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Facebook vient de lancer son offre pour les entreprise : Workplace

A l’origine utilisée uniquement en interne chez Facebook, puis en beta depuis des années et réservé à quelques grandes entreprises (dont Danone, Booking,…), l’offre de réseau social dédié aux entreprises vient d’être officiellement lancée.

En résumé, on retrouve les fonctions essentielles de Facebook mais limité au cadre de l’entreprise, (et sans pub). C’est un peu comme si tout vos « amis » étaient « vos collègues » (du classique donc pour un RSE). L’entreprise compte sur la proximité de l’interface pour faciliter sa prise en main et garantir son succès. Coté tarif : le prix est très attractif : 3€ par mois et par utilisateur actif (pas d’activité = pas de facturation) et enfin la facturation ne commencera qu’en avril 2017.

Bien entendu pas mal de question se posent sur l’intégration à l’Active Directory, le coté hermétique (ou non) des deux offres de Facebook (public et Workspace)…

De ce coté de l’atlantique (nous sommes actuellement au pays des cow boys), les analystes le positionnent surtout en face de l’étoile montante et star actuelle du secteur : Slack.

Nous aurons l’occasion de voir tout ceci de très pres : nous sommes demain après midi chez Slack dans leur headquarter de San Francisco ou nous rencontreront l’équipe dirigeante, et le lendemain matin (jeudi) chez Facebook à Menlo Park pour une demi journée sur Workplace avec les concepteurs… De quoi poser toutes nos questions. Nous reviendrons bien entendu sur tout cela lors du prochain Briefing.

 

[Lettre Calipia] Medias Sociaux : l’industrie du logiciel d’entreprise aurait-elle un train de retard ?

Début avril, Facebook faisait – encore – l’actualité avec son annonce de « Facebook Home », surcouche d’Android en téléchargement sur Google Play aux USA (et le reste du monde dont la France depuis le 16 avril).Loco

Comme le dit l’éditeur sur une page dédiée de Google Play, Facebook Home est « l’expérience mobile qui place vos amis au cœur de votre téléphone »…et de mettre en avant les fonctions conversationnelles de ce véritable hub de communication (en liaison avec Facebook Messenger), présent même lorsque vous utilisez d’autres applications.

Cette annonce reflète les évolutions continues de ce réseau social, qui s’adapte aux changements des tendances utilisateurs, et à la très forte concurrence dans le domaine des médias sociaux et des solutions de communications instantanées type WhatsApp, Line, Kik, etc, fort heureusement pour l’éditeur de Palo Alto très fragmentées.

Hasard des calendriers, Gartner publiait le 2 avril une note intitulée « Gartner Says the Vast Majority of Social Collaboration Initiatives Fail Due to Lack of Purpose » indiquant que dans la sphère entreprise, alors même que 70% des organisations ont adopté des médias sociaux, seuls 10% des projets sont couronnés de succès (http://www.gartner.com/newsroom/id/2402115). En cause selon Gartner ? Essentiellement, le manque de rigueur dans la définition des buts et des moyens associés.

Quel rapport entre les deux nouvelles me direz-vous ?

Aucun, à priori, quoique, en cherchant bien…

Oserons-nous rappeler que l’industrie du logiciel d’entreprise n’a eu de cesse depuis plusieurs années de pousser les organisations à adopter les médias sociaux, arguant du fait que l’innovation des usages venant du grand public, il fallait coûte que coûte transposer ces usages dans l’entreprise, tout en se désengageant des vieilles modalités telles que la messagerie (fort heureusement, quelques rares acteurs, comme Calinda Software, ont un discours plus pondéré).

En disant cela, j’ai conscience d’être bien sûr très réducteur, et je suis le premier à reconnaître les atouts immenses des RSEs pour certaines problématiques, telles que la promotion et la capitalisation des savoirs et des expertises.

N’empêche que tout un chacun peut entendre parler de stratégie « Zero email » par ci, de stratégie Social Business par-là, de la part d’acteurs mettant les médias de communications unifiés au second plan des priorités (ex de Jive, ou encore IBM qui ne s’engage pas résolument dans la VoIP).

Comment expliquer cette course aux médias sociaux, parés de toutes les qualités par l’industrie du logiciel, intégrateurs inclus ?

En effet, même s’ils sont clairement porteurs de scénarios à forte valeur ajoutés, ces derniers n’expliquent pas à eux seuls la position souvent « dogmatique » des acteurs. La pression concurrentielle, la nécessité de trouver de nouvelles opportunités, de paraître plus innovant que le voisin, expliquent aussi ce joli consensus de l’industrie pour pousser les organisations dans la voie du progrès.

…et Gartner de nous rappeler que les pots cassés sont payés par les organisations elles-mêmes.

Les early adopters ont-ils payé les pots cassés ?

Le constat effectué par Gartner dans la note citée en introduction concerne de fait les entreprises qui se sont lancées les premières dans l’implémentation de medias sociaux, il y a suffisamment longtemps pour que l’on puisse en tirer des retours d’expériences.

L’analyste américain parle de buts et de moyens mal définis dans les projets.

Compte tenu de notre expérience propre, notre analyse est que dans un marché encore jeune (disons jusqu’à fin 2012), les éditeurs aussi bien que les intégrateurs ont appris dans le contexte des premières expériences, au détriment des organisations clientes.

  • Les éditeurs : des offres pas assez mûres fonctionnellement ont retardé ou handicapé les projets. Un produit comme SharePoint 2010 par exemple est clairement déficient sur les fonctionnalités communautaires (pas de fonction de valorisation des contributions, rien pour les Community Managers, etc), des flux d’activités relativement pauvres, pas de micro-blogging, ni de fonctions sociales transverses telles que #hashtag, @mention, ou encore de fonctions de Social Analytics. Des partenaires tels que NewsGator ou Calinda se sont alors engouffrés pour combler les manques ; 3 ans après, avec SharePoint 2013, Microsoft présente enfin une offre mûre sur le sujet, mais la majorité des organisations venant à peine de déployer du SharePoint 2010, leur prise de décision est quasiment kafkaïenne pour déployer un RSE : partir sur SharePoint 2010 avec une offre tierce ? Ou déploiement partiel/total de SharePoint 2013 ? Mais alors quelle pérennité alors pour les offre tierces ? Et Quid de Yammer, récemment acheté par Microsoft, que l’éditeur nous présente comme incontournable dans sa feuille de route sociale ? IBM n’est pas en reste, avec une offre réellement mûre depuis peu de temps seulement (IBM Connections 4.0). Nous pourrions aussi étudier le cas de Cisco, Jive, etc.
  • Les intégrateurs : encouragés par les propositions stratégiques des éditeurs, ils ont bâti leurs bonnes pratiques de cadrage/mesure d’opportunité/déploiement sur le terrain, les qualifiant en leur faisant subir l’épreuve du feu. Cela est très courant et efficace pour les projets IT classiques ; …or il se trouve que les projets RSE sont atypiques, car 80% du succès d’un tel projet repose sur des aspects non techniques allant jusqu’à la sociologie. Qui plus est, il s’agit de projets d’entreprise et non pas de projets IT, d’où un impératif de s’assurer de l’engagement de la DG, de la DRH en particulier ; en aval, il ne suffit pas de pousser l’outil entre les mains de l’utilisateur, mais bien de l’accompagner pour qu’il l’adopte de lui-même, et fasse siens les bénéfices attendus. Du fait de l’hétérogénéité des usages existants dans toute organisation, la tâche d’accompagnement est alors vraiment sensible, a fortiori si on part dans l’idée de « vendre » une rupture des usages (objectif « zéro-email »J).

Avec ces quelques années de recul, l’industrie IT peut ainsi donner le sentiment de courir après l’objectif de transposer de façon satisfaisante ces innovations grands publics dans la sphère entreprise ; consumérisation, quand tu nous tiens…

Un objectif et une démarche très louable, sauf quand le dogmatisme des stratégies nous rappelle cette fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf : ayant manqué un tantinet de pragmatisme, la pauvre bête a eu une fin plutôt moche !

En pratique, la résilience de l’industrie IT est certainement meilleure que celle des grenouilles, si bien que le temps d’adaptation des offres et des discours n’aurait été un problème que pour les early adopters dont parle Gartner, si par malheur les usages grands publics (notre « bœuf » de référence pour ceux qui ont du mal à suivre mon parallèle) ne se mettaient à « shifter ».

Ce qui semble n’être pas le cas, comme nous allons le voir dans un instant.

Les usages grands publics évoluent

Revenons donc à nos médias sociaux grands publics, qui servent actuellement de baromètres à l’industrie IT entreprise.

Une première tendance se fait jour, qui influe grandement sur leur évolution fonctionnelle : l’explosion des mobiles, comme mode d’accès.

Une des dernières études Mediamétrie, de novembre 2012, a montré une croissance de 40% sur un an du nombre de smartphones en France : 24 millions de Smartphone sont utilisés en France, et 59% des personnes qui en sont équipé ont moins de 35 ans.

Quant à l’usage communiquant qu’en font leurs utilisateurs, les chiffres sont éloquents : Facebook est génère de loin le 2ème trafic, avec 14,47 millions de visiteurs uniques (derrière Google 15,9 millions de visiteurs uniques).

Les mobiles, et l’on doit rajouter ici les Tablettes, sont devenus le moyen d’accès privilégié à Facebook, Twitter, etc.

Le centre de gravité des usages se déplaçant du réseau social lui-même au mobile qui lui sert d’accès, de nouveaux usages apparaissent, liés notamment au facteur de forme :

On y a pris l’habitude de consommer des « applications », que l’on achète à faible prix, lorsqu’elles ne sont d’ailleurs pas gratuites, sur l’App Store.

Une myriade de concurrents aux médias sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter) ont émergé récemment; orientés communication temps-réel, leur succès est viral :  WhatsApp, Line, Kik, Viber, SnapChat, Libon, etc.

Même s’ils n’ont souvent rien à voir en termes de périmètre fonctionnel avec Facebook & co, ils les menacent néanmoins, car personne n’est plus versatile qu’un utilisateur de la génération y ou z J.

L’apparition de Facebook Home sonne à ce titre – aussi – comme une réponse à cette concurrence volatile et insidieuse.

Certains lecteurs attentifs me feront remarquer que même s’il met ainsi l’emphase sur ses fonctions de communication (notamment Facebook messenger) Facebook ne renie pour autant pas ses racines sociales au sens des groupes, des pages, etc. qui sont autant de fonctionnalités différenciatrices face à la nouvelle concurrence des apps cités précédemment.

Encore faudrait-il que ces fonctions de réseautages « traditionnelles » ne s’essoufflent pas, ce qui serait alors un autre signe fort que les usages changent vraiment dans la sphère des médias sociaux grand public.

Aïe, Aïe, des signes avant-coureurs d’une évolution des usages à ce niveau commencent là aussi à apparaitre ! …et comme à l’accoutumée dans l’histoire récente des « tendances », c’est du côté des populations les plus jeunes que cela se passe.

Une étude toute récente laisse à penser que les jeunes ados commencent à tourner le dos aux réseaux Sociaux.

Cette étude nous vient de l‘institut Piper Jaffray qui met à jour deux fois par an un baromètre « Taking Stock with Teens », s’intéressant à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents sont à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%).

Les raisons invoquées : une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, et au poids de l’ « empreinte » de notre passé sur le Web, mais aussi la surveillance potentielle des parents, etc,

Bref, ces jeunes ados, de plus en plus équipés comme il se doit de SmartPhones, commenceraient à abandonner ces médias sociaux au profit d’applications de …messagerie instantanée

Les ados vivent dans l’instant plus que dans le passé ou le futur, et prennent sans doute de plus en plus conscience, avec l’expérience de leurs ainés, que laisser un historique sur le Web représente plus d’embêtements que d’avantages… !

Explosion des mobiles, affaiblissement de l’intérêt des plus jeunes pour les fonctions historiques : Facebook est certainement tout à fait conscient de ces tendances, comme en témoigne ses efforts de développement actuel sur le « messaging » pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com sur les travaux autour de Facebook Home.

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, potentiels préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en œuvre « dogmatiques » de Réseaux Sociaux d’Entreprise, qui ne se prémuniraient pas d’un prochain shift des usages.

…et en ce sens, les prises de positions dogmatiques quant à la nécessité d’implémenter les RSEs en remplacement des anciens médias apparaissent être une fuite en avant dangereuse, aussi bien pour les éditeurs eux-mêmes (qui risquent de se décrédibiliser), que pour les organisations.

Comment ces différents acteurs réagiront-ils, si demain, il s’avère que de nouvelles pratiques collaboratives émergent, plébiscitées d’abord par la génération « z », bientôt actifs dans nos organisations ? Mettra-t-on au placard nos RSEs, tout comme l’email, le Groupware, les pratiques top-down du Knowledge Management ? Ou bien réalisera-t-on qu’il est plus sage d’urbaniser les différentes générations de pratiques collaboratives ?

D’ici à ce que la messagerie reviennent à la mode dans quelques années, ce serait effectivement très drôle !

Si vous êtes intéressés par ces problématiques, et désirez échanger sur le sujet avec d’autres entreprises, sachez que nous développerons cette thématique des Réseaux Sociaux d’Entreprise lors du prochain Briefing : inscrivez-vous vite !

Les ados commencent-ils à tourner le dos aux réseaux Sociaux ?

Lorsqu’on parle de Réseaux sociaux, qu’ils soient grand public ou d’entreprise, on tient comme une hypothèse évidente qu’ils représentent l’avenir de la « collaboration ».

Une étude toute récente de l‘institut Piper Jaffray vient fissurer cette belle certitude :

Cet institut met à jour deux fois par an un baromètre « Taking Stock with Teens », qui s’intéresse à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents seraient à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%). Une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, aux « empreintes » de notre passé, pas forcément positives, qu’enregistrent les réseaux, une surveillance potentielle des parents, etc, conduirait ainsi les jeunes ados à abandonner ces médias au profit d’applications de …messagerie instantanée 🙂

Les plus quotées sont celles utilisables depuis les mobiles, et permettant d’échanger des photos (type SnapChat, 100 millions de messages par jour). Il n’y a qu’à voir autour de nous l’usage que font les ados des SMS, des « tout bêtes » SMS, pour saisir l’importance du phénomène.

Facebook est nous le pensons tout à fait conscient de cette tendance, comme en témoigne ces efforts de développement actuel sur le « messaging » pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, véritables préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en oeuvre « dogmatiques » de Réseaux Sociaux d’Entreprise, sans les intégrer dans une logique d’historique d’usages : cela évitera les lendemains désenchantés 🙂

Utopie : et si Facebook devenait votre système d’identification d’entreprise ?

De l’eau devrait encore couler sous les ponts avant que Facebook ne remplace Active Directory dans les entreprises. Néanmoins, une tendance retient aujourd’hui l’attention : s’authentifier sur un site Web avec son Id Facebook devient de plus en plus fréquent.

Et selon Earl Perkins, analyste au Gartner Group, 30% de la clientèle des sites de commerce en lignes seront identifiés par leur ID « social » en 2015.

Ce phénomène de « socialisation des identités » devrait profiter en premier lieu à Facebook, dont le bouton de login fleurit d’ores et déjà sur un nombre croissant de sites Web.

Pour le Gartner, c’est un pas important vers le monde de l’entreprise ; Facebook pourrait ainsi devenir à terme le système d’identification entreprise pour toute activité de vente en ligne, car :

  • Pour nombre d’utilisateurs, les réseaux sociaux « sont » l’Internet
  • Utiliser un login Facebook pourrait diminuer les « frictions » utilisateurs
  • Demander une identité sociale signifie moins d’abandon pour les phases d’enregistrement d’utilisateur
  • La gestion s’effectue à coûts réduits.

Mais systématiser l’usage de Facebook comme référentiel d’identité rencontre encore des écueils de poids, notamment : les possibilités de fraudes (usurpation d’identité), des mécanismes d’authentification faibles, ou encore des considérations juridiques.

Nonobstant ces difficultés, le Gartner relève la tendance à cette socialisation des identités, un phénomène de fond pouvant transformer à terme des pans entiers du Système d’Information.

Une telle évolution profiterait à Facebook, toujours à la recherche de méthodes pour capitaliser sur son milliard de comptes !

Apple et Facebook : destins (boursiers) croisés

Difficile de ne pas rapprocher aujourd’hui ces deux nouvelles de la sphère IT :

  • C’est tout d’abord Apple, qui devient aujourd’hui la plus grande capitalisation boursière à 620 milliards de dollars, dépassant le record établi par Microsoft le 27 décembre 1999, avec une capitalisation de 616 milliards de dollars (sans tenir compte de la valeur ajustée liée à l’inflation) : l’entreprise à la pomme est dans une période où tout continue de lui réussir avec en plus des belles perspectives : nouvel iPhone, et vraissemblablement un iPad Mini, et une iTV.
  • En contre-point, Facebook défraie régulièrement la chronique depuis son introduction en bourse : avec un cours tombé hier à  19.52$, sa capitalisation boursière à été divisée par deux depuis son introduction en bourse en mai 2012. Et aujourd’hui, c’est Peter Thiel, investisseur historique de FaceBook, vient de se débarrasser (selon la SEC) de 20 millions (sur ces 25 millions) d’actions, en profitant de la fin de la 1ère période de blocage (lock-up) empêchant les investisseurs de tous vendre en même temps. Même s’il a encaissé 400 millions de dollars dans l’opération, Peter Thiel envoie un signal négatif sur la capacité de Facebook à rebondir dans un proche avenir…

D’autres entreprises IT ont aujourd »hui des problèmes du même type que Facebook : Zynga, Groupon souffrent également. …En fait, ces entreprises sont toutes actrices du secteur des médias sociaux, dont on commence à se rendre compte que les promesses ont sans doute été surévaluées !

Face à des acteurs solides tels d’Apple, une nouvelle « bulle internet » est peut-être en train d’éclater, comme l’a souligné Bank of America Merril Lynch en Juillet.

Progression de l’usage des réseaux sociaux sur les SmartPhones

Selon une étude d’Emarketer qui vient de paraitre, l’usage aux Etats Unis des réseaux sociaux via les smartphones est de plus en plus important, les prévisions étant elles aussi en hausse. C’est actuellement 82 millions d’américains qui utilisent leur smartphone pour se connecter sur les réseaux sociaux (soit plus d’un quart de la population tout de même !).

Sans surprise, Facebook est largement en tête des usages, avec quelques 70 millions de personnes qui l’utilisent régulièrement depuis leur téléphone intelligent.

Les prévisions réalisées par emarketer sont aussi impressionnantes. Autant dire que dans quelques années, vouloir limiter l’usage des réseaux sociaux publics dans l’entreprise deviendra terriblement difficile, le simple controle du poste de travail traditionnel n’y suffira pas !

Temps mouvementé pour les patrons du secteur IT

A quelques jours d’intervalle, plusieurs nouvelles nous confirment que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, lorsqu’on est à la tête d’une entreprise « en vue » du monde IT :

  • C’est tout d’abord  le CEO de Yahoo!, Scott Thompson, qui vient d’apprendre à ses dépens que mentir sur son CV peut engendrer un fâcheux retour de flamme : pour s’être décerné à tort un diplôme d’ingénieur, il vient d’être évincer de la société, pour être remplacé provisoirement par Ross Levinsohn, le responsable de la branche média.
  • C’est ensuite Steve Ballmer (CEO de Microsoft), et John Chambers (CEO de Cisco), qui viennent de se voir désignés par le magazine Forbes comme faisant partie des 5 patrons qui auraient dû être licenciés… glups. Steve Ballmer est même le premier d’entre eux ! Forbes lui reproche de ne pas avoir su positionner Microsoft sur les secteurs à forte croissance comme les tablettes, la mobilité ; il n’aurait pas su voir venir l’ère du Post-PC. Ce n’est pas la première fois que Steve Ballmer se fait ainsi épingler sur son bilan, mais le bonhomme a la vie dure : jusqu’à quand les actionnaires continueront de se satisfaire d’un cours d’action quasi-plat depuis le départ de Bill Gates ?
  • Dans le même temps, Mark Zuckerberg, 28 ans, s’apprête à devenir le patron d’une société valorisée à priori à plus de 100 milliards de dollars lors de sa mise sur le marché cette semaine : rançon de la superbe success story que représente Facebook, la pression monte dans le même temps sur les épaules du jeune CEO, dont les futurs actionnaires commencent – déjà – à s’inquiéter à cause des prévisions moroses pour le prochain trimestre ; les jours de la super-croissance en terme d’utilisateurs semblent déjà s’éloigner pour Facebook. Comment alors faire grossir le Chiffre d’affaire (4 milliards $) provenant essentiellement de la publicité ? …attention aux prochains classements de Forbes 🙂

Le graph social illustré

Vous le savez sans doute le Graph Social désigne le réseau de connexions et de relations entre personnes et sujets d’intérets. Ces éléments ont largement été popularisé par FaceBook.

Dans la pratique le Graph Social est sensé amélioré la recherche d’information et le niveau de recommandation d’une solution, d’une société ou d’individus.

Le designer Pierre Bellet a réalisé une vidéo explicative du  système que nous vous proposons de découvrir ci-dessous :

Microsoft revend une partie des brevets AOL à Facebook

Le 11 avril dernier, Microsoft faisait l’acquisition d’un large portefeuille de brevets d’AOL. En déboursant un peu plus d’un milliard de dollars, Microsoft s’est procuré quelques armes dans la guerre que l’éditeur de Redmond poursuit contre Google, mais avec cette revente il se procure quelques bénéfices supplémentaires :

  • 550 millions de dollars : c’est le prix payé par Facebook pour racheter 650 des 950 brevets AOL
  • Facebook signant un accord de licences pour les 300 brevets restants, dispose lui aussi de ces mêmes armes contre Google (toujours le bon vieux dicton, l’ennemi de mon ennemi est un ami :)). les liens existants entre Microsoft et Facebook s’enrichissent.
  • Par ailleurs, il semblerait que Facebook cède à Microsoft des licences pour les 650 brevets acquis, laissant donc à Microsoft les bénéfices de l’usage de ces brevets, tout en les ayant monnayé…

Elle est pas belle la vie ?

Microsoft adopte XMPP : vers une interopérabilité réelle des systèmes de messagerie instantanée ?

L’équipe Windows Live de Microsoft a annoncé avant-hier sur son blog le support du protocole XMPP pour l’accès au réseau Messenger. Ce protocole est notamment utilisé par Google Talk et Facebook Chat, et poussé également par Cisco (qui avait racheté Jabber il y a quelques années).

Les développeurs peuvent donc dés maintenant concevoir des clients, des plug-ins pouvant se connecter au réseau Messenger par XMPP.

Cette avancée très intéressante en terme d’interopérabilité ouvre la porte à un décloisonnement réel des grands réseaux de messagerie instantanée, via XMPP Federation : dans les faits, il faut juste que Microsoft accepte maintenant de supporter cette fédération.

Ce scénario est attendu depuis bien des années !