Teams et la quête de l’espace perdu

C’est une excellente nouvelle à mon avis même s’il aura fallu des années de doléances de la part des administrateurs et des utilisateurs finaux pour que Microsoft admette enfin une évidence : l’interface de Teams est (très) encombrée.

Dans une récente mise à jour de sa feuille de route (Roadmap 365), la firme de Redmond annonce l’arrivée imminente d’une fonctionnalité « révolutionnaire » pour mars 2026 : la possibilité de masquer la barre d’outils de contrôle lors des réunions.

Pour les architectes SI qui surveillent l’adoption des outils collaboratifs, cette modification, bien que mineure sur le plan du code, souligne une lacune persistante dans la conception de la suite Modern Workplace. Jusqu’ici, cette barre flottait avec une certaine arrogance au milieu du contenu partagé, masquant souvent le bas des slides PowerPoint ou les lignes de code critiques lors d’un partage d’écran. Microsoft propose désormais un mode « auto-hide » persistant, réactivable au survol ou via la touche Tab. On salue l’effort, tout en s’étonnant qu’une telle option de confort basique ait mis autant de temps à mûrir dans les laboratoires de développement 🙂 mais bon ne boudons pas notre plaisir…

Techniquement, Microsoft tente également de boucher les trous de sa vision cross-platform. La synchronisation des emojis récemment utilisés entre Windows et le mobile arrive enfin. Si cela peut prêter à sourire, c’est un aveu de la complexité des backends disparates qui alimentent l’écosystème Teams. Plus intéressant pour les profils techniques : l’amélioration des blocs de code. Teams va enfin supporter la numérotation des lignes et une meilleure détection des langages. Pour un outil qui se veut le centre névralgique du travail des développeurs, il était temps que le copier-coller de snippets ne ressemble plus à une bouillie de texte non formatée.

Enfin, la visionneuse d’images subit un lifting nécessaire permettant de faire défiler les médias d’une conversation sans avoir à les ouvrir un par un. Une fonction que n’importe quel client de messagerie grand public possède depuis dix ans, mais qui semble être une prouesse technique majeure pour les ingénieurs de Microsoft. En résumé, Teams continue sa mutation lente vers une ergonomie acceptable, en corrigeant par petites touches des irritants que les DSI ont appris à ignorer par pure résignation 🙂

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