Archives de Catégorie: Divers

Gabe Aul quitte Microsoft pour Facebook

Gabe Aul, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si vous utilisez des versions « Insiders » de Windows, vous en avez sans aucun doute entendu parlé : c’était le patron entre autre de ce programme jusqu’en 2016, programme assez novateur pour Microsoft et d’autres acteurs du secteur.

Capture d’écran 2019-06-26 à 08.20.01Gabe Aul a annoncé sur Twitter qu’il quittait Microsoft et travaillerait maintenant pour Facebook après 27 ans passé chez Microsoft à Redmond. Après avoir passé le flambeau à Dona Sarkar en 2016 sur le programme Insiders, Aul est resté jusqu’à ce jour chez Microsoft en tant que vice-président de la gestion des programmes au sein de l’équipe Windows Engineering Systems.

Il devient maintenant un des nombreux vice-président de Facebook, sans plus de détail sur ses réelles attributions.

Un autre employé de Microsoft a quitté le mois dernier Microsoft pour Facebook dans les équipes Windows 10 : Clint Rutkas, qui était chef de produit technique principal de l’équipe de développement Windows, il devient désormais un défenseur des droits des développeurs dans le cadre de l’initiative de logiciels open source de Facebook.  Ce n’est pas non plus le premier à rejoindre Facebook, ainsi en Europe les responsable de l’activités Facebook Workplace sont tous des anciens de Microsoft 🙂

Amazon malmené lors des débats des candidats Démocrates aux USA

Amazon a été la seule société technologique au centre des discussions des  des candidats en lice pour l’investiture démocrate à l’élection présidentielle de 2020. Lors du premier débat de mercredi dernier, la proposition de la sénatrice Elizabeth Warren de démanteler certains des GAFA avait fait l’objet d’une question à l’un des prétendants : le sénateur Cory Booker. Ce dernier avait répondu qu’il « choisirai des sociétés comme Halliburton ou Amazon qui ne paient rien en impôts ».

Lors du deuxième débat jeudi dernier, c’est l’entrepreneur Andrew Yang qui était revenu sur le sujet lors d’une question sur sa proposition de Revenu Universel : «C’est difficile à faire si vous avez des sociétés comme Amazon, qui paient littéralement zéro impôt tout en fermant 30% de nos magasins».

Capture d’écran 2019-06-28 à 15.46.30Cela fait écho aux échanges tendus qu’avait eu un peu plus tôt dans le mois l’ancien vice-président Joe Biden qui avait fait des commentaires similaires, appelant Amazon à payer plus d’impôts. Amazon avait alors répondu avec un tweet : « Nous payons chaque centime que nous devons. » en précisant  » Nous avons payé 2,6 milliards de dollars en impôts sur les sociétés depuis 2016. Nous payons chaque centime que nous devons. Le Congrès a conçu des lois fiscales pour encourager les entreprises à réinvestir dans l’économie américaine. On a réalisé 200 milliards de dollars d’investissements depuis 2011 et créés 300 000 emplois aux états-unis. Donc les remarques du Vice Président Biden doivent porter sur les lois et pas sur nous… »  Ambiance…

Ce dernier avait bien entendu répondu : « Je n’ai rien contre Amazon, mais aucune entreprise réalisant des milliards de dollars de bénéfices ne devrait payer un taux d’imposition inférieur à celui des pompiers et des enseignants. Nous devons récompenser le travail, pas seulement la richesse.  »

Par contraste, Trump et son gouvernement apparaissent alors comme défenseurs des pratique des GAFAs ! Un comble lorsque l’on sait à quel point ses derniers se sont positionnés pour les Démocrates lors des dernières élections américaines…

Départ de Jony Ive, une icône d’Apple

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Jony Ive le très emblématique Chief Design Officer de la marque à la pomme quitte donc le giron de la société qu’il a contribué à relancer pour créer sa propre société de design, dont Apple sera un client (si l’on en croit les déclarations de Tim Cook à l’annonce de ce départ).
Sir Jony quitte Apple à 52 ans, après plus de 20 ans de service et un rôle de tout premier plan dans la construction de l’image de marque d’Apple,  qu’il s’agisse de ses produits, de ses magasins, des ses bureaux … Son nom est associé à de nombreux produits, de l’iMac à l’iPhone, en passant par l’iPad, et il est souvent associé à Steve Jobs pour ses capacités créatives très en phase avec les principes du co fondateur d’Apple.

J.Ive avait déjà pris un peu de recul sur les aspects les plus opérationnels en 2015 (juste pour quelques mois avant de revenir au premier plan), mais cette dernière annonce a un caractère plus définitif. Elle s’inscrit aussi dans un contexte de possible pivot du business d’Apple vers les services, au détriment des produits matériels.

 

Facebook va lancer sa propre crypto-monnaie : Libra

Facebook devrait officialiser cette semaine le lancement pour début 2020 d’une crypto-monnaie destinée à ses 2,4 milliards d’utilisateurs, ce qui en ferait de facto potentiellement la première monnaie du monde !

Selon le Wall Street Journal, Facebook aurait rallié de dizaines de grands noms autour de son initiative, tels que Visa, Mastercard, Uber ou PayPal, qui la soutiendraient en investissant chacun 10 millions de dollars pour monter un consortium chargé de superviser la nouvelle crypto-monnaie. La société de Menlo Park travaillerait sur ce projet depuis plus d’un an.

En termes d’usages, Facebook vise les échanges au sein de sa communauté d’utilisateurs répartis dans le monde entier, Libra permettant ainsi d’effectuer des paiements entre utilisateurs où qu’ils se trouvent.  Facebook c’est aussi Instagram, What’sApp, et Libra serait aussi un outil à disposition pour ses services ou ceux des marketplaces des services correspondants. Bref un potentiel gigantesque ! Le succès n’est pour autant pas garanti, compte tenu des réticences de nombreux gouvernements et autorités financières dans le monde, des risques pris par les investisseurs en bitcoins, Ethereum et autres monnaies crypto-monnaies au cours des 18 derniers mois. De plus lorsqu’on voit la difficulté de Facebook à maitriser les flux au sein de ses communauté, on peut douter de sa capacité à s’assurer que Libra ne sera pas surtout le vecteur intensif de blanchiment de fonds.

Le CERN veut se débarrasser des produits Microsoft… mais pourquoi ?

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Depuis ce matin la nouvelle se répand sur la toile : le CERN met en place un projet appelé « MAlt » pour « Microsoft Alternatives » dont le but est de se défaire des produits Microsoft pour ce qui est de la suites de productivité et des outils de communication (donc en gros Office, Exchange, SharePoint, Skype). Aucune alternative n’est actuellement décrite, si ce n’est des développements maison…

Mais d’où vient une telle communication, et pourquoi maintenant ? 

Et bien c’est simple et habituel, le CERN fait sans doute monter les enchères dans sa négociation commerciale avec Microsoft et ceci à la fin de l’exercice fiscal de la société américaine qui clôture son année dans 15 jours. C’est toujours une période assez propice à la négociation quand la filiale n’a pas atteint ses objectifs sur son secteur et devient plus à l’écoute pour mettre en place une petite ristourne !  Mais dans ce cas cela risque d’être compliqué, car visiblement le problème vient d’un changement de type de contrat. On apprend en effet que le CERN disposait visiblement des tarifs Education chez Microsoft (donc en gros des produits 10 x moins cher que le passage par un accord entreprise) et que Microsoft a décidé que cela ne serait plus le cas… Alors effectivement il y a une différence tarifaire, même si l’éditeur veut visiblement faire cela progressivement…

Ce qui est amusant dans ce cas et ce que d’autres clients, eux aussi dans le secteur de la recherche, apprécieront c’est que le CERN bénéficiait de tels contrats depuis toujours. Alors que ce n’est pas le cas d’autres organisation publique de la recherche à quelques kilomètres de la suisse…

Google : une enquête antitrust à venir ?

Capture d’écran 2019-06-01 à 17.54.37Après les déboires en Europe, Selon le Wall Street Journal daté de vendredi dernier, Google devrait bientôt faire face à une enquête antitrust du département américain de la Justice concernant ses activités de recherche et potentiellement d’autres aspects non dévoilé par le quotidien. Le ministère de la Justice aurait consacré ces dernières semaines à la préparation de l’enquête, qui pourrait constituer une vaste étude pour les violations des lois antitrust sur l’ensemble de ses activités.

La FTC (Federal Trade Commission ) s’en remettrait au DOJ, à la suite du procès intenté contre la société par la FTC en 2011 concernant le placement de cookies non sollicités dans le navigateur Safari d’Apple. Cette affaire s’était à l’époque conclue par une condamnation à 22,5 millions de dollars, ce qui malgré la somme ridicule pour Google avait été à l’époque le plus important jugement de ce genre jamais remporté par la FTC devant les tribunaux. Selon la WSJ, la FTC a poursuivi son enquête jusqu’en 2013 mais cette fois pour violation de la législation antitrust. Cette dernière avait alors classé l’affaire sans engager de poursuites contre le géant de la recherche. On est très loin dur montant des trois amendes antitrust imposées à Google par l’Union européenne, qui s’élève désormais à 8,2 milliards d’euros….

Avec les élections qui arrivent aux USA, Google risque de devenir une cible prioritaire pour les politiciens et les régulateurs cherchant à contrôler la Silicon Valley,  c’est en particulier le cas de la sénatrice Elizabeth Warren (Candidate Démocrate)…

Toujours plus d’ennuis pour Huawei, une bonne nouvelle pour l’Europe ?

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Malgré le délai de grâce de 90 jours convenu pour permettre aux acteurs de s’adapter, de plus en plus de sociétés annoncent un arrêt de leurs relations avec le constructeur chinois, suite à la prise de position de Donald Trump. On assiste ainsi à un effet domino qui touche de nombreux pans de l’activité de Huawei :

  • Les composants électroniques, avec ARM, Intel  ou Panasonic qui ne livreront plus leurs puces, essentielles pour la production d’appareils du constructeur chinois.
  • Les équipements pour les réseaux 5G : les USA, la Grande Bretagne, l’Australie ou la Nouvelle Zélande ont annoncé qu’ils interdisaient l’utilisation des solutions du chinois pour mettre en place leurs réseaux 5G.
  • Les logiciels pour équiper les appareils Huawei, avec bien sûr Google qui va empêcher Huawei d’utiliser Android, mais aussi Microsoft pour Windows.
  • Les opérateurs télécom, tels Vodafone ou EE en Grande Bretagne, ou NTT Docomo et SoftBank au Japon, qui n’associeront pas les smartphones Huawei à leurs plans de lancement 5G.

La principale raison évoquée par le président Trump pour motiver cette exclusion de Huawei concerne un éventuel espionnage réalisé par le géant chinois pour le compte de son gouvernement, une pratique dont bien entendu les USA ne sont pas du tout adeptes pour leur part … La décision de l’administration américaine et ses conséquences pour le constructeur chinois, n’en constitue pas moins qu’un nouvel exemple de ce que les USA peuvent faire contre ceux qui menacent leurs intérêts stratégiques, et ce, bien avant que Trump accède au pouvoir. Certaines entreprises européennes, en particulier dans le secteur de la finance s’en souviennent certainement, comme par exemple BNP Paribas qui a dû payer une amende record de 9 milliards de dollars en 2014 pour avoir violer un embargo américain, ou la Société Générale avec plus de 1,3 milliards de dollars pour la même raison.  Alors que dans le même temps, les menaces d’amendes de l’Union Européenne pour tenter de faire cesser l’injustice fiscale dont bénéficient les multinationales américaines (mais pas qu’elles), ou renforcer le respect des règles européennes de protection des données personnelles, suscitent des menaces à peine voilées de cette même administration américaine.

Si aujourd’hui la Chine fait les frais des mesures de rétorsion décidées unilatéralement par les USA, l’Europe n’a certainement aucun motif de réjouissance à tirer à terme de cette situation. Outre le fait que l’UE, les états ou les sociétés européennes se trouvent dans ce conflit pris en le marteau et l’enclume, l’épreuve de force engagée devrait nous enseigner le besoin d’unité côté européen. A ne pas oublier à la veille des élections européennes.

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