Tag Archives: top
ibmpc

[Lettre Calipia]Le poste de travail : de la création à la consommation d’informations

Article issu de La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande 

Un peu d’histoire …

ibmpcVers la fin des années 70 et au début des années 80, l’ordinateur personnel était affaire de hobby, une passion assez couteuse et réservée à une population de passionnés. Avant l’arrivée d’IBM avec son IBM PC, les orfinateurs personnels n’étaient pas jugés comme sérieux, considérés uniquement comme des joujous et ne parvenaient que très marginalement à pénétrer l’environnement professionnel. Puis arriva IBM avec son « IBM-PC » et surtout les « Clones », ces machines compatibles grâce à l’ouverture offerte par le choix de composantes standards (dont bien sur le processeur : Intel, et l’OS : Microsoft). Alors qu’IBM, pour ses autres machines (grands et moyens systèmes) avait plutôt tendance à tout faire elle-même dans la plus grande opacité, la compagnie offrait avec le PC un système étonnamment ouvert et évolutif.

Si IBM crédibilisa l’ordinateur personnel dans le monde professionnel, les « clones » apporteront à ce marché du dynamisme en rendant ces machines plus abordables financièrement. Un énorme écosystème se constitua alors, intégrant : des éditeurs de logiciels, des fabricants de cartes d’extensions, des constructeurs de périphériques : souris, claviers, imprimantes, scanners, etc…

Ce marché fut florissant, affichant une croissance à deux chiffres durant près de 2 décennies. Champions incontestés de cette période : Microsoft et Intel.  Nous étions à l’aube de l’an 2000, l’arrivée du nouveau millénaire et la montée en puissance des acteurs de l’internet, puis de la mobilité allait tout changer…

Les années 2000 et l’évolution des usages

Le PC (qu’il soit PC fixe ou portable, PC Intel ou Mac Intel) est devenu un accessoire indispensable dans les entreprises et dans les familles durant les années 2000. La multiplication des mises en réseaux et surtout la monté en puissance d’Internet en ont rendu l’usage quasiment obligatoire. En effet, c’est à cette même période que se sont développées et généralisées les formations pour les utilisateurs. Tout le monde voulait et devait utiliser cet accessoire indispensable qu’était le PC.

Continue reading

comm

[Lettre Calipia] Les outils de communication « grand public » régneront ils demain sans partage dans l’entreprise ?

(Article issu de La Lettre Calipia N°135. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.php)

Et si, d’ici quelques années, seuls les outils de communication et de collaboration « Grand Public » restaient présents dans les entreprises ?

Si cette question peut paraître saugrenue, voire iconoclaste pour certains, examinons tout de même cela de plus près.

Traditionnellement, des outils et pas seulement informatiques, présents dans l’entreprise sont devenus petit à petit des « commodités ». Ainsi en quelques dizaines d’années certaines machines-outils dédiées ont été remplacées par des équivalents standardisées. Il en va bien sûr de même pour les différentes applications informatique Internes. L’application de paye par exemple, autrefois purement interne est maintenant standardisée, hébergée et partagée. Depuis quelques années, certaines entreprises ne gèrent-elles pas les achats interne comme des sites marchands, où seul le mode de paiement final du panier change : au lieu d’une carte bancaire on utilise le code d’imputation sur le service…

Durant ces dernières années, le BYOD (et donc l’achat de composantes standards et « grand public » comme équipement de travail) a accentué le phénomène. Comme jadis le stylo et le cahier personnel du cadre en mission, ce dernier choisi aujourd’hui son poste de travail dans un large catalogue « grand public ».

Et si demain cette tendance de fond touchait les outils de communication et de collaboration que nous considérons là encore de plus en plus comme des commodités ? Et si toutes les messageries, les intranets, les outils de communication instantanée, les Réseaux Sociaux d’Entreprise, la téléphonie n’étaient plus gérés dans l’entreprise, avec des outils spécifiques aux entreprises mais simplement utilisés ou « consommés » depuis des plateforme grand public ?

Continue reading

synthese2016

Synthèse 2016 : elle est encore disponible (en attendant la version 2017 prévue pour mars)

synthese2016L’édition de la Synthèse 2016 de l’offre Microsoft pour les entreprises est disponible depuis le 8 mars 2016.

Vous pouvez  la commander en suivant ce lien

Cette nouvelle version de la Synthèse Calipia vous présente pas moins de 40 fiches « thèmes », 46 fiches « produits logiciels et services» et 10 fiches « produits matériels » actualisées ou nouvelles (dont bien sur les informations sur Windows 10, les nouveaux matériels, les différents scénarios d’Azure, etc.).

Cet ouvrage offre une lecture à double entrée :

  • Les produits de l’offre Microsoft pour les entreprises.
  • Les thématiques les plus actuelles.

Au travers du premier axe de cheminement, vous trouverez pour chaque produit une fiche descriptive synthétisant l’essentiel des informations :

  • L’essentiel de ses fonctionnalités.
  • Ses concurrents et leurs positionnements.
  • Des données du marché, pour positionner les enjeux.
  • Les modes de licences associés.
  • Les logiciels complémentaires.
  • La feuille de route des évolutions du produit.

Le second axe vous propose un parcours selon les thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des Systèmes d’Information (Sécurité, collaboration, interfaces utilisateurs …). Nous vous présenterons, en quelques pages, pour chaque thème, une description des enjeux, du marché et des tendances telles qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

Passez commande !

CES 0

[La Lettre Calipia] Le CES 2016, un petit résumé à chaud

CES 0Comme chaque année nous assistions avec quelques clients à la grande messe des nouvelles technologies qu’est le Consumer Electronic Show, salon gigantesque (à Las Vegas) qui permet de capter des indications intéressantes sur les évolutions potentielles du marché des nouvelles technologies. D’autant plus que le CES débute par deux journées de conférences réservées à la presse et aux analystes durant lesquelles il est possible de glaner des informations intéressantes en avance de phase. Et comme du fait de notre production éditoriale (La Lettre, la Synthèse et le Blog) nous sommes considérés par le CTA (Consumer Technology Association) qui organise le CES depuis 49 ans comme des « Industry Analysts » nous avons pu bénéficier de ces informations. Et assister au « CES Unveiled », petit salon qui regroupe une bonne centaine de sociétés présentées comme les plus innovantes, avec ce qui ne gâte rien de superbes buffets et des boissons à volonté.

 

Vous avez dit gigantesque ?

CES 1Outre l’aspect salon, qui avec 3 670 exposants (20 000 nouveaux produits), 170 000 visiteurs, dont 50 000 venant de 153 pays et une surface d’exposition de plus de 205 000 mètres carrés (soit 20 hectares ou 50 terrains de football américain) répartie entre le Las Vegas Convention Center et Sands Expo and Convention Center de l’hôtel Venetian, ce qui en fait le plus gros évènement mondial traitant des technologies de l’information, le CES est aussi une occasion incroyable pour les exposants de faire connaître leurs innovations :

  • Avec l’Eureka Park, zone dédiée dans un hall regroupant 500 start-up de 29 pays, et une forte présence française avec le label « French Tech » regroupant plus de 160 entreprises dont 66 startups dans l’Eureka Park dont plusieurs furent distinguées lors des « Innovation Awards ».
  • Avec de nombreux distributeurs (83% des top retailers), société de capital risque et dirigeants d’entreprises (environ 50 000) à la recherche de la prochaine bonne idée d’investissements ou de produits.
  • Mais aussi avec une couverture presse impressionnante avec environ 6 000 journalistes et analystes, plus d’1,2 millions de références twitter au hashtag #CES2016, et plus de 15 milliards de références sur les réseaux sociaux.

En gros si vous vous voulez vous faire connaître, investir ou observer le marché, un séjour à Las Vegas pour assister au CES est probablement une bonne idée.

 

Les principaux enseignements

Le fait d’aller tous les ans au CES permet de voir que certaines innovations ne résistent malheureusement pas aux réalités du marché. Par exemple les TV 3D, qui furent largement mis en avant il y a deux ans ont complètement disparu cette année.

L’originalité de cette cette édition du CES est la montée en puissance de technologies présentées comme innovantes lors des précédentes éditions.

Voici les trois principaux ressentis de notre visite dans le Nevada.

 

Des capteurs partout, même dans les endroits les plus improbables

Tout ce qui touche aux capacités de connexion, reconnaissance et analyse de phénomènes physiques divers (vision, parole, bruit, mais aussi des paramètres physiques, températures et autres) a été démontré lors de ce CES. 2016 devrait donc voir apparaître de nombreuses solutions atteignant un véritable niveau d’usages grand public.

On assiste dans le domaine des objets connectés à un changement de paradigme, la question n’étant plus « comment techniquement le faire » mais plutôt « qu’est-ce qui va être utile ».

CES 2Dans ce domaine de très nombreuses solutions « historiques » ont été présentées, avec de très nombreuses « Smart Watch », d’innombrables bracelets et autres dispositifs vous informant de votre rythme cardiaque et du nombre de pas parcourus dans la journée, avec une forte progression des « wearables » et des solutions de suivi médical.

Subsiste un certain nombre de questions concernant les choix effectués pour cette question de l’utilité. Faire de son réfrigérateur le hub de la CES 3maison (Samsung) ou avoir un Sex Toy (B.Sensory) connecté ne me semblent pas vraiment des priorités, mais bon, tout est question de point de vue.

Un autre point important est la standardisation des modes de communications avec les objets connectés (et donc les capteurs). Ce qui ne semble pas être une préoccupation des sociétés : Par exemple la société (française) B.Sensory qui a reçu une distinction pour la plate-forme de communications IoT n’est pas du tout préoccupée par cette question.

On assiste donc ici à un marché potentiellement très prometteur mais qui est en phase de petite adolescence avec tous les risques que cela comporte.

 

Des investissements concernant les technologies prédictives (surtout pour les voitures)

Qu’il s’agisse de la reconnaissance visuelle (par ex pour les véhicules à conduite sans chauffeur), de la reconnaissance de la parole (avec un taux d’erreur de 100% en 1995 à 5% en 2015), de la capacité d’identifier des sentiments dans des paroles, beaucoup de solutions ont été présentées.

Lors de cette édition du CES l’application la plus marquante de cette utilisation des recherches en Intelligence Artificielle fut sans conteste liée à l’automobile, afin de répondre aux doutes et aux craintes liés au concept d’automobile autonome.

CES 4Si Google est perçu comme innovateur dans ce domaine, ses Google Car ayant parcouru plus d’1,6 millions de kilomètres, des acteurs sérieux investissent et commencent à communiquer. On peut citer Toshiba qui crée deux centres de recherches dédiés à la sécurité des objets autonomes (avec des tests allant jusqu’à un milliard de kilomètres, et 16 projets de recherche intégrant des étudiants de Stanford et du MIT), Bosch avec un prototype de voiture, et au moins une dizaine d’autre petites sociétés proposant des solutions d’assistance plus modeste à la conduite.

Tous ces travaux concernant l’Intelligence Artificielle me font un peu frémir, mais bon, c’est une tendance qu’il ne faut ignorer.

 

Une maturation des technologies émergentes

La baisse des revenus liés aux ventes de PC, de Tablettes et de Smartphones pourrait être compensée par une maturation de technologies hier encore considérées comme émergentes et qui ont été largement représentées lors de cette édition 2016 du CES. Certes le chiffre d’affaire généré par ces technologies reste ridicule par rapport a celui du triumvirat PC – Tablettes – Smartphones (estimé à 551 milliards de dollars en 2016), mais ce sont néanmoins des secteurs à forte croissance.

La réalité virtuelle

CES 5Nous avons pu constater que de nombreux stands proposaient des solutions CES 6concurrentes à la plate-forme Oculus Rift, mais surtout que cette dernière était utilisée par un très grand nombre de sociétés proposant des solutions logicielles exploitant la réalité virtuelle.

Ce marché a connu en 2015 une croissance de 440% pour un chiffre d’affaire de 540 millions.

 

 

 

 

 

Les télévisions 4K Ultra HD

CES 7

Les stands les plus spectaculaires du CES sont sans contestes ceux des grands acteurs de l’électronique grand public, CES 8tels que Samsung, LG, Panasonic, Toshiba, Philips, ou Sony. Et la vedette est le téléviseur, qui est fin, incurvé ou plat, 8K et immense (98 pouces). C’est le produit d’appel qui fait rêver, et sert de locomotive au marché du téléviseur 4K UHD qui connaît une croissance d’environ 65% par an avec un potentiel important puisqu’il ne représente en 2015 que 13,9% du marché pour un chiffre d’affaire de 11 milliards de dollars et 13 millions d’unités.

Les « Wearables »

CES 9Dans la droite ligne de l’édition 2015, ce sont les montres intelligentes (Smart Watch) et les bracelets dédiés au suivi de l’activité physique qui ont représenté la plus grosse part des dispositifs exploitant des capteurs.

Ce marché est d’ailleurs en forte croissance (22% en 2015) et devient significatif avec :

  • Pour les Smart Watchs 3,7 milliards de chiffre d’affaire avec 13,6 millions d’unités vendues ;
  • Pour les bracelets 1,3 milliards de chiffre d’affaire avec 17,4 millions d’unités vendues.

Une simple règle de trois amène assez naturellement à la conclusion qu’il vaut mieux aussi donner l’heure…

 

Les drones

CES 10Il y a trois ans seul Parrot présentait des drones. Cette année plus de 40 sociétés avaient des offres, CES 11plus ou moins spécialisées adressant tant les besoins professionnels (surveillance, manutention, etc.) que les attentes grand public. Ce marché très dynamique (115% de croissance en 2015) représente un chiffre d’affaire de 953 millions de dollars pour 2,9 millions d’unités vendues.

 

Les imprimantes 3D

CES 12Contrairement aux téléviseurs 3D, qui ont quasiment disparus du salon après un petit tour de piste il y a deux ans, l’engouement pour les imprimantes 3D se confirme, CES 13avec une très forte représentation en 2016, et des innovations intéressantes telles que des dispositifs « tout en un » (scan et impression) ou la possibilité d’imprimer des pièces en fibre de carbone, en métal de météorite, etc.

Ce marché en forte croissance (38%) représente 152 millions de dollars pour 179 000 unités vendues.

 

Les maisons intelligentes

CES 14L’internet des objets semble avoir donné un second souffle à l’historique marché de la domotique, la maison (comme la ville) devenant CES 15« intelligente », avec un nombre impressionnant de produits exposés lors de ce CES 2016 : Des ampoules qui veillent sur notre sommeil ou font haut-parleur, des aspirateurs qui nous libèrent de tâches ingrates, des réfrigérateurs qui notifient la liste des courses à faire, des thermostats qui optimisent le chauffage, des caméras qui identifient les visages sur le pallier, des capteurs capables de dire si une porte ou une fenêtre a été ouverte ou encore si un cycle de lavage est terminé… Face à la multitude de ces objets connectés, les marques cherchent cependant à trouver un hub unique. Et la télévision est envisagée comme une piste sérieuse.

Ce marché de 1,2 milliards de dollars connaît une croissance enviable de 18%.

 

Mais le CES 2016 c’était aussi

Une forte visibilité d’Intel, les limousines de bon goût, un « strip » toujours aussi fascinant, une bonne ambiance, les petits déjeuners gargantuesques au buffet du Bellagio, des galeries commerciales hallucinantes, quelques dollars perdus au casino, l’occasion de rencontrer la Nasa, le décalage horaire, et somme toute une belle parenthèse ensoleillée dans notre quotidien si souvent grisâtre à cette époque de l’année.

CES 16

 

Sur ces quelques considérations fort peu professionnelles, permettez moi de vous souhaiter une heureuse année 2016.

 

Si vous souhaitez réagir à cet article, tout en restant courtois SVP, vous pouvez me contacter à l’adresse ci-dessous.

Pierre BUGNON – Directeur Associé

Pierre.bugnon@calipia.com

[La Lettre Calipia] Mettre en œuvre Azure : combien çà va me coûter ?

Microsoft Azure est la première famille de solutions Microsoft facturée à l’usage. Il est donc normal que le questionnement sur le coût d’une solution mise en œuvre dans Azure se pose. D’autant qu’Azure est une famille de services de natures très différentes (stockage, machine virtuelle, bande passante, développement d’applications mobiles …) dont la notion d’usages est variable selon le service. Par ailleurs, la multitude de services composant la famille Azure induit de la complexité en termes d’assemblage qui renforce le sentiment d’opacité sur le coût.

Nous allons dans cet article revenir sur les possibilités offertes par les contrats Microsoft de consommer des services Azure, sur les principes de construction de solutions sur la base de services Azure, et les outils existants proposés par Microsoft en termes d’estimation des couts.

Continue reading

mise a jour

[La Lettre Calipia] Les mises à jours en continu : inéluctable ?

(Article issu de La Lettre Calipia N°126. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.html)

Avec l’arrivée chez Microsoft de Windows 10 et surtout le changement dans le mode   de diffusion des nouvelles versions du système d’exploitation, la question des mises à jour en continu est un des sujets brulants de la rentrée pour bon nombre de directions informatiques.

Se posent alors les questions suivantes :

  • Comment gérer au mieux les mises à jour en continu ?
  • Cette tendance de fond est-elle inéluctable ou peut-on l’éviter ?
  • Comment continuer de valider les mises à jour de systèmes d’exploitation et d’applicatifs avant que l’éditeur ne les imposent directement aux utilisateurs ?
  • Si l’éditeur nous offre une mise à jour en différée par rapport à sa mise à disposition pour le grand public, aura-t-on assez de temps pour valider sa compatibilité applicative avec l’ensemble du socle logiciel présent sur les postes de travail ?
  • Quels seront les changements que nous devront opérer en interne pour qualifier beaucoup plus rapidement une nouvelle version du système de base ?
  • Alors que les entreprises attendent parfois plus de 12 ans pour changer de version de Windows (passage de  Windows XP au déploiement de Windows 7 par exemple) et même si l’éditeur nous promet de moindres difficultés, est-on prêt pour faire évoluer nos systèmes au fil de l’eau ?
  • Les éditeurs et Microsoft en tête, ne seront-ils pas être obligés de faire machine arrière ?

Continue reading

contrat unique

MPSA : un contrat pour les remplacer tous !

Début 2014, Microsoft introduit un nouveau contrat de licences en volume pour les entreprises, le MPSA (Microsoft Product and Services Agreement). Toute modification de contrat de licences en volume est pour Microsoft un sujet d’importance stratégique. Selon le dernier rapport annuel de Microsoft concernant sa dernière année fiscale (01/07/2014 au 30/06/2015), les licences en volume comptent pour 44% des 93 milliards de dollars de chiffre d’affaires réalisé !MS FY15Source : Microsoft, annonce résultat Q4 FY15 (http://www.microsoft.com/investor/EarningsAndFinancials/Earnings/PressReleaseAndWebcast/FY15/Q4/default.aspx)

Microsoft a donc introduit dans le courant 2014, le nouveau contrat avec un objectif (à moyen terme) très ambitieux d’en faire le seul contrat (au lieu des différents contrats existants : Open, Select Plus, AE…).

Mais avant d’atteindre cet objectif final, Microsoft a adopté une démarche progressive d’évolution.Le 1er septembre 2015 constitue une nouvelle étape dans cette évolution, avec l’introduction de nouvelles possibilités assez intéressantes pour les organisations. Nous allons dans cet article revenir sur le positionnement du MPSA et nous ferons le point sur l’état actuel de la transformation du paysage des contrats de licences en volume Microsoft.

Continue reading

logo windows

[La Lettre Calipia] 10 questions sur Windows 10

(Article issu de La Lettre Calipia N°123. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.html)

Windows 10 devrait être disponible en version finale à la fin du mois de juillet 2015. De quoi donner un peu de temps aux constructeurs pour intégrer le système sur les nouveaux PC vendus dès septembre 2015.

Si cette rentrée est une période clé, avec celle de noël pour les ventes dans le grand public qu’il ne faut rater à aucun prix, reste une inconnue de taille : comment « le marché » va accueillir ce nouveau système ? L’engouement sera-t-il suffisant pour enrayer la chute des ventes de PC ? Cette nouvelle version saura-t-elle faire oublier Windows 8 et Windows 8.1, car c’est là le cœur du problème pour l’éditeur. Saura-t-il redorer les lettres de noblesse de Windows face à une concurrence qui n’a jamais été aussi forte et vraiment multiforme ?

Nous nous proposons dans les lignes qui suivent d’apporter un éclairage sur ces points au travers de 10 questions essentielles, selon nous, pour évaluer sa réussite en entreprise.

 1 – Quelles applications pour Windows 10 ?

On l’oublie parfois, mais c’est vraiment une question déterminante pour le succès ou l’échec d’un système d’exploitation. Peu de personnes achètent un système pour sa « beauté » à part quelques Geeks sans doute (nous en sommes J). La migration simplifiée n’est pas non plus une raison suffisante. Le prix de la licence n’est pas également un critère déterminant, ce dernier n’intervenant que pour moins de 5% du coût global d’une évolution de système.

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, il est toujours bon de rappeler que ce qui fait le succès d’un système est avant tout ce que l’on peut faire avec… Les applications originales qui tournent dessus et qui ne fonctionnaient pas dans la version précédente ou sur un système concurrent déjà en place dans l’organisation.

De ces nouveautés et de ces nouvelles capacités applicatives viendront le succès auprès des utilisateurs. S’il y a engouement, alors viendra s’étoffer le nombre de développeurs, contribuant à leur tour à la richesse applicative permettant de faire grossir le nombre d’applications originales, attirant encore plus d’utilisateurs. La boucle (vertueuse) sera bouclée.

bouclevertuese

C’est le pari que doit faire Microsoft autour de Windows 10 et les plans que l’éditeur met en place pour séduire les développeurs en leur faisant miroiter un succès prévisible du produit d’une part et des nombreuses innovations disponibles (c’est le sens de l’annonce très précoce d’Hololens par exemple alors que les possibilités de test et de développement ne sont à l’heure actuelle réservées qu’à un tout petit nombre d’entreprises qui peut accéder à un programme à plusieurs centaine de milliers de dollars). Cerise sur le gâteau, leur développement sera « universel » : un seul code pour tous les types de matériel : du smartphone au PC géant de 84 pouces type « Surface Hub »…

Alors quelles applications spécifiques à Windows 10 sont-elles d’ores et déjà disponibles sur ce système et sur aucun autre ?  Pas si facile de répondre à cette question, il y aura bien les versions Office tactiles, mais elles existent depuis plus de six mois sur Android et un an sur iPad. Le nouveau et très prometteur navigateur « Edge » de Microsoft fait partie de cette liste, c’est un début. Il reste encore beaucoup de travail à Microsoft pour avancer là-dessus et je ne parle même pas de la déclinaison mobile du système dont le catalogue applicatif -en progression – reste encore en retrait face à Android et iOS.

Continue reading

synthese2015

Synthèse 2015 : elle est arrivée !

La nouvelle édition de la Synthèse 2015 de l’offre Microsoft pour les entreprises est disponible depuis le 6 mars 2015.

Vous pouvez  la commander en suivant ce lien

Cette nouvelle version de la Synthèse Calipia vous présente pas moins de 37 fiches « thèmes », 52 fiches « produits logiciels et services» et 11 fiches « produits matériels » actualisées ou nouvelles (dont bien sur les informations sur Windows 10, les nouveaux matériels, les différents scénarios d’Azure, etc.

Cet ouvrage offre une lecture à double entrée :

  • Les produits de l’offre Microsoft pour les entreprises.
  • Les thématiques les plus actuelles.

Au travers du premier axe de cheminement, vous trouverez pour chaque produit une fiche descriptive synthétisant l’essentiel des informations :

  • L’essentiel de ses fonctionnalités.
  • Ses concurrents et leurs positionnements.
  • Des données du marché, pour positionner les enjeux.
  • Les modes de licences associés.
  • Les logiciels complémentaires.
  • La feuille de route des évolutions du produit.

Le second axe vous propose un parcours selon les thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des Systèmes d’Information (Sécurité, collaboration, interfaces utilisateurs …). Nous vous présenterons, en quelques pages, pour chaque thème, une description des enjeux, du marché et des tendances telles qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

Passez commande !

Capture d'écran 2014-03-27 06.29.46

[Lettre Calipia] Le hardware est-il réellement stratégique pour le nouveau Microsoft ?

(Article issu de la Lettre Calipia, Abonnement gratuit : calipia.com/lalettre)

Depuis que Satya Nadella a pris la place de Steve Ballmer en tant que PDG de Microsoft, il s’est efforcé de faire entendre sa propre musique et développer sa propre vision pour l’éditeur. Au cœur de cette vision l’accroche « Mobile First and Cloud First ». Si cette vision est très claire d’un point de vue général, c’est bien sûr dans les détails et dans l’exécution qu’elle se révèlera ou non, clé pour Microsoft. Si l’affirmation Cloud est très explicite et ne fait que renforcer le positionnement qu’en avait exposé Steve Ballmer, la stratégie « Mobile First » est parfois plus ambiguë.

Pour être plus clair, Satya Nadella parle-t-il ici des périphériques Windows, de Windows ou plus généralement des services Mobiles sans distinction de plateforme ? S’agit-il des Mobiles « Microsoft » motorisés par les différentes versions de Windows ou les mobiles du marché ? Il va de soi que l’ambiguïté permet plusieurs interprétations.

Ainsi si vous travaillez par exemple à la vente des Lumia ou des Surface, il n’y a pas de débat pour vous, on parle bien entendu des périphériques Microsoft. Même réflexion si vous vous chargez de la promotion de la dernière version de Windows, et puis comment pourrait-il en être autrement ? Quel employé aurait l’outrecuidance d’en affirmer le contraire ?

Et bien je pense que cet employé existe, et qu’il se nomme Satya Nadella 🙂

Lors du diner annuel de la Chambre de Commerce de Seattle auquel il participait, le journaliste Todd Bishop de Geekwire[1] lui a demandé ce qu’il comptait faire pour améliorer les ventes de Windows Phone dont les parts de marché restent très faibles aux Etats Unis et ne montrent pas de signes évident de croissance. Satya Nadella, ne s’est pas lancé comme on pouvait peut-être l’imaginer dans une explication de texte des tactiques mises en œuvre, expliquant comment par exemple il comptait recruter de nouveaux partenaires coté opérateurs et coté constructeurs, il n’a pas mis en avant la nouvelle politique de gratuité de Windows Phone visant à reprendre des parts de marché à Android, il n’a pas non plus parlé des synergies pourtant présentes dans toutes les présentations entre Windows Phone 8 et Windows 8, de l’interface Modern UI, des interfaces de programmations identiques, d’un application store bientôt unique (annoncé hier avec Windows 10) entre ces systèmes.

Non rien de tout cela. Il a préféré formuler une réponse plus surprenante mais qui en dit long je pense sur sa vision :satya « La part de marché de Windows Phone n’a pas d’importance »

Pour enfoncer le clou, il a poursuivi avec ce qui selon lui doit être l’objectif de la société : « Ce n’est pas l’appareil qui est au centre de notre vision mais la personne. C’est de faire que nos plateformes de services offrent la plus grande productivité possible aux utilisateurs (…) Il y aura à l’avenir de nombreux appareils, des grands et des petits, des facteurs de formes qui n’existent pas encore. Vos souvenirs numériques, vos expériences de productivité sur l’ensemble de ces dispositifs seront les points essentiels (…) Notre objectif est de rendre disponible les applications Microsoft sur n’importe quel poste indépendamment du fait qu’il soit sous Windows ou non ».

Au moins c’est clair et les choses sont dites.

stat1 Au-delà des déclinaisons de Windows, évoquées précédemment, je pense que le positionnement de Microsoft en tant que constructeur de matériel n’a pas la même importance pour un Satya Nadella  que pour un Steve Ballmer hurlant « Devices, Devices, Devices… » !

Posons-nous la question : si Satya Nadella avait été à la place de Steve Ballmer il y a un an, aurait-il pris la décision de racheter la division mobile de Nokia ?

Au vu de la récente actualité sur les licenciements massifs chez ce dernier (y compris dans les forces de fabrication et de R&D ne faisant pas de doublons avec des effectifs chez Microsoft), ma conviction est qu’il n’aurait sans doute pas pris la même décision que son prédécesseur… L’alliance à haut niveau MS-Nokia lui aurait peut-être suffit ? Et l’on peut même se poser la question si la division mobile de Nokia est encore réellement viable amputée de la moitié de ses effectifs ? La société de Satya n’est plus la « Devices and Service Company » de Steve …

Le Hardware : stratégique ou purement tactique ?

Disons le tout de suite, Microsoft conçoit depuis très longtemps du Hardware, depuis 2001 avec l’Xbox et depuis plus longtemps encore des claviers, des souris, des webcams… Les plus anciens se souviendrons également que Microsoft avait également créé des cartes son (dont la Microsoft Sound System), des hauts parleurs, et même des cartes mémoire pour imprimante HP (Windows Printing System)…

Si l’activité Xbox est très particulière et s’adresse à un marché bien spécifique avec son propre écosystème (dont le business model ne repose pas sur le hardware mais sur les jeux et l’activité Online), le reste des activités matérielles de Microsoft n’a jamais vraiment été très stratégique mais essentiellement tactique. Il était là  pour réaliser quelques ventes incrémentales, voire pour montrer un peu la voie (on se souvient de la touche « Windows » des claviers faisant ensuite des émules chez les Logitech, ou encore plus récemment de la RoundTable pour Lync reprise maintenant par Polycom). De plus, ce qui peut poser des problèmes à Microsoft autour du Hardware est clairement sa rentabilité intrinsèque.

Microsoft depuis toujours réalise une marge très importante sur le software : de l’ordre de 30%. Sur ses services en ligne, les marges devraient être comparables à terme si l’on juge des derniers résultats publiés par la société sur les ventes d’Office 365 par exemple. Il est clair que de telles marges ne sont pas possibles côté matériel.

Même Apple, pourtant uniquement sur un segment premium et bénéficiant du positionnement du statut de « Référence » sur les tablettes et Smartphones, n’atteint pas de tels niveaux. La firme à la pomme voit au fil des ans sa confortable marge se réduire (un peu) alors que les produits de ses concurrents progressent.

Microsoft n’est pas dans la même situation. L’essentiel des ventes de ses smartphones ne se font pas sur le segment premium, le Lumia « haut de gamme » est à la moitié du prix d’un téléphone Apple. Les Lumia jouent en fait dans la même catégorie que les smartphones Android, catégorie où la marge est extrêmement faible, avec obligation de faire du volume pour garantir une rentabilité.

stat2 Si les ventes sont importantes en volume dans certains pays européens avec près de 10% de parts de marché, ces dernières sont tirées très majoritairement par les Lumia d’entrée de gamme (5XX et 6XX) synonymes de marges encore plus réduites. Au niveau mondial, contrairement à Android, les ventes restent très faibles et sont même en régression sur le dernier semestre … stat3 Elles affichent une baisse de -10% tandis qu’Android progresse de 33% et Apple de 13%. Le cas des Tablettes Surface de Microsoft est différent : si elles se positionnent clairement sur le marché haut de gamme, (positionnement renforcé avec la version 3), le niveau des ventes serait encore très faible. Les pertes de l’activité tablette de Microsoft auraient été estimées à 1,7 Milliard de $ en juillet dernier après la publication des résultats annuels de l’éditeur (sources : document transmis par Microsoft à la SEC[2] et analyse de The Register[3]). Espérons pour l’éditeur que la version 3 (très attrayante au demeurant) l’aide à remonter la pente…

Remarquons au passage qu’il a profité de cette évolution pour revoir sa communication : ce qui était « La tablette sans compromis » des versions 1 et 2 est plus clairement maintenant un ultra portable qui fait aussi tablette et peut donc « remplacer le PC ». Les publicités comparatives ne se font plus vis à vis de l’iPad mais du Macbook Air.  En tout cas la concurrence risque d’être également rude vis à vis des autres constructeurs. Pas sûr également que les différentiateurs de cette Surface Pro 3 soient assez forts pour garantir un haut niveau de marge.

Faire du matériel pour vendre du Software et du Service ?

Lorsque les acteurs du logiciel se sont aventurés à faire du matériel, l’objectif a souvent été pour eux d’accélérer la promotion de leurs logiciels et leurs services. Le moins que l’on puisse dire c’est que cela a rarement été couronné de succès.  Google qui a tenté l’aventure en rachetant Motorola l’a revendu il y a moins d’un an au chinois Lenovo. La cause officielle : un manque de synergie, plus officieusement, Google était sans doute bien plus motivé par l’acquisition de brevets que par la mise en œuvre d’une véritable stratégie de constructeur de mobiles.

A l’inverse IBM à revendu ses activités PC et Serveurs à Lenovo, en cause, là encore la rentabilité, la maitrise du matériel n’étant pas jugé par la société comme un catalyseur suffisant pour la vente de ses services. Reste le cas d’Apple, mais ce dernier à toujours été un constructeur faisant du software avant tout pour vendre son matériel (la gratuité des OS de ce dernier en constituant une belle illustration).

Même si des exemples existent, y a-t-il un seul cas de réussite en la matière ? Avec le rachat de  Sun par Oracle, ce dernier est devenu lui aussi un constructeur, mais la vente de matériel par le spécialiste de la base de donnée est-elle là encore un succès ? Ses véritables motivations, n’étaient-elles pas là ailleurs : comme dans la division logiciel de Sun qui détenait aussi Java, MySQL, OpenOffice ?

Pour conclure sur une question, certes un peu provocante, résumant bien à mon avis le positionnement de Microsoft : selon vous quel est le produit qui accélère le plus les ventes d’un produit au cœur de la stratégie de Microsoft tel qu’Office 365 en entreprise depuis 3 ans ?

  • Réponse A : les tablettes Surfaces et les Smartphones Lumia
  • Réponse B : Les iPads, iPhones, Tablettes et Smartphones Android

Ne cherchez pas la réponse dans le prochain article de la lettre Calipia, mais plutôt dans la publication des résultats de Microsoft et les discours de son nouveau PDG 🙂

Nous reviendrons sur ces sujets et bien d’autres lors du prochain Briefing Calipia (novembre et décembre 2014), n’hésitez-pas nous rejoindre : calipia.com/briefing

[1] http://www.geekwire.com/2014/microsoft-ceo-satya-nadella

[2] http://www.sec.gov/Archives/edgar/data/789019/000119312513310206/d527745d10k.htm

[3] http://www.theregister.co.uk/2013/07/30/microsoft_surface_sales_disaster/