Archives de Catégorie: Actualité

Google rachète le canadien North qui réalisait des lunettes à réalité augmentée

focal-2Nous vous avions parlé il y a 1 an et demi des lunettes Focals du canadien North. Nous les avions essayé lors du CES 2019, elles étaient dans le village Amazon Alexa. Elles avaient des fonctionnalités très interessantes et progressaient régulièrement.

Google a annoncé aujourd’hui l’acquisition de North. L’annonce officielle intervient quelques jours seulement après que les rumeurs de cette acquisition aient commencé à circuler. Les détails financiers exacts de l’opération n’ont pas été divulgués. L’équipe de North restera au Canada et rejoindra les bureaux de Google à Kitchener-Waterloo.

Conséquence de ce rachat, la société a annoncé qu’elle n’expédierait pas la deuxième génération de lunettes intelligentes Focals 2.0 (qui étaient attendues pour cet été). Elle a arrêté la production du dispositif de première génération en décembre dernier et elle remboursera les clients pour les commandes en cours.

Avec cette acquisition Google souhaite faire évoluer son dispositif alors que son propre matériel (Google Glass) n’avait pas trouvé son marché ce qui avait entraîné la suspension de ses ventes. Les Google Glass avaient finalement été transformée en un appareil destiné aux entreprises, sur le modèle d’Hololens chez Microsoft.

Grâce à cette l’acquisition et à l’expertise de North dans le développement de lunettes intelligentes mais surtout plus discrètes, la société pourrait relancer ses plans en préparant probablement un successeur aux Google Glass mais surtout en s’attaquant à des rivaux tels qu’Apple, qui devrait lancer ses propres lunettes à réalité augmentée en 2023…

Synthèse des dernières évolutions de Teams (à fin juin 2020)

TeamsMicrosoft a partagé un récapitulatif de toutes les mises à jour apportées aux services de communication de Teams au cours du mois de juin. Beaucoup des nouvelles fonctionnalités de ce mois-ci ont été déjà été annoncées au cours des dernières semaines, nous les avions relayées ici même. En commençant par les appels et les réunions :

  • Ils peuvent maintenant être visualisés dans une grille 7×7 (à la manière de ce que propose Zoom depuis le début) ce qui donne donc les 49 vignettes actives (et en plus on sait compter:)).
  • Pour ce qui concerne cette fois les salles de réunion, cela devrait arriver d’ici la fin de l’année (en cohérence avec Surface Hub).
  • Jusqu’à 300 personnes peuvent maintenant participer à une réunion.
  • Les réunions et les appels peuvent être ouverts dans une fenêtre séparée.
  • La version gratuite de Teams peut désormais programmer des réunions.

Teams 49
On retrouve également  quelques améliorations de sécurité pour les appels, dont certaine existaient depuis des lustres sur Skype Entreprise :

  • La possibilité de cacher les numéros de téléphone des participants pour les utilisateurs externe à l’entreprise qui se joignent à un appel
  • La possibilité de forcer tout le monde, sauf l’organisateur, à entrer dans la salle d’attente avant de se joindre à une réunion,
  • De nouvelles certification de matériels Cisco et Avaya pour les transferts d’appels sécurisés où encore le nouveau casque Bose NC700UC .

Côté Surface Hub, nous avons le droit également à quelques nouveautés :

  • Une vue 3×3 pour les appels vidéo (pas de date en revanche pour du 7×7 à la manière de ce qui se fait sur PC. Etonnant que ceci ne soit pas synchrone…)
  • La recherche d’utilisateurs externes pour lancer des appels avec Teams ou Skype Entreprise en dehors de l’organisation,
  • La prise en charge des appels téléphonique externes entrant.

Microsoft propose également d’autres nouvelles fonctionnalités  :

  • Un nouvel onglet onglet « Personnes » pour les téléphones Teams.
  • Des sous-titres en direct lors des réunions
  • Une nouvelle fonction « lever la main »
  • La possibilité de transférer des appels en un clic.
  • L’interopérabilité avec la version grand public de Skype.
  • Une nouvelle fonction qui permet aux utilisateurs de verrouiller et de déverrouiller un téléphone Teams à partir d’un PC voisin exécutant Teams, pratique pour contrôler un appel.

En ce qui concerne les discussions en mode texte :

  • La traduction des discussions à la demande est en cours de déploiement sur iOS, nous vous en parlions hier, après avoir été disponible uniquement sur le bureau et sur le web,
  • Les notifications prioritaires sont désormais disponibles pour tous les utilisateurs , à l’exception des organisations publiques, qui en bénéficieront le mois prochain.
  • Il y a également de nouveaux modèles de sondages pour les questions récurrentes que vous souhaitez poser.

Enfin, les administrateurs peuvent compter sur des améliorations des modules Teams PowerShell, notamment l’ajout de la fonctionnalité Skype for Business Online Connector dans le module Teams et une meilleure documentation technique. Et pour les développeurs, les webhooks entrants dans Teams prennent désormais en charge les cartes adaptatives et les développeurs peuvent commencer à les utiliser dès maintenant.

Microsoft simplifie le provisioning de PC avec Autopilot, même au travers d’un VPN

Windows Autopilot est une fonction introduite par Microsoft au cours du second semestre 2017, qui simplifie l’enregistrement et la mise en service de nouveaux ordinateurs avec Windows 10, en intégrant ces appareils à l’annuaire Active Directory. Problème pour les entreprises intéressées par cette flexibilité  et fonctionnant en environnement hybride pour AD (avec synchro d’AD local et d’AD Azure), le provisioning nécessite une connexion à l’infrastructure locale de l’entreprise pour finaliser le processus. Les derniers mois ont montré qu’une telle contrainte pouvait être inconciliable avec nos modes de travail à distance nécessitant en général l’utilisation d’un VPN.
Microsoft vient donc d’annoncer que pour lever cette obstacle, une option sera proposée pour éviter la vérification de connexion à l’AD local lors du processus d’enrollment. Ainsi, même travaillant à distance, un utilisateur pourra recevoir son nouveau poste de travail et l’enroller via WIndows Autopilot sans devoir se rendre dans des locaux de son entreprise pour s’y connecter au réseau local.

Capture d’écran 2020-06-30 à 11.32.15.png

Teams pour iOS traduit automatiquement les échanges

TeamsMicrosoft vient d’annoncer que Teams sur iPhone et iPad traduit maintenant automatiquement les messages instantanés dans la langue de son choix. Cette fonction disponible dans un premier temps pour iOS le sera plus tard également pour Android.

La mise à jour est disponible dès maintenant sur l’AppStore en France et d’ici la fin juillet pour tous les pays.

IMG_9F6C01DC3E2E-1Lorsqu’ils utilisent l’application Teams mobile iOS, les utilisateurs qui reçoivent un message de chat dans une autre langue peuvent choisir de traduire ce message dans la langue qu’ils ont définie dans Paramètres > Général > Traduction.

Pour traduire un message de chat, il faut appuyer sur le message pour voir l’option de traduction.

Microsoft indique que les administrateurs doivent autoriser cette fonctionnalité. Il y a deux façons de le faire :

  1. Via le shell :  Activation du paramètre à l’aide du cmdlet Set-CsTeamsMessagingPolicy.
    -AllowUserTranslation
    Détermine si un utilisateur est autorisé à traduire des messages dans les langues de ses clients. Réglez cette option sur TRUE pour l’autoriser. Mettez FALSE pour interdire.
    Après quelques minutes, les utilisateurs peuvent avoir besoin de se déconnecter et de se reconnecter aux équipes.
  2. Dans le centre d’administration de Microsoft Teams, sélectionnez Messaging Policies dans les menus de navigation à gauche, puis créez une nouvelle politique ou modifiez une politique existante, et réglez l’option Allow users to translate messages sur On.

 

Microsoft ferme définitivement ses boutiques

Capture d’écran 2020-06-29 à 08.19.55.png

Il n’y aura donc pas de réouverture après les mois de confinement, pour les magasins Microsoft. Après 11 années d’existence la réussite n’aura jamais été au rendez-vous et le COVID 19 aura enfoncé le dernier clou dans le cercueil de la chaine de boutiques. Le communiqué de Microsoft, intitulé avec euphémisme « Un nouveau jour pour Microsoft Store« , présente la chose non pas comme une fermeture mais comme un redéploiement des ressources, avec des collaborateurs qui ne seront plus physiquement présents dans un point de vente mais travailleront à distance. Un nouveau concept de boutique, donc ? Lancés initialement pour répondre au succès des Apple Stores, les Microsoft Stores ont tenté de reproduire jusque dans les détails les magasins d’Apple, même dépouillement, même organisation lumineuse avec des tables pour présenter les produits, mêmes emplacements… Mais sans le succès d’Apple, avec des boutiques souvent très peu fréquentées. La différence était d’autant plus criante que généralement le Microsoft Store était situé à quelques dizaines de mètres d’un Apple Store. Outre les quelques milliards de dollars investis depuis 11 ans, Microsoft indique que la fermeture des boutiques aura un impact négatif de 450 millions de dollars sur son exercice encours.

Microsoft lance un détecteur de plagiat intégré à Word

Microsoft avait annoncé, nous vous en parlions ici même,  Microsoft Editor pour aider les utilisateurs pour corriger les erreurs de grammaire et d’orthographe dans les applications Office et sur le web, mais aussi une extension à la disposition des utilisateurs de Chrome et d’Edge.

Aujourd’hui, l’entreprise a annoncé la mise en place d’un « vérificateur de similarité » pour les utilisateurs de Microsoft Editor. Cette fonction permettra de vérifier si un bloc de texte est copié à partir d’internet et nécessite une citation… Donc en gros si il n’y a pas plagiat également !

Dans un premier temps disponible dans les versions éducation de la suite Microsoft puis Office 365 (en preview) dans les plan A3 et A5 (équivalent à E3 et E5 coté plans Entreprise). Microsoft prévoit de le mettre à la disposition des entreprises dans le courant de l’année.

Le vérificateur de similarité viendra complété le « Rédacteur » accessible en preview dans Word version Web et qui donne déjà pas mal d’indications et de statistique sur le texte tapé (regardez en particulier la section « Analyse avancée » dans la copie d’écran ci-dessous) qui se propose d’analyser le style et si vous écrivez « politiquement correct » en quelque sorte, sans discrimination !

RedacteurNous aurons la possibilité ici de cliquer sur « Vérifier la similarité avec les sources en ligne » sous un nouvel menu « Similitude« . Une fois la vérification terminée, vous obtiendrez un pourcentage indiquant la quantité de texte copié sur Internet. Si vous prévoyez d’ajouter une bibliographie à votre document avec ces « citations », vous pouvez utiliser l’option « Copier la citation complète » et coller toutes les citations dans la bibliographie.

Slack Connect : la fédération par Slack

Capture d’écran 2020-06-26 à 10.30.51.png

Slack vient d’introduire la fonction Slack Connect qui permet de rassembler jusqu’à 20 entreprises sur un seul et même canal Slack. L’entreprise qui a popularisé la notion de canal en tant que support de communication/collaboration d’entreprise, notion largement reprise depuis, en particulier par Microsoft Teams, milite depuis sa création pour la disparition de l’email. Si la fin du mail n’est toujours pas en vue, Slack continue à creuser ce sillon, et Slack Connect va certainement offrir aux entreprises clients de Slack une nouvelle ouverture dans ce sens. Si l’sage de Slack dans une organisation permet de réduire de manière importante les mails, les échanges avec l’extérieur de l’entreprise restent toujours liés à la messagerie électronique. Avec Connect, cette limitation pourrait disparaitre puisque des entreprises utilisatrices de Slack peuvent maintenant accéder à un canal Slack commun et bénéficier des usages de la solution pour échanger entre elles. Ce partage de canal est permis jusqu’à 20 entreprises.

Avec cette nouveauté, Slack va ainsi pouvoir se positionner face à Microsoft Teams qui propose déjà via un mécanisme de fédération des passerelles entre environnements Teams de plusieurs entreprises.

Amazon Honeycode : pour créer des applications mobiles et web sans code

Le développement d’applications mobiles sans code est à la mode dès lors qu’il s’agit d’exploiter des processus qui sont en back office. Sur les traces de Salesforce mais aussi de Microsoft avec PowerApps, Amazon lance aujourd’hui Honeycode qui est donc un service entièrement géré qui permettra aux utilisateurs de créer des applications mobiles et web sans programmation.

Capture d’écran 2020-06-26 à 07.45.46À cette fin, on retrouve donc un concepteur d’applications visuelles.

Capture d’écran 2020-06-26 à 07.46.25Tout comme Microsoft Powerapps L’application automatisera essentiellement le processus de création et de liaison de trois niveaux de fonctionnalités – base de données, logique commerciale et interface utilisateur. Pour commencer, on peut sélectionner un modèle prédéfini. Ici, le modèle de données, la logique commerciale et les applications sont prédéfinis et prêts à être utilisés dès le départ. Il est également possible d’importer des données dans un classeur vierge. La possibilité d’ajouter des notifications, des rappels, des approbations et d’autres actions en fonction de conditions.

Capture d’écran 2020-06-26 à 07.46.13

La configuration semble particulièrement simple et l’application résultante sera gratuites jusqu’à 20 utilisateurs. Sans surprise, il faudra payer pour les service AWS utilisé comme le stockage par exemple et pour avoir plus de 20 utilisateurs.

Si vous voulez tester Honeycode, vous pouvez vous inscrire ici.

Microsoft achète CyberX, spécialiste de la sécurité de l’IoT

Capture d’écran 2020-06-22 à 16.12.11Microsoft a confirmé le 22 juin dernier l’acquisition de la startup israélienne CyberX, spécialisée dans le domaine des solutions de sécurité pour l’IoT.

Les ralentissements d’activité liés à la crise du Covid 19 n’ont pas énormément affectés les grands leaders de l’économie du digital, et leur ont au contraire donné un peu plus l’opportunité pour aller envisager quelques acquisitions pour renforcer leurs portefeuilles de solutions. Ainsi CyberX devrait venir élargir les capacités d’Azure IoT Security, le panel de services Microsoft disponibles. Ainsi en particulier, les solutions de CyberX pourront faciliter la prise en compte d’existants IoT par les solution Azure, sujet d’autant plus important (et difficile) à traiter que cet existant est souvent constitué de briques hétérogènes, parfois anciennes.

Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie annoncée par Microsoft en avril 2018 d’investir 5 milliards de dollars dans le domaine de l’IoT.,sur les 4 prochaines années.  Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais certaines sources évoquent une somme proche de 165 millions de dollars.

 

Passage d’Intel à ARM : Apple peut-elle réussir là où Microsoft a échoué ?

Image002Nous sommes nombreux à savoir suivi avec intérêt la keynote d’ouverture de la conférence développeur d’Apple Lundi soir. Beaucoup d’annonces sur iOS14, iPadOS, MacOS, mais l’essentiel était sans doute le passage programmé d’Intel à ARM (sur une puce Apple maison : Apple Silicon). Les rumeurs avaient vu juste, après un passage de Motorola 68000 puis au PowerPC d’IBM et quelques années plus tard à Intel, la pomme entame du prochain virage avec le passage à ses puces maisons, sous architecture ARM.

Mais une question se pose : Apple peut-elle réussir là où Microsoft a échoué il y a 10 ans avec Windows ARM et où il est sans doute encore en train d’échouer, comme nous l’avions anticipé pour ces deux évènements avec Windows RT et aujourd’hui avec la Surface Pro X et le développement de son système avec Qualcomm (voir l’état des ventes de ces matériels pour s’en convaincre) ?

Les éléments qui entraineraient Apple sur le même chemin que Microsoft :

  • La dépendance aux « petites » applications natives qui ne seront pas portées sur la nouvelle puce : tous les développeurs ne porteront pas leur applications sur la nouvelle puce, soit pas manque de ressources, soit parce que leur application n’évolue plus alors même qu’elle reste utilisée. Dans ce cas, comment imaginer le financement d’une nouvelle application et le portage associé ? On le sait dans le cas d’un changement d’architecture (et parfois simplement de version), le diable se cache souvent dans les détails : des petites applications « bloquées » sur ancienne version mais très utilisées, des drivers qui manquent pour du « vieux » matériel, etc.
  • Une couche d’émulation peu performante. C’est un grand classique promis par les constructeurs / éditeurs : « les applications que vous ne pourrez pas trouver en natif fonctionneront en émulation sur le nouveau processeur ». On connait cela chez Microsoft avec Windows ARM, et même chez de nombreux constructeurs de machine Unix à l’époque qui promettaient une émulation de Windows sans faille… On connait la suite ! La réalité est donc souvent tout autre : la couche d’émulation ou de virtualisation consomme des ressources qui à minima ralentisse l’application quand celle ci daigne fonctionner. Les ressources consommées baissent aussi considérablement l’autonomie de la machine, comme c’est le cas par exemple des applications Win32 sur les machines Surface Pro X de Microsoft par exemple…
  • Des performances qui ne seraient finalement pas au rendez-vous pour des problèmes hardware où de conception des puces ou de leur écosystème hardware associé.

 

Mais Apple dispose aussi d’atouts importants face aux écueils qu’a rencontré Microsoft :

  • Les processeurs de l’entreprise ne sont pas nouveaux et elle en maitrise les éléments depuis longtemps pour les avoir elle même conçus. En effet on parle ici des processeurs qu’elle a conçue pour ses iPhones et iPads, elle en maitrise le fonctionnement et en connait les limites. Ce n’est pas le cas de Microsoft qui reposait à chaque fois sur des compétences majoritairement externes. Et sans avoir les liaisons (parfois dangereuses) qu’elle entretenait avec Intel.

Lire la suite

« Entrées précédentes Derniers articles »