Microsoft Teams : détection automatique de données sensibles en partage d’écran

Microsoft continue de pousser Teams comme pièce maîtresse de son arsenal collaboratif, et l’été 2025 n’a pas manqué de nouveautés. Parmi elles, une évolution mérite une attention particulière de la part des DSI et responsables sécurité : la détection automatique de contenus sensibles lors du partage d’écran.

Le principe est simple : pendant une réunion, si un utilisateur partage son écran et qu’un numéro de carte bancaire, de compte bancaire, de passeport ou de sécurité sociale apparaît, Teams le détecte et déclenche une alerte. Cette alerte est double :

  • L’orateur est prévenu immédiatement.
  • L’organisateur reçoit également une notification.

Les participants, eux, n’en sauront rien – Microsoft évite ainsi la « honte en direct » tout en maintenant un contrôle discret.

Techniquement, la fonctionnalité est disponible sur toutes les plateformes (web, mobile, desktop), mais exclusivement pour les détenteurs de la licence Teams Premium. L’activation se fait dans les options de réunion, section Advanced protection > Detect sensitive content during screen sharing. Une fois en place, le moteur tourne en arrière-plan, sans interrompre la diffusion en cas de détection. Objectif : réduire les fuites accidentelles, sans casser le rythme de la présentation à cause d’un faux positif.

En filigrane, il s’agit d’une couche de DLP (Data Loss Prevention) intégrée directement dans l’outil de collaboration, sans passer par une solution tierce. Microsoft joue ici sur deux tableaux : sécuriser l’expérience tout en poussant vers l’édition Premium…

À noter que ce n’est pas un cas isolé : quelques jours avant, l’éditeur annonçait aussi la mise à disposition de données de télémétrie sur le partage d’écran pour les administrateurs Teams, afin de vérifier la conformité et détecter d’éventuelles fuites vers l’extérieur.

Reste une question : jusqu’où ira l’automatisation dans le contrôle des échanges ? Entre protection bienvenue et surveillance intrusive, la ligne est fine. Mais dans un contexte où une simple capture d’écran peut coûter plusieurs millions en amendes RGPD, cet « ange gardien » pourrait vite devenir un allié incontournable.

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