[Lettre Calipia] 8 tendances long terme pour le travail collaboratif

Article issu de la La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lalettre

Pendant la pause estivale, la pression du court terme s’éloigne pour un temps, les neurones se décontractent. Une ambiance propice à la rêverie s’installe…

Pour ce numéro d’été de la Lettre, nous nous mettons au diapason, et osons vous partager notre propre rêverie sur les avenirs possibles du « collaboratif » : en explorant les conséquences de 8 « et si… », des tendances se dessinent, pouvant remodeler notre façon de concevoir le travail collaboratif.

Le point de départ de notre prospective est le constat que la collaboration n’a jamais été définie par des principes et idées figées ; bien au contraire, on assiste depuis sa première acception – le groupware – a une évolution permanente de ses contours, sous la pression de facteurs technologiques, concurrentiels, sociologiques.

Aujourd’hui les réseaux sociaux, la communication unifiée sont mis en avant, hier c’était le knowledge management, les sites d’équipes.

Que nous réserve l’avenir ? Difficile de dessiner un horizon très précis, tant l’exercice de la prospective est délicat, et proche le risque de sombrer dans le ridicule J ; mais bon, comme justement ce dernier ne tue pas, lançons-nous dans l’aventure !

C’est parti !

1-Et si la collaboration n’était plus basée sur la confiance ?

Le scandale Edward Snowden incarne à lui seul le point de départ de notre réflexion : une personne travaillant pour la NSA, accréditée à accéder à des informations sensibles, se met à divulguer ces informations à l’extérieur, avec les conséquences que l’on connait.1

Des exemples comme celui-ci, d’attaques « man in the middle », beaucoup organisations en vivent régulièrement ; le plus souvent il s’agit d’espionnage industriel.

Au quotidien, ces personnes ont été intégrées dans des équipes, ont participés à des échanges avec de collègues de différents horizons, notamment en utilisant des moyens informatiques.

Or aujourd’hui, les solutions collaboratives du marché ne proposent pas de moyens adaptés pour ce type de risques : les scénarios sont basés sur la notion d’identité des participants, et corolaire, de confiance « à priori ».

Certes on peut jouer sur les niveaux d’autorisation pour limiter la surface d’exposition aux risques, mais comme l’a démontré l’affaire Snowden, que faire lorsque la personne incriminée a posteriori toutes les accréditations ?

Si l’absence de confiance devient un postulat de départ, les conséquences sur les modalités collaboratives sont multiples :

  • Les liens informels sont à privilégier, que chaque utilisateur pourra casser à tout moment. Les réseaux sociaux personnels seront ici privilégiés, comparativement aux communautés et sites d’équipes plus formels, pour lesquels le fait de « sortir » du jeu telle personne nécessite l’intervention d’un tiers, l’administrateur / le gestionnaire de communauté.
  • A la place des sites d’équipes rigides, il faudra privilégier des communautés souples, ou la notion de réputation deviendra clé : ce mécanisme peut devenir très efficace dans un monde sans confiance préalable et définitive. Comme dit le proverbe, « la confiance n’exclue pas le contrôle », et rien de ne peut remplacer l’idée, saine, que la réputation de chacun est avalisée et construite progressivement par le niveau et la qualité des participations individuelles, sous le regard des autres (ex : « meilleure réponse »).
  • Le rôle même des gestionnaires de communauté s’en trouve renforcé, avec un focus particulier sur le respect d’une « netiquette » au sein des communautés ; tout manquement ou dérive par rapport à cette charte de comportement sera un indice fort quant au risque énoncé plus haut.

Comme on le voit, les solutions de réseaux telles qu’elles existent aujourd’hui se prêtent déjà bien à appréhender un monde ou la confiance est « relative ».

Dans un monde encore plus paranoïaque, d’autres scénarios pourraient monter en puissance.

  • Reposer exclusivement sur des liens informels individuels, type réseau personnel, et bannir les communautés. Un scénario typique de travail « en groupe » serait alors : un utilisateur pose une question à ses contacts voire à d’autres sources, et corrèle les résultats qui remontent, en jugeant par lui-même de la pertinence des réponses.
  • Reposer sur des communautés éphémères, appelés aussi les « flashes teams ». Le concept est discuté actuellement dans certaines conférences, et des chercheurs de Standford ont conduits récemment des expérimentations concernant leurs applications. Il s’agit essentiellement de rassembler des talents (par exemple depuis son propre réseau, ou via une recherche plus large) pour travailler sur des tâches collaboratives allant du design, à l’animation, à l’éducation, pendant un laps de temps court. Une fois le travail effectué, le flash team est dissous. Donc de belles applications lorsqu’on cherche à réduire la surface d’attaque sur la dimension « durée d’exposition ».

Sur ces derniers aspects, il est clair que les solutions actuellement sur le marché n’ont pas de réponses sur étagère, mais elles pourraient les mettre en place rapidement sans bouleverser leur principes fondateurs.

 

2-Et si la consumérisation influençait les scénarios collaboratifs ?

Le risque de se tromper est faible sur cette hypothèseJ, mais essayons d’être un peu imaginatif.

Dans la sphère personnelle, Internet a su développer toute une gamme de services à la personne, des plus délirantes au plus utile : trouver un cuisinier à domicile, promener son chien, déléguer les démarches administratives, etc.2

De façon similaire, on pourrait transposer ce type de services pour des besoins collaboratifs en entreprise. Différents modèles de services pourraient apparaitre :

  • Le Freelance : le concept est connu, mais imaginez maintenant que pour faire fonctionner une communauté, vous ayez besoin plus ou moins ponctuellement d’une compétence particulière…. Et que votre plate-forme collaborative vous permette – in situ – de rechercher, et souscrire au service d’un freelance pour compléter le travail collectif !
  • Le Crowdsourcing : le concept est peu connu en France, mais commence à prendre aux USA ; il s’agit ni plus ni moins que de confier une tâche parallélisable à un ensemble de personnes, comme par exemple de vérifier la validité d’une base de contacts. Des sociétés comme Crowdflower, MobileWorks se mettent aujourd’hui sur ce créneau.
  • Les Flash teams : encore eux ! mais cette fois ci, nous les imaginons dans un contexte où, pour un besoin ponctuel, vous faites appel à un fournisseur de talents afin qu’il vous constitue une équipe flexible recrutée pour ses compétences spécifiques, travaillant de façon coordonnée sur une plate-forme de ce fournisseur (ou la vôtre).

Les solutions, aussi bien que le marché, ne sont pas encore organisés pour rendre possible ce type de scénarios, en les intégrant comme des modalités standards : imaginez SharePoint ou Office 365 intégrés à LinkedIn et Viadeo 🙂

 

3-Et si les services collaboratifs étaient facturés à l’utilisation réelle ?

Cette hypothèse peut paraitre folle, et pourtant, il ne s’agirait que d’aller un peu plus loin dans la logique du modèle SaaS …

Pour réfléchir sur cette tendance, remarquons qu’une première étape importante s’est déjà produite : l’industrie dans son ensemble (Microsoft, Google, Salesforce, etc) nous – vous – pousse dans le Cloud, et vous encourage à délaisser ainsi les modèles d’implémentation on-premise des solutions collaboratives.

A la clé, c’est une 1ère transformation profonde du modèle économique : une souscription par utilisateur par mois (ou par an), selon un périmètre fonctionnel précis, plutôt qu’une approche d’investissement.

Séduites par ce modèle, les entreprises pourraient demain demander à leur fournisseurs d’aller plus loin, las de payer des souscriptions pour des services qu’elles n’exploiteraient que partiellement.

A l’heure du « pay-to-play » du monde consumer, vous seriez ainsi en droit de demander ce type de principes pour vos futures souscriptions : par exemple, souscrire pour une nouvelle communauté, juste le temps de son existence.

Souscrire « à l’usage » des scénarios fonctionnels pourrait ainsi supplanter une approche de souscription par device ou par utilisateur ! Pas sûr que les éditeurs y trouvent leur compte (financier) ; ce serait l’arroseur arrosé en quelque sorte.

4– Et si le collaboratif était impacté par l’internet des choses ?

Précisons en introduction que l’internet des choses (Internet of Things – IoT), ou internet des objets est une vague de fond qui n’a rien d’une prédiction aléatoire.

Selon une étude IDC / Cisco, l’IoT représentera un marché de 14,4 Milliards $ en 2020, pour 50 milliards d’objets connectés.

…et on ne peut pas s’empêcher d’imaginer que tous les pans de l’informatique d’entreprise seront impactés, à commencer par le collaboratif.3

De quelle manière ? that is the question

Les capteurs, les Wearables, permettront à coup sûr d’en savoir beaucoup plus qu’aujourd’hui sur les contextes de travail réels des individus, au bureau ou en situation de mobilité

Par extension, nous en saurons beaucoup plus sur les possibilités d’interactions entre individus, à n’importe quel moment ; et nous y voilà : les contextes collaboratifs seront donc « context-aware »

Quels pourraient alors être les impacts sur les scénarios collaboratifs ?

  • Très vraisemblablement, les solutions collaboratives devront recourir au Big data, voire à des capacités de machine Learning, pour analyser la masse d’information contextuelle, et la transformer en services à valeur ajouté « évident » pour les utilisateurs. Microsoft, en faisant apparaitre Office Graph dans Office 365, marque ici un point important pour l’avenir.
  • Corolaire : pour éviter la surcharge d’information des utilisateurs, il sera nécessaire de recourir à toujours plus d’automatisation dans les processus collaboratifs.

 

5-Et si la collaboration augmentée n’était plus du domaine de la science-fiction ?

Il est certainement nécessaire de commencer par définir ce qu’est la collaboration augmentée, également appelé collaboration immersive.

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L’expression est dans le vocabulaire de Cisco, et de Microsoft notamment, et désigne des modalités d’interactions ringardisant celles décrites dans le film « Minority Report » ; combinez ainsi les capacités de la vidéo HD (pour ne pas dire UHD), la réalité augmentée (ex : Google Glass, les casques Oculus VR), le contrôle par la voix (ex : Siri, google Now, Cortana), la traduction vocale en temps-réel (ex : évolution de Skype), et vous pouvez imaginer dans un avenir finalement très proche des scénarios de conférences électroniques réellement « augmentées », comparativement à ce que nous proposent aujourd’hui WebEx ou Lync J

Cette tendance nous semble inéluctable, à l’aune du foisonnement technologique que l’on constate tous les jours sur le Web, ou à l’occasion de rencontres comme le Consumer Electronic Show de Las Vegas.

Les capacités de l’IoT (capteurs) et l’arrivée des Wearables renforcent cette tendance : détection d’émotions, capteurs thermiques, capteurs de mouvement (Kinect), etc.

Il « suffit » donc d’attendre que toutes ces technologies s’alignent les unes avec les autres pour que nous ayons, d’ici 2 à 4 ans, des capacités de meeting face-à-face réellement immersifs !

Des acteurs comme Cisco et Microsoft mettent d’ores et déjà ces objectifs au cœur de leurs stratégies.

 

6- Et si Microsoft perdait la bataille du temps-réel ?

Les conférences audio, vidéo, sont au cœur de beaucoup de scénarios collaboratifs, et sans contexte des acteurs comme Cisco, Adobe, Apple, Google et Microsoft ont beaucoup faits pour que ces services se banalisent dans les entreprises et sur Internet.

Sur le marché Entreprise, Microsoft est en train de se tailler une place prépondérante avec sa solution Lync, qui le place à priori dans une situation très confortable pour envisager l’avenir.

A priori seulement, car le géant pourrait avoir un pied d’argile…. Comme nous allons le voir dans un instant. Ce qui nous amène à cette malheureuse 6ème prédiction pour l’éditeur (nous lui souhaitons de nous détromper à l’avenirJ)

De quel problème s’agit-il ?

Aujourd’hui, les solutions audio/vidéo nécessitent le recours à des plug-ins propriétaires dans les navigateurs, et une grande bataille – essentielle – se livre pour savoir comment streamer nativement ces flux sur le web, et faire en sorte que des navigateurs permettent d’effectuer nativement des conférences entre pairs.

Un premier effort de standardisation s’appelle WebRTC. Il s’agit d’une API JavaScript actuellement à l’état de draft (W3C, IETF), permettant la communication temps-réel dans le navigateur. Cette proposition est soutenue – excusez du peu – par Google, Mozilla, Opera, et Cisco.

Un observateur attentif remarquera que derrière ces acteurs, ce sont les navigateurs Chrome et Firefox qui supportent déjà WebRTC.

Reste Internet Explorer et Safari d’Apple.

Justement, Apple est en train d’intégrer le code WebRTC de Blink dans le WebKit, ce qui tendrait à montrer que d’ici quelques mois le monde WebRTC devrait englober aussi ce navigateur particulièrement répandu dans le monde de la mobilité.

Or donc, comment se positionne Microsoft ?

Justement, le problème de fond – qui nous amène à la sombre prédiction – est que l’éditeur de Redmond a proposé une alternative à WebRTC, appelé CU-RTC-WEB (pour Customizable, Ubiquitous Real-Time Communication over the Web), et ne supporte pas WebRTC 1.0, ni dans son navigateur, ni dans Lync, ni dans Skype.

Glups : si Apple rejoint effectivement WebRTC, ce seront 4,8 milliards de mobiles qui supporteront WebRTC en 2018 (source ABI Research), face à un Microsoft esseulé.

L’éditeur ne prend ainsi-t-il pas un trop grand risque à fragiliser non seulement IE, mais aussi Lync & Skype, et donc potentiellement sa place de leader dans le monde de l’audio/vidéo sur Internet ?

 

7-Et si les offres de synchro & partage de documents révolutionnaient le collaboratif ?

Plantons tout d’abord le paysage du débat.

Vous n’avez pas manqué de constater que des offres telles que Dropbox sont massivement plébiscitées par les utilisateurs, car ceux-ci adorent :

  • La possibilité de sauver leurs documents bureautiques et leurs photos/vidéo sur leur PC/Mac,
  • de retrouver « magiquement » ces mêmes fichiers sur leurs autres –éventuels- PC et Mac, sans souci de mise à jour, même en situation de mobilité
  • pouvoir accéder à leurs bases de documents depuis leurs smartphone et leurs tablettes.

N’en déplaise aux Cassandres qui prédisaient la mort du fichier, celui-ci n’a jamais été aussi vivant qu’en cette ère de la mobilité et du multi-device.5

La consumérisation des usages a effectué une sélection que je qualifierai de darwinienne en faveur des solutions type Dropbox : un référentiel de document dans les nuages (public ou privé), accessible en tout lieu et depuis tout device, une synchronisation avec les clients riches permettant un mode déconnecté, et des possibilités de partage simples par clic-droit, et envoi d’une URL par email.

Le marché ne s’y trompe pas, et de nombreux acteurs se positionnent sur ces scénarios, en venant de différents horizons : pure players, acteurs de la mobilité, vendeur de plate-forme globales.

Une tendance se fait jour à partir de ces principes fondateurs : proposer des fonctions collaboratives dans le contexte du document : je pense notamment à la fonction « document conversation » proposé depuis peu par Microsoft au-dessus de OneDrive Entreprise permettant de discuter autour du document. Box.com propose des scénarios proche, et même IBM se lance dans l’aventure, en utilisant sa plate-forme Connections (cf Connections vNext), alors qu’on aurait pu penser que FileNet aurait été un vecteur naturel : tout un symbole.

Comme le fait remarquer le Gartner Group, ces solutions de partage et synchronisation de fichier deviennent le référentiel sur lesquelles s’agréger des solutions collaboratives.

De là à dire que ces nouveaux services pourraient bouleverser le paysage du collaboratif basés sur des sites d’équipes, des communautés, il n’y a qu’un pas…

Nous ne sommes qu’à l’aube de la transformation, mais il est clair que de profonds bouleversements sont à prévoir à cause – ou grâce – à ces solutions de synchronisation et partage de documents.

8 – Et si le Big Data venait au secours du collaboratif ?

Nous parlions déjà du Big Data dans la thématique des objets connectés.

Dans cette « tendance », nous partons d’un constat bien différent : la surcharge d’information, auquel est confronté l’utilisateur, hier comme aujourd’hui et comme demain.

Certes, face aux dérives de l’email, qui serait la cause essentielle de cette surcharge d’information, on nous « vends » les réseaux sociaux, qui permettraient de s’affranchir de trop nombreux push d’information ; au contraire, ils permettraient à l’utilisateur de choisir quand consulter tel ou tel domaine d’intérêt, telle ou telle communauté.

Un vœu pieu selon notre expérience. Bien au contraire, il nous apparait qu’au sein des entreprises ayant déployé les réseaux sociaux, le plus souvent aux côtés de systèmes de messagerie traditionnels, le problème de la surcharge d’information ne fait que se complexifier.

Face à ce capharnaüm d’information, il nous semble que l’utilisateur devra de plus en plus être assisté par l’infrastructure dans la tâche de pré-sélection, de tri et filtrage de l’information. Les technologies du big data, associées à des capacités d’auto-apprentissage, seront à notre avis essentielles à l’avenir pour que l’utilisateur soit à même de maitriser réellement son écosystème informationnel et collaboratif.

A ce petit jeu, les acteurs du cloud seront les gagnants de demain, car il ne sera pas évident pour une entreprise de mettre en œuvre en interne des capacités big data.

Les évolutions de Microsoft autour d’Office Graph, d’Oslo et des fonctions « Clutter » d’Outlook, s’inscrivent exactement dans la perspective de cette tendance.

Bref, l’avenir nous réserve de belles surprises, et nous n’avons fait qu’effleurer le sujet aujourd’hui. Bonnes vacances, et bonnes rêveries !

POST SCRIPTUM : nous apprenons que Satya Nadella a envoyé un memo aux employés indiquant que Microsoft allait « réinventer la productivité », via des investissements importants non seulement  sur Office, mais aussi sur des services analytiques, les outils de développement, les outils de traduction. Et de citer le traducteur Skype, Cortana (que j’évoque dans l’article), et un service AzureML machine-Learning. … à croire que le CEO de Microsoft a eu accès aux brouillons de mon article, et s’en est inspiré, pfffff….

Eric Mijonnet – Directeur Associé

Eric.mijonnet@calipia.com

 

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3 Réponses to “[Lettre Calipia] 8 tendances long terme pour le travail collaboratif”

  1. Le travail collaboratif est une nouvelle tendance. Il est source de partage et d’économie ce qui permet, en temps de crise, de maintenir de nombreuses société en vie. Il faut encourager ces pratiques !

  2. Beau tableau, mais assez « techno-centrique », je trouve 🙂

    Les tables de la loi du collaboratif restent les mêmes depuis +20 ans : 1/3 de technologie, certes, mais aussi et surtout 1/3 de processus et 1/3 de management

    Au delà des technologies manipulant de l’information, le collaboratif ne peut donc perdurer en entreprise que :

    – si il s’intègre dans les processus de travail de l’entreprise pour les améliorer (accélérer / fiabiliser) et faire gagner + d’argent. Sous entendu, les processus existent déjà le plus souvent depuis des lustres, en papier, en téléphone, en réunion humaine, … et ils sont améliorés de manière démontrable. C’est là que le 1er ROI du collaboratif est confirmé.

    – si ils sont poussés par le management. Qui fait sa révolution. Qui adapte le travail de l’équipe qu’il manage et qu’il mesure (donc difficilement sur des gens hors de son scope). Le manager rend des comptes sur le résultat de SON équipe, une équipe qu’il pilote et manage mieux, c’est là que 2ème ROI du collaboratif est confirmé.

    Bref, quelle que soit la techno (sexy ou pas), elle devra je pense 1/ apporter une agilité prouvée aux processus et 2/ faciliter le travail du boss dans la gestion et mesure de ses gars.

    D’où un certain delta entre le collaboratif « public », aux larges groupes et données… et le collaboratif « d’entreprise », au public et aux règles bien plus stricts.

    • Bonjour Thierry,
      merci pour ton retour; en fait, mis à part le 5 et 6, mes « prédictions » sont plutôt liées au poids grandissant des usages sur l’évolution des scénarios fonctionnels et techniques.
      Une forme de sélection « darwinienne » s’opère sur les scénarios, sous l’influence des utilisateur : preuve en est je pense de la montée en puissance des solutions de synchronisation et partage d’information. Ces scénarios, simples, sont plébiscités par les utilisateurs, et rentrent ainsi plus naturellement dans les entreprises. En fin de compte, les utilisateurs forcent ici l’industrie IT a reconsidérer ses priorités : les Réseaux Sociaux d’Entreprise sont ainsi toujours d’actualités, mais ne sont plus le seul centre d’intérêt !

      …et parfois, la technologie va pouvoir nous sauver, nous pauvres utilisateurs, croulant sous toujours plus d’information : c’est la tendance 8 autour du Big Data.

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