Archives de Catégorie: Actualité

Du nouveau pour la preview d’Outlook pour Mac, mais toujours une fonction clé manquante :(

source : Microsoft Outlook Blog

Microsoft propose depuis des mois (1ere dispo en septembre 2019..) une preview de la nouvelle appli Outlook pour Mac. La semaine dernière, Microsoft vient d’annoncer quelques nouveautés dans cette preview. Parmi ces nouveautés :

  • le support des comptes iCloud, Yahoo! et IMAP
  • le support des boites à lettres et des calendriers partagés
  • le support de S/MIME
  • la possibilité d’ajouter des contacts en tant que favoris, permettant un accès rapide à toutes les interactions réalisées avec ces personnes.

Par contre toujours rien de neuf sur un problème connu de longue date : l’impossibilité de déplacer des éléments (mails, contacts, tâches …) d’un compte vers un dossier d’un autre compte. Bref, pour moi qui travaille avec plusieurs comptes de messagerie, ce manque rend inutilisable ce nouvel Outlook. Dommage, car en plus de son look modernisé, la nouvelle appli Outlook pour Mac offre des fonctions intéressantes (par exemple pour moi, la possibilité d’utiliser le trackpad de mon Mac pour naviguer dans mon calendrier à la place des flèches dédiées à cet usage). Mais bon, il semblerait qu’il s’agisse du dernier problème à devoir encore être résolu. Reste à attendre la version finale ? Pour le moment toujours pas de date pour le passage de la preview à la finale.

Facebook, Twitter, Google YouTube : les patrons des 3 géants n’assument pas leur Business Model

source : House Committee on Energy & Commerce

Convoqués comme témoins hier devant une commission parlementaire américaine intitulée « Disinformation Nation: Social Media’s Role In Promoting Extremism And Misinformation« , Mark Zuckerberg (Facebook), Jack Dorsey (Twitter) et Sundar Pinchai (YouTube) ont tous refusé d’admettre que ce qui constitue le coeur de leur Business Model, l’engagement des utilisateurs, était un des principaux ressorts de la montée de la désinformation, de l’extrémisme et de la fragmentation de l’opinion en communautés imperméables à autrui et à la réalité.

Cette notion d’engagement n’est pas nouvelle. Patrick Le Lay, alors PDG de TF1 (Groupe Bouygues), avait en 2004 fait connaitre ce concept avec une expression choc : le temps de cerveau… Pour les plateformes d’aujourd’hui, le principe s’il est le même, s’est considérablement structuré mais peut se résumer en 3 points :

  • s’assurer de maintenir l’utilisateur le plus longtemps sur la plateforme
  • l’amener à partager le plus possible (et de plus en plus) d’informations personnelles
  • accroitre le chiffre d’affaire généré par l’exposition de l’utilisateur à des publicités ciblées.

A la différence de TF1, les grands réseaux numériques possèdent aujourd’hui les moyens de cibler de manière très fine leurs utilisateurs, à partir de la masse de données collectées et de l’exploitation de ces données grâce à des technologies de pointe, en particulier l’IA. Cette capacité à recommander du contenu micro-ciblé, alignée avec les attentes et les opinions des utilisateurs crée chez certains d’entre eux un effet d’addiction, proche de celui procuré par le tabac ou la drogue, et d’enfermement dans leurs réalités alternatives au sein des communautés auxquelles ils appartiennent.

Selon un article du New-York Times revenant sur l’audition, les parlementaires américains n’ont pas réussi à obtenir de la part des 3 dirigeants interrogés de reconnaissance de ces pratiques. Pour Jim Dorsey, Sundar Pichai ou Mark Zuckerberg, l’accroissement de l’engagement n’est pas un objectif essentiel de leur Business Model, c’est au contraire une conséquence de l’intérêt porté à leurs services par les utilisateurs. On est quasiment dans une dialectique de jésuite ! Où est la poule, où est l’oeuf ?

Pourtant si l’on en croit le dernier rapport annuel de Facebook, il est écrit en clair que l’entreprise propose des produits « engaging » :

We build useful and engaging products that enable people to connect and share with friends and family through mobile devices, personal computers, virtual reality headsets, and in-home devices

Annual report Facebook 2020 – page 7

Par ailleurs, dans sa note A Blueprint for Content Governance and Enforcement, Mark Zuckerberg revient sur la capacité des réseaux sociaux à accroitre l’engagement des utilisateurs, avec du contenu « interdit », comme indiqué sur le schéma utilisé dans cette note.

Source : Facebook, A Blueprint for Content Governance and Enforcement

Face à ce constat, comment résister à la tentation de toujours décaler vers la droite la limite de ce qui devient interdit, accroissant ainsi le niveau d’engagement des utilisateurs concernés ? C’est tout l’enjeu pour les autorités de régulation qui vont devoir mettre en place des moyens de contrôler le positionnement du curseur et la capacité des plateformes à effectivement appliquer les règles définies. Car comme le mentionnait un des parlementaires présents, Anna Eshoo, démocrate de Californie, « les entreprises sont là pour faire de l’argent, nous le comprenons tous. Mais votre modèle a un coût pour la société.” 2021 sera t’elle l’année pour commencer à rendre les plateformes comptables de ce coût ?

Intel fabriquera bientôt des puces ARM… pour les autres

Intel

Le PDG d’Intel, Pat Gelsinger, a annoncé mardi une nouvelle stratégie commerciale appelée IDM 2.0 (pour Integrated Device Manufacturing), qui comprend un investissement de 20 milliards de dollars dans de nouvelles installations en Arizona, le lancement des processeurs en 7-nanomètres mais aussi l’ouverture de sa capacité de production pour fabriquer des puces personnalisées d’autres entreprises, en bénéficiant pour cela du plan de relance de l‘administration Biden qui souhaite réduire la dépendance des USA à l’Asie (Corée, Taiwan et la Chine)

L’entreprise commencera par un investissement estimé à 20 milliards de dollars pour construire deux nouvelles usines à Chandler, en Arizona. Intel y a déjà ouvert une usine en 2020 qui a été utilisée pour produire les processeurs à 10 nanomètres , tandis que les deux nouvelles installations devraient commencer à être construites cette année. Elle travaillera sans surprise sur les composants en 7 nanomètres (Meteor Lake), qui ont été retardé à plusieurs reprises, pour un disponibilité en volume début… 2023 (alors que TSMC fourni déjà cette finesse de gravure depuis plus d’un an en volume…)

Mais alors que la concurrence s’intensifie avec en particulier Apple, qui a commencé à passer des processeurs Intel à ses propres puces dans les Mac avec de très bons résultats, Intel veut maintenant aller plus loin et ouvrir sa capacité de production pour construire et livrer des puces personnalisées pour des tiers. La société a annoncé qu’elle travaillera à construire des SoC avec des cœurs x86, Arm et RISC-V, tout en exploitant son portefeuille de brevets en matière de conception de cœurs et de technologies de conditionnement.

Pas rancunier et optimiste, lors d’une séance de questions-réponses avec la presse (Engadget), le PDG d’Intel a clairement indiqué qu’il souhaitait même convaincre Apple d’utiliser l’infrastructure de l’entreprise pour construire ses propres puces. M. Gelsinger a indiqué qu’Intel travaille actuellement avec des partenaires, dont Amazon, Cisco, IBM et Microsoft.

Vous trouverez de plus amples informations sur les projets d’Intel dans la salle de presse officielle.

Facebook « Inspirée » par Clubhouse

Vous connaissez sans doute l’application Clubhouse, qui fait fureur depuis quelques mois. Disponible uniquement sur iOS (elle arrive sur Android dans 2 mois d’après les développeurs), elle se défini comme un nouveau réseau social entièrement basé sur l’audio et uniquement en Live.

L’accès à l’application se fait uniquement par invitation (deux par membre dans un premier temps) et pour avoir joué un peu avec, c’est assez sympa : on se retrouve dans des salles audio thématiques avec la possibilité d’intervenir en demandant la parole simplement. Il y avait par exemple récemment des discussions avec Steve Ballmer, sur ses choix stratégiques du temps où il dirigeait Microsoft : très instructifs. Les principales discussions sont en anglais, mais on commence à trouver des salles en français sur des sujets divers, souvent liés à la technologie et au monde des investisseurs.

Il faut dire que l’idée est pas bête, et devant la montée en puissance de l’application (dont la valorisation de la société créée il a pile un an, dépasse déjà 1 milliard de $ !!), devinez quoi ? Comme pour Tik Tok, Snapchat, etc. Facebook préparerait un clone…étonnant non ?

Aujourd’hui, nous pouvons voir un premier aperçu de ce qui est appelé en interne « Live Audio », la nouvelle fonctionnalité de Facebook qui est essentiellement une copie à peine cachée de Clubhouse. Le développeur Alessandro Paluzzi a trouvé comment activer la nouvelle fonctionnalité dans l’application mobile de Facebook, qui est toujours cachée aux utilisateurs. Les images ont été partagées par TechCrunch, qui a également détaillé comment la fonctionnalité est censée fonctionner – du moins sur la base de sa version interne.

Image Alessandro Paluzzi

La fonction audio serait intégrée à Messenger Rooms, qui est une plateforme Facebook similaire à Zoom avec des chats audio et vidéo. Les utilisateurs trouveront bientôt une option pour lancer une diffusion audio en direct qui leur permettra d’entendre ce que vous dites dans une pièce, à l’instar de Clubhouse.

Une fois la salle audio en direct créée, l’utilisateur peut inviter d’autres utilisateurs à se joindre à la conversation par le biais d’une publication sur Facebook, d’un message direct sur Messenger ou en partageant un lien public. Les photos de profil des utilisateurs de cette salle sont affichées dans une forme circulaire, et elles seront séparées entre les orateurs, les personnes suivies par les orateurs, et les autres, tout comme le fait Clubhouse. Il ne s’agit que d’une interface inachevée qui n’est même pas fonctionnelle à ce stade.

Facebook n’est pas le seul à vouloir développer une nouvelle plateforme audio pour concurrencer Clubhouse. Twitter a étendu sa fonctionnalité Spaces à un plus grand nombre d’utilisateurs ces dernières semaines et prévoit de la rendre accessible à tous à partir d’avril. Clubhouse a dépassé les 8 millions de téléchargements sur l’App Store. Et puis imaginons que Facebook ne parvienne pas à concurrencer cette application, l’entreprise de Mark Zuckerberg pourra toujours sortir son carnet de chèque

Générer une présentation Powerpoint à partir de Word : bientôt possible, mais pas « magique »…

Export to presentation
Image Microsoft

Microsoft a annoncé des améliorations de la version Web de Word (accessible depuis un abonnement Office 365 et un navigateur basée sur Chromium), qui permettra désormais de convertir automatiquement un document en diaporama PowerPoint. Cette fonction comment à être disponible aux USA et uniquement en Anglais pour le moment. Le déploiement dans le reste du monde est en cours.

Les utilisateurs pourront simplement ouvrir leur document Word sur le Web, cliquer sur Fichier > Exporter > Exporter vers une présentation PowerPoint, sélectionner le thème, puis attendre quelques secondes pendant que le service le convertira automatiquement en diaporama PowerPoint.

D’après les premiers retours, la fonction semble fonctionner assez bien et crée une présentation complète en quelques secondes seulement.Mais attention même si les essais montre que l’IA utilisée saisi l’essentiel du document, cela ne remplace pas une création manuelle d’un jeu de diapositives, loin de là ! Et ceci pour plusieurs raisons :

  • En premier lieu, une présentation Powerpoint est avant tout un support au discours de l’animateur et pas l’inverse ! Cet outil à tendance à créer une sorte de résumé qui ressemble beaucoup plus à des notes pour le présentateur, ceci dit c’est une erreur aussi classique lorsque les humains cette fois font des présentation Powerpoint où ils confondent aussi les deux choses, faisant de leur présentation powerpoint un document descriptif, non une présentation. Powerpoint ne doit pas être « auto-porteuse » sinon c’est l’endormissement assuré lorsque vous la jouez !
  • Autre point, l’IA utilisée ne prend en charge que le contenu textuel et ignore tout contenu multimédia tel que les images dans le document.
  • De plus, l’IA et effectue le traitement en fonction de son propre apprentissage, de l’organisation du document et des mots clés utilisés, pas à partir d’un apprentissage relatif à toutes vos autres présentations ou documents, ce qui permet d’apprendre de « votre style »…

Autrefois, dans Word il était possible d’exporter un sommaire dans Powerpoint pour créer un squelette de présentation. Cette fonction à disparu depuis la version 2017 d’Office, cette nouvelle fonction peut constituer un nouveau point de départ pour la création d’un diaporama, mais il ne faudra guère en attendre plus à mon avis.

Plus d’information sur cette fonction et ses restrictions sur la page de support.

USA : Les démocrates s’attaquent aux GAFAM en tentant de déjouer les pressions

Les démocrates pourraient présenter 10 projets de loi antitrust distincts ou plus, plutôt qu’un seul projet global, selon le président de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Cette segmentation aurait un objectif : rendre plus difficile les actions de Lobbying des GAFAM contre le projet de loi…

En 2019, la commission judiciaire de la Chambre avait entamé une enquête pour déterminer si les GAFAM étaient coupables de comportements anticoncurrentiels. Tim Cook le PDG d’Apple fait dans ce cadre témoigné devant le Congrès avec en ligne de mire les pratique de l’App Store : seule boutique pouvant vendre des application mobile sur iOS. La question était de savoir si la société de Cupertino était coupable d’abuser de sa position pour donner à ses propres applications et services un avantage sur les concurrents tiers, et si les commissions qu’elle facturait étaient équitables pour les développeurs et les consommateurs. L’enquête a débouché sur un rapport de 450 pages, qui conclut qu’Apple fait partie des entreprises technologiques à adopter un comportement anticoncurrentiel « profondément inquiétant ». Google était dans la même position avec le Play Store.

On s’attendait à ce que le résultat soit un projet de loi antitrust massif conçu pour traiter tous les problèmes identifiés, mais David Cicilline (responsable de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre) a déclaré qu’il ne voulait pas donner aux grandes entreprises technologiques et à leurs armées de lobbyistes la cible facile d’un projet de loi antitrust massif. Il prévoit d’élaborer une série de projets de loi plus petits, une dizaine, qui seront prêts en mai. Pour M. Cicilline, cette stratégie de la petite cible permet d’atteindre deux objectifs :

  • Il a plus de chances de trouver un terrain d’entente entre les démocrates et les républicains sur des questions plus étroitement ciblées. Il est plus difficile pour les GAFAM de se mobiliser contre des réformes qui touchent parfois leur rival.
  • Mettre en oeuvre un projet de loi visant spécifiquement le mode de fonctionnement des App Store et Google Play, par exemple, pourrait ne rencontrer que l’opposition d’Apple et de Google – et en effet, certains géants de la technologie pourraient faire pression pour plutôt que contre un tel projet de loi.

Un sacré pari en tout cas, lorsque l’on sait que ces même société sont les plus grosses donatrices aux campagnes électorales et principalement en faveur du parti démocrate… Même si toutes ne sont pas si claires dans leur versement de fonds.

Edition 2021 du Quadrant MAgique de Gartner sur les services IA hébergés

Gartner vient de publier son Magic Quadrant sur les « Cloud AI Developer Services ». Sous ce terme, Gartner rassemble les services proposés dans le cloud ou dans des containers, sous forme d’API, de SDK ou d’applications, pour tirer parti de modèles d’Intelligence Artificielle sans nécessairement disposer de l’expertise pointue de data scientists. Parmi ces services, on trouve du traitement du langage naturel, de l’image et de la vidéo, grâce à des modèles de Machine Learning. Le caractère « prêt à l’emploi » de ces services ouvrent aux entreprises qui ne disposent pas des compétences de base pointues en matière d’IA la possibilité de pouvoir développer des solutions sur ces bases.

Dans le carré des leaders on retrouve, sans surprise, Microsoft, Google, IBM et AWS. Ces 4 acteurs sont aujourd’hui à la pointe en matière de plateforme cloud publique et d’IA, offrant des gammes de services adaptées à tous les niveaux de compétences ML. IBM, Microsoft et AWS sont avant tout des acteurs du monde de l’entreprise, et ils capitalisent sur leurs positions sur ce marché pour pousser les investissements en matière d’IA. Google a fait depuis plusieurs années une priorité du marché des entreprises avec le développement de Google Cloud Platform, mais reste un challenger vis à vis des 3 autres. Pour autant dans le domaine de l’IA Google fait clairement parti des leaders, ayant massivement investi depuis plus de 20 ans sur ce domaine, s’appuyant largement sur l’Open Source, et avec des références de pointues en la matière telles que TensorFlow (framework de ML) ou BERT (algorithme de traitement du langage naturel).

A noter que ce Magic Quadrant reflète les positions de fournisseurs de solutions IA dans le cloud public, il n’intègre pas d’autres acteurs spécialisés dans l’IA (ex : OpenAI).

Windows 10X encore une fois repoussé, la feuille de route de Windows devient assez floue

Windows 10X doit être le renouveau de Windows 10 et permettre à Microsoft de lutter plus efficacement face aux Chromebooks de Google qui gagnent jour après jour des parts de marché. Souvenez-vous, il a d’abord été annoncé en octobre 2019 comme un OS pour les appareils à double écran, sortant même quelques émulateurs que vous pouvez toujours télécharger. Le dernier de ces émulateurs a été publié il y a une an maintenant en mars 2020. En mai 2020, changement de stratégie, non seulement il a été retardé, mais il a été réorienté vers les PC d’entrée de gamme à écran unique (et donc en frontal des Chromebooks de Google…

Windows 10X devait être finalisé à un moment donné ce printemps, pour des machines devant sortir dans la seconde moitié de cette année. Mais plus de communication là dessus depuis 3 mois. La dernière fois que quelqu’un a entendu parler de ce sujet de la part de Microsoft, Windows 10X allait encore supporter nativement les applications Win32, mais nous savons par des fuites que ce ne serait plus le cas.

En octobre 2019, alors que Microsoft présentait sa tablette Windows à double écran Surface Neo qui devait sortir fin 2020 sous justement ce fameux Windows 10X. Nous sommes en mars 2021, toute trace de Surface Neo a été effacée du site Web de l’entreprise, et apparemment, il ne sera pas disponible avant 2022…

Entre temps Microsoft à sorti y compris en France sa Surface Duo, son téléphone Android à double écran, dont les spécifications technique en rapport au prix proposé font qu’après un bide aux USA, il s’oriente à coup sur également sur un bide en Europe, pas si difficile à prévoir à un tel prix.

Mais alors que ce passe-il aussi côté Windows 10 « canal historique » ?

Le problème est que chaque retard de Windows 10X, a jusqu’à présent, aussi sérieusement affecté le développement de Windows 10. L’automne dernier, Windows 10 a reçu une mise à jour mineure (normal suivant les cadences que prévoit Microsoft) , mais Windows 10X repoussé au printemps, Windows 10 reçoit donc une autre mise à jour mineure pour 21H1… et finalement c’est maintenant la version 21H2 de Windows 10 qui est censée être une mise à jour majeure, apportant avec elle de grands changements d’interface (commune à Windows 10X) qui ont pour nom de code Sun Valley. Pas simple de s’y retrouver. Avec un nouveau retard de Windows 10X la mise à jour majeure de Windows 10, pourrait être repoussé encore d’un an et n’intervenir qu’au printemps 2022.

Pendant ce temps ChromeOS progresse, MacOS également, profitant de l’engouement autour des nouveaux processeurs Apple M1. Et dans un contexte ou les adhérences applicatives à Windows sont de plus en plus faibles…

IoT : Microsoft rachete The Marsden Group

Il y a trois ans, Microsoft avait annoncé son intention d’investir 5 milliards de dollars dans l’Internet des objets pour aider les entreprises de toutes tailles et de tous niveaux d’expertise technique à construire des appareils et des programmes connectés. Nous avions eu l’occasion il y a deux ans lors d’un voyage d’étude à Seattle dans les équipes de développement de Microsoft sur IoT de voir les moyens que Microsoft était en train de mettre en oeuvre.

C’est sans doute dans ce cadre que Microsoft vient d’annoncer hier l’acquisition de « The Marsden Group », société écossaise et un des leaders industriel et du prototypage rapide. Dans des secteurs tels que l’industrie manufacturière, l’automobile et la logistique, Microsoft affirme que

« cette acquisition aidera les clients à expérimenter et à trouver des solutions rapidement grâce à des services tels que ses produits de cloud, edge et d’intelligence artificielle ».

Omar Abbosh, le vice-président de Microsoft pour les solutions Industrielles, a déclaré que :

« The Marsden Group a acquis une réputation unique en tant que partenaire puissant et de confiance parmi les leaders de l’industrie. », « Nous savons que dans les secteurs à forte intensité d’actifs, tels que la fabrication, l’automobile ou la logistique, les entreprises sont confrontées à des défis uniques pour adopter les nouvelles technologies, par exemple en connectant les équipements industriels en toute sécurité au cloud, en surmontant les silos de données et en soutenant l’interopérabilité entre les systèmes modernes et anciens« 

Cet échange en Novembre dernier annonçait un peu la couleur en expliquant les enjeux des Digital Twin avec la représentante de Marsden Group :

Valorisation : les GAFAM profitent très largement de la crise

Nous le savons, alors que les GAFAM était au plus bas le 15 mars 2021 au début de la pandémie et surtout des confinements qui s’annonçaient tout autour de la planète, ils ont plus que fortement progressé durant une an, profitant de la pandémie et de nos dépendances au numérique pour assoir leur domination.

Qu’aurait été la crise sans l’omniprésence des technologies ? Comment imaginer le télétravail ? Lorsque l’on interroge les DSI sur le facteur déterminant pour l’accélération de la transformation digitale de leur entreprise, la pandémie est clairement le n°1. Alors que ces valeurs technologiques aient progressé n’est pas surprise, mais dans quelle proportion ?

Nous nous sommes amusés à reprendre les valorisation de ces sociétés le 15 mars 2020 puis au 15 mars 2021, un an plus tard. Les chiffres parlent d’eux mêmes.

Impressionnant, Apple, Microsoft et Amazon qui étaient au environ de mille milliards de $ au 15 mars, un record déjà à l’époque, sont maintenant à plus de 2000 pour Apple, près de 1800 pour Microsoft ou 1500 pour Amazon… La valorisation des GAFAM qui avait atteint 3500 Milliards de $ en mars 2020 représentait déjà plus de deux fois le total de toutes les entreprises du CAC40 ! Aujourd’hui la valorisation d’Apple dépasse à elle seule celle du CAC40. La valorisation globale des GAFAM est de 7573 Milliards de $ soit 1000 milliards de $ de plus que le PIP du Japon (la 5 ème puissance). Alors ou,i comparer des PIP avec une valorisation c’est un peu comme comparer des choux et des carottes, mais sur de telles sommes cela met tout de même les choses en perspective.

Si l’on devait comparer au secteur automobile, Apple est 10 fois plus valorisé que le numéro 1 Toyota, 20 fois plus que le N°2 Général Motors, 200 fois plus que Renault… Il y a bien Tesla qui tire sont épingle du jeu à 675 Milliards de $ de capitalisation boursière (plus de 3 fois Toyota alors qu’il vend 20 fois moins de véhicules) , mais Telsa est-il vraiment un constructeur automobile ou une société technologique ?

C’est bien toute la technologie qui a profité de cette pandémie, en regardant de plus petits acteurs qui clairement ne jouent pas dans la même cour, les performances sur 1 an sont aussi impressionnantes :

Face à ces chiffres stratosphériques, on comprend mieux, à l’heure où il faudra rembourser le « Quoi qu’il en coute » qui était la règle sur la planète, pourquoi les différents gouvernements lorgnent de plus en plus sur ces sociétés et leurs actionnaires qui ont vu leur portefeuille augmenté en moyenne de 85% sur les GAFAM…

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