Rassurez-vous, la loi de Moore n’est pas morte !
On aurait pu croire un moment que la tendance à la miniaturisation des semi-conducteurs allait atteindre une limite, à l’approche du nanomètre. Un article intéressant de ZDnet (http://www.zdnet.com/blog/perlow/exaflop-computing-moores-law-isnt-dead-its-moved-to-warp-speed/15021?tag=content;feature-roto) rapporte que des travaux récents d’IBM vont changer la donne, en premier lieu pour les supercalculateurs. Viendront ensuite les systèmes d’entreprise et même les consommateurs finaux : il s’agit d’une technologie appelée nanophotonics, fusion des technologies de semi-conducteurs « classiques » avec des technologies optiques. Dans ce type d’architecture, le routage de l’information est effectué via des impulsions lumineuses pilotées par des composants appelés Silicon Nanoscale Photonic and Electronic Transceivers, ou SNIPERS.
L’application de cette technologie est pour l’été 2011, date à laquelle IBM mettra en œuvre le supercalculateur Blue Waters, au sein du National Center for Supercomputing Applications (NCSA). Alors que le n°1 des supercalculateurs actuels affiche une puissance de 2,67 PetaFlop/s (Tianhe-1A), Blue Waters affichera directement une puissance de 10 Petaflop/s, pour une compacité et une consommation, semble-t-il, largement plus réduites.
Avec ce type de technologie, l’ExaFlop/s est pour 2020 au plus tard, tandis que le PetaFlop/s sera disponible sur nos machines de bureau.
Une question de fond se fait alors jour : que va-t-on pouvoir faire d’une telle puissance sur nos ordinateurs personnels 🙂 ?