[La Lettre Calipia] 10 questions sur Windows 10

(Article issu de La Lettre Calipia N°123. Abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lettre.html)

Windows 10 devrait être disponible en version finale à la fin du mois de juillet 2015. De quoi donner un peu de temps aux constructeurs pour intégrer le système sur les nouveaux PC vendus dès septembre 2015.

Si cette rentrée est une période clé, avec celle de noël pour les ventes dans le grand public qu’il ne faut rater à aucun prix, reste une inconnue de taille : comment « le marché » va accueillir ce nouveau système ? L’engouement sera-t-il suffisant pour enrayer la chute des ventes de PC ? Cette nouvelle version saura-t-elle faire oublier Windows 8 et Windows 8.1, car c’est là le cœur du problème pour l’éditeur. Saura-t-il redorer les lettres de noblesse de Windows face à une concurrence qui n’a jamais été aussi forte et vraiment multiforme ?

Nous nous proposons dans les lignes qui suivent d’apporter un éclairage sur ces points au travers de 10 questions essentielles, selon nous, pour évaluer sa réussite en entreprise.

 1 – Quelles applications pour Windows 10 ?

On l’oublie parfois, mais c’est vraiment une question déterminante pour le succès ou l’échec d’un système d’exploitation. Peu de personnes achètent un système pour sa « beauté » à part quelques Geeks sans doute (nous en sommes J). La migration simplifiée n’est pas non plus une raison suffisante. Le prix de la licence n’est pas également un critère déterminant, ce dernier n’intervenant que pour moins de 5% du coût global d’une évolution de système.

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, il est toujours bon de rappeler que ce qui fait le succès d’un système est avant tout ce que l’on peut faire avec… Les applications originales qui tournent dessus et qui ne fonctionnaient pas dans la version précédente ou sur un système concurrent déjà en place dans l’organisation.

De ces nouveautés et de ces nouvelles capacités applicatives viendront le succès auprès des utilisateurs. S’il y a engouement, alors viendra s’étoffer le nombre de développeurs, contribuant à leur tour à la richesse applicative permettant de faire grossir le nombre d’applications originales, attirant encore plus d’utilisateurs. La boucle (vertueuse) sera bouclée.

bouclevertuese

C’est le pari que doit faire Microsoft autour de Windows 10 et les plans que l’éditeur met en place pour séduire les développeurs en leur faisant miroiter un succès prévisible du produit d’une part et des nombreuses innovations disponibles (c’est le sens de l’annonce très précoce d’Hololens par exemple alors que les possibilités de test et de développement ne sont à l’heure actuelle réservées qu’à un tout petit nombre d’entreprises qui peut accéder à un programme à plusieurs centaine de milliers de dollars). Cerise sur le gâteau, leur développement sera « universel » : un seul code pour tous les types de matériel : du smartphone au PC géant de 84 pouces type « Surface Hub »…

Alors quelles applications spécifiques à Windows 10 sont-elles d’ores et déjà disponibles sur ce système et sur aucun autre ?  Pas si facile de répondre à cette question, il y aura bien les versions Office tactiles, mais elles existent depuis plus de six mois sur Android et un an sur iPad. Le nouveau et très prometteur navigateur « Edge » de Microsoft fait partie de cette liste, c’est un début. Il reste encore beaucoup de travail à Microsoft pour avancer là-dessus et je ne parle même pas de la déclinaison mobile du système dont le catalogue applicatif -en progression – reste encore en retrait face à Android et iOS.

 2 – Quelles nouveautés justifiant une migration pour les utilisateurs ?

Selon une étude de la société Spiceworks[1], qui a interrogé 500 informaticiens aux Etats Unis et en zone EMEA, la fonction la plus intéressante dans Windows 10 est… (roulement de tambours) : le retour du « bouton démarrer ». Si, si, vous avez bien lu, à 64% c’est pour eux la fonction clé. Autant dire que si Microsoft en fait un argument clé, cela risque d’être compliqué. En effet, la majorité des entreprises sont (enfin) en Windows 7 et donc disposent déjà de ce bouton tant admiré. Comment justifier d’avoir… ce que l’on a déjà !?

spiceworks

Bon autant le dire tout de suite ce n’est pas (ouf !) selon nous, l’essentiel des apports de Windows 10. L’interface, si l’on en reste à cette dernière, apporte bon nombre d’améliorations à la fois vis à vis de Windows 8 et 8.1 mais aussi vis à vis de Windows 7 (cible principale dans les entreprises).

La plupart des améliorations ne sont en fait que des « corrections » ou des simplifications de Windows 8 et c’est plutôt bien venu :

  • Mode continuum permettant d’avoir une interface plus cohérente entre le mode tablette et le mode bureau traditionnel et laissant ainsi à l’utilisateur d’un PC classique son bureau habituel.
  • Les applications « Modern-UI » qui fonctionnent maintenant en mode fenêtré dans le bureau Windows classique plutôt que de devoir jongler entre les différents écrans. Un exemple : la simple ouverture de pièce jointe type PDF ou image dans un mail qui, en Windows 8.1, fait basculer l’écran vers le lecteur d’interface Modern UI, mais dont le retour vers l’interface classique est pour le moins acrobatique J.
  • Le retour de fonctions de recherche beaucoup plus proches dans leurs résultats de Windows 7 au niveau de l’indexation de tous les documents que Windows 8 avec en prime une amélioration de l’interface et l’intégration prometteuse de Cortana, l’assistant vocal de Microsoft.
  • Une plus grande lisibilité et cohérence du panneau de contrôle du système. Windows 8 ayant intégré de nouveaux réglages qui coexistaient parfois douloureusement avec l’ancien panneau de contrôle (allez faire un tour dans les réglages réseaux par exemple ou dans les mises à jour de composantes…)

Mais l’interface apporte aussi de belles améliorations visuelles, et un plus grand confort dû à une meilleure gestion du pavé tactile par exemple et de nouveaux gestes. Des expériences de connexion (avec Windows Hello) améliorées et simplifiées. On appréciera également l’apparition des Bureaux Virtuels dont Windows se dote enfin, 20 ans après Linux et 14 ans après Mac OSX.

Au final, on a vraiment l’impression que les améliorations sont nombreuses et que le système offre un plus grand confort, une meilleure finition et donc à notre avis des gains d’efficacité très appréciables.

3 – Quelles nouveautés justifiant une migration pour les administrateurs ?

C’est sans aucun doute sur ce point que Windows 10 est le plus intéressant. Les nouveautés sont nombreuses et bien adaptées à notre avis aux évolutions du poste de travail en entreprise.

Si l’on ne devait citer que quelques fonctions :

  • Les améliorations en terme de sécurité et les possibilités offertes de scinder traitement des données personnelles et professionnelles par exemple.
  • Les nouvelles possibilités de connectivité via Azure AD pouvant par exemple impacter demain beaucoup de réseaux d’agences en simplifiant l’architecture de ces derniers.
  • La meilleure isolation des processus au sein du système garantissant une plus grande stabilité.
  • Les nouvelles fonctions de logon multi facteur.
  • Mais aussi et surtout les mises à jours en continu, véritable socle pour les années à venir. Attention néanmoins, toutes les entreprises ne sont sans doute pas prêtes à sauter le pas, nous en reparlerons plus loin.

Difficile de résumer en quelques points les apports de Windows 10 coté administration de système, les améliorations sont nombreuses et nous vous encourageons vraiment à étudier plus à fond ces dernières pour en découvrir les impacts.

4 – Windows 10 aura-t-il un effet sur les ventes de PC ?

Sur ce point la réponse est claire, tout au moins s’il on en croit les prévisions (pour une fois très alignées) de Gartner et d’IDC : l’impact sera nul.

Les ventes de PC continueront de baisser encore cette année pour les deux organismes :

  • De 6,2 % coté IDC
  • De 6 % coté Gartner qui se décompose ainsi : les PC traditionnels devraient baisser de 9,4% et si les ultramobiles de 4,4%.

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Source IDC mai 2015

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Globalement 2015 ne sera pas une bonne année pour la vente de devices, puisque les ultramobiles (Tablets and clamshells), baisseront de 5,3%, et les téléphones mobiles n’augmenteront que de 3,2%.

Il faudra sans doute attendre 2016 pour voir le marché se stabiliser d’après ces deux cabinets.

5 – Quel navigateur web pour Windows 10 ?

Microsoft a profité de l’arrivée de Windows 10 pour revoir sa stratégie en matière de navigateur internet et proposer plus qu’un nouveau navigateur avec « Edge », une nouvelle approche stratégique.

En effet, « Edge » est avant tout une réorientation stratégique pour Microsoft. L’éditeur fait le deuil, avec ce produit, de son leadership et de la gloire passée d’Internet Explorer. Edge reflète avant tout l’approche plus pragmatique du « nouveau Microsoft » de Satya Nadella : il n’impose plus ses standards, ne tente plus de coller à des standards de juré du Web mais s’appuie simplement sur le standard de fait que sont les déclinaisons du « Webkit », moteur HTML d’Apple et Google. Edge se fait même passer pour Google Chrome en se présentant sur certains sites. Il revendique même plus de points communs avec ce dernier qu’avec son illustre parent Internet Explorer.

C’est une approche courageuse de Microsoft qui ne nie plus la baisse d’Internet Explorer, affecté d’une part sur le terrain des plateformes mobiles où il occupe une place très en retrait mais également du fait de son absence de version sur d’autres plateformes.

wikinavigateurs

Source Wikipedia

Son manque d’audace sur les standards, Edge le compense par de nouvelles fonctions d’annotation et de partages innovants et surtout par une rapidité, une simplicité et une économie de ressources très appréciable, en particulier à l’heure où Google Chrome grossit et devient tentaculaire sur le poste de travail (regardez pour vous en convaincre le nombre de processus ouverts et la consommation de ces derniers).

Edge ne sera pas multi plateforme (pas de version pour Mac, Android, iOS ou Linux ni même pour d’autres versions de Windows !). Face à la stratégie d’ouverture de Microsoft, cela reste à notre avis une faiblesse pour le succès de ce produit.

Reste une question clé pour Windows 10 : doit-on généraliser Edge ou continuer avec un Internet Explorer en fin de vie (les 2 restent présents sur le système) ?

  • Choisir Edge c’est (comme pour Google Chrome) renoncer à tout contrôle de versions du navigateur, ce dernier se mettant à jour « au fil de l’eau ». C’est aussi être confronté à pas mal d’incompatibilité avec des applications et sites nécessitant Internet Explorer (y compris au passage sur des sites Microsoft comme le site « partenaires », qui vous proposera de changer de navigateur pour toute connexion avec Edge !).
  • Choisir Internet Explorer, c’est choisir la compatibilité avant tout et faire une croix sur les innovations. Point important également : à partir du 16 janvier 2016 Microsoft ne supportera plus que la dernière version d’Internet Explorer disponible sur ses OS, un sacré casse-tête pour pas mal de clients en perspective, les obligeants à des évolutions sur cette composante, comme c’est le cas, il est vrai, pour les autres fournisseurs de navigateurs, Google et Firefox en tête.

6 – Quid de la gratuité de Windows 10 ?

S’il est un puissant argument pour favoriser le déploiement d’un produit, c’est bien sûr la gratuité de ce dernier. Mais c’est un argument qui est lourd de conséquence pour l’éditeur qui tire encore de son produit phare Windows de confortables marges (près de 10 milliards de dollars sur un chiffre d’affaire estimé au double) ! Alors voilà et pour résumer : les mises à jour vers Windows 10 seront gratuites pour les utilisateurs individuels de Windows 7 et 8, et payant pour les entreprises au travers de leurs contrats d’achat en volume. Un exercice d’équilibriste qui se fait par l’ajout de services pour les entreprises via l’édition « Entreprise » du produit et le caractère de plus en plus incontournable de la Software Assurance.

gratuite

Pour créer la dynamique de migration vers cette nouvelle version, l’éditeur a choisi de limiter cette gratuité pour les individus à une année. Je serais prêt à prendre le pari que dans un an, l’éditeur nous annoncera des prolongations ou pourquoi pas un abandon pur et simple de la facturation de son système pour le grand public, là encore ! Comment lutter à armes égales quand un OSX, iOS, coté Apple et des Android et Chrome OS coté Google, sont eux aussi gratuits avec de forts taux de déploiement (ce qui n’a jamais été le cas de Linux par exemple sur le poste de travail) ? Affaire à suivre…

Coté béta testeurs (ou « Windows Insiders » dans le jargon Microsoft), ils pourront conserver cette gratuité à condition de continuer à tester les nouvelles versions qui arriveront au fil de l’eau.

7 – Mise à jour en continue : comment la gérer dans les entreprises ?

C’est une des grandes nouveautés apportées par Windows 10 : le système se mettra à jour au fil de l’eau, tout seul. Plus de frais de migrations, plus de saut conséquent entre versions, une évolution graduelle, en douceur. C’est tout au moins la promesse de l’éditeur. Mais cette fonctionnalité, sur le modèle imposé par Google avec son navigateur Chrome, pionnier sur cette approche, n’est pas sans poser de problème à bon nombre d’organisations redoutant à juste titre une moindre maitrise du socle système du poste de travail et les risques d’incompatibilité applicative résultant de la mise à jour en place.

Ainsi par défaut, les mises à jour seront automatiques via Windows Update sans possibilité de refuser : c’est le mode « Current Branch » proposé par l’éditeur.

S’il est indéniable que cette approche va dans le sens de l’histoire, les entreprises n’y sont sans doute pas encore prêtes. Pour pallier ces difficultés, Microsoft met en place deux approches permettant de rester un peu maitre de la situation :

  1. Le mode Current Branch for Business (CBB) : Dans ce mode, les mises jour se font via Windows Update, Windows Update for Business ou Windows Server Update Services (WSUS). Et leur déploiement peut être retardé de 4 mois après leur disponibilité générale qui elle-même interviendra 4 mois après la disponibilité auprès des testeurs.
  2. Le mode Long Term Servicing Branch (LTSB) : Dans ce mode, l’entreprise pourra décider de mixer les options d’accès aux mises à jour (Windows Update, Windows Update for Business, Windows Server Update Services) avec la possibilité de retarder, sur certains postes, ces dernières de plusieurs années. Attention néanmoins ce mode comporte plusieurs limitations : il ne concerne d’une part que les versions « Entreprise » de Windows et d’autre part il exclut de fait le nouveau navigateur « Edge »

Il va s’en dire que cette seconde approche ne sera pas privilégiée, ni par Microsoft, ni par le marché au global qui, sous l’influence des plateformes mobiles pousse à la mise à jour en continue.

8 – Microsoft est-il encore vraiment engagé dans Windows ?

C’est une question qui peut paraître saugrenue quand on connaît l’histoire de Microsoft mais aussi, nous en parlions un peu plus haut, des sommes en jeux pour l’entreprise avec Windows. Mais c’est une question qui n’est plus tabou au regard des investissements massifs de l’éditeur dans des plateformes concurrentes : iOS, Android par exemple. La richesse applicative du catalogue Microsoft sur iOS est là pour en témoigner.

appstore Ci-dessus, première page des applications Microsoft sur l’App Store
(Applications iPhone, iPad avec pour certaines des déclinaisons sur l’Apple Watch)

S’il est indéniable que Windows n’est plus, depuis l’arrivée de Satya Nadella (CEO de Microsoft depuis février 2014), l’Alpha et L’Oméga de la stratégie de Microsoft, il n’est reste pas moins que c’est une composante essentielle de la société avec un rôle de vitrine technologique que l’on aurait tort d’enterrer si rapidement… La synergie offerte par le système avec le backoffice Windows Server et Azure est également une pièce maîtresse du dispositif de l’éditeur.

9 – Microsoft a-t-il une stratégie client pour l’Internet des Objets ?

D’ici cinq ans, il y aura selon IDC 25 Milliards d’objets connectés. Le marché de l’IoT serait estimé, toujours dans cinq ans, à 7 200 Milliards de dollars ! Autant dire que ces chiffres font saliver beaucoup d’acteurs. Microsoft n’est pas en reste et compte bien prendre sa part du gâteau. Mais avec quels moyens ? Coté backoffice, les technologies Azure proposent déjà des solutions très pertinentes, mais l’éditeur réussira-t-il à imposer sa plateforme cliente ?

C’est tout l’enjeu des déclinaisons mobiles et IoT de Windows 10.

La stratégie Microsoft est assez comparable, une fois de plus, à celle d’Intel. Le fondeur avait raté la vague liée à la mobilité, aveuglé par la course à la puissance de ses processeurs. On connaît la suite, ARM a proposé une plateforme, moins puissante certes, mais dont l’empreinte énergétique très faible lui a ouvert le boulevard de la mobilité et de l’internet des objets. Un milliard de processeurs plus tard, le géant s’est réveillé et revient sérieusement dans la course avec panache. Au prix de baisses drastiques de marges et accessoirement d’infidélités à Microsoft : Intel est devenu en un an le fournisseur exclusif des Chromebooks de Google, prenant la place d’ARM, il motorise également de nombreuses tablettes… sous Android. Il s’investit également de plus en plus sur le marché des Smartphones et celui de l’IoT avec des plateformes type Edison par exemple.

Face à un Google et sa plateforme cliente « Brillo » annoncée lors de la dernière Google IO en mai dernier, face à la multiplication des Kits d’Apple sous iOS (ResearchKit, HomeKit, WatchKit,…), le géant de Redmond propose ses déclinaisons de Windows 10, fonctionnant sur processeur Intel ou ARM :

  • Windows IoT “Industry” : interpréteur de commandes pour poste de travail, applications Win32, applications et pilotes universels nécessitant 1 Go de RAM, 16 Go de stockage et fonctionnant sur processeurs X86.
  • Windows IoT “Mobile” : interpréteur de commandes, applications et pilotes universels, nécessitant 512 Mo de RAM, 4 Go de stockage et fonctionnant sur processeurs ARM.
  • Windows IoT ”Athens” : pas d’interpréteur de commandes nécessitant 256 Mo de RAM, 2 Go de stockage et fonctionnant sur processeurs X86 ou ARM

Reste à savoir si l’éditeur parviendra à convaincre les industriels d’adopter sa plateforme face aux nombreuses déclinaisons de Linux embarqués.

10 – Pourquoi changer alors que nous venons juste de finir la migration Windows 7 ?

Cette dernière question est sans doute celle qui sera déterminante pour valider ou non un succès de Windows 10 dans les entreprises.

Les migrations depuis Windows XP vers Windows 7 ont été longues, délicates et gloutonnes en budget. Même si le travail accompli a permis d’y voir plus clair sur l’urbanisation du poste de travail, de réaliser un inventaire précis des applications clientes utilisées et de rajeunir de nombreuses applications métiers, combien d’entreprises sont-elles prêtes à remettre le couvert pour se lancer dans une nouvelle migration massive ? D’autant plus qu’il reste encore ici et là des postes sous Windows XP…

Microsoft ne devra pas, à notre avis, s’attendre à voir des migrations massives dans l’année ou les deux années à venir. Mais plutôt de petits déploiement ici et là, souvent à l‘occasion de l’arrivée d’un nouvel équipement, qui par contagion pourrait gagner le reste de l’entreprise… Il est en tout cas urgent de tester, si ce n’est déjà fait, les apports réels de la plateforme sur votre environnement.

Nous nous ferons un plaisir si vous le souhaitez de vous accompagner dans ces réflexions et ces évaluations au sein de votre entreprise.

[1] http://www.spiceworks.com/press/releases/2015-06-24/

About Stephane Sabbague

Stéphane Sabbague est Président et co-fondateur du cabinet d'études Calipia. Au travers des activités de Calipia, Il anime de nombreuses formations et conférences. Ingénieur de formation, Stéphane a débuté sa carrière chez IBM France, il a occupé ensuite chez Microsoft, durant 11 ans, différents postes ventes et marketing, dont les dernières années celui de Directeur de la division Marketing Produit.

Une Réponse to “[La Lettre Calipia] 10 questions sur Windows 10”

  1. Windows 8 est un échec. Le système d’exploitation est difficile à prendre en main et peu ergonomique. J’ai hâte de voir Windows 10 pour savoir les utilisateurs ont été entendus.

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