Les alliances stratégiques de Microsoft
Microsoft vient de renouveler son accord de partenariat avec Twitter autour de son moteur de recherche Bing. Dans ce cadre, les recherches effectuées sur Bing peuvent afficher les flux d’information de Twitter en temps réel (au travers d’un flux particulier permettant le rafraichissement automatique). Accord que Google n’avait pas réussi à obtenir en juillet dernier, conduisant à la fin de son partenariat avec Twitter, signé en décembre 2009.

Ce nouvel accord signé avec Twitter illustre la stratégie d’alliances fortes que poursuit Microsoft depuis plusieurs années, avec des acteurs de poids. Autre exemple, les accords entre Microsoft et Facebook qui visent à permettre à Microsoft de dynamiser sa stratégie de recherche « maline » face à une stratégie de Google, plutôt vue comme l’application de la force brute…
Microsoft a de tout temps été un acteur de partenariats. Son succès s’explique largement par l’écosystème que la société de Redmond a su créer en 30 ans. Mais ce qui change ici, c’est le poids respectifs des acteurs de ces différents partenariats. En effet, si l’on regarde les domaines de prédilection de Facebook ou Twitter, Microsoft y fait figure de nain. Twitter, comme Facebook, sont des acteurs de poids sur le marché, et malgré des chiffres d’affaires très déséquilibrés entre les acteurs, ces partenariats sont loin d’être déséquilibrés. Microsoft n’est pas ici en position de dicter ses conditions, ni d’envisager une stratégie que certains lui ont souvent reproché (« embrace, extend, extinguish »). C’est d’ailleurs ce qui donne à ces accords toutes leurs valeurs. Ils constituent certainement une condition nécessaire (mais non suffisante) à la transformation de Microsoft pour aborder avec sérénité le XXI ème siècle.