Archives d’Auteur : Patrick Barriere

Qualcomm s’intéresse aussi à l’IA embarquée

Nous évoquions dans un précédent post, l’achat de la start up Silk Labs par Apple spécialisée dans le développement de solutions Deep Learning embarquées. Qualcomm s’intéresse également aux solutions embarquant de l’IA dans des devices, par le biais de son entité Qualcomm Ventures, qui vient d’annoncer son intention de dédier 100 millions de dollars pour financer des projets dans ce domaine, en particulier les véhicules autonomes, les robots et les plateformes de Machine Learning.

Une telle décision de la part de Qualcomm, leader des technologies mobiles, n’a pas de quoi surprendre. Nous avons assisté lors de keynotes de Steve Mollenkopf, le CEO de Qualcomm, à des démonstrations avec des drones évoluant à grande vitesse au milieu d’obstacles et dotés de capacités de machine Learning pour analyser leur environnement en temps réel. Même si Qualcomm s’est fait le champion de la 5G, la société ne considère pas avec moins d’intérêt les solutions permettant d’embarquer un maximum d’intelligence et d’autonomie dans les appareils mobiles équipés de ses puces, ou dans les equipments d’ edge computing. Au delà de son intérêt business direct, les arguments de Qualcomm pour une IA embarquée au plus près des appareils sont les mêmes que ceux mis en avant par Apple : la confidentialité des données, les capacités de traitement en local au plus près des sources de données, l’optimisation des flux réseau vers le cloud…

AWS conçoit les processeurs de ses serveurs

Après Apple et ses processeurs (A12 en dernier lieu), Google et ses TPU (Tensor Processing Unit) destinés à ses solutions de Machine Learning, AWS se lance également dans la conception de processeurs pour ses serveurs, afin d’obtenir une solution spécifiquement adaptée à son environnement et en particulier source d’économies (d’énergie, d’intégration …) donc génératrices de prix en baisse pour les clients finaux. Dénommé Graviton, basé sur l’architecture ARM, le processeur d’AWS est issu du rachat d’une startup (Annapurna Labs) en 2015, le fondeur de cette puce Graviton étant le taïwanais TSMC (le même qui fournit les puces à Apple). La nouveauté de cette annonce AWS est qu’elle porte sur l’intégration de processeurs ARM dans des serveurs et plus dans des smartphones ou des tablettes. Double mauvaise nouvelle pour Intel, qui voit d’une part   AWS abandonné (en partie bien sûr) ses CPU, et d’autre part ARM entré sur un domaine jusqu’à là réservé aux architectures Intel (et Risc). On peut parier que les autres acteurs du cloud public sont en train de travailler sur la même piste, et que d’ici quelques semaines, les Microsoft, Google et autres IBM annonceront des architectures ARM spécifiques pour leurs data centers publics.

Microsoft, Apple : quelle est la première capitalisation boursière ?

Le marché tech a subi quelques soubresauts au cours des dernières semaines, avec par exemple des projections d’Apple pour les prochains trimestres  en baisse, confirmées par les réductions de production de certains fournisseurs majeurs d’Apple, une croissance de Google inférieure à celle de ses principaux concurrents (AWS et Microsoft). L’impact sur les cours boursiers des acteurs concernés a été direct avec des baisses constatées (-18% pour Apple ou -10% pour Google sur le dernier mois).  A l’inverse, Microsoft a bénéficié de ses dernières résultats, pour enregistrer une croissance, certes peu élevée (+3%), du cours de son action. Conséquence de cette situation, Microsoft et Apple se tirent la bourre pour atteindre la première place comme première capitalisation boursière aux USA. A la clôture au 27/11/18, Apple conserve une courte tête à 826,84 milliards de dollars, et Microsoft la seconde à 822,43 milliards de dollars. A ce niveau de proximité, le moindre hoquet ou la moindre rumeur est séance induit des permutations entre les 2 acteurs.

Des masques hyper réalistes

La reconnaissance faciale devenant un moyen de plus en plus utilisé pour s’authentifier sur nos appareils numériques, la question de l’entrainement des modèles de Machine Learning sous jacent à cette activité devient essentielle. 

C’est ainsi qu’une petite société société japonaise, Real-f, réalise des masques en résine et plastique, d’une ressemblance époustouflante ! Les cas d’usages de tels masques sont nombreux, des robots humanoïdes aux visages de remplacement utilisés pour certaines applications médicales, en passant par toutes les applications de reconnaissance faciale, nécessitant des phases d’entrainement. 
Produits à partir d’un cliché 3D, ou de plusieurs photos à partir desquelles les techniciens de Real-f vont construire une représentation 3D, ces masques sont vendus au prix de 2500 euros. Real-f reste une société artisanale, produisant pour le moment 30 masques par mois. Si vous pensiez à un tel masque comme cadeau de Noël il faudra attendre l’an prochain, car le délai minimum de production est de 3 semaines.

Le bitcoin ? il tombe, il tombe ..

Depuis un haut historique à 19 500 $ en décembre 2017, le cours du bitcoin ne cesse de plonger. Il se situe aujourd’hui à un peu plus de 3 855 $ (source : coinmarketcap.com).

Cette chute spectaculaire ne manquera pas de rappeler à ceux qui ont vu/voient le bitcoin et les autres cryptomonnaies comme une nouvelle ruée vers l’or, afin de s’enrichir rapidement, que tout comme au début du 20ème siècle, la ruée vers l’or n’a pas suscité que des fortunes.      

Le bitcoin n’est pas le seul dans la tourmente. Ainsi l’Ether, autre cryptomonnaie réputée est passée d’un peu plus de 1300 $ en janvier 2018 à moins de 110 ces derniers jours !

Conséquence directe de cette chute, le revenu des mineurs est en berne, ainsi que le montre ce graphique (source : blockchain.com).        

             Historiquement très morcelée, l’activité de mining s’est consolidée au cours des dernières années, avec en cette fin d’année 2018, plus de 75% des activités de mining réalisées par 6 pools miniers (tels que BTC.com, Antpool, BTC.top, F2Pool, ViaBTC). La baisse de cours du bitcoin aura certainement un effet accélérateur de consolidation supplémentaire.  Et en effet domino, les fournisseurs de ressources de calcul, GPU et autres ASIC, tout comme ceux qui construisent des « mining rigs » (littéralement des appareils de forage) pourraient eux aussi mesurer le ralentissement induit.

Apple achète Silk Labs, une startup spécialisée dans l’IA

Ceci n’est (quasiment) pas une news, tout le monde élargit son périmètre avec de l’IA :). Dans le cas présent, Silk Labs travaille sur des solutions de Deep Learning, embarquées dans des terminaux, donc pas dans le cloud. Ce point est important pour Apple qui met en avant sa priorité concernant le respect de la vie privée, et qui pour cela privilégie des solutions fonctionnant sur ses appareils, comme par exemple la reconnaissance des visages dans l’application Photos. Apple a dans cette perspective développé et intégré dans ses derniers smartphones le processeur A12 Bionic, un processeur neuronal dédié aux traitements Machine Learning.

Silk Labs est une petite structure basée à San Mateo (CA), d’une dizaine d’employés, fondée en 2015 par 3 anciens de Mozilla. La petite taille de cette structure explique le peu d’écho reçu par cette opération, qui vient renforcer les différentes acquisitions déjà réalisées par Apple dans ce domaine depuis 2 ans, de John Giannandrea (recruté en avril 2018), ancien patron de la recherche et de l’IA chez Google, à la société Lattice Data, acquise en 2017 et spécialisée dans le Machine Learning.

A vos stylets !

Microsoft a annoncé en octobre quelques mises à jour sur Office 365, actuellement en cours de déploiement sur le mois de novembre (comme toujours maintenant). Ainsi les applis Office 365 des plateformes mobiles (iOS et Android) évoluent et les nouveautés apportées portent sur :

  • des possibilités de saisir du texte manuscrit (Word, PowerPoint) et de le convertir ensuite en texte. De point de vue des usages, çà manque de fluidité (il faut écrire la phrase, puis cliquer sur l’icône « Entrée manuscrite en texte » dans le ruban Dessin, sélectionner le(s) mots à convertir, puis espérer que la conversion correspond bien. Et ce n’est pas toujours le cas.
  • des possibilité de convertir des formes saisies avec le stylet sur l’écran de l’iPad en forme normalisées (traits rectilignes, sans tremblement..), telle les formes dans la copie d’écran ci dessus, formes que j’ai à l’origine tracé à main levée. Et c’est plutôt bien fait, çà permet de tracer des formes simples à la main et de laisser ensuite PowerPoint ou Word les traduire en schémas « propres ». 
  • dernière fonction intéressante pour tous ceux qui annotent des documents Word, des présentations PowerPoint ou des tableaux Excel, la possibilité de les annoter avec son stylet sur l’iPad

Au fur et à mesure des ajouts fonctionnels réalisés, la possibilité d’utiliser les applis Office sur iPad devient envisageable, en mode complément d’un PC ou d’un Mac, mais un complément utile et d’usage très simple.

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