[CES 2013] Premières impressions sur la montre connectée « I’am Watch »

iamwatchPrésentée l’année dernière au CES 2012, la montre connectée I’am Watch avait connue des début très difficiles : des livraisons sans arrêt repoussées, la société italienne qui se faisait tirer l’oreille pour enfin rembourser leurs clients (dont votre serviteur !) lassés d’attendre. Pour finir par livrer un produit en septembre, bourré de bugs, lent et globalement inutilisable !
Autant dire que la société était attendu au tournant pour la présentation de la seconde version de sa montre et de son logiciel le 8 janvier dernier sur son stand du CES.
Elle avait fait les choses en grand, en proposant à plus d’une centaine d’analystes et journalistes de recevoir et tester gratuitement la nouvelle montre à l’issue de la conference de presse animée pas les deux fondateurs et les investisseurs (établissements financiers italiens). Faisant parti des heureux élus nous avons reçus nos exemplaires, de quoi tester l’objet connecté à différentes plateformes supportées par l’editeur, à savoir iPhone et Androïd 4.
Autant le dire tout de suite, nos premières impressions ne sont pas très positives. Très loin du fonctionnement proposé sur les modèles de démonstration présent lors du salon. Avec une explication à cela : la nécessité d’avoir une connexion 3G active sur le téléphone et pas seulement du wifi (même si cela n’est jamais précisé dans la documentation, et que le support sur place s’est montré assez dubitatif…).
Mais avant de rentrer dans ces détails, regardons quelques caractéristiques de cette montre connectée.

conf press iamwatch

Il s’agit d’une montre disposant d’un écran tactile TFT couleur de 1,54 pouces (diagonale) d’une résolution de 240×240 pixels soit (220 points par pouce), de 128 M de mémoire et 4Go de stockage. Elle se connecte au téléphone via Bluetooth et dispose d’une autonomie moyenne (données constructeur) de 48h. Elle tourne sur une édition spécifique d’Android et dispose d’applications : Twitter, Facebook, Mail, Calendrier, Calculatrice, etc..

En fait, pour bien comprendre le fonctionnement de cette montre intelligente, il ne faut pas la considérer comme un périphérique connecté mais comme un objet autonome… Ou presque, car la connexion au téléphone pour obtenir internet est quasi obligatoire dans la pratique. C’est d’ailleurs une limitation de ce type de produit, si vous êtes à l’étranger sans abonnement data par exemple, plus aucun accès, même si vous disposez d’une couverture wifi ! Bien entendu la documentation réduite à sa plus simple expression n’aborde pas vraiment ce sujet…

Commençons par le début. Dès lors que vous déballez la montre on vous demande de créer un identifiant sur le site web iamcloud.it et de choisir votre langue. Si vous optez pour le français, vous vous apercevrez assez rapidement que ce n’était sans doute pas très judicieux : beaucoup de questions ne sont pas traduites et reste en italien ou en anglais quand ce n’est pas simplement écrit « null » en guise d’explications… Au premier abord autant dire que la finition n’est sans doute pas le fort de la société, alors que le dossier de presse présente les deux fondateurs comme les « steve jobs » italien, on a du mal à ne pas tousser !
Le site web vous permet de configurer les différents services de la montre : attention : sans compte Google pas de photos et pas de calendrier par exemple … La montre ne synchronise pas les mails et calendrier avec le téléphone mais se servira du modem du téléphone pour se connecter sur des services IMAP et Google Calendar uniquement. Une différence importante, même si ce choix n’est pas stupide.
Vous devez ensuite lier en Bluetooth la montre et le téléphone pour importer les contacts. La montre se comporte alors comme un simple kit téléphonique d’une automobile, la fiabilité en moins. Impossible pour moi d’importer mes contacts, le processus plantant au bout de quelques minutes sans explication. Visiblement elle supporte assez mal le millier de contacts. Sans doute la encore un manque de tests de l’équipe de développent (alors que rien, la encore sur le site ne le signale).
Passé ces premières impressions, pas très positives, donnant vraiment le sentiment d’avoir un produit en beta, l’interface est assez réactive et l’écran de bonne qualité… Les possibilites d’exécution de petites applications est intéressant : l’application boussole marche très bien, mais a 350 € c’est sans doute un peu cher pour cet usage 🙂
Patrick iamwatchNous avons discuté de ces différents déboire avec un des deux fondateurs en direct (ici sur la photo avec Patrick) qui était globalement incapable d’expliquer ces problèmes. La société semble clairement s’être concentrée sur le design et le marketing, délaissant la finition technologique. C’est vraiment dommage et cela risque de condamner le produit pourtant prometteur sur le papier.

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À propos de Stephane Sabbague

Stéphane Sabbague est Président et co-fondateur du cabinet d'études Calipia. Au travers des activités de Calipia, Il anime de nombreuses formations et conférences. Ingénieur de formation, Stéphane a débuté sa carrière chez IBM France, il a occupé ensuite chez Microsoft, durant 11 ans, différents postes ventes et marketing, dont les dernières années celui de Directeur de la division Marketing Produit.

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