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Windows 10 sur ARM : la fin programmée du « Wintel » ?

Depuis leurs créations, les sociétés Microsoft et Intel ont souvent connues des destins intimement liés. Tout a commencé dans les années 1980 au lancement de l’IBM PC où le géant du monde  informatique de l’époque avait choisi pour la conception de son ordinateur personnel, deux sociétés quasiment inconnues et qui n’étaient pas les leaders de leur secteurs d’activité : Intel pour la fourniture du processeur de la machine (Intel 8086 dont le fondeur vient de fêter le 40 ème anniversaire le 8 juin dernier) et Microsoft pour la fourniture du système d’exploitation (PC-DOS qui deviendra plus tard MS-DOS).

fortuneIBM pensait alors pouvoir facilement encadrer ces deux « petits » acteurs, en tout cas plus facilement que si elle avait choisi les leaders de l’époque : Motorola pour les processeurs 68000 équipant déjà le matériel d’Apple et Digital Research avec son système d’exploitation CP/M équipant les premiers micro ordinateurs.

L’avenir en décida autrement…

La lune de miel entre Microsoft et  Intel s’est poursuivie et amplifiée avec l’arrivée de Windows, les deux acteurs, en position dominante sur leur marchés respectifs, étaient alors souvent accusés à raison, de s’entendre sur leurs stratégies respectives.

Les versions du produit phare de Microsoft,  Windows, disposaient alors de versions directement liées aux versions des processeurs du fondeur : Windows 286, Windows 386, nécessitant donc les nouvelles version de processeur 80286, 80386…

C’est à cette même époque que l’appellation « Wintel » est apparue. Contraction de Windows et d’Intel et mise en exergue de ce qui apparaissait comme un monopole sur le poste de travail.

Premières infidélités

Avec Windows NT en 1993 Microsoft avait fait quelques infidélités à Intel en proposant pour Windows le support de processeurs d’autres fondeurs :  Alpha de Digital Equipment, les processeurs MIPS puis PowerPC de Motorola et d’IBM.

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Du nouveau dans la famille Windows

Cet article est issu du numéro 143 de la Lettre Calipia, mai 2017 (abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lalettre)

Le 2 mai dernier lors de l’évènement MicrosoftEdU à New York, Microsoft a levé le voile sur une nouvelle édition de Windows 10 : Windows 10 S. Malgré le contexte de cette annonce (un salon dédié au secteur de l’éducation), Windows 10 S est une offre qui sera accessible à tous, mais dans un premier temps, sa cible naturelle est bien ce secteur et cette nouvelle offre est proposée pour lutter face aux Chromebooks. En complément, Microsoft a également annoncé la disponibilité prochaine d’un nouveau membre de la famille Surface : Surface Laptop, qui vient donc rejoindre les Surface Pro, Book, Studio et Hub.

Nous allons examiner ces récentes annonces, pour voir ce qui les différencie des solutions existantes, et quelles sont les réponses qu’elles apportent.

Windows 10 S : une édition centrée sur le Windows Store

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Depuis plusieurs mois, la rumeur mentionnait l’arrivée d’un « Windows Cloud », une édition allégée de Windows pour contrer la montée en puissance de systèmes d’exploitation moins gourmands (et moins couteux) comme Android et Chrome OS. L’association du mot cloud à Windows pouvant être trompeuse (en laissant penser qu’il s’agissait d’une version de Windows qui s’exécuterait dans le cloud), Microsoft a opté pour un nom, certes moins parlant, mais qui s’inscrit dans la nomenclature de son système d’exploitation.

Conformément à ce qui était évoqué depuis plusieurs mois, Windows 10 S est une édition de Windows dont la caractéristique majeure est de ne supporter que les applications provenant du Windows Store, c’est-à-dire celles développées directement avec l’interface moderne (les applications UWP – Universal Windows Platform) mais aussi les applications Win32 « portées » avec sa technologie Desktop Bridge (connue précédemment sous le nom Centennial) sur cette plateforme UWP. La motivation essentielle de cette limitation est d’assurer plus de garantie et de stabilité pour les applications qui tourneront sous Windows 10 S, car elles auront au préalable été qualifiées, à la manière, par exemple, de ce qui se fait sur l’AppStore pour les applications iOS pour l’iPad. Cette limitation au store Windows rappelle bien sûr Windows RT, qui ne supportait pas non plus les applications natives, pour une raison de processeur à l’époque (Windows RT ne fonctionnait que sur des plateformes matérielles à base ARM). L’échec de cette stratégie ARM avec l’abandon de RT il y a 2 ans ne devrait pas rejaillir trop fortement sur Windows 10 S. En effet, si la question de la quantité et de la qualité des applications disponibles sur le store Windows reste encore d’actualité (par rapport à ses 2 principaux concurrents : Google et Apple), Windows 10 S fonctionne sur plateforme Intel et peut donc compter sur une plateforme applicative plus large si les éditeurs investissent via Desktop Bridge pour adapter leurs applications…

Edge : navigateur par défaut

Autre spécificité de Windows 10 S, le navigateur Edge qui est le seul possible par défaut.  Même si l’installation de navigateur tierce est possible (Opera est ainsi disponible sur le store Windows), Edge sera le seul dans lequel s’ouvriront les liens hypertextes. Si cette pratique de la part de Microsoft peut surprendre, après les nombreuses années pendant lesquelles Microsoft s’est retrouvé sous la surveillance de la justice américaine concernant son navigateur Internet Explorer, mais le monde de 2017 n’est plus celui de 2000, la mobilité et ses champions, Apple & Google, ayant totalement transformé le paysage, et Microsoft n’est plus « l’horrible monopoliste » qu’il était alors accusé d’être.

Le tableau ci-dessous (source Microsoft) précise les différences fonctionnelles entre les versions S, Pro et Home de Windows 10 :

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Globalement, des fonctionnalités plus riches que Windows Home pour ce qui est de la sécurité et de l’administrabilité. L’impossibilité de joindre un domaine AD local (possible via Azure AD) et nous l’avons dit, l’impossibilité d’exécuter des applications Windows Classique sont les principales différences avec la version Pro.

Au-delà de ces différences, Windows 10 S s’inscrit dans la ligne Windows 10, et supporte (supportera) comme ses petits frères, Pro et Famille, les éléments caractéristiques de la famille Windows 10, telles que Hello, Ink ou Cortana.

Windows 10 S sera disponible au travers du canal OEM (préinstallé sur de nouvelles machines), et son coût pour les constructeurs devraient être proche de 0, et est disponible depuis le lancement (2 mai) sur des configurations de PC commençant à partir de 189 USD.

Surface Laptop

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En même temps que Windows 10 S, Microsoft a présenté un nouveau venu dans la famille Surface : Surface Laptop (image ci-contre). Ce PC pré équipé de Windows 10 S est de facture très classique, avec un écran tactile, un clavier (non détachable), une tuyauterie à base Intel (Core i5 et Core i7), pour une autonomie affichée par Microsoft de 14,5 heures. Si le design est soigné (coque alu, finesse et poids mouche), cette machine ressemble à ce que l’on trouve sur le marché depuis plusieurs années. Pas vraiment d’innovation en termes de connectique non plus, pas d’USB-C, et en termes de prix le positionnement est assez haut, avec une configuration d’entrée de gamme (Intel Core i5, 4 GO de Ram et 128 GO de SS) pour 999 USD, et 2 199 USD pour un Core i7, 16 GO de RAM et 512 GO de SSD. Les machines sont en pré commande sur le store Microsoft US (voir ici). Un peu étonnant donc, si l’on considère la cadre dans lequel ces nouvelles machines ont été annoncé : le salon MicrosoftEDU, destiné au monde de l’éducation où la concurrence est féroce pour Windows, avec un parc Chromebook qui s’étend d’année en année, tout particulièrement aux USA. Avec le Surface Laptop ne va pas faire beaucoup d’ombre aux nombreux Chromebooks d’entrée de gamme qui pullulent sur le secteur de l’éducation outre-Atlantique (le K12 américain : du primaire au secondaire). Ainsi, selon une étude Futuresource Consulting, si la part de marché de Windows dans le marché K12 au niveau mondial reste stable aux environs de 60%, aux USA celle-ci s’établit largement en dessous (22%), de façon certes stable, mais largement en dessous des parts de marché Chrome OS qui sont passées de 50 à 58% de 2015 à 2016.

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En termes de positionnement prix, il faut noter que ces Surface Laptop se situent tout à fait dans la zone de prix de Chromebook haut de gamme comme la Google Chromebook lettre143_6Pixel (image ci-contre), dont on attend le successeur sans doute lors de la prochaine conférence Google I/O, et dont le prix était de 1 299 USD pour une configuration avec Intel Core i7, 16 GO de RAM et 64 GO de SSD seulement.

 

D’un point de vue disponibilité les Surface Laptop à base de Core i5 devraient être disponibles le 15 juin, mais il faudra attendre la mi-août pour mettre la main sur des configurations i7.

Compte tenu de ce positionnement prix haut de gamme, les Surface Laptop vont aussi s’adresser à des marchés en dehors de l’éducation, et à des utilisateurs prêts à payer pour ces configurations (proches des DELL XPS 13 de nouvelles générations). Microsoft laisse à d’autres constructeurs le soin de fournir des configurations matérielles Windows 10 S d’entrée de gamme.

A noter que si, pour ces utilisateurs, Windows 10 S posaient des limites trop importantes, Microsoft offre une option de mise à jour vers l’édition Pro pour la somme de 49 USD (mise à jour payante donc, sauf si la licence Windows 10 S a été obtenue au travers du canal de vente éducation, pour lequel la mise à jour sera alors gratuite).

Venez nous rejoindre au prochain Briefing Calipia, du 6 au 22 juin 2017, pour en savoir plus sur Windows 10 et ses différentes éditions.

Briefing Calipia #24 – juin 2017 : agenda disponible et inscriptions ouvertes

Le prochain Briefing Calipia aura lieu :

  • Le 6 juin à Aix
  • Le 7 juin à Lyon
  • le 13 juin à Nantes
  • le 15 juin à Lille
  • le 20 juin à Paris
  • le 22 juin à Strasbourg

Depuis plus de 13 ans, cette formation, conçue pour les Directeurs Informatiques et les décideurs techniques, vous propose une analyse des stratégies et des technologies de Microsoft ainsi que de son écosystème de partenaires et concurrents.

Cette formation peut faire l’objet d’une convention formation (N° de déclaration d’organisme formateur : 11910562491).

L’agenda sera le suivant :

  • Introduction : Les assistants vocaux , nouvelles interfaces utilisateurs dans l’entreprise ?
  • Actualité :
    • Les évolutions des offres Office 365
    • Les nouveautés coté Apple et l’écosystème Android,
    • Les nouveaux concurrents à Surface Hub,
    • Les nouveaux services Azure et l’Azure Stack
    • Les offres Dynamics 365…
  • Blockchain : les enjeux pour les entreprises
  • Hyper convergence : de la théorie à la pratique
  • Droit à la déconnexion : quelles solutions ?
  • Windows 10 : comment se préparer aux nouveaux processus de mises à jour
  • La télémétrie dans Windows 10 : impact pour les entreprises
  • De l’antivirus au SIEM : Urbanisation des outils de sécurité à destination des entreprises
  • Comment détecter et se prémunir du Shadow IT ?
  • Groups, Teams, Planner, Bookings, Staffhub,… comprendre les services de collaboration d’Office 365
  • Les chat bots : usages et intégration aux solutions professionnelles
  • Le Cloud configurable : mythes ou réalités ?
  • Evolution du Licensing Microsoft : Premium Assurance et Licensing Azure
  • La protection des données (et la nouvelle réglementation Européenne – GDPR)
  • Les principaux enseignements du CES 2017

Nous aurons le plaisir de vous offrir :

  • La toute nouvelle édition 2017 de la Synthèse Calipia des offres Microsoft, intégrant toutes les nouveautés Microsoft : « Décryptage des Technologies Microsoft pour l’entreprise ». Valeur 54 € TTC.
  • Une clé USB-OTG (USB-A et USB-C permettant le transfert tablette vers PC) de 32 Go contenant les présentations de la journée.

ipadMoyennant un supplément de 300 €HT (360 € TTC), vous pouvez remplacer la cle USB par le tout nouvel iPad 9,7 pouces (sorti en mars 2017) 32 Go .

Ou via supplément de 90 €HT (108 € TTC), vous pouvez remplacer la clé USB par une tablette Retina 8 pouces double systèmes (Windows 10 et Android).
Ces suppléments peuvent faire l’objet d’une facturation séparée.

Agenda et inscriptions en suivant ce lien

[Lettre Calipia] Les assistants vocaux à la conquête des entreprises ?

(article issu de La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lalettre)

La reconnaissance vocale n’est pas une idée neuve. Elle ambitionne depuis des décennies de remplacer le clavier. Il y a plus de 20 ans, la société Lernout & Hauspie, proposait déjà des solutions innovantes et chargées d’espoir pour reconnaitre efficacement la voix humaine et proposer de se substituer au clavier pour écrire un texte. De nombreux fournisseurs se sont alors tournés vers cette société pour intégrer leur solution dans différents systèmes. Microsoft et Apple ont intégré depuis plus de 10 ans des fonctionnalités de reconnaissance vocale à leurs produits. Sans que jamais la voix ne parvienne à̀ s’imposer…

Pourquoi aujourd’hui cette tendance devient-elle plus crédible ? Pour quelles applications ?

Intelligence artificielle et Cloud

Qu’est-ce qui a changé en matière de reconnaissance vocale pour que les systèmes proposés soit maintenant plus performants et plus crédibles ?

La précision des systèmes proposés serait passé de 60% à plus de 90 % en moins de dix 10 ans ! De plus, pas besoin de passer des heures à adapter la reconnaissance vocale à votre voix comme c’était encore le cas en 2009 avec le système intégré à Windows 7. Plus besoin non plus de disposer d’un micro spécifiquement calibré, les outils sont aujourd’hui à la fois plus performants mais aussi capable d’éliminer une bonne partie des bruits parasites.

En octobre 2016 le système proposé par Microsoft avait surpassé pour la première fois en précision (en anglais) une sténo dactylo !

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Deux choses ont changé :

  • Le développement de l’intelligence artificielle et donc la possibilité offerte d’être beaucoup plus précis sur les mots compris en ayant une indication du contexte de la phrase plutôt que de devoir choisir dans l’ensemble du dictionnaire. L’intelligence artificielle permet de plus facilement ignorer les erreurs de dictions des humains et les imprécisions de langages présents dans chaque conversation.
  • L’utilisation du Cloud et donc d’une puissance de calcul bien supérieure à un traitement local.

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Synthèse 2017 : Elle est arrivée !

L’édition de la Synthèse 2017 de l’offre Microsoft pour les entreprises est disponible depuis le 17 mars 2017.

Vous pouvez  la commander en suivant ce lien

La plus importante mise à jour de cet ouvrage depuis sa création il y a 11 ans !

Cette nouvelle version de la Synthèse Calipia vous présente pas moins de 43 fiches « thèmes », 66 fiches « produits logiciels et services» et 10 fiches « produits matériels »  (dont tous les nouveaux services Office 365 et Azure détaillés dans des fiches spécifiques, etc.).

Cet ouvrage offre une lecture à double entrée :

  • Les produits de l’offre Microsoft pour les entreprises.
  • Les thématiques les plus actuelles.

Au travers du premier axe de cheminement, vous trouverez pour chaque produit une fiche descriptive synthétisant l’essentiel des informations :

  • L’essentiel de ses fonctionnalités.
  • Ses concurrents et leurs positionnements.
  • Des données du marché, pour positionner les enjeux.
  • Les modes de licences associés.
  • La feuille de route des évolutions du produit.

Le second axe vous propose un parcours selon les thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des Systèmes d’Information (Transformation digitale, Sécurité, collaboration, interfaces utilisateurs …). Nous vous présenterons, en quelques pages, pour chaque thème, une description des enjeux, du marché et des tendances telles qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

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[Lettre Calipia]Le poste de travail : de la création à la consommation d’informations

Article issu de La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande 

Un peu d’histoire …

ibmpcVers la fin des années 70 et au début des années 80, l’ordinateur personnel était affaire de hobby, une passion assez couteuse et réservée à une population de passionnés. Avant l’arrivée d’IBM avec son IBM PC, les orfinateurs personnels n’étaient pas jugés comme sérieux, considérés uniquement comme des joujous et ne parvenaient que très marginalement à pénétrer l’environnement professionnel. Puis arriva IBM avec son « IBM-PC » et surtout les « Clones », ces machines compatibles grâce à l’ouverture offerte par le choix de composantes standards (dont bien sur le processeur : Intel, et l’OS : Microsoft). Alors qu’IBM, pour ses autres machines (grands et moyens systèmes) avait plutôt tendance à tout faire elle-même dans la plus grande opacité, la compagnie offrait avec le PC un système étonnamment ouvert et évolutif.

Si IBM crédibilisa l’ordinateur personnel dans le monde professionnel, les « clones » apporteront à ce marché du dynamisme en rendant ces machines plus abordables financièrement. Un énorme écosystème se constitua alors, intégrant : des éditeurs de logiciels, des fabricants de cartes d’extensions, des constructeurs de périphériques : souris, claviers, imprimantes, scanners, etc…

Ce marché fut florissant, affichant une croissance à deux chiffres durant près de 2 décennies. Champions incontestés de cette période : Microsoft et Intel.  Nous étions à l’aube de l’an 2000, l’arrivée du nouveau millénaire et la montée en puissance des acteurs de l’internet, puis de la mobilité allait tout changer…

Les années 2000 et l’évolution des usages

Le PC (qu’il soit PC fixe ou portable, PC Intel ou Mac Intel) est devenu un accessoire indispensable dans les entreprises et dans les familles durant les années 2000. La multiplication des mises en réseaux et surtout la monté en puissance d’Internet en ont rendu l’usage quasiment obligatoire. En effet, c’est à cette même période que se sont développées et généralisées les formations pour les utilisateurs. Tout le monde voulait et devait utiliser cet accessoire indispensable qu’était le PC.

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[Lettre Calipia] Les outils de communication « grand public » régneront ils demain sans partage dans l’entreprise ?

(Article issu de La Lettre Calipia N°135. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.php)

Et si, d’ici quelques années, seuls les outils de communication et de collaboration « Grand Public » restaient présents dans les entreprises ?

Si cette question peut paraître saugrenue, voire iconoclaste pour certains, examinons tout de même cela de plus près.

Traditionnellement, des outils et pas seulement informatiques, présents dans l’entreprise sont devenus petit à petit des « commodités ». Ainsi en quelques dizaines d’années certaines machines-outils dédiées ont été remplacées par des équivalents standardisées. Il en va bien sûr de même pour les différentes applications informatique Internes. L’application de paye par exemple, autrefois purement interne est maintenant standardisée, hébergée et partagée. Depuis quelques années, certaines entreprises ne gèrent-elles pas les achats interne comme des sites marchands, où seul le mode de paiement final du panier change : au lieu d’une carte bancaire on utilise le code d’imputation sur le service…

Durant ces dernières années, le BYOD (et donc l’achat de composantes standards et « grand public » comme équipement de travail) a accentué le phénomène. Comme jadis le stylo et le cahier personnel du cadre en mission, ce dernier choisi aujourd’hui son poste de travail dans un large catalogue « grand public ».

Et si demain cette tendance de fond touchait les outils de communication et de collaboration que nous considérons là encore de plus en plus comme des commodités ? Et si toutes les messageries, les intranets, les outils de communication instantanée, les Réseaux Sociaux d’Entreprise, la téléphonie n’étaient plus gérés dans l’entreprise, avec des outils spécifiques aux entreprises mais simplement utilisés ou « consommés » depuis des plateforme grand public ?

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Synthèse 2016 : elle est encore disponible (en attendant la version 2017 prévue pour mars)

synthese2016L’édition de la Synthèse 2016 de l’offre Microsoft pour les entreprises est disponible depuis le 8 mars 2016.

Vous pouvez  la commander en suivant ce lien

Cette nouvelle version de la Synthèse Calipia vous présente pas moins de 40 fiches « thèmes », 46 fiches « produits logiciels et services» et 10 fiches « produits matériels » actualisées ou nouvelles (dont bien sur les informations sur Windows 10, les nouveaux matériels, les différents scénarios d’Azure, etc.).

Cet ouvrage offre une lecture à double entrée :

  • Les produits de l’offre Microsoft pour les entreprises.
  • Les thématiques les plus actuelles.

Au travers du premier axe de cheminement, vous trouverez pour chaque produit une fiche descriptive synthétisant l’essentiel des informations :

  • L’essentiel de ses fonctionnalités.
  • Ses concurrents et leurs positionnements.
  • Des données du marché, pour positionner les enjeux.
  • Les modes de licences associés.
  • Les logiciels complémentaires.
  • La feuille de route des évolutions du produit.

Le second axe vous propose un parcours selon les thématiques qui agitent aujourd’hui le monde des Systèmes d’Information (Sécurité, collaboration, interfaces utilisateurs …). Nous vous présenterons, en quelques pages, pour chaque thème, une description des enjeux, du marché et des tendances telles qu’il est possible de les pressentir aujourd’hui.

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[La Lettre Calipia] Le CES 2016, un petit résumé à chaud

CES 0Comme chaque année nous assistions avec quelques clients à la grande messe des nouvelles technologies qu’est le Consumer Electronic Show, salon gigantesque (à Las Vegas) qui permet de capter des indications intéressantes sur les évolutions potentielles du marché des nouvelles technologies. D’autant plus que le CES débute par deux journées de conférences réservées à la presse et aux analystes durant lesquelles il est possible de glaner des informations intéressantes en avance de phase. Et comme du fait de notre production éditoriale (La Lettre, la Synthèse et le Blog) nous sommes considérés par le CTA (Consumer Technology Association) qui organise le CES depuis 49 ans comme des « Industry Analysts » nous avons pu bénéficier de ces informations. Et assister au « CES Unveiled », petit salon qui regroupe une bonne centaine de sociétés présentées comme les plus innovantes, avec ce qui ne gâte rien de superbes buffets et des boissons à volonté.

 

Vous avez dit gigantesque ?

CES 1Outre l’aspect salon, qui avec 3 670 exposants (20 000 nouveaux produits), 170 000 visiteurs, dont 50 000 venant de 153 pays et une surface d’exposition de plus de 205 000 mètres carrés (soit 20 hectares ou 50 terrains de football américain) répartie entre le Las Vegas Convention Center et Sands Expo and Convention Center de l’hôtel Venetian, ce qui en fait le plus gros évènement mondial traitant des technologies de l’information, le CES est aussi une occasion incroyable pour les exposants de faire connaître leurs innovations :

  • Avec l’Eureka Park, zone dédiée dans un hall regroupant 500 start-up de 29 pays, et une forte présence française avec le label « French Tech » regroupant plus de 160 entreprises dont 66 startups dans l’Eureka Park dont plusieurs furent distinguées lors des « Innovation Awards ».
  • Avec de nombreux distributeurs (83% des top retailers), société de capital risque et dirigeants d’entreprises (environ 50 000) à la recherche de la prochaine bonne idée d’investissements ou de produits.
  • Mais aussi avec une couverture presse impressionnante avec environ 6 000 journalistes et analystes, plus d’1,2 millions de références twitter au hashtag #CES2016, et plus de 15 milliards de références sur les réseaux sociaux.

En gros si vous vous voulez vous faire connaître, investir ou observer le marché, un séjour à Las Vegas pour assister au CES est probablement une bonne idée.

 

Les principaux enseignements

Le fait d’aller tous les ans au CES permet de voir que certaines innovations ne résistent malheureusement pas aux réalités du marché. Par exemple les TV 3D, qui furent largement mis en avant il y a deux ans ont complètement disparu cette année.

L’originalité de cette cette édition du CES est la montée en puissance de technologies présentées comme innovantes lors des précédentes éditions.

Voici les trois principaux ressentis de notre visite dans le Nevada.

 

Des capteurs partout, même dans les endroits les plus improbables

Tout ce qui touche aux capacités de connexion, reconnaissance et analyse de phénomènes physiques divers (vision, parole, bruit, mais aussi des paramètres physiques, températures et autres) a été démontré lors de ce CES. 2016 devrait donc voir apparaître de nombreuses solutions atteignant un véritable niveau d’usages grand public.

On assiste dans le domaine des objets connectés à un changement de paradigme, la question n’étant plus « comment techniquement le faire » mais plutôt « qu’est-ce qui va être utile ».

CES 2Dans ce domaine de très nombreuses solutions « historiques » ont été présentées, avec de très nombreuses « Smart Watch », d’innombrables bracelets et autres dispositifs vous informant de votre rythme cardiaque et du nombre de pas parcourus dans la journée, avec une forte progression des « wearables » et des solutions de suivi médical.

Subsiste un certain nombre de questions concernant les choix effectués pour cette question de l’utilité. Faire de son réfrigérateur le hub de la CES 3maison (Samsung) ou avoir un Sex Toy (B.Sensory) connecté ne me semblent pas vraiment des priorités, mais bon, tout est question de point de vue.

Un autre point important est la standardisation des modes de communications avec les objets connectés (et donc les capteurs). Ce qui ne semble pas être une préoccupation des sociétés : Par exemple la société (française) B.Sensory qui a reçu une distinction pour la plate-forme de communications IoT n’est pas du tout préoccupée par cette question.

On assiste donc ici à un marché potentiellement très prometteur mais qui est en phase de petite adolescence avec tous les risques que cela comporte.

 

Des investissements concernant les technologies prédictives (surtout pour les voitures)

Qu’il s’agisse de la reconnaissance visuelle (par ex pour les véhicules à conduite sans chauffeur), de la reconnaissance de la parole (avec un taux d’erreur de 100% en 1995 à 5% en 2015), de la capacité d’identifier des sentiments dans des paroles, beaucoup de solutions ont été présentées.

Lors de cette édition du CES l’application la plus marquante de cette utilisation des recherches en Intelligence Artificielle fut sans conteste liée à l’automobile, afin de répondre aux doutes et aux craintes liés au concept d’automobile autonome.

CES 4Si Google est perçu comme innovateur dans ce domaine, ses Google Car ayant parcouru plus d’1,6 millions de kilomètres, des acteurs sérieux investissent et commencent à communiquer. On peut citer Toshiba qui crée deux centres de recherches dédiés à la sécurité des objets autonomes (avec des tests allant jusqu’à un milliard de kilomètres, et 16 projets de recherche intégrant des étudiants de Stanford et du MIT), Bosch avec un prototype de voiture, et au moins une dizaine d’autre petites sociétés proposant des solutions d’assistance plus modeste à la conduite.

Tous ces travaux concernant l’Intelligence Artificielle me font un peu frémir, mais bon, c’est une tendance qu’il ne faut ignorer.

 

Une maturation des technologies émergentes

La baisse des revenus liés aux ventes de PC, de Tablettes et de Smartphones pourrait être compensée par une maturation de technologies hier encore considérées comme émergentes et qui ont été largement représentées lors de cette édition 2016 du CES. Certes le chiffre d’affaire généré par ces technologies reste ridicule par rapport a celui du triumvirat PC – Tablettes – Smartphones (estimé à 551 milliards de dollars en 2016), mais ce sont néanmoins des secteurs à forte croissance.

La réalité virtuelle

CES 5Nous avons pu constater que de nombreux stands proposaient des solutions CES 6concurrentes à la plate-forme Oculus Rift, mais surtout que cette dernière était utilisée par un très grand nombre de sociétés proposant des solutions logicielles exploitant la réalité virtuelle.

Ce marché a connu en 2015 une croissance de 440% pour un chiffre d’affaire de 540 millions.

 

 

 

 

 

Les télévisions 4K Ultra HD

CES 7

Les stands les plus spectaculaires du CES sont sans contestes ceux des grands acteurs de l’électronique grand public, CES 8tels que Samsung, LG, Panasonic, Toshiba, Philips, ou Sony. Et la vedette est le téléviseur, qui est fin, incurvé ou plat, 8K et immense (98 pouces). C’est le produit d’appel qui fait rêver, et sert de locomotive au marché du téléviseur 4K UHD qui connaît une croissance d’environ 65% par an avec un potentiel important puisqu’il ne représente en 2015 que 13,9% du marché pour un chiffre d’affaire de 11 milliards de dollars et 13 millions d’unités.

Les « Wearables »

CES 9Dans la droite ligne de l’édition 2015, ce sont les montres intelligentes (Smart Watch) et les bracelets dédiés au suivi de l’activité physique qui ont représenté la plus grosse part des dispositifs exploitant des capteurs.

Ce marché est d’ailleurs en forte croissance (22% en 2015) et devient significatif avec :

  • Pour les Smart Watchs 3,7 milliards de chiffre d’affaire avec 13,6 millions d’unités vendues ;
  • Pour les bracelets 1,3 milliards de chiffre d’affaire avec 17,4 millions d’unités vendues.

Une simple règle de trois amène assez naturellement à la conclusion qu’il vaut mieux aussi donner l’heure…

 

Les drones

CES 10Il y a trois ans seul Parrot présentait des drones. Cette année plus de 40 sociétés avaient des offres, CES 11plus ou moins spécialisées adressant tant les besoins professionnels (surveillance, manutention, etc.) que les attentes grand public. Ce marché très dynamique (115% de croissance en 2015) représente un chiffre d’affaire de 953 millions de dollars pour 2,9 millions d’unités vendues.

 

Les imprimantes 3D

CES 12Contrairement aux téléviseurs 3D, qui ont quasiment disparus du salon après un petit tour de piste il y a deux ans, l’engouement pour les imprimantes 3D se confirme, CES 13avec une très forte représentation en 2016, et des innovations intéressantes telles que des dispositifs « tout en un » (scan et impression) ou la possibilité d’imprimer des pièces en fibre de carbone, en métal de météorite, etc.

Ce marché en forte croissance (38%) représente 152 millions de dollars pour 179 000 unités vendues.

 

Les maisons intelligentes

CES 14L’internet des objets semble avoir donné un second souffle à l’historique marché de la domotique, la maison (comme la ville) devenant CES 15« intelligente », avec un nombre impressionnant de produits exposés lors de ce CES 2016 : Des ampoules qui veillent sur notre sommeil ou font haut-parleur, des aspirateurs qui nous libèrent de tâches ingrates, des réfrigérateurs qui notifient la liste des courses à faire, des thermostats qui optimisent le chauffage, des caméras qui identifient les visages sur le pallier, des capteurs capables de dire si une porte ou une fenêtre a été ouverte ou encore si un cycle de lavage est terminé… Face à la multitude de ces objets connectés, les marques cherchent cependant à trouver un hub unique. Et la télévision est envisagée comme une piste sérieuse.

Ce marché de 1,2 milliards de dollars connaît une croissance enviable de 18%.

 

Mais le CES 2016 c’était aussi

Une forte visibilité d’Intel, les limousines de bon goût, un « strip » toujours aussi fascinant, une bonne ambiance, les petits déjeuners gargantuesques au buffet du Bellagio, des galeries commerciales hallucinantes, quelques dollars perdus au casino, l’occasion de rencontrer la Nasa, le décalage horaire, et somme toute une belle parenthèse ensoleillée dans notre quotidien si souvent grisâtre à cette époque de l’année.

CES 16

 

Sur ces quelques considérations fort peu professionnelles, permettez moi de vous souhaiter une heureuse année 2016.

 

Si vous souhaitez réagir à cet article, tout en restant courtois SVP, vous pouvez me contacter à l’adresse ci-dessous.

Pierre BUGNON – Directeur Associé

Pierre.bugnon@calipia.com

[La Lettre Calipia] Mettre en œuvre Azure : combien çà va me coûter ?

Microsoft Azure est la première famille de solutions Microsoft facturée à l’usage. Il est donc normal que le questionnement sur le coût d’une solution mise en œuvre dans Azure se pose. D’autant qu’Azure est une famille de services de natures très différentes (stockage, machine virtuelle, bande passante, développement d’applications mobiles …) dont la notion d’usages est variable selon le service. Par ailleurs, la multitude de services composant la famille Azure induit de la complexité en termes d’assemblage qui renforce le sentiment d’opacité sur le coût.

Nous allons dans cet article revenir sur les possibilités offertes par les contrats Microsoft de consommer des services Azure, sur les principes de construction de solutions sur la base de services Azure, et les outils existants proposés par Microsoft en termes d’estimation des couts.

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