Archives d’Auteur : Patrick Barriere

LinkedIn lance LinkedIn Live, un service de diffusion de vidéos en direct

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LinkedIn, filiale de Microsoft, vient d’annoncer par la voix (et sur sa page LinkedIn) de Pete Davies, Director Product Manager chez LinkedIn, son intention de lancer un nouveau service de diffusion en direct de videos, sobrement dénommé LinkedIn Live. Pour le moment en bêta aux USA ce service est ouvert sur invitation uniquement, et permettra la diffusion d’évènements en direct.

Grâce à l’introduction en 2017 de son service de diffusion de vidéos, LinkedIn Video, (service arrivé en France que depuis début 2018), LinkedIn  a pu constaté l’effet booster sur son CA de ce nouveau service. LinkedIn Live va permettre d’aller plus loin encore pour développer ses activités.

Les autres acteurs des réseaux sociaux (Facebook, Youtube, twitter) ont ouverts depuis pas mal de temps des services de diffusion de vidéo en direct. LinkedIn se met donc à niveau avec cette annonce. Même si LinkedIn est loin en termes de nombre d’utilisateurs des 2  concurrents de tête (pour mémoire : LinkedIn 600 millions, Facebook 2,4 milliards, Youtube 1 milliard), plusieurs éléments la différencient de ces concurrents :

  • son caractère professionnel et son business model mixant souscriptions gratuites ou payantes, et services (payants) aux entreprises,
  • une croissance en 2018 de 30% de son CA, à 5,5 milliards de dollars
  • les synergies avec le reste de Microsoft (voir les liens avec la plateforme Dynamics)

Concernant Microsoft, il faut aussi noter que LinkedIn Live sera hébergé sur Microsoft Azure et bénéficiera des services Azure Media Services. LinkedIn a bénéficié depuis son rachat par Microsoft (fin 2016 pour 27 milliards de dollars) d’une grande latitude, qui a certainement contribué à son développement continu depuis. L’utilisation de la plateforme cloud de Microsoft ne doit certainement pas être interprétée comme une reprise en main.

 

Amazon achète Eero (routeur mesh)

Capture d’écran 2019-02-13 à 10.23.45.pngAmazon a annoncé hier son intention d’acquérir la société californienne Eero qui propose des solutions de routeurs Mesh pour le grand public. L’intérêt d’Amazon pour les équipements à domicile (voir ses investissements autour d’Alexa, les enceintes connectés Echo, la sonnette connecté Ring, ou la caméra connectée Blink) n’est pas un mystère. Dans ce contexte, le rapprochement avec une solution de routeur Mesh fait sens pour permettre une connexion améliorée de tous ces appareils, même si pour le moment l’objectif poursuivi par Amazon n’a pas été rendu public (continuer à laissé Eero vivre sa vie, intégrer la techno Eero dans les enceintes Echo …). Il y a un an au CES de Las Vegas, Amazon avait annoncé des partenariats d’intégration d’Alexa avec les routeurs Huawei ou Netgear. Avec l’annonce du rachat d’Eero le géant de Seattle montre qu’il souhaite aussi maitriser cet élément et pas dépendre d’autres.

IBM Watson available anywhere !

Capture d’écran 2019-02-13 à 09.56.13.pngIBM vient d’annoncer lors de la conférence Think 2019 que les services de Watson ne seront dorénavant plus liés exclusivement au cloud d’IBM. Dans un mouvement d’ouverture, les clients pourront installer les services Watson (en commençant d’abord par le Watson Assistant pour développer des interfaces conversationnelles, et Watson OpenScale pour gérer le cycle de vie des projets IA au sein des entreprises) dans un cloud privé, un cloud public (non IBM) ou un cloud hybride.

 

Au travers de cette annonce, dont le motif officiel est de rapprocher l’IA des données de l’entreprise, IBM reconnait la nécessité de s’ouvrir aux plateformes de ses concurrents, en particulier Microsoft et AWS. Dans le monde des services cloud aux entreprises, ces 2 acteurs restent en tête de la course, AWS encore largement devant, Microsoft second à une bonne longueur. Les suivants (Google et IBM) n’ont toujours pas trouvé le moyen de revenir sur ce duo de tête, voire même leur retard se creusent encore un plus (voir le départ de Diane Green de Google par exemple).

Pour IBM, l’informatique quantique (en vedette lors du dernier CES) et  l’Intelligence Artificielle constituent aujourd’hui quasiment les seuls domaines technologiques ou « la Compagnie » est encore présente. Pour le reste de son business IBM s’est transformé au cours des 20 dernières années en société de services. L’ouverture de Watson,  sa plateforme IA, sera peut être une voie pour lui permettre de maintenir cette présence. Ou pas !

HUP : des changements en vue

Capture d’écran 2019-02-11 à 10.49.20.pngLe programme HUP (Home Usage Program) de Microsoft existe depuis de très nombreuses années. Ce bénéfice de la Software Assurance de licences Office permet aux collaborateurs d’organisations (ayant souscrits à la SA de leurs licences Office) de pouvoir installer pour leurs usages personnels une copie d’Office à leur domicile, à cout faible (moins de 20€). Cette possibilité était pour le moment limitée à des souscriptions Office 365 Pro Plus ou des versions on premise Office 2019.

Selon les termes de l’édition de février 2019 des Microsoft Product Terms, des changements sont intervenus sur HUP (voir le paragraphe Microsoft HUP en page 87 de la version française des Product Terms). Sous condition d’éligibilité (toujours SA Office) les utilisateurs pourront choisir d’installer des logiciels ou de souscrire à un service en ligne Office 365. Ainsi avec le nouveau HUP, si l’entreprise participe au programme SAM (Software Assurance Membership) pour le groupe de produits Applications, alors ses collaborateurs optant pour les services en ligne au sein de HUP, auront le choix entre un abonnement Office 365 Edition Familiale ou Office 365 Personnel, en bénéficiant d’un discount sur le tarif standard de souscription de ces services (-30%). Point important concernant cette option HUP services en ligne, les abonnements souscrits par des collaborateurs pourront être renouvelés au tarif HUP, même si le collaborateur n’appartient plus à la société ou si la société n’est plus en couverture SA. Pour l’option HUP logiciel par contre, le bénéfice reste lié au maintien en SA et au statut de salarié de l’entreprise.

Amazon (aussi) investit dans la conduite autonome

Capture d’écran 2019-02-08 à 09.58.07.pngLa start-up américaine Aurora a indiqué dans un communiqué hier qu’Amazon faisait partie de son dernier round d’investisseurs (Aurora vient de lever 530 millions de dollars).
Moins connue du grand public que Tesla ou Google/Waymo, Aurora est cependant un candidat challenger sérieux dans la course engagée pour produire une solution de conduite autonome « industrielle ». Les 3 fondateurs ont auparavant travaillé à des niveaux de responsabilité importants chez Tesla, Google, Uber, ou l’université de Carnegie Mellon très réputée dans le domaine de la robotique.  Aurora a signé dans les derniers mois plusieurs accords de collaboration avec des constructeurs automobiles « classiques » comme VW, Hyundai, Toyota mais aussi le chinois Byton qui travaille depuis maintenant plus d’un an sur une voiture électrique et autonome., annoncée au CES 2018.

Amazon s’intéresse depuis quelques temps déjà aux solutions de robots électriques et autonomes capables d’assurer des livraisons ou d’effectuer des tâches au sein de ses entrepôts, mais avec Aurora Amazon élargit son champs d’intérêt vers des véhicules qui pourront utiliser le réseau routier classique, camions ou voitures.  De plus Aurora est un acteur encore aujourd’hui indépendant disposant d’une expertise reconnue dans le domaine. Une bonne pioche donc pour la société de Jeff Bezos :).

Dell EMC Tactical Microsoft Azure Stack : un Azure Stack pour l’Edge !

Capture d’écran 2019-02-07 à 08.07.48.pngAvec la montée en puissance de l’IoT et de l’Edge Computing, Microsoft avait indiqué que les appliances Azure Stack allaient pouvoir elles aussi s’adapter à des environnements extérieurs aux datacenters. C’est chose faite avec l’annonce de Dell EMC, relayée également par Microsoft, d’une version « industrielle » d’Azure Stack. Nommée Dell EMC Tactical Microsoft Azure Stack (photo ci contre), cette déclinaison d’Azure Stack pourra être mise en oeuvre dans dans environnements industriels (type plate forme pétrolière), aux plus près des nombreux objets connectés pour fournir par exemple des services à base d’intelligence artificielle sans nécessiter de remonter vers le cloud.

Annoncé pour un dispo dans le premier trimestre 2019, dans un premier temps uniquement aux USA, le Tactical Azure Stack est mobile (Dell indique qu’une ou 2 personnes suffiront pour le déplacer), peut fonctionner sans connexion réseau et est adapté aux environnements difficiles. Les composantes du Tactical sont indiques à celles du Data Center Azure Stack, la version « classique »‘ de Dell.

Avec cette annonce, Microsoft Azure renforce son positionnement stratégique sur des architectures hybrides, crédo de Microsoft. La concurrence n’est pas non plus en reste, avec AWS qui annonçait AWS OutPosts en novembre dernier.

Supercalculateur et Deep Learning

Capture d’écran 2019-02-05 à 11.48.45.pngIBM Summit, le super calculateur le plus puissant du monde (titre conquis le printemps dernier) est situé au sein du laboratoire américain Oak Ridge National Lab, qui dépend du ministère de l’énergie US. Cette machine est conçue à base de GPU Nvidia, et pas qu’un peu puisqu’elle en compte 27 000 (Plus quelques 9000 CPU IBM)… Une telle puissance de calcul ne pouvait bien entendu pas laisser indifférent les experts en Deep Learning. Un projet a donc démarré pour traiter d’un sujet qui mobilise beaucoup d’énergie aujourd’hui : le changement climatique.  Le domaine de la météo est historiquement un des grands utilisateurs de super calculateurs et de grande puissance de calcul, notamment avec les machines Cray. Sur ces super calculateurs, les chercheurs font tourner des systèmes de calcul qui nécessitent pour étudier les impacts du changement climatique, de disposer de prédictions sur un siècle. La quantité d’information générée est donc gigantesque, et son analyse n peut se faire avec les moyens classiques. C’est là que l’IA entre en jeu.

On retrouve bien entendu des équipes d’IBM et Nvidia associées au projet. Des équipes de Google contribuent également, pour adapter la bibliothèque logicielle Tensor Flow (environnement open source développé de Machine Learning par Google) à la machine Summit. Google dispose dans ses propres datacenters de puissance de calcul considérable sur lequel Tensor Flow s’exprime déjà. La différence c’est qu’ici il ne s’agit pas réseaux d’ordinateurs collaborant entre eux pour résoudre un problème, mais bien d’une seule et même machine. Summit met à disposition une puissance « centrale » considérable. Google estime ainsi qu’une configuration rassemblant 1000 TPU (Tensor Processing Unit) le composant matériel le plus récent conçu et utilisé par la société de Mountain View pour entrainer ses modèles Deep Learning, permet de délivrer 100 pétaflops, soit 1/10 de ce dont permet de disposer Summit !

On connaissait depuis l’été dernier (et la confirmation de Summit comme super calculateur le plus puissant du monde) les capacités des architectures massivement parallèles à base de GPU à fournir des puissances de calcul énormes. On savait que ces architectures à base de GPU étaient aussi des outils très largement utilisés pour les solutions des Deep Learning. Avec le projet mentionné plus haut, on sait maintenant que des supercalculateurs à base de GPU peuvent booster de façon considérable les moyens à disposition des problématiques les plus consommatrices.

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