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Facebook : Selon le Wall Street Journal, Mark Zuckerberg serait intervenu auprès de Trump au sujet de Tik Tok…Quelle surprise !

Selon un rapport publié par le Wall Street Journal, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, aurait fait un discours sur la liberté d’expression à Washington lors d’un diner privé avec Donald Trump à la Maison Blanche l’automne dernier en insistant sur le fait que TikTok ne partage pas l’engagement de Facebook en faveur de la liberté d’expression. Puis discuté de la façon dont les entreprises chinoises menacent les entreprises américaines. Mark Zuckerberg a tenu à ce que la cible des législateurs ne soit plus dans le dos de Facebook mais plutôt dans celui d’entreprises chinoises comme TikTok. Le rapport du journal note également que c’est après avoir rencontré Zuckerberg que l’administration de Trump a commencé à se pencher sur le cas TikTok.

Le sénateur Josh Hawley qui a révélé cette affaire donne une explication :

« Pour Facebook, la crainte est de perdre sa part de marché dans les médias sociaux. Pour le reste d’entre nous, la crainte est quelque peu différente ».

Et d’ajouter :

« Facebook a récemment sonné l’alarme à propos de la technologie basée en Chine comme une tactique de relations publiques pour renforcer sa propre réputation ».

Facebook a refusé de commenter ces remarques de Kelli Ford, mais son porte-parole Andy Stone a déclaré que Mark Zuckerberg ne se souvenait pas d’avoir évoqué TikTok lors du dîner privé à la Maison Blanche, en indiquant :

« Notre point de vue sur la Chine a été clair : nous devons être compétitifs. Les entreprises et l’influence chinoises se sont développées, tout comme le risque d’un Internet mondial basé sur leurs valeurs, et non sur les nôtres ».

Et c’est clair les valeurs de Facebook sont sans doute exemplaires : protection de la vie privé, barrières efficaces contre les manipulations politiques qui menace la démocratie,… (je plaisante bien sûr). Tik Tok est sans doute loin d’être exemplaire, mais de là à ce que ce soit Facebook qui donne des leçons … Il y en a qui osent tout.

Avant même que le Wall Street Journal ne publie ce rapport, TikTok avait des soupçons sur Facebook. En juillet, le PDG de TikTok, Kevin Mayer, a écrit une lettre ouverte accusant Facebook de copier des produits. Il a déclaré : « Facebook lance même un autre produit de copie, Reels (lié à Instagram), après que leur autre copie Lasso ait rapidement échoué ». Mayer a également accusé Facebook de se déguiser en société patriotique pour tuer TikTok.

En outre, le rapport souligne que Facebook dépense un montant exorbitant pour le lobbying et qu’elle a dépensé plus d’argent que n’importe quelle entreprise au cours du premier semestre de cette année. Facebook a également créé un groupe de pression, American Edge, et a diffusé des publicités faisant l’éloge des entreprises technologiques américaines pour leur contribution à l’économie américaine, à la sécurité nationale et à l’influence culturelle.

Bill Gates : TikTok, un « calice empoisonné » pour Microsoft

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Dans une longue interview donnée au magazine Wired, principalement consacrée à la pandémie et aux défaillances du gouvernement américain. Bill Gates revient sur l’affaire TikTok et du possible rachat par Microsoft des opérations américaines de ByteDance, l’éditeur chinois.

Nous vous en parlions déjà la semaine dernière dans un post, Bill Gates est très réticent sur ce deal. A la fois sur le fond (l’intérêt pour Microsoft de rentrer sur le marché des réseaux sociaux) mais aussi sur la forme (avec le formidable cafouillage du gouvernement américain et les requêtes « originales » de Trump).

Bill Gates, a ainsi décrit l’éventuel accord TikTok de la société comme un « calice empoisonné ». Pour lui l’acquisition par Microsoft de certaines parties de TikTok ne sera ni facile ni simple. « Qui sait ce qui va se passer avec cet accord » et de poursuivre en affirmant que devenir  un acteur important dans le domaine des médias sociaux « n’est pas un jeu simple ». Pour lui, le fait que Facebook ait plus de concurrence est « probablement une bonne chose » mais cette opération qui reviendrait selon lui « à tuer le seul concurrent, est assez bizarre« .

Tout sauf simple donc pour Microsoft. La position du fondateur historique de Microsoft, qui cache de moins en moins son hostilité envers ce rachat risque bien d’avoir un écho auprès du PDG actuel de l’entreprise, Satya Nadella, dont Bill Gates était un des promoteur lors du « débarquement » de Steve Ballmer le précédent CEO.

On apprend en parallèle de ceci, que Twitter serait aussi en discussion avec Bytedance, ce qui serait pour le coup beaucoup plus logique, même si l’entreprise à beaucoup moins de ressources financières que la société de Seattle.

Pendant ce temps, la position de Trump, largement basée sur un calcul électorale, fait le bonheur de Facebook qui lance avec sa société Instagram, un concurrent à TikTok : le service Reel, qui n’est rien d’autre qu’un copier-coller des fonctions de TikTok. Une société américaine de technologie qui copie une société chinoise, ce n’est pas si fréquent ! Un signe des temps ?

Les promesses de Facebook n’engagent que ceux qui les croient…

Facebook pas au topAprès que le scandale Cambridge Analytica ai mis en lumière les pratiques de Facebook. On ne compte plus les problèmes de sécurité / confidentialité que génère l’entreprise. Il ne se passe quasiment pas une semaine qui ne révèle de nouvelles pratiques, disons limite, pour ne par dire plus. Et ceci malgré les promesses de son dirigeant devant les nombreuses commissions où il s’est produit.

Il y a quelques jours l’entreprise a confirmé que des milliers de développeurs ont pu accéder aux données d’utilisateurs inactifs, ce qui est un comportement normalement impossible bien entendu. Après la crise de Cambridge Analytica en 2018, Facebook avait pourtant répété sur tous les canaux avoir mis en place denouvelles directives qui empêchent les développeurs de recevoir des données d’utilisateurs qui n’ont pas utilisé le réseau social pendant plus de 90 jours.

Comme les utilisateurs pouvait se connecter à des applications tierces avec Facebook, les développeurs peuvent avoir accès aux informations personnelles de ceux qui ont de telles applications liées à un compte Facebook. Comme l’a noté le site Engadget, la société n’a pas dit pendant combien de temps cette faille de sécurité était active ni combien d’utilisateurs étaient concernés.

Facebook n’a pas révélé depuis combien de temps le « problème » existait avant qu’il ne soit corrigé, ni combien d’utilisateurs ont pu être touchés. L’entreprise a déclaré qu’elle avait touché « environ 5 000 développeurs » au cours des « derniers mois ». Facebook n’a pas non plus spécifié exactement quelles données pouvaient avoir été partagées de manière inappropriée, mais a déclaré que les utilisateurs avaient préalablement autorisé les applications à recevoir les données en question…

Ce type de failles à répétition donne clairement l’impression que pas grand chose est réellement controlé, entre, d’un côté la volonté délibérée de cet acteur de piocher par tous les moyens dans l’intimité des utilisateurs, et les failles réelles dans le code, difficile de se faire une idée…

Bon courage en tout cas aux équipes Workplace pour convaincre les DSI d’adopter leur solution (au demeurant très interessante)…

La loi sur la protection de la vie privée s’applique en Californie depuis le 1er juillet

1200px-Flag_of_California.svgLa Californie a commencé le 1er juillet à appliquer sa loi sur la protection des données numériques, six mois après son entrée en vigueur. Elle a été décrite comme la loi sur la protection de la vie privée la plus stricte des États-Unis, ayant été en partie modelée sur la loi de référence européenne, notre fameuse RGPD.

La loi a été adoptée le 1er janvier, mais l’État a donné aux entreprises six mois pour se mettre en conformité. Pour rappel nous avions 2 ans en Europe pour le faire. Donc beaucoup moins de temps ici. Mais il est vrai que les entreprises californiennes avait déjà travailler sur le sujet justement pour leur mise en conformité avec la GDPR…

Malgré les appels de l’industrie et des géants de la tech (Facebook et Google en tête) pour que l’État attende en raison de la pandémie de coronavirus, le procureur général de l’état, Xavier Becerra n’a pas cédé…Elle donne aux consommateurs de l’État – et à beaucoup d’autres en dehors de la Californie – la possibilité de demander aux entreprises de leur indiquer les données personnelles qu’elles détiennent sur chaque personne et de demander aux entreprises de cesser de vendre leurs données personnelles à des tiers annonceurs ou autres. Un casse-tête pour certaines sociétés comme Facebook, pris une nième fois encore, la semaine dernière avec la main dans le pot de confiture…

Que se passera-t-il si les sociétés ne respectent pas la loi ? À partir de cette semaine, le bureau du procureur peut commencer à envoyer des avertissements aux entreprises qui pourraient être en infraction avec la loi et leur donner 30 jours pour régler les problèmes avant de faire face à d’éventuelles amendes ou poursuites. Un petit délais de grâce.

Pas question au passage pour ces sociétés de menacer de quitter l’état pour s’installer au Delaware per exemple (Paradis fiscal interne aux États Unis, sorte de Luxembourg, d’Irlande et de Pays bas réunis pour les Entreprises), là où est installé leurs sièges sociaux (comme c’est le cas de Facebook ou Alphabet la maison mère de Google), le législateur ayant prévu ce cas de figure en protégeant comme avec la GDPR les citoyens avant tout.

Cette loi est limité à la Californie, même si d’autres états, majoritairement Démocrates sont en train de mettre en oeuvre leur loi de protection de la vie privée également, là encore sur le modèle de l’Europe (pour une fois que c’est dans ce sens …). Des entreprises comme Apple en particulier qui a fait de la vie privée son cheval de bataille (face à un Google…) et d’autres géants comme Microsoft (qui ne tire pas non plus de gros revenus de la publicité) continuent de réclamer une loi fédérale unique sur la protection de la vie privée afin de faciliter la mise en conformité. Là encore sur le modèle européen !

GAFAM : des résultats T1 2020 en fête, sauf là ou le digital rencontre le réel !

En ce mois d’avril, les entreprises viennent de publier leurs résultats pour l’activité du 1er janvier au 31 mars 2020, soit le premier trimestre marqué par l’arrivée officielle de la pandémie dans le monde occidental, avec son confinement XXL.

Les résultats des GAFAM sont à ce titre intéressants pour essayer de mesurer le début de l’impact de cette mega crise sur l’activité digitale, et le moins que l’on puisse dire au vu des chiffres annoncés c’est que pour l’instant le monde digital reste peu touché par le COVID. Sauf là où leur activité rencontre le monde réel, en particulier dans la distribution : fermetures des Apple Stores et renchérissement du coût de production des services (aménagement ou fermeture de centres logistiques, accroissement des coûts de livraison …) du commerce électronique pour Amazon.

Microsoft

La fermeture des magasins Microsoft n’a pas pesé lourd sur les résultats de la société (pas vraiment une surprise quand on voit la faible fréquentation de ces lieux :(), et les activités cloud continuent leur déploiement (voire même profitent du développement du télétravail) :

  • +62% en $ sur Azure (vs le même trimestre un an avant) : certes une croissance en ralentissement régulier depuis plusieurs trimestres (73% il y a un an), mais qui reste malgré tout solide, d’autant que le volume de business brut est élevé
  • +27% en $ pour les souscriptions Office 365 en entreprise
  • 37,2 millions de souscriptions Office 365 sur le marché grand public
  • +18% en $ pour Windows OEM

Sans compter l’accroissement d’usages de ses services de communication/collaboration pour les entreprises Teams et de la renaissance de Skype, dont les usages sont gratuits (plan Office 365 E1 pour 6 mois).

Google

AU travers de quelques chiffres clés, illustration de la bonne santé de l’activité de Google :

  • CA issu de la publicité de 33,76 milliards de dollars sur la période, ce qui représente 82% du CA global et une croissance de 10,3%. Une croissance certes inférieure aux attentes, mais moins qu’anticipé par les analystes financiers
  • des revenues Google Cloud qui passent de 1,825 b$ à 2,777 b$
Amazon

Concernant Amazon, ses résultats sont toujours marqués par la contribution exceptionnelle d’AWS à la profitabilité du groupe (un peu plus de 3 milliards de résultats pour AWS et 2,5 au niveau global pour Amazon), alors que l’activité pèse moins de 15% du CA global.

La croissance d’AWS reste solide à +33%, même si comme Microsoft, ce chiffre diminue régulièrement depuis plusieurs trimestres (il était à +40% il y a un an). Comme Microsoft, le développement du télétravail reste aussi un accélérateur.

Apple

Les ventes d’Apple ont souffert du ralentissement mondial et de la fermeture de ses enseignes au niveau mondial et Apple affiche même une décroissance de son revenu net :

  • vente d’iPhones en recul à 28,96 milliards de dollars (vs 31,05 un an avant)
  • vente de Mac en recul à 5,35 milliards de $ (vs 5,5)
  • vente d’iPad en recul à 4,37 milliards de $ (vs 4,87)
  • ventes de services en croissance à 13,25 milliards de dollars (vs 11,5)
  • vente d’accessoires et de wearables en croissance à 6,28 milliards de$ (vs 5,13)
Facebook

La publicité constitue la quasi totalité du CA de Facebook (l’activité hors publicité pèse 1,6% du tout). Comme pour Google, le ralentissement a moins été marqué qu’envisagé, et Facebook a communiqué sur uns stabilisation de la baisse en avril.

Zoom supprime le SDK de son client iOS qui envoyait des données des utilisateurs à Facebook…

ZoomAlors que l’excellent et simplisme outil est particulièrement utilisé en ces temps de confinement, un récent rapport de Motherboard avait révélé que l’application Zoom pour iOS envoyait « certaines données d’analyse à Facebook, même si les utilisateurs de Zoom n’ont pas de compte Facebook« , et ne se sont pas donc pas connecté avec Facebook sur l’application… C’est d’ailleurs ce que la société avait déclaré au début en spécifiant que ceci était du à l’utilisation de la fonction « Login with Facebook » qui utilisait donc logiquement le SDK Facebook pour iOS (avec la contrepartie habituelle de distribuer les données à Facebook) avant de se raviser. Zoom avait alors ajouté que les données collectées par le SDK n’incluaient pas d’informations relatives aux réunions comme les participants, les noms et les notes. Uniquement, des informations sur les appareils telles que le type et la version du système d’exploitation mobile, le fuseau horaire, le modèle et le support de l’appareil, la taille de l’écran, les cœurs de processeur et l’espace disque…

Zoom a reconnu aujourd’hui un problème de confidentialité avec son application de vidéoconférence pour iOS. L’entreprise a déclaré avoir retiré le SDK de Facebook responsable de la collecte inutile de données.

Sur l’App Store d’Apple, l’application de Zoom a reçu une nouvelle mise à jour qui « reconfigure la fonctionnalité de sorte que les utilisateurs pourront toujours se connecter à Facebook mais via leur navigateur« , une façon de contourner le problème…

 

Microsoft dépasse pour la première fois les 150 000 employés… Et tout va bien coté embauches pour les autres aussi !

fouleA l’occasion de la présentation de ses résultats trimestriels Microsoft a indiqué que son effectif mondial était de 151 163 personnes au 31 décembre. Cela représente une augmentation de 7 000 personnes, soit près de 5 %, par rapport aux 144 106 personnes d’il y a six mois.

Près de 90 000 employés de Microsoft, soit près de 60 % de son effectif total, travaillent aux États-Unis. Et 53 973 personnes – 35 % de l’effectif de Microsoft – sont basées dans la seule région de Seattle, principalement sur le campus du siège social de la société.

Mais Microsoft a dépassé la barre des 150 000 personnes principalement en recrutant en dehors du siège social. Les nouvelles embauches ont été réparties à peu près à parts égales entre les bureaux nationaux et internationaux.

Coté concurrents :

  • Facebook a terminé l’année avec un effectif mondial de 44 942 personnes, soit un bond de 26 % par rapport à l’année précédente.
  • L’effectif d’Amazon a atteint 798 000 personnes à la fin de l’année, soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente, alors que le géant continue de renforcer sa division expédition et logistique.
  • Google a terminé le dernier trimestre avec 114 096 personnes dans le monde, soit une augmentation annuelle de près de 21 %.

Le cofondateur de WhatsApp milite toujours pour supprimer Facebook…

Brian ActonBrian Acton, le cofondateur de WhatsApp (racheté par Facebook), milite toujours pour supprimer Facebook, c’est ce qu’il a dit lors de son intervention au sommet du 25e anniversaire du magazine Wired. Le tweet original de Brian Acton était apparu au plus fort du scandale de Cambridge Analytica, lorsque le mouvement #DeleteFacebook a balayé le pays, sans beaucoup d’effet en réalité

À l’époque, Brian Acton avait quitté Facebook depuis plus d’un an, se retirant en 2017 pour un conflit avec Mark Zuckerberg concernant la monétisation de WhatsApp, pourtant logique pour rentabiliser l’acquisition… Pour rappel WhatsApp avait été acquis par Facebook pour un montant d’environ 19 milliards de dollars dont 15 milliards en actions Facebook soit environ 350 millions de dollars par employé ! Autant dire que Mr Acton n’a sans doute pas de problèmes financiers.  En tout cas moins que lorsque son entreprise lui appartenait où il réalisait plus de 200 millions de $ de pertes par an. Comment ne pas imaginer que Facebook veuille rentabiliser son acquisition et changer le business model de l’entreprise Whatsapp qui visiblement n’était pas le bon ?

Mr Acton n’est pas le premier dirigeant de Facebook à se prononcer contre l’entreprise après son départ. En 2017, l’ancien responsable de la croissance Chamath Palihapitiya a fait des vagues avec la déclaration : « nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social de la société.« . Après avoir quitté le réseau social, Mr Acton a cofondé la Signal Foundation, l’organisme à but non lucratif à l’origine de l’application de messagerie cryptée utilisée par les journalistes et les défenseurs des droits humains dans le monde entier.

 

Facebook aurait tenté de recruter Scott Guthrie…en vain

Scott GuthrieSuites aux fuites des documents internes de Facebook de la semaine dernière (divulguées par NBC et qui comprenait plusieurs milliers de documents…), la journaliste du magazine Mashable, Karissa Bell a repéré des échanges entre dirigeants de Facebook qui montrait comment le géant des médias sociaux avait tenté de recruter Scott Guthrie en 2014 en lui faisant des propositions très alléchantes financièrement.

Scott Guthrie est en effet un personnage clé chez Microsoft, il était en 2014 le bras droit d’un certain Satya Nadella, qui deviendra plus tard le CEO de l’entreprise… M. Guthrie a rejoint Microsoft en 1997 et est devenu un des hommes clés au sein de la Division des développeurs de Microsoft, où il a poussé l’entreprise à élargir ses horizons et à intégrer davantage d’outils et de technologies libres au-delà de ses propres plateformes.

Mais en février 2014, Scott Guthrie a finalement remplacé Satya Nadella à la tête de la division Cloud and Enterprise lorsque ce dernier est devenu le CEO. Une promotion qui mettait à mal les ambitions d’embauche de Facebook… C’était sans doute une très bonne décision qu’il reste chez Microsoft avec la progression de sa division, progression saluée il y a peu de temps par le gain du contrat avec le Pentagone

 

Facebook modifie des vidéos pour bloquer la reconnaissance faciale

logo facebookFacebook se soucie de votre vie privée (si si…). Des chercheurs du laboratoire de recherche en Intelligence Artificielle de Facebook aurait mis au point un système à base de Machine Learning pour « dépersonnaliser des personnes dans les vidéos« .

Il existait déjà des startups comme D-ID par exemple ou d’autres algorithmes qui avaient réussi à faire de la dé-identification pour des images fixes, mais c’est la première technologie qui fonctionne sur des vidéos. Lors des premiers tests, la méthode a permis de contrecarrer les systèmes de reconnaissance faciale les plus modernes.

L’IA développée par Facebook propose une version légèrement déformée du visage d’une personne afin qu’il soit difficile pour la technologie de reconnaissance faciale de l’identifier. Et c’est là tout l’intérêt car un humain sera lui capable de reconnaitre la personne mais pas la machine ! Comment ? L’humain lui ne remarquera pas cette petite différence alors que la machine pensera qu’elle est suffisamment importante pour estimer que c’est une personne différente !

Facebook justifie ainsi sa démarche : « La reconnaissance faciale peut entraîner une perte de vie privée et la technologie de remplacement du visage peut être utilisée à mauvais escient pour créer des vidéos trompeuses « . Et d’ajouter « Les récents événements mondiaux concernant les progrès de la technologie de reconnaissance faciale et l’abus de cette technologie invoquent la nécessité de comprendre les méthodes qui permettent de traiter avec succès la dépersonnalisation de l’identité. Notre contribution est la seule qui convient à la vidéo, y compris la vidéo en direct, et présente une qualité qui surpasse de loin les méthodes actuelles. »

Lior Wolf, l’ingénier en charge du projet chez Facebook explique le fonctionnement : « L’approche de Facebook associe un codeur automatique contradictoire à un réseau de classificateurs« . Je sais pas si c’est plus clair, mais visiblement cela fonctionne. A voir si la société compte exploiter ceci dans ces applications : Facebook, Instagram, WhatsApp, son récent écran connecté Portal… rien n’est moins sur pour l’instant !

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