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Stratégie Windows et PC de Microsoft en résumé

Une petite interview de l’ami Jean-Christophe Dupuy (patron Windows et devices pour la France) sur Cnews sur la stratégie Windows et devices de l’éditeur, claire et synthétique.

On regrette juste que le journaliste ne pose pas de questions un peu moins complaisantes, plus proche ici du publi-reportage 🙂

Nous reviendrons sur ces éléments lors du prochain Briefing Calipia : agenda et inscriptions sur calipia.com/briefing

Portage d’applications iOS vers Windows 10 : Microsoft met à disposition son kit

Le projet été présenté lors de la conférence Build fin avril par Microsoft sous le nom de code « Islandwood », le produit est maintenant disponible sur Github en pré-version. Cette technologie doit permettre aux développeur de porter plus facilement leurs applications iOS sous Windows 10. Il s’agira dans un premier temps de permettre l’exécution sous processeur x86 et x64 (Intel) puis être disponible (on parle de cet automne) pour les systèmes ARM (Windows Mobile).

Concrètement, il ne s’agit pas ici d’une exécution directe ou via machine virtuelle de l’application iOS sous Windows 10 (à la manière de ce qu’a  fait BlackBerry pour Android et qui n’a pas réussi à inverser la baisse de ce dernier) mais il s’agit réellement d’un portage d’application Xcode / Objective-C (l’environnement de développement coté Apple) vers Visual Studio en utilisant un compilateur « WinObjC » réalisé par Microsoft pour l’occasion…

La même chose pour les applications Android est également prévu pour cet automne  (projet « Astoria »).

WinObjCDans tous les cas il s’agit de portage applicatif et les choses sont loin d’être automatique, l’adaptation au facteur de forme, à la logique UI/UX (User Interface et User Expérience) est nécessaire pour ne pas aboutir à des applications aux finitions douteuses…

Ces technologies seront-elles suffisantes pour convaincre les développeurs de passer un peu de temps pour porter leurs applications ? Ill y a fort à parier que ces derniers attendront d’observer l’adoption de Windows 10 par la marché avant de se lancer, outils ou pas !

Windows 10 officiellement lancé le 29 juillet

C’est maintenant confirmé par Microsoft, Windows 10 sera disponible à partir du 29 juillet. L’éditeur sera donc prêt pour la rentrée et les nouveaux portables qui vont avec devraient être pré installés avec cette nouvelle version.

Nous faisons, lors du prochain Briefing Calipia, un point complet sur Les apports réels de cette version pour les entreprises, il nous reste des places, n’hésitez pas à vos inscrire : agenda et dates sur calipia.com/breifing.

Les Chromebooks de Google devant l’iPad sur le secteur de l’éducation aux USA

Si les Chromebooks décollent (très) doucement sur le continent européen, ils continuent à progresser fortement aux USA, en particulier dans le secteur de l’éducation. Selon IDC 715 500 Chromebooks se seraient vendus au troisième trimestre versus 702 000 iPad.

Si la prix n’y est pas pour rien (moins de 200 $ la bête, pour quasiment le double pour un ipad 10 pouces d’entrée de gamme), l’écosystème applicatif grossi de plus en plus sur la plateforme de Google. Autrefois limité aux seules applications Google, de nombreux logiciels sont portés sur la plateforme de Google, et lorsque la plateforme à la puissance limitée, ne le permet pas, les éditeurs répartissent le traitement avec les serveurs. C’est par exemple le cas d’Adobe qui annonce un Photoshop pour Chromebook qui réalisera une partie des traitements dans le Cloud.

Reste le problème de la connexion quasi permanente qu’il faut avec ce type de machine, la démocratisation du Wifi sans le secteur éducatif aux USA évite la question.

Prochaine étape : les entreprises ? pourquoi pas ? il faudra surveiller de près , là encore ce qui se passe aux USA dans se domaine, ou le positionnement de Google avec ses machines est très timide pour ne pas dire plus. Il est vrai que la nouvelle politique de prix de Windows et des « PC low cost » coupe l’herbe sous les pieds du géant de Mountain View actuellement. Pour combien de temps encore ?

Evolution des parts de marché Windows

Selon la dernière étude NetMarketShare, Windows 8.1 vient de dépasser son prédécesseur Windows 8 en part de marché, à 6,35% fin mai, contre 6.29% pour Windows 8.

Au global, la plate-forme Windows 8.0 gagne 0,4% en un mois, tandis que Windows XP perd 1% dans le même temps.

L’incitation de Microsoft auprès des entreprises à mettre à jour Windows XP a joué bien entendu, et Windows 7 voit d’ailleurs ses parts de marché passer 50%.

NetMarketShare-juin 2014

Les nouvelles sont finalement mitigées pour Microsoft, car si les plates-formes Windows gagnent 0.19% à 90.99% en un mois (quand Apple OS X perd 0.23%), les parts de marché de Windows XP restent très importantes : pour l’éditeur, cela représente notamment un risque important en terme de sécurité, et donc d’image.

Autre nouvelle en demi-teinte : la montée en puissance lente de Windows 8.x. Il est impératif pour Microsoft de 1) corriger le tir avec une roadmap Windows aggressive, et 2) séduire les développeurs pour que le Store s’enrichisse significativement.

Nous approfondissons ces enjeux lors du Briefing Calipia qui commence demain, par la session d’Aix en Provence !

[Lettre Calipia] Windows : la fin d’un cycle ?

Article issu de la La Lettre Calipia, abonnement gratuit sur demande : calipia.com/lalettre.

Ce titre est sans doute un peu provocateur, mais force est de constater, après avoir régné en maitre depuis plus de 20 ans sur l’informatique, rien ne va plus du coté de Windows. Il est vrai que les débuts de Windows 8 ont été assez laborieux, mais les raisons de la baisse d’attractivité de Windows sont sans doute un peu plus profondes…

Il faut se rendre à l’évidence, Windows n’est plus le sésame qui fait vendre à lui seul l’ensemble des technologies de la société.

Il était une fois Windows…

Il fut un temps reculé où le simple fait d’accoler Windows à une technologie en garantissait son succès. Windows rimait avec succès grand public. Certains d’entre nous se souviendrons de la séparation Microsoft / IBM autour d’OS/2 1.3 : le pacte signé entre les deux entreprises prévoyait qu’IBM continue le développement de la version 2 tandis que Microsoft continuerait la version 3.0, version disposant d’un nouveau noyau « MicroKernel », véritable rupture technologique. Mais ce qui devait être OS/2 3.0 devint chez Microsoft, Windows NT, en effet, la compagnie s’empressa de renommer ce produit Windows pour surfer sur la vague Windows très populaire dans le grand public avec Windows 3.1, Windows NT (3.1) et OS/2 définitivement abandonné par Microsoft. IBM poursuivra son développement à destination principalement des entreprises, on connaît la suite, au grand dam du cabinet Gartner qui voyait en OS/2 un succès imminent, ce système d’exploitation finit par disparaître, première victime déclarée de la vague Windows. Indéniablement, Mac OS fut la seconde victime de cette déferlante, le système d’Apple, était lié au matériel, en fin de vie (il a fallu attendre encore de nombreuses années avant de voir le renouveau avec OSX, basé sur un noyau Unix FreeBSD).

En entreprise « Windows » a été et est sans doute encore largement aujourd’hui synonyme de meilleure intégration au « Système d’Information ». C’était à l’époque le cœur des arguments pour Windows Server, et même dans une certaine mesure de Windows Mobile (ancêtre des Windows Phone) qui combattait déjà au début des années 2000 Blackberry pour l‘intégration des Smartphones dans l’entreprise.

A cette époque, Microsoft se mit à conjuguer Windows à toutes les sauces : Windows Mobile, Windows NT, Windows Server, Windows CE, Windows for Smartcard, Windows Live, Windows Media, Windows Messenger, Windows Printing System. Sans oublier les Windows XP, Windows 3.x Windows 95, Windows ME, Windows for Workgroups, Windows Small Business Server… Puis virent également plus récemment Windows Intune, Windows Azure, Windows RT, Windows Phone. Et cette liste n’est sans doute pas exhaustive,

logos windows

Seulement voilà, le simple nom « Windows » ne fait plus vendre à l’heure actuelle, ce serait plutôt même parfois un handicap. Selon de récentes études outre atlantique, Windows ne serait plus une marque « glamour » et n’emballerait pas les générations Y, et n’ayons pas peur des mots, elle aurait même un petit côté « ringard » pour certains…

Microsoft n’est pas passé à côté de ces informations, pour preuve le fait que le géant s’évertue même maintenant à gommer cette marque : Windows Azure qui devient Microsoft Azure, et parions sur un changement de nom de Windows Phone demain pour un Microsoft Phone et pourquoi pas demain renommer Windows Intune ? En effet ce produit ne se contente pas, loin de là, d’administrer des machines Windows mais tout aussi bien des iPhones que des iPads par exemple, alors à quoi bon garder ce nom ?

Les langues se délient, la marque Windows (en version ARM) sur les tablettes a même été source de discussions. Selon Australian Financial Review, Jeffrey Clarke, président de la division PC de Dell aurait prévenu à l’époque Steve Ballmer qu’utiliser le terme Windows RT pour la version destinée aux tablettes ARM risquait de créer une confusion chez les consommateurs qui penseraient pouvoir installer leurs applications Windows classiques alors que ce n’était pas le cas. Selon l’article qui rapporte l’affaire, Steve Ballmer aurait répondu au dirigeant de Dell que la marque Windows était trop importante pour être occultée.

Durant des décennies (au moins 2), en interne chez Microsoft, être développeur dans la branche Windows de l’éditeur était la voie royale, on tutoyait les seigneurs…

Cette entité était (encore plus que la division Office) la vache à lait de l’entreprise avec près d’un tiers du chiffre d’affaire de la société et pas moins de la moitié de ses bénéfices !

Il fut donc un temps ou la société Microsoft se confondait avec la marque Windows. Pour un employé, il n’était pas rare qu’il entende dire par ses amis : « tu bosses chez Windows ? ». Tant la notoriété du produit (tout au moins dans le grand public), primait sur celle de la société.

Windows 8 : source de tous les maux ?

A en croire bon nombre d’observateurs, le problème actuel du marché serait la dernière version de Windows. Windows 8 aurait à lui seul tétanisé le marché du PC, plongé les constructeurs dans le doute et fait le lit d’Android sur les tablettes et celui de ChromeOS sur les PC portables…

La réalité est sans doute beaucoup plus nuancée…

Pour certains, Windows 8 aurait travesti l’esprit même de Windows, rien de moins ! C’est la position de plusieurs analystes outre atlantique, dont le célèbre Paul Thurrott.

A la base de cette réflexion, la genèse même de Windows qui depuis le début de son existence s’est positionné face à l’environnement du Mac comme plus ouvert et corolaire, plus permissif.

Les développeurs Windows pouvaient choisir de suivre des directives de l’éditeur et les APIs associées, mais pouvaient aussi ne pas trop en tenir compte et se laisser ainsi plus de liberté pour offrir des éléments plus innovants. Face au Mac, Windows a vu naître de très nombreux logiciels, qui, s’ils ne respectaient pas les tables de la loi du développement Windows recommandé, offraient de nouvelles fonctions, de nouvelles interfaces, de nouveaux outils. Ce bazar ambiant a indéniablement favorisé la diversité et la créativité.

On connaît la suite. Windows a conquis le cœur des développeurs avant de conquérir la planète informatique !

Windows 8 avec son interface en tuiles, proposant un mode d’accès plus restreint et surtout plus contraint pour les développeurs, aurait du coup perdu son âme. Microsoft aurait donc voulu faire de l’Apple, de l’épuré, tournant ainsi le dos à sa communauté habituée à plus de liberté… Voilà pour l’analyse. C’est sans doute aussi, une des raisons qui aurait motivé le limogeage de Steven Sinosfky, patron de Windows et grand architecte de cette nouvelle interface.

Sur les tablettes, ou sur les téléphones, c’est bien sûr Android qui a pris cette place devenue vacante et qui a offert cette liberté de création aux développeurs, liberté la aussi synonyme de plus grand bazar…

La revanche d’Unix : majoritaire sur les devices

Témoin de cette évolution, le Gartner publiait en octobre ses prévisions de parts de marchés des différents OS en combinant pour la première fois tous les facteurs de formes : un coup de tonnerre, Windows était largement distancé par Android !

parts de marché

 

Ces chiffres cachent aussi une formidable revanche d’Unix et ses dérivés sur le poste de travail ! En effet, Android est un fork de Linux, lui-même issu d’Unix (sans doute de la souche la moins structurée de ce dernier mais passons, c’est un autre débat), iOS et Mac OSX sont tous deux des Unix basés à l’origine sur FreeBSD, Les nouvelles versions de RIM sont basées sur QNX, un Unix là encore avec une empreinte mémoire réduite. Et gageons que le « Others » regroupe pas mal de systèmes de souches Unix diverses et variées composant des objets connectés.

Quant aux serveurs, les parts de marché de Windows sont aussi au global en perte de vitesse. Posons-nous la question : combien de fournisseurs de Cloud utilisent Windows etcCombien utilisent des dérivés d’Unix ? A l’autre bout de la chaine, combien de serveurs Windows dans le grand public, combien de dérivés de Linux/Unix ? On peut assimiler à des petits serveurs les box internet (toutes sont des dérivés d’Unix) et les NAS personnel (idem)…

Autre question d’importance pour Microsoft : quel sera l’OS de l’internet des objets ? Coté client et coté backoffice. Sur cette même question Intel, confronté à ARM a trouvé un élément de réponse : faire des processeurs compatibles Android…

Microsoft, avec à sa tête Satya Nadella, a réagi et met actuellement les bouchées doubles pour combler les déficits fonctionnels de Windows 8 avec la 8.1, l’update 1 puis l’Update 2 déjà planifiée pour la rentrée. Pour l’éditeur, les cadencements annuels pour les nouvelles versions ne sont plus suffisants, l’évolution est quasi permanente. Au programme de ces mises à jour, une renaissance de l’interface de Windows qui petit à petit vient empiéter sur le territoire de l’interface en tuile « Modern UI » en tentant le meilleur des deux mondes : un pari difficile mais pas impossible pour l’éditeur dont les capacités de réactions restent très importantes.

Autre débat qui n’en est pas un à mon avis sur les différentes versions et éditions de Windows, qui seraient soi-disant un handicap pour Microsoft. Qui se soucie des multiples versions d’Android, de son incompatibilité totale avec Chrome Os (qui équipe les Chromebooks de Google) ou encore de la convergence iOS OSX qui peine réellement à voir le jour du côté d’Apple et qui finalement ne serait plus une priorité ?

Quel prix pour Windows ?

Problème important s’il en est pour Microsoft, le coût de la licence de Windows. Un vrai casse-tête pour l’éditeur. Un constat : il faut se rendre à l’évidence, le grand public n’est plus prêt à payer plus de 200 € pour une licence de système d’exploitation lorsque la règle chez les puissants concurrents que sont devenus Google et Apple est la gratuité de l’OS (leurs sources de rémunération sont ailleurs : matériel pour Apple et publicité pour Google).

Mais alors comment garantir des bénéfices suffisants et permettre le biseau avec d’autres sources de revenus ?

La réalité est que dans le grand public, le plus grand monde ne recherche pas un Système d’Exploitation … Mais seulement une machine qui doit disposer d’un OS, comme d’un processeur ou d’un disque dur… Le géant de Redmond en est bien conscient et c’est aussi une raison de ses investissements dans le domaine du matériel avec non seulement des tablettes mais aussi des téléphones par le biais du rachat de Nokia.

Seules les entreprises, et les directions informatiques se soucient logiquement encore du problème, mais pour combien de temps encore ? Qu’en sera-t-il dans 5 ou dans 10 ans ? Avec des applications qui dépendent de moins en moins de Windows et de plus en plus des facteurs de formes, des « expériences » et des fonctionnalités d’HTML 5 ! Dans le même temps, à l’instar d’Air France, certaines entreprises se posent de plus en plus ouvertement la question : et si le poste de travail n’était pas avant tout un poste mobile type tablette ? Le PC traditionnel devenant l’exception !

Pour lutter à armes égales, Microsoft a choisi la gratuité de Windows pour les versions s’exécutant sur des machines de moins de 8 pouces de diagonale. Ce sont aussi les segments qui ont les plus fortes croissances (dont les Smartphones), c’est ballot ! Mais comment faire autrement, il suffit de consulter le tableau de la page précédente pour voir l’étendue des dégâts ! Les alternatives n’étaient pas si nombreuses.

Nous aborderons bien entendu ce sujet lors du prochain Briefing Calipia (du 2 au 20 juin prochain) n’hésitez pas à vous joindre à nous : calipia.com/briefing. Sur le même thème, nous aborderons également le positionnement des Chromebooks et leur arrivée dans les entreprises demain, ainsi que le positionnement d’un nouvel acteur clé : Samsung qui, partant des mobiles, petit à petit, envahi le monde des entreprises.

Un système d’exploitation de trop chez Microsoft ?

Cette constatation n’est pas nouvelle : Microsoft dispose finalement de beaucoup de versions de systèmes d’exploitation là ou ses compétiteurs n’en ont que deux :

  1. Coté poste de travail et tablettes : Windows 8.1 32 bits (pour processeurs Intel),
  2. POur la même cible : Windows 8.1 64 bits (toujours pour processeurs Intel)
  3. Pour les tablettes aussi : Windows RT (pour processeurs ARM 32 bits)
  4. Pour les Smartphones et les Tablettes 6 pouces : Windows Phone 8 (pour d’autres processeurs ARM 32 bits)
  5. et bien sur un autre dérivé de Windows NT : l’OS de la Xbox !

Coté concurrents Apple dispose de 2 systèmes : iOS et OSX (tous les deux 64 bits), Google 2 également : Android et ChromeOS (tous les deux 32 bits).

Capture d'écran 2013-11-24 19.31.11Alors rien de surprenant à ce que Julie Larson-Green, la VP en charge des Devices Windows , ai laissé entendre cette semaine que dans l’avenir ceci va être simplifié : « Nous avons le système d’exploitation Windows Phone. Nous avons Windows RT et nous avons plein de Windows. Nous n’allons pas en avoir trois. »

Ce n’est pas une surprise pour ceux qui lisent régulièrement ce blog : je ne pense pas que Windows RT ai un grand avenir dès lors que les processeurs Intel disposeront de suffisamment d’autonomie, un de moins. La prochaine génération de Windows 9 ou 10 devra sans aucun doute non plus voir le mode 32 bits abandonné. Restera également Windows Phone pour processeur ARM et sans doute l’OS de l’Xbox, même si son rapprochement avec Windows 8.1 est déjà bien avancé.

Le système d’exploitation devient gratuit…

C’était le cas chez Google avec Android en particulier, chez Apple avec iOS, c’est le cas aussi depuis hier soir  : Mac OSX 10.9 (Mavericks) est maintenant gratuit. Ou plutôt les mises à jours deviennent gratuites, étant impossible d’acheter un Mac sans OSX…

MavericksCette annonce reste cohérente avec la politique générale d’Apple avec iOS : le système d’exploitation n’a plus de prix il est une composante indissociable de la machine, ses mises à jours ne sont pas facturées. C’est la même politique chez Google : Android et ChromeOS ne sont pas facturés, Google ne vend pas de machines mais la gratuité de l’OS est compensée par la connexion obligatoire aux services de Google rendant possible la monétisation de l’intimité de l’utilisateur.

La position de Microsoft qui facture ses mises à jours d’OS (à part pour le passage récent de 8 à 8.1 assimilé à un Service Pack dans ce cas) risque dans les années à venir difficile à tenir. Problème, la division Windows avec environ 20 Milliards de $ de CA et plus de 12 Milliards de $ de bénéfices est un gros contributeur au revenu de Microsoft. Certes le financement se fait aussi via les contrats en volumes et la Software Assurance en y ajoutant dans ce cas des fonctions  plus  « Entreprise », mais le message est plus complexe à passer dans le cas de Windows Phone par exemple et l’on parle de nouveau de la possible gratuité du système dans les mois à venir.  Alors Microsoft pourrait demain s’aligner sur la positions d’Apple pour ces propres machines (Les Surfaces) mais dans ce cas comment expliquer aux HP, DELL & Co qu’ils doivent continuer de payer l’OS ? La solution pour l’éditeur viendra une fois de plus à mon avis des abonnements, Software Assurance et Intune en tête, avec toujours un peu plus de fonctions entreprises compensant le prix de l’OS de base qui devra baisser fortement en devenant « Grand Public ».

Un chantier de plus (et pas simple) pour le prochain patron de Microsoft attendu avant la fin 2013…

Windows 8.1 maintenant disponible en France : et ensuite, quoi d’autre ?

Windows 8.1 est disponible France depuis hier. La mise à jour est gratuite pour ceux qui ont une licence Windows 8.Horizon

Pour les détenteurs de Windows 7, la mise à jour sera  (moyenne estimée) de 119,9€ pour passer à Windows 8.1, et de 279,99€ pour passer à la version Windows 8.1 Pro.

Cette nouvelle de la disponibilité de Windows 8.1 est passé quasi-inaperçue, ce qui peut en dire long sur l’intérêt du marché pour cette version plate-forme système de Microsoft.

Et si on se projette au-delà de Windows 8.1, Microsoft n’est pas très disert sur les prochaines étapes de son système d’exploitation poste de travail.

Faisons donc un point sur les rumeurs et informations de différentes sources, et essayons de tracer la feuille de route Windows :

  • Mi-2014 : mise à jour de Windows 8.1, qui devrait coïncider avec la disponibilité marché de Windows Phone « blue », qui pourrait s’appeler Windows Phone 8.1
  • Une version plus importante de Windows pourrait arriver fin 2014, un an seulement après Windows 8.1. Cette information doit cependant être considérée avec précaution, car les équipes Windows se réorganisent au sein d’un groupe unifié Operating System dirigé par Terry Myerson : or ce groupe retravaille actuellement sur les priorités concernant les systèmes d’exploitations Windows, Windows Phone, et Xbox.
  • Sous la houlette de ce groupe, la feuille de route pourrait donc voir apparaître la version majeure suivante de Windows à l’été 2015, qui pourrait être un OS hybride rapprochant Windows et Windows Phone.
  • Le cas particulier de la feuille de route, faisant cependant douter d’une sortie majeure à l’été 2014 versus 2015, concerne l’avenir des 2 OS Microsoft pour processeurs ARM : Windows Phone et Windows RT : Microsoft pourrait accélérer l’alignement de ces deux OS assez rapidement. L’information récente indiquant que Windows Phone supporterait prochainement les écrans 7 et 10 pouces penche en ce sens.

Bref, on le voit, au-delà de l’été 2014, on est plutôt dans le registre de la supputation et de la rumeur actuellement !

Développement sur mobiles : cap sur les entreprises

IDC et Appcelerator viennent de publier leur études sur les tendances de développement sur les plateformes mobiles. Cette étude a été réalisée du fin avril sur 6000 développeurs lors de la conférence annuelle d’Appcelerator (un des leaders du secteur des applicatifs de développement cross plateforme, y compris HTML5).

plateformes

Quels sont en synthèse les enseignements à retenir ? Principalement 4 choses :

  • La première concerne les entreprises : après  un boom des développements coté applications grand public, ces dernières connaissent une baisse d’intéret au profit des application à destination des entreprises, que l’on parle de SmartPhones ou de tablettes. La demande à même augmentée pour plus de 60% des développeurs.
  • Sans surprise, la demande en développement pour les tablettes est en croissance pour faire maintenant presque jeu égal avec la demande sur Smartphone (segments B2C et B2B confondus) à 84% vs 81%. Ceci est encore plus important coté iOS et largement moins vrai coté Android ou le Smartphone reste la cible privilégiée des développements sur cette plateforme (78% versus 66%)
  • iOS continu sa course en tête même si l’écart se réduit légèrement avec Android (de 10% à 9%). L’interet est par ailleurs très disparate entre les différents matériels Android. Les tablettes Windows sont très loin derrière avec 34% d’intérêt des développeurs versus 86% coté iOS. Il à même baissé de 3% durant ces six derniers mois. Windows Phone est en revanche en belle progression.
  • L’interet pour les Google Glass est, et c’est sans doute une surprise, important : déjà 8% des développeurs qui disent envisager des applications pour ce dispositif connecté !

Nous aborderons également ces éléments lors de la prochaine formation consacrée au déploiement et à l’administration des smartphones en entreprise le 3 octobre prochain, n’hésitez pas à vous inscrire rapidement le nombre de places étant limité.