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Le processeur ARM ne fait pas le moine

Nous savons déjà que les nouveaux Macs équipés de la puce M1 ont des performances impressionnantes qui battent presque tous les Macs actuels équipés de processeurs Intel. Nous avons pu vérifier cela sur nos machines (Macbook Pro 16, iCore 7, 6 Coeurs, 16 Go de RAM vs MacBook Air M1, 8Go RAM) : le MacBook Air est (beaucoup) plus rapide, beaucoup plus autonome aussi.

Mais PCWorld a souhaité comparer ce nouvel MacBook Air avec la Surface Pro X de Microsoft disposant elle aussi d’une puce ARM réalisée par Qualcomm en collaboration avec Microsoft. Le résultat est sans appel : la Surface Pro est loin, très loin derrière le Macbook. Alors même que ce dernier dispose de plus d’applications natives (dont Office 365 !!), une meilleure connectique (Wifi 6, USB 4) tout en coutant moins cher (20% environ à capacité SSD équivalente…

Comme l’a souligné PCWorld, une des grandes limites de Windows sur les machines ARM est que le système d’exploitation était limité à l’exécution de logiciels X86 32 bits émulés. En d’autres termes, le système n’était pas capable d’émuler et d’exécuter des applications 64 bits créées pour les processeurs AMD et Intel.

Les logiciels 32 bits fonctionnent avec des performances nettement inférieures – et Apple s’en est débarrassé en 2019 avec macOS Catalina. En même temps, Apple a introduit la technologie Rosetta 2 pour les nouveaux Mac M1, qui traduit essentiellement tous les logiciels créés pour les Mac Intel en un binaire ARM qui fonctionne mieux sur les ordinateurs Apple à base de silicium. Si Microsoft a récemment publié une version bêta de Windows qui propose une émulation pour les logiciels X86 64 bits, les performances ne sont toujours pas proches de celles des nouveaux Macs équipés de la puce M1. Dans un test Geekbench 5, Surface Pro X a ainsi été surclassé par le nouveau MacBook Air M1 et s’est également classé derrière un ordinateur portable HP Pavilion bon marché équipé d’un processeur Intel Core i5.

Les résultats sont tout aussi impressionnant sur Cinebench qui met en avant les capacités du GPU :

Comme en conclu PCWorld :

Il est difficile de croire qu’un développement plus poussé permettra de combler le vaste fossé de performances entre Windows on Arm et les Macs M1 d’Apple. Dans six mois, Microsoft pourra peut-être se vanter d’avoir considérablement amélioré ses performances d’émulation. Mais sans le miracle combiné d’un processeur bien meilleur de Qualcomm ou d’un autre fabricant de puces Arm et des améliorations continues de Microsoft, l’avenir de Windows Arm semble bien sombre.

Il est enfin intéressant de noter que les développeurs ont pu émuler Windows 10 ARM sur les Mac M1 et que le Mac a obtenu de meilleurs résultats dans un test Geekbench que Surface Pro X exécutant Windows 10 en natif sur ARM…

Microsoft pret à abandonner le noyau Windows pour celui de Linux ? Pas si sur…

Dans un article de blog qui fait actuellement débat sur le net, le ténor du logiciel libre Eric Raymond pense que Microsoft serait sur le point d’abandonner le noyau de Windows pour utiliser celui de Linux !

Quels sont les faits qu’Eric Raymond met en avant pour arriver à une telle conclusion ? Selon lui,

« Microsoft est enfin prêt à renoncer à cette vieille relique qu’il appelle Windows, car elle ne génère même plus assez de revenus pour jouer un second rôle dans l’entreprise. Maintenant qu’Azure gagne beaucoup plus d’argent que Windows, l’entreprise est prête à remplacer Windows par Linux, qui fera tourner une couche d’émulation afin de maintenir la compatibilité avec les anciennes applications« .

Autant dire qu’Eric Raymond a tout faux dans son analyse, et qu’il prend sans doute ses désirs pour des réalités… Malgré une croissance clairement stagnante (mais néanmoins un poil supérieur à la croissance du marché du PC), les revenus de Windows sont toujours parmi les plus rentables de Microsoft. Alors certes, ce ne sont plus les années fastes pour l’entreprise, où Windows était même avant Office la vache à lait de l’entreprise, attirant en interne les meilleurs talents, et oui Azure devrait dépasser la rentabilité de Windows un jour, mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Alors oui, Windows est de moins en moins une priorité pour l’éditeur, nous avons souvent eu l’occasion de le dire, en particulier depuis l’arrivée à la tête de l’entreprise de Satya Nadela, mais Microsoft poursuit ses développement et la refonte de son noyau, mais de là à le remplacer par le noyau de Linux, qui rappelons le n’est pas (et de loin) le plus moderne des noyaux Unix, il y a de la marge !

Et non, ce n’est pas parce que Microsoft a intégré dans Windows un sous système Linux (en particulier pour reprendre la main sur le marché des développeurs), ainsi qu’un terminal Linux (Unix plutôt), pour les mêmes raisons, qu’il va remplacer Windows à mon avis…

Autre point sur lequel se base l’analyse d’Eric Raymond : le fait qu‘il y aurait maintenant plus de machines Linux hébergées sur Azure que de machines Windows… Analyse là aussi un peu courte ; il y a aussi beaucoup plus de machine MySQL que de machines SQL Server, ceci n’implique pas pour autant que Microsoft va abandonner le second au profit du premier…

Enfin dernier point de l’analyse d’Eric Raymond : les investissements dans le navigateur Edge sous Linux aussi. Là aussi c’est un peu léger : Edge est aussi disponible sous MacOS, Android, iOS…

Microsoft, continue d’investir dans Windows et prévoit des évolutions, nous aurons l’occasion de détailler ceci lors du prochain Briefing Calipia, qui revient en décembre dans une formule 100% en ligne, tous les détails, l’agenda et les modalités d’inscriptions sont disponibles ici : http://calipia.com/briefing

Windows 95 a 25 ans

C’était il y a 25 jour pour jour, Microsoft lançait en fanfare Windows 95. Un lancement planétaire qui faisait la une des journaux du monde entier, et pour une par pas uniquement les magazines informatique. Nous avions eu droit en France au journal de 20 h… Bien avant l’iPhone dont les lancements font chaque année les gros titres. Un peu de nostalgie, mais quel employé de l’époque ne se souvient pas de ce moment ? La société se révélait au grand public. Le moment était très festif en interne également, aussi bien en France qu’aux USA.

Plus de lancements maintenant des systèmes d’exploitation chez Microsoft. Windows est devenu un service et son évolution est en continue. Windows 95 a probablement été la version la plus importante et la plus notable du géant de Redmond, il a jeté les bases de certains éléments fondamentaux du système d’exploitation, tels que la barre des tâches du menu Démarrer et la corbeille qui sont toujours présents, bien que sous une forme beaucoup plus moderne. Elle a également marqué l’abandon progressif de MS-DOS, qui a été fusionné avec Windows en une seule offre, ce qui en fait un système d’exploitation plus intégré.

Pour célébrer l’évolution du système d’exploitation au cours des 25 années écoulées depuis Windows 95, Microsoft a créé une vidéo qui passe en revue les différents éléments du système d’exploitation et les changements qui sont intervenus, comme l’évolution du menu Démarrer, les icônes, etc. En plus de la vidéo, la société a également annoncé qu’elle organisera une série de deux parties de son webcast Insider qui mettra en scène deux ingénieurs qui ont travaillé sur Windows 95 et qui travaillent toujours pour la société :

Les applications Windows bientôt sur les Chromebooks

chromeImg02@2xAu début de l’été, Google évoquait, sans en dire plus, la probable arrivée de la solution de virtualisation Parallels sur Chrome OS. Parallels est, pour rappel un des leaders de la la virtualisation Windows sur la plateforme Mac (marché qu’elle se dispute avec VMWare et son produit Fusion). Aujourd’hui, Parallels a officialisé cette annonce en expliquant que l’on pourra faire fonctionner une machine virtuelle Windows complète sur  Chrome OS, sans avoir besoin de connexion Internet (donc on parle bien de virtualisation locale et pas de services de terminaux déguisés.

Nick Dobrovolsiky, Senior Vice President of Engineering and Customer Support de Parallels précisait dans l’annonce que :

« Parallels Desktop for Chromebook Enterprise permettra aux administrateurs IT de fournir facilement aux Chromebooks des machines virtuelles Windows et les applications Windows complètes nécessaires aux employés« , et que « Les administrateurs pourront facilement gérer les déploiements d’images Windows d’entreprise automatisés et familiers qu’ils préparent, provisionnent et fournissent automatiquement à leurs employés. Les administrateurs peuvent installer des applications, les gérer à distance et aider les utilisateurs avec leurs outils habituels, tout comme ils le font avec les PC Windows physiques« .

Sans surprise, cette offre est limitée à Chrome OS Enterprise. Le marché visé est donc bien celui de l’entreprise, ce qui confirme bien l’importance de ce marché pour Google (et la grosse pierre dans le jardin de Microsoft…). A terme il se pourrait bien que cette solution soit mise en standard sur la plateforme de Google (un peu comme Hyper-V dans les OS Windows 10). Reste à voir les performances et les limitations. Si la quasi totalité des Chromebooks sont sur plateforme Intel (plateforme qui ne devrait pas poser de problème pour la virtualisation), ces machines disposent souvent de processeurs assez limité en puissance (et donc en consommation énergétique, ce qui fait la force des Chromebooks…) et dans ce cas la virtualisation sera logiquement assez peu performante. On imagine que ceci sera plutôt réservé à des machines à base de Core I5 à minima avec pas mal de mémoire pour avoir une utilisation « normale » des applications Windows…

On devrait être rapidement fixé sur les performances et la compatibilité de ceci, puisque Parallels for Chromebook Enterprise devrait arriver cet automne.

Le service Google Kubernetes ajoute la prise en charge des conteneurs Windows

conteneursGoogle prévoit désormais la prise en charge de l’orchestration Kubernetes pour les conteneurs Windows Server hébergés sur la plateforme Google Cloud (GCP).

Le support est assuré par le moteur Google Kubernetes (GKE). La version 1.16.4 de GKE, actuellement au stade de la version bêta, peut en fait faire fonctionner les conteneurs Windows et Linux « côte à côte dans le même cluster« , a indiqué l’annonce de Google. Coogle précise avec cette annonce qu’ils ont ajouté des fonctionnalités telles que « la possibilité d’apporter leurs propres licences Windows Server (BYOL), des affichages virtuels et des services gérés pour SQL Server et Active Directory« .

Google fait la promotion de diverses options de support de GKE, dont les mises à jour automatiques des nœuds et l’utilisation d’une fonction de clusters régionaux, qui ajoute la prise en charge de Kubernetes dans « les nœuds de plusieurs zones dans la même région« . Il est également possible d’utiliser des comptes de services gérés de groupe pour la gestion automatique des mots de passe, qui fait partie du service géré du GCP pour Active Directory. Google offre également un accès aux clusters privés via son service Virtual Private Cloud.

Pour rappel,  Microsoft propose également son service Azure Kubernetes, qui prend en charge les conteneurs Windows et Linux. Amazon Web Services propose lui aussi  son service Kubernetes, qui prend également en charge les conteneurs Linux et Windows.

Et si le successeur de Windows 10 S ne s’appelait plus « Windows » ?

Capture d_écran 2018-12-10 à 13.43.45Pour lutter contre Linux, Android, Chrome OS et dans une moindre mesure iOS, Microsoft a eu l’idée de faire de Windows un système d’exploitation plus léger. il y a eu plusieurs tentatives pour le faire : Windows RT avec le succès que l’on connait… et plus récemment Windows 10 « S ». L’entreprise travaillerait actuellement sur « Windows Lite », qui ne gardera peut-être pas le nom de « Windows »…

La nouvelle version sera basée sur le système d’exploitation Windows Core. cette version n’exécuterai que les applications Universelles (UWP) mais aussi les Progressive Web Apps (PWA) et seulement à partir du Store Windows. Microsoft supprimant alors tout le code Windows présent pour des raison de compatibilité des applications Win32. Ainsi, le l’OS deviendrait plus léger et plus rapide, tout en rendant le système d’exploitation plus adapté à une exécution sur différentes architectures de chipset telles que ARM.

Ainsi, abandonner le nom de Windows serait aussi plus clair pour les utilisateurs étant donné que de nombreux composants hérités ne seront pas présents la compatibilité ne serait plus « attendue » (ce que suggère le nom Windows et serait à l’origine des échecs de Windows RT et Windows S). Cela pourrait aider à vendre cette nouvelle variante de Windows comme quelque chose de complètement nouveau (le nom Windows étant aussi synonyme d’ancien monde comme on dit :))

Il semble que cette version « Lite » ne sera disponible logiquement que pour les OEM afin qu’il l’adapte à leurs machines (comme c’est le cas actuellement de Chrome OS sur les Chromebooks).

A suivre en tout cas et sans doute plus d’informations à venir lors de la prochaine Build Microsoft (conférence développeurs logiquement en avril 2019)

Stratégie Windows et PC de Microsoft en résumé

Une petite interview de l’ami Jean-Christophe Dupuy (patron Windows et devices pour la France) sur Cnews sur la stratégie Windows et devices de l’éditeur, claire et synthétique.

On regrette juste que le journaliste ne pose pas de questions un peu moins complaisantes, plus proche ici du publi-reportage 🙂

Nous reviendrons sur ces éléments lors du prochain Briefing Calipia : agenda et inscriptions sur calipia.com/briefing

Portage d’applications iOS vers Windows 10 : Microsoft met à disposition son kit

Le projet été présenté lors de la conférence Build fin avril par Microsoft sous le nom de code « Islandwood », le produit est maintenant disponible sur Github en pré-version. Cette technologie doit permettre aux développeur de porter plus facilement leurs applications iOS sous Windows 10. Il s’agira dans un premier temps de permettre l’exécution sous processeur x86 et x64 (Intel) puis être disponible (on parle de cet automne) pour les systèmes ARM (Windows Mobile).

Concrètement, il ne s’agit pas ici d’une exécution directe ou via machine virtuelle de l’application iOS sous Windows 10 (à la manière de ce qu’a  fait BlackBerry pour Android et qui n’a pas réussi à inverser la baisse de ce dernier) mais il s’agit réellement d’un portage d’application Xcode / Objective-C (l’environnement de développement coté Apple) vers Visual Studio en utilisant un compilateur « WinObjC » réalisé par Microsoft pour l’occasion…

La même chose pour les applications Android est également prévu pour cet automne  (projet « Astoria »).

WinObjCDans tous les cas il s’agit de portage applicatif et les choses sont loin d’être automatique, l’adaptation au facteur de forme, à la logique UI/UX (User Interface et User Expérience) est nécessaire pour ne pas aboutir à des applications aux finitions douteuses…

Ces technologies seront-elles suffisantes pour convaincre les développeurs de passer un peu de temps pour porter leurs applications ? Ill y a fort à parier que ces derniers attendront d’observer l’adoption de Windows 10 par la marché avant de se lancer, outils ou pas !

Windows 10 officiellement lancé le 29 juillet

C’est maintenant confirmé par Microsoft, Windows 10 sera disponible à partir du 29 juillet. L’éditeur sera donc prêt pour la rentrée et les nouveaux portables qui vont avec devraient être pré installés avec cette nouvelle version.

Nous faisons, lors du prochain Briefing Calipia, un point complet sur Les apports réels de cette version pour les entreprises, il nous reste des places, n’hésitez pas à vos inscrire : agenda et dates sur calipia.com/breifing.

Les Chromebooks de Google devant l’iPad sur le secteur de l’éducation aux USA

Si les Chromebooks décollent (très) doucement sur le continent européen, ils continuent à progresser fortement aux USA, en particulier dans le secteur de l’éducation. Selon IDC 715 500 Chromebooks se seraient vendus au troisième trimestre versus 702 000 iPad.

Si la prix n’y est pas pour rien (moins de 200 $ la bête, pour quasiment le double pour un ipad 10 pouces d’entrée de gamme), l’écosystème applicatif grossi de plus en plus sur la plateforme de Google. Autrefois limité aux seules applications Google, de nombreux logiciels sont portés sur la plateforme de Google, et lorsque la plateforme à la puissance limitée, ne le permet pas, les éditeurs répartissent le traitement avec les serveurs. C’est par exemple le cas d’Adobe qui annonce un Photoshop pour Chromebook qui réalisera une partie des traitements dans le Cloud.

Reste le problème de la connexion quasi permanente qu’il faut avec ce type de machine, la démocratisation du Wifi sans le secteur éducatif aux USA évite la question.

Prochaine étape : les entreprises ? pourquoi pas ? il faudra surveiller de près , là encore ce qui se passe aux USA dans se domaine, ou le positionnement de Google avec ses machines est très timide pour ne pas dire plus. Il est vrai que la nouvelle politique de prix de Windows et des « PC low cost » coupe l’herbe sous les pieds du géant de Mountain View actuellement. Pour combien de temps encore ?

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