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De nouvelles fonctions de réalité virtuelle chez Facebook ?

Il y a deux jours Mark Zuckerberg et Andrew Bosworth (le responsable de la réalité virtuelle de Facebook), ont publié des photos d’eux équipés avec des prototypes de casque de réalité virtuelle (ou augmentée ?), histoire on s’en doute d’engoncer le clou sur le concept de Metavers si cher à Facebook mais aussi peut-être pour masquer les annonces d’HTC d’hier soir (qui présentait un casque beaucoup plus léger – moins de 200 gr – mais aux capacités plus limités que le Quest 2 de Facebook pour un prix 70% plus cher… ).

Nous reviendrons sur ces annonces, le concept de Metavers (qui, selon la société, est un monde virtuel qui pourrait être tout simplement la prochaine version d’Internet…), mais aussi la solution d’entreprise Workplace Horizon de Facebook réellement bluffante, lors du prochain Briefing Calipia en décembre, avec des démonstrations de ces outils.

Le casque que porte Zuckerberg ressemble aux casques Oculus de la société. Toutefois, il le qualifie de « résolution rétina », reprenant les thermes marketing d’Apple pour désigner les écrans dont la densité de pixels est si élevée qu’il est impossible de distinguer les points individuels à une distance normale. Le casque que porte Andrew Bosworth ressemble en fait plus aux dessins et descriptions du casque de réalité virtuelle dont on parle chez Apple… Histoire aussi de jeter une pierre dans le jardin de la firme de Cupertino ?

Mauvaise passe pour Facebook

Image du film La Scoumoune (source Imdb)

Depuis quelques mois / semaines Facebook est dans la tempête. La firme est empêtrée avec la FTC sur le début d’une enquête pour abus de position dominante, en prise avec les révélations d’une lanceuse d’alerte sur les pratique de la société sur la régulation des fakes news, victime d’une panne sans précédente des ses services hier (6h tout de même) et cerise sur le gâteau, on apprend ce matin que plus de 1,5 milliard d’enregistrements Facebook seraient en vente sur le dark web

Pour ce qui est du possible abus de position dominante, Facebook conteste depuis des semaines en disant qu’il doit lutter contre tous les autres réseaux sociaux, TikTok en tête, minimisant l’impact de ses propres services sur la vies des personnes. Amusant de voir comment la panne d’hier met à mal ces arguments. Avec près de 2 milliards de personnes touchées et parfois désemparées de ne plus avoir accès à « leur internet », la position de Facebook est donc très loin d’être minime…

Pour ce qui est de la lanceuse d’alerte, elle a finalement révélée sont identité, et le moins que l’on puisse dire c’est que les documents internes qu’elle a diffusé sont accablant pour la firme. Pour résumé on y apprend pas grand chose que l’on ne savait déjà : attiser la haine, fait vendre de l’audience, règle vieille comme le monde dans les médias, dont on mesure au passage les effets aussi chez nous sur d’autres sujets avec d’autres personnes… Mais écrit noir sur blanc dans des documents internes cela donne une portée toute différente.

Cerise sur le gâteau ce matin donc où l’on apprend, selon un rapport de Privacy Affairs, qu’un pirate vendrait les informations privées de plus de 1,5 milliard d’utilisateurs de Facebook. Les données auraient été volées lors d’un piratage plus tôt dans l’année (elles n’ont rien à voir avec la panne dont Facebook a souffert hier). La personne qui prétend détenir les données a déclaré que les enregistrements ont été extraits de Facebook cette année et que 100 % des enregistrements contiennent une adresse électronique et un numéro de téléphone. L’utilisateur en question a reçu plusieurs demandes d’échantillons de la part d’autres personnes sur le site web et donne 100 enregistrements à ceux qui demandent à voir les données. Certaines des personnes qui ont commenté le fil de discussion ont exprimé des doutes quant à cette offre, mais l’auteur du message initial a déclaré qu’il soumettrait une évaluation une fois que quelqu’un aurait acheté les données. A voir, si cela se confirme. Mais ce n’est pas la première fois (et sans doute pas la dernière) que Facebook « perd » des données des utilisateurs. Raison de plus d’être prudent avec ce que nous y diffusons…

Technologies : et si les USA s’inspiraient du modèle Européen ?

Source iaap.org

Le titre de ce post peut sans doute laisser un peu dubitatif. Imaginer que les USA puissent prendre modèle sur l’Europe pour quelque chose touchant le domaine technologique est sans doute un peu présomptueux… Ou pas.

Les réflexions actuelles du gouvernement fédéral sur la protection de la vie privée et de la réponse européenne avec la RGPD laisse forcément à penser que le législateur risque bien de s’inspirer du modèle européen pour le bien de tous les utilisateurs (bon, c’est vrai, un peu moins sympa pour ceux qui font commerce de nos données personnelles…).

Les militants de la protection de la vie privée et des droits civils affirment qu’une loi fédérale américaine sur la protection de la vie privée de type RGPD devrait être adoptée pour remplacer les différentes lois confuses, fédérales et étatiques en vigueur actuellement. En regroupant avec une loi unique les exigences en matière de protection de la vie privée à travers les États-Unis.

Ces même militants citent l’Union européenne, et le règlement général sur la protection des données (RGPD) qui offre les protections les plus fortes jamais vues pour les données des consommateurs, le tout dans un seul et même texte de loi. Alors qu’aux États-Unis, en revanche, on ne comptent pas moins de huit lois fédérales différentes sur la protection de la vie privée, et une masse de lois étatiques actuelles et d’autres plus ou moins prévues (et tentant d’éviter les lobbies). Ainsi au niveau fédéral les États-Unis, en revanche, ne disposent pas d’une loi unique qui couvre la confidentialité de tous les types de données mais d’un ensemble de lois : HIPAA, FCRA, FERPA, GLBA, ECPA, COPPA, VPPA [et FTC], conçues pour cibler uniquement des types de données spécifiques dans des circonstances particulières ce qui peut permettre aux acteurs exploitant les données personnelles de faire en gros ce qu’ils veulent ou presque.

Voir nos différents posts sur ce sujet :

Le RGPD favorise-t-il les géants d’Internet sur le marché de la publicité ?

Depuis son entrée en vigueur le 25 mai 2018, le règlement général pour la protection des données (RGPD) instauré par l’Union Européenne, est censé donner quelques droits aux internautes européens quant à l’utilisation faite de leurs données par les opérateurs Internet ou plus globalement toute entreprise collectant des données personnelles, professionnelles ou critiques (médicales par

Les données collectées par la grande majorité des produits que les gens utilisent tous les jours ne sont pas réglementées. Étant donné que de nombreuses entreprises ne sont soumises à aucune loi fédérale sur la protection de la vie privée, elles sont pratiquement libres de faire ce qu’elles veulent de ces données, à moins qu’un État n’ait adopté sa propre loi sur la confidentialité des données. Dans la plupart des États, les entreprises peuvent utiliser, partager ou vendre toutes les données qu’elles recueillent à votre sujet sans vous en informer. Pour enfoncer le clou, si un site web partage vos données, y compris des informations sensibles telles que votre santé ou votre localisation, avec des tiers, ces derniers peuvent les vendre ou les partager sans vous en informer.

Alors oui, il existe aussi des lois au niveau des états, mais à part en Californie, elles sont beaucoup plus restrictives que la RGPD qui chez nous exige que les entreprises demandent certaines autorisations pour partager des données et donne aux individus des droits d’accès, de suppression ou de contrôle de l’utilisation de ces données. Actuellement, trois États américains disposent de trois lois complètes différentes sur la protection de la vie privée des consommateurs : la Californie (CCPA et son amendement, CPRA), la Virginie (VCDPA) et le Colorado (ColoPA). Alors à ceux qui pensent que Google Facebook, présent en Californie doivent appliquer ces lois au niveaux de tous leurs processus et pour tous leurs utilisateurs, pas de chance… les droits prévus par ces lois ne s’appliquent qu’aux personnes qui vivent dans ces États.

Alors cette situation est forcément compliquée pour les consommateurs – leur donnant des droits à la vie privée très différents selon l’endroit du pays où ils se trouvent – mais c’est aussi finalement un cauchemar pour les entreprises, qui devront finalement se conformer à plus de 50 lois différentes sur la vie privée même si elle n’adressent que le territoire américain… D’ou la demande de lois fédérale sur le modèle européen de la RGPD qui n’est pas uniquement poussée par les associations de consommateurs mais aussi pas les entreprises (enfin celles qui ne vivent pas de ce modèle commercial).

Alors rêvons un peu (ou pas) d’une loi fédérale largement inspirée de notre RGPD ? Ce n’est peut-être pas qu’un doux rêve lorsque l’on sait que la personne à l’origine de la loi californienne (celle qui ressemble le plus à la RGPD) alors qu’elle était procureure de l’état est aujourd’hui vice-présidente des Etats Unis…

Facebook « Inspirée » par Clubhouse

Vous connaissez sans doute l’application Clubhouse, qui fait fureur depuis quelques mois. Disponible uniquement sur iOS (elle arrive sur Android dans 2 mois d’après les développeurs), elle se défini comme un nouveau réseau social entièrement basé sur l’audio et uniquement en Live.

L’accès à l’application se fait uniquement par invitation (deux par membre dans un premier temps) et pour avoir joué un peu avec, c’est assez sympa : on se retrouve dans des salles audio thématiques avec la possibilité d’intervenir en demandant la parole simplement. Il y avait par exemple récemment des discussions avec Steve Ballmer, sur ses choix stratégiques du temps où il dirigeait Microsoft : très instructifs. Les principales discussions sont en anglais, mais on commence à trouver des salles en français sur des sujets divers, souvent liés à la technologie et au monde des investisseurs.

Il faut dire que l’idée est pas bête, et devant la montée en puissance de l’application (dont la valorisation de la société créée il a pile un an, dépasse déjà 1 milliard de $ !!), devinez quoi ? Comme pour Tik Tok, Snapchat, etc. Facebook préparerait un clone…étonnant non ?

Aujourd’hui, nous pouvons voir un premier aperçu de ce qui est appelé en interne « Live Audio », la nouvelle fonctionnalité de Facebook qui est essentiellement une copie à peine cachée de Clubhouse. Le développeur Alessandro Paluzzi a trouvé comment activer la nouvelle fonctionnalité dans l’application mobile de Facebook, qui est toujours cachée aux utilisateurs. Les images ont été partagées par TechCrunch, qui a également détaillé comment la fonctionnalité est censée fonctionner – du moins sur la base de sa version interne.

Image Alessandro Paluzzi

La fonction audio serait intégrée à Messenger Rooms, qui est une plateforme Facebook similaire à Zoom avec des chats audio et vidéo. Les utilisateurs trouveront bientôt une option pour lancer une diffusion audio en direct qui leur permettra d’entendre ce que vous dites dans une pièce, à l’instar de Clubhouse.

Une fois la salle audio en direct créée, l’utilisateur peut inviter d’autres utilisateurs à se joindre à la conversation par le biais d’une publication sur Facebook, d’un message direct sur Messenger ou en partageant un lien public. Les photos de profil des utilisateurs de cette salle sont affichées dans une forme circulaire, et elles seront séparées entre les orateurs, les personnes suivies par les orateurs, et les autres, tout comme le fait Clubhouse. Il ne s’agit que d’une interface inachevée qui n’est même pas fonctionnelle à ce stade.

Facebook n’est pas le seul à vouloir développer une nouvelle plateforme audio pour concurrencer Clubhouse. Twitter a étendu sa fonctionnalité Spaces à un plus grand nombre d’utilisateurs ces dernières semaines et prévoit de la rendre accessible à tous à partir d’avril. Clubhouse a dépassé les 8 millions de téléchargements sur l’App Store. Et puis imaginons que Facebook ne parvienne pas à concurrencer cette application, l’entreprise de Mark Zuckerberg pourra toujours sortir son carnet de chèque

Facebook : Selon le Wall Street Journal, Mark Zuckerberg serait intervenu auprès de Trump au sujet de Tik Tok…Quelle surprise !

Selon un rapport publié par le Wall Street Journal, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, aurait fait un discours sur la liberté d’expression à Washington lors d’un diner privé avec Donald Trump à la Maison Blanche l’automne dernier en insistant sur le fait que TikTok ne partage pas l’engagement de Facebook en faveur de la liberté d’expression. Puis discuté de la façon dont les entreprises chinoises menacent les entreprises américaines. Mark Zuckerberg a tenu à ce que la cible des législateurs ne soit plus dans le dos de Facebook mais plutôt dans celui d’entreprises chinoises comme TikTok. Le rapport du journal note également que c’est après avoir rencontré Zuckerberg que l’administration de Trump a commencé à se pencher sur le cas TikTok.

Le sénateur Josh Hawley qui a révélé cette affaire donne une explication :

« Pour Facebook, la crainte est de perdre sa part de marché dans les médias sociaux. Pour le reste d’entre nous, la crainte est quelque peu différente ».

Et d’ajouter :

« Facebook a récemment sonné l’alarme à propos de la technologie basée en Chine comme une tactique de relations publiques pour renforcer sa propre réputation ».

Facebook a refusé de commenter ces remarques de Kelli Ford, mais son porte-parole Andy Stone a déclaré que Mark Zuckerberg ne se souvenait pas d’avoir évoqué TikTok lors du dîner privé à la Maison Blanche, en indiquant :

« Notre point de vue sur la Chine a été clair : nous devons être compétitifs. Les entreprises et l’influence chinoises se sont développées, tout comme le risque d’un Internet mondial basé sur leurs valeurs, et non sur les nôtres ».

Et c’est clair les valeurs de Facebook sont sans doute exemplaires : protection de la vie privé, barrières efficaces contre les manipulations politiques qui menace la démocratie,… (je plaisante bien sûr). Tik Tok est sans doute loin d’être exemplaire, mais de là à ce que ce soit Facebook qui donne des leçons … Il y en a qui osent tout.

Avant même que le Wall Street Journal ne publie ce rapport, TikTok avait des soupçons sur Facebook. En juillet, le PDG de TikTok, Kevin Mayer, a écrit une lettre ouverte accusant Facebook de copier des produits. Il a déclaré : « Facebook lance même un autre produit de copie, Reels (lié à Instagram), après que leur autre copie Lasso ait rapidement échoué ». Mayer a également accusé Facebook de se déguiser en société patriotique pour tuer TikTok.

En outre, le rapport souligne que Facebook dépense un montant exorbitant pour le lobbying et qu’elle a dépensé plus d’argent que n’importe quelle entreprise au cours du premier semestre de cette année. Facebook a également créé un groupe de pression, American Edge, et a diffusé des publicités faisant l’éloge des entreprises technologiques américaines pour leur contribution à l’économie américaine, à la sécurité nationale et à l’influence culturelle.

Bill Gates : TikTok, un « calice empoisonné » pour Microsoft

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Dans une longue interview donnée au magazine Wired, principalement consacrée à la pandémie et aux défaillances du gouvernement américain. Bill Gates revient sur l’affaire TikTok et du possible rachat par Microsoft des opérations américaines de ByteDance, l’éditeur chinois.

Nous vous en parlions déjà la semaine dernière dans un post, Bill Gates est très réticent sur ce deal. A la fois sur le fond (l’intérêt pour Microsoft de rentrer sur le marché des réseaux sociaux) mais aussi sur la forme (avec le formidable cafouillage du gouvernement américain et les requêtes « originales » de Trump).

Bill Gates, a ainsi décrit l’éventuel accord TikTok de la société comme un « calice empoisonné ». Pour lui l’acquisition par Microsoft de certaines parties de TikTok ne sera ni facile ni simple. « Qui sait ce qui va se passer avec cet accord » et de poursuivre en affirmant que devenir  un acteur important dans le domaine des médias sociaux « n’est pas un jeu simple ». Pour lui, le fait que Facebook ait plus de concurrence est « probablement une bonne chose » mais cette opération qui reviendrait selon lui « à tuer le seul concurrent, est assez bizarre« .

Tout sauf simple donc pour Microsoft. La position du fondateur historique de Microsoft, qui cache de moins en moins son hostilité envers ce rachat risque bien d’avoir un écho auprès du PDG actuel de l’entreprise, Satya Nadella, dont Bill Gates était un des promoteur lors du « débarquement » de Steve Ballmer le précédent CEO.

On apprend en parallèle de ceci, que Twitter serait aussi en discussion avec Bytedance, ce qui serait pour le coup beaucoup plus logique, même si l’entreprise à beaucoup moins de ressources financières que la société de Seattle.

Pendant ce temps, la position de Trump, largement basée sur un calcul électorale, fait le bonheur de Facebook qui lance avec sa société Instagram, un concurrent à TikTok : le service Reel, qui n’est rien d’autre qu’un copier-coller des fonctions de TikTok. Une société américaine de technologie qui copie une société chinoise, ce n’est pas si fréquent ! Un signe des temps ?

Les promesses de Facebook n’engagent que ceux qui les croient…

Facebook pas au topAprès que le scandale Cambridge Analytica ai mis en lumière les pratiques de Facebook. On ne compte plus les problèmes de sécurité / confidentialité que génère l’entreprise. Il ne se passe quasiment pas une semaine qui ne révèle de nouvelles pratiques, disons limite, pour ne par dire plus. Et ceci malgré les promesses de son dirigeant devant les nombreuses commissions où il s’est produit.

Il y a quelques jours l’entreprise a confirmé que des milliers de développeurs ont pu accéder aux données d’utilisateurs inactifs, ce qui est un comportement normalement impossible bien entendu. Après la crise de Cambridge Analytica en 2018, Facebook avait pourtant répété sur tous les canaux avoir mis en place denouvelles directives qui empêchent les développeurs de recevoir des données d’utilisateurs qui n’ont pas utilisé le réseau social pendant plus de 90 jours.

Comme les utilisateurs pouvait se connecter à des applications tierces avec Facebook, les développeurs peuvent avoir accès aux informations personnelles de ceux qui ont de telles applications liées à un compte Facebook. Comme l’a noté le site Engadget, la société n’a pas dit pendant combien de temps cette faille de sécurité était active ni combien d’utilisateurs étaient concernés.

Facebook n’a pas révélé depuis combien de temps le « problème » existait avant qu’il ne soit corrigé, ni combien d’utilisateurs ont pu être touchés. L’entreprise a déclaré qu’elle avait touché « environ 5 000 développeurs » au cours des « derniers mois ». Facebook n’a pas non plus spécifié exactement quelles données pouvaient avoir été partagées de manière inappropriée, mais a déclaré que les utilisateurs avaient préalablement autorisé les applications à recevoir les données en question…

Ce type de failles à répétition donne clairement l’impression que pas grand chose est réellement controlé, entre, d’un côté la volonté délibérée de cet acteur de piocher par tous les moyens dans l’intimité des utilisateurs, et les failles réelles dans le code, difficile de se faire une idée…

Bon courage en tout cas aux équipes Workplace pour convaincre les DSI d’adopter leur solution (au demeurant très interessante)…

La loi sur la protection de la vie privée s’applique en Californie depuis le 1er juillet

1200px-Flag_of_California.svgLa Californie a commencé le 1er juillet à appliquer sa loi sur la protection des données numériques, six mois après son entrée en vigueur. Elle a été décrite comme la loi sur la protection de la vie privée la plus stricte des États-Unis, ayant été en partie modelée sur la loi de référence européenne, notre fameuse RGPD.

La loi a été adoptée le 1er janvier, mais l’État a donné aux entreprises six mois pour se mettre en conformité. Pour rappel nous avions 2 ans en Europe pour le faire. Donc beaucoup moins de temps ici. Mais il est vrai que les entreprises californiennes avait déjà travailler sur le sujet justement pour leur mise en conformité avec la GDPR…

Malgré les appels de l’industrie et des géants de la tech (Facebook et Google en tête) pour que l’État attende en raison de la pandémie de coronavirus, le procureur général de l’état, Xavier Becerra n’a pas cédé…Elle donne aux consommateurs de l’État – et à beaucoup d’autres en dehors de la Californie – la possibilité de demander aux entreprises de leur indiquer les données personnelles qu’elles détiennent sur chaque personne et de demander aux entreprises de cesser de vendre leurs données personnelles à des tiers annonceurs ou autres. Un casse-tête pour certaines sociétés comme Facebook, pris une nième fois encore, la semaine dernière avec la main dans le pot de confiture…

Que se passera-t-il si les sociétés ne respectent pas la loi ? À partir de cette semaine, le bureau du procureur peut commencer à envoyer des avertissements aux entreprises qui pourraient être en infraction avec la loi et leur donner 30 jours pour régler les problèmes avant de faire face à d’éventuelles amendes ou poursuites. Un petit délais de grâce.

Pas question au passage pour ces sociétés de menacer de quitter l’état pour s’installer au Delaware per exemple (Paradis fiscal interne aux États Unis, sorte de Luxembourg, d’Irlande et de Pays bas réunis pour les Entreprises), là où est installé leurs sièges sociaux (comme c’est le cas de Facebook ou Alphabet la maison mère de Google), le législateur ayant prévu ce cas de figure en protégeant comme avec la GDPR les citoyens avant tout.

Cette loi est limité à la Californie, même si d’autres états, majoritairement Démocrates sont en train de mettre en oeuvre leur loi de protection de la vie privée également, là encore sur le modèle de l’Europe (pour une fois que c’est dans ce sens …). Des entreprises comme Apple en particulier qui a fait de la vie privée son cheval de bataille (face à un Google…) et d’autres géants comme Microsoft (qui ne tire pas non plus de gros revenus de la publicité) continuent de réclamer une loi fédérale unique sur la protection de la vie privée afin de faciliter la mise en conformité. Là encore sur le modèle européen !

GAFAM : des résultats T1 2020 en fête, sauf là ou le digital rencontre le réel !

En ce mois d’avril, les entreprises viennent de publier leurs résultats pour l’activité du 1er janvier au 31 mars 2020, soit le premier trimestre marqué par l’arrivée officielle de la pandémie dans le monde occidental, avec son confinement XXL.

Les résultats des GAFAM sont à ce titre intéressants pour essayer de mesurer le début de l’impact de cette mega crise sur l’activité digitale, et le moins que l’on puisse dire au vu des chiffres annoncés c’est que pour l’instant le monde digital reste peu touché par le COVID. Sauf là où leur activité rencontre le monde réel, en particulier dans la distribution : fermetures des Apple Stores et renchérissement du coût de production des services (aménagement ou fermeture de centres logistiques, accroissement des coûts de livraison …) du commerce électronique pour Amazon.

Microsoft

La fermeture des magasins Microsoft n’a pas pesé lourd sur les résultats de la société (pas vraiment une surprise quand on voit la faible fréquentation de ces lieux :(), et les activités cloud continuent leur déploiement (voire même profitent du développement du télétravail) :

  • +62% en $ sur Azure (vs le même trimestre un an avant) : certes une croissance en ralentissement régulier depuis plusieurs trimestres (73% il y a un an), mais qui reste malgré tout solide, d’autant que le volume de business brut est élevé
  • +27% en $ pour les souscriptions Office 365 en entreprise
  • 37,2 millions de souscriptions Office 365 sur le marché grand public
  • +18% en $ pour Windows OEM

Sans compter l’accroissement d’usages de ses services de communication/collaboration pour les entreprises Teams et de la renaissance de Skype, dont les usages sont gratuits (plan Office 365 E1 pour 6 mois).

Google

AU travers de quelques chiffres clés, illustration de la bonne santé de l’activité de Google :

  • CA issu de la publicité de 33,76 milliards de dollars sur la période, ce qui représente 82% du CA global et une croissance de 10,3%. Une croissance certes inférieure aux attentes, mais moins qu’anticipé par les analystes financiers
  • des revenues Google Cloud qui passent de 1,825 b$ à 2,777 b$
Amazon

Concernant Amazon, ses résultats sont toujours marqués par la contribution exceptionnelle d’AWS à la profitabilité du groupe (un peu plus de 3 milliards de résultats pour AWS et 2,5 au niveau global pour Amazon), alors que l’activité pèse moins de 15% du CA global.

La croissance d’AWS reste solide à +33%, même si comme Microsoft, ce chiffre diminue régulièrement depuis plusieurs trimestres (il était à +40% il y a un an). Comme Microsoft, le développement du télétravail reste aussi un accélérateur.

Apple

Les ventes d’Apple ont souffert du ralentissement mondial et de la fermeture de ses enseignes au niveau mondial et Apple affiche même une décroissance de son revenu net :

  • vente d’iPhones en recul à 28,96 milliards de dollars (vs 31,05 un an avant)
  • vente de Mac en recul à 5,35 milliards de $ (vs 5,5)
  • vente d’iPad en recul à 4,37 milliards de $ (vs 4,87)
  • ventes de services en croissance à 13,25 milliards de dollars (vs 11,5)
  • vente d’accessoires et de wearables en croissance à 6,28 milliards de$ (vs 5,13)
Facebook

La publicité constitue la quasi totalité du CA de Facebook (l’activité hors publicité pèse 1,6% du tout). Comme pour Google, le ralentissement a moins été marqué qu’envisagé, et Facebook a communiqué sur uns stabilisation de la baisse en avril.

Zoom supprime le SDK de son client iOS qui envoyait des données des utilisateurs à Facebook…

ZoomAlors que l’excellent et simplisme outil est particulièrement utilisé en ces temps de confinement, un récent rapport de Motherboard avait révélé que l’application Zoom pour iOS envoyait « certaines données d’analyse à Facebook, même si les utilisateurs de Zoom n’ont pas de compte Facebook« , et ne se sont pas donc pas connecté avec Facebook sur l’application… C’est d’ailleurs ce que la société avait déclaré au début en spécifiant que ceci était du à l’utilisation de la fonction « Login with Facebook » qui utilisait donc logiquement le SDK Facebook pour iOS (avec la contrepartie habituelle de distribuer les données à Facebook) avant de se raviser. Zoom avait alors ajouté que les données collectées par le SDK n’incluaient pas d’informations relatives aux réunions comme les participants, les noms et les notes. Uniquement, des informations sur les appareils telles que le type et la version du système d’exploitation mobile, le fuseau horaire, le modèle et le support de l’appareil, la taille de l’écran, les cœurs de processeur et l’espace disque…

Zoom a reconnu aujourd’hui un problème de confidentialité avec son application de vidéoconférence pour iOS. L’entreprise a déclaré avoir retiré le SDK de Facebook responsable de la collecte inutile de données.

Sur l’App Store d’Apple, l’application de Zoom a reçu une nouvelle mise à jour qui « reconfigure la fonctionnalité de sorte que les utilisateurs pourront toujours se connecter à Facebook mais via leur navigateur« , une façon de contourner le problème…

 

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