Archives d’Auteur : Patrick Barriere

Microsoft 365 Emissions Impact Dashboard

Dans le cadre des actions entamées par Microsoft depuis plusieurs années maintenant pour réduire l’impact environnemental de ses services, tout en continuant à innover à grande vitesse, l’entreprise de Redmond vient de rendre disponible en preview l’ Emissions Impact Dashboard for Microsoft 365.

Cette preview s’adresse à toute entreprise disposant de licences Microsoft 365, nécessite un abonnement Power BI Pro (ou la version d’essai gratuite) pour ensuite mettre à disposition une série d’indicateurs liés à ces licences Microsoft 365, comme par exemple les émissions de carbone, la répartition des énergies consommées, les économies d’émissions de GES réalisées grâce au passage sur le cloud .. Ce nouveau Dashboard suit celui concernant Azure, dont l’expansion avait été annoncée en octobre 2021.

Dans le billet de blog annonçant la review, Microsoft indique que celle ci préfigure la disponibilité générale du futur service SaaS, Microsoft Cloud for Sustainability, dont l’Emissions Dashboard fera partie.

Flexera 2022 State of the Cloud report : Microsoft devant AWS

Pour la 11ème année de suite, Flexera, entreprise américaine spécialisée dans les solutions de gestion IT, vient republier son rapport annuel sur l’état du cloud, une mine d’information sur l’évolution des usages du cloud dans les entreprises.

Si l’édition 2021 mentionnait le resserrement en tête du classement, avec Microsoft Azure sur les talons d’AWS, le millésime 2022 affirme qu’Azure vient de passer devant AWS :

Selon les chiffres publiés par Flexera, c’est dans le secteur Entreprise (plus de 1000 employés) que Microsoft a conquis la position de leader, dans le SMB (moins de 1000) c’est toujours AWS qui tient la corde.

Parmi les autres principaux enseignements de ce cru 2022 :

  • le multicloud reste le standard, à 89% des répondants, et à 80% de l’hybride.
  • si dans cette vaste majorité d’usages multicloud, la répartition des apps entre différents restent le première utilisation (45%) , le DR multicloud s’est particulièrement développé cette année pour arriver juste derrière (44%).
  • pour 2022, c’est toujours la maitrise des couts cloud qui restent l’initiative #1 pour toutes les entreprises consultées (59%).
  • sans surprise, les 2 premiers critères utilisés pour mesurer la réussite d’un projet de migration cloud sont respectivement les économies financières réalisées (74%), et la vitesse de mise à disposition de nouveaux services/produits (68%).

Comme pour les éditions précédentes, l’étude a été réalisée sur un panel de 753 participants, représentant des entreprises de toutes tailles, et au 2/3 aux USA.

Google achète Mandiant, spécialisée en cybersécurité

Le rachat, plus exactement la volonté de ce rachat tant que celui-ci n’est pas validé par les autorités de la concurrence, a été annoncé par Google le 8 mars dernier, pour un montant de 5.4 milliards de dollars. L’entreprise fondée en 2004 et basée en Virginie est reconnue comme un leader dans le domaine de la collecte et de l’analyse d’informations sur les menaces cyber. Elle propose notamment une plateforme SaaS, Mandiant Advantage, qui permet de fournir des renseignements à jour, automatiser l’investigation et la hiérarchisation des alertes et de valider les solutions de contrôle de la sécurité de divers fournisseurs. Mandiant est connue notamment pour avoir contribuer aux efforts d’identification et de lutte contre le hack Solarwind, fin 2020 et tout 2021.

Google vient donc de s’emparer d’un morceau de choix dont les services (et les compétences) devraient rejoindre Google Cloud Platform. Microsoft faisait aussi partie de ceux qui étaient intéressés par Mandiant, puisqu’en février 2022 des rumeurs prêtaient à Redmond la volonté de s’emparer de l’entreprise, pour compléter son propre portefeuille, déjà bien garni, de solutions de sécurité. L’affaire n’a pas été conclue, et il semble donc que Google vient de mettre un point final aux rumeurs.

Finalisation du rachat de Nuance Communications par Microsoft

11 mois après avoir annoncé le rachat de Nuance, Microsoft vient donc de confirmer la finalisation de l’opération. Le rachat d’un montant de 19,7 milliards de dollars renforce les positions de Microsoft dans le domaine du traitement du langage naturel, et donc des solutions IA sous-jacentes. Nuance Communication est un acteur historique sur ce domaine. L’entreprise créée en 1992 et basée à Burlington dans le Massachusetts est présent dans de nombreux secteurs verticaux et en particulier dans celui de la santé. Microsoft et Nuance avaient annoncé un accord de collaboration en 2019 autour de l’utilisation des solutions de Nuance sur la plateforme Microsoft Cloud for Healthcare.

La CEO de Nuance, Mark Benjamin, reste à la tête de Nuance et il est rattaché à Scott Guthrie, Microsoft Cloud + AI group Executive Vice President.

Microsoft renforce ses services Azure for Operators autour de la 5G

source Microsoft

Depuis la mi 2020 Microsoft s’est engagé dans le développement d’une offre pour les opérateurs de télécommunications, Azure for Operators (Azure pour les Opérateurs), et a procédé à plusieurs acquisitions d’entreprises spécialisées dans la 5G pour accroitre son potentiel dans le domaine (voir en 2020 les acquisitions de Metaswitch et de Affirmed Networks, suivies en 2021 par celle de laplateforme et des équipes d’AT&T Network Cloud Platform ).

Aujourd’hui Microsoft annonce 4 nouvelles familles de services qui vont étendre les capacités de Microsoft dans 2 domaines, la plateforme opérateur hybride et les solutions d’Edge Computing.

Microsoft l’a répété à plusieurs reprises, pas question de devenir un opérateur. Avec l’initiative Azure for Operators, Microsoft veut proposer aux opérateurs un ensemble de solutions et de services pour bâtir des réseaux 5G à partir de sa plateforme Azure. Azure for Operators fait partie depuis novembre 2021 de l’entité Strategic Missions and Technologies, une nouvelle équipe qui regroupe les activités fédérales de Microsoft aux États-Unis, Azure Space & Mission Engineering, Azure for Operators et Azure Quantum. Jason Zander, précédemment Exécutive VP Azure, en a pris la tête et rapporte directement à Satya Nadella.

En 2021, 76% des entreprises auraient subi des attaques de ramsomware

source : veau.com

Veeam, éditeur de solutions de gestion de données et de backup, vient de publier son 2022 Data Protection Trends Report, synthèse d’une étude réalisée entre octobre et décembre 2021 auprès de plus de 3000 responsables IT, dans des entreprises majoritairement de plus de 1000 personnes et dans 28 pays.

Très riche en information, cette synthèse indique que 76% des entreprises interrogées disent avoir été victimes d’au moins une attaque de ransomware en 2021 :

Figure 4.2 How many ransomware attacks has your organization suffered in the last 12 months ?

Selon les chiffres de l’étude Veeam, l’origine de ces attaques se répartissent à part égale entre les utilisateurs (42%) qui ont cliqué sur des liens, ou ouvert des pièces jointes) et les administrateurs (43%) qui ont fait défaut sur l’application de patch ou des credentials compromis. Concernant les suites de ces attaques, l’étude indique qu’en moyenne seulement 2/3 des données ont pu être restaurées.

Quel pourcentage de données ont été récupérées à l’issue de l’attaque

Hasard du calendrier, mais à l’heure de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, cette étude vient nous rappeler les dangers des ransomware, pour tout type d’entreprise. En 2017 le notoirement célèbre NotPetya (un logiciel malicieux destiné à détruire, mais qui se cachait sous la forme d’un ransomware) produit par les services secrets russes, déjà à l’époque pour attaquer l’Ukraine, avait semé la perturbation dans le monde entier et causé des dégâts chiffrés en dizaines de milliards de dollars. Les services de sécurité américains et anglais (NSA, FBI, UK National Cybersecurity Center) viennent de publier une alerte sur un nouveau malware, nommé Cyclops Blink, qui aurait commencé à faire son apparition sous forme de logiciels infestant des appareils réseau (firewalls de la société Watchguard), et qui sortirait du même endroit que NotPetya, un groupe de hackers russe nommé Sandworm, un satellite du Kremlin. Si l’amplitude du déploiement de Cyclops Blink et les objectifs de ce malware sont encore flous, la coïncidence avec l’invasion de l’Ukraine et l’origine de ce malware font redouter le pire….

Microsoft investit pour la Singularité

source : onmsft.com

Selon Mary Jo Foley, observatrice affutée de Microsoft, les équipes Azure et Microsoft Research ont mis sur pied une nouvelle infrastructure, Singularity, qui serait selon les mots d’un document technique signé par plusieurs membres de l’équipe « Le service d’ordonnancement mondialement distribué de Microsoft pour une exécution hautement efficace et fiable des charges de travail d’apprentissage profond et d’inférence« . L’objectif poursuivi avec Singularity est de disposer d’une infrastructure dédiée au traitement de workloads IA (Deep Learning) de manière dynamique, distribuée au niveau mondial, efficace et sans compromis sur la qualité des résultats.

Le traitement de charges Deep Learning, pour les phases d’apprentissage en particulier, nécessite de disposer de ressources lourdes et couteuses. L’explosion des usages tirant partie de ces techno Deep Learning, et les perspectives de Metavers mettent la pression sur la nécessité de disposer de ressources de travail distribuées, hautement scalables, aussi bien pour les développements internes des acteurs de plateforme comme Microsoft, que pour leurs clients potentiels en mode As a Service.

Le nom choisi par Microsoft n’est pas le résultat du hasard, puisque le terme Singularité associé à l’IA décrit précisément le moment où les algorithmes d’IA dépasseront les capacités de l’intelligence humaine. L’infra Singularity serait donc pour Microsoft un outil pour atteindre cette cible. Si ce point de Singularité pour l’IA est pour le moment lointain, voire hypothétique, il n’en reste pas moins un chiffon rouge pour de nombreux détracteurs des techno IA, qui considèrent que la course à la puissance pour atteindre cet objectif devrait être subordonnée aux travaux sur une IA éthique et digne de confiance. Sur cette thématique, un article intéressant publié par Microsoft Research et qui fait le point sur ces questions d’IA Responsable.

Microsoft ajoute Glint à Viva

Microsoft continue d’étendre sa plateforme d’expérience employé (EXP), avec l’annonce de l’intégration des services de Glint à Viva. Glint est une entreprise acquise par Microsoft en 2018, 2 ans donc après le rachat de LinkedIn, spécialisée dans les solutions RH pour organiser, analyser les feedbacks et optimiser l’engagement des collaborateurs. Depuis son rachat par Microsoft, Glint était intégré à LinkedIn. L’introduction de Viva et du concept de plateforme d’expérience employé au sein des offres Microsoft, l’entreprise de Redmond est en train de structurer son portefeuille de solutions autour de ce concept et de l’offre Viva qui le représente.

Accessible dès à présent via un bundle de services Viva + Glint, les services de Glint seront intégrés nativement à Viva en 2023, et rejoindront les autres composantes de l’EXP (Insigth, Topics, Learning, Connections et le dernier arrivé Ally.io). Les clients existants de Glint pourront d’ici là continuer à utiliser la solution au travers des services de LinkedIn.

100 milliards de photos de visages pour reconnaitre tous les humains

L’entreprise américaine Clearview AI affirme dans une note aux investisseurs être capable de reconnaitre les 7,5 milliards d’humains sur terre avec 100 milliards de photos seulement, soit 14 par personne. Selon un article du Washington Post qui se serait procuré une copie des informations remises par l’entreprise à des investisseurs potentiels, Clearview AI dispose aujourd’hui d’une base photographiques de référence contenant 10 milliards d’images, et que sa capacité de capture mensuelle était de 1,5 milliard. Et qu’avec un nouvel investissement de 50 millions de dollars, ClearView pourrait atteindre rapidement les 100 milliards d’images pour reconnaitre quasiment tous les humains sur terre !

Clearview AI s’est fait connaitre ces dernières années de manière plutôt négative, à cause d’une part de sa spécialisation sur les solutions de reconnaissance faciale, et d’autre part à cause des ses pratiques de collectes de photos de visages sur tous les sites possibles, sans jamais demander les autorisations ni de collecte, ni d’exploitation. Depuis le meurtre de George Floyd, et le vaste mouvement de protestation associé, la reconnaissance faciale et les solutions proposées commercialement par les AWS, Microsoft, Google, IBM … ont été mise en cause. Parmi ces acteurs, certains ont annoncé arrêter tout développement dans ce domaine et d’autres simplement les mettre en veille dans l’attente d’une réglementation aux USA (voir ici et ).

Si la réglementation aux US attend toujours de voir le jour, ClearView AI est pointé du doigt pour ses solutions et ses pratiques, aussi bien par d’autres acteurs HighTech (Facebook, Google, Twitter ..) que par des associations de défense des droits telles que l’ACLU (American Civil Liberties Union), et de nombreuses actions en justice sont engagées. Dans le reste du monde également, la position de ClearView est difficile, ainsi fin décembre 2021 en France la CNIL a mis en demeure l’entreprise de cesser de collecter et d’utiliser des photos sur Internet.

Ce nouvel épisode ne va certainement pas contribuer à calmer les inquiétudes légitimes concernant la reconnaissance faciale et un des ses champions….

Microsoft annonce la réouverture complète de son campus à Redmond

Après 2 années de fermeture quasi totale, Microsoft vient d’annoncer la réouverture de son campus principal à Redmond pour le 28 février. Dans le message posté par Chris Capossela (CMO) il est indiqué que «  qu’à partir de cette date, les employés disposeront de 30 jours pour adapter leurs habitudes et adopter les préférences de travail dont ils ont convenu avec leurs responsables ». Le nouveau campus Microsoft dans la Silicon Valley réouvrira ses portes à la même date.

Le travail à distance n’a pas fait son apparition chez Microsoft avec le COVID. La réouverture des campus le 28 février ne va pas donc marquer un retour au présenciel pour tous, ni même un retour aux conditions pré-COVID. Les modalités de travail vont s’inscrire dans ce mode hybride auquel Microsoft attache beaucoup d’importance, pour ses collaborateurs comme pour ses clients. Par ailleurs, Microsoft maintient en ligne ses différents événements, comme la prochaine conférence partenaires, Inspire 2022 prévue les 12 et 13 juillet prochains.

Après Meta qui a annoncé une réouverture de ses bureaux pour le 28 mars 2022, Microsoft est le second GAFAM à se lancer. De leurs côtés, Alphabet et Apple n’ont pas de dates annoncées pour la réouverture de leurs campus. Prévues initialement pour février, celles-ci ont été annulées en décembre avec le montée en puissance du variant Omicron, sans qu’aucune nouvelle date ne soit fixée.

« Entrées précédentes Derniers articles »