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Bottlerocket : le nouveau système Linux d’AWS pour l’hébergement des conteneurs

BottlerocketAmazon vient de rendre disponible en beta publique Bottlerocket son nouveau système d’exploitation basé sur le noyau Linux et spécialement conçu pour faire fonctionner des conteneurs sur des machines virtuelles ou des hosts. L’éditeur annonce qu’il possède un certain nombre de caractéristiques qui peuvent faciliter l’automatisation des mises à jour du système d’exploitation, améliorer la sécurité et faciliter l’intégration et le déploiement des conteneurs :

  • Premièrement, contrairement à la plupart des systèmes d’exploitation actuels qui se mettent à jour paquet par paquet, les mises à jour de Bottlerocket sont appliquées en une seule étape. De plus, le système d’exploitation utilise un modèle basé sur l’image. Cela garantit que les mises à jour peuvent également être annulées dans leur intégralité, si nécessaire. On peut alors espérer des mises à jour transparentes à l’échelle d’une flotte et des taux d’erreur plus faibles.
  • Deuxièmement, Bottlerocket utilise un système de fichiers qui est principalement en lecture seule. La composante DM-verity est utilisée pour la vérification de l’intégrité au moment du démarrage. Coté sécurité de l’administration : l’accès SSH est disponible dans un conteneur d’administration séparé qui peut être activé si nécessaire.
  • Enfin, Bottlerocket dispose des outils essentiels nécessaires pour faciliter l’intégration avec les orchestrateurs de conteneurs existants. Il prend en charge Docker et les images conformes au format d’image de l’Open Container Initiative (OCI). Cerise sur le gâteau, le projet de développement de Bottlerocket est open source. Cela signifie que les développeurs peuvent contribuer directement au projet pour créer des constructions personnalisées ou faire fusionner leurs ajouts avec le projet officiel.

Hors d’éventuels forks, les builds de Bottlerocket fournies par AWS bénéficieront d’un support de trois ans sans coût supplémentaire.

Actuellement, Bottlerocket est disponible gratuitement en beta publique sous la forme d’une Amazon Machine Image (AMI) pour Amazon Elastic Cloud Compute (EC2). Si vous êtes intéressé, vous pouvez consulter le guide de configuration.

 

Le SDK pour Surface Duo est aussi disponible pour macOS et Linux.

Surface DuoNous vous en parlions, Microsoft avait rendu disponible en janvier un SDK pour encourager les développeurs à concevoir des applications pour les matériels à double écrans. le SDK est maintenant disponible pour macOS et Linux.

Les exigences ne devraient pas être différentes de celles du SDK sous Windows. Vous devez avoir installé la dernière version d’Android Studio, puis vous pouvez exécuter le SDK et l’émulateur au-dessus.

La semaine dernière, Microsoft a également annoncé que le SDK et l’émulateur Surface Neo/Windows 10X seront disponibles le 11 février. Mais même si Microsoft fabrique à vendu disponible  Visual Studio Code pour ces systèmes d’exploitation, le développement de Windows se fait généralement sur Windows… donc point de versions Mac ou Linux à l’horizon 🙂

Linux fait jeu égal avec Windows Server sur les machines virtuelles Azure

LinuxSi Microsoft pour faire concurrence à Amazon Web Services n’a décidé qu’en 2012 de faire évoluer sa plateforme Azure en intégrant la dimension IaaS, se fut en proposant des machines virtuelles pré configurées sous Windows Server mais aussi des distributions Linux.

Concernant le choix du système d’exploitation hébergé par ces VM, il était de 30% sous Linux en 2015, 40% en 2017 et semble être de 50% actuellement. Scott Guthrie, vice-président exécutif du cloud de Microsoft a en effet déclaré récemment : »Il s’agit désormais de la moitié, mais cela varie d’un jour à l’autre car nombre de ces workloads sont élastiques, mais parfois un peu plus de la moitié des machines virtuelles Azure sont des Linux. »

Ce qui est assez normal du fait de la différence de coût des abonnements proposés, malgré l’initiative Azure Hybrid Benefit permettant de réutiliser sur Azure des licences acquises, et la richesse des offres Open Source proposées. Avec de plus les aspects de complexité de mise en œuvre et de support qui sont largement amoindris car pris en compte dans l’abonnement.

Pour faire simple, Linux (pour les serveurs) est l’OS en passe d’être le plus utilisé en mode Cloud, et l’avenir de Windows Server ne repose plus que sur les choix des entreprises pour leurs solutions « on-premise ».

En fait le Cloud a en 10 ans totalement bouleversé les modèles économiques de l’industrie de l’IT en passant de modèles d’acquisition de produits ou de licences à des modèles abonnements liés à la consommation de ressources physiques ou logicielles.

Pour être un acteur majeur du Cloud, Microsoft a donc dû changer complètement de stratégie et non plus vendre ses produits mais proposer les technologies demandées par ses clients. Que ce soit celles d’éditeurs concurrents (Oracle par exemple) ou celles issues de la communauté Open Source (Linux, PHP, Cosmo DB,  Kubernetes, etc.). Ce qui l’a conduit à devenir un acteur important du monde de l’Open Source, avec notamment l’acquisition de la forge GitHub à laquelle contribuent plus de 20 000 employés Microsoft et qui héberge 200 projets proposés par l’éditeur. Mais aussi de porter certain de ces produits phares sur Linux, comme récemment SQL Server…

Et si les choix opérés par les entreprises dans le Cloud public se disséminaient dans les datacenters privés, la stratégie de Cloud hybride de Microsoft pourraient avoir des conséquences inattendues…

Linus Torvalds va soigner son image…

Capture d_écran 2018-09-18 à 08.33.58Linus Torvalds, le célèbre créateur de Linux, a annoncé à l’occasion de la sortie du noyau 4.19 de son système qu’il se retirait de ses responsabilités de validation du noyau pour pouvoir travailler sur sa personnalité. Il a demandé à Greg Kroah-Hartman, l’un des principaux développeurs du noyau, de prendre la relève pendant qu’il prendrait une pause.

Il est effectivement connu pour ses excès d’humeur, son attitude désinvolte, ses agressions verbales (ou dans les mails) qui nuisent à son travail estime-t-il. Il va donc se « soigner » !

Il a ainsi déclaré :
«Je dois modifier certains de mes comportements, et je tiens à m’excuser auprès des gens que mon comportement personnel a nui au développement du noyau Linux.  Je vais prendre un congé et obtenir de l’aide sur la façon de comprendre les émotions des gens et de réagir de manière appropriée. »

Linus a également réitéré qu’il ne s’épuisait pas dans son travail et que sa décision n’était pas un burn out. Il souhaitait revenir sur le projet dès qu’il sera plus calme !

Voilà donc une bonne décision, qui nous feront peut-être (ou pas) regretter les joutes verbales et insultes entre l’ex PDG de Microsoft, Steve Balmer et lui !

Microsoft membre de la fondation Linux au niveau « platinum », vous avez bien lu !

Microsoft LinuxSi on nous avait dit cela il y a 10 ans, même 5 ans… Microsoft vient d’annoncer son adhésion à la fondation Linux à son niveau maximum : membre « Platinum », décidément la marque que Satya Nadella imprime chez l’éditeur est très forte.
Dans la même communication, lors de la conférence « Connect() » de l’éditeur, Microsoft annonce également la disponibilité en Beta (et en Français) de l’édition complète de Visual Studio (l’éditeur avait déjà mis à disposition la version Visual Studio Code, éditeur concurrent de Bracket d’Adobe) qui permet de développer des applications Web, Mac et iOS (pas Windows). Le lien de téléchargement est ici (5 Go).

Microsoft offre de nouveaux outils de migration vers Azure

Au mois de septembre Microsoft dévoilait un outil de migration permettant de déplacer des machines virtuelles ou des serveurs physiques Windows Server vers des machines virtuelles dans Azure (IaaS).

Fin de semaine dernière l’éditeur annonçait la disponibilité du Migration Accelerator Tool de machines  Linux (CentOS 6.4 et 6.5 et Oracle Linux 6.4 et 6.5) vers Azure. Cet outil, basé sur l’acquisition qu’avait faite microsoft de l’entreprise spécialisé sur les outils de PRA InMage au mois de juillet dernier qui permettaient la migration non seulement de machines physiques et virtuelles vers Azure que ces dernières se trouvent sur une machine Hyper-V mais également VMware et Amazon.

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Pour Munich, Linux c’est fini

En 2004 la municipalité de Munich décidait un déploiement massif (9000 machines) d’une version spécifique de Linux (accouplée avec OpenOffice). Pour, disaient ils, des raisons de couts, d’indépendance et bien entendu largement poussée par des considérations de politique locale (sans qu’ils s »en cachent). 

En aout 2014, pour officiellement des raisons à la fois de couts de support, mais également de surcout de développement du à un écosystème moins développé, ils font machine arrière en revenant vers Windows sur l’ensemble du parc. Autant d’arguments pourtant bien présents au moment du choix en 2004, non ?

Cette information qui aurait fait les gros titres de la presse informatique il y a quelques années est passée quasi inaperçu et pour cause, les vrais enjeux sont ailleurs : mobilité, développement Web responsive, nouveaux postes de travail sont désormais les sujets d’actualité.

Windows Azure & VM Linux

C’est quasi-officiel depuis le début du mois de juin, l’offre Windows Azure permet d’héberger des machines virtuelles Linux. Mary-Jo

Foley, experte en relations Microsoft depuis des années, s’en est fait l’écho, Microsoft transforme ainsi le modèle Windows Azure, originellement positionné en tant que PaaS (Platform as a Service), donc n’hébergeant pas de machines virtuelles, pour déborder sur l’IaaS (Infrastructure as a Service), se rapprochant ainsi des services proposés par Amazon.

Avec ces nouvelles modalités d’usages de Windows Azure, Microsoft s’engage à supporter des VM « persistantes » sous OpenSUSE 12.1, CentOS 6.2, Ubuntu 12.04 et SUSE Linux Enterprise Server 11 SP2. Bien entendu, les OS maisons seront supportés (Windows Server 2008 R2 et la RC de Windows Server 2012).

Ces nouvelles capacités s’intègrent dans le panier des nouveautés d’Azure dévoilées par Microsoft en ce mois de juin 2012, et qui pourraient être détaillées pendant le Tech Ed North America qui débute aujourd’hui.

Tout arrive : Microsoft contribue à la Fondation Linux…

Et ce n’est pas un poisson d’avril ! La Fondation Linux rendait hier  son rapport annuel des contributeurs à son système et pour la première fois Microsoft apparait dans cette liste et directement dans le top 20 (à la 17ème place exactement) 🙂

On retrouve dans le top 10 les habitués : Red Hat, Intel, Novell, IBM, Texas Instruments, Broadcom, Nokia, Samsung, Oracle and Google.

Microsoft  a travaillé en particulier sur les drivers pour le support d’Hyper-V.

Un passage quasi obligé pour l’éditeur s’il veut en particulier pousser la virtualisation sur sa plateforme Azure. Linux dominant très largement les OS dans le Cloud (en particulier avec la très forte présence d’Amazon et de Google).

Red Hat au dessus du milliard de dollars de CA : l’Open Source ça peut payer :)

Pionnier du Linux commercial, Red Hat, vient de publier hier soir les résultats de son 4ème trimestre fiscal,et donc de son année fiscale 2012 complète, et ils sont bons :

  •   un CA à 1,13 milliards de dollars (dont 965,6 millions de CA en mode souscription, avec donc une récurrence), en croissance de 25% par rapport à l’année précédente,
  • un bénéfice net de 146,6 millions de dollars, pour 107,3 l’an dernier.
  • le 4ème trimestre a quant à lui connu une croissance de 21% par rapport au même de l’année précédente. Pas mal dans le contexte économique actuel.

Après seulement 17 années d’existence, la société de Raleigh en Caroline du Nord devient ainsi la première société du monde Open Source à passer le milliard de dollars de chiffres d’affaires. Un vrai succès pour la vente de logiciel en mode souscription. Et une véritable exception aussi dans le monde des sociétés commerciales proposant des offres autour de solutions issues de l’Open Source. Son plus proche concurrent, Novell SuSE se situe très loin, à moins de 200 millions de dollars de CA annuel.

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