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La relation clients toujours plus sociale

En tout cas selon Oracle qui vient d’annoncer le rachet de la société Vitrue.

Vitrue, créée en 2006, propose une plateforme cloud de SRM (Social Relationship Management), qui, selon le communiqué d’Oracle, “permet aux marketeurs, de manière centralisée, de créer, publier, modèrer, gérer, mesurer et rendre compte de leurs campagnes de marketing social et des activités sur les plates-formes de médias sociaux tels que Facebook, Twitter, YouTube et Google +”.

Cette nouvelle acquisition d’Oracle vient rejoindre la longue liste des emplettes du géant de Redwood Shores. Et elle vise à faire entrer les plus célèbres services à caractère sociaux tels que Facebook, Google + et autres YouTube, comme sources des analyses mais aussi comme potentiels canaux de communication avec les clients des entreprises. Oracle n’est bien sûr par le seul à jouer sur ce terrain. SAP a acquis en fin d’année dernière la société Netbase, pour les mêmes raisons. Cette démarche de prise en compte des réseaux sociaux grand  public, est complémentaire avec celle qui consiste à bâtir des plateformes sociales “propriétaires” au sein des offres des éditeurs (ex : Salesforce et Chatter, Microsoft et Sharepoint/Lync, …).

Google – Motorola Mobility : c’est fait

Le dernier obstacle potentiel, l’accord de la Chine, ayant été levé il ya quelques jours, c’est maintenant officiel et définitif, Google absorbe Motorola Mobility. Après plus de 9 mois d’attente depuis l’annonce du rachat, nous allons peut être voir plus clair sur les objectifs de cette acquisition : développement d’une structure dédiée à la création et la commercialisation de smartphones Google ou simple récupération du portefeuille de brevets de Motorola Mobility ? Le futur proche devrait nous en dire plus.

EMC acquiert Syncplicity

Nous nous en sommes souvent fait l’écho dans ce blog (ici ou ), le monde du stockage dans le cloud est en effervescence, très créatif et très stratégique, aussi bien dans le grand public (son marché historique), que pour les entreprises, encore à ses tous débuts.

Dernier écho de ce bouillonnement, l’acquisition par EMC de la société Syncplicity. Celle ci propose une solution de stockage et de synchronisation dans le cloud, en concurrence avec les poids lourds du secteur (Dropbox, Box.net). Sa particularité se situe dans ses outils d’administration, qui vont parler à l’oreille des administrateurs informatiques et sécurité des entreprises. Ainsi dans son édition Business, Syncplicity permet de définir les règles de partage au niveau de l’organisation, définir des groupes d’utilisateurs avec les règles associées, voire même de purger des dossiers de partage à distance.

A l’heure du BYOD, les solutions de stockage, synchronisation dans le cloud sont promises à un bel avenir. Il leur reste à intégrer les règles et pratiques des entreprises, notamment en termes d’administration et de sécurité. EMC, avec Syncplicity, acquiert une brique qui pourrait faire référence en la matière, et inciter les leaders (Dropbox en particulier) à accélérer le mouvement dans cette direction. Une belle acquisition pour EMC, donc. Reste à régler les overlapping des différentes offres à son catalogue propre, mais aussi versus celles de VMWare, dont EMC est l’actionnaire principal, et qui laboure aussi le même sillon( voir VMWare Octopus).

Baidu : Google killer ?

Baidu, le moteur de recherche chinois, continue de labourer le sillon de Google, sur son propre terrain de jeu : la Chine. Et semble en passe d’enterrer son concurrent. La domination de Baidu (dont le slogan est “Baidu connait mieux le chinois” :) )  sur ce marché n’est plus à

démontrer. A ce propos, Digimind propose une

intéressante infographie (voir ici), qui donne une image large de la société chinoise.
une encyclopédie à la mode WIkipedia (Baidu Baike), qui laisse loin derrière elle le modèle, en termes de nombre d’articles référencés.Au delà du moteur de recherche, Baidu offre aujourd’hui de nombreux services aux utilisateurs chinois :

  • une messagerie instantanée.
  • une plateforme de téléchargement de MP3 gratuits.
  • et bien d’autres encore issus d’acquisitions ou de partenariats.

Dernière initiative de Baidu dans sa course à la copie de Google, l’annonce d’un téléphone cloud basée sur Android. Dénommé Changhong H5018, il est basé sur Android 2.3, offre un stockage de 300GO dans le cloud et bien entendu, l’accès aux différents services de Baidu. Conséquence de ce lancement, Baidu propose aussi soin propre marché d’apps.

La société chinoise est donc en train de mettre en place une plateforme de solution globale, dont elle maîtrise toute les composantes. Le marché chinois (source : Chine Nouvelle) compte en mai 2012 :

  • 1 milliard d’abonnés au téléphone mobile,
  • 370 millions d’abonnés à l’Internet mobile,
  • 158 millions d’abonnés Internet en haut débit.
Des chiffres qui donnent la mesure des enjeux. De plus, si Baidu s’est aujourd’hui “limité” au marché chinois, il y a fort à parier que son appétit va grandir…

Android à foison !

Il y a aujourd’hui un très grand nombre de devices Android, ce n’est pas un scoop. Mais la représentation que donne OpenSignalMaps de cette diversité est éclairante.

OpenSignalMaps s’est appuyé sur l’analyse de près de 700 000 downloads de leur application. Le résultat, illustré par le graphique ci contre, confirme la très grande diversité/fragmentation du marché des devices Google, et la domination de Samsung. Sur les près de 4000 appareils différents, le carré vert ci contre correspond au Galaxy S II, et par ailleurs, toujours selon OpenSignalMaps, Samsung représente 40% de l’ensemble des appareils qui ont téléchargé leur appli.

Diversité ou fragmentation ? Positif ou négatif ?  Ces questions se posent en effet. Mais ce foisonnement représente un véritable différentiateur de la stratégie de Google par rapport à son concurrent principal, Apple. Et certainement aussi une des clés du succès du système d’exploitation de Google, en tout cas en termes de pénétration chez les OEM d’appareils.

Autre illustration de cette stratégie, celle fournie par Google lui même sur le site developer.android.com, avec la répartition par version de l’OS (tableau et graphique ci contre).

Cette autre facette de la diversité, est quant à elle moins positive pour les utilisateurs de devices Android, qui ne sont pas assurés de bénéficier des nouveautés apportées par les versions les plus récentes du système d’exploitation. Mais il s’agit du revers de la même médaille, et Google ne semble pas pour le moment prêt à remettre en cause cette liberté d’utiliser toutes ces versions d’Android, au risque de faire disparaitre l’engouement des fabricants et assembleurs d’appareils.

Microsoft Office 365 certifiée FISMA

FISMA ? Federal Information Security Management Act, est un niveau de certification requis dans un certain nombre de projets du gouvernement américain, et définit le cadre que doit respecter un fournisseur en termes de protection des informations du gouvernement américain contre les menaces potentielles (naturelles ou humaines).  Office 365 vient donc d’obtenir ce sésame, qui devrait lui permettre de se positionner sur certain dossiers chauds outre- atlantique. Il vient s’ajouter aux autres éléments en matière de sécurité et de confidentialité dont se prévaut (à juste titre) aujourd’hui Microsoft, tels que :

  • la certification ISO 27001, norme internationale de système de gestion de la sécurité de l’information,
  • la prise en compte de la règle européenne Safe Harbor, dispositif juridique permettant à une entreprise américaine de garantir qu’elle respecte bien la législation européenne, afin d’obtenir l’accord pour transférer des données de l’UE vers les USA.
  • les “clauses contractuelles types” de l’Union Européenne (clauses portant sur le transfert international des données)
  • enfin, aux USA, Microsoft est aussi signataire des clauses de la loi HIPAA, qui réglemente les usages, la divulgation et la sauvegarde des données dans le monde de la santé.

Ces différents engagements sont pris très au sérieux par Microsoft (mais aussi par tous les acteurs du cloud computing), car ils conditionnent le droit à concourir aux appels d’offres publiques. Histoire d’enfoncer un peu plus le clou, cette annonce de conformité FISMA par Microsoft vient quelques jours après l’annonce par le Department of Interior (attention faux ami, il ne s’agit pas du ministère de l’intérieur – Homeland Department, mais du ministère chargé d ela protection des ressources naturelles du pays) du choix des Google Apps pour son nouveau système de messagerie et collaboration dans le cloud (90 000 utilisateurs), contre Microsoft….

Samsung numéro 1 mondial des smartphones

C’est le constat fait par IDC dans une note publiée le 1er mai 2012. Cette publication vient juste à point pour Samsung, qui a annoncé hier, 3 mai, son nouveau Galaxy S III (voir ici un test de ce nouvel appareil), qui a pour objectif, ambitieux, d’assurer la relève de son prédécesseur le S II, qui s’est vendu à 20 millions d’exemplaires depuis son lancement en avril 2011.

Selon IDC, Samsung a vu ses parts de marchés quasiment tripler sur un an (de 11,3% à 29,1%), pendant que dans le même temps, Apple passait de 18,3% à 24,2%, soit une croissance de “seulement” 32% de ses propres parts de marché. Les suivants (HTC, Nokia ou RIM) se trouvent tous loin derrière, entre 4 et 8%.

Déjà les premières analyses apparaissent qui comparent ce combat Apple/Samsung à un autre, Apple/Microsoft, il y 25 ans pour la suprématie sur le marché de l’ordinateur personnel. Selon ces analystes, Samsung viserait de larges parts de marché, avec des produits pas forcément les meilleurs technologiquement mais suffisants (Good Enough : un terme qui rappelera des (mauvais) souvenirs à Microsoft), et positionnés à des niveaux de prix inférieurs à ceux de son concurrent Apple.

Si la comparaison peut effectivement se défendre, la situation nous semble quand même assez différente pour plusieurs raisons parmi lesquelles je citerais :

  • Samsung est un groupe industriel puissant qui possède des actifs dans de nombreux domaines qui produisent des composantes pour les smartphones (écrans, processeur …), dont ceux d’Apple. Et en la matière, il suffit d’avoir en main quelques minutes un Galaxy pour mesurer la qualité de ces composants, tels l’écran, bien supérieur à ceux d’Apple en termes de rendu. Par ailleurs, ces différents domaines de compétences de Samsung lui permettent de créer des synergies techniques et commerciales  (tablettes, smartphones, PC, TV, jeux …).
  • Au coeur des appareils de Samsung se trouve Android, qui porte à lui seul un vaste écosystème et son propre ensemble de fournisseurs concurrents. Cette concurrence entre les acteurs du monde Android stimule l’innovation et contribue à faire émerger des solutions nouvelles. Et sur ce plan, quand on regarde les petits pas faits par Apple à chaque nouvelle version de ses produits (iPhone ou iPad), pour “optimiser” ses ventes, la menace Samsung/Android est à prendre très au sérieux.
  • Enfin, le modèle de développement visant uniquement le haut de gamme s’est avéré déjà une fois quasiment mortifère pour Apple, qui n’a dû sa survie en 1997 qu’à un investissement de 150 millions de dollars par … Microsoft !

Les lignes de partage entre Apple et Samsung, et plus largement entre Apple et le monde Android ne sont donc pas figées, et en tout cas pas selon un axe “good enough”.

Amazon : du commerce en ligne à la fourniture d’ “énergie cloud”

Amazon, basée comme Microsoft à Seattle (l’air vivifiant du Pacifique doit décidément faire du bien aux sociétés high tech :) ), a publié la semaine dernière ses résultats trimestriels pour le premier trimestre 2012.

Malgré une belle progression de son chiffre d’affaire (+34% à 13,18 milliards de dollars), le résultat net est en baisse (-35% à 130 millions de dollars, soit 28 cents par action). Pour autant, ce résultat net s’est situé très au dessus des attentes de Wall Street (7 cents par action), et le résultat ne n’est pas fait attendre avec une action Amazon qui a pris 15% à l’annonce de ces résultats. Ce résultat net moins à la baisse que prévu est analysé comme un signe positif des investissements consentis par Amazon, en particulier autour de sa tablette Kindle.

La société de Jeff Bezos est un géant du XXIème siècle, certes moins “scintillant” qu’un Apple ou moins omni présent que Google ou Facebook, mais qui dispose aujourd’hui ses pièces dans de nombreux domaines stratégiques : Lire la suite…

Microsoft se met à la lecture

En effet, Microsoft vient d’annoncer un investissement de 300 millions de dollars (soit 17,6% du capital global, le reste étant entre les mains de Barnes & Noble) dans la nouvelle entité créée par Barnes & Noble et chargée de son business Nook (la liseuse du libraire américain). Barnes & Noble viennent en effet d’annoncer un “spinoff” pour dynamiser ses activités autour de Nook. Microsoft  a saisi l’opportunité pour se positionner dans cette structure (dont le nom reste encore à trouver), avec des objectifs très variés :

  • Prendre date vis à vis de futurs combats avec Amazon.
  • Résoudre quelques procès en cours avec Barnes & Noble.
  • Préparer peut être aussi le futur, et l’arrivée de Windows 8 (Microsoft annonçant en même temps, la création d’une appli Nook pour WIndows 8).

Malware et Apple : le début des ennuis….

Eh oui, dur réveil pour tous les Apple maniacs, leur chouchou est sensible aux différentes menaces provenant du web ! Pour tous ces fans, ce genre de risques étaient réservés à Windows, car mal conçu, mal développé, et donc soumis par nature (by design comme on dirait à Cupertino) à ce type d’aléas.

L’actualité récente du cheval de Troie Flashback vient éclairer d’un jour nouveau cette question. Apple a d’ailleurs mis un certain temps à réagir, et à proposer un correctif au problème. Si l’on en croit Eugene Kaspersky, fondateur de la société du même nom, spécialisée sur le logiciels de sécurité et autres anti virus, Apple se trouverait aujourd’hui dans le même état que Microsoft il y a 10 ans sur cette question de la sécurité de ses environnements. Toujours selon lui, Apple doit revoir complètement son approche en termes de veille et de développement / mise à disposition des correctif pour offrir une véritable protection à ses clients. Mais Kaspersky n’est pas le seul à tenir ce discours. Lire la suite…

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