Archives d’Auteur : Stephane Sabbague

Facebook « Inspirée » par Clubhouse

Vous connaissez sans doute l’application Clubhouse, qui fait fureur depuis quelques mois. Disponible uniquement sur iOS (elle arrive sur Android dans 2 mois d’après les développeurs), elle se défini comme un nouveau réseau social entièrement basé sur l’audio et uniquement en Live.

L’accès à l’application se fait uniquement par invitation (deux par membre dans un premier temps) et pour avoir joué un peu avec, c’est assez sympa : on se retrouve dans des salles audio thématiques avec la possibilité d’intervenir en demandant la parole simplement. Il y avait par exemple récemment des discussions avec Steve Ballmer, sur ses choix stratégiques du temps où il dirigeait Microsoft : très instructifs. Les principales discussions sont en anglais, mais on commence à trouver des salles en français sur des sujets divers, souvent liés à la technologie et au monde des investisseurs.

Il faut dire que l’idée est pas bête, et devant la montée en puissance de l’application (dont la valorisation de la société créée il a pile un an, dépasse déjà 1 milliard de $ !!), devinez quoi ? Comme pour Tik Tok, Snapchat, etc. Facebook préparerait un clone…étonnant non ?

Aujourd’hui, nous pouvons voir un premier aperçu de ce qui est appelé en interne « Live Audio », la nouvelle fonctionnalité de Facebook qui est essentiellement une copie à peine cachée de Clubhouse. Le développeur Alessandro Paluzzi a trouvé comment activer la nouvelle fonctionnalité dans l’application mobile de Facebook, qui est toujours cachée aux utilisateurs. Les images ont été partagées par TechCrunch, qui a également détaillé comment la fonctionnalité est censée fonctionner – du moins sur la base de sa version interne.

Image Alessandro Paluzzi

La fonction audio serait intégrée à Messenger Rooms, qui est une plateforme Facebook similaire à Zoom avec des chats audio et vidéo. Les utilisateurs trouveront bientôt une option pour lancer une diffusion audio en direct qui leur permettra d’entendre ce que vous dites dans une pièce, à l’instar de Clubhouse.

Une fois la salle audio en direct créée, l’utilisateur peut inviter d’autres utilisateurs à se joindre à la conversation par le biais d’une publication sur Facebook, d’un message direct sur Messenger ou en partageant un lien public. Les photos de profil des utilisateurs de cette salle sont affichées dans une forme circulaire, et elles seront séparées entre les orateurs, les personnes suivies par les orateurs, et les autres, tout comme le fait Clubhouse. Il ne s’agit que d’une interface inachevée qui n’est même pas fonctionnelle à ce stade.

Facebook n’est pas le seul à vouloir développer une nouvelle plateforme audio pour concurrencer Clubhouse. Twitter a étendu sa fonctionnalité Spaces à un plus grand nombre d’utilisateurs ces dernières semaines et prévoit de la rendre accessible à tous à partir d’avril. Clubhouse a dépassé les 8 millions de téléchargements sur l’App Store. Et puis imaginons que Facebook ne parvienne pas à concurrencer cette application, l’entreprise de Mark Zuckerberg pourra toujours sortir son carnet de chèque

Générer une présentation Powerpoint à partir de Word : bientôt possible, mais pas « magique »…

Export to presentation
Image Microsoft

Microsoft a annoncé des améliorations de la version Web de Word (accessible depuis un abonnement Office 365 et un navigateur basée sur Chromium), qui permettra désormais de convertir automatiquement un document en diaporama PowerPoint. Cette fonction comment à être disponible aux USA et uniquement en Anglais pour le moment. Le déploiement dans le reste du monde est en cours.

Les utilisateurs pourront simplement ouvrir leur document Word sur le Web, cliquer sur Fichier > Exporter > Exporter vers une présentation PowerPoint, sélectionner le thème, puis attendre quelques secondes pendant que le service le convertira automatiquement en diaporama PowerPoint.

D’après les premiers retours, la fonction semble fonctionner assez bien et crée une présentation complète en quelques secondes seulement.Mais attention même si les essais montre que l’IA utilisée saisi l’essentiel du document, cela ne remplace pas une création manuelle d’un jeu de diapositives, loin de là ! Et ceci pour plusieurs raisons :

  • En premier lieu, une présentation Powerpoint est avant tout un support au discours de l’animateur et pas l’inverse ! Cet outil à tendance à créer une sorte de résumé qui ressemble beaucoup plus à des notes pour le présentateur, ceci dit c’est une erreur aussi classique lorsque les humains cette fois font des présentation Powerpoint où ils confondent aussi les deux choses, faisant de leur présentation powerpoint un document descriptif, non une présentation. Powerpoint ne doit pas être « auto-porteuse » sinon c’est l’endormissement assuré lorsque vous la jouez !
  • Autre point, l’IA utilisée ne prend en charge que le contenu textuel et ignore tout contenu multimédia tel que les images dans le document.
  • De plus, l’IA et effectue le traitement en fonction de son propre apprentissage, de l’organisation du document et des mots clés utilisés, pas à partir d’un apprentissage relatif à toutes vos autres présentations ou documents, ce qui permet d’apprendre de « votre style »…

Autrefois, dans Word il était possible d’exporter un sommaire dans Powerpoint pour créer un squelette de présentation. Cette fonction à disparu depuis la version 2017 d’Office, cette nouvelle fonction peut constituer un nouveau point de départ pour la création d’un diaporama, mais il ne faudra guère en attendre plus à mon avis.

Plus d’information sur cette fonction et ses restrictions sur la page de support.

USA : Les démocrates s’attaquent aux GAFAM en tentant de déjouer les pressions

Les démocrates pourraient présenter 10 projets de loi antitrust distincts ou plus, plutôt qu’un seul projet global, selon le président de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Cette segmentation aurait un objectif : rendre plus difficile les actions de Lobbying des GAFAM contre le projet de loi…

En 2019, la commission judiciaire de la Chambre avait entamé une enquête pour déterminer si les GAFAM étaient coupables de comportements anticoncurrentiels. Tim Cook le PDG d’Apple fait dans ce cadre témoigné devant le Congrès avec en ligne de mire les pratique de l’App Store : seule boutique pouvant vendre des application mobile sur iOS. La question était de savoir si la société de Cupertino était coupable d’abuser de sa position pour donner à ses propres applications et services un avantage sur les concurrents tiers, et si les commissions qu’elle facturait étaient équitables pour les développeurs et les consommateurs. L’enquête a débouché sur un rapport de 450 pages, qui conclut qu’Apple fait partie des entreprises technologiques à adopter un comportement anticoncurrentiel « profondément inquiétant ». Google était dans la même position avec le Play Store.

On s’attendait à ce que le résultat soit un projet de loi antitrust massif conçu pour traiter tous les problèmes identifiés, mais David Cicilline (responsable de la commission antitrust de la commission judiciaire de la Chambre) a déclaré qu’il ne voulait pas donner aux grandes entreprises technologiques et à leurs armées de lobbyistes la cible facile d’un projet de loi antitrust massif. Il prévoit d’élaborer une série de projets de loi plus petits, une dizaine, qui seront prêts en mai. Pour M. Cicilline, cette stratégie de la petite cible permet d’atteindre deux objectifs :

  • Il a plus de chances de trouver un terrain d’entente entre les démocrates et les républicains sur des questions plus étroitement ciblées. Il est plus difficile pour les GAFAM de se mobiliser contre des réformes qui touchent parfois leur rival.
  • Mettre en oeuvre un projet de loi visant spécifiquement le mode de fonctionnement des App Store et Google Play, par exemple, pourrait ne rencontrer que l’opposition d’Apple et de Google – et en effet, certains géants de la technologie pourraient faire pression pour plutôt que contre un tel projet de loi.

Un sacré pari en tout cas, lorsque l’on sait que ces même société sont les plus grosses donatrices aux campagnes électorales et principalement en faveur du parti démocrate… Même si toutes ne sont pas si claires dans leur versement de fonds.

Windows 10X encore une fois repoussé, la feuille de route de Windows devient assez floue

Windows 10X doit être le renouveau de Windows 10 et permettre à Microsoft de lutter plus efficacement face aux Chromebooks de Google qui gagnent jour après jour des parts de marché. Souvenez-vous, il a d’abord été annoncé en octobre 2019 comme un OS pour les appareils à double écran, sortant même quelques émulateurs que vous pouvez toujours télécharger. Le dernier de ces émulateurs a été publié il y a une an maintenant en mars 2020. En mai 2020, changement de stratégie, non seulement il a été retardé, mais il a été réorienté vers les PC d’entrée de gamme à écran unique (et donc en frontal des Chromebooks de Google…

Windows 10X devait être finalisé à un moment donné ce printemps, pour des machines devant sortir dans la seconde moitié de cette année. Mais plus de communication là dessus depuis 3 mois. La dernière fois que quelqu’un a entendu parler de ce sujet de la part de Microsoft, Windows 10X allait encore supporter nativement les applications Win32, mais nous savons par des fuites que ce ne serait plus le cas.

En octobre 2019, alors que Microsoft présentait sa tablette Windows à double écran Surface Neo qui devait sortir fin 2020 sous justement ce fameux Windows 10X. Nous sommes en mars 2021, toute trace de Surface Neo a été effacée du site Web de l’entreprise, et apparemment, il ne sera pas disponible avant 2022…

Entre temps Microsoft à sorti y compris en France sa Surface Duo, son téléphone Android à double écran, dont les spécifications technique en rapport au prix proposé font qu’après un bide aux USA, il s’oriente à coup sur également sur un bide en Europe, pas si difficile à prévoir à un tel prix.

Mais alors que ce passe-il aussi côté Windows 10 « canal historique » ?

Le problème est que chaque retard de Windows 10X, a jusqu’à présent, aussi sérieusement affecté le développement de Windows 10. L’automne dernier, Windows 10 a reçu une mise à jour mineure (normal suivant les cadences que prévoit Microsoft) , mais Windows 10X repoussé au printemps, Windows 10 reçoit donc une autre mise à jour mineure pour 21H1… et finalement c’est maintenant la version 21H2 de Windows 10 qui est censée être une mise à jour majeure, apportant avec elle de grands changements d’interface (commune à Windows 10X) qui ont pour nom de code Sun Valley. Pas simple de s’y retrouver. Avec un nouveau retard de Windows 10X la mise à jour majeure de Windows 10, pourrait être repoussé encore d’un an et n’intervenir qu’au printemps 2022.

Pendant ce temps ChromeOS progresse, MacOS également, profitant de l’engouement autour des nouveaux processeurs Apple M1. Et dans un contexte ou les adhérences applicatives à Windows sont de plus en plus faibles…

IoT : Microsoft rachete The Marsden Group

Il y a trois ans, Microsoft avait annoncé son intention d’investir 5 milliards de dollars dans l’Internet des objets pour aider les entreprises de toutes tailles et de tous niveaux d’expertise technique à construire des appareils et des programmes connectés. Nous avions eu l’occasion il y a deux ans lors d’un voyage d’étude à Seattle dans les équipes de développement de Microsoft sur IoT de voir les moyens que Microsoft était en train de mettre en oeuvre.

C’est sans doute dans ce cadre que Microsoft vient d’annoncer hier l’acquisition de « The Marsden Group », société écossaise et un des leaders industriel et du prototypage rapide. Dans des secteurs tels que l’industrie manufacturière, l’automobile et la logistique, Microsoft affirme que

« cette acquisition aidera les clients à expérimenter et à trouver des solutions rapidement grâce à des services tels que ses produits de cloud, edge et d’intelligence artificielle ».

Omar Abbosh, le vice-président de Microsoft pour les solutions Industrielles, a déclaré que :

« The Marsden Group a acquis une réputation unique en tant que partenaire puissant et de confiance parmi les leaders de l’industrie. », « Nous savons que dans les secteurs à forte intensité d’actifs, tels que la fabrication, l’automobile ou la logistique, les entreprises sont confrontées à des défis uniques pour adopter les nouvelles technologies, par exemple en connectant les équipements industriels en toute sécurité au cloud, en surmontant les silos de données et en soutenant l’interopérabilité entre les systèmes modernes et anciens« 

Cet échange en Novembre dernier annonçait un peu la couleur en expliquant les enjeux des Digital Twin avec la représentante de Marsden Group :

Valorisation : les GAFAM profitent très largement de la crise

Nous le savons, alors que les GAFAM était au plus bas le 15 mars 2021 au début de la pandémie et surtout des confinements qui s’annonçaient tout autour de la planète, ils ont plus que fortement progressé durant une an, profitant de la pandémie et de nos dépendances au numérique pour assoir leur domination.

Qu’aurait été la crise sans l’omniprésence des technologies ? Comment imaginer le télétravail ? Lorsque l’on interroge les DSI sur le facteur déterminant pour l’accélération de la transformation digitale de leur entreprise, la pandémie est clairement le n°1. Alors que ces valeurs technologiques aient progressé n’est pas surprise, mais dans quelle proportion ?

Nous nous sommes amusés à reprendre les valorisation de ces sociétés le 15 mars 2020 puis au 15 mars 2021, un an plus tard. Les chiffres parlent d’eux mêmes.

Impressionnant, Apple, Microsoft et Amazon qui étaient au environ de mille milliards de $ au 15 mars, un record déjà à l’époque, sont maintenant à plus de 2000 pour Apple, près de 1800 pour Microsoft ou 1500 pour Amazon… La valorisation des GAFAM qui avait atteint 3500 Milliards de $ en mars 2020 représentait déjà plus de deux fois le total de toutes les entreprises du CAC40 ! Aujourd’hui la valorisation d’Apple dépasse à elle seule celle du CAC40. La valorisation globale des GAFAM est de 7573 Milliards de $ soit 1000 milliards de $ de plus que le PIP du Japon (la 5 ème puissance). Alors ou,i comparer des PIP avec une valorisation c’est un peu comme comparer des choux et des carottes, mais sur de telles sommes cela met tout de même les choses en perspective.

Si l’on devait comparer au secteur automobile, Apple est 10 fois plus valorisé que le numéro 1 Toyota, 20 fois plus que le N°2 Général Motors, 200 fois plus que Renault… Il y a bien Tesla qui tire sont épingle du jeu à 675 Milliards de $ de capitalisation boursière (plus de 3 fois Toyota alors qu’il vend 20 fois moins de véhicules) , mais Telsa est-il vraiment un constructeur automobile ou une société technologique ?

C’est bien toute la technologie qui a profité de cette pandémie, en regardant de plus petits acteurs qui clairement ne jouent pas dans la même cour, les performances sur 1 an sont aussi impressionnantes :

Face à ces chiffres stratosphériques, on comprend mieux, à l’heure où il faudra rembourser le « Quoi qu’il en coute » qui était la règle sur la planète, pourquoi les différents gouvernements lorgnent de plus en plus sur ces sociétés et leurs actionnaires qui ont vu leur portefeuille augmenté en moyenne de 85% sur les GAFAM…

Jeff Bezos ne témoignera pas au congres cette semaine

Images Wikipédia

Signe de la tension qui règne actuellement aux USA envers les GAFAM, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, ne témoignera pas devant le comité sénatorial du budget la semaine prochaine. La demande de témoignage sur le thème de l’égalité des revenus, émanait du sénateur Bernie Sanders qui voulait :

« Que Monsieur Bezos explique au peuple américain pourquoi ‘il dépense beaucoup d’argent pour nier la dignité économique aux travailleurs d’Amazon, alors qu’il est devenu plus riche de 78 milliards de dollars pendant la pandémie« .

La question ne s’adresse sans doute pas qu’à Amazon, lorsque l’on voit la progression de l’ensemble des valeurs technologiques et des GAFAM en particulier. Mais Amazon est au coeur d’une médiatisation aux USA sur les les efforts de syndicalisation des employés de son centre de traitement en Alabama. L’audience prévue demain, comprendra le témoignage de Jennifer Bates, employée du centre de traitement des commandes d’Amazon, l’ancien secrétaire au Travail Robert Reich et d’autres personnes.

Tout ceci intervient également alors que l’état de Washington (où se trouve le siège d’Amazon) discute actuellement de l’opportunité de mettre en place un ISF qui imposerait les grandes fortunes de 1%. Nous vous en parlions ici même il y a quelques semaines.

Des enceintes connectées, détournées en dispositif médical

Des chercheurs de l’université de Washington ont trouvé un moyen d’utiliser de l’IA et du Machine Learning pour transformer des haut-parleurs intelligents type Amazon Echo ou Google Home en dispositifs médicaux sensibles capables de détecter des battements de cœur irréguliers. Un usage pas banal qui ne nécessiterait pas de modifications sur les dispositifs.

Le principe est le suivant : l’enceinte Amazon Echo ou Google Home émet un son inaudible qui rebondit sur la poitrine d’une personne et revient à l’appareil, remodelé de manière à révéler le rythme cardiaque de cette dernière. Utiliser en permanence ou à des moments clés, il peut révéler un problème. Les chercheurs ont utilisé un algorithme d’apprentissage automatique pour distinguer les battements cardiaques d’autres sons et signaux tels que la respiration, qui est plus facile à détecter car elle implique un mouvement beaucoup plus important.

Ce signal est capturé par les multiples microphones de l’enceinte intelligente. A la base, les microphones permettent à Alexa ou à Google Assistant de se concentrer sur une voix spécifique qui donne des instructions, en la séparant des autres voix. L’ « algorithme de formation de faisceau » écrit par les chercheurs permet au haut-parleur d’utiliser les données des microphones pour isoler le signal du rythme cardiaque des autres bruits. Cette technologie non invasive pourrait être utilisée à domicile ou en milieu clinique pour contrôler les patients à distance, diagnostiquer une maladie ou surveiller une personne pendant son sommeil. Mais il y a des limites. La surveillance fonctionne moins bien chez les personnes en surpoids et chez les participants portant plusieurs couches de vêtements qui étouffe le son.

Les scientifiques ont publié mardi dernier un article sur cette technologie dans la revue Communications Biology. Ils ont testé l’approche sur 26 personnes en bonne santé et 24 patients cardiaques hospitalisés pour des problèmes tels que la fibrillation auriculaire et l’insuffisance cardiaque. Les chercheurs ont comparé les résultats recueillis par les haut-parleurs intelligents à ceux d’un moniteur de rythme cardiaque classique et ont constaté qu’il y avait peu de différence.

Le Docteur Arun Sridhar, professeur adjoint de cardiologie à la faculté de médecine de l’Université de Washington, un des deux chercheur à avoir mis au point cette technique avec Shyam Gollakota, professeur associé à l’UW School of Computer Science and Engineering Paul G. Allen de Seattle, déclarait :

« Si vous disposez d’un appareil de ce type, vous pouvez surveiller un patient sur une base prolongée et définir des modèles qui sont individualisés pour le patient. Par exemple, nous pouvons déterminer à quel moment les arythmies surviennent pour chaque patient et élaborer des plans de soins adaptés au moment où les patients en ont besoin ». « C’est l’avenir de la cardiologie. Et la beauté de l’utilisation de ce type d’appareils est qu’ils sont déjà dans les foyers des gens. »

C’est sur les mêmes base qu’Apple vante souvent les mérites de son Apple Watch. Pouvoir surveiller à tout moment le rythme cardiaque et par seulement lors d’une échographie.

M. Gollakota est également le cofondateur de Sound Life Sciences, une entreprise de Seattle issue de l’Université de Washington qui commercialise des outils de santé basés là encore sur des haut-parleurs intelligents qui peuvent surveiller les mouvements et les signes vitaux comme la respiration et le rythme cardiaque pour la surveillance à distance et la télémédecine. L’entreprise, qui existe depuis deux ans, détient également le brevet de cette nouvelle technologie de mesure du rythme cardiaque. Wavely Diagnostics, une autre startup cofondée par Gollakota, met au point une application commerciale qui utilise un logiciel fonctionnant sur les smartphones pour détecter les maux d’oreille.

Ce type d’invention, qui avec le développement de l’IoT combiné à de l’IA va se généraliser dans les années à venir, n’est pas sans poser des questions sur la protection de la vie privée, sur l’exploitation de ces données et bien sur la sécurité de tels dispositifs. Mais malgré ces questions, les usages sont prometteurs.

Visual Studio Code en natif sur Apple M1

L’excellent éditeur de code multiplateforme et gratuit, Visual Studio Code de Microsoft, a fini par recevoir cette semaine la mise à jour de février 2021, qui le porte à la version 1.54 pour ceux qui utilisent des versions stables. Comme vous vous en doutez, il y a quelques améliorations, mais l’un des ajouts les plus important de ce mois-ci est la prise en charge des Apple Silicon Mac en version finalisée. Information importante dans l’univers du développement où les Mac sont très présents, en particulier dans la Silicon Valley 🙂

Pour la petite histoire, nous avions été très surpris il y a quelques années lors de notre première visite sur le Campus de Google à Mountain View de découvrir que tous les développeurs se baladaient avec des MacBooks. Nous n’imaginions pas qu’ils travaillent avec des Chromebooks, bien sùr compte tenu des capacités de ce type de poste pour les développements, mais de là à voir une telle quantité de MacBooks… Quelques années plus tard (la dernière fois était en octobre 2019 pour ce qui nous concerne), le constat était toujours le même, mais avec en plus des Macs un usage assez généralisé de Visual Studio Code de Microsoft…Si vous vous intéressez au développement sur les plateforme Google en particulier avec Flutter, Visual Studio Code est quasiment indispensable au vue de ses extensions spécifiques, bien plus simple à utiliser que l’éditeur d’Android Studio ! Au moins Google n’est pas sectaire 🙂

Jusqu’à présent, nous pouvions utiliser Visual Studio Code sur les derniers MacBook Air, MacBook Pro et Mac Mini avec le chipset Apple M1, mais l’application était conçue pour les processeurs Intel, et vous deviez donc la faire tourner à travers la couche d’émulation Rosetta d’Apple. Cela permet aux applications basées sur les processeurs Intel de fonctionner sur le Silicium d’Apple, mais vous perdez un peu de performance, ce qui était néanmoins plus rapide que sur un processeur i7 ! Cette mise à jour devrait accélérer encore plus le fonctionnement.

Outre l’ajout de la prise en charge des Apple Silicon Macs, cette version comprend quelques améliorations d’accessibilité qui rendent l’outil plus facile à utiliser, des performances améliorées pour le terminal intégré sous Windows, la possibilité de conserver les processus du terminal lors du rechargement d’une fenêtre, de nouvelles capacités IntelliSense et le déploiement de thèmes d’icônes de produits sur le marché des extensions.

A découvrir : la nouvelle application Group Transcribe de Microsoft

Microsoft Garage qui est une division de Microsoft R&D qui se concentre sur la création de projets expérimentaux et innovants a lancé la semaine dernière une nouvelle application appelée Group Transcribe, uniquement disponible actuellement sous iOS.

Alors oui, il existe de nombreuse applications de traductions et transcription en direct comme par exemple l’excellente Live Transcribe de Google bien sur, mais aussi la fonction en standard sur iOS 14 appelée sobrement « Traduire », qui contrairement à celle de Google n’exploite pas les données que l’on donne. Mais elles n’utilisent que le téléphone d’un seul utilisateur, et de ce fait, il se peut que les transcriptions ne soient pas toujours les plus précises en raison des distorsions audio. Group Transcribe permet à plusieurs utilisateurs, tels que les participants à une réunion, de créer une session de transcription partagée sur leurs appareils. En utilisant le microphone sur le téléphone de chacun des utilisateurs, l’application peut comprendre ainsi plus clairement chacun d’entre eux. Il suffit de partager un code de réunion pour accéder à la conversation. Ou encore mieux : l’application découvre en Bluetooth les sessions autour de vous.

Confidentialité : les utilisateurs peuvent contribuer en choisissant de partager leurs données de conversation pour l’amélioration de l’IA de transcription, mais par défaut, Microsoft ne stocke pas les données de ces sessions une fois qu’elles sont terminées.

Les réunions sont ensuite transcrites à l’écran en temps réel et sauvegardées pour que vous puissiez effectuer une recherche dans la réunion plus tard. L’application prend en charge les langues suivantes : allemand, anglais, arabe, bulgare, catalan, cantonais, chinois (simplifié), chinois (traditionnel), croate, coréen, danois, espagnol, estonien, finnois, français, grec, hindi, irlandais, italien, japonais, lituanien, letton, maltais, norvégien, néerlandais, polonais, portugais, roumain, russe, slovaque, slovène, suédois, tchèque, thaï, etc.

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