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le sous-système Linux de Windows 11 migre dans le Windows Store

Microsoft n’a pas mis à jour son sous-système Linux. Il s’agit plutôt de la même version du WSL (Windows Subsystem for Linux) que de nombreux développeurs connaissent déjà, mais Microsoft a simplement changé l’endroit où il est installé et mis à jour.

Sous Windows 10, le WSL devait être installé comme un composant optionnel de Windows. Maintenant il sera dissocié des mises à jour de Windows, tout comme Paint, Notepad et certaines autres applications de base, déjà présente dans le Store.

Pour utiliser WSL dans le Microsoft Store sous Windows 11, vous devez exécuter Windows 11, version 22000 ou supérieure, et activer le composant optionnel Virtual Machine Platform. Microsoft affirme que vous obtiendrez désormais les fonctionnalités WSL plus rapidement, sans avoir à vous soucier de changer de version de Windows ou à passer par le processus de téléchargement des versions préliminaires de Windows Insider.

Cette mise à jour comprend également de toutes petites nouveautés comme un nouveau processus facilitant le montage des fichiers VHD, une nouvelle fonction d’aide pour l’indicateur de progression, et la mise à jour du noyau Linux en 5.10.60.1. Tous les détails sur ces fonctions sont accessibles ici.

Linus Torvalds garde toujours jalousement le controle du noyau Linux

Linus Torvalds n’est pas encore prêt à rendre les contributions au noyau Linux plus démocratiques, elles doivent passer comme toujours par son intermédiaire et comme toujours il dispose à minima d’un droit de véto.

Il y a quelques jours, Paragon Software Group, une société qui s’occupe de diverses technologies de stockage, a soumis une demande de pull pour son pilote de lecture/écriture NTFS surnommé NTFS3 pour le prochain noyau Linux 5.15. Objectif de ce pull : intégrer en standard sa dernière version permettant de lire et d’écrire du NTFS (pour rappel le format des disques par défaut de Windows). Et bien le moins que l’on puisse dire c’est que le patron de Linux, Linus Torvalds, n’a pas été très satisfait de cette demande. Officiellement Torvalds n’a pas vraiment trop de problème avec la demande de pull NTFS3 elle-même, en revanche pas question pour lui de fusion GitHub, car apparemment, il n’aime pas du tout les fusions GitHub et il le dit directement :

« Github crée des merges absolument inutiles, et vous ne devriez jamais utiliser les interfaces de github pour fusionner quoi que ce soit. Github est un site d’hébergement tout à fait correct, et il fait un certain nombre d’autres choses bien aussi, mais les fusions ne sont pas l’une de ces choses. Les fusions du noyau Linux doivent être faites correctement. Cela signifie des messages de validation appropriés avec des informations sur ce qui est fusionné et sur la raison pour laquelle vous fusionnez quelque chose. Mais cela signifie aussi des informations correctes sur l’auteur et le committeur, etc. Tout cela, Github le foire complètement« .

En plus imaginez, Github est maintenant la propriété de Microsoft 🙂 Alors oui Microsoft aime Linux, mais Linus lui à toujours un peu de mal avec l’éditeur de Redmond 🙂

Linux a gagné sur les serveurs, mais sur le poste client, c’est bien plus compliqué, car si Android est une souche Linux à la base, nous sommes maintenant très loin de la version originale, et surtout les évolutions d’Android n’ont plus rien à demander à Linus… Le nouveau combat sur le poste de travail s’organise maintenant entre Windows, Chrome OS et MacOS…

Azure Defender protégera les serveurs Linux

Le mois dernier, Microsoft avait annoncé la prise en charge, via Microsoft Defender for Endpoint security, de la protection de machines Linux et de la possibilité de réaliser des analyses après intrusion. Poursuivant sa stratégie, Microsoft annonce aujourd’hui que Azure Defender disposera à court terme de la capacité de protéger les serveurs Linux. La beta est attendue dans une dizaine de jours (le 14 juin normalement).

Les distributions de serveurs Linux suivantes seront prises en charge par la beta d’Azure Defender :

  • Red Hat Enterprise Linux 7.2 ou version supérieure
  • CentOS 7.2 ou version supérieure
  • Ubuntu 16.04 LTS ou version supérieure
  • Debian 9 ou supérieure
  • SUSE Linux Enterprise Server 12 ou version supérieure
  • Oracle Linux 7.2 ou version supérieure

Attention on parle ici à la fois de protection dans le Cloud (Azure) mais aussi en local Azure Defender fonctionnant pour rappel avec des environnements hybrides. Cette protection est possible par l’utilisation de l’agent Azure Arc. Azure Arc étant défini comme la « plateforme de gestion multi-cloud et sur site ».

Aucune information complémentaire en matière de licensing n’est en revanche annoncée, impossible de savoir par exemple si une licence pour Azure Arc est nécessaire pour utiliser l’agent nécessaire dans ce type d’usage. Pour cela il faudra sans doute attendre la version finale.

Microsoft pret à abandonner le noyau Windows pour celui de Linux ? Pas si sur…

Dans un article de blog qui fait actuellement débat sur le net, le ténor du logiciel libre Eric Raymond pense que Microsoft serait sur le point d’abandonner le noyau de Windows pour utiliser celui de Linux !

Quels sont les faits qu’Eric Raymond met en avant pour arriver à une telle conclusion ? Selon lui,

« Microsoft est enfin prêt à renoncer à cette vieille relique qu’il appelle Windows, car elle ne génère même plus assez de revenus pour jouer un second rôle dans l’entreprise. Maintenant qu’Azure gagne beaucoup plus d’argent que Windows, l’entreprise est prête à remplacer Windows par Linux, qui fera tourner une couche d’émulation afin de maintenir la compatibilité avec les anciennes applications« .

Autant dire qu’Eric Raymond a tout faux dans son analyse, et qu’il prend sans doute ses désirs pour des réalités… Malgré une croissance clairement stagnante (mais néanmoins un poil supérieur à la croissance du marché du PC), les revenus de Windows sont toujours parmi les plus rentables de Microsoft. Alors certes, ce ne sont plus les années fastes pour l’entreprise, où Windows était même avant Office la vache à lait de l’entreprise, attirant en interne les meilleurs talents, et oui Azure devrait dépasser la rentabilité de Windows un jour, mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Alors oui, Windows est de moins en moins une priorité pour l’éditeur, nous avons souvent eu l’occasion de le dire, en particulier depuis l’arrivée à la tête de l’entreprise de Satya Nadela, mais Microsoft poursuit ses développement et la refonte de son noyau, mais de là à le remplacer par le noyau de Linux, qui rappelons le n’est pas (et de loin) le plus moderne des noyaux Unix, il y a de la marge !

Et non, ce n’est pas parce que Microsoft a intégré dans Windows un sous système Linux (en particulier pour reprendre la main sur le marché des développeurs), ainsi qu’un terminal Linux (Unix plutôt), pour les mêmes raisons, qu’il va remplacer Windows à mon avis…

Autre point sur lequel se base l’analyse d’Eric Raymond : le fait qu‘il y aurait maintenant plus de machines Linux hébergées sur Azure que de machines Windows… Analyse là aussi un peu courte ; il y a aussi beaucoup plus de machine MySQL que de machines SQL Server, ceci n’implique pas pour autant que Microsoft va abandonner le second au profit du premier…

Enfin dernier point de l’analyse d’Eric Raymond : les investissements dans le navigateur Edge sous Linux aussi. Là aussi c’est un peu léger : Edge est aussi disponible sous MacOS, Android, iOS…

Microsoft, continue d’investir dans Windows et prévoit des évolutions, nous aurons l’occasion de détailler ceci lors du prochain Briefing Calipia, qui revient en décembre dans une formule 100% en ligne, tous les détails, l’agenda et les modalités d’inscriptions sont disponibles ici : http://calipia.com/briefing

Bottlerocket : le nouveau système Linux d’AWS pour l’hébergement des conteneurs

BottlerocketAmazon vient de rendre disponible en beta publique Bottlerocket son nouveau système d’exploitation basé sur le noyau Linux et spécialement conçu pour faire fonctionner des conteneurs sur des machines virtuelles ou des hosts. L’éditeur annonce qu’il possède un certain nombre de caractéristiques qui peuvent faciliter l’automatisation des mises à jour du système d’exploitation, améliorer la sécurité et faciliter l’intégration et le déploiement des conteneurs :

  • Premièrement, contrairement à la plupart des systèmes d’exploitation actuels qui se mettent à jour paquet par paquet, les mises à jour de Bottlerocket sont appliquées en une seule étape. De plus, le système d’exploitation utilise un modèle basé sur l’image. Cela garantit que les mises à jour peuvent également être annulées dans leur intégralité, si nécessaire. On peut alors espérer des mises à jour transparentes à l’échelle d’une flotte et des taux d’erreur plus faibles.
  • Deuxièmement, Bottlerocket utilise un système de fichiers qui est principalement en lecture seule. La composante DM-verity est utilisée pour la vérification de l’intégrité au moment du démarrage. Coté sécurité de l’administration : l’accès SSH est disponible dans un conteneur d’administration séparé qui peut être activé si nécessaire.
  • Enfin, Bottlerocket dispose des outils essentiels nécessaires pour faciliter l’intégration avec les orchestrateurs de conteneurs existants. Il prend en charge Docker et les images conformes au format d’image de l’Open Container Initiative (OCI). Cerise sur le gâteau, le projet de développement de Bottlerocket est open source. Cela signifie que les développeurs peuvent contribuer directement au projet pour créer des constructions personnalisées ou faire fusionner leurs ajouts avec le projet officiel.

Hors d’éventuels forks, les builds de Bottlerocket fournies par AWS bénéficieront d’un support de trois ans sans coût supplémentaire.

Actuellement, Bottlerocket est disponible gratuitement en beta publique sous la forme d’une Amazon Machine Image (AMI) pour Amazon Elastic Cloud Compute (EC2). Si vous êtes intéressé, vous pouvez consulter le guide de configuration.

 

Le SDK pour Surface Duo est aussi disponible pour macOS et Linux.

Surface DuoNous vous en parlions, Microsoft avait rendu disponible en janvier un SDK pour encourager les développeurs à concevoir des applications pour les matériels à double écrans. le SDK est maintenant disponible pour macOS et Linux.

Les exigences ne devraient pas être différentes de celles du SDK sous Windows. Vous devez avoir installé la dernière version d’Android Studio, puis vous pouvez exécuter le SDK et l’émulateur au-dessus.

La semaine dernière, Microsoft a également annoncé que le SDK et l’émulateur Surface Neo/Windows 10X seront disponibles le 11 février. Mais même si Microsoft fabrique à vendu disponible  Visual Studio Code pour ces systèmes d’exploitation, le développement de Windows se fait généralement sur Windows… donc point de versions Mac ou Linux à l’horizon 🙂

Linux fait jeu égal avec Windows Server sur les machines virtuelles Azure

LinuxSi Microsoft pour faire concurrence à Amazon Web Services n’a décidé qu’en 2012 de faire évoluer sa plateforme Azure en intégrant la dimension IaaS, se fut en proposant des machines virtuelles pré configurées sous Windows Server mais aussi des distributions Linux.

Concernant le choix du système d’exploitation hébergé par ces VM, il était de 30% sous Linux en 2015, 40% en 2017 et semble être de 50% actuellement. Scott Guthrie, vice-président exécutif du cloud de Microsoft a en effet déclaré récemment : »Il s’agit désormais de la moitié, mais cela varie d’un jour à l’autre car nombre de ces workloads sont élastiques, mais parfois un peu plus de la moitié des machines virtuelles Azure sont des Linux. »

Ce qui est assez normal du fait de la différence de coût des abonnements proposés, malgré l’initiative Azure Hybrid Benefit permettant de réutiliser sur Azure des licences acquises, et la richesse des offres Open Source proposées. Avec de plus les aspects de complexité de mise en œuvre et de support qui sont largement amoindris car pris en compte dans l’abonnement.

Pour faire simple, Linux (pour les serveurs) est l’OS en passe d’être le plus utilisé en mode Cloud, et l’avenir de Windows Server ne repose plus que sur les choix des entreprises pour leurs solutions « on-premise ».

En fait le Cloud a en 10 ans totalement bouleversé les modèles économiques de l’industrie de l’IT en passant de modèles d’acquisition de produits ou de licences à des modèles abonnements liés à la consommation de ressources physiques ou logicielles.

Pour être un acteur majeur du Cloud, Microsoft a donc dû changer complètement de stratégie et non plus vendre ses produits mais proposer les technologies demandées par ses clients. Que ce soit celles d’éditeurs concurrents (Oracle par exemple) ou celles issues de la communauté Open Source (Linux, PHP, Cosmo DB,  Kubernetes, etc.). Ce qui l’a conduit à devenir un acteur important du monde de l’Open Source, avec notamment l’acquisition de la forge GitHub à laquelle contribuent plus de 20 000 employés Microsoft et qui héberge 200 projets proposés par l’éditeur. Mais aussi de porter certain de ces produits phares sur Linux, comme récemment SQL Server…

Et si les choix opérés par les entreprises dans le Cloud public se disséminaient dans les datacenters privés, la stratégie de Cloud hybride de Microsoft pourraient avoir des conséquences inattendues…

Linus Torvalds va soigner son image…

Capture d_écran 2018-09-18 à 08.33.58Linus Torvalds, le célèbre créateur de Linux, a annoncé à l’occasion de la sortie du noyau 4.19 de son système qu’il se retirait de ses responsabilités de validation du noyau pour pouvoir travailler sur sa personnalité. Il a demandé à Greg Kroah-Hartman, l’un des principaux développeurs du noyau, de prendre la relève pendant qu’il prendrait une pause.

Il est effectivement connu pour ses excès d’humeur, son attitude désinvolte, ses agressions verbales (ou dans les mails) qui nuisent à son travail estime-t-il. Il va donc se « soigner » !

Il a ainsi déclaré :
«Je dois modifier certains de mes comportements, et je tiens à m’excuser auprès des gens que mon comportement personnel a nui au développement du noyau Linux.  Je vais prendre un congé et obtenir de l’aide sur la façon de comprendre les émotions des gens et de réagir de manière appropriée. »

Linus a également réitéré qu’il ne s’épuisait pas dans son travail et que sa décision n’était pas un burn out. Il souhaitait revenir sur le projet dès qu’il sera plus calme !

Voilà donc une bonne décision, qui nous feront peut-être (ou pas) regretter les joutes verbales et insultes entre l’ex PDG de Microsoft, Steve Balmer et lui !

Microsoft membre de la fondation Linux au niveau « platinum », vous avez bien lu !

Microsoft LinuxSi on nous avait dit cela il y a 10 ans, même 5 ans… Microsoft vient d’annoncer son adhésion à la fondation Linux à son niveau maximum : membre « Platinum », décidément la marque que Satya Nadella imprime chez l’éditeur est très forte.
Dans la même communication, lors de la conférence « Connect() » de l’éditeur, Microsoft annonce également la disponibilité en Beta (et en Français) de l’édition complète de Visual Studio (l’éditeur avait déjà mis à disposition la version Visual Studio Code, éditeur concurrent de Bracket d’Adobe) qui permet de développer des applications Web, Mac et iOS (pas Windows). Le lien de téléchargement est ici (5 Go).

Microsoft offre de nouveaux outils de migration vers Azure

Au mois de septembre Microsoft dévoilait un outil de migration permettant de déplacer des machines virtuelles ou des serveurs physiques Windows Server vers des machines virtuelles dans Azure (IaaS).

Fin de semaine dernière l’éditeur annonçait la disponibilité du Migration Accelerator Tool de machines  Linux (CentOS 6.4 et 6.5 et Oracle Linux 6.4 et 6.5) vers Azure. Cet outil, basé sur l’acquisition qu’avait faite microsoft de l’entreprise spécialisé sur les outils de PRA InMage au mois de juillet dernier qui permettaient la migration non seulement de machines physiques et virtuelles vers Azure que ces dernières se trouvent sur une machine Hyper-V mais également VMware et Amazon.

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