Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Briefing Calipia #34 nov-déc 2022

Le prochain Briefing Calipia aura lieu :

  • Le 29 novembre à Aix,
  • le 30 novembre à Lyon,
  • le 6 décembre à Nantes,
  • le 8 décembre à Lille, 
  • le 14 décembre à Paris
  • et le 15 décembre en ligne. 

Les inscriptions sont ouvertes sur le site Calipia

Le programme :

1 – INTRODUCTION : LES SECTEURS CLES POUR L’INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN 2023 : IA, QUANTIQUE, IOT
Les secteurs clés de l’innovation technologique en 2023 seront sans aucun doute encore et toujours l’intelligence artificielle, l’Internet des Objets, le Web 3.0, sans oublier le domaine de l’informatique Quantique et le Metavers. Nous décrirons durant cette session d’introduction au Briefing quels sont les progrès majeurs pour l’entreprise autour de ces technologies que nous verrons en 2023.
2 – ACTUALITE
Nous aborderons dans cette session l’actualité́ autour des technologies Microsoft et son écosystème. Nous traiterons en particulier des évolutions d’Office 365 et d’Azure, des évolutions de Windows 10 et 11. Mais aussi des nouveautés de Microsoft Viva, Microsoft Edge versus Chrome en entreprise, Windows Server… Sans oublier l’évolution des mobiles et de les systèmes : iOS 16, Android 12, …
3 – TOUT SAVOIR SUR VIVA ENGAGE
Avec Engage, Microsoft agrandit encore Viva, sa plateforme d’expérience collaborateur. Avec Engage, disponible en tant qu’application Teams, Microsoft se positionne de nouveau clairement sur le domaine du Réseau Social d’Entreprise. Dans cette session, nous parlerons du périmètre fonctionnel d’Engage et de sa relation avec Yammer ….
4 – TELECOMMUNICATIONS ET INTERNET SPATIAL ; ETAT DES LIEUX
Avec la multiplication des offres de communications satellitaires sur les différentes orbites, les fonctionnalités offertes aux entreprises et aux particuliers se multiplient (envoi direct de SMS, téléphonie, liaisons internet, réception de flux vidéo, … ). Un point sera fait sur les principales offres en ce domaine.
5 – CHANGEMENT DES LICENCES MICROSOFT  POUR L’USAGE DANS LE CLOUD
Depuis le 1er octobre 2022 de nouvelles règles s’appliquent concernant le licensing Microsoft de logiciels acquis on premise et utilisés dans le cloud. Nous reviendrons sur ces modifications qui touchent aussi bien Windows 10, Windows 11, Windows Server, SQL Server. 
ATELIER 1
6 – WIFI 6, 6E, 7, RESEAUX MESH, QUELLES PERSPECTIVES POUR L’ENTREPRISE ?
Cette présentation se propose de mieux comprendre les différentes caractéristiques de ces technologies (bi bande, tri bande…), de préciser leurs disponibilités, de décrire les fonctionnalités attendues … pour mieux anticiper leur déploiement dans l’entreprise et leurs usages au domicile.
7 – MICROSOFT SENTINEL (SIEM) FACE A SES CONCURRENTSLes systèmes de gestion des événements et des informations de sécurité (SIEM) sont depuis quelques années devenus incontournables dans les entreprises. Ils permettent de réagir aux menaces en temps réel en collectant et analysant des données d’une grande diversité de sources. Que vaut la solution Microsoft Sentinel par rapport à aux produits concurrents de Splunk, IBM, Exabeam, Securonix, etc. ?
8 – CLOUD DE CONFIANCE : OU EN SONT LES ALLIANCES GOOGLE / THALES ET MICROSOFT / BLEU (ORANGE, CAPGEMINI) ?En mai dernier, Orange et Capgemini annonçaient en partenariat avec Microsoft la création de Bleu, un fournisseur de “cloud de confiance” répondant aux besoins spécifiques des Opérateurs d’Importance Vitale (OIV) et Opérateurs de Services Essentiels (OSE), ciblé sur les services de l’État français, et de la fonction publique. Objectif : proposer les solution Microsoft 365 et Azure mais opéré par des sociétés françaises. En même temps Google annonçait avec Thales un partenariat équivalent.    Où en sont ces alliances ? Quels sont leurs agendas ? Leurs solutions verront-elles le jour ? Avec quelles restrictions probables et à quel prix ? Nous tâcherons de répondre à ces questions.
ATELIER 2
9 – LES OUTILS NO-CODE LOW-CODE QUELLES SOLUTIONS POUR QUELS COUTS ?
Les plateformes Low Code ou No Code s’appuient sur un modèle visuel de développement d’application plutôt que sur un langage informatique. Nous présenterons les solutions les plus en vue actuellement et reviendrons sur la réalité de la promesse de diminution de couts associée à leurs usages.
10 – RESEAUX NEURONAUX : COMMENT CELA FONCTIONNE CONCRETEMENT ?Les réseaux de neurones artificiels (RNA) constituent LE fleuron de l’IA en 2022. Conçus depuis le début des années 1980 par analogie avec le cerveau humain, les RNE sont des outils complexes, voire des boites noires au fonctionnement complexe. Dans cette session, nous tenterons d’en démystifier les rouages.
11 – SOBRIETE ET NUMERIQUE (LE NUMERIQUE DOIT ETRE PLUS SOBRE MAIS EST AUSSI UN OUTIL POUR REDUIRE LA CONSOMMATION ENERGETIQUE)Le numérique est souvent présenté comme un gouffre énergétique … et des actions sont engagées pour réduire cette empreinte, mais c’est aussi un outil essentiel pour accompagner et aider à la sobriété énergétique de nos économies (connaissances fines des sources de consommation avec l’IOT, optimisation de la consommation avec l’IA, …). Un état des lieux des actions en cours sur ces deux volets sera fait lors de cette présentation.

PLEINIERE APRES MIDI

12 – POINT D’ETAPE SUR L’ORDINATEUR QUANTIQUE ; ACCELERATION EN VUE ?L’Informatique Quantique, progresse, elle va créer une véritable rupture dans la façon de concevoir et utiliser les ordinateurs. Nous vous proposerons dans cette session d’explorer les perspectives offertes mais également les problèmes que cette technologie engendre en particulier dans le domaine du chiffrement et les solutions envisagées. Nous aborderons ensuite les principaux domaines d’applications de ces technologies et leurs promesses et les réalisations concrètes à attendre dans les mois à venir.
13 – ACTUALITES SUR TEAMSTeams continue sa croissance, plus de 450 nouvelles fonctionnalités entre juillet 2021 et juillet 2022, plus de 60% des clients Fortune 500 ont adopté les Teams Rooms pour travailler dans leur nouvel environnement de travail hybride … Nous ferons un point sur ces avancées, dans les 3 principaux domaines de Teams : le chat, les réunions et la téléphonie.
14 – METAVERS : POURQUOI ET COMMENT ?Le ou plutôt les « Metavers » se veulent être incontournables dans les années à venir. Tous les grands acteurs du numérique : Meta, Microsoft, Google et Apple se préparent à investir ces nouveaux espaces à coup de dizaines de milliards de dollars. Nous ferons le point durant cette session sur les différents Metavers, leurs propositions, leurs usages possibles dans les entreprises (télétravail, réunion, formations, etc.) et comment envisager une présence dans ces Metavers pour quels objectifs.

Renseignements et inscriptions sur le site Calipia

Viva Engage : un Facebook Workplace chez Microsoft

Microsoft a annoncé hier son nouveau produit de réseau social, très largement inspiré de Facebook et intégré à Teams : Viva Engage. Logiquement l’entreprise propose de fonctionner de pair avec Yammer en intégrant le contenu de la plateforme, avant sans doute de le remplacer ?

Microsoft avait acheté la plateforme de réseau social d’entreprise Yammer il y a 10 ans, dans le but d’aider les employés à se connecter et à se socialiser. Aujourd’hui, Microsoft a créé son propre produit de réseau social, en s’inspirant, pour ne pas dire plus, de Facebook. L’entreprise reprend tous les visuels de son concurrent, si bien qu’au premier coup d’œil, on a l’impression de se trouver réellement sur Facebook.

À l’instar de Facebook et d’Instagram, Viva Engage comportera une section « stories » qui présentera des messages, des images, des vidéos et d’autres contenus. Selon Microsoft, la nouvelle plateforme fonctionnera également avec Yammer.

Bonne nouvelle pour ceux qui sont déjà engagé dans Yammer : Viva Engage continuera à afficher le même réseau, le même flux d’accueil et les mêmes communautés que l’on a aujourd’hui dans Yammer. Tout le contenu créé dans Yammer.com ou sur le mobile – y compris les conversations , les posts de scénarios et les Stories – sera visible dans Viva Engage. De même, le contenu créé dans Engage apparaîtra dans les expériences natives de Yammer.

La plateforme devra commencer à être disponible à la fin du mois d’août en remplacement de l’application Communities de Teams.

Pour ceux qui hésitent actuellement de mettre en oeuvre Yammer, il est notre avis urgent d’attendre, histoire de na pas commencer à déployer une technologie qui risque bien d’être rapidement obsolète, tant l’intégration native à Teams est importante pour les expériences utilisateurs à venir, le gros plus de Viva Engage.

IA : Microsoft restreint l’usage de certains de ces outils

Suivant les traces de Google, Microsoft arrête la vente de technologies de lecture des émotions. L’entreprise limitera également l’accès à la technologie de reconnaissance faciale.

Que se passera-t-il pour les clients utilisant ces technologies, ou encore les applications comme la très impressionnante (et gratuite) application Microsoft Seeing AI disponible sur iOS ? Les clients existants n’auront qu’un an avant de perdre l’accès à Azure Face, un ensemble d’outils d’intelligence artificielle qui tentent de déduire les émotions, le sexe, l’âge, le sourire, la pilosité faciale, les cheveux et le maquillage. Logiquement l’app Seeing AI verra donc ses fonctions largement amputées et perdra de son intérêt face à ce qui existe déjà en standard sour iOS 15 aujourd’hui et iOS 16 demain en matière d’accessibilité (Nous avons détaillé ces fonctions lors du dernier Briefing Calipia ce mois).

Sarah Bird, chef de produit principal de l’unité Azure AI de Microsoft, donne une explication à ces suppressions :

Ces technologies ont soulevé d’importantes questions concernant la vie privée, l’absence de consensus sur la définition des « émotions » et l’incapacité à généraliser le lien entre l’expression faciale et l’état émotionnel à travers les cas d’utilisation, les régions et les données démographiques.

En cause donc le fait que la détection d’émotions se serait pas scientifiquement démontrée, même si cela semble correspondre à l’analyse humaine dans la majorité des cas. Les erreurs seraient néanmoins très fréquentes. Il est possible que la société n’ait pas été en mesure de perfectionner les algorithmes qui devinent l’état émotionnel d’une personne sur la base d’une image et qu’elle jette alors l’éponge sur ceci, ou qu’elle désire se mettre à l’abri de nouvelles règles et réglementations relatives à l’utilisation de ces outils aux USA (comme chez nous d’ailleurs…).

Outre l’arrêt de la vente des technologies de lecture des émotions, Microsoft met également un terme à l’accès illimité à ses technologies faciales. L’entreprise a indiqué que les clients qui utilisent ses technologies de reconnaissance faciale doivent obtenir une autorisation préalable. Toutefois, on ne sait pas si Microsoft impose des restrictions supplémentaires ou si elle demande simplement aux entreprises de signer une clause de non-responsabilité l’exonérant de toute sanction juridique en cas d’utilisation abusive. Pour l’instant, Microsoft s’est contenté de demander à ses clients « d’éviter les situations qui portent atteinte à la vie privée ou dans lesquelles la technologie pourrait poser problème ».

En plus de tout cela, Microsoft impose également certaines restrictions à sa fonction Custom Neural Voice, qui permet aux clients de créer des voix d’IA à partir d’enregistrements de personnes réelles.

En attendant (redoutant ?) une plus forte régulation, les entreprises de la tech se lancent donc dans de l’autorégulation. Une manière d’éviter des restrictions plus importantes des états ?

Identification via des tiers : France Identité bientôt disponible pour tous et pourquoi c’est très interessant à mon avis…

Nous connaissons tous les identifications via des tiers de confiance, le fameuses propositions « se connecter avec Facebook », mais aussi Google largement disponibles sur les sites web et applications mobiles évitant ainsi à l’utilisateur de créer un n ème compte, identifiant et mot de passe. Bénéfice également pour les concepteurs des applications en question : ne pas avoir à gérer ces identifiants et les problématiques de pertes associés. Donc en gros cela profite à tout le monde… Oui mais, un des gros (très gros en fait) problème est que ces « tiers de confiance » sont Facebook (pardon Meta) et Google qui en profitent (c’est le business model de ces services) pour enregistrer le fait qu’à telle heure vous vous êtes connectés sur telle application, avec tel appareil et depuis tel lieu… Autant d’informations personnelles qui iront enrichir leur connaissances, déjà bien (trop) riche.

Alors oui dès lors que l’on aborde le terrain du traitement des données personnelles avec Google et Facebook, on se confronte toujours à des personnes qui pensent que :

« Ce n’est pas grave, je n’ai rien à cacher », « De toutes façons ils savent déjà tout sur moi », « Je suis qu’une goutte d’eau dans l’océan de leur utilisateurs », « Pas grave si ils me proposent ensuite de la pub pour acheter une nouvelle machine à laver, et au contraire, c’est bien vu si je suis en train d’en chercher une »…

Je vous fait un petit florilège ici, mais la liste pourrait-être bien plus longue 🙂

Le problème c’est que cela ne se limite pas à de la publicité, les données peuvent être utilisées pour vous influencer sur d’autres choses, disons plus politique. Pas convaincu ? Allez voir ce qui s’est passé aux USA avec l’élection de Trump, ou moins loin, en Grande Bretagne avec le vote sur le Brexit, manipulations étrangères (Russes) sans doute, mais on sait surtout de qui elles avaient obtenu les listes de personnes ciblées…

Comment ? Imaginez simplement vous connecter sur un site de pétitions en ligne avec une authentification tiers via Facebook par exemple. En fonction de la pétition en cours et son sujet, si il est politique, pas très difficile alors pour la firme de Menlo Park d’avoir une bonne idée sur vos opinions. Et non nous ne sommes pas plus protégé là dessus en France et en Europe avec le RGPD dont le domaine d’application n’a pas grand chose à voir. Accepter d’utiliser cette authentification tiers c’est en accepter le business model.

Alors oui il existe d’autres services d’authentification tiers plus respectueux de la vie privée, comme ceux de Microsoft (mais beaucoup moins populaire) ou celui l’Apple (de plus en plus populaire, mais destiné aux seuls processeurs de matériels Apple). Avec « France Connect » nous disposons d’un service géré par l’état (dont au passage cela fait parti des missions régalienne) qui gère notre identité numérique, bonne nouvelle donc… mais pour un nombre ultra réduit de sites :les impôts, la sécu, etc.

Sans se faire trop d’illusions tout de même, cela pourrait changer demain avec l’application France identité et la carte d’identité numérique (disponible depuis aout 2021) notre identifiant unique (celui de notre carte) pourrait être utilisé à la fois dans le monde virtuel (via France Connect donc) mais aussi dans le monde réel en présentant simplement notre téléphone. cela permettrait ainsi que faire de la divulgation sélective des informations comme fournir la preuve que nous sommes majeur sans donner notre date de naissance par exemple. Et tout ceci sans mot de passe. Fonctions mise en avant par les identités numériques distribuées, nous vous en parlions ici même. Attention ici France Identité ne s’appuie pas (encore ?) sur le mécanisme faisant appel à la Blockchain, mais se serait à l’étude.

Alors que l’application était disponible en beta depuis fin mai pour Android, on apprend hier soir qu’Apple à fait le nécessaire dans iOS 16 pour permettre aux équipes de France Identité de proposer prochainement la beta pour iOS également.

Alors, si vous avez une nouvelle carte d’identité (celle au format carte de crédit avec la puce), vous pourrez bientôt (la première liste de beta testeurs est complète) demander de faire parti du beta test (pour Android et très prochainement pour iOS donc).

Pour des considérations plus « entreprise » nous avons une session dédiée à la gestion des identités lors du Briefing Calipia en cours (il reste des places pour la session de Paris et la session en ligne des 21 et 23 juin prochain)

Les CAPTCHAs seront bientôt inutiles

Nous connaissons tous les Captchas, cette petite fenêtre qui vous pose des questions afin de valider que vous êtes bien un humain (ou un robot particulièrement doué :)). Le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers nuisent à la navigation et à l’interactivité sur les différents sites.

Cloudflare a annoncé il y a quelques temps déjà, une nouvelle technologie appelée « jetons d’accès privés » (PAT ou Private Access Token) qui vous permet de valider l’authenticité de visiteurs humain d’un site web, de manière privée. Les systèmes d’exploitation ajouteront la prise en charge de cette nouvelle technologie. C’est Apple qui proposera ceci en premier comme annoncé par le constructeur cette semaine se sera pour les prochaines versions de macOS et d’iOS.

Cloudflare a souligné plusieurs avantages des PAT, pour les utilisateurs, cela rend l’accès aux sites plus simple à mettre en oeuvre que le mécanismes des CAPTCHAs, pour les développeurs de sites web et d’applications. Cela permet de savoir que l’utilisateur est sur un appareil authentique et une application signée, et pour les clients de Cloudflare, il est simple de commencer à utiliser les PAT car il n’y a pas de configuration nécessaire. Autre avantage non précisé par Cloudflare : cela préserve un peu plus l’anonymat que les CAPTCHAs dont le principal fournisseur n’est autre que Google (il avait racheté la société) qui lui permet actuellement de tracer les usages de ces derniers et donc des sites visités par les utilisateurs… tous les moyens sont bons 🙂

Apple est l’un des premiers grands fournisseurs à annoncer la prise en charge des jetons d’accès privés dans iOS 16, iPadOS 16 et macOS 13. Heureusement, d’autres fournisseurs devraient également annoncer la prise en charge dans un avenir proche, et bien sur en premier lieu Microsoft, reste Google bien sur qui risque de trainer un peu les pieds compte tenu des éléments cités plus haut.

La prochaine version de macOS et d’iOS a été publiée en version bêta pour les développeurs lundi et une version bêta publique est prévue en juillet. La mise à niveau commencera à être proposée (gratuitement) à tout le monde à l’automne comme tous les ans.

Surprise : un nouvel outil de collaboration chez Apple… Une pierre dans le jardin de Miro, Mural, Klaxoon ?

Nous ne l’attendions pas vraiment. Apple a profité de la session d’ouverture de la WWDC lundi soir pour présenter un nouvel outil collaboratif, « Freeform », qui s’inspire visiblement des outils tels que Miro, Mural ou encore le Rennais Klaxoon. Mais difficile dans la courte démonstration de voir si la solution est aussi riche que Miro (solution valorisée à 17 Milliards de dollars tout de même) ou est plus proche de Microsoft Whiteboard… Actuellement je penche plutôt pour cette deuxième option 🙂

Apple présente son outil avant tout pour offrir aux Mac, iPhone et surtout iPad une nouvelle façon de travailler pour les sessions de brainstorming, permettant à plusieurs utilisateurs de collaborer simultanément sur des documents et des fichiers partagés. Avec au programme bien sûr, l’intégration avec FaceTime.

Il sera directement intégré sur macOS Ventura, iOS 16 et iPadOS 16 mais « plus tard cette année ». Aucune information là non plus sur une éventuelle disponibilité sur Windows ou Android. Une différence de poids par rapports aux concurrents y compris Whiteboard. Mais ce n’est néanmoins pas impossible qu’Apple offre cette possibilité dans un futur plus proche ou via le navigateur, comme il l’a fait par exemple pour FaceTime.

Nous avons hâte de mettre la main sur le soft pour évaluer tout ceci. Car même si le spectre fonctionnel est plus réduit que ces illustres concurrents, il gardera sans doute l’avantage d’être parfaitement intégré à l’écosystème et à l’iPad en particulier et d’être « offert », important dans certains endroit (comme l’éducation) ou la machine est assez présente. Donc : petit cailloux dans le jardin des Miro, Mural, Klaxoon, ou grosse pierre ? L’avenir le dira.

Nous reviendrons sur cet outil lors du prochain Briefing Calipia où une session est justement consacrée aux comparatifs des outils collaboratifs Miro, Mural, Klaxoon, Whiteboard,… Il reste encore des places, vous pouvez nous y rejoindre !

Windows Autopatch en Preview

Microsoft vient d’annoncer la version beta publique de Windows Autopatch. Pour une disponibilité prévue cet été.

Le principe de Windows Autopatch est que Microsoft prenne en charge une grande partie de la mise à jour mensuelle pour les entreprises, y compris les correctifs de qualité et de sécurité. Le service doit gèrer également les mises à jour automatiques des pilotes mais aussi les mises à jour des fonctionnalités…

Attention ceci est destiné uniquement aux organisations utilisant les éditions Windows 10 et Windows 11 Enterprise, et éventuellement aussi Microsoft 365 E3/E5. Les organisations disposant de telles licences et remplissant les conditions préalables d’Autopatch peuvent utiliser Windows Autopatch, qui sera mis à leur disposition sans frais supplémentaires.

Microsoft a récemment donné quelques restrictions sur le fonctionnement du système :

  • Autopatch ne gère pas tous les besoins en correctifs d’une organisation. On s’en doutait un peu mais c’est aussi le cas pour les applications intégrées comme par exemple le navigateur Microsoft Edge et Microsoft Teams qui ont leurs propres mécanismes de correction et ne font pas partie du service Autopatch, par exemple.
  • Il n’est pas prévu de prendre en charge Windows Server avec Autopatch.
  • Selon une mise à jour de la FAQ de Microsoft, Microsoft ne prévoit pas d’offrir Autopatch dans le cadre des contrats Gout et des contrat Educ…
  • Les scénarios BYOD (bring-your-own device) ne sont pas actuellement pris en charge.
  • Les appareils avec un domaine local pur ne sont pas pris en charge. Il est nécessaire que les appareils soient joints via Azure AD ou Azure AD synchronisé avec Active Directory local.

Autre points importants :

  • Autopatch se charge de regrouper et de trier les périphériques pour cibler les mises à jour de fonctionnalités de Windows avec un petit groupe d’utilisateurs avant un déploiement plus important du système d’exploitation.
  • En ce qui concerne les mises à jour d’Office 365, Autopatch se contente d’appliquer les correctifs mensuels du canal entreprise. Il n’y a pas de test préliminaire sur un nombre plus réduit de personnes sur d’autres canaux .

Logiquement Autopatch est basé sur Windows Update for Business mais est simple à utiliser ainsi que le précise Heather Poulsen, responsable de la communauté technique de Microsoft :

« Windows Autopatch exploite Windows Update for Business et d’autres composants de service pour mettre à jour les appareils. Il fournit simplement une solution pour les entreprises qui recherchent une approche plus automatisée et ‘sans intervention’ pour déployer les mises à jour. Ceux qui veulent ou doivent gérer et personnaliser l’expérience de mise à jour — en utilisant des outils tels que Windows Update for Business, Microsoft Endpoint Manager et WSUS — peuvent continuer à le faire.« 

Quelques informations sur le nouveau OneNote…

Depuis quelques années OneNote ne bouge plus vraiment, la version 2016 apportait quelques améliorations (minimes) et puis plus rien… L’année dernière en août 2021, Microsoft a annoncé qu’elle fusionnait ses applications « OneNote » et « OneNote pour Windows 10 » en une solution unifiée, bonne idée sur le papier restait à définir quelle application l’emporterait fonctionnellement. Et depuis, plus de nouvelles. Entre temps, Microsoft annonçait Loop qui risque bien de couvrir pal mal d’usages de OneNote. La semaine dernière, l’entreprise a enfin partagé quelques mises à jour sur l’application.

Pour commencer, l’actualisation visuelle du ruban a été étendue à d’autres composants tels que la liste des pages, les onglets de section et autres. En termes d’interface, les pages non lues auront désormais un petit cercle rempli à côté d’elles.

Parmi les autres fonctionnalités, citons un ruban simplifié pour préserver la surface de l’écran et un onglet Dessin mis à jour qui est cohérent avec les autres applications Microsoft telles que Word, Excel et PowerPoint. L’application a également amélioré la prise en charge du Surface Slim Pen 2 pour ressentir l’effet haptique. Microsoft prévoit d’améliorer encore ce domaine en y ajoutant des fonctions d’encrage numérique telles que le crayon, la relecture de l’encre et une nouvelle vue de mise au point du stylet.

On découvre également des fonctions sympathiques comme le tri des pages, une expérience de partage améliorée et la possibilité d’insérer des images directement à partir de l’appareil photo Windows. OneNote sera également capable de se mettre à jour en arrière-plan, même lorsque votre appareil est verrouillé.

Toutes ces fonctionnalités ne seront pas disponibles en même temps. Pour l’instant, les fonctionnalités suivantes sont disponibles pour tous dans le canal actuel :

  • Encre sur forme
  • Appliquer l’encre au texte en tenant compte de la taille de la police
  • Tri des pages
  • Mise à jour sous verrouillage

En revanche, les fonctionnalités suivantes ne sont pour l’instant accessibles qu’aux insiders d’Office :

  • Insertion d’une image depuis l’appareil photo
  • Mise à jour de l’expérience de partage

Toutes les autres fonctionnalités et modifications de l’interface utilisateur mentionnées seront déployées de manière échelonnée et Microsoft n’a pas encore défini publiquement de calendrier pour celles-ci. Tous les changements s’appliquent à l’application de bureau OneNote puisque c’est la version qui existera une fois que l’unification avec OneNote pour Windows 10 sera terminée.

Pour donner des perspectives à plus long terme sur l’application, Microsoft revient sur ce qui pourrait-etre la fonction phare de OneNote : l’intégration de la voix et du stylet (et plus généralement Office) :

La voix et l’encre sont une combinaison puissante. Réunis pour la première fois dans Office, bientôt la transcription et l’encre rendront plus facile que jamais la prise de notes, la concentration sur l’essentiel et la révision ultérieure de votre contenu. Avec la transcription activée, vous pouvez enregistrer ce que vous entendez. Vous êtes libre d’annoter, d’écrire des notes ou de surligner ce qui est important. Lorsque vous êtes prêt à revoir le contenu, votre encre est lue en même temps que l’enregistrement. Vous pouvez facilement passer à un moment précis en appuyant sur n’importe quelle annotation pour rappeler plus de contexte.

Éloignez-vous du clavier et restez dans votre flux en utilisant la dictée avec nos commandes vocales soutenues par l’IA pour ajouter, formater, modifier et organiser votre texte. Dites « supprimer ça » si vous changez d’avis ou « mettre en pause la dictée » si vous avez besoin d’une pause. Conformément à nos investissements dans le stylo et l’encre, nous garantissons une expérience uniforme dans les applications Office telles que Word et Outlook. Au cours des prochains mois, les clients actuels de dictate verront les commandes vocales existantes et nouvelles des applications Office ajoutées à OneNote. La fonction de ponctuation automatique dans les paramètres de dictée utilise l’IA pour garantir que vos pensées s’écoulent librement sans vous soucier de la ponctuation.

Windows ARM : enfin du nouveau (ou pas) ?

Hier soir en ouverture de la Build, Microsoft présentait dans le cadre de son initiative de développement très interessante « d’hybrid IA », le projet « Voltera ». Une machine « Kit de développement » préconfigurée basée sur Windows ARM et pourvue d’un processeur Snapdragon de Qualcomm. L’entreprise précisant que le kit de développement, qui sera disponible dans le courant de l’année, permettra aux développeurs d’utiliser les versions natives Arm des outils de développement Microsoft pour créer des applications, en particulier des applications qui gèrent le traitement de l’intelligence artificielle sur l’appareil.

Microsoft travaille sur Windows on Arm depuis des années, mais sans véritables machines aux performances décentes le marché n’a pas décollé… Qualcomm ne devrait pas commercialiser de processeur performant pour PC avant la seconde moitié de 2023…

La présentation et la bande annonce du produit par Microsoft en dit long aussi sur le produit : aucune information sur la nature du moteur Qualcomm en question ni des capacités attendues du NPU intégré…La seule chose mise en avant : le boitier de la machine réalisé en plastique recyclé provenant des océans… (pas sur que cela suffise à convaincre les développeurs…).

Nous reviendrons sur ces sujets lors du prochain Briefing Calipia de juin (il reste des places).

ChromeOS toujours une source d’inspiration pour Windows 11…

Tous les observateurs avaient noté la ressemblance entre l’interface de Windows 11 et ChromeOS. le centrage des icônes de lancement, l’accès aux paramètres, les bureaux virtuels, etc. Aujourd’hui Microsoft ajoute une recherche web optionnelle au bureau de Windows 11 dans la dernière version Insider Preview du système d’exploitation (25120).

Toutes les personnes inscrites à la dernière version préliminaire de Windows 11 ne verront pas le nouveau champ de recherche, mais celles qui le voient et ne l’aiment pas peuvent désactiver la fonction en cliquant avec le bouton droit de la souris sur le bureau, en sélectionnant « Afficher plus d’options », puis en désactivant « Afficher la recherche ». Autre point marquant, cette recherche ne se fait qu’au travers du moteur Bing de Microsoft. C’est de bonne guerre.

Contrairement à la fonction de recherche (elle aussi au centre de l’écran) qui est accessible sur MacOS en tapant « Command »+ »Espace », il s’agit ici d’une recherche Web plutôt que d’une recherche système (que vous pouvez ajouter à la barre des tâches dans Windows 10 et 11). La fonction se contente alors de lancer systématiquement Edge et une recherche sur Bing… Personnellement je vois pas bien l’intérêt (or celui de Microsoft) d’une telle fonction déjà largement accessible dans le navigateur (et paramétrable sur un autre moteur de recherche que Bing :))

En tout cas c’est déjà sur la toile le début des polémiques en demandant à Microsoft que ce moteur de recherche soit paramétrable…

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