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Microsoft dépasse pour la première fois les 150 000 employés… Et tout va bien coté embauches pour les autres aussi !

fouleA l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels Microsoft a indiqué que son effectif mondial était de 151 163 personnes au 31 décembre. Cela représente une augmentation de 7 000 personnes, soit près de 5 %, par rapport aux 144 106 personnes d’il y a six mois.

Près de 90 000 employés de Microsoft, soit près de 60 % de son effectif total, travaillent aux États-Unis. Et 53 973 personnes – 35 % de l’effectif de Microsoft – sont basées dans la seule région de Seattle, principalement sur le campus du siège social de la société.

Mais Microsoft a dépassé la barre des 150 000 personnes principalement en recrutant en dehors du siège social. Les nouvelles embauches ont été réparties à peu près à parts égales entre les bureaux nationaux et internationaux.

Coté concurrents :

  • Facebook a terminé l’année avec un effectif mondial de 44 942 personnes, soit un bond de 26 % par rapport à l’année précédente.
  • L’effectif d’Amazon a atteint 798 000 personnes à la fin de l’année, soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente, alors que le géant continue de renforcer sa division expédition et logistique.
  • Google a terminé le dernier trimestre avec 114 096 personnes dans le monde, soit une augmentation annuelle de près de 21 %.

Le cofondateur de WhatsApp milite toujours pour supprimer Facebook…

Brian ActonBrian Acton, le cofondateur de WhatsApp (racheté par Facebook), milite toujours pour supprimer Facebook, c’est ce qu’il a dit lors de son intervention au sommet du 25e anniversaire du magazine Wired. Le tweet original de Brian Acton était apparu au plus fort du scandale de Cambridge Analytica, lorsque le mouvement #DeleteFacebook a balayé le pays, sans beaucoup d’effet en réalité

À l’époque, Brian Acton avait quitté Facebook depuis plus d’un an, se retirant en 2017 pour un conflit avec Mark Zuckerberg concernant la monétisation de WhatsApp, pourtant logique pour rentabiliser l’acquisition… Pour rappel WhatsApp avait été acquis par Facebook pour un montant d’environ 19 milliards de dollars dont 15 milliards en actions Facebook soit environ 350 millions de dollars par employé ! Autant dire que Mr Acton n’a sans doute pas de problèmes financiers.  En tout cas moins que lorsque son entreprise lui appartenait où il réalisait plus de 200 millions de $ de pertes par an. Comment ne pas imaginer que Facebook veuille rentabiliser son acquisition et changer le business model de l’entreprise Whatsapp qui visiblement n’était pas le bon ?

Mr Acton n’est pas le premier dirigeant de Facebook à se prononcer contre l’entreprise après son départ. En 2017, l’ancien responsable de la croissance Chamath Palihapitiya a fait des vagues avec la déclaration : « nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social de la société.« . Après avoir quitté le réseau social, Mr Acton a cofondé la Signal Foundation, l’organisme à but non lucratif à l’origine de l’application de messagerie cryptée utilisée par les journalistes et les défenseurs des droits humains dans le monde entier.

 

Facebook aurait tenté de recruter Scott Guthrie…en vain

Scott GuthrieSuites aux fuites des documents internes de Facebook de la semaine dernière (divulguées par NBC et qui comprenait plusieurs milliers de documents…), la journaliste du magazine Mashable, Karissa Bell a repéré des échanges entre dirigeants de Facebook qui montrait comment le géant des médias sociaux avait tenté de recruter Scott Guthrie en 2014 en lui faisant des propositions très alléchantes financièrement.

Scott Guthrie est en effet un personnage clé chez Microsoft, il était en 2014 le bras droit d’un certain Satya Nadella, qui deviendra plus tard le CEO de l’entreprise… M. Guthrie a rejoint Microsoft en 1997 et est devenu un des hommes clés au sein de la Division des développeurs de Microsoft, où il a poussé l’entreprise à élargir ses horizons et à intégrer davantage d’outils et de technologies libres au-delà de ses propres plateformes.

Mais en février 2014, Scott Guthrie a finalement remplacé Satya Nadella à la tête de la division Cloud and Enterprise lorsque ce dernier est devenu le CEO. Une promotion qui mettait à mal les ambitions d’embauche de Facebook… C’était sans doute une très bonne décision qu’il reste chez Microsoft avec la progression de sa division, progression saluée il y a peu de temps par le gain du contrat avec le Pentagone

 

Facebook modifie des vidéos pour bloquer la reconnaissance faciale

logo facebookFacebook se soucie de votre vie privée (si si…). Des chercheurs du laboratoire de recherche en Intelligence Artificielle de Facebook aurait mis au point un système à base de Machine Learning pour « dépersonnaliser des personnes dans les vidéos« .

Il existait déjà des startups comme D-ID par exemple ou d’autres algorithmes qui avaient réussi à faire de la dé-identification pour des images fixes, mais c’est la première technologie qui fonctionne sur des vidéos. Lors des premiers tests, la méthode a permis de contrecarrer les systèmes de reconnaissance faciale les plus modernes.

L’IA développée par Facebook propose une version légèrement déformée du visage d’une personne afin qu’il soit difficile pour la technologie de reconnaissance faciale de l’identifier. Et c’est là tout l’intérêt car un humain sera lui capable de reconnaitre la personne mais pas la machine ! Comment ? L’humain lui ne remarquera pas cette petite différence alors que la machine pensera qu’elle est suffisamment importante pour estimer que c’est une personne différente !

Facebook justifie ainsi sa démarche : « La reconnaissance faciale peut entraîner une perte de vie privée et la technologie de remplacement du visage peut être utilisée à mauvais escient pour créer des vidéos trompeuses « . Et d’ajouter « Les récents événements mondiaux concernant les progrès de la technologie de reconnaissance faciale et l’abus de cette technologie invoquent la nécessité de comprendre les méthodes qui permettent de traiter avec succès la dépersonnalisation de l’identité. Notre contribution est la seule qui convient à la vidéo, y compris la vidéo en direct, et présente une qualité qui surpasse de loin les méthodes actuelles. »

Lior Wolf, l’ingénier en charge du projet chez Facebook explique le fonctionnement : « L’approche de Facebook associe un codeur automatique contradictoire à un réseau de classificateurs« . Je sais pas si c’est plus clair, mais visiblement cela fonctionne. A voir si la société compte exploiter ceci dans ces applications : Facebook, Instagram, WhatsApp, son récent écran connecté Portal… rien n’est moins sur pour l’instant !

Facebook s’intéresse aux interfaces cérébrales et rachète CTRL-Labs

Capture d’écran 2019-09-24 à 07.51.23Afin de continuer de mettre au point ses outils de réalité augmentée Facebook a annoncé aujourd’hui l’acquisition de CTRL-Labs, une startup basée à New York qui offre des solutions permettantt de contrôler des ordinateurs en utilisant son cerveau. CNBC rapporte que la transaction est évaluée à environ 1 milliard de dollars.

Nous vous avions déjà parlé de ce type de solution avec la société Brain, que nous avions vus à deux reprises au CES et nous avions testé leurs produits.

Le vice-président de AR / VR de Facebook, Andrew Bosworth, a confirmé l’acquisition dans un message, soulignant que la technologie CTRL-labs ouvrait de «nouvelles possibilités créatives». L’objectif étant de constituer une extension naturelle du mouvement. Dès juin dernier Facebook fournissait des éléments sur les usages de ce type de technologies dans un article très instructif : « Imagining a new interface: Hands-free communication without saying a word »

Capture d’écran 2019-09-24 à 07.49.29L’objet proposé se présente sous forme d’un bracelet qui permet aux utilisateurs de contrôler leurs appareils de la façon suivante :

  1. Votre cerveau envoie des signaux électriques aux muscles de votre main, leur demandant de se déplacer de manière spécifique, par exemple en cliquant sur une souris ou en appuyant sur un bouton.
  2. Le bracelet décodera ces signaux et les traduira en un signal numérique transmis à votre ordinateur, qui passera à l’action. Il enregistre ainsi votre intention pour pour réaliser une tache en utilisant un mouvement imperceptible pour le faire.

Une approche totalement différente donc de ce que propose Brain qui enregistre directement les ondes cérébrales avec un casque. C’est bien plus discret dans le cas de CTRL-Labs !

CTRL-labs a été fondée en 2015 et a récemment obtenu un financement de 28 millions de dollars d’investisseurs (dont Amazon). La société a été fondée par Thomas Reardon et Patrick Kaifosh, le premier ayant passé neuf ans chez Microsoft.

En juillet dernier, Facebook  a fourni une mise à jour de sa technologie «de communication mains libres sans dire un mot». Les recherches suggèrent cependant que ce type de technologie est encore à des années de la disponibilité commerciale.

Gabe Aul quitte Microsoft pour Facebook

Gabe Aul, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si vous utilisez des versions « Insiders » de Windows, vous en avez sans aucun doute entendu parlé : c’était le patron entre autre de ce programme jusqu’en 2016, programme assez novateur pour Microsoft et d’autres acteurs du secteur.

Capture d’écran 2019-06-26 à 08.20.01Gabe Aul a annoncé sur Twitter qu’il quittait Microsoft et travaillerait maintenant pour Facebook après 27 ans passé chez Microsoft à Redmond. Après avoir passé le flambeau à Dona Sarkar en 2016 sur le programme Insiders, Aul est resté jusqu’à ce jour chez Microsoft en tant que vice-président de la gestion des programmes au sein de l’équipe Windows Engineering Systems.

Il devient maintenant un des nombreux vice-président de Facebook, sans plus de détail sur ses réelles attributions.

Un autre employé de Microsoft a quitté le mois dernier Microsoft pour Facebook dans les équipes Windows 10 : Clint Rutkas, qui était chef de produit technique principal de l’équipe de développement Windows, il devient désormais un défenseur des droits des développeurs dans le cadre de l’initiative de logiciels open source de Facebook.  Ce n’est pas non plus le premier à rejoindre Facebook, ainsi en Europe les responsable de l’activités Facebook Workplace sont tous des anciens de Microsoft 🙂

La protection de la vie privée : la menace réglementaire pour les géants du numérique

Apple était s’il on peut dire, précurseur dans ce domaine et pour cause, leur Business Model ne dépend pas de la collecte d’informations personnelles, même s’ils se montrent parfois assez laxistes dans le contrôle des applications réalisant cette tache sur leur store…

Depuis quelques semaines, c’est au tour de Facebook, Google et maintenant Amazon de se faire les champions de la protection de la vie privée. Autant le dire tout de suite, il y a pas mal de travail encore pour que cela soit crédible ! Car en dehors de ces déclarations , ils n’ont toujours pas réalisé même le plus petit des changements dans leur Business Model dépendant en très grande partie de la collecte d’informations…

Mais alors pourquoi de telles déclarations et pourquoi maintenant ? Pas plus tard que la semaine dernière c’est Amazon qui assurait que maintenant Alexa, son assistant vocal, ne conserverai plus les phrases énoncées par les utilisateurs sur simple demande… vocale. Ce qui est globalement plus pratique que d’aller sur l’application pour modifier ceci en se perdant dans les menus… Et globalement c’est une bonne nouvelle pour les personnes qui craignent qu’Alexa puisse partager par inadvertance leurs enregistrements vocaux avec d’autres personnes – comme cela s’est passé par le passé à plusieurs reprises.

La réponse à cette question se trouve, ce n’est pas une surprise, aux États Unis, ou pour être plus précis en Californie, la patrie de la technologie. En effet, l’état est en train de se doter d’une loi reprenant les grandes lignes du RGPD. Les géants de la technologie font donc face à des menaces de réglementation sur de nombreux fronts. Pour en revenir aux assistant vocaux, l’Assemblée de l’État de Californie a adopté la loi dite « anti-écoute ». Le projet de loi va maintenant être examiné par le Sénat de l’État de Californie. Les fabricants d’appareils d’écoute ambiante, tels que les enceintes intelligentes, devront systématiquement obtenir l’accord de leurs utilisateurs avant d’enregistrer leur voix et pourront demander l’effacement aussi simplement.

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