le marché de l’IA est aussi instable que ses modèles…
Dans le théâtre effervescent de l’intelligence artificielle, chaque jour apporte son lot de rebondissements. Le dernier en date ? OpenAI qui met fin aux discussions en vue d’acquérir Windsurf, l’entreprise mère du très en vogue assistant de programmation Codeium. Comme pour compenser cet échec, Google s’est empressé d’enrôler le CEO de Windsurf – ainsi qu’une partie de son équipe…
Le sort de Windsurf, quant à lui, reste nébuleux. Que deviennent ses investisseurs ? Quel avenir pour Codeium sans sa direction historique ? Et surtout : pourquoi OpenAI a-t-elle laissé filer une telle opportunité ?
Meta, l’enfer pavé de stock-options
Pendant ce temps, sur un autre front, Meta Platforms continue son opération séduction (ou hémorragie selon le point de vue) en débauchant à tour de bras chez ses concurrents IA. Deux nouveaux transfuges de chez OpenAI rejoignent les rangs de Menlo Park, s’ajoutant à une liste déjà bien fournie d’exilés technologiques. Une stratégie RH qui ressemble de plus en plus à une course contre la montre : capter les cerveaux pendant que la marque “Meta” a encore un minimum d’attrait.
Ce dynamisme apparent cache toutefois une réalité bien moins reluisante. Des fuites internes suggèrent un environnement de travail tendu, parfois toxique, où l’on promet beaucoup plus qu’on ne livre. Alors, les nouveaux venus chez Meta finiront-ils par regretter leur décision ? Peut-être. L’argent fait venir les chercheurs, mais pas forcément leur bonheur.
200 milliards pour xAI : l’effet Grok
Derrière cette guerre d’image, un chiffre a fait l’effet d’un électrochoc : selon le Financial Times, xAI préparerait une levée de fonds sur une valorisation de 200 milliards de dollars. Une somme vertigineuse qui pourrait repositionner Elon Musk et ses équipes comme acteurs dominants du secteur IA. L’efficacité de Grok 3 (et plus encore de Grok 4) n’est pas étrangère à cet engouement.
Ce que révèle cet énième épisode de la saga IA, ce n’est pas seulement une compétition acharnée pour le talent. C’est aussi une mutation du marché, où les entreprises de pointe deviennent à la fois laboratoires de recherche, usines à modèles linguistiques et agences de recrutement ultra-agressives.