Windows App remplace Remote Desktop : modernisation ou contrainte forcée ?

Microsoft continue de réorganiser son écosystème logiciel en supprimant progressivement certaines applications historiques. La dernière victime en date est l’application Bureau à distance (Remote Desktop), qui sera bientôt remplacée par la nouvelle Windows App. Un changement qui pourrait sembler anodin, mais qui cache en réalité une transformation plus profonde de l’expérience utilisateur sur Windows.

L’application Bureau à distance, utilisée par de nombreux professionnels et administrateurs pour se connecter à des machines distantes, ne recevra plus de mises à jour et disparaîtra du Microsoft Store fin mai prochain. À sa place, Microsoft met en avant la Windows App, censée offrir une expérience plus moderne et unifiée.

Pour ceux qui s’appuient encore sur Remote Desktop, Microsoft laisse une période de transition. L’application existante restera fonctionnelle pour ceux qui l’ont déjà installée, mais son développement et son support sont désormais gelés.

Sans surprise, Microsoft vante les mérites de la Windows App, qui regroupe plusieurs fonctionnalités, notamment :

  • Une meilleure intégration avec Azure Virtual Desktop et Windows 365
  • Un support amélioré des connexions Bureau à distance
  • Une interface plus moderne et cohérente avec Windows 11
  • Une compatibilité accrue avec différentes plateformes et services

En théorie, cette application centralisée permettrait une expérience plus fluide, notamment pour les utilisateurs des services cloud de Microsoft. Cependant, les premiers retours sont mitigés : certains utilisateurs se plaignent d’une interface moins ergonomique et de limitations par rapport à l’ancienne application Bureau à distance.

Ce changement s’inscrit dans la stratégie plus large de Microsoft visant à pousser les utilisateurs vers Windows 365 et Azure Virtual Desktop, ce qui pourrait poser problème pour ceux qui utilisent des connexions locales sans passer par les services de Microsoft.

Certains y voient une tentative supplémentaire d’orienter les entreprises vers un modèle d’abonnement et de dépendance aux services cloud de Microsoft. Après la disparition de Windows Mail au profit d’Outlook, cette décision confirme que Microsoft ne veut plus simplement proposer des outils gratuits et autonomes, mais plutôt centraliser les services sous une offre payante et intégrée. Une demie surprise non ? 🙂

Nous en reparlerons lors du prochain Briefing Calipia.

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