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Google Play sur Chrome OS

A défaut de faire fusionner ses OS mobiles et poste de travail (Android et Chrome OS), Google devrait proposer l’exécution des applications Android sur ses Chromebooks et donc offrir le Play Store sur la plateforme Chrome OS.

Play Store Chrome OSCe n’est pas idiot pour d’une part permettre à la plateforme poste de travail de bénéficier de l’immense Logithèque Android mais aussi permettre d’étendre les capacités hors connexion des Chromebooks. Effet de bord nous aurons donc du coup une version de Microsoft Office qui serait disponible sur Chrome OS 🙂

Reste à voir la qualité et l’usage de telles applications : il faut que la résolution soit bonne (identique au Chromebook concerné) mais également que ce dernier soit tactile (il een existe beaucoup), la souris étant souvent mal gérée.

A suivre en tout cas dans les mois à venir…

(source Arstechnica)

Office sur iPad et iPhone : le point sur les fonctions nécessitant un abonnement Office 365

Vous le savez, les différentes composantes d’Office sur iPhone et iPad sont des applications gratuites. Néanmoins certaines fonctions plus avancées ne sont accessibles que si vous avez vous disposez d’un abonnement Office 365. Microsoft communique sur cette liste de fonctions que nous vous résumons ici :

office 365 ios

Attention : cette liste s’applique aux iPhones et iPad de moins de 10,1 pouces, et donc pas au grand iPad Pro de 12,9 pouces ! Dans ce dernier cas, se sont toutes les fonctions d’éditions qui nécessitent un abonnement 😦

Excel a 30 ans !

A l’occasion du trentième anniversaire d’Excel, les équipes de l’époque (Jabe Blumenthal, Doug Klunder, Jon DeVaan et Mike Koss) révèlent quelques éléments liés à sa conception .

On apprend ainsi que le développement original a été effectué sur DOS, avec à la base un idée originale de Doug Klunder : un programme qui devait s’appeler ReCalc et qui contrairement au leader de l’époque (un certain Lotus 123, qui disparaîtra quelques années plus tard pour n’avoir pas considéré rapidement les environnements fenêtrés à la Mac et Windows) recalculait uniquement les cellules impactées par le changement d’une valeur au lieu de tout recalculer systématiquement…Un sérieux gain de rapidité à la clé.

C’est Bill Gates qui décida de stopper ce développement sur DOS pour se concentrer à l’univers du nouveau venu sur le marché à l’époque : le Mac d’Apple. En faisant le pari de son succès. Bonne pioche : Excel était né et il faudra attendre la version 3 de ce dernier pour qu’il arrive sous Windows et OS/2.

Excel 1.0Le Microsoft de l’époque n’hésitait pas à developper du soft pour les plateformes concurrentes. Ce sera également le cas avec l’arrivée quelques années plus tard de Microsoft Office, né lui aussi sur Mac !

Cela ne vous rappelle pas quelque chose depuis l’arrivée de Satya Nadella ?

Conférence Windows 10 du 21 janvier : une synthèse en 10 points

« Le prochain Chapitre », c’est ainsi que Microsoft avait sous-titré sans conférence de presse d’hier soir. Effectivement c’est sans doute plus qu’un simple chapitre si l’on analyse les 2h de présentations. Beaucoup de choses, pas toutes prêtes pour être exploitées, mais de belles perspectives…

Que faut-il retenir des annonces de Microsoft hier soir en synthèse ? Nous vous proposons 10 points qui sont, selon nous, les éléments essentiels du flot d’informations donné hier par l’éditeur, ces sujets seront traités dans le détail dans notre prochain ouvrage « La Synthèse 2015 de l’offre Microsoft pour les entreprises » à paraitre aux environs du 20 février.

1. La nouvelle interface de Windows 10

Alors que l’interface de Windows 8 hésitait entre mode tablette et bureau classique, et alors même que ce dernier avait plutôt la préférence des utilisateurs, Microsoft change en profondeur le mode de fonctionnement de son interface. Ainsi dès lors que nous aurons à faire avec une tablette de moins de 8 pouces, l’utilisateur se retrouvera avec une interface semblable à celle d’un gros Windows Phone, pour une tablette plus grande, sans présence de clavier, la barre traditionnelle du bureau classique apparaît. Rajoutez un clavier (ou sur un PC traditionnel) et l’interface ressemble plus à celle de Windows 7 que Windows 8, avec il est vrai, comme nous l’avions vu dans les précédentes bétas des applications Modern UI qui s’exécutent dans des fenêtres indépendantes et un menu Windows (le grand retour) disposant en plus de « tuiles » applicatives au choix de l’utilisateur.

L’interface apparaît ainsi beaucoup plus cohérente dans son approche, nous étions les premiers à critiquer l’approche schizophrène de celle de Windows 8. Un exemple parlant également : le nouveau panneau de contrôle de réglage des préférence système enfin unifié et lisible…

Windows 10

2. Les applications « Universelles »

C’est sans doute la grande idée de cette version 10 : les applications universelles qui devraient s’exécuter à la fois sur un très grand écran (voir nous en parlerons plus loin la nouvelle « Surface Hub ») et un petit Smartphone. Même code source, avec bien entendu un binaire différent, différence de processeurs oblige (entre des ARM et des x86, le jeu d’instruction n’est évidemment pas le même et au minima, une recompilation s’impose !). Coté concurrence, Apple et Google poussent depuis longtemps (3 ans) les applications universelles entre SmartPhones et Tablettes, Microsoft va plus loin en intégrant le poste traditionnel (ce qui n’est pas le cas d’Apple : iOS est différent d’OSX sur les Mac et de Google : Android et différent de ChromeOS sur les Chromebook).

Microsoft en a profité pour montrer quelques applications Office Mobile pour sa plateforme Windows 10, qui grosso modo reprennent les fonctions et look de la version pour iPhone et iPad (elle aussi universelle).

Une bonne chose donc, le principal enjeux pour Microsoft sera donc de convaincre les développeurs d’adhérer à son nouveau modèle de programmation. Là encore tout dépend du succès grand public qu’aura ou pas le système pour que ces derniers suivent (ou pas) l’éditeur ainsi que les moyens que mettra le géant de Redmond pour aider et convaincre son écosystème…

Office

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Office pour iPad : 27 millions de téléchargements

Julia White, la directrice générale de la division Office, est intervenue hier au TechEd de Houston, pour indiquer que la suite Office pour iPad avait été téléchargée 27 millions de fois, à comparer aux 12 millions le 3 avril (une semaine après le lancement). Julia White

Parallèlement, en avril, Microsoft avait indiqué avoir 4,4 millions d’utilisateurs payant d’Office pour iPad,

Des chiffres impressionnants à première vue, mais on peut s’interroger sur l’adoption réelle de la suite sur iPad : en effet, son usage complet est conditionné par la souscription à un abonnement à Office 365. Combien d’utilisateurs d’iPad ont donc juste téléchargé la suite (sans abonnement donc, et sans réels usages), et combien l’utilisent vraiment (avec une abonnement Office 365 donc) ?

Ces chiffres sont de toutes façon appelés à bouger rapidement, car la situation n’est pas statique : Microsoft fait évoluer rapidement la suite en l’enrichissant, ce qui devrait renouveler régulièrement l’intérêt des internautes.

[Conf. Build 2014] Office tactile pour Windows plus riche que la version iPad

Nous continuons aujourd’hui à distiller les nouvelles de la conférence Build de Microsoft, qui, au vu du nombre et de la qualité des annonces, semblent montrer qu’une ère « Satya Nadella » vient de s’ouvrir !

Kirk Koenigsbauer, corporate VP chez Microsoft a en effet fait quelques démonstrations de ce qui sera la première version d’Office « tactile » pour l’interface Modern UI. Le sujet est brûlant car depuis 2 ans couraient des rumeurs d’une version réellement tactile de la suite bureautique, pour les différents environnements tablettes (iOS, Android, Windows).

La semaine dernière, Microsoft a tout d’abord rendu disponible la version iPad, que nous avons testé et utilisé « en production » : version assez perfectible car elle ne fonctionne réellement qu’en mode connecté, en liaison avec OneDrive for Business, et nécessite un abonnement Office 365 ; perfectible également car elle est assez pauvre fonctionnellement : PowerPoint ne propose pas le mode présentateur, pas de « sauver sous ». Egalement aucune gestion des notifications en mode diaporama, ce qui rend assez « poétique » vos réunions : les iMessages, les notifications de jeux des enfants, les alertes des journaux en ligne sont visibles de tous les participants…

La version Windows démontrée par Koenigsbauer sera plus riche, selon ses propres mots, mais aussi au regard de ce qui a été démontré : les rubans sont proches de la version Windows traditionnelle (en particulier les onglets Création, Animation, Affichage, qui ne sont pas dans la version iPad).

OfficeModrnUI

Microsoft n’a pour l’instant pas indiqué de délai précis de mise sur le marché de cette version, ni ses modalités précises : nous ne manquerons pas de vous ternir informer à ce sujet 🙂

 

 

 

[Lettre Calipia] Microsoft Office sur les tablettes : trop tard ?

En ce mois de novembre 2013, cela fera exactement deux ans qu’auront filtrées dans la presse les premières informations indiquant l’existence d’une version de Microsoft Office sur iPad : le journal « The Daily » rapportait alors qu’une démonstration « privée » avait faite en interne chez Microsoft.

Après ce premier signe des travaux internes de l’éditeur, il aura fallu attendre le mois de septembre 2013 pour qu’enfin soit confirmé officiellement l’existence de cette très attendue version d’Office. C’est en effet lors de la dernière conférence analyste de l’éditeur que Mr Qi Lu, à la tête de la division Applications et Services de Microsoft, a levé un coin du voile sur l’avenir d’Office pour les tablettes : « Nous travaillons sur des versions nativement tactiles des principales applications d’Office. Nous allons les amener sur les devices Windows et aussi sur d’autres devices de façon à satisfaire les besoins de nos clients, d’une manière qui fasse sens économiquement pour Microsoft, selon le calendrier approprié »[1].

Deux ans, c’est une bien longue attente, pour juste avoir la confirmation que l’éditeur de Redmond s’engage officiellement dans un portage spécifique et approprié d’Office sur les Tablettes du marché (à commencer les siennes) !

Quant à la disponibilité effective de cet Office « tactile » sur les tablettes Windows, Android et les iPads, rien de plus précis qu’une disponibilité en 2014 (ça c’est de l’information utile…)

Certes, nous pouvons comprendre qu’Office et Windows représentant 60% du CA et 80% du bénéfice de Microsoft, toute nouvelle orientation stratégique majeure les concernant doit être soupesé avec soin. Mais ces deux ans d’attente, de tergiversations nous apparaissent comme une prise de risque insensée pour la pérennité même de l’éditeur !

Celui-ci ne peut ignorer que les tablettes envahissent les entreprises, tandis que le marché des PCs fixes et portables traditionnels est en décroissance constante. A chaque nouvelle tablette entrant dans une entreprise, à chaque nouveau PC non vendu, c’est l’équation Office qui se fragilise durablement pour Microsoft.

Si on doute encore de l’urgence de la situation pour l’éditeur, la dernière étude du Gartner (octobre 2013) met les points sur les « i » : progression des tablettes en entreprise de 50% en 2013, 50% en 2014 ; 59 millions de nouveaux PC vendus en moins (desktop et portables traditionnels) en 2014 par rapport à 2012, tandis 143 millions de tablettes seront vendus en plus en 2014 comparativement à 2012.

ventes tablettes

Il est impensable que Microsoft n’ait pas pris conscience de l’urgence d’une réaction, pour sauver le vaisseau Office avant qu’il ne coule.

  • Que se passe-t-il donc sur le campus de Redmond ?
  • Et quels sont désormais les risques pesant sur Office ?

Essayons d’apporter quelques réponses à ces deux questions.

Office « Gemini » : rumeurs, tergiversations et faits.

Pour tenter de décoder ce qui s’est passé depuis deux ans sur le Campus à propos de l’évolution d’Office, nous devons retracer les différentes rumeurs et faits connus.

La problématique du portage d’Office sur les tablettes a été en particulier de la responsabilité d’une équipe spécifique de la division Office (équipe appelée MOX = Modern Office Experience), qui aurait initialement travaillé sur une évolution d’Office pour Windows 8. Cette évolution devait été dotée d’une interface hybride Windows & Modern : le résultat aurait été peu satisfaisant, d’où la version Office 2013 telle que nous la connaissons, s’adaptant modérément au mode tactile.

Les travaux de l’équipe MOX ont également donné naissance à « Gemini », nom de code pour une version d’Office avant tout conçue pour le tactile, en premier lieu pour les tablettes Windows 8/RT et leur interface ModernUI.

Selon les informations recueillies par l’analyste Mary Jo Foley, « Gemini » concerne aussi le portage d’Office pour d’autres plates-formes que Windows, ce qui en fait un projet stratégique pour l’éditeur.

Cela a été confirmé à mot feutrés par Steve Ballmer lui-même en marge de la conférence développeur de septembre dernier : « Nous travaillons sur toutes les choses à propos desquelles vous pensez que nous devrions travailler »[1]. L’art de la litote pour ne pas avoir à parler de feuille de route précise…

Plusieurs vagues « Gemini » seraient désormais prévues : une vague 1 concernant la fourniture d’une version « ModernUI » de Word, Excel, PowerPoint et OneNote. La démonstration faite juin lors de la conférence développeur de Juin (démo de PowerPoint) illustre le développement de cette vague. Quelle que soit l’ampleur de la concurrence dans le monde des tablettes, Microsoft donne toujours la priorité à Windows. Dans la même interview, Ballmer enlève toute ambiguïté à ce sujet «Windows lovers, we love it. Windows is first… ».

Une deuxième vague, à priori toujours en 2014, concernerait la disponibilité d’Office Gemini pour d’autres plates-formes, dont l’iPad.

En périphérie, des composantes moins stratégiques

Contrastant avec l’agitation – et les attentes – autour de Gemini, nous avons pu être les témoins depuis deux ans de la disponibilité progressive d’autres éléments d’Office en multi-plate-forme :

  • OneNote et Lync sur l’iPad et les devices Android ; Skype a également été porté sur Android et iOS.
  • Un Office Mobile pour iPhone, lié à Office 365, est disponible depuis Juin (également directement intégré sur les Windows Phone, bien sûr).
  • La version Web d’Office – Office Web Apps – fait son petit bonhomme de chemin, évoluant régulièrement fonctionnellement. Cette version Web supporte plusieurs types de navigateurs (notamment Chrome, Firefox et Safari), sur plusieurs facteurs de formes (PC, tablettes et Smartphones).

L’absence de « crispation » de l’éditeur sur ces différents éléments, comparativement au périmètre de Gemini, peut s’expliquer aisément :

  • Disponibilité du client Lync en multi-device : c’est une nécessité non contestable – y compris en interne chez Microsoft – qu’un produit censé apporter aux utilisateurs les modalités de communications unifiées soit disponible sur un maximum de facteur de forme. C’est aussi un vecteur de vente de licences non contestable pour les services et serveurs Lync.
  • Client Office Web Apps : même sur les environnements Windows, cette offre utilisable uniquement en mode connecté, ne fait pas vraiment d’ombre à la suite bureautique native. Quant au marché des tablettes, la concurrence se focalise sur les Apps natives.
  • Office sur les Smartphones : là encore, l’enjeu n’est pas réellement stratégique, dans la mesure où ce type de devices n’est pas le siège d’usages bureautiques très poussés ; les utilisateurs attendent avant tout de lire les documents sur leurs Smartphones, ou au mieux de faire des saisies minimes.

Les raisons probables de l’imbroglio « Gemini », et les enseignements

Finalement, comment expliquer le manque de visibilité durable autour Gemini, cette fameuse future suite bureautique native pour tablettes ?

Tout d’abord, il semble quasi certain que sous l’influence de Steve Ballmer, et des équipes Windows, les versions iPad et Android d’Office « Gemini » ne sortiront pas celles pour tablettes Windows 8/RT.

Ensuite, des raisons techniques peuvent expliquer elles aussi le délai :

  • Les applications Office traditionnelles que l’on connait, représentant un code volumineux, ont été conçues pour l’environnement Win32, et leur portage complet sur plusieurs autres OS pose certainement de nombreux problèmes.
  • D’années en années, elles ont été optimisées pour un fonctionnement clavier/souris : pour les rendre utilisable dans un contexte tactile, l’interface utilisateur doit être entièrement repensée (la version OneNote gratuite du Store Windows 8 peut donner une idée de la direction prise par les équipes MOX).
  • L’emphase Cloud de l’éditeur implique également que les nouvelles versions doivent aussi être conçues pour une intégration au modèle Office 365, avec la promesse d’une disponibilité fonctionnelle homogène lorsque l’utilisateur passe d’un device à un autre, …sans aucune dégradation liée au support des formats documentaires.

Coté stratégie, il semble également que le campus ait été le contexte d’âpres discussions : passer du concept d’une version purement Windows, hybride ModernUI/Windows classique,  à l’idée d’une suite cross-plate-forme, n’a pas dû se faire simplement : les dogmes ont la vie dure, et le combat entre les divisions Windows et Office ne date pas d’hier !

La conclusion des débats, et une indication des difficultés encore à résoudre, nous ont été donné par Kurt DelBene, le président Office, lors du dernier TechForum de juin : « Je pense assurément que la transition des applications au nouvel environnement, l’environnement Windows RT, va nous permettre de repenser les applications et nous l’avantage de l’existence toujours vraie des applications de bureau traditionnelles »[2]. Il a rajouté : « Quelle expérience utilisateur donner aux applications Modern, sachant que l’on disposera toujours des applications complètes pour le poste de travail ? ».

Merci Mr DelBene, le paysage s’éclaircie enfin :

  • La suite Office traditionnelle, complète, continuera d’évoluer pour les environnements de bureau Windows caractérisés par un interfaçage utilisateur clavier/souris.
  • En parallèle, une version Gemini sera en premier lieu créée pour l’interface Modern, Windows RT étant la première cible.
  • Courant 2014, Gemini sera ensuite décliné pour l’iPad, et les tablettes Android.

Reste à connaitre le périmètre fonctionnel de ces versions tactiles de Word, Excel et PowerPoint : compte tenu du fait que les versions complètes traditionnelles continueront d’exister, quel sous-ensemble fonctionnel Microsoft va-t-il choisir ?

Gemini à l’horizon 2014 : trop tard ?

2014, c’est pour ainsi demain.

Mais mois après mois, des millions d’utilisateurs de tablettes « s’habituent » à l’absence de Microsoft Office, et des éditeurs de logiciels concurrents s’engouffrent dans le vide laissé par l’éditeur de Redmond.

Selon IDC, les tablettes Windows RT ne représentent que 0,5% de part de marché mi-2013. 62,6% des tablettes livrées au 2ème trimestre 2013 tournaient sous Android, et 32,4% pour l’iPad. Les ventes mondiales explosent depuis 2010 : de 19,4 millions d’unités vendues en 2010, nous sommes passés à 128,3 millions en 2012, et 230 millions en 2013.

…sans Microsoft Office.

Même en partant du principe qu’Office Gemini arrive courant 2014, des risques très important pèsent d’ores et déjà sur lui :

Les 213 millions de possesseurs de tablettes se sont « arrangés »  pour pallier l’absence de leur suite traditionnelle : indépendamment des efforts de Google et Apple, les alternatives à Office, supportant les formats bureautiques Microsoft, existent et murissent de mois en mois :

  1. ThinkFree Mobile ou Office Suite sont disponible sur Google Play depuis un certain temps
  2. Sur iPad ou Android, Documents to Go de Dataviz rencontre un succès certain.
  3. Etc.

Et par ailleurs, les concurrents principaux de Microsoft dans le monde des Tablettes, à savoir Google et Apple ont d’ores et déjà sapé le modèle business de l’éditeur de Redmond :

  1. Apple livre iWork gratuitement sur sa Tablette depuis l’arrivée d’iOS7 : Pages, Numbers et Keynotes supportent les formats documentaires Microsoft, s’intègrent merveilleusement bien à iOS. Et tout comme Microsoft, Apple se paye le luxe de jouer la carte d’une synergie avec une suite bureautique Web : iWord for iCloud.
  2. Google ayant racheté QuickOffice, l’a rendu gratuit non seulement sous Android, mais également sous iOS, à condition bien sur d’utiliser le Google comme stockage !

Comment Microsoft pourra-t-il trouver sa place dans un tel paysage, et comment pourra-t-il se différentier pour être attractif ?

Il est évident que pour être compétitif, Microsoft devra s’intégrer dans ce paysage marqué par une quasi-gratuité des Apps, et la nécessité d’une couverture fonctionnelle simple adaptée au monde tactile.

Et nous pointons là du doigt une réelle difficulté auquel doit faire face  l’éditeur, qui ne peut plus se distinguer ni par l’attractivité du prix, ni par le support de ces formats bureautiques :

  • Il lui reste certes la possibilité de se différentier en proposant une suite fonctionnellement plus complète que ces concurrents. Or sur les tablettes, les utilisateurs plébiscitent avant tout les Apps fonctionnellement ciblées, à l’ergonomie simple. Si on considère les déclarations des responsables Microsoft, il est clair que l’éditeur est conscient de ces enjeux et sait que cette possibilité est semée d’embûches….
  • Quant à espérer que tout le monde attend loyalement le « vrai » Microsoft Office pour l’adopter durablement sur sa tablette Android ou son iPad, là encore le réveil risque d’être difficile : en effet, dans le monde des tablettes et des Smartphones, les utilisateurs ont pris l’habitude de « consommer » des Apps peu couteuses, et n’hésitent pas à les abandonner pour passer à une alternative similaire, dès lors qu’elle leur est conseillée par leur entourage professionnel ou privé. …et ce basculement des usages est d’autant plus simple que les Apps sont simples et ergonomiques J

Mais arrêtons là ces pensées négatives ; il est certain que les deux ans de réflexion autours de Gemini auront permis à Microsoft de trouver l’idée géniale qui lui permettra d’écarter durablement les vents mauvais menaçant le vaisseau Office !

Eric Mijonnet – Directeur Associé

Pour discuter avec nous et approfondir ces sujets, inscrivez-vous vite au prochain Briefing Calipia : www.calipia.com/briefing


[1] « We’re working away on all the things you think we should be working away on” Steve Ballmer – Conférence analyst de Septembre 2013.

[2]I think certainly the transition of the applications to the new environment, the WinRT environment, will allow us to rethink the applications and we have the benefit of the desktop applications still being present,” “What is the experience for (modern Office apps) when I know I’ve got the full applications on the desktop as well?” – Kurt DelBene


[1] « We are working on touch-first versions of our core apps on Office. We will bring these to Windows devices and also to other devices in ways that meet our customers’ needs and value, and in ways that make sense economically for Microsoft and in the proper time frame. » – Qi Lu – VP lead division Applications et Services – conférence développeurs

 

Des nouvelles d’Office « Gemini »

Lors de sa conférence analystes financiers, Microsoft a confirmé officiellement être en train de travailler sur une version spécifique d’Office, optimisée pour les scénarios « touch ».

En pratique, Office 2013 présente déjà quelques optimisations, mais n’est pas réellement conçu pour une utilisation réellement adaptée, et avant tout, pour le tactile.office gemini

Nous avions évoqué dés mars 2013 les premières indiscrétions relatives à cette version, dont le nom de code est « Gemini », ainsi que les travaux de l’équipe de développeurs dédiés (équipe MOX – Moderne Office eXperience).

Cette fois-ci, c’est à Mr Qi Lu, à la tête de la division Applications et Services de Microsoft, que nous devons la confirmation officielle de l’existence de cette très attendue version d’Office : « We are working on touch-first versions of our core apps on Office. We will bring these to Windows devices and also to other devices in ways that meet our customers needs and value, and in ways that make sense economically for Microsoft and in the proper time frame. »

Après les premières incartades de l’éditeur sur les plate-formes iOS et Android (client Lync, OneNote, etc.), la mise à disposition d’une version d’Office adaptée d’une part aux tablettes Windows 8.1 et l’interface Modern, ou encore à l’iPad, sera une excellente nouvelle.

…à condition que cette version d’Office ne soit pas trop tardive !

Microsoft Office aussi pour Android

Après Office mobile pour iPhone (application gratuite nécessitant un abonnement Office 365) disponible depuis juin, Microsoft a annoncé hier la disponibilité d’Office Mobile pour SmartPhone Android et donc une mise à disposition sur le Google Play : les conditions sont les mêmes que pour l’iPhone : application gratuite mais abonnement personnel à Office 365 ou professionnel (plan E3 minimum) pour pouvoir l’utiliser.

officeforandroid

Toujours pas de nouvelles en revanche pour des versions tablettes… Que l’on parle d’iPad ou de tablettes Android.

Vu niveau des ventes de Windows RT, Microsoft sait maintenant que la présence d’Office sur ses tablettes ne suffit pas pour engranger des ventes 🙂 On peut espérer que la division Office sera ainsi plus libre pour mettre à disposition sa plateforme sur les systèmes concurrents !

Microsoft Office Mobile disponible sur iPhone !

Les rumeurs autours de versions iOS d’Office ont été nombreuses et confuses ces derniers mois ; Or, sans coup férir, Microsoft vient tout juste de rendre disponible une version mobile d’Office pour iPhone !

Attention, cette version est spécifique à l’iPhone :

  • Pour les iPad, Microsoft continue de recommander l’usage d’Office Web App (oups).
  • la suite pour iPhone est équivalente fonctionnellement à celle pour Windows Phone.
  • Pour la télécharger depuis l’App Store, il faut disposer d’un abonnement Office 365 ; pour l’instant, seuls les internautes américains peuvent en profiter, mais l’ouverture sur le Store français doit suivre très rapidement (les applications sont d’ores et déjà localisées).

Elle permet aussi bien la lecture que l’édition de documents Word, de feuilles de calcul Excel et de présentations PowerPoint. L’éditeur assure que les changements effectués sur iPhone ne modifient en rien la mise en forme, même pour un document complexe, intégrant par exemple des SmartArt (éditables sur l’iPhone). Les documents peuvent être stockés dans Skydrive ou SharePoint Online

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Au téléchargement dans l’App Store, l’utilisateur doit saisir ses identifiants Office 365 : s’il n’en dispose pas, il peut en souscrire un ; il s’agit d’un achat in-app, ce qui veut dire au passage que Microsoft rétrocède 30% du montant de l’achat à Apple !

Cette annonce est pour le moins surprenante, car les dernières rumeurs parlaient d’un recul de la disponibilité d’Office sur iPad pour l’été 2014 !

La question reste entière pour les version iPad, et native Windows 8, voire d’une nouvelle version pour Mac : il semble sur ce point que le travail revient à une équipe spécifique chez Microsoft (« MOX pour Microsoft Office Experience), qui serait partie prenante d’un Office « Gemini ».

Cette arrivée d’Office sur iPhone est en tout cas une bonne nouvelle !