Archives de Catégorie: IA

#CES2019 – Rouen une ville pilote sans pilote :)

RouenRouen Normandy Autonomous Lab était déjà présent au CES l’an dernier pour présenter son projet de Smart City avec un zoom particulier sur la conduite autonome.

Les premiers essais en circulation sur routes ouverte ont démarré au printemps 2018 avec des Renault ZOE électriques, pour un début de service qui a débuté en septembre 2018. L’organisation annonce que sa navette i-Cristal, fruit d’un partenariat avec Transdev, sera mise en opération en 2019. Ces véhicules effectuent 3 boucles totalisant dix kilomètres, dans le quartier du Technopole du Madrillet (Saint-Etienne du Rouvray). Après une période de tests, l’ouverture au public de ce service à la demande a été initiée à la mi-2018 pour une durée de 2 ans.

Les utilisateurs pourront appeler un véhicule autonome en temps réel, depuis l’application dédiée disponible sur smartphone, à partir d’un des 17 points d’arrêt situés sur les dix kilomètres que représentent les trois parcours préétablis.

L’organisme revient au CES 2019 sur les apprentissages issus de cette expérimentation.Le projet a ainsi permis  :

  • D’expérimenter sur route ouverte la gestion d’une flotte de véhicules électriques autonomes à la demande.
  • D’améliorer les technologies de communication de véhicule autonome à véhicule autonome et de véhicule autonome vers les infrastructures, notamment les équipements de bord de route.
  • D’éprouver les technologies de gestion de la flotte, c’est-à-dire la supervision en temps réel des véhicules, ainsi que leur maintenance.
  • D’analyser et d’améliorer de façon continue l’expérience des utilisateurs.

Ainsi, au delà des apprentissages sur le plan technologique, cette expérience permet de comprendre les usages et de tester l’appropriation du service par les habitants afin de l’adapter. Un des piliers majeurs du projet réside en effet dans l’acceptabilité sociétale du service de mobilité autonome, partagée et à la demande.

 

#CES2019 : la « Beauté 3.0 »

La startup Perfect Corp propose de révéler au prochain CES sa plateforme de « Beauté 3.0 » qui via des technologies d’Intelligence Artificielle (IA) et de la Réalité Augmentée (RA)
veut créer une expérience beauté virtuelle intelligente qui redéfinit la façon dont les consommateurs, les marques et les vendeurs appréhendent  la beauté… Vaste programme.

beaute3La société est connue pour avoir créé l’application de beauté virtuelle « YouCam Makeup« (note de 4,6/5 sur l’AppStore !), qui permet de réaliser un maquillage virtuel à partir d’un selfie. Cette application a connu un succès important pour se classer au numéro 1 des applications de ce genre. Une exploitation interessante de la réalité augmentée qui vient souvent démontrer ce concept (J’utilise également l’application IKEA pour illustrer la RA).

La société devrait démontrer de nouvelles solutions qui vont au delà du simple affichage en Réalité Augmentée en donnant des conseils. Pour cela (le dépôt de brevet serait en cours) elle utilise de l’IA avec de l’apprentissage profond ou deep learning et des réseaux neuronaux pour reconnaître directement les formes, les couleurs et les pixels de la peau à partir d’une image. L’objectif est bien sur de la recommandation de produit : la recherche de la teinte parfaite d’un fond de teint ou un diagnostic de la peau pour détecter les problèmes et suivre l’évolution à travers le temps.

Sur le stand du CES la société précise que  les invités pourront « faire l’expérience des derniers développements dans l’essai ultra-réaliste de maquillages, une coloration ombrée des cheveux en direct, et une consultation à la demande en vidéo auprès de conseillers beauté, donnant l’accès au professionnalisme des maquilleurs des points de vente juste depuis son téléphone portable« .

Hum, à voir, et l’on vous ramène une petite vidéo de Patrick en train de se refaire une beauté 🙂

Mise à jour importante d’Alexa à venir

Home-Amazon-Hero-1Amazon commence à déployer aux USA (dans quelques semaines en Europe et en France en particulier) une mise à jour majeure de ses appareils compatibles Alexa. Les utilisateurs d’Alexa pourront accéder à de nouvelles fonctionnalités, notamment des routines et des rappels basés sur la localisation, des améliorations de la minuterie, des notifications d’applications, une assistance par courrier électronique, etc. Ces fonctionnalités avaient été annoncées pour la première fois fin septembre.

La localisation permettra de créer des routines et des rappels qui se déclenchent en fonction de votre localisation. Par exemple, vous pourrez dire: «Alexa, rappelle-moi de nourrir le chat quand je rentrerai à la maison.» Ensuite, quand vous arriverez chez vous, votre périphérique Alexa vous rappellera ceci (fonction de l’emplacement de votre smartphone).

Une autre possibilité est, par exemple, «Alexa, rappelle-moi d’imprimer le rapport lorsque je serait au bureau.» Dans ce cas, si vous n’avez pas d’appareil compatible Alexa dans votre bureau, l’application Alexa sur votre téléphone vous enverra vous une notification push avec le rappel.

Il sera également possible d’ajouter des «actions d’attente» aux routines. Cela signifie que votre routine du «bonjour» peut immédiatement allumer les lumières, mais aussi attendre quelques minutes avant de lire les nouvelles ou déclencher la musique…

Les routines pourront également s’intégrer aux notifications push et aux annonces. Par exemple, votre routine «dîner» pourrait envoyer une notification à tous le monde indiquant que le dîner est prêt… et qui sait faire naitre des vocations pour venir mettre la table 🙂

Dernier point, Alexa ajoute le support du mail . Avec cela, vous pourrez demander à votre appareil Alexa de lire vos derniers e-mails en disant simplement «Alexa, consulter mes e-mails» ou « Alexa, ai-je des emails de Patrick Barrière ?« .

Toutes ces nouvelles fonctionnalités sont donc en cours de déploiement aux États-Unis, ainsi que le support annoncé un peu plus tôt d’Apple Music.

IA Microsoft : la big picture

Ce ne sera une surprise pour personne : Microsoft injecte de l’IA dans tous ses produits et services depuis 2 ans. Qu’il s’agisse de services Azure dédiés (par exemple les services cognitifs, Azure Bot Framework …), d’Office 365 (par exemple PowerPoint Designer ou MyAnalytics) ou de Dynamics 365 (avec par exemple les nouveaux services introduits en octobre dernier : Dynamics 365 IA for Sales). Ce foisonnement s’accomplit à très grande vitesse, et la maturité des capacités IA varient selon les services concernés. Par ailleurs certaines capacités sont destinées aux utilisateurs finaux, d’autres aux populations de data scientist ou de développeurs.

Pour nous permettre d’y voir clair dans cette stratégie de l' »IA partout et pour tous »  Steve Guggenheimer (Corporate Vice President of Developer Platform & Evangelism and Chief Evangelist) a présenté un billet de blog très intéressant qui se propose de faire le point sur les différents usages de l’IA dans le portefeuille des services Microsoft, en s’appuyant sur le schéma ci-dessus. Pour S.Guggenheimer, la mise en oeuvre de capacités IA au sein des solutions Microsoft peut se faire à 4 niveaux différents :

  • BI et Applications
  • services SaaS et IA
  • Accélérateurs IA
  • L’IA sur mesure 

Ce parcours en 4 étapes n’est pas forcément linéaire, et chaque organisation doit déterminer le point d’entrée adapté à son existant et ses besoins. Par ailleurs, les données sont au coeur de l’IA, il est donc essentiel de travailler en amont sur ces données avec les outils tels que Power BI pour faciliter la qualité des résultats que pourront ensuite « extraire » les outils d’IA à partir de ces données.

Qualcomm s’intéresse aussi à l’IA embarquée

Nous évoquions dans un précédent post, l’achat de la start up Silk Labs par Apple spécialisée dans le développement de solutions Deep Learning embarquées. Qualcomm s’intéresse également aux solutions embarquant de l’IA dans des devices, par le biais de son entité Qualcomm Ventures, qui vient d’annoncer son intention de dédier 100 millions de dollars pour financer des projets dans ce domaine, en particulier les véhicules autonomes, les robots et les plateformes de Machine Learning.

Une telle décision de la part de Qualcomm, leader des technologies mobiles, n’a pas de quoi surprendre. Nous avons assisté lors de keynotes de Steve Mollenkopf, le CEO de Qualcomm, à des démonstrations avec des drones évoluant à grande vitesse au milieu d’obstacles et dotés de capacités de machine Learning pour analyser leur environnement en temps réel. Même si Qualcomm s’est fait le champion de la 5G, la société ne considère pas avec moins d’intérêt les solutions permettant d’embarquer un maximum d’intelligence et d’autonomie dans les appareils mobiles équipés de ses puces, ou dans les equipments d’ edge computing. Au delà de son intérêt business direct, les arguments de Qualcomm pour une IA embarquée au plus près des appareils sont les mêmes que ceux mis en avant par Apple : la confidentialité des données, les capacités de traitement en local au plus près des sources de données, l’optimisation des flux réseau vers le cloud…

l’IA au service de l’observation terrestre

Vous connaissez surement l’initiative « Microsoft Garage » mise en oeuvre chez Microsoft depuis près de 10 ans en reprenant le modèle des « 20% » de Google : les employés de la société peuvent travailler sur des projets parallèles pendant leur temps libre, dans le cadre de cette initiative. C’est ainsi par exemple qu’est né le Microsoft Launcher sous Android, Word Flow, Hub Keyboard, entre autres.

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Microsoft Garage a annoncé « Earth Lens » pour iOS, dans le cadre de l’initiative « AI for Good » de la société. Earth Lens utilise les outils d’intelligence artificielle de Microsoft pour détecter des objets dans l’imagerie aérienne et traduire les données brutes en informations interprétables par les chercheurs. Grâce à cet outil, les chercheurs pourront extraire automatiquement les informations d’un grand ensemble de données terrestres et leurs évolutions au fil du temps. Cet outil peut être utile dans diverses applications industrielles ou agricoles.

L’application utilise le framework CoreML d’Apple (Machine Learning traité en local sur l’iPhone et l’iPad). Les utilisateurs peuvent télécharger des images, les traiter localement sans Internet, puis faire défiler et analyser les données. Earth Lens permet donc d’agréger, compter, classer et étiqueter automatiquement les objets contenus dans les images satellite. Des cadres de sélection colorés sont dessinés autour des objets détectés, que les utilisateurs peuvent activer et désactiver pour contrôler les informations affichées. Une vue d’analyse de série chronologique permet aux utilisateurs de regarder les images au fil du temps, aux côtés d’un graphique de visualisation des données, afin d’identifier les tendances et les modèles.

Microsoft indique que le code du projet a été mis à disposition sur GitHub afin que les personnes intéressées puissent personnaliser l’application selon leurs besoins.

Apple achète Silk Labs, une startup spécialisée dans l’IA

Ceci n’est (quasiment) pas une news, tout le monde élargit son périmètre avec de l’IA :). Dans le cas présent, Silk Labs travaille sur des solutions de Deep Learning, embarquées dans des terminaux, donc pas dans le cloud. Ce point est important pour Apple qui met en avant sa priorité concernant le respect de la vie privée, et qui pour cela privilégie des solutions fonctionnant sur ses appareils, comme par exemple la reconnaissance des visages dans l’application Photos. Apple a dans cette perspective développé et intégré dans ses derniers smartphones le processeur A12 Bionic, un processeur neuronal dédié aux traitements Machine Learning.

Silk Labs est une petite structure basée à San Mateo (CA), d’une dizaine d’employés, fondée en 2015 par 3 anciens de Mozilla. La petite taille de cette structure explique le peu d’écho reçu par cette opération, qui vient renforcer les différentes acquisitions déjà réalisées par Apple dans ce domaine depuis 2 ans, de John Giannandrea (recruté en avril 2018), ancien patron de la recherche et de l’IA chez Google, à la société Lattice Data, acquise en 2017 et spécialisée dans le Machine Learning.

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