« Zuck » est décidément visionnaire et très courageux…

Mark Zuckerberg semble de plus en plus calquer ses décisions stratégiques sur celles d’Elon Musk. De la détestation qu’il avait, il devient maintenant très opportunément un fervent admirateur de Musk. Comme quoi, la nature humaine est souvent assez consternante… La presse américaine, notamment The Wall Street Journal, a récemment rapporté que Meta envisage de transférer son siège légal au Texas, à l’image de Tesla qui a quitté le Delaware pour cet État en 2021. Mais cette initiative ne serait qu’un exemple parmi d’autres.
Zuckerberg a récemment introduit un système de vérification des faits basé sur les contributions de la communauté, appelé “Community Notes”. Cette fonctionnalité est identique à celle mise en place par Musk sur X (anciennement Twitter). En reprenant ce modèle participatif, Meta espère officiellement « renforcer la transparence et lutter contre les fausses informations sur ses plateformes »… Dire ceci êt garder son sérieux est tout de même une sacrée performance d’artiste…
Autre volte face de Zuck : le soutien aux initiatives liées à la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI) qui passe maintenant à la trappe. Ces choix ont suscité des débats sur leur vision de la gestion d’entreprise et des politiques sociales en interne. Musk et Zuckerberg partagent également un autre trait : leur contrôle quasi absolu sur leurs entreprises respectives. Contrairement à d’autres PDG soumis à des conseils d’administration plus stricts ou à une gouvernance plus diversifiée, les deux milliardaires jouissent d’une liberté décisionnelle unique. Cela leur permet de prendre des risques majeurs, mais cette stratégie pourrait se retourner contre eux si les résultats attendus ne suivent pas.
L’article soulève également une problématique récurrente lors des appels de résultats financiers. Contrairement aux journalistes, les analystes de Wall Street posent rarement des questions épineuses. Cette complaisance pourrait priver les investisseurs d’informations cruciales.
Par exemple, lors d’un appel récent concernant les résultats de Microsoft, personne n’a demandé au PDG Satya Nadella de confirmer les rumeurs selon lesquelles son entreprise aurait envisagé d’acquérir TikTok sous l’ère Trump. Une telle opération pourrait pourtant représenter des milliards d’investissements et des ressources de gestion considérables. Cette omission reflète la tendance des analystes à éviter les sujets sensibles, limitant ainsi le débat public sur des décisions stratégiques majeures. Mais aussi un peu sans doute aussi pour ne pas s’attirer les foudres du maître de la Maison Blanche… Quelle époque…
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