Archives de Catégorie: Actualité

Edge en navigateur par défaut sur iPhone et iPad…c’est (bientôt) possible

Vous pouvez désormais changer votre navigateur par défaut dans iOS 14 (pour rappel la version finale devrait arriver dans les jours/semaines ? qui viennent), mais cette fonctionnalité était exclusive à Google Chrome. En fait, elle commence à se généraliser, Microsoft ayant mis à jour son navigateur Edge pour qu’il prenne en charge cette fonctionnalité.

Une fois que vous avez changé de navigateur par défaut, tous les liens doivent s’ouvrir, qu’ils proviennent de votre application de messagerie électronique par défaut, (qui au passage peut également être modifiée dans iOS 14, Apple ne nous avait pas habitué à tant d’ouverture 🙂) ou d’une autre application.

Pour l’instant, seuls Google Chrome et Microsoft Edge prennent en charge cette nouvelle fonctionnalité dans iOS 14. Les navigateurs comme Firefox, Opera ,etc. n’ont pas été mis à jour pour la prendre en charge, pas plus que les applications de messagerie électronique comme Outlook et Gmail. Il est également probable que lorsque iOS 14 et iPadOS 14 seront mis à la disposition du grand public, dans quelques semaines/jours ? il y aura de nombreuses mises à jour d’applications pour prendre en charge toutes leurs nouvelles fonctionnalités.

Pour l’instant, elle est réservée aux utilisateurs de la version bêta (via TestFlight donc).

Nvidia rachète ARM pour 40 Milliards de $

On savait que le fond Softbank souhaitait se désengager de la société Anglaise ARM qu’il avait acquis en 2016 pour 32 milliards de $. C’est donc Nvidia qui rafle ma mise avec une belle plus value à la clé pour SoftBank de 25% tout de même en 4 ans.

Dans un article de blog, Nvidia a déclaré que la transaction lui permettait de créer « la première société informatique de l’ère de l’intelligence artificielle« . Nvidia a précisé qu’Arm continuera à exploiter son modèle de licence open-source, la propriété intellectuelle de la société restant enregistrée au Royaume-Uni. L’entreprise cherchera également à étendre sa présence au Royaume-Uni en construisant un nouveau centre d’excellence mondial d’IA sur le campus d’Arm à Cambridge, et investira également dans un superordinateur IA alimenté par Arm.

Jensen Huang, le « Geek » fondateur et CEO de NVIDIA, dont les présentations au CES sont toujours très techniques argumentées et passionnantes à déclaré que :

« Dans les années à venir, des billions d’ordinateurs équipés de l’IA créeront un nouvel internet des choses qui sera des milliers de fois plus grand que l’internet des personnes d’aujourd’hui. Notre combinaison créera une entreprise fabuleusement positionnée pour l’ère de l’IA. Simon Segars et son équipe chez Arm ont bâti une entreprise extraordinaire qui contribue à presque tous les marchés technologiques du monde. En associant les capacités informatiques de l’IA de NVIDIA au vaste écosystème du CPU d’Arm, nous pouvons faire progresser l’informatique dans le nuage, les smartphones, les PC, les voitures et la robotique, pour atteindre l’OT et étendre l’informatique IA à tous les coins du monde. »

Ceci dit la partie IoT d’ARM semble avoir été écarté du deal…

Reste à voir maintenant les réactions des régulateurs, américains, européen mais aussi chinois, ces derniers voyant aussi la prise de contrôle par le Californien Nvidia de la société anglaise pas forcément d’un bon oeil. Le deal devra être ficelé durant les 18 prochains mois. Ces régulateurs devront valider les gardes fous mis pour que les concurrents d’Nvidia puissent tout de même garder des relations normales avec ARM : on pense en particulier à Apple, Samsung mais aussi Qualcomm et… Huawei ?

Une fonction de compte-rendus automatique dans les réunions Microsoft Teams ?

Nous en sommes sans doute encore très loin… Mais Microsoft vient de déposer un nouveau brevet d’un « synthétiseur thématique pour les réunions et les présentations« . Cette fonction se propose de réaliser un récapitulatif automatique de tout ce qui s’est dit d’important dans une réunion en ligne ! Nous avions eu l’occasion de voir l’année dernière dans notre mission d’étude dans la Silicon Valley chez BlueJean un système du même type, mais encore largement manuel. (A ce propos, pas de voyage d’étude cette année en octobre comme d’habitude, crise sanitaire oblige, la prochaine mission sera donc en 2021).

Ce système générerai un résumé d’une session parmi les utilisateurs en fonction de l’importance relative déterminée de chaque déclaration faite au cours de la session par rapport aux autres déclarations faites en se basant sur les positions hiérarchiques des différents intervenants (en gros suivant le principe « Le Chef à toujours raison », sa voix comptera plus in fine dans la synthèse du meeting…)

Ce système serait utile pour les personnes qui n’ont pas pu assister à la réunion ou pour les utilisateurs qui souhaitent rafraîchir leurs connaissances sur ce qui s’est passé pendant la réunion – sans avoir à regarder l’enregistrement dans son intégralité.

Ce brevet se défini ainsi :

Les systèmes, méthodes et supports non transitoires lisibles par ordinateur sont divulgués pour un synthétiseur basé sur des sujets de réunion qui utilise le regroupement agglomératif hiérarchique (HAC). Un système de résumé de réunion génère des vecteurs représentatifs pour chaque énoncé dans un texte. Chaque déclaration comprend un ou plusieurs termes et chaque vecteur représentatif indique une importance relative de sa déclaration respective par rapport au texte en fonction du ou des termes inclus dans la déclaration respective. Le système de résumé de réunion génère des groupes de vecteurs basés sur les vecteurs représentatifs et détermine les sujets du texte en fonction des déclarations représentées par les vecteurs représentatifs inclus dans chaque groupe de vecteurs. Le système de résumé de réunion génère un résumé du texte basé sur les sujets déterminés.

L’application évidente d’un tel système sera dans Teams, même si ce n’est pas cité explicitement par la société pour résumer correctement les réunions et les présentations, semblable à la pratique courante des comptes rendus de réunion mais faite automatiquement… Cela s’inscrit également dans la continuité des fonctions qui seront mis en oeuvre ce mois dans Teams : comme les transcriptions en temps réel des meeting vocaux ou vidéo avec plusieurs intervenants.

Panique dans la silicon valley : les cours de bourse s’effondrent !

Le début du mois de septembre 2020 n’est pas bon pour la Bourse américaine, en particulier pour le Nasdaq qui vient d’essuyer en quelques jours une perte de 10%, un « signal inquiétant » pour reprendre l’expression du journal Le Monde dans un article publié ce jour.

J’ai voulu mesurer le niveau d’inquiétude réel qui doit habiter nos amis des Gafam, auxquels j’ai ajouté Zoom et Tesla, le premier car il a beaucoup gagné en visibilité depuis le début du COVID et le second parce qu’avec ses ordinateurs sur roues, il se situe aux avants postes de tendances porteuses (mobilité, IA, Cloud …). Et j’ai été relever les valeurs de leurs actions entre mars 2020 et aujourd’hui. Et les résultats sont clairs, les GAFAM doivent avoir très peur 🙂

Source : Yahoo Finance, compilée par nos soins

Même en tenant compte de la chute des 3 derniers jours, les progressions des cours des actions de tous sont spectaculaires en moins de 6 mois !! Progression de 50% pour Microsoft et Alphabet, quasi doublement d’Apple, Amazon et Facebook. Quant à Zoom et Tesla , c’est l’explosion.

Amazon Alexa installé d’office dans votre nouvel appartement…

Amazon lance cette semaine un nouveau service aux USA pour les gestionnaires immobiliers appelé « Alexa for Residential » qui a pour objectif de faciliter le déploiement et la gestion des appareils et des expériences à commande vocale dans les immeubles d’habitation. Une offre d’assistant vocal Alexa en standard donc dans les appartements et les communs de l’immeuble pour gérer toute la domotique de ce dernier : volets roulants, lumières, conciergerie,…etc.

Amazon précise que les résidents n’ont pas besoin d’avoir un compte Amazon, d’acheter des appareils ou de configurer quoi que ce soit dans un appartement. Ceux qui ont un compte peuvent néanmoins le lier pour accéder à des fonctions plus étendues comme écouter leur musique et appeler leurs amis et leur famille. Aux États Unis, des « intégrateurs de maisons intelligentes » comme les sociétés IOTAS, STRATIS et Sentinent Property Services seront les premiers à utiliser le service. IOTAS est une start-up basée à Portland qui a levé 8,5 millions de dollars l’année dernière.

Selon Liron Torres, le responsable de Smart Properties pour Amazon Alexa :

« Alexa for Residential va au-delà de la maison intelligente – il permet également aux propriétés de fournir des expériences vocales personnalisées à leurs résidents, y compris des informations sur les commodités et les services personnalisés ».

Les appareils peuvent être réinitialisés aux paramètres par défaut lorsque les résidents déménagent et être utilisés dans les logements vacants pour répondre à certaines questions ou aux fonctions de démonstration disponibles dans l’appartement.

Selon Amazon, les gestionnaires immobiliers n’ont pas accès aux données des clients, et les enregistrements vocaux sont automatiquement supprimés chaque jour. Si un client relie son compte personnel Amazon, il aura le contrôle total de ses paramètres de confidentialité comme si l’appareil lui appartenait, les préférences éventuelles étant automatiquement appliquées.

L’intégration de fonction domotique clé en main dans les appartements et résidences neufs est loin d’être nouvelle, déjà depuis plus de 4 ans la société Nexity expérimentait cela avec quelques acteurs comme Legrand par exemple. Mais l’intégration d’un assistant vocal est une première à ma connaissance.

Pas de Surface Duo en dehors des USA dans un proche avenir…

Microsoft pourrait ne pas étendre la disponibilité du Surface Duo avant le premier semestre 2021. L’entreprise adopterait une approche mesurée en ce qui concerne l’appareil, car elle souhaite d’abord évaluer l’adoption du téléphone aux États-Unis. Et les premiers accueils seront sans doute décisifs pour la suite donnée à cette appareil. La société souhaite probablement éviter de lancer l’appareil dans d’autres régions si elle ne constate pas un intérêt positif de la part des consommateurs. Officiellement Microsoft pourrait lancer le téléphone plus tôt « si les circonstances changent ». à 1400 $ HT pour de telles caractéristiques techniques, je suis assez dubitatif…

De plus, si c’est pour livrer cet appareil en 2021, les puces de la machine déjà en retrait par rapport à ce qui se fait sur les autre modèle de téléphones haut de gamme (le positionnement de prix de cette machine) seront sans doute totalement dépassée l’année prochaine !L’absence de NFC pour les paiements, l’absence de module photo plus évolué sont également des omissions qui pourraient dissuader les acheteurs potentiels de choisir l’appareil…

Le télétravail devrait très fortement progresser aux USA selon IDC d’ici 2024

L’analyste, IDC, que l’on connait plutôt pour ses études technologies que ces étude sociétales, a prévu que la population américaine de télétravailleurs augmentera à un rythme régulier pour atteindre 60% d’ici 2024. Sont compté dans ces chiffres deux type de populations, des personnes régulièrement mobile de part leur emploi : commerciaux, représentants, etc, mais aussi des personnes qui travaillent généralement dans un bureau mais peuvent utiliser les technologies pour continuer à travailler ailleurs. C’est cette seconde catégorie de personnes qui devrait augmenter, la première restant globalement stable.

Le nombre actuel d’employé en situation de mobilité américains en 2020 s’élève à 78,5 millions et devrait atteindre selon IDC 93,5 millions en 2024. La pandémie a cette joué un rôle important dans cette évolution, mais elle a surtout donné des idées pour la suite, comme on le voit régulièrement en France. Les entreprises contraints de mettre en oeuvre des moyens technologiques pour le travail à distance avec la crise, continueront d’utiliser ces moyens. Pour IDC :

« La perturbation de la main-d’œuvre américaine par COVID-19 a eu un impact dramatique sur la façon dont les grandes entreprises fonctionnent et continuera à déterminer comment et où les gens travailleront dans les mois à venir. La capacité à mobiliser rapidement différents segments de la main-d’œuvre d’une entreprise grâce à des solutions mobiles performantes et sécurisées n’a jamais été aussi importante, et les organisations américaines signalent que l’investissement dans des solutions de gestion et de sécurité basées sur la mobilité sera prioritaire en 2020 et au-delà« .

De beaux jours en perspective pour les grands acteurs du Cloud et les sociétés offrant des solutions d’équipements de bureau au domicile. On voit déjà l’explosion des ventes de chaises ergonomiques, d’écrans plus larges, de claviers et hub pour disposer de position de travail plus confortable chez soi.

Microsoft propose une technologie pour lutter contre les « Deepfakes »

Microsoft a annoncé une nouvelle technologie pour lutter contre les fameux Deepfakes qui sont les vecteurs importants de la désinformation, qui ne manquera pas d’être largement utilisée lors des prochaines élections américaines.Vous le savez, ces « deepfakes », utilisent l’intelligence artificielle pour modifier des photos, des vidéos ou des fichiers audio de manière difficilement détectable afin de donner l’impression que quelqu’un fait ou dit quelque chose qu’il n’a pas fait ou qu’il se trouve dans des endroits où il n’était pas. On voit bien le danger de telles pratiques que la technologie permet malheureusement aujourd’hui.

Microsoft propose ainsi, Microsoft Video Authenticator, outil qui analyse une photo ou une vidéo pour fournir un pourcentage de chance, ou score de confiance, indiquant la probabilité qu’elle soit manipulée. Pour les vidéos, l’outil peut fournir ce score en temps réel sur chaque image pendant la lecture de la vidéo. Cette technologie a été développée à l’origine par Microsoft Research en coordination avec l’équipe responsable de l’IA de Microsoft et le comité AETHER (Ethics and Effects in Engineering and Research). Pour fonctionner cette technologie détecterait la limite de mélange entre les éléments de fond et les éléments plus subtils de décoloration ou de niveaux de gris qui aurait été modifiés et surtout qui sont souvent indétectables par l’œil humain. Problème, cette technologie risque de devenir rapidement obsolète, car pendant ce temps se sont aussi les technologies de Deepfake, elles aussi alimentées à l’IA qui continueront de se perfectionner. Pour lutter contre ceci Microsoft a annoncé un systèmequi permettra aux producteurs de contenu d’ajouter un code caché à leurs séquences afin de signaler toute manipulation des séquences initiales. Microsoft s’est également associé à un consortium de médias comme la BBC, la CBC/Radio-Canada et le New York Times pour tester la technologie et contribuer à la faire progresser en tant que norme.

Cette technologie ne sera pas directement mise à la disposition du public. Microsoft s’est associé à l’AI Foundation, une entreprise à la fois commerciale et à but non lucratif basée à San Francisco pour que cette technologie soit utilisée dans le cadre de l’initiative Reality Defender 2020 (RD2020) de la fondation pour les organisations impliquées dans le processus démocratique, y compris les organes d’information et les campagnes politiques.

Windows 10 Pro et Entreprise disponible sur la Surface Hub 2S

La Surface Hub 2S fonctionne actuellement dans une version spéciale de Windows 10 : la version Windows 10 Team. version qui devrait recevoir une évolution dans les semaines qui viennent. Aujourd’hui Microsoft annonce que les versions traditionnelles de Windows 10 Pro et Entreprise peuvent maintenant fonctionner sur la Surface Hub 2S.

la décision d’apporter Windows 10 Pro et Enterprise a été prise pour pouvoir d’une part exécuter la suite complète des applications Windows sur le Hub 2S, y compris les applications Win32 et x64 en plus de celles du Microsoft Store (qui était l’actuelle limitation dans la version spécifique de Windows 10 utilisée), mais aussi pour pouvoir utiliser des appareils externes d’authentification par exemple, fonction qui était assez demandée.Les utilisateurs de Surface Hub 2S sous Windows 10 Pro ou Enterprise pourront également bientôt se connecter à l’appareil en utilisant le lecteur d’empreintes digitales de l’écran – ou des accessoires tiers Windows Hello. Il sera aussi possible de créer des « configurations en mode kiosque ».

Le post de Microsoft détaille également les étapes à suivre pour installer Windows 10 sur le système. L’appareil doit être mis à jour à la version 694.2938.768.0 de l’UEFI et doit être inscrit dans le mode de gestion Surface Enterprise (SEMM) pour déverrouiller les paramètres d’usine de l’appareil qui permettent l’installation de systèmes d’exploitation autres que Windows 10 Team. Microsoft a également mis à disposition des pilotes spécifiques pour le Hub 2S fonctionnant sous Windows 10 Pro ou Enterprise.

Pendant ce temps on attend toujours la fameuse version 2X qui devait sortir cette année, elle aurait été repoussé en raison de retards avec Windows 10X. L’annonce d’aujourd’hui est peut-être aussi là pour faire patienter également quelques clients qui souhaitaient mettre en oeuvre des fonctionnalités prévues dans la 2X, la 2S devenant ainsi plus personnalisable.

L’informatique quantique au secours de la lutte contre le réchauffement climatique ?

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source Microsoft Research

Je ne sais pas pour vous, mais pour ce qui me concerne, les cours de chimie sont déjà loin (très loin), et lorsque j’ai à plusieurs reprises entendu mentionner le processus de capture du dioxyde de carbone comme un cas d’usage de l’informatique quantique, je n’ai jamais compris quel était le rapport….

Microsoft Research propose sur son blog un article qui aide à mieux comprendre la chose 🙂 . L’auteur, Matthias Troyer, « Distinguished Scientist », y explique comment l’informatique quantique peut contribuer à la recherche d’un catalyseur du CO2.

Selon le Journal de la Société Chimique de France : « le terme de « catalyseur » a intégré le langage commun, où il désigne un individu, un événement ou une action déterminante, orientant les énergies vers un but qui n’aurait pas pu être atteint en son absence. Cette acception capture assez bien l’intuition scientifique de base : dès la fin du XVIIIe siècle, on connaît des situations où une faible quantité de substance « étrangère » à la réaction chimique lui permet pourtant de se faire mieux, plus rapidement, dans des conditions où autrement elle resterait « bloquée ». Aujourd’hui, on apprend aux étudiants que le catalyseur agit sans modifier la thermodynamique de réaction : il en accélère par contre la cinétique en offrant un chemin réactionnel privilégié, caractérisé par une énergie d’activation plus faible. »

Concernant la catalyse du CO2, il s’agit donc d’une opération qui en présence du catalyseur, va permettre d’opérer/accélérer une interaction entre CO2 et un autre composé chimique (ici l’hydrogène), transformant ainsi le CO2 en sous-produits chimiques (Methanol et H2O dans le cadre du projet décrit par Microsoft Research). La catalyse en général, du CO2 en particulier, n’est pas une idée nouvelle, par contre la possibilité de trouver de nouveaux catalyseurs, plus efficaces, utilisables en grand volume, à des couts raisonnables et qui puissent être utilisés partout, constituerait une avancée intéressante pour tenter de faire baisser le niveau de CO2 émis sur terre. Mais toute recherche pour identifier des catalyseurs (donc des composés chimiques) avec ces caractéristiques, nécessite de tester des milliers de combinaisons moléculaires, et imposerait de disposer pour ces simulations des capacités de calcul que les ordinateurs actuels n’offrent pas, même les plus puissants… Et voilà où l’informatique quantique peut apporter des gains en termes de performance exponentiels !

Dans le billet de blog de Microsoft Research, M.Troyer évoque le travail effectué pour développer un algorithme de simulation et d’analyse d’un processus de catalyse avec du Ruthenium en tant que catalyseur. Les recherches en termes d’informatique quantique progressent aujourd’hui de façon très significative, et ainsi M.Troyer indique que par rapport à des travaux proches qu’il a réalisé il y a 3 ans, l’algorithme développé aujourd’hui est 10 000 fois plus rapide, et nécessite 10 fois moins de ressources de calcul. Pour autant, énormément de choses restent à faire dans le domaine des ordinateurs quantiques pour disposer d’outils de simulation réellement opérationnels :

En fonction des hypothèses faites sur les futurs ordinateurs quantiques, nous estimons qu’il peut falloir entre un peu plus d’une journée et plusieurs années pour effectuer ces calculs (M.Troyer)

Pour en savoir plus, voir ici sur le blog de Microsoft Research.

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