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Gabe Aul quitte Microsoft pour Facebook

Gabe Aul, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si vous utilisez des versions « Insiders » de Windows, vous en avez sans aucun doute entendu parlé : c’était le patron entre autre de ce programme jusqu’en 2016, programme assez novateur pour Microsoft et d’autres acteurs du secteur.

Capture d’écran 2019-06-26 à 08.20.01Gabe Aul a annoncé sur Twitter qu’il quittait Microsoft et travaillerait maintenant pour Facebook après 27 ans passé chez Microsoft à Redmond. Après avoir passé le flambeau à Dona Sarkar en 2016 sur le programme Insiders, Aul est resté jusqu’à ce jour chez Microsoft en tant que vice-président de la gestion des programmes au sein de l’équipe Windows Engineering Systems.

Il devient maintenant un des nombreux vice-président de Facebook, sans plus de détail sur ses réelles attributions.

Un autre employé de Microsoft a quitté le mois dernier Microsoft pour Facebook dans les équipes Windows 10 : Clint Rutkas, qui était chef de produit technique principal de l’équipe de développement Windows, il devient désormais un défenseur des droits des développeurs dans le cadre de l’initiative de logiciels open source de Facebook.  Ce n’est pas non plus le premier à rejoindre Facebook, ainsi en Europe les responsable de l’activités Facebook Workplace sont tous des anciens de Microsoft 🙂

La protection de la vie privée : la menace réglementaire pour les géants du numérique

Apple était s’il on peut dire, précurseur dans ce domaine et pour cause, leur Business Model ne dépend pas de la collecte d’informations personnelles, même s’ils se montrent parfois assez laxistes dans le contrôle des applications réalisant cette tache sur leur store…

Depuis quelques semaines, c’est au tour de Facebook, Google et maintenant Amazon de se faire les champions de la protection de la vie privée. Autant le dire tout de suite, il y a pas mal de travail encore pour que cela soit crédible ! Car en dehors de ces déclarations , ils n’ont toujours pas réalisé même le plus petit des changements dans leur Business Model dépendant en très grande partie de la collecte d’informations…

Mais alors pourquoi de telles déclarations et pourquoi maintenant ? Pas plus tard que la semaine dernière c’est Amazon qui assurait que maintenant Alexa, son assistant vocal, ne conserverai plus les phrases énoncées par les utilisateurs sur simple demande… vocale. Ce qui est globalement plus pratique que d’aller sur l’application pour modifier ceci en se perdant dans les menus… Et globalement c’est une bonne nouvelle pour les personnes qui craignent qu’Alexa puisse partager par inadvertance leurs enregistrements vocaux avec d’autres personnes – comme cela s’est passé par le passé à plusieurs reprises.

La réponse à cette question se trouve, ce n’est pas une surprise, aux États Unis, ou pour être plus précis en Californie, la patrie de la technologie. En effet, l’état est en train de se doter d’une loi reprenant les grandes lignes du RGPD. Les géants de la technologie font donc face à des menaces de réglementation sur de nombreux fronts. Pour en revenir aux assistant vocaux, l’Assemblée de l’État de Californie a adopté la loi dite « anti-écoute ». Le projet de loi va maintenant être examiné par le Sénat de l’État de Californie. Les fabricants d’appareils d’écoute ambiante, tels que les enceintes intelligentes, devront systématiquement obtenir l’accord de leurs utilisateurs avant d’enregistrer leur voix et pourront demander l’effacement aussi simplement.

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Facebook à toujours autant de difficultés avec les « fake news »…

Une étude intitulée « Fakewatch » publiée par le mouvement Avaaz, qui surveille la liberté électorale et la désinformation, a révélé qu’ils avaient identifié 500 pages de groupes liées à des organisations d’extrême droite et anti-UE propageant une désinformation massive. Ils ont immédiatement partagés ces résultats avec Facebook et ceci a entraîné une fermeture des pages juste avant que les électeurs ne se rendent aux urnes.

Capture d’écran 2019-05-28 à 11.16.37Le problème c’est le temps pendant lequel ces pages sont restées visibles : ces 500 pages et groupes ont été suivis par 32 millions de personnes et ont eu plus de 67 millions d’«interactions» (commentaires, likes, partages) durant le trois derniers mois. Facebook dit qu’il s’attaque à de tels contenus, mais c’est souvent Avaaz qui rapporte les faits et les  incitent à l’action. En France, Avaaz a découvert dans un autre rapport que Facebook avait généré plus de 105 millions de vues sur de fausses informations sur le mouvement des Gillets jaunes.

A la décharge de Facebook, ces groupes ne sont pas si facile à identifier car souvent ils ont été conçus il y a plusieurs années sous de faux sujets et sont ensuite réactivés soudainement pour aider les contenus extrémistes à se diffuser. Mais Avaaz pense que la Facebook pourrait et devrait faire plus. Ils pointent du doigt que le changement de nom de page (interdit par les règles de Facebook) devrait être détecté automatiquement et que plutôt que de simplement forcer ces groupes à supprimer leurs faux contenus, Facebook devrait montrer les informations corrigées ou vérifiées à tous ceux qui ont vu le contenu malveillant d’origine.

Mais, la statistique la plus surprenante vient de Facebook elle-même. Dans son dernier rapport sur les normes communautaires, la société a révélé avoir supprimé 2,19 milliards de faux comptes au cours des trois premiers mois de 2019. Cela représente une le double par rapport au trois derniers mois de 2018 ! Au total c’est près de 3,4 milliards de faux comptes sur six mois à comparer aux 2,37 milliards d’utilisateurs actifs par mois…

Les utilisateurs de Facebook sur Android peuvent maintenant supprimer la collecte masquée de leur localisation…

logo facebookIl était temps. Si l’option est déjà dispo depuis longtemps sur iOS, l’application vient d’être mise à jour sur Android pour enfin supprimer cette collecte masquée alors même que l’application n’était pas utilisée…

L’affaire n’est pas nouvelle : début 2018, la pratique de collecte des données de localisation de Facebook violait déja les lois sur la protection de la vie privée en Allemagne en particulier, sans que le géant de Menlo Park ne réagisse. C’est maintenant le cas et à l’instar de ce qui avait été fait à la demande d’Apple cette fois il y a plus d’un an, Les utilisateurs d’Android peuvent contrôler la collecte de données de localisation de Facebook en arrière-plan (qui reste bien sur par défaut active…).

Facebook rachète la société GrokStyle spécialisée dans la recherche visuelle.

Intro-Image-cGrokStyle est une entreprise qui a conçu un moteur de recherche visuel (via de l’intelligence artificielle) pour permettre aux utilisateurs de trouver des produits à partir de leur photo.

La porte-parole de Facebook, Vanessa Chan, a confirmé confirmé que l’entreprise a été racheté par Facebook sans révéler le prix de l’acquisition et les objectifs visés. Elle a simplement déclaré : «Nous sommes ravis d’accueillir GrokStyle chez Facebook. Leur équipe et leur technologie contribueront à nos capacités d’intelligence artificielle.  »

Cet achat vise à accroitre les capacités d’IA de Facebook dans le secteur de la reconnaissances visuelles, secteur très prometteur ou l’autre géant Google investi également énormément. On pense en particulier à la création, intégrée à Instagram, Whatsapp, etc de fonctions telles que les proposent Google avec la technologie Google Lens. Ces technologies étant de formidable pourvoyeur d’images de toutes sortes… Sans doute un petit peu plus encore, d’intimité capturée par le géant…

Microsoft : « Moi aussi je suis un méchant ! »

mechant GAFAMLa communication sur les « GAFA » n’est pas très positive, c’est le moins que l’on puisse dire, en France et en Europe. C’est d’ailleurs principalement sur le vieux continent que ce terme est employé.

Les Gafa désignent, vous le savez, Google, Apple, Facebook et Amazon. Les articles traitant des GAFA sont rarement élogieux et associés le plus souvent à des termes négatifs comme « Optimisation Fiscale «,  « Pillage » etc.

Faites une petite recherche sur Google (!) et regardez les premiers liens proposés. Le premier est la définition suivant Wikipédia, mais pour les autres ont trouve :

  • Pourquoi les état-unis doivent réguler les GAFA (lesechos.fr)
  • Rien n’arrête les GFA (Slate.fr)
  • Démantelons les Gafa (l’Express)
  • Faut-il avoir peur des GAFA(FranceTV.fr)
  • Oubliez les GAFA(Capital.fr)
  • Etc.

Dans un tel contexte, même si elle n’en est pas à l’origine du terme, pourquoi une entreprise comme Microsoft (en France) s’acharne à parler dans ces communications de « GAFAM » ? Pourquoi veut-elle ajouter systématiquement son « M »  lorsque l’on parle des GAFA ?

C’est un peu comme si elle disait : «  Moi aussi je suis un méchant » ! « Rappelez-vous comme j’étais méchant il y a pas si longtemps quand j’étais en position dominante sur Windows, Internet Explorer, etc.« .  Cela pourrait paraître comme un peu risible ou carrément pathétique.

Mais surtout pourquoi vouloir associer son image – qu’elle a fait tant d’efforts pour améliorer – à cet acronyme si négatif ?

Bien sûr, c’est sans aucun doute liée à l’admiration que les GAFA génèrent, plus forte que leur détestation, dans la population française. Une fascination pour ces entreprises qui, en très peu de temps, ont conquis et changé le monde grâce à leurs innovations. Seule Apple, mais moribonde, existait au début des années 2000. Donc pour Microsoft, associer son nom à ces entreprises est clairement une source de fierté.

Mais le message est aussi et surtout à mon avis, destiné aux employés, de plus en plus attirés par la concurrence des Amazon, Google ou autre Facebook (il suffit de faire un tour sur Linkedin pour voir la transhumance des Microsoftees).

Ce serait un peu pour les dirigeants de Microsoft France comme le message de Panzani dans ses publicités du siècle dernier « Chéri revient j’ai les mêmes à la maison » !

Alors pourquoi tant que l’on y est, ne pas ajouter aussi un O pour Oracle et un I pour IBM ! Et parlons de (fait) GAFAMOI 🙂

Facebook vient de lancer son offre pour les entreprise : Workplace

A l’origine utilisée uniquement en interne chez Facebook, puis en beta depuis des années et réservé à quelques grandes entreprises (dont Danone, Booking,…), l’offre de réseau social dédié aux entreprises vient d’être officiellement lancée.

En résumé, on retrouve les fonctions essentielles de Facebook mais limité au cadre de l’entreprise, (et sans pub). C’est un peu comme si tout vos « amis » étaient « vos collègues » (du classique donc pour un RSE). L’entreprise compte sur la proximité de l’interface pour faciliter sa prise en main et garantir son succès. Coté tarif : le prix est très attractif : 3€ par mois et par utilisateur actif (pas d’activité = pas de facturation) et enfin la facturation ne commencera qu’en avril 2017.

Bien entendu pas mal de question se posent sur l’intégration à l’Active Directory, le coté hermétique (ou non) des deux offres de Facebook (public et Workspace)…

De ce coté de l’atlantique (nous sommes actuellement au pays des cow boys), les analystes le positionnent surtout en face de l’étoile montante et star actuelle du secteur : Slack.

Nous aurons l’occasion de voir tout ceci de très pres : nous sommes demain après midi chez Slack dans leur headquarter de San Francisco ou nous rencontreront l’équipe dirigeante, et le lendemain matin (jeudi) chez Facebook à Menlo Park pour une demi journée sur Workplace avec les concepteurs… De quoi poser toutes nos questions. Nous reviendrons bien entendu sur tout cela lors du prochain Briefing.

 

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