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Nvidia rachète ARM pour 40 Milliards de $

On savait que le fond Softbank souhaitait se désengager de la société Anglaise ARM qu’il avait acquis en 2016 pour 32 milliards de $. C’est donc Nvidia qui rafle ma mise avec une belle plus value à la clé pour SoftBank de 25% tout de même en 4 ans.

Dans un article de blog, Nvidia a déclaré que la transaction lui permettait de créer « la première société informatique de l’ère de l’intelligence artificielle« . Nvidia a précisé qu’Arm continuera à exploiter son modèle de licence open-source, la propriété intellectuelle de la société restant enregistrée au Royaume-Uni. L’entreprise cherchera également à étendre sa présence au Royaume-Uni en construisant un nouveau centre d’excellence mondial d’IA sur le campus d’Arm à Cambridge, et investira également dans un superordinateur IA alimenté par Arm.

Jensen Huang, le « Geek » fondateur et CEO de NVIDIA, dont les présentations au CES sont toujours très techniques argumentées et passionnantes à déclaré que :

« Dans les années à venir, des billions d’ordinateurs équipés de l’IA créeront un nouvel internet des choses qui sera des milliers de fois plus grand que l’internet des personnes d’aujourd’hui. Notre combinaison créera une entreprise fabuleusement positionnée pour l’ère de l’IA. Simon Segars et son équipe chez Arm ont bâti une entreprise extraordinaire qui contribue à presque tous les marchés technologiques du monde. En associant les capacités informatiques de l’IA de NVIDIA au vaste écosystème du CPU d’Arm, nous pouvons faire progresser l’informatique dans le nuage, les smartphones, les PC, les voitures et la robotique, pour atteindre l’OT et étendre l’informatique IA à tous les coins du monde. »

Ceci dit la partie IoT d’ARM semble avoir été écarté du deal…

Reste à voir maintenant les réactions des régulateurs, américains, européen mais aussi chinois, ces derniers voyant aussi la prise de contrôle par le Californien Nvidia de la société anglaise pas forcément d’un bon oeil. Le deal devra être ficelé durant les 18 prochains mois. Ces régulateurs devront valider les gardes fous mis pour que les concurrents d’Nvidia puissent tout de même garder des relations normales avec ARM : on pense en particulier à Apple, Samsung mais aussi Qualcomm et… Huawei ?

Passage d’Intel à ARM : Apple peut-elle réussir là où Microsoft a échoué ?

Image002Nous sommes nombreux à savoir suivi avec intérêt la keynote d’ouverture de la conférence développeur d’Apple Lundi soir. Beaucoup d’annonces sur iOS14, iPadOS, MacOS, mais l’essentiel était sans doute le passage programmé d’Intel à ARM (sur une puce Apple maison : Apple Silicon). Les rumeurs avaient vu juste, après un passage de Motorola 68000 puis au PowerPC d’IBM et quelques années plus tard à Intel, la pomme entame du prochain virage avec le passage à ses puces maisons, sous architecture ARM.

Mais une question se pose : Apple peut-elle réussir là où Microsoft a échoué il y a 10 ans avec Windows ARM et où il est sans doute encore en train d’échouer, comme nous l’avions anticipé pour ces deux évènements avec Windows RT et aujourd’hui avec la Surface Pro X et le développement de son système avec Qualcomm (voir l’état des ventes de ces matériels pour s’en convaincre) ?

Les éléments qui entraineraient Apple sur le même chemin que Microsoft :

  • La dépendance aux « petites » applications natives qui ne seront pas portées sur la nouvelle puce : tous les développeurs ne porteront pas leur applications sur la nouvelle puce, soit pas manque de ressources, soit parce que leur application n’évolue plus alors même qu’elle reste utilisée. Dans ce cas, comment imaginer le financement d’une nouvelle application et le portage associé ? On le sait dans le cas d’un changement d’architecture (et parfois simplement de version), le diable se cache souvent dans les détails : des petites applications « bloquées » sur ancienne version mais très utilisées, des drivers qui manquent pour du « vieux » matériel, etc.
  • Une couche d’émulation peu performante. C’est un grand classique promis par les constructeurs / éditeurs : « les applications que vous ne pourrez pas trouver en natif fonctionneront en émulation sur le nouveau processeur ». On connait cela chez Microsoft avec Windows ARM, et même chez de nombreux constructeurs de machine Unix à l’époque qui promettaient une émulation de Windows sans faille… On connait la suite ! La réalité est donc souvent tout autre : la couche d’émulation ou de virtualisation consomme des ressources qui à minima ralentisse l’application quand celle ci daigne fonctionner. Les ressources consommées baissent aussi considérablement l’autonomie de la machine, comme c’est le cas par exemple des applications Win32 sur les machines Surface Pro X de Microsoft par exemple…
  • Des performances qui ne seraient finalement pas au rendez-vous pour des problèmes hardware où de conception des puces ou de leur écosystème hardware associé.

 

Mais Apple dispose aussi d’atouts importants face aux écueils qu’a rencontré Microsoft :

  • Les processeurs de l’entreprise ne sont pas nouveaux et elle en maitrise les éléments depuis longtemps pour les avoir elle même conçus. En effet on parle ici des processeurs qu’elle a conçue pour ses iPhones et iPads, elle en maitrise le fonctionnement et en connait les limites. Ce n’est pas le cas de Microsoft qui reposait à chaque fois sur des compétences majoritairement externes. Et sans avoir les liaisons (parfois dangereuses) qu’elle entretenait avec Intel.

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ARM veut rendre le Machine Learning encore plus accessible avec ses processeurs neuronaux

Avec le lancement de ses nouvelles unités de traitement neuronal (NPU : Neuronal Processor Unit), Arm vise à étendre les fonctions de Machine Learning aux appareils grand public et bas de gamme et donc de banaliser ce type d’usage.

ARM EthosLa société à annoncée ces NPU Ethos-N57 et Ethos-N37, qu’elle fournira comme d’habitude sous licence aux fabricants de puces qui pourront l’intégrer dans leurs propres produits. Si les principaux clients d’ARM, Apple, Samsung, Nvidia, Huawei et Qualcomm en tête dispose déjà de leur propres unité de Machine Learning, l’idée ici est d’étendre la gamme des processeurs Arm Machine Learning (ML) pour permettre des applications d’intelligence artificielle (IA) dans des appareils grand public de toutes sortes réalisé par des fondeurs n’ayant pas forcément les capacités de développer leur propre puce.

L’intelligence intelligence artificielle est maintenant omniprésente, des consoles de jeu aux téléviseurs, et il faut augmenter le calcul en local pour offrir des expériences réactives. Par exemple, les expériences intelligentes dans le domaine de télé vont des commandes vocales intelligentes de l’assistant intelligent à la traduction en temps réel pour les émissions dans une autre langue voire la reconnaissance faciale pour améliorer le contrôle parental. Les nouvelles NPU sont ainsi dotées de fonctions telles que la reconnaissance vocale et les fonctions de mise en marche permanente, qui ne sont plus propres aux téléphones mobiles.

Ethos-N57 et Ethos-N37 ont tous deux été conçus avec quelques principes de base à l’esprit. Ils sont optimisés autour de la prise en charge des types de données Int8 et Int16 et utilisent des techniques avancées de gestion des données, minimisant le mouvement des données et la puissance associée. Ils offrent également une augmentation de performance de plus de 200% par rapport à de nombreuses autres NPU grâce à des techniques telles que l’implémentation innovante de Winograd.

IoT : 1 000 milliards de puces ARM, mais quelles solutions ?

Les chiffres concernant l’IoT donnent le vertige, les études se contredisent néanmoins souvent sur le potentiel de ce marché. Une chose est sûre néanmoins, il sera à court terme de plusieurs dizaines de milliards d’euros…

La stratégie Microsoft en matière d’IoT est assez pertinente (nous en reparlerons lors d’une session dédiée du Briefing Calipia), en disant avant tout que la stratégie IoT d’un acteur doit être en premier lieu une stratégie business, tant ces objets demain permettront de mettre en place de nouveaux services, de modifier le business existant des sociétés.

Capture d_écran 2018-10-29 à 16.27.14Lors de la conférence IoT de Barcelone fin octobre le leader des processeurs, Arm,  en la personne de Himagiri Mukkamala (directeur général et vice-président senior) déclarait que la société et les différents fondeurs exploitant les modèles ARM, s’apprêtent à créer un monde doté d’un billion (mille milliard) d’objets générant 10 fois plus de flux de données d’ici 2035… Et bien que le potentiel de l’IoT soit en mesure de catalyser un changement de Business Model dans les entreprises, sa mise en oeuvre risque d’être plus problématique pour les entreprises , tant le volume de données sera important, leur exploitation devant également nécessiter une capacité de calcul énorme. Pour préparer le terrain, il faudra mettre en place des infrastructures permettant le déploiement et la gestion de ces appareils ainsi que les données qu’ils collectent. « Si vous ignorez ceci, vous ne pouvez jamais obtenir le résultat souhaité » précise Himagiri Mukkamala. Il faut donc considérer l’ensemble et pas seulement un composant. C’est le sens développements stratégiques que propose ARM et des alliances que l’entreprise noue.

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ARM : des résultats en forte hausse

ARM-poweredLa société anglaise ARM a publié la semaine dernière ses derniers résultats trimestriels. Ils sont très bons,  cela malgré le tassement des ventes de Smartphones et de tablettes d’une part et la plus forte pression d’Intel sur les tablettes. La société a enregistré une hausse de 22% de son chiffre d’affaire proche du milliard de Livres Sterling. Coté bénéfices la société est toujours très très rentable avec plus 400 millions de bénéfices !

L’explosion de l’Internet des Objets permet à la société d’être très optimiste, les ventes licences de ses composants ARMv8 se portent très bien, le « gâteau » ne cesse de grossir !

Intel gravera des puces de son principal concurrent…

On connait l’histoire : Intel a trébuché sur la mobilité dans sa course à la puissance (lois de Moore) alors que le marché se décalait tout doucement vers une course à l’autonomie. Avec en face un champion qui avait fait lui ce pari : ARM. 

Quelques années plus tard et plus d’un milliard (oui oui près de deux milliards en fait) de périphériques déployés, Intel aurait passé un accord avec Altera pour produire ses puces ARM en 14 nm d’ici 2015. Cette puce une Cortex-A53 sera composée de plus de 4 milliards de transistors. Ironie de l’histoire, c’est avec ce contrat qu’Intel pourra en partie rentabiliser ses investissements dans ses lignes de production en 14 nm…
Ramené au monde du logiciel c’est un peu comme si Microsoft fournissait des développeurs pour intégrer Android dans des téléphones d’un équipementier. Ou encore qu’elle proposerait la mise en oeuvre de Linux sur ses serveurs Azure… Tiens donc cela me rappelle quelque chose en fait 🙂 
Décidément les frontières concurrents / partenaires sont de plus en plus floues…

Changement de patron chez ARM

arm warren east

Warren EAST

En juillet prochain, soit 2 mois après Intel, ARM change de boss. Le CEO actuel,Warren EAST (à gauche), en place depuis 12 ans, va prendre une retraite bien méritée au vu des résultats de la société ces 10 dernières années.

Simon SEGARS, l’actuel Président d’ARM, prendra sa place. Agé de 45 ans, Simon SEGARS est un homme du sérail qui a précédemment servi ARM au poste de VP Engineering à l’époque du design d’architecture de quelques processeurs ARM de première génération.

Concernant le remplaçant de Paul Ottellini chez Intel, les rumeurs vont fort et mettent plutôt un externe à la place de CEO d’Intel. Les noms actuellement en v ogue : Pat Gelsinger, CEO de VMWare, rien de moins, et ancien collaborateur d’Intel jusqu’en 2009, ou Sanjay Jha l’ancien co-CEO de Motorola et CEO de Motorola Mobility qu’il a quitté à l’époque du rachat par Google.

 

Quel futur pour Windows RT ?

tablette Samsung ATIV RTWindows RT est la déclinaison de Windows 8 pour les tablettes à architecture ARM. Cette première infidélité majeure de Microsoft à Intel pour ses systèmes d’exploitation postes de travail, visait à reprendre l’initiative sur le créneau des OS destiné aux appareils à faible consommation, meilleure autonomie et prix inférieur (smartphones, tablettes et autres systèmes embarqués), créneau très largement dominé par les processeurs d’architecture ARM, et donc sans présence de logiciels Microsoft. L’éditeur de Redmond a donc opté pour une stratégie offensive en la matière, en développant ce nouveau système pour ces plateformes basse consommation qui portent aujourd’hui la croissance, bien plus que les PC classiques (selon IDC, le marché des PC devrait en 2013 présenter une décroissance de 1,3%, après les -3,7% déjà enregistrés en 2012).

Pour mieux encore marquer son engagement sur ce nouveau segment, Microsoft a lancé sa propre tablette, la Surface RT, en fin 2012, avant le lancement de la tablette Surface Pro le mois dernier (architecture Intel cette fois).

Or après trois mois de commercialisation, les perspectives de Windows RT sont plutôt sombres : Lire la suite

Intel : ARM seulement un concurrent de passage ?

La patron d’Intel Paul Otellini s’est montré très confiant dans une interview qu’il a donné à AllthingsD sur l’avenir de sa société (aurait-il pu dire autre chose ?), mais surtout il n’a pas hésité à parler de son nouveau concurrent numéro 1, ARM en termes peu élogieux. ARM finira selon lui comme Transmeta ou Via , firmes qui ont tenté de le concurrencer : en se cassant les dents…

C’est sans doute aller un peu vite en besogne lorsque l’on voit d’une part la très bonne santé financière d’ARM (qui vient une nouvelle fois d’annoncer de très bons résultats) et surtout le nombre de puces déployées par cette société, rien à voir à la belle époque de Transmeta ou même Via ! Les déploiements de puces ARM se compte en Milliards !

 

ARM dispose aussi d’un atout de taille, qui peut-etre aussi pour la société en propre une faiblesse : la possibilité offerte à d’autres de modifier le design de référence de ses puces pour l’adapter aux différents besoins : c’est ce que n’hésiter pas à faire des géants tel que Samsung, Apple et Nvidia par exemple. De quoi enrichir encore un peu plus la plateforme.

Néanmoins il est vrai qu’Intel dispose d’un atout de choix avec une R&D exceptionnelle, un très grand savoir faire et une génération d’avance en matière de finesse de gravure (élément clés pour les évolutions de puces, de puissance mais aussi de consommation). Intel reste également le maître en matière de support des jeux d’instructions x86, qui resteront encore pendant de nombreuses années au coeur des logiciels.

Des serveurs ARM en rack chez Dell

Décidément Dell ne cesse d’innover. Le constructeur Texan propose à quelques uns de ses partenaires des serveurs 3U à base de processeurs ARM en test.

Une machine très innovante :

  • 4 processeurs par carte
  • Un rack qui peut contenir lui-meme 12 cartes (soit la bagatelle de 48 processeurs sur du 3U…)
  • Les processeurs sont des ARM Marvell Armada V4 doté de 4 coeurs à 1,6 GHz.
  • Chaque machine dispose de son son emplacement UDIMM supportant jusqu’à 8 Go de RAM
  • Un connecteur SATA III pour un disque dur.
Une solution très faible consommation (750 W pour les 12 cartes) qui pourrait être très interessante (en particulier pour les gros hebergeurs) si la suite logicielle proposée sur ce type de machines tient la route.
Autant dire que la suprématie d’Intel sur ce secteur aussi risque d’être mis à mal !
Alors peut-être que dans quelques années Microsoft, après Windows RT développera un Windows Server RT 🙂 pour suivre le marché !
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