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Le CEO de Slack reste confiant face à Teams…

SlackA l’occasion de la présentation de ses résultats en fin de semaine dernière, Stewart Butterfield, le CEO de Slack, reste confiant dans la tempête, la perspective que Teams qui vient d’atteindre les 20 millions d’utilisateurs journaliers, atteigne 100 millions d’utilisateurs d’ici un an (comme Stewart Butterfield le pronostique), ne l’inquiète pas car selon lui cela ne menace pas directement la progression de Slack mais renforce la vision de ce dernier : si Microsoft met tant de budget sur la table pour copier Slack, c’est bien que la vision de la firme de Butterfield est la bonne… Il affirme qu’un  grand nombre de clients d’Office 365 choisissent de payer pour Slack plutôt que d’utiliser Teams gratuitement.

Slack compterait maintenant plus de 50 organisations qui dépenseraient plus d’un million de dollars par année pour Slack, soit 30 de plus qu’il y a un an. Environ 70 pour cent d’entre eux sont également des clients Office 365 et disposent donc de Microsoft Teams gratuitement…

Selon Stewart Butterfield :

« Ils choisissent Slack en dépit du fait qu’ils ont une solution de rechange groupée qui est commercialisée comme étant gratuite. Ils choisissent Slack parce qu’il s’adapte à la complexité et à l’étendue de leur entreprise, parce qu’il est ouvert, intégré à tous les logiciels qu’ils utilisent dans leur entreprise et parce que nous accordons une attention particulière à l’expérience utilisateur, ce qui crée un public très fidèle et engagé »

Le patron de l’entreprise californienne insiste sur les différences de l’approche de Microsoft qui reprend des solutions existante de sa gamme de produit au risque de complexifier l’usage (on trouve beaucoup de commentaires sur une « offre assez, voir trop touffue pour ne pas dire « usine à gaz »), c’est bien sûr un des angles d’attaque de Slack qui met en avant son approche plus originale :

« Slack représente une nouvelle catégorie de logiciels, et quelle que soit l’application qui s’ouvre lorsque vous cliquez sur un rappel d’agenda pour un appel vidéo, si vous avez besoin de travailler en étroite collaboration avec vos collègues dans un environnement qui peut s’intégrer profondément avec tous les logiciels que vous utilisez, il existe un choix clair et nos clients le savent « .

Slack a déclaré des revenus de 168,7 millions de dollars pour le trimestre, en hausse de 60 % sur un an. Elle a également terminé le trimestre avec des pertes certes, mais bien plus faibles que prévu à 0,02 $ par action.

Nous discutons de tout cela lors du Briefing Calipia (à Lille et Nantes cette semaine et Paris et Strasbourg la semaine prochaine). Venez nous rejoindre, il reste encore quelques places…

 

Slack vs Teams : « Ok boomer »…

Comme le souligne un article des Echos ce we, le ton monte entre Slack et Microsoft. Le sujet : Teams bien sur et les accusations de plagiat portées par Slack. Microsoft ne s’en cache pas (trop) d’ailleurs. Il suffit de voir le fonctionnement des deux produits pour s’en rendre compte. Et c’est bien là dessus que surfe la firme de Redmond : Vous aimez l’originalité et l’efficacité de Slack  : prenez Teams, en plus si vous êtes déjà sous Office 365, c’est inclus… On connait la suite : 20 millions d’utilisateurs actifs pour le second et un succès qui ne se dément pas au détriment de son concurrent qui ne parvient pas à trouver l’équilibre financier…

Un petit remake d’Internet Explorer vs Netscape Navigator ? Espérons pour Slack que la fin ne sera pas la même…

Ce qui amplifie les hostilités, c’est maintenant la publicité en ligne de Microsoft qui n’hésite pas à copier une nouvelle fois son modèle ! Jugez plutôt :

Les responsables de le la Com chez Microsoft seraient-ils en panne d’inspiration…

Alors à la manière des ados, Slack a adressé a son rival un « Ok boomer« , expression virale à l’encontre des Baby-Boomers, déconnecté des réalités sociales et écologiques.

Nous reviendrons sur les deux produits lors du prochain Briefing Calipia qui commence à partir de la semaine prochaine à Aix et Lyon puis Lille, Nantes, Paris et Strasbourg.  il reste encore des places, n’hésitez- pas à nous rejoindre !

Slack la recherche des addons plus facile pour lutter contre Teams

slackSlack a offert la possibilité d’intégrer des applications tierces sur sa plate-forme depuis des années, cela était d’ailleurs un des atout de cette plateforme face à la relative « fermeture » des concurrents. Cette année, Slack a comblé l’écart entre le courrier électronique et la messagerie instantanée et a également facilité l’utilisation de son service avec les applications Office 365 de Microsoft comme par exemple le mail Outlook (nous utilisons aussi le connecteur de notre coté qui fonctionne particulièrement bien). Parallèlement à tout cela, Slack a travaillé avec Google, Zoom et d’autres grands développeurs tiers pour intégrer plus étroitement les applications phares du moment dans Slack.

Nous étions il y a dix jours chez Slack Corp à San Francisco. Nous nous y étions rendu une première fois il y a 4 ans, et quel progrès accompli depuis ! Même si la société doit lutter encore plus fort contre Microsoft et Teams en particulier, elle parvient à tirer son épingle du jeu avec un produit simple mais ouvert. Là où Microsoft dispose dans son offre toutes les briques (même parfois trop !), Slack doit mener des alliances pour fournir des services complémentaires.

le groupe

En début de semaine, lors de la conférence Slack’s Spec à San Francisco, la société a encore ouvert ses portes à une intégration encore plus étroite des applications et permet maintenant aux utilisateurs de Slack de trouver plus facilement des applications. Car si il y a actuellement plus de 1 800 applications disponibles pour Slack, il est souvent difficile de les trouver. L’entreprise est donc en train de mettre à jour la façon dont les applications sont affichées dans une interface utilisateur qui ressemble de plus en plus  à celle d’un Store d’applications mobiles. Slack ajoutera également un menu d’actions persistantes dans la barre latérale avec des actions d’application rapides. Elles seront également exposées dans les canaux pour faciliter l’utilisation des applications par les utilisateurs. Comme par exemple disposer d’un canal d’assistance informatique dans et d’être capable d’utiliser une action pour signaler un ordinateur en panne ou la disponibilité d’une révision de sécurité directement depuis Slack.

Nous reviendrons sur Teams et Slack lors du prochain Briefing Calipia.

De nouvelles API d’automatisation pour Slack

Slack a annoncé de nouvelles API accompagnées de nouveaux outils pour les administrateurs, conçus pour optimiser l’espace de travail en automatisant le traitement du flux d’informations présentes dans conversations (ce qui peut très rapidement devenir ingérable avec de l’information en surabondance pas forcément ordonnée.

Announcement_Channels-v2.4-DC.gifPour maintenir des discussions moins « parasitées » par des échanges sans intérêt, Slack a introduit les « canaux d’annonce », avec lesquels les administrateurs peuvent limiter le nombre de personnes pouvant afficher des messages mais aussi leur nombre. Auparavant, cette fonctionnalité n’était disponible que pour le canal général. Avec cette fonction, les administrateurs (uniquement accessible pour les plans Plus ou Enterprise) peuvent contrôler qui peut poster sur n’importe quel canal.

Slack a également annoncé de nouvelles API destinées à aider les administrateurs à configurer des espaces de travail basés sur des modèles et à automatiser l’approbation des demandes d’applications dans n’importe quel espace de travail d’une organisation. Les administrateurs peuvent également utiliser les API pour ajouter des membres à certains espaces de travail et déléguer leurs autorisations d’administrateur sans avoir à rejoindre ces espaces de travail. Enfin, il est aussi possible d’ajouter des invités à des canaux avec une date d’expiration pour leur participation (interessant pour gérer un évènement par exemple).

Slack prévoit également de déployer dans le futur, de nouvelles fonctions qui permettront aux administrateurs de créer des espaces de travail avec des paramètres, du contenu et des applications automatisés.

Face à Teams, Slack et Zoom renforce l’intégration de leurs produits

2019-04_FRO_Everitt_ZoomPartnership_HeroC’est à l’occasion de la conférence « Slack’s Frontiers » que le PDG de Slack, Stewart Butterfield, et celui de Zoom, Eric S. Yuan, ont annoncé de nouvelles fonctionnalités ayant pour but de renforcer l’intégration entre leurs solutions.

En ligne de mire (même si cela n’était pas dit directement), Microsoft avec Teams et un message de fond : pourquoi ne pas prendre les meilleurs de chacune de leur catégorie bien intégré ensemble, sous entendu, Teams fait les deux nativement mais moyennement… à voir.

Parmi les éléments présentés on retrouve des choses qui fonctionnent déjà et des choses qui arriveront dans les prochains mois. Dans ce qui est déjà en place, on retrouve l’intégration au calendrier (Office 365 ou Google Calendar), la possibilité de planifier une réunion Zoom depuis Slack directement, ou encore  lancer une réunion zoom adhoc depuis Slack, en tapant / zoomer. Mais les sociétés annoncent que bientôt, vous pourrez non seulement commencer ou rejoindre une réunion, mais vous verrez également les détails de la réunion et le nom de l’appelant avant de la rejoindre, le tout sans quitter  Slack, ce qui est effectivement assez pratique.

Mais il sera également possible (activable par l’administrateur Slack) de faire que par défaut toute communication vocale passe par Zoom à la place de Slack : ceci en modifiant le paramètre par défaut de l’icône du téléphone de votre espace de travail, chaque fois que vous cliquerez sur le téléphone dans Slack, vous entamez alors une conversation dans Zoom.

Une nouvelle fonction « Zoom Phone » permettra également à un utilisateur Slack de rentrer en contact téléphonique avec des utilisateurs de Slack sur smartphone et ceci aussi via des connexions cellulaires (il suffira d’afficher le profil Slack de la personne que vous souhaitez appeler et de cliquer sur le numéro de téléphone indiqué).

Le combat est bien lancé (pour ceux qui en doutaient encore) entre Slack et son écosystème et Microsoft et le « Tout intégré » Teams… Ce sont les usages qui détermineront sans aucun doute le gagnant. Les applications tout-en-un ne sont plus aujourd’hui, avec l’essor de la mobilité, un gage de succès obligatoire. Les utilisateurs préfèrent souvent de plus petites applications plus ciblées aux applications multifonctions.

Nous aurons l’occasion de voir ceci dans le détail lors de notre prochaine mission d’étude aux US au mois d’octobre avec des meetings sur la stratégie de ces acteurs dans leurs Headquarters respectifs (Seattle, San-Francisco et San José). Il nous reste encore quelques places pour les personnes intéressées, contactez moi par mail pour plus d’informations.

Nouvelles fonctions de sécurité dans Slack

slack securitySlack a annoncé plusieurs nouvelles fonctionnalités de sécurité et de conformité offrant aux administrateurs un contrôle supplémentaire sur la manière dont les utilisateurs accèdent aux données de leur entreprise et surtout les partagent.

Les administrateurs peuvent désormais exiger une couche d’authentification supplémentaire pour les utilisateurs d’applications mobiles, qui utilise l’identifiant de visage (FaceId coté Apple), un autre identifiant biométrique que gère le smartphone ou des codes temporaires générés au niveau de l’application. De plus, en cas de perte ou de vol d’un périphérique, la session de l’utilisateur affecté peut être effacée à distance via de nouveaux outils de gestion de session. Dans une future mise à jour, les administrateurs pourront également définir le nombre d’appareils auxquels un employé peut être connecté simultanément, obliger les utilisateurs à toujours utiliser la dernière version de l’application, ainsi que détecter et bloquer les appareils jailbreakés.

La société a également annoncé de nouveaux outils de mise en liste blanche de domaines qui empêchent les employés d’accéder à des espaces de travail non approuvés afin d’assurer que les informations sensibles ne soient pas transmises à des espaces de travail non gérés.

Autre nouveauté : des options permettent désormais de limiter le téléchargement de fichiers sur les appareils mobiles et de désactiver la possibilité de copier des messages. La société travaille également sur des fonctionnalités similaires pour les PC et Mac, en limitant les téléchargements aux seules adresses IP approuvées. Et enfin forcer l’ouverture de tous les liens dans des navigateurs spécifiques.

Slack espère que toutes ces nouvelles fonctionnalités de sécurité aidera l’entreprise à mieux rivaliser avec Microsoft qui intègre bons nombres de ces fonctions mais au travers de l’offre Office 365 et des plans E3 et E5, voire Microsoft 365 pour avoir l’ensemble des fonctions (ce qui financièrement n’est pas le même prix !)

« Teams n’est pas une menace pour Slack »…

Alors que Microsoft avait annoncé il y a 3 semaines que  Teams, son service de communication destiné aux entreprises, atteignait 13 millions d’utilisateurs actifs quotidiens (devançant ainsi son concurrent Slack, qui compte environ 10 millions d’utilisateurs actifs quotidiens), le PDG de Slack Stewart Butterfield, ne pense pas que ceci soit une menace pour la croissance de son entreprise.

SlackSelon les propos enregistrés par la chaine américaine CNBC lors de la conférence Fortune Brainstorm Tech à Aspen, dans le Colorado, Stewart  Butterfield a déclaré en répondant à une question sur Teams que « si elle repose sur une distribution plus large, je ne pense pas que ce soit vraiment une menace« . Ceci fait référence à la distribution massive que fait Microsoft de Teams  puisque il fait partie d’Office 365, qui compte 180 millions d’utilisateurs actifs par mois, donc autant de clients potentiels pour Teams…

Le PDG de Slack estime qu’une plus petite entreprise peut prendre l’avantage sur les grande si ses produits sont mieux conçus. Il donnait aussi quelques exemples comme  Google+, qui n’a jamais été bien accueilli malgré la forte pression exercée par le géant de la recherche. Il enfonçait le clou en déclarant que « si la concurrence reposait sur la qualité de l’expérience utilisateur, et c’est là que tous les efforts sont déployés, ce serait probablement plus intimidant pour nous« …

Pour rappel Teams est né du refus de Slack de se vendre à Microsoft (pour 8 Milliards de dollars) il y a 4 ans…

L’avenir nous dira qui a raison… pour tenter d’éclaircir cela, nous nous rendons en octobre prochain au siège de Slack à San-Francisco en compagnie de clients (comme tous les ans à la même époque) après un passage à Seattle chez Microsoft en début de semaine, le thème de cette mission d’étude étant l’Environnement Utilisateur.

 

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