unifiée des soumissions » sont « explicitement marquées et filtrées » pour les équipes de sécurité. Il est également possible de simuler des attaques sur des utilisateurs en fonction des étiquettes de comptes prioritaires pour tester l’ensemble ! Enfin, Microsoft a indiqué qu’il est également possible de créer des politiques d’alerte personnalisées dans Microsoft Defender pour Office 365.

Attention néanmoins, cette fonction n’est disponible que pour les abonnés à Microsoft Defender for Office 365 possédant des comptes Plan 2. La disponibilité inclut bien sûr également les comptes « Office 365 E5, Microsoft 365 E5, ou Microsoft 365 E5 Security ».

Nous reviendrons sur ces annonces lors du prochain Briefing Calipia avec une session dédiée sur les fonctions de sécurités offertes par Microsoft.

Microsoft prépare avec Nvidia de nouveaux GPUs dans Azure pour assurer la confidentialité des données

Afin de garantir la confidentialité et la sécurité des données sensibles dans le cloud, les principaux acteurs utilisent des mécanismes via des contrôles matériels et logiciels qui régissent la manière dont les données sont partagées et utilisées, ainsi que la manière dont les propriétaires des données peuvent valider ces processus. Aujourd’hui, les processeurs Intel et AMD permettent déjà la création d’environnements d’exécution de confiance afin d’assurer la confidentialité au niveau du processeur. Ces fonctions intégrées garantissent que les données restent chiffrées au repos, en transit et même en cours d’utilisation. Elles offres également un moyen pour valider la configuration du matériel et n’accorder l’accès aux données qu’aux algorithmes requis.

Ces solutions sont donc intégrées dans les CPU et Microsoft cherche donc maintenant à étendre ceci aux GPU, Systèmes largement utilisé dans des activités confidentielle lié à l’IA par exemple, ceci afin de s’assurer que les données peuvent être déchargées en toute sécurité vers du matériel plus puissant pour les besoins de calcul. Pour ce faire Microsoft collabore avec Nvidia qui équipe déjà largement des différents datacenter avec ses processeurs.

Microsoft a noté qu’il ne s’agit pas d’une mise en œuvre simple, car elle doit protéger les GPU contre diverses attaques tout en veillant à ce que les machines hôtes Azure disposent d’un contrôle adéquat pour les activités administratives. Au niveau matériel, l’implémentation ne devrait pas avoir d’impact négatif en matière énergétique et en terme de performances d’après les deux sociétés. Nvidia précisant qu’il ne devrait pas non plus nécessiter de modifications de l’architecture GPU existante.

L’entreprise détaille un peu le mode de fonctionnement de cette protection :

Un nouveau mode dans lequel tous les états sensibles du GPU, y compris sa mémoire, sont isolés de l’hôte.
Une racine de confiance matérielle sur la puce du GPU qui peut générer des attestations vérifiables capturant tous les états sensibles de sécurité du GPU, y compris tous les micrologiciels et microcodes.
Extensions du pilote du GPU pour vérifier les attestations du GPU, établir un canal de communication sécurisé avec le GPU et chiffrer de manière transparente toutes les communications entre le CPU et le GPU.
Support matériel pour crypter de manière transparente toutes les communications GPU-GPU sur NVLink.
Support dans le système d’exploitation invité et l’hyperviseur pour attacher de manière sécurisée les GPU à un CPU sécurisé, même si le contenu du CPU est chiffré.

Microsoft a déclaré qu’elle avait déjà intégré des capacités de chiffrement dans les GPU Nvidia A100 Tensor Core sur Azure et que cela a été fait grâce à une nouvelle fonctionnalité appelée Ampere Protected Memory (APM). Les détails de la mise en œuvre sont de nature forcément très technique et vous pouvez les consulter ici.

Cette solution est désormais disponible en bêta privée par le biais des VM GPU confidentielles Azure. Il est actuellement possible d’utiliser des VMs avec jusqu’à quatre GPU Nvidia A100 Tensor Core pour leurs charges de travail Azure à ce stade. Les prochaines étapes de Microsoft consistent à assurer une adoption plus large de ces pratiques et à travailler avec Nvidia sur son architecture Hopper pour améliorer encore la mise en œuvre existante.

Quantique : les travaux de la startup française Pasqal bientôt intégrés à Azure Quantum

Pasqal est une startup française reconnue dans le domaine du quantique pour son « système de traitement quantique à atomes neutres ». Processus que la société doit rendre disponible dans le courant de l’année, il offrira une méthode de traitement des données différente des autres méthodes proposées par l’industrie actuellement et Azure Quantum de Microsoft en particulier. Aujourd’hui Microsoft a annoncé s’allier au français pour offrir cette méthode de traitement dans son service Azure Quantum. Une belle reconnaissance des travaux réalisé de ce côté de l’atlantique.

Ceci dit Pasqal est loin d’être un inconnu, il suffit de se pencher sur l’organisation de la société pour y découvrir son personnel dont Alain Aspect, excusez du peu… connu notamment pour avoir conduit le premier test concluant portant sur un des paradoxes fondamentaux de la mécanique quantique, le paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen. Il a obtenu la médaille Niels Bohr en 2013, seul lauréat français à ce jour.

« L’exécution d’algorithmes sur le matériel à atomes neutres de Pasqal ouvre la porte à des capacités uniques qu’aucun autre système quantique n’offre »

a déclaré Georges-Olivier Reymond, PDG et fondateur de Pasqal, dans un communiqué.

Vous le savez contrairement à l’approche binaire (0 ou 1) de l’informatique classique, l’informatique quantique utilise des bits quantiques, ou qubits, qui peuvent essentiellement représenter différents états simultanément jusqu’à ce que les résultats soient lus. L’approche quantique devrait permettre de résoudre certains types de problèmes, comme l’optimisation des réseaux, beaucoup plus rapidement que l’approche classique. Cette technologie pourrait ouvrir de nouvelles frontières dans des domaines allant de la planification du trafic au développement de médicaments. Pas étonnant que l’on retrouve pas mal de laboratoires pharmaceutiques dans les investisseurs de ces technologies.

Techniquement si les deux principales voies de développement du matériel quantique font appel aux circuits supraconducteurs et aux pièges à ions et ceci à des températures proches du zéro degré absolu (-273,15 ° celcius). Pasqal adopte une approche différente : des atomes neutres sont manipulés à température ambiante à l’aide de « pinces » optiques alimentées par laser.

La société a déjà lancé une gamme de matériel de traitement des atomes neutres appelée Fresnel, et elle vise à commercialiser un processeur quantique de 1 000 qubits d’ici à la fin de 2023.

Parmi les clients de Pasqal figurent Johnson & Johnson, LG, Airbus et BMW Group. En janvier, la société a annoncé une fusion avec Qu&Co, un développeur d’algorithmes et de logiciels quantiques. (Qu&Co a fait partie de la gamme quantique d’Amazon Braket.) Plus récemment, Pasqal et Aramco ont annoncé qu’ils allaient unir leurs forces pour développer des applications d’informatique quantique pour le secteur de l’énergie.

« Pasqal devrait offrir aux utilisateurs d’Azure Quantum de nouvelles possibilités de calcul, notamment le calcul quantique analogique, ouvrant ainsi de nouvelles voies pour la recherche d’impacts quantiques dans le monde réel »,

Krysta Svore, vice-présidente de Microsoft chargée des logiciels quantiques

Les ambitions de Google sur la réalité virtuelle se confirment…

Google aurait conclu un accord pour acheter Raxium, une startup de cinq ans d’existence qui développe de minuscules diodes électroluminescentes pour les écrans utilisés dans les dispositifs de réalité augmentée et mixte. Aujourd’hui la société n’a pas encore sorti le moindre produit commercial, mais son travail tourne autour des micro LED, qui peuvent produire le type de petits écrans dont les appareils de réalité augmentée ont besoin.

Google n’est clairement pas novice dans le domaine de la réalité virtuelle et augmentée et même précurseur (un peu trop) avec les Google Classes. Google recrute toujours à tour de bras dans ce domaine avec des offres d’emploi pour je cite : « un futur OS de réalité augmentée qui promet de toucher des milliards de personnes ». On connait aussi les développements de la firme de Mountain View autour du projet Iris (nouvelles sortes de Google Classes prévues pour 2024). La société avait également racheté la société canadienne North qui proposait il y a 4 ans déjà des lunettes innovantes au CES pouvant être associé à des prescriptions médicale et disponible à terme chez des opticiens… (nous vous en parlions sur ce post à l’époquee)

Pour en revenir à ce rachat, si tout le monde parle aujourd’hui de l’OLED, le Micro Led devraient être la prochaine grande nouveauté. Google n’est pas le seul à y investir, Apple a fait de même il y a beaucoup plus de temps avec le rachat d’une startup en 2014 qui travaillait dans ce domaine (on parlait alors d’achat pour l’Apple Watch). Meta s’est quant à lui associé à une société appelée Plessey pour la technologie des micro LED. Enfin Samsung (qui serait d’après les rumeur en train de préparer un successeur à Hololens de Microsoft) s’intéresse également à ce marché et vend déjà des téléviseurs à micro LED…

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