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Google Cloud Platform : Bring Your Own Windows Server Licenses !

Capture d’écran 2019-04-11 à 16.00.23.pngGoogle a communiqué hier sur les nouvelles possibilités qu’offre sa plateforme GCP pour accueillir des clients Microsoft qui souhaiteraient héberger leur VM Windows Server tout en continuant à capitaliser sur les licences acquises au travers des programmes Microsoft.  Selon les termes du licensing Microsoft, il n’est pas possible pour un client d’utiliser une licence acquise dans un programme de licences en volume pour l’assigner à une VM fonctionnant chez un hébergeur mutualisé ou dans un cloud public (autre que Azure). Pour contourner cet obstacle Google propose la notion de « sole-tenant nodes« , correspondant à des serveurs physiques dédiés à un client sur la plateforme Google Engine. Grâce à cette configuration particulière, le client est en situation de pouvoir assigner sa licence Windows Server au serveur, puisque celui-ci lui est dédié. CQFD ! Google met bien en avant que c’est la responsabilité du client de s’assurer que ses licences permettent effectivement un mode BYOL, ainsi que de toute activation nécessaire.

Disponible pour le moment en beta cette modalité est accessible sur certaines régions GCP (3 aux US et une en Europe), et supporte certaines versions Windows Server (Windows Server 2008 R2 SP1, 2012, 2012 R2, 2016 – pas 2019 donc).

Au-delà des licences Windows Server, Google indique que la capacité de Mobilité des Licences  avec la Software Assurance permet également de pouvoir supporter des serveurs tels que Sharepoint ou Exchange, sur des configurations pas obligatoirement dédiées. Cette notion de mobilité des licences avec la Software Assurance n’est pas accessible à Windows Server, pour lequel Microsoft a mis en place la notion de Azure Hybride Benefit, liée à la couverture SA des licences Windows Server, et ne permettant un usage des licences uniquement dans Azure.

AWS propose des solutions identiques (usages de hardware dédié) pour permettre le BYOL sous condition, via ses offres d’hôtes dédiés Amazon EC2.

 

 

Une semaine après sa création, le conseil éthique sur l’Intelligence Artificielle de Google ferme ses portes…

Capture d’écran 2019-04-06 à 19.18.59Google a annoncé la fermeture de son « Conseil consultatif externe sur les technologies de pointe (ATEAC) » une semaine à peine après sa création. Ce conseil devait apporter ses réflexions sur l’usage de l’Intelligence Artificielle chez Google et établir des règles (consultatives donc) éthiques. La fermeture du conseil intervient alors que la présidente de la Fondation du Patrimoine, Kay Coles James, membre du conseil, a attiré l’attention avec des prises de positions politiques assez tranchées et que la présence de Dyan Gibbens, la PDG de Trumbull Unmanned, une entreprise de drones à vocation militaires, n’était pas souhaité par les employés de Google qui s’étaient précédemment opposés à ce que Google soutienne des projets avec le Pentagone ;  la direction avait alors été obligée de faire machine arrière.

Dans le même temps, un autre membre, Alessandro Acquisti a annoncé sur Twitter qu’il ne participerait finalement pas. Ce professeur à Carnegie Mellon est l’une des premières personnes qui soulignait l’importance du respect de la vie privée dans une conférence très à TEDx en 2013.

Google a donc logiquement jeté l’éponge : «Il est devenu évident que dans l’environnement actuel, l’ATEAC ne peut pas fonctionner comme nous le souhaitions. Nous arrêtons donc le conseil. Nous continuerons d’être responsables sur les questions importantes soulevées par l’intelligence artificielle et trouverons différents moyens d’obtenir des opinions extérieures sur ces sujets.  »

La raison pour laquelle Google avait inclus des personnes de tous horizons politiques et sensibilité était pour que ce conseil soit plus le plus représentatif possible. C’est raté ! A voir quelle structure le géant de Mountain View va pouvoir proposer en échange ? Et pourquoi pas une alliance les autres géants du secteurs : Facebook, Microsoft et Amazon par exemple… En laissant les états le soin de réguler les usages…

Google annonce Cloud SQL for Microsoft SQL Server

Capture d’écran 2019-04-11 à 07.31.38Lors des sessions d’hier De sa conférence Next19 Google a annoncé la disponibilité prochaine de sa technologie PaaS pour offrir les fonctions de MIcrosoft SQL Server dans son Cloud. Ce qui permettra ainsi de basculer des applications et des données présentes dans les bases Microsoft directement dans GCP. La gestion des données sera ainsi logiquement faite par Google. Un moyen de migrer plus rapidement selon les intervenants Dominic Preuss et Tobias Ternstrom : « Passer au cloud ne signifie pas nécessairement tout recommencer de zéro, nous nous engageons à donner à nos clients plusieurs choix« .

Le service de base de données proposé doit gérer de manière autonome les sauvegardes, la réplication, les correctifs, les mises à jour, etc. Il préservera les applications et les données existantes selon le fournisseur et donnera l’accès aux services GCP tels que BigQuery pour l’analyse et aux services d’IA de Google.

Google renforce également sont offre Cloud Bigtable, son service de base de données grand volume NoSQL (on parle de la taille d’un pétaoctet). Pour rappel cette offre est comparable à DynamoDB d’Amazon, Azure DocumentDB de Microsoft, IBM Cloudant, entre autres, qui représentent une part importante et croissante du marché global des systèmes de gestion de base de données. Selon un rapport publié par Allied Market Research, les services NoSQL généreront un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dollars d’ici 2020, et les analystes de Forrester tablent sur une croissance du secteur de 25% entre 2015 et 2021.

Slack aurait-il (un peu) peur de Teams ?

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Même si la compétition est féroce entre Microsoft et Slack, ce dernier doit faire avec les positions de Microsoft sur le marché. Ainsi que le dit Brian Elliott, Vice President et General Manager de la Plateforme Slack, « nos clients veulent une meilleure intégration avec la suite Office 365« .

Ainsi, Slack a annoncé hier des améliorations prochaines sur l’AddIn Slack for Outlook pour garantir une meilleure intégration et des capacités de prises en charge depuis l’appli Slack. Il sera par exemple possible de vérifier son calendrier ou de partager des pièces jointes de messagerie sans quitter l’environnement Slack. On pourra aussi répondre aux demandes de réunions, présenter le lien vers un meeting Skype Entreprise, mettre à jour le statut Slack en fonction du calendrier…

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De même Slack annonce des amélioration sur son application OneDrive pour Slack, pour accéder, rechercher ou attacher un fichier OneDrive à un channel Slack par exemple.  Cerise sur le gâteau Slack indique aussi qu’il est maintenant possible de prévisualiser les fichiers Office associés à ses canaux directement depuis Slack, qui précise que la même chose sera offerte (sous peu) pour les fichiers stockés dans OneDrive.

Si la question de la compétition Slack-Microsoft vous intéresse, venez nous rejoindre au prochain Briefing Calipia.

Google va t’il se doter d’une force de services pour les entreprises ?

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Nous avons évoqué le keynote de Thomas Kurian, nouveau CEO de Google Cloud Platform, hier pour la nouvelle édition du Google Cloud NEXT à San Francisco. Le nouveau patron a également publié un billet sur le blog de GCP,  intitulé « Google Cloud Next ‘19: Welcome to the future of digital transformation« , dans lequel il exprime ses convictions pour GCP après 3 mois à la tête de la structure et plusieurs centaines de rencontres avec des entreprises en pleine transformation digitale.

Dans ce billet, T.Kurian propose quelques pistes pour permettre à GCP de passer à la vitesse supérieure comme fournisseurs de solutions cloud d’entreprise. Intéressant quand on vient de rejoindre Google après 22 ans passés chez Oracle ! Parmi les pistes évoquées par T.Kurian celles concernant l’engagement de Google « d’étendre de façon substantielle l’échelle de nos équipes Go to Market, afin d’aider plus de clients à utiliser nos technologies« .  T.Kurian mentionne également la simplification des contrats GCP, l’introduction d’un modèle de tarification plus adaptée aux entreprises et la mise en place d’un programme de Customer Success, à l’image de ce que tous les acteurs d’entreprises ont déjà mis en place, de Microsoft à Salesforce en passant par AWS ou IBM. Bref Google découvre les moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir s’établir de façon pérenne auprès des entreprises.

S’il n’est pas surprenant qu’une personne avec le background de T.Kurian aboutisse à ce constat, il reste à voir comment Google en tant qu’organisation va se l’approprier et se mettre en ordre de bataille pour délivrer sur ces engagements, et surtout jusqu’à quel point. Pour ceux qui seraient tenté de rejoindre Google, ils pourront toujours regarder les offres d’emploi proposées 🙂

L’avenir est au Multi-Cloud et c’est Google qui le dit…

Le Multi-Cloud est tendance et pour cause. Le Cloud est incontournable, c’est une évidence aujourd’hui pour toutes les entreprises y compris celles qui pour des raisons de sécurité y étaient hostiles, obligées de caractériser et classifier leurs données plutôt que de continuer avec une approche « coffre-fort ».

Seulement voilà, comment ne pas dépendre d’un seul fournisseur de Cloud ? D’où les approches Multi-Cloud. Pouvoir déployer à sa guise chez un fournisseur au choix à un moment donné. L’éternelle question de l’indépendance des composantes d’un système d’information. A ce propos, nous détaillerons ces approches lors du prochain Briefing Calipia avec une session dédiée.

Capture d’écran 2019-04-10 à 09.12.43Hier soir lors de la Keynote d’ouverture de Next 19, l’évènement Google Cloud qui avait lieu à San-Francisco, le géant de Mountain View a annoncé Anthos, un service de gestion de cloud hybride exécuté sur Kubernetes. Anthos est le nouveau nom de la plate-forme de services cloud, que Google a introduite l’an dernier en version bêta pour la gestion de cloud hybride. Nous en parlions lors du Briefing de décembre et sur le blog avec le volet On-premise de l’offre.

Anthos fonctionnera certes avec Google Cloud Platform, mais peut être mis en oeuvre dans d’autres clouds comme AWS et Azure ! Des démonstrations ont été réalisées sur scène via des scripts. L’approche est clairement séduisante. Attention néanmoins à la « dépendance cachée » dans les applications sur les autres services PaaS de l’éditeur. C’est toujours le problème de ce type d’approche et ce n’est pas nouveau.

Sundar Pichai le PDG de Google a déclaré « Cela vous donne la possibilité de passer des applications sur site au cloud quand vous êtes prêt« .

Capture d’écran 2019-04-10 à 09.07.29C’était aussi les premiers pas du nouveau patron de Google Cloud Thomas Kurian lors d’une conférence mondiale. Costume de rigueur, ce transfuge d’Oracle, n’est visiblement pas aussi à l’aise que les autres en public, son discours manquait clairement d’enthousiasme. Pas sûr à mon avis que la greffe prenne si facilement… Disons pour être gentil, que ce n’était pas la passion qui l’animait hier soir, un comble lorsque l’on connait ce qui anime les employés de Google.

Il y avait même du risible lorsqu’il affirma avec le plus grand sérieux que « le multi-cloud était la liberté et que ce n’était pas bien de dépendre d’un seul fournisseur…« . Un peu comme avoir un seul moteur de recherche à 95% de parts de marché ? Un fournisseur d’OS de smartphones à 80% de parts de marché ? Qu’il se rassure pour notre liberté : AWS et Microsoft réunis sont encore très loin de ces scores ! Mais bon, disons que ce n’est pas de la mauvaise fois, c’est simplement que son intégration à la firme n’est pas encore complètement réalisée !

Utiliser son imprimante 3D pour une bonne cause

Si vous êtes passionné de nouvelles technologies, vous avez sans aucun doute regardé du coté des imprimantes 3D depuis bien longtemps, ne serait-ce que par pure curiosité. Et qui sait, vous en avez peut-être même déjà acheté une…

Lorsque l’on regarde ces différents matériels, une question néanmoins se pose : passée l’excitation du déballage, de l’installation, des premières impressions, à quoi cela va me servir ? Bien sûr il sera sans doute possible de refaire cette petite pièce en plastique cassée et ainsi éviter de jeter cet appareil à la poubelle (çà c’est pour la bonne conscience écolo). Il sera même possible d’imprimer des objets que je vais pouvoir concevoir avec un logiciel 3D… encore faudra-t-il maitriser ce logiciel, ce qui n’est pas gagné d’avance !

Puis vous pourrez bien sûr imprimer ce magnifique séparateur de blanc d’oeufs que vous aurez trouvé sur le site Cults3d (très bon site au passage). Mais cela justifiait-il un tel achat ?

Il y a mieux : utiliser votre imprimante pour une bonne cause : imprimer des mains mécaniques. C’est ce que propose l’association E-nable.

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Cette association réunit et met en relation les personnes ayant besoin d’un appareil avec les personnes (les Makers) en mesure de le fabriquer.

C’est Fabrice Leonard, qui nous a raconté son expérience avec l’association et la réalisation de sa première main parfaitement fonctionnelle. Un très beau projet, qui illustre les bienfaits de la technologie par excellence.

Capture d’écran 2019-04-09 à 09.54.32Il faut environ 25 heures pour réaliser les 28 pièces nécessaires. Fabrice a mis pour cette première réalisation 10 heures de plus car il a dû recommencer certaines pièces. Notez au passage qu’un groupe Facebook (facebook.com/enableFrance) permet aussi d’échanger sur les éventuelles difficultés et des astuces.

Ensuite, il a mis environ 5 heures à réaliser le montage en plus des 3 heures de conception (pour bien comprendre le fonctionnement …)

Mais le jeu en vaut bien la chandelle.

De plus le coût global est d’environ 40€ mais pas que pour 1 main puisqu’il y a de quoi en faire d’autres avec le reste de consommable (élastique dentaire, Velcro, fil de pêche, etc…) lorsque l’on sait que le prix d’une « vrai » prothèse coute environ 10 000 €.

L’association à besoin de « Makers » donc si celà vous tente, à vous de jouer : la démarche et les premiers plans est ici.

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