Ouverture de la chasse à Redmond

Depuis plusieurs mois les médias (Calipia aussi) se font l’écho de rumeurs de changement à la tête de Microsoft, avec le départ attendu de Steve Ballmer qui porterait la responsabilité de l’incapacité de la société à se transformer pour suivre/anticiper les évolutions du marché.

Depuis moins d’une semaine, ces rumeurs sont en train de prendre un tour plus vif. Ce sont tout d’abord les propos de David Einhorn, patron du fonds d’investissement Greenlight Capital, qui a carrément demandé à Steve Ballmer de « s’écarter pour laisser sa chance à quelqu’un d’autre »…Ses propos portent d’autant plus que David Einhorn n’est pas le premier venu. Son fonds d’investissement (près de 8 milliards de dollars d’actifs en début 2011) possède environ 9 millions d’actions Microsoft (selon Thomson Reuters), soit 0,1% du total. De plus, Einhorn s’est distingué comme étant le premier à s’être interrogé sur les pratiques comptables de Lehman Brothers, avant l’effondrement de cette société. Ses avis bénéficient donc d’un certain crédit dans le (petit) monde des investisseurs mondiaux.

Plus récemment encore, Steve Ballmer a vu ses propos sur une sortie de Windows 8 en 2012 (voir la transcription de ses propos, tenus au Microsoft Developer Forum à Tokyo le 23 mai dernier) contredits par … Microsoft. En effet, peu après l’intervention de Steve Ballmer, un porte- parole est intervenu pour préciser que ces propos étaient inexacts (misstatement), l’éditeur ayant toujours à ce jour refusé de communiquer sur le nom du successeur de Windows 7 et sur le calendrier de disponibilité commerciale.

Que des intervenants extérieurs commentent, critiquent, supputent … c’est leur rôle. Voir se manifester, par contre, des internes démontre que le moment pressenti du départ de Ballmer est peut-être proche. On risque de voir se multiplier ce type de coups de pied de l’âne qui ne grandissent certainement pas leurs auteurs, mais fragilisent encore un peu plus Microsoft.

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