Archives d’Auteur : Patrick Barriere

#CES2021 Un karaoke dans votre voiture, çà vous dit ?

A l’heure des voitures autonomes, les méninges tournent à fond pour savoir quelles activités proposer aux passagers et conducteurs des véhicules qui n’auront bientôt plus de tâches de conduite à assurer …

Le coréen Carkit AI a profité du CES 2021 pour annoncer Roxie, une solution qui va certainement enflammer le marché : un karaoké portable pour les voitures. Tout le monde peut chanter à gorge déployée, à l’aide d’un système main-libre, ses titres préférés, avec des effets audios, et même un DJ qui peut aider à trouver le morceau recherché. Génial pour les longs trajets et les ennuyeux embouteillages 🙂

Chromium Edge continue sa progression

source : gs.statcounter.com

Selon le site gs.statcounter.com la part de marché du navigateur Chromium Edge de Microsoft continue son petit bonhomme de chemin, avec 7,43% de parts de marché sur desktops au niveau mondial. Pas si mal pour un navigateur qui n’a guère plus qu’un an d’âge. Ceci étant à décembre 2020, Chromium Edge a surtout récupéré à son profit les utilisateurs qui ont déserté IE et Edge Legacy (le navigateur introduit initialement dans Windows 10 par Microsoft). Il faudra voir si dans les mois qui viennent la tendance inscrite dans la courbe en rouge se poursuit, et si Chromium Edge constitue une réelle menace potentielle à l’encontre du leader incontesté (non représenté sur le graphique ci dessus), Google Chrome. Ce dernier reste très largement majoritaire avec près de 66% de parts de marché (desktop ww).

Du côté des nouveautés qui vont se déployées (dans la version 88) en janvier, on peut citer :

  • La possibilité de disposer verticalement les onglets de différentes pages ouvertes. Pas si anecdotique qu’il n’y parait, car avec de nombreuses pages ouvertes dans une même instance de navigateur, la taille des onglets en affichage classique (horizontal) devient minuscule et il est parfois compliqué de retrouver le bon onglet. En mode vertical, la liste des onglets laisse une bonne visibilité des intitulés des pages correspondantes.
  • La possibilité de « mettre en sommeil » les pages ouvertes dans des onglets, si elles ne sont pas accédées au bout d’un temps paramétrable (30 min, 1h, …). L’intérêt est de limiter la consommation de ressources d’arrière plan (CPU, RAM) de ces pages. L’utilisateur peut toutefois spécifier qu’une page ne doit pas être mise en sommeil.
  • Pour les sites dont Chromium Edge assure le stockage des mots de passe, une vérification sera faite par rapport aux violations connues et l’utilisateur sera prévenu en cas de correspondance identifiée.
  • plus de support d’Adobe Flash.

Top 10 du Blog Calipia en 2020

Un dernier coup d’oeil dans le rétroviseur sur les 10 billets du Blog Calipia qui ont généré le plus d’intérêt en 2020. Et c’est Microsoft Teams qui l’emporte haut la main, avec 8 des billets de ce Top 10 qui lui sont consacrés. Seul l’épisode TikTok a réussi à se faire une petite place (2 en fait) face à cette domination écrasante de Teams.

L’alignement qui s’est produit en 2020 entre les ambitions stratégiques de Microsoft pour sa solution phare et les conditions imposées par la pandémie mondiale de COVID 19 explique cet intérêt accordé à Teams. L’année 2021 perturbera t’il cet ordre ? Pas sûr…

Démarrage du programme de preview de Teams

S’il est une solution Microsoft qui est en mouvement perpétuel c’est bien Teams ! L’entreprise vient donc d’annoncer la mise en place d’un programme de preview pour Teams, et l’alignement des terminologies des preview entre Windows, Office et Teams.

L’accès aux previews de Teams était jusqu’à présent limité exclusivement aux organisations intégrées au programme TAP (Technology Adoption Program), mais avec cette dernière annonce Microsoft propose une preview publique de Teams accessible à tous. Si vous êtes intéressé par cette possibilité, il suffit de se cliquer sur l’icône avec votre photo en haut et à droite de la fenêtre de votre Teams, choisir A propos de, puis sélectionner Version préliminaire.

Rumeurs d’acquisition de Slack par Salesforce

Selon des rumeurs (Reuters, Wall Street Journal) Salesforce aurait engagé des discussions avec Slack visant à acquérir l’entreprise. Si ni l’un ou l’autre des acteurs concernés ne confirment pour le moment ces rumeurs, une telle opération ne serait pas une surprise. En effet, qu’il s’agisse de Slack ou de Salesforce le rapprochement a du sens. Slack est une pépite, mais elle est un peu seule et les derniers mois ont vu son principal concurrent, Microsoft Teams, prendre une assise très importante face à Slack. Pour Salesforce, leader du marché PaaS et du CRM en ligne, l’ajout à son portefeuille des technologies de Slack constituerait certainement une avancée importante.

Une telle opération porterait peut-être un coup aux accords passés ces dernières années entre Salesforce et Microsoft, en particulier concernant l’utilisation d’Azure pour la plateforme Salesforce Marketing Cloud. Teams est une priorité stratégique pour Redmond, et l’arrivée de Slack dans le giron de Salesforce serait vraisemblablement mal perçue. Mais la « coopétition » a des vertus qui permettent des coexistence entre acteurs à priori un peu ombrageux l’un envers l’autre …

Sinon, détail qui ne pèse pas dans les discussions actuelles, le siège de Slack est à un jet de banane de la tour Salesforce à San Francisco, il suffit de traverser la rue pour passer de l’un à l’autre :). A suivre donc.

Licensing Microsoft : Azure Hybrid Benefit étendu aux serveurs Linux

Source : azure.microsoft.com

Azure Hybrid Benefit est un bénéfice du licensing Microsoft, accessible soit avec la Software Assurance, soit avec les Souscriptions serveurs, qui permet d’utiliser dans Azure des licences (ou des souscriptions) acquises on premise. Jusqu’à présent réservé à des licences Microsoft, dans les contextes SA ou souscription, Azure Hybrid Benefit est maintenant accessible également pour certaines distributions Linux (Red Hat Enterprise Linux or SUSE Linux Enterprise).

Il existait déjà une option en Bring Your Own Subscription qui permettait à un client Red Hat ou SUSE d’utiliser ses souscriptions Linux pré existantes pour équiper des VM dans Azure. Avec l’extension Azure Hybrid Benefit, Microsoft indique que cette capacité est enrichie :

  • Possibilité d’obtenir des images depuis l’Azure Marketplace ou l’Azure Portal, pas besoin de venir avec sa propre image.
  • Possibilité de simplement convertir les images Pay as you Go utilisées lors des testes de Proof of concept en souscription, pas besoin de procéder à un nouveau déploiement.
  • Maintenance automatique des images, Microsoft prenant en charge les mises à jour et les correctifs.
  • Guichet unique pour le support technique d’Azure, Red Hat et SUSE.

ARM : sur les serveurs aussi ….

CPU ARM A64FX – Source : Wikipedia Commons

Nous en parlions ici même vendredi, les architectures ARM gagnent de plus en plus de support sur nos appareils, smartphones et tablettes depuis longtemps, mais aussi sur les ordinateurs avec les nouveaux MacBook.

Mais les serveurs ne sont pas en reste non plus. En tout cas si l’on regarde les derniers résultats publiés par le projet Top500 qui propose tous les 6 mois la liste des 500 supercalculateurs le plus puissants au monde. Ce mois de novembre 2020, Top500 propose la 56ème édition de sa liste (qui existe depuis 1993). Et le numéro 1 de la liste est le système Fugaku, développé par Fujitsu pour le compte de l’institut scientifique japonais RIKEN, et dont la particularité est d’être basée sur un assemblage de processeurs Fujitsu A64FX d’architecture ARM. Chaque A64FX comprend 48 coeurs. Fugaku tenait déjà la pole position sur la dernière mise à jour de juin 2020 et Fujitsu a encore accru son avance sur le numéro 2, la machine Summit d’IBM (ex numéro 1) pour proposer aujourd’hui :

  • près de 160 000 processeurs A64FX
  • soit un total de 7 630 848 coeurs,
  • pour une performance de 442 pétaflops (nouveau record mondial), selon le benchmark HPL (High Performance Linpack)

Le second sur le podium est donc Summit, le système d’IBM, à base de processeurs maison Power9 et de GPU Nvidia, avec une performance de moins de 200 petaflops, et le troisième est aussi une machine d’origine IBM, Sierra, avec un peu moins de 95 petaflops, et des processeurs Power9 et Nvidia.

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Transfert des données hors Europe : toujours pas de solution en vue

Depuis l’invalidation par la Cour Européenne de Justice l’été du Privacy Shield (qui définissait le cadre légal de sortie des données de l’Europe vers les USA), considéré comme insuffisant en termes de protection des données personnelles vis à vis de la loi américaine, la sortie des données depuis le territoire européen vers les USA se fait dans un flou total. En effet, en l’absence d’une réglementation remplaçant le Privacy Shield les entreprises qui envoient les données de résidants européens vers d’autres pays s’exposent à des actions en justice puisqu’aucun support légal ne le permet, et donc au cas par cas il faut identifier si le pays destinataire (ou ceux en transit) offrent un cadre légal qui protège aussi bien que celui de l’Europe. Sachant qu’en l’état, ni les USA ni de nombreux autres pays n’offrent ces garanties…

Les avis de l’European Data Protection Board (EDPB) ou Comité Européen de Protection des Données (CEPD) sont donc attendus pour essayer d’y voir plus clair. Le CEPD est l’autorité chargée de la protection des données pour les institutions, organes et organismes de l’Union européenne, et elle a été institué dans le cadre de la mise en place du RGPD. Le 10 novembre dernier, le CEPD vient de publier ses « Recommandations 01/2020 sur les mesures qui complètent les outils de transfert pour assurer le respect du niveau européen de protection des données à caractère personnel« , qui définit le cadre dans lequel des données peuvent être échangées, en garantissant le respect de la loi européenne. Et ces recommandations semblent loin d’apporter les clarifications attendues pour sortir du flou. Les recommandations du CEDP portent à la fois sur les aspects contractuels, organisationnel et surtout des mesures techniques drastiques, en particulier liées au cryptage (obligatoire) et à la pseudonymisation des données. Ainsi pour certains experts (voir ici l’analyse de Theodore Christakis, professeur de droit international et européen à l’Université de Grenobl, sur son blog), les possibilités de transfert sont en l’état quasi impossibles.

En résumé, les orientations de l’EDPB indiquent clairement qu’aucun transfert de données ne doit avoir lieu vers des pays non adéquats/non équivalents, à moins que les données ne soient cryptées ou pseudonymisées de manière si complète qu’elles ne puissent être lues par personne dans le pays destinataire, même pas par le destinataire prévu.

Theodore Christakis

Bref, la sortie du tunnel ne semble pas pour tout de suite ….

Teams et Power Platform : vers plus d’intégration

Microsoft continue à délivrer sur sa promesse de faire de Teams LE hub de travail pour l’entreprise collaborative. Hier l’entreprise a donc annoncé sur le blog Teams, l’arrivée de nouveaux outils pour développer des applications « low code » :

  • Power Apps pour Teams : version de Power Apps intégrée à Teams, qui permet de développer des applications simples, de manière graphique, sans codage, et qui peuvent être ajoutées directement à des équipes.
  • Power Virtual Agents : pour créer des chatbots dans Teams, avec l’interface graphique et sans code.
  • Microsoft Dataverse pour Teams : nouvelle composante de la Power Platform, Dataverse Dataverse for Teams fournit un sous-ensemble de Microsoft Dataverse (anciennement CDS – Common Data Service), permettant ainsi aux applications développées dans Teams d’avoir un accès sur les modèles de données accessibles.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les solutions low code/no code de Microsoft, retrouvez vous pour une session du Briefing Calipia 30, les 9, 11, 15 ou 16 décembre prochain, via …. Microsoft Teams.

Briefing Calipia 30 : l’Impact environnemental du cloud entre débauche et sobriété

La pandémie de COVID-19 et les épisodes de confinement associés ont fortement booster les usages du digital dans nos pratiques personnelles et professionnelles. Nous ferons un point sur l’impact environnemental de tous ces usages lors du prochain Briefing Calipia les 9, 11, 15 et 16 décembre prochain. Venez nous rejoindre sur https://www.calipia.com/briefing !

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