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Marché du logiciel d’entreprise : le top 10 évolue

Le Gartner Group vient de publier un point sur le marché du logiciel d’entreprise en 2013.

Les chiffres clés :

  • Ce marché représente 407,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour les fournisseurs.
  • Croissance du marché de 4,8% entre 2012 et 2013

Le classement des 10 principaux acteurs est également un autre élément intéressant de cette étude :

  • Microsoft reste le numéro 1 avec un CA de 65,7 milliards de dollars en 2013
  • IBM (29,1M$) perd sa place de 2ème au profit d’Oracle (29,6M$)
  • Salesforce.com gagne 2 places et entre au top 10 (10ème place), avec un CA de 3,8M$ en croissance de 33,3% d’une année sur l’autre.

Voici le détail complet du Top 10 en 2013 :

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Jive cherche un repreneur : ca bouge dans le monde des Réseaux Sociaux d’Entreprise

Un nouvelle importante dans le petit monde des Réseaux Sociaux d’Entreprise : l’éditeur Jive a engagé une banque d’investissement (Qatalyst Partners) pour l’aider à trouver un acheteur.

Jive

Jive peine en effet au niveau financier, n’ayant jamais fait de bénéfice depuis 2011, date de son entrée en bourse ; or cette entreprise est un acteur clé dans le domaine très concurrentiel des Réseaux Sociaux Sociaux d’Entreprise (RSE), qui a connu ces 3 dernières années un phénomène de concentration important.

A ce jour, peu d’acteurs sortent réellement du lot :

  • Microsoft bien sûr, qui avec le rachat de Yammer, son investissement sur Office 365, ses plate-formes on-premise, Dynamics, est très bien placé dans la course.
  • Salesforce.com, avec Chatter et son savoir-faire métier, son positionnement SaaS lui permettant d’avancer rapidement, a aussi un avenir brillant.
  • Jive est aujourd’hui considéré comme le 3ème leader du marché des RSE.

Derrière, la concurrence peine à s’imposer réellement, ou décline :

  • IBM, avec Connections, perd progressivement du terrain, même s’il est encore considéré par le Gartner comme un Leader de ce marché.
  • Google, Telligent (qui a racheté Zimbra), Cisco (WebEx Social), BlueKiwi (Atos), LifeRay, sont également en retrait.

Face à Microsoft et SalesForce, Jive était donc jusqu’à présent perçu au niveau mondial comme le 3ème larron, de telle sorte que son rachat pourrait en partie redistribuer les cartes:

  • Dans un premier temps, c’est une bonne nouvelle pour Microsoft, Salesforce, voire IBM, qui peuvent considérer avec joie l’essoufflement de Jive.
  • Mais à plus long terme, l’acquéreur pourrait venir jouer le trublion dans le cercle très fermé des acteurs clés.

Oracle, SAP auraient déjà été approchés, mais en vain pour l’instant.

A suivre !

 

Azure propose des VM Oracle

Nous vous parlions dès le mois de juin (lire Oracle – Microsoft : l’alliance de la carpe et du lapin ?), de l’alliance Microsoft Oracle autour du support des VM Oracle dans Hyper-V. Microsoft vient de passer à la vitesse supérieure en proposant dans Windows Azure Oracle WebLogic Server et l’environnement de développement Java dans une machine virtuelle prête à l’emploi. Elle est disponible dans la galerie d’images de machines virtuelles d’Azure, Un clic et c’est dispo ! Ces images incluant les licences associées des logiciels Oracle.

Un signe des temps ou une preuve de l’ouverture de Microsoft, qui nous aurait dit qu’un jour Microsoft vendrait donc des licences Oracle 🙂 !

Microsoft précise que « durant la période d’évaluation, les licences Oracle incluses sont gratuites. Vous ne payez que les ressources de stockage et de calcul Windows Azure utilisées par votre machine virtuelle. Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser une licence logicielle Oracle que vous possédez déjà. Il vous suffit de choisir une image Windows Server dans la galerie d’images et d’installer vous-même le logiciel Oracle. »

 

Signe des temps : Oracle quitte le NASDAQ, remplacé par Tesla

Après avoir été annoncé en juin par Oracle lui-même, le switch du Nasdaq au Nyse de l’éditeur américain est désormais effectif.Tesla

Oracle est remplacé au NASDAQ 100 par Tesla, entreprise californienne spécialisée dans les voitures électroniques haut de gamme.

On ne peut s’empêcher d’y voir un vrai signe des temps : le NASDAQ est en effet connu comme le marché typique de la High-tech, contrairement au Nyse, marché des sociétés bien établies.

Faut-il en déduire qu’Oracle n’incarne plus vraiment l’esprit de transformation, d’innovation ? dans l’esprit des start-up de la Silicon Valley, pas sûr qu’Oracle soit encore dans tous les esprits…

A contrario, Tesla Motors est l’une sociétés du génial Elon Musk, dont les projets ont la fâcheuse habitude de susciter tout d’abord l’incrédulité de l’establishment, avant de connaitre des succès commerciaux impressionnants :

  • Tesla : son entreprise de voiture électrique haut de gamme atteint dorénavant une valorisation boursière de 9,8 milliards €, quand par exemple Renault est à 15,4 milliards €; l’entreprise vient de se payer le luxe de rembourser un emprunt 465 millions de dollars avec 9 ans d’avance.
  • SpaceX : l’entreprise de transport spatial privé d’Elon Musk dessert la station spatiale internationale via  sa fusée Falcon 9 et et sa capsule Dragon ; la fusée Falcon Heavy promet d’envoyer 53 tonnes en orbite basse (pour rappel, le Shuttle américain envoyait « juste » 24 tonnes); …et les premiers test d’un lanceur entièrement récupérables sont en cours (Grasshopper), avec en ligne de mire la colonisation de mars 🙂
  • Dernière idée dantesque de Mr Musk, qu’il dévoilera début août : un système de transport  de passagers reliant San Francisco à Los Angeles en 30 minutes ! lorsqu’il en a parlé lors de la conférence D11, Elon Musk décrit le système comme un hybride de Concorde, de « railgun » et de « Table air Hockey » (je ne suis pas sûr de vouloir être le premier passager de l’engin 🙂

Tesla, Oracle :  deux trajectoires, deux dynamiques décidément dissemblables aujourd’hui !

Oracle – Microsoft : l’alliance de la carpe et du lapin ?

oracle msQui l’eût crû ? Oracle et Microsoft ont annoncé lundi une alliance autour  des solutions Oracle sur Hyper V et sur la plateforme Microsoft Azure (voir ici le communiqué de presse de Microsoft et là le communiqué d’Oracle). La plupart des logiciels Oracle étaient déjà supportés sur Windows Server, l’accord annoncé étend donc ceci à la plateforme de virtualisation de Microsoft et à sa plateforme cloud Azure.  Cette annonce a été réalisée par Steve Ballmer et Satya Nadella, President de la division Server & Tools de Microsoft (respectivement à gauche et à droite sur l’image ci contre) et Mark Hurd, President d’Oracle (au milieu). Larry Elison ne figurait pas au générique. Une alliance pourquoi pas, mais pour le moment, restons éloigné 🙂

Concrètement, il sera possible d’installer les logiciels Oracle sur ces environnements Microsoft, d’être supporté. De même Java sera officiellement supporté sur ces environnements Microsoft, grâce à la licence et au support d’Oracle.

Oracle a longtemps considéré le cloud computing comme un épiphénomène, et ne s’est donc véritablement intéressé à la question qu’assez tardivement, accusant du même coup un retard sur ses concurrents. Avec ce partenariat, Oracle tente de s’inscrire dans la mouvance cloud, à la mode Microsoft. Larry Elison a d’ailleurs aussi indiqué la volonté de nouer des partenariats avec d’autres acteurs tels Salesforce.com.

Quant à Microsoft, ses ambitions PaaS et IaaS avec Azure nécessitent de s’ouvrir sur d’autres solutions que les siennes, et Oracle est en matière de solutions d’entreprise un acteur de choix.

Alors, carpe et lapin peut être, mais c’est aussi un moyen de lutter contre un troisième larron très actif dans le domaine cloud et data : Amazon Web Services, qui avec sa toute dernière solution (Amazon Redshift, offre de datawarehouse dans le cloud), tente de tirer partie de son avance importante dans les domaines Paas et Iaas pour doubler la concurrence sur les data.

LibreOffice : une infographie intéressante sur la communauté

Un article intéressant a attiré notre attention sur le blog de la Document Foundation, en charge du développement de la suite LibreOffice : publié sous la forme d’une infographie, on y voit notamment la typologie des
contributeurs, quelles sont les entreprises qui, directement ou indirectement, contribuent à la suite OpenSource.

Selon cette publication, la communauté compte actuellement :

  • 50 « core » contributeurs », payés/volontaires, en charge de la stratégie de développement, ainsi que des fonctions clés et patchs clés.
  • 110 volontaires réguliers viennent ensuite grossir les troupes, et s’attaquent au développement des petites fonctionnalités, et des patchs importants.
  • le 3ème cercle est composé de 260 volontaires occasionnels, agissant en particulier sur les petits patchs.

en terme d’entreprises contributrices, les propositions de code proviennent essentiellement de SUSE et Red Hat (largement devant les autres) puis Oracle (mais oui…) et Canonical.

Vous retrouvez cette infographie complète sur le blog de la Document Foundation, ou bien la télécharger au format PDF ici.

Le Cloud le plus complet sur terre vient d’être annoncé

Hier, Larry Ellison, CEO d’Oracle, a présenté une évolution majeure de la stratégie Cloud de son groupe :  plus particulièrement son offre Cloud public, qu’il qualifie donc – dans le texte – de « most comprehensive on earth ».

Pour arriver à ce modeste résultat, 7 ans de travail et d’acquisitions diverses auraient été nécessaires à Oracle.

Cette annonce marque un tournant majeur dans le discours d’Oracle, car jusqu’en 2010, Larry Ellison disait encore (Oracle World 2010) que la terminologie « Cloud Computing » le rendait fou..

Même si les premières annonces relative à « Oracle Cloud » datent d’octobre 2011, l’annonce d’hier permet de découvrir plus complètement l’ampleur de l’offre :

  • A la base de cette nouvelle offre Cloud public, nous trouvons l’infrastructure Exadata et Exalogic ; la plate-forme ainsi constituée sous le nom de Oracle Platform Services, offre des services de bases de données, Java, des services developpeurs (RAD), Web (PHP, Ruby, Python), de gestion d’identité, mobile (via HTML5), de documents, et enfin des services analytiques).
  • Des « Oracle Applications Services » complètent ce dispositif, en mettant en oeuvre les Fusion Applications  : ERP, RH, ventes, marketing, CRM. Avec ces services, Oracle capitalise sur les rachats de Peoplesoft, Siebel et JD Edwards (à partir de 2005).
  • « Oracle Cloud Social Services » constituent le 3ème volet de cette annonce : il s’agit d’une plate-forme intégrée de différents services : Oracle Social Network (RSE), Oracle Social Data Services (collecte des données des réseaux sociaux afin d’enrichir les applications de gestion), Oracle Social Marketing and Engagement Services (création et gestion des campagnes de marketing social) and Oracle Social Intelligence Services (analyse des interactions avec les médias sociaux). Ces services, qui paraissent sortir en partie du chapeau, sont en fait issus du rachat récent des sociétés Virtue et Collective Intellect.

Larry Ellison, avec sa finesse légendaire, présente ces derniers services comme étant « La plateforme sociale d’entreprise la plus étendue et la plus complète sur le marché du cloud » .

 

IBM, SalesForce, SAP, Microsoft, Amazon et consorts n’ont qu’à bien se tenir…

La relation clients toujours plus sociale

En tout cas selon Oracle qui vient d’annoncer le rachet de la société Vitrue.

Vitrue, créée en 2006, propose une plateforme cloud de SRM (Social Relationship Management), qui, selon le communiqué d’Oracle, « permet aux marketeurs, de manière centralisée, de créer, publier, modèrer, gérer, mesurer et rendre compte de leurs campagnes de marketing social et des activités sur les plates-formes de médias sociaux tels que Facebook, Twitter, YouTube et Google + ».

Cette nouvelle acquisition d’Oracle vient rejoindre la longue liste des emplettes du géant de Redwood Shores. Et elle vise à faire entrer les plus célèbres services à caractère sociaux tels que Facebook, Google + et autres YouTube, comme sources des analyses mais aussi comme potentiels canaux de communication avec les clients des entreprises. Oracle n’est bien sûr par le seul à jouer sur ce terrain. SAP a acquis en fin d’année dernière la société Netbase, pour les mêmes raisons. Cette démarche de prise en compte des réseaux sociaux grand  public, est complémentaire avec celle qui consiste à bâtir des plateformes sociales « propriétaires » au sein des offres des éditeurs (ex : Salesforce et Chatter, Microsoft et Sharepoint/Lync, …).

Intel contributeur à LibreOffice : une bonne nouvelle pour la suite Open Source ?

Depuis quelques jours, le web se fait écho du rapprochement d’Intel vis-à-vis de la Document Foundation, qui soutient LibreOffice.

Dans les faits, Intel s’engage en faveur d’une contribution directe au développement de la suite bureautique : leur objectif est d’optimiser le code pour un fonctionnement sur plate-forme Intel.

Le résultat est une version de LibreOffice pour plate-forme Windows en téléchargement sur l’Intel AppUp Center.

Cette nouvelle met en lumière plusieurs faits intéressants :

  1. Le rôle sous-jacent de SUSE : la société prend le lead technique du développement de LibreOffice pour Windows.
  2. L’annonce ressemble fort à un « tacle » vis-à-vis de Microsoft, à l’heure où l’éditeur de Redmond s’engage avec Windows 8 dans le monde des tablettes ARM.
  3. Vis-à-vis du monde LibreOffice, cette nouvelle est troublante : un an et demie après l’émergence de LibreOffice, dans un effort de se démarquer de l’emprise trop forte d’un acteur commercial (Oracle en particulier), la communauté commence à nouveau à devenir tributaire d’acteurs commerciaux dont l’investissement n’est certainement pas « que » altruiste. Quid ainsi de la qualité future de LibreOffice sur  les plate-formes ARM, incontournables à l’heure de l’explosion des devices types tablettes et smartphones ?

Lancement de SQL Server 2012 le 7 mars

La page d’accueil du site dédié au lancement de SQL Server 2012 annonce dorénavant un lancement le 7 mars prochain.

Le programme de sessions accompagnant le lancement est disponible sur http://www.sqlserverlaunch.com/WW/Agenda : Microsoft parlera de Big Data, de Self-service Analysis, de la synergie avec Excel, d’Oracle, etc…