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Les PWA au démarrage : bientôt possible avec Google Chrome et Edge

pwaLe développement des PWA (Progressive Web App) s’affirme comme une tendance de fond. Nous en avions parlé lors du dernier Briefing Calipia en décembre dernier. Le mois dernier, Google, fortement engagé comme Microsoft sur ce sujet, a remplacé certaines des applications Android du Play Store (pour les utilisateurs de Chrome OS) par leurs équivalents PWA .

Google vient de lancé une nouvelle mise à jour pour les utilisateurs de Chrome Canary (la beta du navigateur) qui permet de lancer les PWA au démarrage de Windows. C’est aussi le cas de Microsoft avec le canal Canary d’Edge.

Si vous utilisez Google Chrome Canary, vous pouvez suivre les étapes ci-dessous pour activer la fonction :

  1. Lancez Google Chrome Canary et tapez « chrome://flags » dans la barre d’adresse.
  2. Tapez « Desktop PWAs run on OS login » dans la barre de recherche.
  3. Cliquez sur le menu déroulant et sélectionnez « Activé ».
  4. Relancez le navigateur web.

Cela devrait activer la fonction . Vous pouvez l’essayer en allant sur un site web qui supporte les PWA et en cliquant sur l’option « Installer » dans la barre d’adresse. Dans la boîte de dialogue d’installation de l’application, cochez l’option « Démarrer l’application lorsque vous vous connectez à votre ordinateur » et cliquez sur « Installer« . Cela installera l’application et la lancera la prochaine fois que vous allumerez votre PC.

Les extensions Microsoft Editor Edge et Chrome sont disponibles en beta

Rédacteur MicrosoftNous vous en parlions,  Microsoft a annoncé le changement de marque des services Office 365 Home mais aussi un ensemble d’autres fonctionnalités et services à venir. Microsoft a également annoncé de nouvelles fonctionnalités avec Microsoft Editor qui permettent de vérifier les fautes d’orthographe et de grammaire dans les applications Office et sur le web. Ces extensions Microsoft Editor pour Chrome et Edge sont maintenant disponible en beta en suivant ce lien (à lancer dans Edge ou Chrome).

EditorUne fois installée, une icône de l’éditeur est placée sur la barre d’outils de l’un ou l’autre des navigateurs. Les utilisateurs peuvent se connecter à leurs comptes Microsoft ou aux comptes qu’ils utilisent pour leurs abonnements Office par le biais du navigateur. Les abonnés à Office bénéficient de fonctions de qualité supérieure telles que les « Analyses avancées », tandis que les utilisateurs disposant d’un compte Microsoft simple, bénéficient de fonctions standard de vérification de la grammaire et de l’orthographe.

En plus des fonctions Orthographe, Grammaire et Analyse Avancée, les utilisateurs peuvent également activer l’extension pour afficher les synonymes des suggestions orthographiques à partir des paramètres de l’éditeur. Il existe également une option permettant de désactiver la vérification sur les sites pour lesquels vous ne souhaitez pas que l’éditeur vérifie activement les erreurs. L’extension sera également désactivée automatiquement sur les sites ayant un « contenu sensible » (reste à connaitre l’algorithme qui est e derrière cela) ou ceux dont la vitesse de chargement est lente.

Attention contrairement à ce qui est annoncé pour Word et Outlook cette extension ne permet pas (actuellement ?) aux utilisateurs de choisir entre plusieurs suggestions de phrases.

Après Google, Microsoft suspend les mises à jour de son navigateur Edge

Capture d’écran 2020-03-23 à 12.53.18.pngNous évoquions hier le report de la fin de support de Windows 1709, mais le COVID 19 a d’autres impacts sur le cycle de vie des solutions des différents fournisseurs.

Ainsi après Google qui, il y a quelques jours, a indiqué que les évolutions de son navigateur Chrome (et de l’OS Chrome) étaient gelé jusqu’à nouvel ordre, Microsoft vient aussi de mettre en pause les évolutions de son navigateur Edge. Ce dernier étant basé sur Chromium, il était logique que Microsoft affiche aussi cette décision. Edge version 80 va donc rester la version de référence, pour une durée non déterminée.

Protection de la vie privée : DuckDuckGo a décidé de rendre accessible son outil de gestion des données de traçage

Vous connaissez sans aucun doute le moteur de recherche DuckDuckGo qui préserve votre confidentialité. Il a franchi une nouvelle étape en offrant une expérience web plus privée aujourd’hui avec le lancement de son radar de suivi. Ainsi que son extension (qui fonctionne sur Chrome, Safari, Firefox ou Edge) pour limiter les données de traçage des utilisateurs :

Duckduckgo(exemple ici sur le site du monde.fr depuis mon poste avec Edge Chromium)

DuckDuckGo a également rendu la ressource open source et a partagé la manière dont les particuliers, les développeurs et les chercheurs peuvent utiliser l’outil : accessible sur Github.

Les créateur de l’outil expliquent pourquoi ils mettent à disposition ce dernier est les outils associés :

Lorsque nous avons décidé d’ajouter la protection des traqueurs, nous avons constaté que les listes de traqueurs existantes étaient pour la plupart gérées manuellement, ce qui signifie qu’elles étaient souvent périmées et jamais complètes. Et, pire encore, ces listes cassent parfois des sites web, ce qui entrave leur adoption par le grand public. Ainsi, au cours des deux dernières années, nous avons construit notre propre ensemble de données de traqueurs en nous basant sur un processus d’exploration qui ne présente pas ces inconvénients. Nous l’appelons DuckDuckGo Tracker Radar. Il est généré automatiquement, mis à jour en permanence et testé en permanence.

L’éditeur donne également sur son site des informations sur les sociétés à l’origine des multiples traceurs utilisés. Sans surprise Google et Facebook arrivent largement en tête 🙂

most-common-trackers-on-websites3

[Pratique] Installer des Extensions Google Chrome dans Edge

Vous le savez, il est possible assez facilement d’ajouter des extensions au nouveau navigateur Edge de Microsoft. Pour ce faire il faut se rendre dans le menu à droite sur « … » puis sélectionner Extensions :

Edge1

En cliquant sur le store Microsoft vous pouvez installer des extensions prévues pour Edge. Mais le nombre de ces extensions spécifiques est globalement assez réduit, il faut sans doute laisser un peu de temps aux développeurs pour les publier sur le store Microsoft. Ceci dit il est tout a fait possible et très simple d’installer des extensions faites pour Google Chrome.

Pour ce faire cliquer en bas sur « Autoriser les extensions provenant d’autres magasins ».

Edge2

Après une boite de confirmation :

Edge3

Vous avez la possibilité de vous rendre sur le magasin d’extensions de Google.

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La bataille des navigateurs peut reprendre…

navigateursGoogle avait largement gagné la bataille, Chrome et son moteur de rendu HTML (basé sur Webkit, le projet Open Source initié par Apple) ont envahit les différents navigateurs, au point de contraindre le W3C d’abandonner son standard de juré pour le standard de fait qu’est devenu le produit de Google.

En son temps Microsoft avait gagné la guerre du navigateur avec Internet Explorer au prix d’une accusation d’abus de position dominante (en intégrant à l’époque gratuitement Internet Explorer à Windows) qui fut dévastatrice pour la société, obligée de mettre le frein sur de nombreuses innovations. Récemment Bill Gates évoquait ce point pour expliquer pourquoi l’entreprise a raté la vague de la mobilité et des périphériques mobiles en particulier.

Et puis Internet explorer n’a pas évolué, pire il a pris de l’embonpoint, un peu comme ce mâle autrefois svelte qui reste maintenant sur le canapé une bière à la main, télécommande et cacahouètes accessibles…

maleEt le concurrent est arrivé. Google Chrome à d’abord conquis les développeurs (avec des extensions bien pensés) puis les particuliers, les mobiles et enfin les entreprises.

Les différents navigateurs ont opté petit à petit pour le moteur de Google Chrome.

evolution des navigateurs

Et Microsoft lui aussi a abandonné son moteur propriétaire pour passer sur Chromium. Et bonne nouvelle, le nouvel Edge est maintenant disponible pour Windows et Mac depuis la semaine dernière. Ses ambitions sont énormes : reconquérir le monde de l’entreprise en particulier. Et il dispose à vrai dire de très bons atouts. Dont le premier est d’être 100% compatible avec Chrome de Google… sans être Google, et donc sans potentiellement pister ses utilisateurs. L’intégration avec Azure AD pour la connexion des utilisateurs et d’autres avantages tels que par exemple « les collections » (ces possibilités de lire des articles que l’on a sélectionnés à la manière de Pocket).

Avec la disponibilité du produit, vient le temps des tests officiels et là aussi, bonnes nouvelles pour Microsoft : le navigateur est rapide, plus rapide que ses concurrents en moyenne. VentureBeat a réalisé des tests (qui mettent en oeuvre le moteur de rendu mais aussi les capacité de traitement CSS et JavaScript), ils sont assez clair :

  • Test Sunspider : Edge 1er (Google 2ème, Firefox loin derrière)
  • Test Octane : Google 1er (Edge 2ème, Firefox 3ème)
  • Test JetStream : Edge 1er (Google 2ème, Firefox 3ème)
  • Test MotionMark : Edge 1er (Google 2ème, Firefox 3ème)
  • Test Speedometer : Edge 1er (Google 2ème, Firefox 3ème)
  • Test Basemark : Edge 1er (Google 2ème, Firefox 3ème)
  • Test WebXPRT : Firefox 1er (Edge 2ème et Google 3ème)

Reste à convaincre les entreprises de faire le pas. les outils d’administration offerts seront sans doute un plus, mais face à la communauté importante (et fidèle) des développeurs utilisant Google Chrome, les choses ne seront pas si simple.

Celui qui a court terme risque bien d’en faire les frais, c’est Firefox, qui vit sous perfusion financière de Google (pour mettre son moteur de recherche par défaut sur le navigateur). La fondation vient en effet la semaine dernière d’annoncer la suppression de 70 postes dans son organisation… pas simple non plus de rester indépendant…

 

Il reste encore possible de détecter l’usage de la navigation privée de Chrome

Certains sites Web parviennent à détecter l’utilisation du mode de navigation privée de Google Chrome (le mode dit « Incognito ») et ainsi modifier leur fonctionnement si ce dernier est en usage. Ils utilisaient jusqu’au mois de juillet une faille de l’API FileSystem : en demandant d’écrire directement sur le disque dur d’un utilisateur une erreur était envoyé par le navigateur indiquant que le mode Incognito était activé…  Google a résolu ce problème en demandant à Chrome d’écrire les données dans la RAM, puis de les effacer peu de temps après. Malgré ceci, certains sites comme le New York Times par exemple est toujours capable de détecter les sessions de navigation privées…

mode incognitoComme le rapporte TechDows, deux chercheurs en sécurité – Vikas Mishra et Jesse Li – ont découvert que les sites Web peuvent désormais utiliser l’API de gestion des quotas pour exploiter les différences entre le volume de stockage temporaire en mode navigation privée et en navigation normale. De même, les sites Web pourraient également suivre les vitesses d’écriture pour déterminer si les données sont en cours d’écriture sur le disque dur (mode normal) ou dans la RAM (mode privé), car sans surprise les vitesses d’écriture sur la RAM sont considérablement plus rapides…

Google a promis de nouveaux correctifs de l’API FileSystem… jusqu’à de nouvelles failles soient détectées. Pourquoi se donner tant de mal ? Il se trouve que de nombreux journaux en ligne permettent la lecture gratuite d’un nombre réduit d’articles par jour ou par semaine (comme par exemple en France Les Echos et Libération). En utilisant la navigation privée, cette barrière est inefficace, voilà pourquoi il est interessant pour ces acteurs de détecter l’utilisation de cette dernière… A moins de changer leur façon de travailler comme par exemple l’a fait le site du Monde où certains articles restent visibles sans abonnement mais d’autres voient leur lecture limitée aux premières lignes, navigation privée ou pas…

Quand Google veut s’occuper de votre confidentialité…

googleGoogle cherche aujourd’hui à se repositionner comme le champion de la confidentialité des utilisateurs sur le Web. Alors oui, cela peut sans doute faire sourire (à juste titre), un peu comme si les géants de l’énergie voulaient nous aider à consommer moins 🙂

Dans un nouveau billet de blog, Justin Schuh, patron du navigateur Chrome, explique comment le géant de Mountain View « souhaite limiter l’accès des annonceurs à vos données » (notez la subtilité : les annonceurs, pas Google 🙂 ).

L’entreprise prévoit d’y parvenir en introduisant de nouvelles normes Web sur la manière dont les annonceurs utilisent et accèdent aux données des utilisateurs pour cibler leurs annonces avec ce que Google appelle la « Privacy Sandbox« . Les détails de son fonctionnement ne sont pas encore parfaitement définis, mais l’objectif de Google est « que les annonces restent pertinentes pour les utilisateurs, mais que les données des utilisateurs partagées soient réduites au minimum en agrégeant anonymement les informations  et en conservant beaucoup plus d’informations utilisateur uniquement en local ». Le « Comment » reste pour le moment assez flou.

Qu’est-ce qui motive Google ? Bien entendu la pression des utilisateurs et du marché en général pour plus de confidentialité. La pression possible des régulateurs américains qui demain, comme l’a fait l’Europe avec la GDPR pourrait imposer des lois contraignantes. Mais également lutter contre les bloqueurs de publicité qui limite le revenu du géant ! dont il ne se prive jamais de dénoncer les méfaits : ainsi régulièrement Google affirme que « cela réduit non seulement les revenus des éditeurs et limite leur capacité à offrir du contenu gratuit, mais peut surtout aggraver le problème de la confidentialité en ligne« … aussi pertinent qu’un tweet de Trump 🙂

Google change une API utilisée par de nombreuses extensions à Chrome

Capture d’écran 2019-06-14 à 15.16.20Google a récemment décidé de changer le fonctionnement de l’API Web Request dans Chrome. Quel est le problème me diriez-vous ?

Il se trouve que cette API est utilisée par de nombreuses extensions et les modifications pourraient affecter la capacité des bloqueurs de publicité à fonctionner correctement… Et voilà une polémique de lancée, car il est vrai que l’on soupçonne souvent Google de vouloir contrarier ces bloqueurs de publicités qui logiquement attaquent un peu le gagne pain de la firme de Mountain View…

Alors sur son blog sur la sécurité Google explique pourquoi il estime que les modifications sont nécessaires à la protection des utilisateurs ce qui devrait selon lui apaiser les craintes relatives à la possibilité de neutraliser les bloqueurs de publicité dans Chrome. La société explique que la croissance explosive de la popularité des extensions a obligé l’équipe de Chrome à prendre des mesures drastiques pour réduire les abus de la part d’acteurs néfastes. Google prend également plus de temps pour revoir les extensions présenté dans le magasin application de Chrome, ce qui d’après la société aurait déjà entraîné une baisse de 89% du nombre d’installations d’extensions malveillantes depuis 2018. Mais pour aller encore plus loin, Google remplacera l’API Web Request par l’API Declarative Net Request, qui permet aux éditeurs d’extension d’avoir un contrôle précis des informations dont ils ont besoin dans le navigateur, sans recevoir d’informations sensibles ou non pertinentes pour leur fonctionnement. Donc en gros : cela n’a rien de machiavélique de la part de Google c’est uniquement pour le bien des utilisateurs et surtout pour leur sécurité !

Seulement voilà difficile d’expliquer dans ces conditions pourquoi la société maintien cette API dans la version Entreprise de Chrome (destinée il va de soit aux entreprises déployant la solution)…

La plupart des autres navigateurs basés sur Chromium comme Opera et Vivaldi ont déclaré qu’ils continueraient à prendre en charge l’ancienne API pour les extensions, malgré les modifications de Google. Aucune information coté Edge Chromium en revanche.

Microsoft l’Addon Windows Defender Application Guard pour Chrome et Firefox

Microsoft a annoncé la sortie d’une extension Windows Defender Application Guard pour Chrome et Firefox. Il réservé au Insiders (Beta testeurs) pour le moment, mais il sera bientôt disponible pour tout le monde.

Capture d’écran 2019-03-18 à 10.51.54Cela fonctionne de la même façon que l’extension intégrée d’Edge, en comparant l’URL cible à une liste de sites Web de confiance. S’il s’avère que vous naviguez vers un site non approuvé, celui-ci s’ouvrira dans le navigateur Microsoft Edge en « mode bac à sable ». Dans ce mode, vous pouvez accéder à n’importe quel site Web, qu’il soit fiable ou non, en isolation complète, donc sans possibilité de nuire à l’intégrité du système système.

Une fois l’extension installée, une page de destination de Windows Defender Application Guard s’affichera à l’ouverture de Chrome ou de Firefox. L’icône Windows Defender apparaît dans le navigateur et vous pouvez démarrer une session Application Guard en cliquant dessus et en entrant une URL.

Vous pouvez accéder à ces extensions en suivant les liens ci-dessous :

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