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Il est maintenant possible de mettre le thème de l’entreprise sur les applications mobiles SharePoint

m365-admin-tenant-theme-conceptualLes administrateurs Office 365 pourront désormais personnaliser le thème des applications SharePoint de l’organisation via le centre d’administration. Ceci pour les version  iOS et Android de l’application. Les options de personnalisation comprennent en particulier le logo de la société et les couleurs.

Voici la liste des aspects qui peuvent être configurés :

  • Image du logo : Logo du format SVG (les images téléchargées dans un autre format ne s’afficheront pas dans l’application)
  • Nav Bar Color : C’est la couleur de fond qui apparaît dans l’arrière-plan de la barre de navigation pour les 3 onglets. (Veuillez noter que les sites sur PC ne seront pas affectés par cette couleur de la barre de navigation).
  • Couleur du texte et des icônes : Cette section affecte la couleur du texte et des icônes de la barre de navigation
  • Couleur d’accentuation : cette entrée affectera les boutons, les liens et les autres éléments définis sur l’application pour la marque.

Il est à noter que l’application doit être mise à jour à la dernière version pour que les thèmes puissent apparaître. Les administrateurs peuvent consulter la documentation sur cette page. Vous pouvez vous rendre sur le Play Store ou sur l’App Store pour télécharger les applications ou vérifier les mises à jour.

SharePoint : importante mise à jour pour les applications mobiles (iOS et Android)

Microsoft proposera dans quelques jours (semaines ?) une refonte majeure de ses applications iOS et Android de SharePoint. Parmi tous les changements, la plus importante est l’ajout d’un nouvel onglet « Rechercher ». Avec les liens, les personnes, les sites et la recherche fusionnés dans le même onglet, de quoi simplifier l’usage et proposer une expérience assez proche des sites SharePoint. L’éditeur indique également que des fonctions prédictives seront proposer pour anticiper les termes recherchés : « les résultats de la recherche s’amélioreront automatiquement au fur et à mesure que vous tapez, et un accès rapide sera fourni aux sites récents et aux personnes avec lesquelles vous avez collaboré, avant même que vous ne commenciez à taper« .

Sharepoint ios AndroidVoici les autres modifications apportées à cette mise à jour :

  • Possibilité de parcourir simplement vos sites, fichiers, personnes et autres.
  • Accès aux affichages personnalisés des sites d’équipe, des sites de communication et des articles.
  • Possibilité de sélectionner une personne pour accéder à sa fiche de contact et voir avec qui elle travaille et sur quoi elle travaille
  • Possibilité de créer  des articles où que vous soyez et partagez vos mises à jour, vos rapports, votre statut avec votre équipe.
  • Possibilité de recevoir des notifications lorsque des personnes autour de vous publient des articles et commentent des publications que vous avez faites.

Microsoft a toutefois précisé que le déploiement venait d’être lancé et que cela pourrait prendre quelques semaines avant de pouvoir bénéficier de toutes les fonctionnalités.

Évolutions de l’infrastructure de SharePoint

Toujours à l’occasion de la conférence SharePoint du 4 mai, Microsoft a fait le point sur la nouvelle architecture de SharePoint.Premier changement, si le développement autour de SharePoint était largement basé sur les technologies maison et les composantes côté serveur, le nouveau framework de SharePoint s’éloigne de .NET et gagne très largement en ouverture côté Javascript et donc côté client. Ceci permettant l’exploitation des tous derniers Framework populaires tels que Angular de Google ou ReactJS par exemple.

La nouvelle architecture sera donc en place pour la création de nouvelles Webparts.


Il sera également possible de mixer du code pour un serveur local et des ressources Office 365.

Microsoft met à disposition cette petite Vidéo pour en savoir un peu plus sur l’ouverture de l’interface de programmation de SharePoint :

Si vous avez construit votre Réseau Social d’Entreprise sur SharePoint…

C’est désormais officiel depuis le 4 mai (source conférence SharePoint et site Technet) la nouvelle version 2016 verra ses fonctions de RSE réduite… On voit bien ici que Microsoft fait tout pour promouvoir son offre en ligne Yammer, et rendre ainsi plus lisible les spectres fonctionnels de chacun des produits.

Ainsi, l’éditeur précisé que : »Les fonctionnalités des balises et des notes ne sont plus supportées dans la version 2016. les utilisateurs ne peuvent plus créer de notes ou de nouvelles balises mais ils pourront accéder aux balises et aux notes existantes. » 

[Mise à jour du 13 mai] : suite à de nombreux appels de clients dans le monde, l’éditeur laissera finalement ces fonctions dans cette version 2016 tout en recommandant de ne plus utiliser ceci car les fonctions seront abandonnées dans la prochaine version (la fiche Technet vient d’être mise à jour !) https://technet.microsoft.com/en-us/library/mt346112%28v=office.16%29.aspx?f=255&MSPPError=-2147217396

La commande powershell  Export-SPTagsAndNotesData permettra  néanmoins d’archiver toutes les balises et notes existantes.

Quelles alternatives pour ceux qui veulent rester sur une solution locale ? Rester sur la version actuelle de SharePoint (2013), développer des fonctions spécifiques avec le nouveau modèle de framework proposé où se tourner vers les offres des concurrents…

Evolutions de SharePoint

Microsoft a dévoilé mercredi 4 mai les prochaines évolutions de SharePoint à l’occasion de sa conférence annuelle consacrée au produit. Il en a profité pour annoncer la Disponibilité de la version finale de SharePoint 2016.
L’éditeur décline sa vision de futur de SharePoint en 4 domaines :

  1.  Amélioration des fonctions de partage de fichiers depuis n’importe quel appareil. Le,fichier est donc loin d’être fini. Le succès d’offres telles que Dropbox en témoignent. Microsoft se voit donc ici comme premier concurrent de Dropbox et autres Box.com ,etc. a l’avenir. Nous ferons le point lors du prochain Briefing Calipia (il reste des places) sur ces éléments.
  2.  Applications mobiles pour accéder aux contenus de SharePoint.
  3.  Ouverture des API pour le développement web (consommation et publication de services) de Microsoft Graph. Nous develpperons ce point lors d’un prochain post.
  4.  Fonctionnement encore plus étroit avec l’offre onLine Office 365. Avec en particulier une réel gestion des sites hybrides et une meilleure gestion de la sécurité entre les deux mondes. 

Microsoft a annoncé le lancement de,sa nouvelle application Sharepoint mobile dans un premier temps sous iOS et plus tard sur Android et Windows Mobile d’ici la fin de l’année.

La vidéo ci-dessous présente cette nouvelle version :

Microsoft propose également une petite vidéo explicative sur les nouvelles fonctions liées à la sécurité de SharePoint et son interaction avec office 365

Cote gestion de sites, Microsoft proposera dès la fin du mois une nouvelle page d’accueil SharePoint dans Office 365, donnant un accès unifié à tous les sites — en ligne et local — avec un classement suivant leur popularité par exemple ou leurs sujets.


L’éditeur a également annoncé l’unification des sites d’équipes SharePoint et des groupes Office 365. Il était temps, il était très difficile de s’y retrouver entre ces deux fonctions très proches, à,voir comment cette réunion va être réalisée,dans les faits… 

En attendant, les sites d’équipes vont être en responsive design et s’adapter au type d’appareil.


Enfin L’editeur a également annoncé une intégration des services de sharepoint avec le tout nouvel outil MicrosoFt Flow permettant l’automatisation de processus. Combiné avec PowerApps (dont la bêta publique est désormais disponible) il,sera ainsi possible de créer facilement des applications multi-plateforme consommant des services sharepoint.


Là encore rendez-vous lors du prochain Briefing pour détailler l’impact de ces évolutions.

Flot d’annonces à la Conf SharePoint 2014 : SharePoint 15, Office Graph, Oslo, OneDrive for Business standalone, etc.

La conférence SharePoint 2014 a lieu cette semaine à Las Vegas, et le moins que l’on puisse dire, c’est que Microsoft n’a pas fait les choses à moitié : les 8000 présents ont eu droit à une intervention de Bill Clinton pour l’ouverture, suivie de celles de Jared Spataro, et Jeff Teper, le « père » de SharePoint.

La première journée a été en sus l’occasion d’un flot d’annonces importantes :

  • La prochaine version majeure « on-premise » de SharePoint – SharePoint 15 –  est dorénavant prévue pour 2015, de même que pour Exchange ; c’est une surprise car les informations circulant jusqu’à présent laissaient entendre 2014. En contrepartie, les services packs permettront manifestement d’apporter de nouvelles fonctionnalités au fil de l’eau, à l’instar du très récent SP1 de SharePoint 2013.
  • Le cloud est par contre à l’honneur, l’annonce d’Office Graph, dont l’objectif est de mettre en avant pour chaque utilisateur le contenu le plus pertinent au sein de l’organisation hébergée dans Office 365 ; il s’agit d’une extension du concept d’Enterprise Graph de Yammer. Derrière se cache ce que l’on appelle du « machine learning », et des concepts avancés d’analyses de contenus et d’interaction entre personnes
  • l’utilisation d’Office Graph pourra s’effectuer via des applications, dont l’une, proposée par Microsoft, porte le nom de code d’Oslo ; cette application présente des contenus sélectionnés selon différents type de vues, telles que des cartes, à la manière de Flipboard. Cette fonctionnalité est prévue pour la 2ème moitié de 2014, dans Office 365.

Oslo1

Oslo2

  • Une autre fonctionnalité importante d’Office Graph s’appelle Group, similaire aux groupes de Yammer : l’idée est de fournir une vue unifiée de personnes, conversations, calendriers, emails, et fichiers, transversalement à Office 365; il s’agit donc d’un type de communauté exploitant les capacités des différents piliers d’Office 365 au delà de SharePoint et Yammer. Ces Groupes pourront être visualisés et accédés depuis Outlook, par exemple.
  • Inline Social est une autre application d’Office Graph, permettant de démarrer des conversations sur les documents hébergés dans OneDrive for Business (anciennement SkyDrive Pro).
  • Office 365 Video Portal est une autre annonce autour d’Office 365, et comme son nom l’indique, il s’agit d’un portail de gestion et streaming vidéo
  • Autre information d’importance, l’annonce d’une version standalone de OneDrive for Business, dés le 1er avril : 25 GO de stockage par personne pour 2,5$ par personne (promo). Tous les clients actuels de d’Office 365 SkyDrive Pro profiteront automatiquement de OneDrive Pro for Business. Et les clients on-premise de SharePoint 2013 pourront également en profiter, via l’installation du SP1. De nouvelles fonctionnalités vont être progressivement ajoutées à cette offre en 2014 (Data Loss Prevention, chiffrement, audit et reporting, capacités accrues, etc.
  • Bien d’autres choses ont été annoncées également : des capacités de développement rapide d’applications métiers sous SharePoint dans Office 365, des nouvelles APIs pour OneDrive, des extensions aux content types, etc.

Nous reparlerons abondamment de toutes ces annonces lors du prochain Briefing, mais aussi lors de notre prochaine formation SharePoint FC1403 !

InfoPath : c’est fini…

InfoPath, produit de création de formulaires XML, n’avait au fil dans années trouvé sa place sur le marché. Très complet mais jugé comme trop complexe, peu de sociétés avait fait le pas de développer leur formulaire avec cet outil. 

Il avait été introduit dans Office en 2003 avec un objectif pour Microsoft : faire de l’ombre à Access, le mal aimé des directions informatiques, tout au moins dans la création de formulaires. Dans les plans de Microsoft, le couple InfoPath + SQL Server était un bon candidat pour reprendre efficacement l’usage d’Access. Seulement voilà, les choses ne se sont pas déroulées comme prévues, Access est toujours vivant et InfoPath s’arrête. L’arrivée depuis la version 2010 d’Office d’une sorte de Runtime d’InfoPath n’y changera rien, le produit reste peu utilisé.

Les InfoPath Form Services de SharePoint devront eux aussi être migrés vers autre chose. Microsoft y travaille, sans doute plus d’information lors de la prochaine conférence SharePoint (du 3 au 6 mars à Las Vegas avec une Keynote de Bill Clinton) à ce sujet.

Des nouvelles de Yammer

Dans le cadre d’un événement nommé « Working Social Tour » à San Francisco, Microsoft a dévoilé une mise à jour de la feuille de route Yammer.

Ce qui a été indiqué par Microsoft :yammerupdate

  • Un redesign de l’application Yammer pour iPad, avec un focus particulier sur la facilité d’accès aux messages
  • Améliorations des applications Windows 8 et Windows Phone 8 : tuiles actives, notifications « toasts », boîte aux lettres
  • Capacité donnée aux utilisateurs de la messagerie de participer aux groupes de discussions par email, en utilisant un groupe Yammer en tant que liste de distribution
  • La capacité de participer aux conversations Yammer via email même si on ne  dispose pas d’un compte Yammer
  • Mises à jour de l’interface de messagerie, y compris les indicateurs de saisies, les « like » en temps-réel, la capacité d’ajouter de multiples éditeurs
  • La capacité de démarrer des conversations Yammer depuis des documents stockés dans SharePoint Online
  • La possibilité de faire suivre les résultats d’une recherche Office 365 directement à un compte Yammer

Toutes ces avancées montre bien les efforts faits par Microsoft pour intégrer progressivement Yammer à Office 365 et en particulier SharePoint Online ; Les efforts d’innovations fonctionnelles et techniques étant dorénavant fait dans le Cloud, on devrait ainsi assister progressivement, et inéluctablement, à un retard des capacités de l’offre SharePoint On Premise  versus l’offre Cloud ; jusqu’à un « rattrapage » dans la prochaine version importante de l’offre on-premise !

Nous développerons ces thématiques lors du prochain Briefing Calipia, notamment à la lumière de ce que nous avons appris lors de notre mission d’étude aux USA la semaine dernière.

Microsoft : le Store Office et SharePoint maintenant pour le marché français

Microsoft a annoncé hier, lors de la conférence partenaire WPC, que le store Office et SharePoint était maintenant étendu à 22 nouveaux marchés, dont le marché francophone. Parmi les autres langages, citons l’allemand, l’espagnol, et japonais.

Faisant un point sur le momentum autour du Store, l’éditeur a parlé de « centaines » d’applications, et d’un million de téléchargements depuis le lancement du Store américain.

Office-Sharepoint-store

[Lettre Calipia] Medias Sociaux : l’industrie du logiciel d’entreprise aurait-elle un train de retard ?

Début avril, Facebook faisait – encore – l’actualité avec son annonce de « Facebook Home », surcouche d’Android en téléchargement sur Google Play aux USA (et le reste du monde dont la France depuis le 16 avril).Loco

Comme le dit l’éditeur sur une page dédiée de Google Play, Facebook Home est « l’expérience mobile qui place vos amis au cœur de votre téléphone »…et de mettre en avant les fonctions conversationnelles de ce véritable hub de communication (en liaison avec Facebook Messenger), présent même lorsque vous utilisez d’autres applications.

Cette annonce reflète les évolutions continues de ce réseau social, qui s’adapte aux changements des tendances utilisateurs, et à la très forte concurrence dans le domaine des médias sociaux et des solutions de communications instantanées type WhatsApp, Line, Kik, etc, fort heureusement pour l’éditeur de Palo Alto très fragmentées.

Hasard des calendriers, Gartner publiait le 2 avril une note intitulée « Gartner Says the Vast Majority of Social Collaboration Initiatives Fail Due to Lack of Purpose » indiquant que dans la sphère entreprise, alors même que 70% des organisations ont adopté des médias sociaux, seuls 10% des projets sont couronnés de succès (http://www.gartner.com/newsroom/id/2402115). En cause selon Gartner ? Essentiellement, le manque de rigueur dans la définition des buts et des moyens associés.

Quel rapport entre les deux nouvelles me direz-vous ?

Aucun, à priori, quoique, en cherchant bien…

Oserons-nous rappeler que l’industrie du logiciel d’entreprise n’a eu de cesse depuis plusieurs années de pousser les organisations à adopter les médias sociaux, arguant du fait que l’innovation des usages venant du grand public, il fallait coûte que coûte transposer ces usages dans l’entreprise, tout en se désengageant des vieilles modalités telles que la messagerie (fort heureusement, quelques rares acteurs, comme Calinda Software, ont un discours plus pondéré).

En disant cela, j’ai conscience d’être bien sûr très réducteur, et je suis le premier à reconnaître les atouts immenses des RSEs pour certaines problématiques, telles que la promotion et la capitalisation des savoirs et des expertises.

N’empêche que tout un chacun peut entendre parler de stratégie « Zero email » par ci, de stratégie Social Business par-là, de la part d’acteurs mettant les médias de communications unifiés au second plan des priorités (ex de Jive, ou encore IBM qui ne s’engage pas résolument dans la VoIP).

Comment expliquer cette course aux médias sociaux, parés de toutes les qualités par l’industrie du logiciel, intégrateurs inclus ?

En effet, même s’ils sont clairement porteurs de scénarios à forte valeur ajoutés, ces derniers n’expliquent pas à eux seuls la position souvent « dogmatique » des acteurs. La pression concurrentielle, la nécessité de trouver de nouvelles opportunités, de paraître plus innovant que le voisin, expliquent aussi ce joli consensus de l’industrie pour pousser les organisations dans la voie du progrès.

…et Gartner de nous rappeler que les pots cassés sont payés par les organisations elles-mêmes.

Les early adopters ont-ils payé les pots cassés ?

Le constat effectué par Gartner dans la note citée en introduction concerne de fait les entreprises qui se sont lancées les premières dans l’implémentation de medias sociaux, il y a suffisamment longtemps pour que l’on puisse en tirer des retours d’expériences.

L’analyste américain parle de buts et de moyens mal définis dans les projets.

Compte tenu de notre expérience propre, notre analyse est que dans un marché encore jeune (disons jusqu’à fin 2012), les éditeurs aussi bien que les intégrateurs ont appris dans le contexte des premières expériences, au détriment des organisations clientes.

  • Les éditeurs : des offres pas assez mûres fonctionnellement ont retardé ou handicapé les projets. Un produit comme SharePoint 2010 par exemple est clairement déficient sur les fonctionnalités communautaires (pas de fonction de valorisation des contributions, rien pour les Community Managers, etc), des flux d’activités relativement pauvres, pas de micro-blogging, ni de fonctions sociales transverses telles que #hashtag, @mention, ou encore de fonctions de Social Analytics. Des partenaires tels que NewsGator ou Calinda se sont alors engouffrés pour combler les manques ; 3 ans après, avec SharePoint 2013, Microsoft présente enfin une offre mûre sur le sujet, mais la majorité des organisations venant à peine de déployer du SharePoint 2010, leur prise de décision est quasiment kafkaïenne pour déployer un RSE : partir sur SharePoint 2010 avec une offre tierce ? Ou déploiement partiel/total de SharePoint 2013 ? Mais alors quelle pérennité alors pour les offre tierces ? Et Quid de Yammer, récemment acheté par Microsoft, que l’éditeur nous présente comme incontournable dans sa feuille de route sociale ? IBM n’est pas en reste, avec une offre réellement mûre depuis peu de temps seulement (IBM Connections 4.0). Nous pourrions aussi étudier le cas de Cisco, Jive, etc.
  • Les intégrateurs : encouragés par les propositions stratégiques des éditeurs, ils ont bâti leurs bonnes pratiques de cadrage/mesure d’opportunité/déploiement sur le terrain, les qualifiant en leur faisant subir l’épreuve du feu. Cela est très courant et efficace pour les projets IT classiques ; …or il se trouve que les projets RSE sont atypiques, car 80% du succès d’un tel projet repose sur des aspects non techniques allant jusqu’à la sociologie. Qui plus est, il s’agit de projets d’entreprise et non pas de projets IT, d’où un impératif de s’assurer de l’engagement de la DG, de la DRH en particulier ; en aval, il ne suffit pas de pousser l’outil entre les mains de l’utilisateur, mais bien de l’accompagner pour qu’il l’adopte de lui-même, et fasse siens les bénéfices attendus. Du fait de l’hétérogénéité des usages existants dans toute organisation, la tâche d’accompagnement est alors vraiment sensible, a fortiori si on part dans l’idée de « vendre » une rupture des usages (objectif « zéro-email »J).

Avec ces quelques années de recul, l’industrie IT peut ainsi donner le sentiment de courir après l’objectif de transposer de façon satisfaisante ces innovations grands publics dans la sphère entreprise ; consumérisation, quand tu nous tiens…

Un objectif et une démarche très louable, sauf quand le dogmatisme des stratégies nous rappelle cette fable de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf : ayant manqué un tantinet de pragmatisme, la pauvre bête a eu une fin plutôt moche !

En pratique, la résilience de l’industrie IT est certainement meilleure que celle des grenouilles, si bien que le temps d’adaptation des offres et des discours n’aurait été un problème que pour les early adopters dont parle Gartner, si par malheur les usages grands publics (notre « bœuf » de référence pour ceux qui ont du mal à suivre mon parallèle) ne se mettaient à « shifter ».

Ce qui semble n’être pas le cas, comme nous allons le voir dans un instant.

Les usages grands publics évoluent

Revenons donc à nos médias sociaux grands publics, qui servent actuellement de baromètres à l’industrie IT entreprise.

Une première tendance se fait jour, qui influe grandement sur leur évolution fonctionnelle : l’explosion des mobiles, comme mode d’accès.

Une des dernières études Mediamétrie, de novembre 2012, a montré une croissance de 40% sur un an du nombre de smartphones en France : 24 millions de Smartphone sont utilisés en France, et 59% des personnes qui en sont équipé ont moins de 35 ans.

Quant à l’usage communiquant qu’en font leurs utilisateurs, les chiffres sont éloquents : Facebook est génère de loin le 2ème trafic, avec 14,47 millions de visiteurs uniques (derrière Google 15,9 millions de visiteurs uniques).

Les mobiles, et l’on doit rajouter ici les Tablettes, sont devenus le moyen d’accès privilégié à Facebook, Twitter, etc.

Le centre de gravité des usages se déplaçant du réseau social lui-même au mobile qui lui sert d’accès, de nouveaux usages apparaissent, liés notamment au facteur de forme :

On y a pris l’habitude de consommer des « applications », que l’on achète à faible prix, lorsqu’elles ne sont d’ailleurs pas gratuites, sur l’App Store.

Une myriade de concurrents aux médias sociaux « traditionnels » (Facebook, Twitter) ont émergé récemment; orientés communication temps-réel, leur succès est viral :  WhatsApp, Line, Kik, Viber, SnapChat, Libon, etc.

Même s’ils n’ont souvent rien à voir en termes de périmètre fonctionnel avec Facebook & co, ils les menacent néanmoins, car personne n’est plus versatile qu’un utilisateur de la génération y ou z J.

L’apparition de Facebook Home sonne à ce titre – aussi – comme une réponse à cette concurrence volatile et insidieuse.

Certains lecteurs attentifs me feront remarquer que même s’il met ainsi l’emphase sur ses fonctions de communication (notamment Facebook messenger) Facebook ne renie pour autant pas ses racines sociales au sens des groupes, des pages, etc. qui sont autant de fonctionnalités différenciatrices face à la nouvelle concurrence des apps cités précédemment.

Encore faudrait-il que ces fonctions de réseautages « traditionnelles » ne s’essoufflent pas, ce qui serait alors un autre signe fort que les usages changent vraiment dans la sphère des médias sociaux grand public.

Aïe, Aïe, des signes avant-coureurs d’une évolution des usages à ce niveau commencent là aussi à apparaitre ! …et comme à l’accoutumée dans l’histoire récente des « tendances », c’est du côté des populations les plus jeunes que cela se passe.

Une étude toute récente laisse à penser que les jeunes ados commencent à tourner le dos aux réseaux Sociaux.

Cette étude nous vient de l‘institut Piper Jaffray qui met à jour deux fois par an un baromètre « Taking Stock with Teens », s’intéressant à ce que pensent et font les adolescents ; il se trouve que dans son édition du printemps 2013, l’institut montre que les tendances d’usage des réseaux sociaux par les adolescents sont à la baisse d’une année sur l’autre, en particulier de Facebook (-9%).

Les raisons invoquées : une certaine lassitude quant à la notion de partage tout azimut, et au poids de l’ « empreinte » de notre passé sur le Web, mais aussi la surveillance potentielle des parents, etc,

Bref, ces jeunes ados, de plus en plus équipés comme il se doit de SmartPhones, commenceraient à abandonner ces médias sociaux au profit d’applications de …messagerie instantanée

Les ados vivent dans l’instant plus que dans le passé ou le futur, et prennent sans doute de plus en plus conscience, avec l’expérience de leurs ainés, que laisser un historique sur le Web représente plus d’embêtements que d’avantages… !

Explosion des mobiles, affaiblissement de l’intérêt des plus jeunes pour les fonctions historiques : Facebook est certainement tout à fait conscient de ces tendances, comme en témoigne ses efforts de développement actuel sur le « messaging » pour les mobiles : à ce titre signalons un excellent article actuellement sur www.theverge.com sur les travaux autour de Facebook Home.

Sans nul doute (c’est en tout cas notre opinion profonde que nous relayons régulièrement), les entreprises devraient écouter ces signes, potentiels préludes à des évolutions profondes des médias collaboratifs, et ne pas se précipiter dans une mise en œuvre « dogmatiques » de Réseaux Sociaux d’Entreprise, qui ne se prémuniraient pas d’un prochain shift des usages.

…et en ce sens, les prises de positions dogmatiques quant à la nécessité d’implémenter les RSEs en remplacement des anciens médias apparaissent être une fuite en avant dangereuse, aussi bien pour les éditeurs eux-mêmes (qui risquent de se décrédibiliser), que pour les organisations.

Comment ces différents acteurs réagiront-ils, si demain, il s’avère que de nouvelles pratiques collaboratives émergent, plébiscitées d’abord par la génération « z », bientôt actifs dans nos organisations ? Mettra-t-on au placard nos RSEs, tout comme l’email, le Groupware, les pratiques top-down du Knowledge Management ? Ou bien réalisera-t-on qu’il est plus sage d’urbaniser les différentes générations de pratiques collaboratives ?

D’ici à ce que la messagerie reviennent à la mode dans quelques années, ce serait effectivement très drôle !

Si vous êtes intéressés par ces problématiques, et désirez échanger sur le sujet avec d’autres entreprises, sachez que nous développerons cette thématique des Réseaux Sociaux d’Entreprise lors du prochain Briefing : inscrivez-vous vite !

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