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Marché du WCM : le Magic Quadrant 2011 du Gartner est disponible

Le marché du Web Content Management donne toujours des indications intéressantes sur la concurrence qui s’opère entre les « pures player » et les vendeurs de plate-formes : la tendance est-elle à la spécialisation, ou  bien aux solutions génériques ?

En matière de publication Web, ce tout nouveau Magic Quadrant semble indiquer une tendance intéressante, dans un marché en croissance soutenue (1 milliard de dollars en 2010, 1,2 en 2011) : le focus est sur ce que le Gartner appelle OCO, acronyme pour Online Channel Optimization. OCO sous-entend des communications multidirectionnelles en temps réel avec les audiences, et suppose donc l’existence d’outils de mesure qualitatifs et quantitatifs poussés.

IBM et Microsoft, fournisseurs de plate-formes « transversales » ne sont pas considérés comme des leaders par la Gartner (les deux acteurs sont au coude à coude, dans le cadran des challengers).

SiteCore, fournisseur d’une solution .Net, tire son épingle du jeu, ayant investi astucieusement sur le marketing online : l’acteur se positionne ainsi en leader, aux cotés d’Oracle, Autonomy, OpenText, SDL et Adobe.

La position d’Oracle s’explique par son rachat de Fatwire l’été dernier. Son rachat récent d’Endeca devrait renforcer sa position dans l’année à venir.

Quant à Autonomy, son rachat par HP montre bien que ce partenaire clé de Microsoft peut tout aussi être un concurrent de taille, là ou on ne l’attendait pas vraiment en début d’année.

Microsoft se met (aussi) au Social Analytics

La prise en compte et l’analyse des médias sociaux Web retient l’attention de plus en plus d’acteurs du logiciel d’entreprise : que ce soit pour enrichir les scénarios CRM, les scénarios décisionnels, ou plus largement toute application métier.

C’est la raison pour laquelle nous avons assisté cette année à de nombreux rachats:  VMware a racheté SocialCast, Jive Software a racheté Proxima Labs, Google a racheté SocialGrappe, Oracle a racheté Fatwire…

IBM n’est pas en reste, et met en avant sa plate-forme Cognos (en particulier Cognos Consumer Insight).

Il était étonnant que Microsoft ne montre pas également son intérêt pour se sujet :  voilà qui est fait, par le biais d’un nouveau service Azure « Social Analytics », dont le nom de code est Vancouver.

Ce service cible les développeurs et les utilisateurs souhaitant intégrer l’analyse de médias web Sociaux dans leurs applications. Le service semble assez puissant, puisqu’il met en avant un « sentiment engine », permettant par exemple d’analyse l’image d’un produit dans une communauté par l’analyse des contenus postés dans un média social.

Il s’agit pour l’instant d’une preview, et malheureusement aucune information officielle n’a été donné sur la feuille de route de ce service.

 

 

SQL Server 2012 : la tête dans les nuages !

Denali, nom de code de la prochaine version de SQL Server, n’a plus lieu d’être. Cette prochaine version, attendue à l’horizon du second semestre 2012, s’appellera SQL Server 2012. Jusque là, pas vraiment de surprise.

Cette annonce a été faite dans le cadre du PASS Summit 2011 qui s’est tenu récemment à Seattle, évènement consacré à SQL Server et aux solutions Microsoft de BI (Business Intelligence). Face à l’explosion actuelle du volume de données (pas près de ralentir, si l’on en croit les analystes, tels qu’IDC qui prévoit une multiplication par 44 d’ici 2020), Microsoft réaffirme sa volonté d’être un des tous premiers acteurs sur le marché de la gestion des données, dans l’entreprise, mais aussi dans le cloud. Parmi les principales annonces faites au PASS Summit, voici un court résumé des nouveautés qui illustrent cette volonté : Lire la suite

Rachat d’Endeca par Oracle : le « Big Data » à l’honneur

Lors de sa dernière conférence OpenWorld 2011, Oracle avait montré son fort engagement stratégique sur le thème du « Big data », qui est en train d’influencer profondément la Business Intelligence, avec la nécessité pour les éditeurs d’offrir des outils d’analyses de très gros volumes de données non structurées aussi bien que structurées.

Le rachat d’Endeca par Oracle s’inscrit dans la logique de l’éditeur de se renforcer dans cette direction.

Qui est Endeca ? Depuis plusieurs années, Endeca est un leader reconnu de la recherche en entreprise. L’entreprise a été remarquée comme tel par le Gartner Group qui l’a par exemple noté en « Strong Positive » (aux cotés de Microsoft et Google) dans son « MarketScope for Enterprise Search » de 2010. Pour information, Microsoft bénéficie de cette reconnaissance grâce aux rachat de Fast. Autonomy, racheté par HP il y a peu de temps, est également fort bien considéré sur ce marché.

Or, depuis peu, Endeca avait commencé à prendre le virage du Big Data, en s’engageant pour la mise à disposition de solutions d’analyses de gros volumes de données non structurées.

…ce qui a manifestement ouvert l’appétit d’Oracle.

La thématique du BI est, avec le virage Big Data, actuellement l’objet de nombreuses attentions : nous avions indiqué ainsi il y a quelque temps qu’IBM mettait également cette discipline au centre de ses préoccupations, avec sa stratégie BAO (Business Analytics et Optimization) et son offre Cognos.

Oracle NoSQL ?!?

Bizarre non ? L’identité d’Oracle est en effet tellement marqué par les systèmes de gestion de bases de données relationnelles et par SQL le langage de query associé, que l’on est très surpris par ce rapprochement des 2 mots (j’ai failli écrire mondes !) : Oracle et NoSQL.

Et pourtant il s’agit bien d’un nouveau produit annoncé par Oracle le 3 octobre dernier, dont le nom complet est : Oracle NoSQL Database Enterprise Edition. Cette annonce a été faite dans le cadre d’Oracle Openworld à San Francisco. Plus exactement au sein d’une batterie d’annonces sur le thème Big Data, qui devient extrêmement présent avec l’explosion des volumes de données non structurées. Les questions posées par cette inflation des données touchent aussi bien à la collecte, au stockage, à l’analyse, à la simulation, et elles mettent en évidence les limites des technologies utilisées actuellement. La dénomination Big Data est relativement explicite et elle recouvre aussi bien les outils, les processus qui vont permettre de faire face à cette explosion de données, pas toujours structurées.

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Achat de Motorola : quel est le but de Google ?

12,5 milliards de dollars en cash : Google paye le prix fort pour acquérir Motorola.

Le marché et les analystes accueillent ce rapprochement avec des commentaires très variés, souvent marqués par des interrogations. Un commentateur titre même, un brin provoquant : « une acquisition brillante… ou complètement stupide ». Résumons quelques points importants expliquant les motivations de Google :

  • Les brevets : en rachetant Motorola, Google se paye 17 000 brevets approuvés, et 7 500 en cours d’approbation, ce qui ramène d’un seul coup la société au rang des sociétés Hi Tech possédant le plus de brevets. Comme le notent de plus en plus d’analystes, le détail des brevets compte désormais beaucoup moins que la puissance de feu juridique, face à Microsoft, Apple et Oracle, qui avaient précédemment remporté les brevets de Nortel au nez et à la barbe de Google. Avec ces 17 000 brevets dans la besace, Google est sans doute en mesure de neutraliser la menace juridique qui pèse sur Android. Google semble ainsi vouloir dire à ses détracteurs : «vous voulez nuire à Android sur le terrain juridique ? très bien, j’ai désormais les moyens de contre-attaquer ». Cette approche de dissuasion (on se croirait revenu à l’époque de la guerre froide et de la menace de destruction mutuelle) peut certainement permettre de déplacer le débat concurrentiel de terrain juridique sur le terrain de l’innovation.
  • Renforcer le contrôle sur l’écosystème Android : avec 19000 employés, Motorola va presque doubler les effectifs de Google. Certes, Larry Page a indiqué que la société resterait une entité spécifique, mais reste la question de son rôle dans la stratégie de Google. Un argument récurrent est que Google souhaite exercer un plus fort contrôle sur l’écosystème Android. Et c’est là que résident les risques… A vouloir se donner les moyens de manier la carotte et le bâton pour stimuler ses partenaires, Google prend le risque d’en voir certain préférer d’autres pâturages…

La SEC américaine coupera peut-être l’herbe sous le pied de tout le monde : si le rachat est invalidé, Google se trouverait en piètre situation, notamment sur le plan juridique…. Et devrait payer 2,5 milliards de dollars dans le cadre de la « collapse clause ».

Le monde est fou fou fou.

Forbes : les sociétés les plus innovantes, une méthodologie originale

Forbes vient de publier sa liste des sociétés les plus innovantes sur 5 ans suivant une méthodologie « économique ». En effet cette étude se différentie des autres qui sont soit calculées sur la perception d’un panel d’utilisateurs, soit basées sur la dépense en R&D de la societé en pourcentage de son chiffre d’affaire. La méthodologie  mesure de combien les investisseurs ont fait monter le prix des actions d’une entreprise au-dessus de la valeur de ses activités existantes, fondées sur les attentes de futures innovations (nouveaux produits, services et marchés). Les compagnies de la liste doivent avoir à minima 10 milliards de dollars de capitalisation boursière, dépenser au moins 1% de leur actif en matière de R & D et disposer au moins de sept années de données financières publiques.

Les résultats sont parfois assez différents des études habituelles : on retrouve ainsi Salesforce.com en première place, Amazon en seconde, Apple à la 5ème et Google en 7ème, Microsoft en… 86ème position !  Pas de trace d’IBM ni d’Intel…Bon nombre de sociétés françaises sont présentes : Pernod Ricard (16ème), Essilor, L’oréal, Schlumberger (25,26,27ème) Alstom , Danone, Areva…

J’ai surligné dans le tableau complet ci-dessous les société technologiques les plus importantes.

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Un synthèse des résultats de ces derniers jours…

Difficile de comparer les résultats financiers des sociétés technologiques qui fleurissent ces derniers jours, leurs années fiscales étant toutes décalées…

Nous avons fait pour vous une petite synthèse à aujourd’hui sur 12 mois glissants, histoire d’avoir un périmètre constant. Voici le résultat pour notre panel (Apple, Google, Intel, IBM, Microsoft et Oracle). Nous avons rajouté une colonne sur la progression de cours des actions de ces différentes sociétés sur 5 ans, histoire de mesurer aussi la confiance des investisseurs.

Oracle donne OpenOffice à la fondation Apache : le coup de pied de l’âne ?

Nous nous demandions depuis plusieurs mois quel avenir Oracle réservait à OpenOffice, suite à la scission opérée après l’été dernier avec la Document Fondation : le suspense est désormais terminé, puisque Larry Ellison vient d’annoncer qu’Oracle confiait OpenOffice à la fondation Apache.

Officiellement, tout le monde applaudit :

  • IBM, qui « accueille positivement le versement du code OpenOffice à la fondation Apache ».
  • La Document Foundation, à l’origine du fork d’OpenOffice appelé LibreOffice, se félicite en premier lieu de cette ouverture, et confirme son intention de collaborer avec la fondation Apache.

Les dessous de l’affaire sont vraisemblablement moins « bisounours » qu’il n’y paraît (cf. article de la lettre Calipia n°71 du mois d’octobre 2010 – OpenOffice est-il mort ?). Il semble en premier lieu qu’IBM ait fait pression auprès d’Oracle pour que la cession soit faite à la Fondation Apache. Plusieurs raisons pour l’expliquer :

  • La licence Apache permet d’envisager plus simplement l’intégration du code à une offre commerciale telle que Symphony (le fork OpenOffice d’IBM, actuellement basé sur le code d’OpenOffice 3.x) ; beaucoup plus facilement que la licence GPL v3 choisie pour LibreOffice.
  • La communauté LibreOffice n’a pas attendu IBM pour prendre le leadership sur la feuille de route de la suite : le chemin pris ne correspond donc pas forcément à ce que souhaite IBM pour une ré-exploitation dans Symphony (cf. par exemple les changements effectués dans LibreOffice 3.4 http://fr.libreoffice.org/telecharger/nouvelles-fonctions-de-la-version-3-4/).

C’est donc en quelque sorte un coup de pied de l’âne qui est fait à LibreOffice par Oracle : le marché se retrouve en effet avec deux évolutions – divergentes à notre avis – d’Open Office, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour la suite libre, dans la mesure où de nouvelles questions se posent, pouvant gêner l’adoption de ces suites : Qui de LibreOffice ou OpenOffice/Symphony est-il le plus pérenne ? Quelle interopérabilité entre les différentes suites à terme ? Quel avenir pour les différentes communautés, et comment peuvent-elles réellement travailler en synergie sur deux projets dont les motivations sont divergentes ? etc.

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