Archives d’Auteur : Patrick Barriere

Dell EMC Tactical Microsoft Azure Stack : un Azure Stack pour l’Edge !

Capture d’écran 2019-02-07 à 08.07.48.pngAvec la montée en puissance de l’IoT et de l’Edge Computing, Microsoft avait indiqué que les appliances Azure Stack allaient pouvoir elles aussi s’adapter à des environnements extérieurs aux datacenters. C’est chose faite avec l’annonce de Dell EMC, relayée également par Microsoft, d’une version « industrielle » d’Azure Stack. Nommée Dell EMC Tactical Microsoft Azure Stack (photo ci contre), cette déclinaison d’Azure Stack pourra être mise en oeuvre dans dans environnements industriels (type plate forme pétrolière), aux plus près des nombreux objets connectés pour fournir par exemple des services à base d’intelligence artificielle sans nécessiter de remonter vers le cloud.

Annoncé pour un dispo dans le premier trimestre 2019, dans un premier temps uniquement aux USA, le Tactical Azure Stack est mobile (Dell indique qu’une ou 2 personnes suffiront pour le déplacer), peut fonctionner sans connexion réseau et est adapté aux environnements difficiles. Les composantes du Tactical sont indiques à celles du Data Center Azure Stack, la version « classique »‘ de Dell.

Avec cette annonce, Microsoft Azure renforce son positionnement stratégique sur des architectures hybrides, crédo de Microsoft. La concurrence n’est pas non plus en reste, avec AWS qui annonçait AWS OutPosts en novembre dernier.

Supercalculateur et Deep Learning

Capture d’écran 2019-02-05 à 11.48.45.pngIBM Summit, le super calculateur le plus puissant du monde (titre conquis le printemps dernier) est situé au sein du laboratoire américain Oak Ridge National Lab, qui dépend du ministère de l’énergie US. Cette machine est conçue à base de GPU Nvidia, et pas qu’un peu puisqu’elle en compte 27 000 (Plus quelques 9000 CPU IBM)… Une telle puissance de calcul ne pouvait bien entendu pas laisser indifférent les experts en Deep Learning. Un projet a donc démarré pour traiter d’un sujet qui mobilise beaucoup d’énergie aujourd’hui : le changement climatique.  Le domaine de la météo est historiquement un des grands utilisateurs de super calculateurs et de grande puissance de calcul, notamment avec les machines Cray. Sur ces super calculateurs, les chercheurs font tourner des systèmes de calcul qui nécessitent pour étudier les impacts du changement climatique, de disposer de prédictions sur un siècle. La quantité d’information générée est donc gigantesque, et son analyse n peut se faire avec les moyens classiques. C’est là que l’IA entre en jeu.

On retrouve bien entendu des équipes d’IBM et Nvidia associées au projet. Des équipes de Google contribuent également, pour adapter la bibliothèque logicielle Tensor Flow (environnement open source développé de Machine Learning par Google) à la machine Summit. Google dispose dans ses propres datacenters de puissance de calcul considérable sur lequel Tensor Flow s’exprime déjà. La différence c’est qu’ici il ne s’agit pas réseaux d’ordinateurs collaborant entre eux pour résoudre un problème, mais bien d’une seule et même machine. Summit met à disposition une puissance « centrale » considérable. Google estime ainsi qu’une configuration rassemblant 1000 TPU (Tensor Processing Unit) le composant matériel le plus récent conçu et utilisé par la société de Mountain View pour entrainer ses modèles Deep Learning, permet de délivrer 100 pétaflops, soit 1/10 de ce dont permet de disposer Summit !

On connaissait depuis l’été dernier (et la confirmation de Summit comme super calculateur le plus puissant du monde) les capacités des architectures massivement parallèles à base de GPU à fournir des puissances de calcul énormes. On savait que ces architectures à base de GPU étaient aussi des outils très largement utilisés pour les solutions des Deep Learning. Avec le projet mentionné plus haut, on sait maintenant que des supercalculateurs à base de GPU peuvent booster de façon considérable les moyens à disposition des problématiques les plus consommatrices.

Résultats d’Alphabet pour son Q4 et FY18

Capture d’écran 2019-02-05 à 17.49.50.pngAlphabet (maison mère de Google) a donc publié lundi soir 4 février ses résultats pour le dernier trimestre 2018 et pour l’année complète, qui sont globalement alignés (voire même un peu au dessus) des attentes du marché. Malgré tout, l’action de Google a perdu après la clôture des marché près de 3%, pour limiter la perte à 1,5% dans la journée qui a suivi.

Google termine l’année 2018 avec un chiffre d’affaires à 136,8 milliards de dollars (+23% par rapport à l’année précédente) et un résultat net de 30,7 milliards de dollars (vs 12,7 un an avant). Pas mal, donc 🙂

Sur le 4ème trimestre uniquement, le CA s’établit à 39,3 milliards de dollars (+22%). Quant au chiffre d’affaires regroupé par Alphabet sous le terme « Other Revenues » il est de 6,5 milliards de dollars versus 4,9 un an avant (+32%).  Cette rubrique rassemble les services cloud aux entreprises et le business hardware, et représente le domaine de compétition avec AWS et Microsoft, qui pour le moment font le show devant Google. Mais Google ne donne pas d’indication sur le CA de ses services Cloud uniquement. Donc difficile de comparer la position exacte de Google vs AWS et Microsoft, ni des évolutions par rapport à l’an dernier, où Google avait communiqué sur un CA de 1 milliard.

Ce qui suscite quelques questions de la part des analystes (et donc impact les mouvements de l’action), c’est la croissance moindre et les couts opérationnels qui augmentent, en particulier pour développer les businesses de demain, tels que les services cloud aux entreprises, mais aussi ceux que la société regroupe sous l’appellation « Other bets » dans son rapport annuel, qui contient les chiffres des activités telles que Waymo (voitures autonomes), Verily (secteur de la santé), Sidewalk Labs (smartcities), ou encore Calico (reculer l’âge de la mort :)).  Ainsi sur l’ensemble de l’année 2018, les pertes cumulées sur ces other bets sont arrivées à 1,32 milliards de dollars (vs 0,75 milliard un an avant).  Bref, Alphabet est dans une période d’investissement pour se préparer aux changements qu’imposent le compétition accrue sur le secteur de la publicité.

 

90% des nouveaux clients Dynamics CRM choisissent le cloud

Lors de la publication de résultats de son second trimestre 2019 (octobre 2018 à décembre 2018), Microsoft a indiqué que son activité Dynamics a crû de 17% au cours de ce trimestre. Dans la foulée de cette publication, Amy Hood, CFO de l’entreprise a échangé avec les analystes financiers et a mis en avant le fait que sur ce dernier trimestre, ce sont plus de 9 nouveaux clients sur 10 qui ont choisi la déclinaison en ligne de la solution Dynamics CRM.

L’offre Dynamics 365 est maintenant largement « cloudifiée » avec des souscriptions unitaires (ex : Sales, Customer Service, Fielmd Service, Project Service Automation) ou un plan complet (Customer Engagement Plan). Il reste possible à une entreprise de choisir une mise en oeuvre on premise, avec Dynamics 365 Server, mais clairement ce volet de l’offre est moins riche que l’online, avec les seuls modules Sales et Customer Service disponibles.
Capture d’écran 2019-02-05 à 10.09.08.pngSi la révolution du cloud est donc largement terminée pour Dynamics CRM, il n’en est pas moins vrai que la proportion de 90% de nouveaux clients sur le cloud, pourrait renforcer « l’appauvrissement » de l’on premise, voire même sonner le glas de cette édition on premise. En effet Microsoft va naturellement mettre la priorité en termes de ressources de développement sur l’online. Avis à ceux qui se posent la question : Dynamics CRM, on line ou on premise ?

La compétition Teams / Slack

Microsoft Teams a été dès son introduction (annonce novembre 2016) présenté comme une application « Slack Killer », après que la rumeur de rachat de Slack par Microsoft se soit éteinte. Qu’en est-il 2 ans après ? C’est une des questions à laquelle l’étude publiée par Spiceworks tente de répondre concernant les usages de chat.

Si ce sujet vous intéresse, venez nous rejoindre, nous organisons une formation de 2 jours sur le sujet des nouvelles solutions de l’environnement de travail qui permettra de faire le point sur les nouvelles modalités de collaboration et de partage pour les années 2020, et sur les acteurs du marché : Microsoft, Slack, Google, Facebook. Pour plus d’information, contactez-nous

Spiceworks a interviewé 900 personnes, professionnels de l’informatique en entreprise, aux USA et en Europe. Parmi les principaux enseignements de cette étude :

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Apple, Microsoft, Facebook : publication derniers résultats 2018

C’est reparti pour une nouvelle vague de publications des résultats trimestriels (voire même annuels pour Facebook). Nous vous résumons ici les grands points pour les 3 acteurs cités. Reste Google qui publiera les siens le 4 février prochain.

Apple

Après avoir émis un profit warning début janvier, Apple vient de publier ses résultats pour le premier trimestre de l’année fiscale 2019 (d’octobre à décembre 2018), ils sont en baisse  :

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  • CA : 84,3 milliards de dollars (-5% vs le même trimestre l’an dernier)
  • profit : 19,96 milliards de dollars (un peu en dessous des 20,1 de l’an dernier)

En termes de produits, Apple indique les évolutions suivantes par rapport au même trimestre l’année précédente (tableau ci contre).

La tendance à la baisse du CA iPhone se poursuit. Les difficultés commerciales entre la Chine et les USA expliquent pour une large part ce tassement continu depuis plusieurs trimestres. Les prix élevés également qui n’incitent pas les utilisateurs à renouveler leur matériel. Lire la suite

Après Royole, LG et Samsung, Intel travaillerait sur un smartphone pliable

capture d_écran 2019-01-29 à 08.40.54C’est en tout cas la rumeur lancée par le site Neowin. Le smartphone en question serait constitué de 3 volets, versus 2 pour le smartphone présenté à Las Vegas par le chinois Royole. Mais la nouveauté, c’est que le smartphone Intel serait propulsé par Windows ! Bref, une reconstitution de la ligue Wintel sur le marché des smartphones ? Cette rumeur a été  lancée par le site américain Neowin mais il semble très peu probable que la réunion de 2 acteurs, Intel et Microsoft, qui n’ont pas marqué beaucoup de points sur le marché des smartphones (et c’est un euphémisme), qui plus est avec Windows, ait le potentiel de changer la donne.

Le smartphone pliable est un sujet qui agite les constructeurs, depuis de nombreuses années (Samsung a commencé à en parler dès le CES 2012) . Pour le moment, seul Royole a montré un produit, que les visiteurs du CES 2019 ont pu prendre en main. Samsung a présenté un prototype en fin 2018 (Galaxy X), mais de nombreuses questions restent sans réponse. Au-delà des constructeurs coréens, il y a fort à parier que les chinois Huawei et Xiaomi proposerons également ce facteur de forme sous peu (le temps de récupérer les premiers produits de leurs voisins coréens pour faire un peu de reverse engineering 🙂

2019 sera t’elle l’année du smartphone pliable ? A titre personnel, j’en doute. Les premiers protos présentés à ce jour restent encore épais, et si la tendance sur le marché des smartphones est aux grands écrans, l’épaisseur des appareils ne fait que diminuer. Donc un appareil pliable mesurant 3 ou 4 fois l’épaisseur des appareils classiques, n’aura que peu de chance de rencontrer le succès.

 

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