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Le mirage des applications universelles ?

Si l’on en croit les derniers bruits, Apple pourrait à son tour annoncer la possibilité de développer des applications « universelles ». Le constructeur rejoindrait ainsi Microsoft dans sa volonté de mettre en œuvre une solution sur le papier de développement d’applications fonctionnant à la fois sur iPhone, iPad et MacOS.

Le projet, dont le nom de code serait s’il on en croit le site 9to5Mac et Bloomberg, «Marzipan», devrait être annoncé à la WWDC 2018 en juin prochain et nécessiterai bien entendu les nouvelles versions de MacOS et d’iOS. L’application universelle s’adapterait ainsi à l’appareil sur lequel elle est installée, pour peu que le développeur ait fait le travail d’optimisation, en particulier l’interface Homme Machine, qui bien entendu est très différente d’une machine à une autre, entre une interface tactile d’un iPad ou d’un iPhone et l’écran du Mac, entre les capteurs présents et exploités sur un iPhone et leur absence sur Mac, et sans parler des différentes résolutions d’écran… C’est bien là que le bât blesse…

Mais revenons sur les Applications Universelles de Microsoft et sur quelques définitions et objectifs.

Qu’est qu’une application universelle Windows ?

Une application Windows universelle est formellement une application Windows qui repose sur la plateforme Windows universelle (UWP), introduite pour la première fois avec Windows 8 avec comme idée de base que les utilisateurs souhaitent que leurs expériences soient les plus cohérentes possibles sur tous leurs appareils tout en utilisant l’appareil le plus adapté ou le plus productif pour la tâche qu’ils ont à effectuer.

Mais attention la promesse originelle de Microsoft impliquait que tous ces utilisateurs utilisent des plateformes Windows : Windows 8 ou 10 sur PC ou tablettes d’une part et Windows Phone 8 ou 10 sur leur smartphone. Donc autant dire que l’approche a pris du plomb dans l’aile avec l’abandon de Windows Phone… Reste les tablettes Windows et les PC (qui de toute façon fonctionnait déjà exactement sous le même système d’exploitation…

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Le mystère des Chromebooks

Une nouvelle étude du cabinet Futuresource vient de paraitre qui mesure les parts de marchés dans le secteur du K-12 (enseignement secondaire), sur les acquisitions de PC mobiles (notebooks, chromebooks et tablettes).

Encore une fois, cette étude confirme le gouffre qui existe sur ce marché entre les US et le reste du monde, avec des parts de marché très importantes des chromebooks dans le K12 aux US, et de 2 à 3 fois moins importantes sur le reste du monde. Vue depuis l’Europe et la France, cette domination écrasante des Chromebooks dans les investissements des établissements secondaires aux US est une énigme.

Nous vous proposons dans cet article, à partir de l’étude Futuresource sur le secteur de l’éducation, d’examiner le marché des Chromebooks aujourd’hui, les acteurs positionnés et les enseignements possibles pour 2018.

Chromebooks et Chrome OS : un bref rappel

L’architecture matérielle promue par Google autour de ChomeOS (basé sur Linux) pour

chromebooks1

tenter de déloger les Microsoft et Apple du marché des ordinateurs portables n’est pas nouvelle. Les premières machines de cette famille sont apparues en 2011 (Samsung et Acer, voir photo ci-contre), avec un argument massue (à l’époque) par rapport aux PC classiques fonctionnant sous Windows : leur prix.

 

 

La promesse des Chromebooks est de fournir un outil simple, voire même rustique (pas d’innovation en termes de matériel, de modalités d’interaction utilisateurs …), et qui d’un point de vue

logiciel est basé sur des services cloud (pas d’appli et peu de stockage local), accessibles via un navigateur Chrome. Les services de Google (gmail, Google Apps…) tiennent bien entendu une position essentielle dans cet environnement. La promesse également d’une très grande autonomie (par rapport à un PC mais aussi vis-à-vis des Macs), important sur ce segment si l’on ne veut pas installer une forêt de prises multiples !

Dans la pratique, les Chromebooks n’ont pas, en dehors du marché du K-12 aux US, véritablement réussi à entrainer une adoption importante. Et ce pour plusieurs raisons :

  • Les capacités fonctionnelles très réduites, et qui au départ nécessitaient une connexion permanente.
  • La montée en puissance d’Android en parallèle, avec un catalogue applicatif associé très important, qui a aspiré toutes les ressources de développement, rendant ainsi encore plus étroit le périmètre fonctionnel de Chrome OS.
  • L’avantage prix a rapidement disparu, avec Microsoft et des constructeurs qui ont pris en compte la menace et ont fourni des solutions PC à cout équivalent.
  • L’avantage autonomie subsiste, reste à savoir si Microsoft avec Windows 10 ARM parviendra effectivement à le combler, ce qui semble être le cas d’après les premiers tests.
  • La position de Chrome OS par rapport à Android, autre produit de Google qui a rencontré un succès massif et qui a « vampirisé » les ressources de développement, laissant un écosystème applicatif plutôt vide côté Chrome OS.

Google s’est attaqué à certaines de ces limitations (par exemple en rendant possible le travail en mode déconnecté, ou en ouvrant à Chrome OS tout le catalogue applicatif Android), mais sans pour autant changer la donne, ni sur le marché du grand public qui n’a pas choisi les Chromebooks au détriment des PC ou des tablettes, et encore moins sur le marché des entreprises.

Globalement donc, le pari de Google (remplacer les PC et les Mac par des Chromebooks) n’a pas été atteint, avec sur 2016 plus de 290 millions de PC vendus pour environ 9 millions de Chromebooks. Peut-on parler d’échec ? Pas vraiment… Google possède un portefeuille bien garni, une capacité à poursuivre des stratégies, même si celles-ci ne sont pas immédiatement des succès (ou rentables).

Seule exception à cette absence de prise, le marché de l’enseignement secondaire aux US (K-12), qui s’est par contre révélé comme LA success story pour Google, au travers d’un marché de remplacement de laptops vieillissants.

Même limités à un marché (K-12 aux US), ces prises de parts de marché inquiètent Microsoft et Apple, car les populations d’élèves dans ces établissements secondaires seront les utilisateurs d’entreprise demain. Mais l’immersion des utilisateurs de Chromebook dans les services de Google freinerai également l’expansion d’Office 365.

 

Chromebooks et K-12 : une exception américaine

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Dès 2013, le K-12 a absorbé une grande partie des ventes de Chromebooks, et les dernières informations publiées par Futuresource dans sa dernière étude des ventes au troisième trimestre 2017 ne contredisent pas cette tendance.

Ainsi, en 2016 les Chromebooks ont représenté 57,7% des ventes sur le marché du K-12 !

Cette croissance est assez vertigineuse, pour une famille de produits apparue il y a 7 ans seulement. Elle s’est opérée au détriment des acteurs historiques, Microsoft et Apple, dont la somme des positions est passée de 100% à 40% sur cette même période.

Au début des années 2010, c’est Apple et ses tablettes qui ont pris le large devant les classiques PC Windows. Mais le problème de prix restait posé aussi bien pour les produits Microsoft et Apple, avec un effet direct : s’il était possible d’équiper une classe ou une école avec 10, 20 ou 30 appareils, il n’était pas envisageable de fournir un équipement à chaque élève.

Cette restriction a permis l’entrée en lice de Google et des premiers Chromebooks, avec une promesse de prix d’acquisition faibles et de couts de support/maintenance également faibles. Dès 2014, les ventes de Chromebooks en nombre ont dépassé celles d’iPad.

Au-delà du facteur prix, l’utilisation des services cloud de Google a également contribué à faire exploser les ventes d’appareils associés. En France, les réticences vis-à-vis du cloud en général, et de Google en particulier ont clairement constitué un obstacle majeur à un déploiement large de Chromebooks au sein des établissements du secondaire.

Le résultat de cette domination de Chrome OS dans le K-12 US se matérialise sans ambiguïté dans ce tableau de l’étude Futuresource :

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Sur les 3 premiers trimestres de 2017, l’équilibre entre les 3 principaux acteurs ne subit pas de mouvements importants, mais on peut noter quand même que si le tendance est à une légère reprise de marge pour Microsoft, celle-ci se fait plutôt au détriment d’Apple, et que les Chromebooks continuent quant à eux à progresser.

L’analyse des ventes dans le reste du monde dans ce même secteur du K-12 s’avère par contre nettement moins rose qu’aux US. Ainsi Windows conserve de confortables positions lui assurant une bonne avance sur tous ses concurrents, avec des parts de marché 66,5% au troisième trimestre 2017. Ainsi sur ce dernier trimestre analysé (Q3 2017), Microsoft gagne même plus de 9 points, quand Chrome OS en perd 10.

Les efforts de Microsoft et Apple pour remonter la pente

Microsoft et Apple affutent donc depuis plusieurs années maintenant leurs armes pour tenter de casser la boucle infernale qui les a entrainé vers le bas.

Microsoft s’est engagé dans une lutte tous azimuts pour tenter d’enrayer l’hémorragie sur ce secteur très sensible de l’éducation. On peut ainsi citer :

chromebooks 4

  • Windows 10 S pour l’éducation
  • Les actions vers les constructeurs pour pousser la mise sur le marché de PC avec les processeurs Qualcomm à architecture ARM avec Windows 10 S (upgrade vers une version Windows 10 complète) – ex : PC HP ci-contre.
  • La disponibilité d’une solution Office 365 Education à des conditions optimisées….
  • La mise à disposition de Minecraft : Education Edition avec Windows
  • La stratégie de Windows as a Service, visant à simplifier les chemins d’évolution
  • Intune for Education (solution cloud de gestion d’appareils mobiles) et plus globalement le package de services cloud EM+S (Enterprise Mobility plus Security).

Apple a elle aussi infléchi sa stratégie et ses offres pour mieux répondre aux attentes spécifiques du marché de l’éducation, en particulier avec :

  • Le positionnement d’entrée de gamme pour certains modèles d’iPad, avec les baisses de prix associés.
  • La mise à disposition de packages logiciels dédiés aux établissements scolaires (en particulier avec Classroom, qui fournit une solution d’assistant pédagogique, aussi bien destiné aux enseignants qu’aux élèves.

 

Les constructeurs du marché Chromebooks

En novembre 2017, le site américain CNET a établi le classement des meilleurs Chromebooks. A noter le positionnement prix du Pixelbook de Google, largement au-delà des autres Chromebooks et qui le situe dans le haut de gamme des PC.

Google Pixelbook 999 $
ASUS Chromebook Flip 450 $
Samsung Chromebook Pro 500 $
ACER Chromebook R13 350 $
Lenovo Flex 11 Chromebook 300 $
Lenovo Thinkpad 13 Chromebook 400 $

Tous les constructeurs proposent aujourd’hui un ou des Chromebooks à leur catalogue. Le prix n’est plus l’élément discriminant majeur qu’il était au début des Chromebooks.

Les perspectives pour 2018

Une large part des Chromebooks vendus en 2014/2015 vont arriver en phase de renouvellement à partir de 2018. Les conditions qui avaient prévalu à leurs choix à l’époque ne sont plus les mêmes, en particulier avec la disponibilité de PC sous architecture ARM et utilisant Windows 10. La question est donc de savoir si les positions établies entre Chrome OS et ses compétiteurs vont rester aussi marquées, ou si ce renouvellement donnera lieu à des modifications importantes entre les 3 principaux acteurs.

Si Chrome OS a clairement gagné la première manche sur ce secteur du secondaire aux US, rien ne garantit que Google puisse maintenir son leadership.

Vous avez testé ou déployé des Chromebooks dans vos organisations ? Venez partager vos expériences lors d’une prochaine session du Briefing Calipia en janvier 2018.

Quels impacts de la transformation numérique sur le travail ?

Le sujet était abordé lors des dernières élections présidentielles. Nous le savons tous, le numérique est une véritable « révolution”, et comme chaque révolution industrielle elle entraine des changements profonds dans les entreprises publiques ou privées. Ces transformations entraînant une mutation tout aussi profonde sur les métiers.

Le candidat socialiste lors des dernières élections présidentielles le disait, citant des études américaines : près de 50% des emplois en occident pourraient être détruit avec la révolution numérique ou à minima impactés très fortement. Si toutes les études ne sont pas aussi alarmistes, elles soulignent toutes, que la mutation sera profonde et que les transformations sur les métiers seront irréversibles, s’amplifiant au fur et à mesure des progrès de l’Intelligence Artificielle.

L’avènement de la robotique

La robotisation est apparue au départ pour les tâches répétitives (avec comme exemple souvent cité : l’automobile), mais aujourd’hui les robots dépassent de plus en plus ce type de tache pour gagner en autonomie et surtout en versatilité. Ainsi, l’OCDE affirme que 10% des emplois en France vont disparaître d’ici 2025 à cause des robots.

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Dans ce cadre, il est évident que les robots ont déjà remplacé la main d’œuvre humaine dans de nombreux métiers contribuant ainsi à réduire les coûts des « humains-producteurs » en utilisant des machines, mais aussi à en banaliser les fonctions. Cette banalisation entrainant un déplacement de la valeur du fabriquant des produits vers celui qui fabrique les robots ! Les métiers associés à la conception de ces derniers évoluent ainsi dans le même sens. Donc les gains de productivité permis par les robots profitent certes à l’entreprise les utilisant mais beaucoup plus à l’entreprise construisant ces mêmes robots !

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Briefing Calipia #24 – juin 2017 : agenda disponible et inscriptions ouvertes

Le prochain Briefing Calipia aura lieu :

  • Le 6 juin à Aix
  • Le 7 juin à Lyon
  • le 13 juin à Nantes
  • le 15 juin à Lille
  • le 20 juin à Paris
  • le 22 juin à Strasbourg

Depuis plus de 13 ans, cette formation, conçue pour les Directeurs Informatiques et les décideurs techniques, vous propose une analyse des stratégies et des technologies de Microsoft ainsi que de son écosystème de partenaires et concurrents.

Cette formation peut faire l’objet d’une convention formation (N° de déclaration d’organisme formateur : 11910562491).

L’agenda sera le suivant :

  • Introduction : Les assistants vocaux , nouvelles interfaces utilisateurs dans l’entreprise ?
  • Actualité :
    • Les évolutions des offres Office 365
    • Les nouveautés coté Apple et l’écosystème Android,
    • Les nouveaux concurrents à Surface Hub,
    • Les nouveaux services Azure et l’Azure Stack
    • Les offres Dynamics 365…
  • Blockchain : les enjeux pour les entreprises
  • Hyper convergence : de la théorie à la pratique
  • Droit à la déconnexion : quelles solutions ?
  • Windows 10 : comment se préparer aux nouveaux processus de mises à jour
  • La télémétrie dans Windows 10 : impact pour les entreprises
  • De l’antivirus au SIEM : Urbanisation des outils de sécurité à destination des entreprises
  • Comment détecter et se prémunir du Shadow IT ?
  • Groups, Teams, Planner, Bookings, Staffhub,… comprendre les services de collaboration d’Office 365
  • Les chat bots : usages et intégration aux solutions professionnelles
  • Le Cloud configurable : mythes ou réalités ?
  • Evolution du Licensing Microsoft : Premium Assurance et Licensing Azure
  • La protection des données (et la nouvelle réglementation Européenne – GDPR)
  • Les principaux enseignements du CES 2017

Nous aurons le plaisir de vous offrir :

  • La toute nouvelle édition 2017 de la Synthèse Calipia des offres Microsoft, intégrant toutes les nouveautés Microsoft : « Décryptage des Technologies Microsoft pour l’entreprise ». Valeur 54 € TTC.
  • Une clé USB-OTG (USB-A et USB-C permettant le transfert tablette vers PC) de 32 Go contenant les présentations de la journée.

ipadMoyennant un supplément de 300 €HT (360 € TTC), vous pouvez remplacer la cle USB par le tout nouvel iPad 9,7 pouces (sorti en mars 2017) 32 Go .

Ou via supplément de 90 €HT (108 € TTC), vous pouvez remplacer la clé USB par une tablette Retina 8 pouces double systèmes (Windows 10 et Android).
Ces suppléments peuvent faire l’objet d’une facturation séparée.

Agenda et inscriptions en suivant ce lien

[Lettre Calipia] Les assistants vocaux à la conquête des entreprises ?

(article issu de La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lalettre)

La reconnaissance vocale n’est pas une idée neuve. Elle ambitionne depuis des décennies de remplacer le clavier. Il y a plus de 20 ans, la société Lernout & Hauspie, proposait déjà des solutions innovantes et chargées d’espoir pour reconnaitre efficacement la voix humaine et proposer de se substituer au clavier pour écrire un texte. De nombreux fournisseurs se sont alors tournés vers cette société pour intégrer leur solution dans différents systèmes. Microsoft et Apple ont intégré depuis plus de 10 ans des fonctionnalités de reconnaissance vocale à leurs produits. Sans que jamais la voix ne parvienne à̀ s’imposer…

Pourquoi aujourd’hui cette tendance devient-elle plus crédible ? Pour quelles applications ?

Intelligence artificielle et Cloud

Qu’est-ce qui a changé en matière de reconnaissance vocale pour que les systèmes proposés soit maintenant plus performants et plus crédibles ?

La précision des systèmes proposés serait passé de 60% à plus de 90 % en moins de dix 10 ans ! De plus, pas besoin de passer des heures à adapter la reconnaissance vocale à votre voix comme c’était encore le cas en 2009 avec le système intégré à Windows 7. Plus besoin non plus de disposer d’un micro spécifiquement calibré, les outils sont aujourd’hui à la fois plus performants mais aussi capable d’éliminer une bonne partie des bruits parasites.

En octobre 2016 le système proposé par Microsoft avait surpassé pour la première fois en précision (en anglais) une sténo dactylo !

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Deux choses ont changé :

  • Le développement de l’intelligence artificielle et donc la possibilité offerte d’être beaucoup plus précis sur les mots compris en ayant une indication du contexte de la phrase plutôt que de devoir choisir dans l’ensemble du dictionnaire. L’intelligence artificielle permet de plus facilement ignorer les erreurs de dictions des humains et les imprécisions de langages présents dans chaque conversation.
  • L’utilisation du Cloud et donc d’une puissance de calcul bien supérieure à un traitement local.

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Synthèse 2017 : Elle est arrivée !

L’édition de la Synthèse 2017 de l’offre Microsoft pour les entreprises est disponible depuis le 17 mars 2017.

Vous pouvez  la commander en suivant ce lien

La plus importante mise à jour de cet ouvrage depuis sa création il y a 11 ans !

Cette nouvelle version de la Synthèse Calipia vous présente pas moins de 43 fiches « thèmes », 66 fiches « produits logiciels et services» et 10 fiches « produits matériels »  (dont tous les nouveaux services Office 365 et Azure détaillés dans des fiches spécifiques, etc.).

Cet ouvrage offre une lecture à double entrée :

  • Les produits de l’offre Microsoft pour les entreprises.
  • Les thématiques les plus actuelles.

Au travers du premier axe de cheminement, vous trouverez pour chaque produit une fiche descriptive synthétisant l’essentiel des informations :

  • L’essentiel de ses fonctionnalités.
  • Ses concurrents et leurs positionnements.
  • Des données du marché, pour positionner les enjeux.
  • Les modes de licences associés.
  • La feuille de route des évolutions du produit.

Le second axe vous propose un parcours selon les thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des Systèmes d’Information (Transformation digitale, Sécurité, collaboration, interfaces utilisateurs …). Nous vous présenterons, en quelques pages, pour chaque thème, une description des enjeux, du marché et des tendances telles qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

Passez commande !

[Lettre Calipia]Le poste de travail : de la création à la consommation d’informations

Article issu de La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande 

Un peu d’histoire …

ibmpcVers la fin des années 70 et au début des années 80, l’ordinateur personnel était affaire de hobby, une passion assez couteuse et réservée à une population de passionnés. Avant l’arrivée d’IBM avec son IBM PC, les orfinateurs personnels n’étaient pas jugés comme sérieux, considérés uniquement comme des joujous et ne parvenaient que très marginalement à pénétrer l’environnement professionnel. Puis arriva IBM avec son « IBM-PC » et surtout les « Clones », ces machines compatibles grâce à l’ouverture offerte par le choix de composantes standards (dont bien sur le processeur : Intel, et l’OS : Microsoft). Alors qu’IBM, pour ses autres machines (grands et moyens systèmes) avait plutôt tendance à tout faire elle-même dans la plus grande opacité, la compagnie offrait avec le PC un système étonnamment ouvert et évolutif.

Si IBM crédibilisa l’ordinateur personnel dans le monde professionnel, les « clones » apporteront à ce marché du dynamisme en rendant ces machines plus abordables financièrement. Un énorme écosystème se constitua alors, intégrant : des éditeurs de logiciels, des fabricants de cartes d’extensions, des constructeurs de périphériques : souris, claviers, imprimantes, scanners, etc…

Ce marché fut florissant, affichant une croissance à deux chiffres durant près de 2 décennies. Champions incontestés de cette période : Microsoft et Intel.  Nous étions à l’aube de l’an 2000, l’arrivée du nouveau millénaire et la montée en puissance des acteurs de l’internet, puis de la mobilité allait tout changer…

Les années 2000 et l’évolution des usages

Le PC (qu’il soit PC fixe ou portable, PC Intel ou Mac Intel) est devenu un accessoire indispensable dans les entreprises et dans les familles durant les années 2000. La multiplication des mises en réseaux et surtout la monté en puissance d’Internet en ont rendu l’usage quasiment obligatoire. En effet, c’est à cette même période que se sont développées et généralisées les formations pour les utilisateurs. Tout le monde voulait et devait utiliser cet accessoire indispensable qu’était le PC.

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[Lettre Calipia] Les outils de communication « grand public » régneront ils demain sans partage dans l’entreprise ?

(Article issu de La Lettre Calipia N°135. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.php)

Et si, d’ici quelques années, seuls les outils de communication et de collaboration « Grand Public » restaient présents dans les entreprises ?

Si cette question peut paraître saugrenue, voire iconoclaste pour certains, examinons tout de même cela de plus près.

Traditionnellement, des outils et pas seulement informatiques, présents dans l’entreprise sont devenus petit à petit des « commodités ». Ainsi en quelques dizaines d’années certaines machines-outils dédiées ont été remplacées par des équivalents standardisées. Il en va bien sûr de même pour les différentes applications informatique Internes. L’application de paye par exemple, autrefois purement interne est maintenant standardisée, hébergée et partagée. Depuis quelques années, certaines entreprises ne gèrent-elles pas les achats interne comme des sites marchands, où seul le mode de paiement final du panier change : au lieu d’une carte bancaire on utilise le code d’imputation sur le service…

Durant ces dernières années, le BYOD (et donc l’achat de composantes standards et « grand public » comme équipement de travail) a accentué le phénomène. Comme jadis le stylo et le cahier personnel du cadre en mission, ce dernier choisi aujourd’hui son poste de travail dans un large catalogue « grand public ».

Et si demain cette tendance de fond touchait les outils de communication et de collaboration que nous considérons là encore de plus en plus comme des commodités ? Et si toutes les messageries, les intranets, les outils de communication instantanée, les Réseaux Sociaux d’Entreprise, la téléphonie n’étaient plus gérés dans l’entreprise, avec des outils spécifiques aux entreprises mais simplement utilisés ou « consommés » depuis des plateforme grand public ?

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Synthèse 2016 : elle est encore disponible (en attendant la version 2017 prévue pour mars)

synthese2016L’édition de la Synthèse 2016 de l’offre Microsoft pour les entreprises est disponible depuis le 8 mars 2016.

Vous pouvez  la commander en suivant ce lien

Cette nouvelle version de la Synthèse Calipia vous présente pas moins de 40 fiches « thèmes », 46 fiches « produits logiciels et services» et 10 fiches « produits matériels » actualisées ou nouvelles (dont bien sur les informations sur Windows 10, les nouveaux matériels, les différents scénarios d’Azure, etc.).

Cet ouvrage offre une lecture à double entrée :

  • Les produits de l’offre Microsoft pour les entreprises.
  • Les thématiques les plus actuelles.

Au travers du premier axe de cheminement, vous trouverez pour chaque produit une fiche descriptive synthétisant l’essentiel des informations :

  • L’essentiel de ses fonctionnalités.
  • Ses concurrents et leurs positionnements.
  • Des données du marché, pour positionner les enjeux.
  • Les modes de licences associés.
  • Les logiciels complémentaires.
  • La feuille de route des évolutions du produit.

Le second axe vous propose un parcours selon les thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des Systèmes d’Information (Sécurité, collaboration, interfaces utilisateurs …). Nous vous présenterons, en quelques pages, pour chaque thème, une description des enjeux, du marché et des tendances telles qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

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[La Lettre Calipia] Le CES 2016, un petit résumé à chaud

CES 0Comme chaque année nous assistions avec quelques clients à la grande messe des nouvelles technologies qu’est le Consumer Electronic Show, salon gigantesque (à Las Vegas) qui permet de capter des indications intéressantes sur les évolutions potentielles du marché des nouvelles technologies. D’autant plus que le CES débute par deux journées de conférences réservées à la presse et aux analystes durant lesquelles il est possible de glaner des informations intéressantes en avance de phase. Et comme du fait de notre production éditoriale (La Lettre, la Synthèse et le Blog) nous sommes considérés par le CTA (Consumer Technology Association) qui organise le CES depuis 49 ans comme des « Industry Analysts » nous avons pu bénéficier de ces informations. Et assister au « CES Unveiled », petit salon qui regroupe une bonne centaine de sociétés présentées comme les plus innovantes, avec ce qui ne gâte rien de superbes buffets et des boissons à volonté.

 

Vous avez dit gigantesque ?

CES 1Outre l’aspect salon, qui avec 3 670 exposants (20 000 nouveaux produits), 170 000 visiteurs, dont 50 000 venant de 153 pays et une surface d’exposition de plus de 205 000 mètres carrés (soit 20 hectares ou 50 terrains de football américain) répartie entre le Las Vegas Convention Center et Sands Expo and Convention Center de l’hôtel Venetian, ce qui en fait le plus gros évènement mondial traitant des technologies de l’information, le CES est aussi une occasion incroyable pour les exposants de faire connaître leurs innovations :

  • Avec l’Eureka Park, zone dédiée dans un hall regroupant 500 start-up de 29 pays, et une forte présence française avec le label « French Tech » regroupant plus de 160 entreprises dont 66 startups dans l’Eureka Park dont plusieurs furent distinguées lors des « Innovation Awards ».
  • Avec de nombreux distributeurs (83% des top retailers), société de capital risque et dirigeants d’entreprises (environ 50 000) à la recherche de la prochaine bonne idée d’investissements ou de produits.
  • Mais aussi avec une couverture presse impressionnante avec environ 6 000 journalistes et analystes, plus d’1,2 millions de références twitter au hashtag #CES2016, et plus de 15 milliards de références sur les réseaux sociaux.

En gros si vous vous voulez vous faire connaître, investir ou observer le marché, un séjour à Las Vegas pour assister au CES est probablement une bonne idée.

 

Les principaux enseignements

Le fait d’aller tous les ans au CES permet de voir que certaines innovations ne résistent malheureusement pas aux réalités du marché. Par exemple les TV 3D, qui furent largement mis en avant il y a deux ans ont complètement disparu cette année.

L’originalité de cette cette édition du CES est la montée en puissance de technologies présentées comme innovantes lors des précédentes éditions.

Voici les trois principaux ressentis de notre visite dans le Nevada.

 

Des capteurs partout, même dans les endroits les plus improbables

Tout ce qui touche aux capacités de connexion, reconnaissance et analyse de phénomènes physiques divers (vision, parole, bruit, mais aussi des paramètres physiques, températures et autres) a été démontré lors de ce CES. 2016 devrait donc voir apparaître de nombreuses solutions atteignant un véritable niveau d’usages grand public.

On assiste dans le domaine des objets connectés à un changement de paradigme, la question n’étant plus « comment techniquement le faire » mais plutôt « qu’est-ce qui va être utile ».

CES 2Dans ce domaine de très nombreuses solutions « historiques » ont été présentées, avec de très nombreuses « Smart Watch », d’innombrables bracelets et autres dispositifs vous informant de votre rythme cardiaque et du nombre de pas parcourus dans la journée, avec une forte progression des « wearables » et des solutions de suivi médical.

Subsiste un certain nombre de questions concernant les choix effectués pour cette question de l’utilité. Faire de son réfrigérateur le hub de la CES 3maison (Samsung) ou avoir un Sex Toy (B.Sensory) connecté ne me semblent pas vraiment des priorités, mais bon, tout est question de point de vue.

Un autre point important est la standardisation des modes de communications avec les objets connectés (et donc les capteurs). Ce qui ne semble pas être une préoccupation des sociétés : Par exemple la société (française) B.Sensory qui a reçu une distinction pour la plate-forme de communications IoT n’est pas du tout préoccupée par cette question.

On assiste donc ici à un marché potentiellement très prometteur mais qui est en phase de petite adolescence avec tous les risques que cela comporte.

 

Des investissements concernant les technologies prédictives (surtout pour les voitures)

Qu’il s’agisse de la reconnaissance visuelle (par ex pour les véhicules à conduite sans chauffeur), de la reconnaissance de la parole (avec un taux d’erreur de 100% en 1995 à 5% en 2015), de la capacité d’identifier des sentiments dans des paroles, beaucoup de solutions ont été présentées.

Lors de cette édition du CES l’application la plus marquante de cette utilisation des recherches en Intelligence Artificielle fut sans conteste liée à l’automobile, afin de répondre aux doutes et aux craintes liés au concept d’automobile autonome.

CES 4Si Google est perçu comme innovateur dans ce domaine, ses Google Car ayant parcouru plus d’1,6 millions de kilomètres, des acteurs sérieux investissent et commencent à communiquer. On peut citer Toshiba qui crée deux centres de recherches dédiés à la sécurité des objets autonomes (avec des tests allant jusqu’à un milliard de kilomètres, et 16 projets de recherche intégrant des étudiants de Stanford et du MIT), Bosch avec un prototype de voiture, et au moins une dizaine d’autre petites sociétés proposant des solutions d’assistance plus modeste à la conduite.

Tous ces travaux concernant l’Intelligence Artificielle me font un peu frémir, mais bon, c’est une tendance qu’il ne faut ignorer.

 

Une maturation des technologies émergentes

La baisse des revenus liés aux ventes de PC, de Tablettes et de Smartphones pourrait être compensée par une maturation de technologies hier encore considérées comme émergentes et qui ont été largement représentées lors de cette édition 2016 du CES. Certes le chiffre d’affaire généré par ces technologies reste ridicule par rapport a celui du triumvirat PC – Tablettes – Smartphones (estimé à 551 milliards de dollars en 2016), mais ce sont néanmoins des secteurs à forte croissance.

La réalité virtuelle

CES 5Nous avons pu constater que de nombreux stands proposaient des solutions CES 6concurrentes à la plate-forme Oculus Rift, mais surtout que cette dernière était utilisée par un très grand nombre de sociétés proposant des solutions logicielles exploitant la réalité virtuelle.

Ce marché a connu en 2015 une croissance de 440% pour un chiffre d’affaire de 540 millions.

 

 

 

 

 

Les télévisions 4K Ultra HD

CES 7

Les stands les plus spectaculaires du CES sont sans contestes ceux des grands acteurs de l’électronique grand public, CES 8tels que Samsung, LG, Panasonic, Toshiba, Philips, ou Sony. Et la vedette est le téléviseur, qui est fin, incurvé ou plat, 8K et immense (98 pouces). C’est le produit d’appel qui fait rêver, et sert de locomotive au marché du téléviseur 4K UHD qui connaît une croissance d’environ 65% par an avec un potentiel important puisqu’il ne représente en 2015 que 13,9% du marché pour un chiffre d’affaire de 11 milliards de dollars et 13 millions d’unités.

Les « Wearables »

CES 9Dans la droite ligne de l’édition 2015, ce sont les montres intelligentes (Smart Watch) et les bracelets dédiés au suivi de l’activité physique qui ont représenté la plus grosse part des dispositifs exploitant des capteurs.

Ce marché est d’ailleurs en forte croissance (22% en 2015) et devient significatif avec :

  • Pour les Smart Watchs 3,7 milliards de chiffre d’affaire avec 13,6 millions d’unités vendues ;
  • Pour les bracelets 1,3 milliards de chiffre d’affaire avec 17,4 millions d’unités vendues.

Une simple règle de trois amène assez naturellement à la conclusion qu’il vaut mieux aussi donner l’heure…

 

Les drones

CES 10Il y a trois ans seul Parrot présentait des drones. Cette année plus de 40 sociétés avaient des offres, CES 11plus ou moins spécialisées adressant tant les besoins professionnels (surveillance, manutention, etc.) que les attentes grand public. Ce marché très dynamique (115% de croissance en 2015) représente un chiffre d’affaire de 953 millions de dollars pour 2,9 millions d’unités vendues.

 

Les imprimantes 3D

CES 12Contrairement aux téléviseurs 3D, qui ont quasiment disparus du salon après un petit tour de piste il y a deux ans, l’engouement pour les imprimantes 3D se confirme, CES 13avec une très forte représentation en 2016, et des innovations intéressantes telles que des dispositifs « tout en un » (scan et impression) ou la possibilité d’imprimer des pièces en fibre de carbone, en métal de météorite, etc.

Ce marché en forte croissance (38%) représente 152 millions de dollars pour 179 000 unités vendues.

 

Les maisons intelligentes

CES 14L’internet des objets semble avoir donné un second souffle à l’historique marché de la domotique, la maison (comme la ville) devenant CES 15« intelligente », avec un nombre impressionnant de produits exposés lors de ce CES 2016 : Des ampoules qui veillent sur notre sommeil ou font haut-parleur, des aspirateurs qui nous libèrent de tâches ingrates, des réfrigérateurs qui notifient la liste des courses à faire, des thermostats qui optimisent le chauffage, des caméras qui identifient les visages sur le pallier, des capteurs capables de dire si une porte ou une fenêtre a été ouverte ou encore si un cycle de lavage est terminé… Face à la multitude de ces objets connectés, les marques cherchent cependant à trouver un hub unique. Et la télévision est envisagée comme une piste sérieuse.

Ce marché de 1,2 milliards de dollars connaît une croissance enviable de 18%.

 

Mais le CES 2016 c’était aussi

Une forte visibilité d’Intel, les limousines de bon goût, un « strip » toujours aussi fascinant, une bonne ambiance, les petits déjeuners gargantuesques au buffet du Bellagio, des galeries commerciales hallucinantes, quelques dollars perdus au casino, l’occasion de rencontrer la Nasa, le décalage horaire, et somme toute une belle parenthèse ensoleillée dans notre quotidien si souvent grisâtre à cette époque de l’année.

CES 16

 

Sur ces quelques considérations fort peu professionnelles, permettez moi de vous souhaiter une heureuse année 2016.

 

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Pierre BUGNON – Directeur Associé

Pierre.bugnon@calipia.com