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Top 10 du Blog Calipia en 2020

Un dernier coup d’oeil dans le rétroviseur sur les 10 billets du Blog Calipia qui ont généré le plus d’intérêt en 2020. Et c’est Microsoft Teams qui l’emporte haut la main, avec 8 des billets de ce Top 10 qui lui sont consacrés. Seul l’épisode TikTok a réussi à se faire une petite place (2 en fait) face à cette domination écrasante de Teams.

L’alignement qui s’est produit en 2020 entre les ambitions stratégiques de Microsoft pour sa solution phare et les conditions imposées par la pandémie mondiale de COVID 19 explique cet intérêt accordé à Teams. L’année 2021 perturbera t’il cet ordre ? Pas sûr…

Des pirates auraient eu accès à du code source Microsoft

Cette affaire fait suite à l’attaque massive dite « SolarWinds » qui à fait la une des actualités en décembre. Pour rappel, le gouvernement américain relayé par Mike Pompeo, le secrétaire d’état a clairement désigné la Russie de Poutine comme architecte de l’attaque. Microsoft se contentant de désigner, compte tenue de la sophistication de cette dernière un « Etat »… L’actuel locataire de la Maison Blanche (oui celui qui est contrait de préparer ses cartons, ouf) réfutant ces informations qui incriminent assez clairement la Russie…

Alors que Microsoft continue d’enquêter sur cette affaire, la société affirme avoir découvert que ses systèmes ont été infiltrés « au-delà de la simple présence de code SolarWinds malveillant« . Selon le Security Response Center, Microsoft affirme que les pirates ont pu « visualiser le code source dans un certain nombre de dépôts de code source« , mais que le compte piraté utilisé ne disposait pas des privilèges suffisant pour modifier le code ou les systèmes.

Heureusement, Microsoft affirme que si les pirates sont allés plus loin qu’on ne le pensait, ils n’ont trouvé « aucune preuve d’accès aux services de production ou aux données des clients » et « aucune indication que nos systèmes ont été utilisés pour attaquer d’autres personnes« . En outre, l’entreprise affirme qu’elle part du principe qu’il est possible de de voir son code source, et qu’elle ne compte pas sur le secret du code source pour assurer la sécurité de ses produits. Et heureusement ! Il n’y a pas si longtemps, on trouvait encore des personnes pour affirmer que visualiser le code source permettait de valider qu’il ne comportement pas de porte dérobée, de code malveillant, etc. Encore faut-il le comprendre mais aussi suivre les interactions avec les services externes utilisés, ce qui n’est pas aisé, voir impossible.

On pourra bientôt partager des email dans teams

Microsoft a mis à jour la roadmap de Teams hier soir pour inclure la possibilité de partager des emails Outlook dans Teams. Selon la description, cette fonctionnalité permettra aux utilisateurs de partager une copie de leurs e-mails sur les chats et les canaux de Teams. La date de lancement prévue pour cette fonctionnalité est mars 2021.

Outre la possibilité de partager des emails dans Teams Microsoft, la société travaille également sur des fonctions de calendriers partagés. Cette fonctionnalité permettra aux utilisateurs de créer un calendrier spécifique pour des participants dans Teams, qui créera un nouveau message chaque fois qu’une réunion sera ajoutée au calendrier. Ceci devrait arriver également en mars 2021.

Ces deux fonctions, interessantes, risquent bien néanmoins de faire double emploi (en particulier la dernière) avec Outlook et les BAL communes, et calendriers associé à ces boites aux lettres ! Il sera nécessaire de bien expliqué les différents périmètre d’usages aux utilisateurs…

Le processeur ARM ne fait pas le moine

Nous savons déjà que les nouveaux Macs équipés de la puce M1 ont des performances impressionnantes qui battent presque tous les Macs actuels équipés de processeurs Intel. Nous avons pu vérifier cela sur nos machines (Macbook Pro 16, iCore 7, 6 Coeurs, 16 Go de RAM vs MacBook Air M1, 8Go RAM) : le MacBook Air est (beaucoup) plus rapide, beaucoup plus autonome aussi.

Mais PCWorld a souhaité comparer ce nouvel MacBook Air avec la Surface Pro X de Microsoft disposant elle aussi d’une puce ARM réalisée par Qualcomm en collaboration avec Microsoft. Le résultat est sans appel : la Surface Pro est loin, très loin derrière le Macbook. Alors même que ce dernier dispose de plus d’applications natives (dont Office 365 !!), une meilleure connectique (Wifi 6, USB 4) tout en coutant moins cher (20% environ à capacité SSD équivalente…

Comme l’a souligné PCWorld, une des grandes limites de Windows sur les machines ARM est que le système d’exploitation était limité à l’exécution de logiciels X86 32 bits émulés. En d’autres termes, le système n’était pas capable d’émuler et d’exécuter des applications 64 bits créées pour les processeurs AMD et Intel.

Les logiciels 32 bits fonctionnent avec des performances nettement inférieures – et Apple s’en est débarrassé en 2019 avec macOS Catalina. En même temps, Apple a introduit la technologie Rosetta 2 pour les nouveaux Mac M1, qui traduit essentiellement tous les logiciels créés pour les Mac Intel en un binaire ARM qui fonctionne mieux sur les ordinateurs Apple à base de silicium. Si Microsoft a récemment publié une version bêta de Windows qui propose une émulation pour les logiciels X86 64 bits, les performances ne sont toujours pas proches de celles des nouveaux Macs équipés de la puce M1. Dans un test Geekbench 5, Surface Pro X a ainsi été surclassé par le nouveau MacBook Air M1 et s’est également classé derrière un ordinateur portable HP Pavilion bon marché équipé d’un processeur Intel Core i5.

Les résultats sont tout aussi impressionnant sur Cinebench qui met en avant les capacités du GPU :

Comme en conclu PCWorld :

Il est difficile de croire qu’un développement plus poussé permettra de combler le vaste fossé de performances entre Windows on Arm et les Macs M1 d’Apple. Dans six mois, Microsoft pourra peut-être se vanter d’avoir considérablement amélioré ses performances d’émulation. Mais sans le miracle combiné d’un processeur bien meilleur de Qualcomm ou d’un autre fabricant de puces Arm et des améliorations continues de Microsoft, l’avenir de Windows Arm semble bien sombre.

Il est enfin intéressant de noter que les développeurs ont pu émuler Windows 10 ARM sur les Mac M1 et que le Mac a obtenu de meilleurs résultats dans un test Geekbench que Surface Pro X exécutant Windows 10 en natif sur ARM…

Amazon accuse Trump de corruption

Haussement de ton chez Amazon, dans le dossier qui l’oppose à Microsoft sur le fameux contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure) de Cloud de La Défense américaine (10 Milliards de dollars tout de même). Hier était rendu public la plainte officielle déposée fin octobre par les avocats d’Amazon. Autant dire qu’ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère… Amazon accuse un « environnement extraordinaire de corruption, d’ingérence et de représailles » de la part de Donald Trump et de son administration et d’avoir influencé de manière inappropriée ce que la société prétend être une décision par ailleurs « inexplicable du ministère américain de la défense d’attribuer un projet de cloud computing de 10 milliards de dollars à son rival Microsoft« .

Avant que Microsoft ne remporte le contrat en octobre 2019, Amazon était considéré comme le favori pour remporter ce contrat dont l’objectif est pour rappel demigrer l’infrastructure informatique et les données du Pentagone vers le cloud. L’autre géant de Seattle ne digère visiblement pas sa défaite et du coup cette migration est en suspens dans l’attente de l’appel, ce qui selon Microsoft cette fois qui répondait à ces accusations « ne profite pas à ceux qui en ont un besoin urgent : les femmes et les hommes qui protègent notre nation« . Un argument qui serait jugé un peu facile de ce côté de l’atlantique mais qui passe bien chez eux.

Ce qui est clair en revanche, c’est de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, soutient sans faille du président élu Joe Biden, risque bien de faire pression pour sur la nouvelle administration pour faire changer la décision…

Le mode présentateur de Powerpoint arrive (enfin) dans Teams

C’était une fonction qui fait clairement défaut actuellement dans Teams lorsque l’on compare à Skype Enterprise : la possibilité de présenter un fichier powerpoint en affichant les vignettes et en navigant dans les diapositives indépendamment de ce que visualise à l’autre bout les utilisateurs.

Microsoft proposera cette possibilité dans Teams à partir du mois prochain (déploiement de mi-janvier à fin janvier et un peu plus tard, en février, pour les Cloud gouvernementaux).

Un pas de plus dans Teams pour remplacer les usages de Skype Entreprise. Cela ira même un peu plus loin, car il sera possible aussi de visualiser les notes de la présentations qui ne sont pas eux visibles dans Skype.

Microsoft précise que cette vue sera accessible seulement au présentateur qui en a le contrôle. Si un autre présentateur clique sur « Prendre le contrôle », la vue du présentateur sera ouverte pour le second présentateur, tandis que le présentateur précédent passera à la vue du public.

Amazon améliore encore son simulateur quantique

Vous connaissez sans doute le simulateur Quantique dans le Cloud d’Amazon : l’offre AWS Bracket, nous vous en parlions sur le blog. Amazon Braket est disponible depuis aout dernier. Ce service permet d’accéder à distance à des simulateurs d’informatique quantique et à du matériel quantique réel hébergés sur le cloud. Amazon vient d’annoncer des améliorations interessante dans le cadre de la mise au point d’algorithmes quantique de Machine Learning. Ainsi, Amazon Braket prendrait désormais en charge PennyLane, un framework open source pour des applications le Machine Learning sur ordinateurs quantique.

L’intégration de Braket à PennyLane devrait permettre de former des circuits quantiques de la même manière qu’on formeraient un réseau neuronal traditionnel en utilisant des bibliothèques de machine Learning communes grâce au support natif de PennyLane pour PyTorch et TensorFlow. AWS affirme que le processus de formation des circuits quantiques sera beaucoup plus rapide puisque sa bibliothèque exploite le parallélisme.

Autre point, AWS a élargi le choix de simulateurs disponibles sur Braket. En plus du simulateur de vecteur d’état, qui simulait un ordinateur quantique de 34 qubits, un nouveau simulateur disponible pourra simuler jusqu’à 50 qubits…

Pour rappel, l’offre d’Amazon s’appuie sur les machines quantiques de D-Wave, IonQ et Rigetti.

Si vous désirez en savoir plus sur l’offre AWS, voir le post de Jeff Barr qui explique (simplement) le périmètre de l’offre complète.

Intel lance Horse Ridge II, sa puce de contrôle quantique cryogénique

Voici une appellation qui parait sortir tout droit d’un film de science fiction ! L’année dernière, la société avait annoncée la première génération de sa puce de contrôle cryogénique. Ce SoC s’adresse à la partie externe au processeur quantique à proprement parlé et concerne l’électronique de contrôle et les interconnexions au sein des ordinateurs quantiques. Un enjeu important pour la mie au point des systèmes et leur viabilité. L’objectif est de rendre moins complexe le contrôle et de la gestion des circuits quantiques.

Ce nouveau SoC est mis en œuvre à l’aide de la technologie FinFET 22 nm à faible puissance et sa fonctionnalité a été vérifiée à des températures aussi basses que 4 kelvins. Horse Ridge II s’appuie ajoute deux caractéristiques essentielles à la première version du fondeur : la capacité de manipuler et de lire les états des qubits, et la possibilité de contrôler le potentiel de plusieurs portes nécessaires pour enchevêtrer plusieurs qubits (le Multigate Pulsing).

  • Lecture des qubits : Cette fonction permet de lire l’état actuel des qubits. La lecture est importante, car elle permet de détecter l’état des qubits sur la puce, avec une faible latence, sans avoir à stocker de grandes quantités de données, ce qui permet d’économiser de la mémoire et de l’énergie.
  • Le « Multigate pulsing » : La capacité à contrôler simultanément le potentiel de plusieurs portes de qubit est fondamentale pour des lectures de qubit efficaces et pour l’enchevêtrement et le fonctionnement de plusieurs qubits, ouvrant la voie à un système plus évolutif

Intel compte bien sur ses travaux sur l’Informatique Quantique pour se refaire une santé alors qu’il a connu ces derniers temps des difficultés : sur la mobilité bien sur, sur ses connectivité et la 5G en particulier et bien sûr sur la course à la finesse de gravure où il se retrouve maintenant largement distancé… Il prévoit de détailler les spécifications techniques complètes de Horse Ridge II lors de la Conférence internationale sur les circuits à semi-conducteurs (ISSCC) en février prochain.

« The Road Ahead », 25 ans après…

Vous souvenez-vous de cet ouvrage de Bill Gates, « The road ahead » traduit en français sous le titre « La route du futur » ? L’auteur y décrivait en novembre 1995 comment il voyait le futur avec l’usages omniprésent des technologies, et comment ces dernières allaient changer nos méthodes de travail, nos vies…

Nous étions à cette époque chez Microsoft et tous les employés avaient logiquement reçu l’ouvrage. Nous en avions également commandé pour des clients, remis à l’occasion d’évènements grands comptes. Au delà de « la parole du patron », il faut bien avouer que Bill Gates présentait ici des choses assez futuristes pour l’époque, avec, ce n’est pas une surprise, le « PC » au centre de ces évolutions. Mais ce qu’il appelait PC miniaturisé, sorte de compagnon toujours dans sa poche est bel et bien notre Smartphone aujourd’hui. Les usages qu’il évoquait sont d’une banalité aujourd’hui.

Dans un article de son blog, Bill Gates revient sur le livre et en fait une analyse. Ainsi il considère qu’il était « trop optimiste sur certaines choses, mais d’autres se sont produites encore plus rapidement ou de manière plus spectaculaire que je ne l’avais imaginé« .

C’était il est vrai un exercice complexe, en 1995, Internet n’avait pas encore changé nos vies, or combien de choses dépendent d’internet aujourd’hui ? Où plutôt combien de choses ne dépendent pas d’internet aujourd’hui ! C’est également ce qu’il met en avant dans son analyse :

« Les gens naviguaient encore avec des cartes en papier. Ils écoutaient de la musique sur des CD. Les photos étaient développées dans des laboratoires. Si vous aviez besoin d’une idée de cadeau, vous demandiez à un ami (en personne ou par téléphone) ». « Aujourd’hui, vous pouvez faire tout cela beaucoup plus facilement – et dans la plupart des cas à un coût bien moindre – en utilisant des outils numériques ».

Dans le chapitre 4 de l’ouvrage, il revient sur ce qu’il appelle les ordinateurs de poche, difficile de ne pas voir ici nos smarphones :

« Les ordinateurs portables seront de plus en plus petits et plus portables, nous aurons bientôt des ordinateurs de poche avec des écrans couleur de la taille d’un instantané. Quand vous en sortirez un, personne ne dira : « Whaou ! Vous avez un ordinateur ! » »

Effectivement, plus personne ne dit « Whaou » quand vous serez votre smartphone, ni même quand c’est le dernier modèle du constructeur 🙂 Sur cet « ordinateur de poche » nous avons aujourd’hui ce que Gates avait prévu il y a 25 ans :

« Vous pourrez conserver des produits de première nécessité équivalents – et même plus – dans un appareil d’information que j’appelle le PC de poche. Il aura à peu près la même taille qu’un portefeuille, ce qui signifie que vous pourrez le transporter dans votre poche ou votre sac à main. Il affichera des messages et des horaires et vous permettra de lire ou d’envoyer du courrier électronique et des télécopies, de suivre les bulletins météorologiques et les rapports sur les stocks, et de jouer à des jeux simples ou sophistiqués. Lors d’une réunion, vous pourrez prendre des notes, vérifier vos rendez-vous, consulter des informations si vous vous ennuyez ou choisir parmi des milliers de photos de vos enfants faciles à consulter. »

Cette vision est d’autant plus exacte que l’on peut aussi rapprocher à Microsoft de ne pas s’être distingué pour la mettre en oeuvre efficacement et d’avoir laissé d’autres acteurs, Apple et Google, en faire une réalité…

En revanche si un des secteurs sur lequel Bill eut été trop optimiste, c’est celui de la reconnaissance vocale et surtout des assistants vocaux, dont il pensait qu’il seraient beaucoup plus performants qu’ils le sont aujourd’hui. On est très loin de l’expérience qu’il en imaginait…

Il s’apprête à publier son prochain livre, « How to Avoid a Climate Disaster » (prévu pour le 16 février prochain aux USA), où il doit détailler la façon dont la technologie et l’innovation peuvent aider à résoudre ces problèmes importants. Mais contrairement à « The Road Ahead », il prévient que les enjeux sont beaucoup plus importants avec le changement climatique.

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