Tesla : sans surprise, le problème s’appelle simplement Musk…

Tesla traverse une période difficile. En Europe, les ventes de la marque ont chuté de 50 % en un mois, alors même que le marché global des véhicules électriques progressait de 34 %. Un déclin brutal qui rappelle la trajectoire de Twitter (désormais X) après son rachat par Elon Musk. En détenant 13% des actions de la société, les actionnaires peuvent-ils « débrancher » le « problème » ?
Coïncidence ? Pas vraiment. Entre ses prises de position politiques controversées, son rapprochement avec Donald Trump et l’évolution incertaine du marché des véhicules électriques, Musk semble être devenu une véritable bombe à retardement pour Tesla.
Il y a un an, lorsque Musk a racheté Twitter, les annonceurs ont fui en masse, provoquant une chute de moitié des revenus du réseau social. Aujourd’hui, Tesla semble suivre la même pente :
- En Europe, Tesla a vu ses immatriculations plonger de 50 % en un mois.
- Même en incluant le Royaume-Uni, le déclin reste massif, à 45 %.
- Pendant ce temps, le marché des véhicules électriques en général continue de croître…
Pourquoi une telle débâcle ?
- Sans surprise, l’impact des prises de position de Musk : En Allemagne, Musk a été aperçu soutenant l’AfD, un parti d’extrême droite, ce qui a eu un effet désastreux sur l’image de Tesla en Europe. Sans compter bien sûr sur ses gestes ambigus (je suis gentil)…
- Une déconnexion avec ses clients : Musk semble oublier que les acheteurs de Tesla ne sont pas son fan club personnel. Une large partie d’entre eux sont des consommateurs progressistes et éco-conscients, peu enclins à soutenir ses nouvelles alliances politiques, c’est le moins que l’on puisse dire
- Enfin bien sûr Un climat économique défavorable : Tesla souffre d’une concurrence accrue en Europe, et d’un renouvellement de gamme (en particulier la modèle Y) trop lent. notamment face aux marques chinoises qui proposent des véhicules électriques plus abordables et technologiquement avancés.
Les États-Unis seront-ils le prochain domino à tomber ?
L’Europe n’est pas le plus gros marché de Tesla – les États-Unis représentent 49 % de son chiffre d’affaires. Mais pour combien de temps encore ?
Le problème, c’est que Musk se rapproche de plus en plus de Donald Trump, un président notoirement hostile aux véhicules électriques. Trump a déjà annoncé vouloir :
- Couper les subventions pour l’achat de voitures électriques.
- Fermer les bornes de recharge installées dans les bâtiments gouvernementaux.
En d’autres termes, le principal allié politique de Musk pourrait bien tuer le marché de Tesla.
Les investisseurs ont compris le danger l’action Tesla a perdu 30% de sa valeur depuis l’arrivé de Trump à la Maison Blanche… Il y a encore de la marge car elle avait gagné 70% depuis novembre…

Mais il n’est plus inconcevable visiblement d’envisager un remplacement à la tête du constructeur lors de la prochaine assemblée générale en juin prochain… A titre personnel, se serait un élément très positif pour songer à renouveler ma… Tesla